2.0 virgule 71 /// 1/5/14
enfin, c’est le mois de mai… oui oui… mai, le mois des fleurs… mai, le mois de Marie… mai, le mois de la vie qui revient…
mai ? ça, c’est le vrai printemps…
supposé arrivé le 21 mars le printemps ? no way Josée… d’ailleurs, pour les autochtones, cette première phase du printemps qui n’est pas vraiment le printemps se nomme Sikon, qui est une sorte de pré-printemps… davantage considéré comme le temps de l’érable et du réveil de la nature… le printemps n’arrive véritablement qu’en mai…
avril ? pas le printemps non plus, car on est encore pris dans les fils – de manteau, de chandail, d’araignée ou électriques – desquels on ne doit pas se découvrir en ce mois fébrile – un peu débile cette année ici… encore des traces de neige chez-moi en ce premier mai…
mai, c’est le mois de tous les débuts… début des jardins et des plate-bandes, début des chaleurs, début des bibittes… c’est le seul temps de l’année où l’on a hâte de les voir celles-là… let’s go beaux bugs, venez nous achaler, venez nous piquer même… car lorsqu’il y a des bibittes, c’est qu’il y a des feuilles… et quand il y a des feuilles il y a de la vie…
mai c’est le mois le plus beau, le plus vrai, le plus gai… mai c’est gailuron, et fanfaronnant de multiples tons de verts… mai mois de tous les verts… mai c’est uplifting de verdoyance…
mai c’est le mois des miracles de la nature qui revient en vie, qui renait… mai c’est le retour de l’espoir, le retour de la vie hors de terre, le réveil réel de la nature…
si avril annonçait les premiers balbutiements du réveil initial de la nature. fonte de neige, mai est une grande poussée de croissance… en fait, mai c’est une crise d’adolescence… l’apparition des boutons de fleurs dans la nature comme des boutons dans la face d’un ado… en fait, en mai, on est tous et toutes des ados… mai est témoin de l’expansion spectaculaire des bourgeons et des tiges comme celle des bras et des jambes dont la croissance est presque visible moment to moment…
les plus vieux et plus vieilles d’entre nous se souviendront d’ailleurs que dans le mai de notre vie passée, c’est le premier mai qu’on déménageait, pas le 1er juillet… le premier mai qu’on changeait de mai/son… mais oui…
mai c’est le mois de promesses, mai, le mois des amours, mai, le mois de tous les possibles… mai, le mois des bicycles, mai, le mois des piscines, le mois des mea west dans la ruelle dans le temps de notre enfance… mai les premières baignades pour les plus audacieux…
mai c’est le mois du grand mai nage du printemps… après des mois de portes et de fenêtres fermées, de chauffage – au bois ou électrique – après des mois à respirer le même air, oush oush on ouvre tout, on courant d’air, on dépoussière, on aère l’air… celui de la maison mais aussi celui de notre face de carême… bye bye Pâques… bienvenue le mois de Marie… et de Marie Madeleine…
le 1er mai annonce les premiers camions de bouffe de rue dans les rues de Montréal – oui oui, je viens de l’entendre à la radio du canada… ici… voyez, mai c’est presque l’été…
cette année, mai sera le mois qui verra le manuscrit de mon Mala de chroniques devenir réalité… 53 ans que j’attends ça ce mai-là… alors mai 2014 sera la manifestation des premiers bourgeons littéraires dans ma vie… le printemps des printemps…
alors lecteurs/trices, journée de pluie en ce 1er mai mais une pluie qui annonce une grande poussée de vie, une grande poussée dans le cul… ture… poussée vers la vie, poussée vers le vide de l’avenir à venir, qui verra la vie et la terre qui continuera de tourner sur elle-même, autour du soleil, avec nous dessus, avec la vie qui va…
bon mai
