en brun ou vert… de terre

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traduction : lorsque le sang qui coule dans tes veines retournera à la mer, et que la terre dans tes os retournera dans le sol, peut-être te souviendras-tu que cette terre ne t’appartient pas, mais que c’est toi qui lui appartiens

grosse lune forte de mai, qui éveille l’esprit au beau milieu de la nuit belle et bonne… elle belle, moi bum… lune qui dicte la marche à suivre… on a veillé sous la lune… de mai… éveillé(e)s en plein mois de marie… moi pis marie, elle et bum…

quelle vérité importante à garder à l’esprit, et au coeur, et au corps… que cette citation ci-haut au sujet de notre sens d’appartenance à la terre… yes we belong to you mama… sens dessus, sens dessous… sens d’appartenance… ciel et terre… ciel et mer, ciel et mère… surf and turf… rough and tough…

tous et toutes des enfants de la terre, tous et toutes des enfants de notre mère… tous et toutes enfants à deux mères, car tous et toutes la même mère… bonne fête la terre, bonne fête des mères, bonne fête en retard… mieux vaut tard que jamais hen môman ? mais il n’est pas encore trop tard… pas encore…

des enfants rois qui se croient maîtres de tout… maîtres de la nature, humaine et mondaine, maîtres du monde… pourtant, que gros bébés qui se regardent le bédaine… pleine… de gros bébés là, là, ici et là là, qui se frottent le bedon… perte de sens d’appartenance… à retrouver…

hé oui, nous humain(e)s, nous croyons maîtres de notre mère… quand au fond, on sait bien que nous ne nous possédons même pas nous-même… tous et toutes nues mains… les paumes, comme les fesses, à l’air… maîtres sans maîtrise, maitresses de nos deux fesses… et encore… pas nous qui les avons choisies, on nous les a prêtées…

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au mieux, boss des bécosses les ptits gars et les ptites filles… et encore… même pas nous qui décidons du flot de vie qui nous pousse au cul, qui nous passe dans le corps, et encore, qui nous rentre dedans et nous fesse dans l’dash… et qui ressort de terre… spring v’là le printemps… ce printemps qui ressort de la terre, bing ! et bong ! que la vie qui décide, que la vie qui va, que la vie qui nous vit, qui nous dit… que la vie qui dicte…

ces temps-ci, en ce printemps-ci, en ce printemps plein de vie qui nait, encore et encore, la nature se réveille… on la sent la terre, heureuse, vivante, grouillante… et on joue avec… on lui joue dessus, on lui joue dedans… et elle nous rentre dedans… tous et toutes enfants de la terre… et elle, elle est heureuse de retrouver ses petits… et les rainettes lui chantent bonne fête à tue-tête à notre môman à tous, elles chantent à tue-fête…

oh que  ça sent la terre à la fin de ces journées de mai… la terre se sent… vivante, contente, pétante de vie qui pousse hors terre… la terre ne se contient plus, elle émerge sens dessus, sens dessous, sans dessus, sans dessous, tout partout…

10336642_10151838224044058_5688947001023234892_nça sent la terre à plein nez… on la sent à pleins poumons… notre provenance, notre habitat naturel, nature elle, notre destination ultime… poussière poussière, tu retourneras poussière… terre d’où l’on vient, terre où l’on vit et terre où l’on retournera… enfants de la terre, enfants vers la terre… envers et contre tout…

en ce début de vie nouvelle, de nouvelle ère, même si toujours la même vie qui va et vient, on arrache le sec, on r’vire le brun, on invite le vert, on prépare le party… le jardin est (presque) parti garden party… toujours un miracle ce sacre du printemps, ah ce sacré printemps… encore, toujours, à tout jamais… à chaque année, le miracle se produit et la nature se reproduit…

en anglais, on parle de earth, de soil, de land, en français, on parle généralement de terre, et un peu de sol aussi quand on se met les mains dedans… sol, un mot qui désigne le soleil pour les latinos… drôle quand même car pour les nations premières, la terre est notre mère et le soleil notre père… madre tierra, padre sol… la lune doit sûrement une matante… quelle famille !

mais ce que l’on découvre récemment, et peut-être le découvrira-t-on de plus en plus, espérons-le, c’est que ces éléments de base, les astres et tout ce qu’ils contiennent, en commençant par notre mère terre, constituent l’essentiel, le fondamental, l’incontournable… que dis-je, le crucial… et on ne badine pas avec la terre… ni avec ses chums de filles…

les deux mains dans la terre, tout est sens, tout fait sens… sensuellement, sensationnellement, essentielle la môman… mémère la terre… mémère ? si, beaucoup la terre… car elle nous parle sans cesse… de tout, de nous…

les mains dans la terre, les deux pieds branchés dessus, le nez dedans, tout est question de sens, et tout fait sens… car alors, tous les sens s’éveillent et nous passent leur message, tous les sens nous dictent le sens à suivre, le sens à filer, le sens à tisser… la réponse est sens…

et on se rend compte que finalement, tout est une question de respect envers sa mère…

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oui môman !

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le mot de la fin :

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les humains sont l’espèce la plus bizarre qui soit… ils vénèrent un Dieu invisible tout en détruisant une nature visible… ignorant que cette nature qu’ils détruisent n’est nul autre que ce Dieu qu’ils vénèrent… – Hubert Reeves

un autre…

The divine is not something high above us.
It is in heaven, it is in earth, it is inside us.

~ Morihei Ueshiba via Mark Lummis

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