full fool de mots

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traduction : si vous écrivez, vous devez risquer de faire un fou/folle de vous-même… – Anne Rice

alors j’écris et je risque…

un fou de moi-même je fais et ferai… fou ? moi-même je suis… je persiste et signe, j’écris fou et digne… et beding bedang de mon sang et de mon coeur je cries, sur papier et sur écran, cathodique ou tactile… le mien et le votre…

en fait, quand on écrit, on se rend ouvert et vulnérable, on ouvre les portes de son âme pour que le monde entier le voit… même si seulement quelques yeux scruteront cette âme…

quand on écrit, publiquement du moins, on doit risquer non seulement de faire un fou ou une folle de soi, mais on doit aussi se faire full foule… prendre l’air, se mêler à la foule, rejoindre la full foule, fine ou folle… il nous faut prendre plusieurs points de vue, voir sous différents angles, parlez à plus grand que soi, à partir de plus grand que soi en soi…

quand on écrit, on peut prendre le risque de dire n’importe quoi, mais pas n’importe comment… car tout se dit, mais pas n’importe comment… tout se dit, à n’importe qui, mais pas n’importe quand… seulement au bon moment… seulement quand c’est le temps de le dire… et quand on le dit, ça devient le bon moment…

ces temps-ci, en mettant mon recueil sur la place publique, je m’expose au grand air… je me montre les entrailles, je me mets le coeur en page… j’ai mis mes tripes sur la page et maintenant ces mots vous appartiennent… si vous les voulez seulement évidemment… en tous cas ils ne m’appartiennent plus… moi-même, je ne m’appartiens plus, je ne me suis jamais appartenu de toute façon…

mes mots se sont lâchés lousse, ils m’ont lâché lousse, et je leur ai fait la même chose… mots lousses, mots lâches et lâchés lousses… et peut-être que mes mots vous semblent louches… lousses et louches ces couches de mots…

la beauté quand on écrit est que l’on écrit et that’s it, ça part et ça ne revient plus… et on n’en revient pas non plus… les mots partent, lâchés lousses et les lecteurs/trices en feront ce qu’ils en veulent… mais en général, peu de gens les verront ces mots…

quand on écrit, dans mon cas du moins, on ne veut pas vraiment savoir ce que les gens pensent de nos écrits, nos écritures, nos écrits durs… mais il faut aussi prendre garde car nos écrits durent… longtemps, tout le temps, souvent…

nos écrits peuvent nous faire la vie dure, à nous-même en premier lieu mais aussi aux yeux qu’ils croiseront… nos écritures peuvent se faire faire la vie dure… car ils seront lus, jugés, pesés et soupesés et, en même temps, ils disparaitront… les écrits restent mais ils finissent aussi par partir… nos écrits s’étirent, dans tous les sens et ils tirent dans toutes les directions…

mais peu importe ce que l’on écrit, en vérité en vérité il faut écrire, la vérité la vérité il faut écrire… la vérité, que la vérité, toute la vérité… car lorsque l’on écrit la vérité, sa vérité du moment du moins, on n’a pas à faire d’effort pour se souvenir de ce que l’on a dit…

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quand on parle sa vérité, sa vérité du moment du moins, on parle de soi, on parle de ce qui vit en nous à l’instant, on s’ouvre au monde et prend l’air, on se fait faire prendre l’air… on crée un courant d’air entre ses deux oreilles…

prenez mes mots car ils sont tout ce que je suis, prenez ces mots car ils ne sont  rien de ce que je suis… prenez ces mots… ou pas…

aho les mots…

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