y en a qui baisent, y en a qui mangent, d’autres c’est la télé, moi je…

berniaspirateur12.0 virgule 68 /// 28/4/14

eh oui, je passe la balayeuse… ou plutôt l’aspirateur selon l’office de la langue française…

moi quand j’ai les bleus, quand je me sens moche, quand ma vie est toute éparpillée, quand les morceaux de mon moi-même sont répandus partout dans l’univers, moi je passe la balayeuse – clairement, même si le terme aspirateur est plus frenchspeakingly correct, l’expression passer la balayeuse est clairement plus soulageante que ne le serait passer l’aspirateur...

définitivement, la balayeuse, moi, j’adore… ça m’insuffle la vie… ce que j’aime le plus en fait, c’est  faire disparaître le sale, le vieux, faire disparaître la poussière qui recouvre la fraîcheur de la vie de la maisonnée… passer la balayeuse c’est comme faire de la prestidigitation… c’est dé/couvrir la pureté qui est recouverte par le voile de la poussière du temps qui passe…

car la vie se recouvre sans cesse d’un filtre poussiéreux… alors ouste, un ptit coup de balayeuse et la fraîcheur revient instantanément… la balayeuse retire les nuages devant le soleil…

de la vraie magie cette balayeuse… de la poussière sur notre vie ? et hop, la balayeuse et tout devient spic and span et zen zen zenet oush oush dans le grand vide cosmique la saleté terrestre… autant solide que liquide d’ailleurs avec les shopvac…

la balayeuse ? ultime blowjob ménager d’introverti 😉  on aspire – expirer par en dedans – la poussière, on avale les cochonneries, on transforme le méchant… 1-2-3 alakazoum et abracadabra, parti à tout jamais le méchant méchant… y en a qui le font sortir le méchant, moi je le fais rentrer… enwèye dans machine…

en passant la balayeuse, le temps s’arrête et on aspire immédiatement le bonheur, la légèreté, la grande pureté… on aspire la vie… on n’expulse pas le vieux, on l’impulse, on le fait rentrer en-dedans… vive le refoulement ventilaire… on aspire vers l’infini, jusqu’à l’infini… le monde entier peut rentrer à l’intérieur d’une balayeuse…

parfaitement ésotérique la balayeuse, full yin & yang… l’air rentre dans la machine, le filtre fait sa job et la poussière et l’air ressortent propres… pure magie… et quelles belles découvertes on peut faire dans le sac aux trésors… tant de précieuses et minuscules boucles d’oreilles et autres menus article sont constamment retrouvés dans ces sacs à surprises… 

la balayeuse est un outil de nettoyage extrême, mais aussi une arme de destruction massive… ça vous fait disparaître non seulement la poussière mais aussi les multiples bactéries qui sévissent dans l’infini, sans compter les fils d’araignées… même les mouches mortes et les bibittes à patates (et OK OK je l’admets parfois aussi vivantes) ne résistent au test de l’air insufflé…

la balayeuse est nettement plus efficace que le simple balai qui, dans bien des cas, ne fait que soulever la poussière et la répand partout… et en plus, quand on fait passer le tas du plancher au porte-poussière, on ne prend jamais tout, il en reste toujours un peu par terre, qu’on repousse aveuglément sous un meuble quelconque… avec la balayeuse, clean cut et spic and span… 100 % disparu…

vous connaissez la vieille joke qui va ainsi ? c’est quoi la différence entre un homme et un chien ?

il n’y en a pas, dès qu’ils voient une balayeuse, les deux se mettent la queue entre les jambes et déguerpissent immédiatement… eh bien moi, je ne suis clairement ni homme, ni chien… je suis un disciple transgenre de la déesse Balayeuse…

en terminant, pour élever le ton de cette chronique, parlons méditation… il existe une méditation d’Atisha qui s’apparente très bien au travail de la balayeuse… cette technique ancestrale consiste, contrairement à la tendance populaire qui veut que l’on doive expirer notre douleur, plutôt à inspirer cette douleur, à la purifier par la flamme du coeur, puis à expirer la bonté et la beauté… on commence par sa propre douleur puis on aspire la douleur du monde entier… imaginez la guérison qui peut se produire alors…

inspire, expire, inspire, expire, inspire, expire…

Une réflexion au sujet de « y en a qui baisent, y en a qui mangent, d’autres c’est la télé, moi je… »

  1. Avatar de atmo zakesatmo zakes

    Moi je peints. La balayeuse ou l’aspirateur… je m’en fou, car je les haïs tout les deux également.
    J’ai même une femme de ménage juste à cause de ça… ou presque… et je fais en sorte de ne pas être à la maison quand elle vient … pour ne pas entendre la balayeuse…. en plus cela semble être héréditaire …
    Mon fils a la même réaction de fuite quand il l’entend!

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