2.0 virgule 34 /// 21/2/14
ça c’est ma journée d’hier ici… soleil jaune soleil sur bleu ciel avec en toile de fond un blanc neige ultra blanc, le calme partout autour, le printemps qui nous flirte à tour de bras… et ça marche, séduit le marcheur et sa chienne… eh oui, comme l’an passé, je babysit (dogsit ?) la chienne d’une amie, non pas la même, une autre chienne, une autre amie… et en bon maître, quand on a un chien, on marche à tous les jours, alors c’est reparti ma tite chienne…
et hier, en marchant, je me disais, entre deux pas, que pendant que moi je marche ici sur une route où l’on ne croise qu’une ou deux autos à l’heure, full gratitude envers l’existence by the way, des gens en Ukraine sont pris dans une sorte de guerre civile… à deux pas du festival des médailles de toutes sortes de métaux…
et je me demandais, entre deux pas, non pas les mêmes, d’autres pas, pourquoi je me sentais plus concerné par ce qui se passe en Ukraine que par ce qui se passe en Centre Afrique ou en Syrie, ou en Afghanistan ou en Irak ou ailleurs où ça brasse… même si ces aures conflits ne me laissent pas indifférent…
mais pourquoi plus touché par l’Ukraine ? parce que plus médiatisé ? parce que plus dans l’actualité à cause des Olympiques ? parce que plus semblables à moi les Ukrainiens que les Centre Africains et les Syriens ? car au bout du compte, un conflit c’est un conflit, et des morts des morts… tant de misère humaine, pendant que nous ici, tout mou, tout doux…
je me disais, comme ça, pendant que la chienne faisait ses ptits besoins de chienne, non pas un numéro 2, juste un numéro 1, donc pas entre deux pas cette fois, au garde à vous, je pensais qu’il existe simultanément au moins 7 000 000 000 de réalités humaines en ce moment-même… certaines tragiques et dramatiques, comme l’Ukraine, d’autres, calme et paisible, comme la mienne… certaines humaines, d’autres végétales, animales, minérales… mais toutes des manifestations de la même vie, toutes des expressions d’une même énergie…
et probablement qu’il n’y a pas de réponses à mes petits questionnements existentiels relatifs au grand mystère de la vie… on nous a confié un rôle à jouer, rôle qui changera au fil du temps, et notre job est de jouer ce rôle du mieux que l’on peut, avec la plus de conscience qu’on peut déployer, avec totalité, dignité, sincérité… que ça soit sous les tirs de snippers dans une manifestation en Ukraine ou sur une route déserte de Val-David en promenant la chienne d’une amie, non pas celle-là, celle-ci, chienne et amie…
multiples et différentes réalités, certaines plus complexes et intenses, certaines plus simples et plus flowing que d’autres… alors sans se sentir coupable surtout de l’avoir facile en ce moment, car ça ne changerait rien aux multiples conflits qui parsèment la planète, tout de même se sentir responsable, se sentir présent, se sentir humain à ceux et celles pris au centre de ces conflits… ce qu’on appelle habituellement la compassion, thème de la chronique d’hier…
comme l’affiche de ma chronique d’hier l’indiquait d’ailleurs (et que je reposte à la fin de cette chronique), le destin de chacun chacune est lié à celui des autres, de chacun et chacune des autres… alors eux et elles en Ukraine et ailleurs ? moi aussi… vous ? moi aussi… moi ? vous aussi ? les gens qu’on méprise et qui nous lèvent le coeur ? eh oui, nous aussi… même et unique réalité… tous et toutes dans le même bain… eau chaude eau froide…
nous sommes tous et toutes distincts, tous et toutes légèrement différents, chacun chacune son histoire qui l’a mené ici, mais simultanément, chacun chacune partageons cette grande destinée humaine…
chacun chacune cherchons le bonheur, chacun chacune voulons ce qui est mieux pour soi et les autres, chacun chacune ne faisons que passer ici, en laissant des traces de notre passage, hopefully le moins possible et les plus chaleureuses qu’elles peuvent être…
alors pour de nouveau me référer à la chronique d’hier, quel meilleur moyen de terminer en postant de nouveau l’image de clôture d’hier… semons de l’amour autour de nous, prenons soin les un(e)s des autres, c’est tout ce que nous pouvons faire en ce moment pour aider et soutenir le reste du monde, nos frères et soeurs qui vivent du plus dur que nous qui vivons du tout mou...
c’est ce que je vous souhaite en ce vendredi mou et de gadou…

la compassion est douloureuse… quand vous vous sentez en lien avec tout, vous vous sentez également responsable pour tout… et vous ne pouvez pas retourner en arrière… votre destin est lié à celui des autres… vous devez apprendre soit à porter l’univers ou à être écrasé par cet univers… vous devez devenir suffisamment fort(e) pour aimer le monde, et en même temps assez détaché(e) pour embrasser ses pires horreurs… – Andrew Boyd


et en voyant toutes ces scènes d’horreur, le non respect de l’humain, tous les jeux de pouvoir des dirigeants (au nom d’une «vision»… disons pas mal flou), l’hommerie quoi, même si je me sens concerné, j’ai honte ……….. et dire que tout cela est aussi à l’intérieur de moi en même temps ….. nous serions dans une sorte de dépotoir ??????????? quoi faire? non; comment être à l’intérieur de moi tout en demeurant engagé dans ma société. sur ma planète…….
besoin de comprendre un peu pour accepter, compatir…………….
moi, ce tout petit moi «Sol» ……… dépassé le gars , pu capable d’entendre les gens se plaindre, chialer et en même temps révolté par ce que j’entends chez Mme Carbonneau…. il monte de la colère…..ok c’est là qu’arrive le besoin d’être zen, de recul et oser exister dans ma paix. Merci Nelson Mandella et Gandhi été bien d’autres
Je suis bien d’accord Ati.
Grande sensibilité, grande vulnérabilité.
Tu m’as montré le Chemin du Courage au cœur, le chemin de moi vers moi.
Et bien la Vie semble me prendre au défi…
Je me cherchais un lieu de Vie et finalement la Vie semble m’appeler
hors du pays.
Je suis prête!
Je ne veux pas laisser les inquiétudes diminuer ma joie.
J’aurai plus de nouvelles lundi soir.
Patience d’ici là…
Oui les réalités des autres me touchent et parfois trop donc je ne regarde pas
les « nouvelles ». Moyen comme un autre.
Pas la tête dans le sable pour autant.
Mais peut-être les pieds dans le sable bientôt avec le printemps.
Pour la première fois de ma Vie j’ai trouvé c’est où chez nous…
C’est vraiment en dedans, dans mon cœur, et au plus profond de mon être
une solidité jamais ressenti auparavant.
Je serai pour toujours en état de gratitude pour ton accompagnement
à distance ou en présence.
Ma découverte avec Osho par votre intermédiaire m’a fait le choisir aussi
comme maître.
Des tonnes de mercis du plus profond de mon cœur Ati!
Bonne marche avec la pitoune de ton amie.
Ta chronique sera certainement un lien important encore plus dans quelques semaines.
Aho!
Chantal