semer la paix, pas la guerre

berlinartparasitesles fous mots /// ••• \\\ nombeurre tueurti n’high’ne /// 29-7

coudon, y a-t-il plus de chaos qu’avant sur terre ? ou c’est juste moi ? ou devenons-nous tous et toutes tout simplement de plus en plus tolérant(e)s – ou intolérant(e)s ? – face à cette violence relayée presqu’en direct sur les divers réseaux, sociaux et autres ? ou juste plus habitué(e)s mais saturé(e)s er écoeurés ?

le coeur nous lève, et nous r’lève dans le ventre… jusque dans l’âme… et en plus nous ne sommes que des spectateurs face à ce spectacle macabre… tellement chanceux nous, qui observons se produire toutes ces morts dans le confort de nos foyers, alors qu’est-ce que ça doit être pour les gens concernés et touchés directement par les abus et les obus… pour nous ce sont des nouvelles, pour eux et elles, la réalité quotidienne…

alors même si on est révoltés, on ne sait pas de quoi on parle… a-t-on quand même le droit de parler ? de nous insurger ? et est-ce que ça sert à quelque chose ? ou est-ce que ça ne fait pas qu’ajouter au conflit ?

des avions qui explosent, des enfants et des civil(e)s tué(e)s au nom de la défense d’un État par son  voisin, ces mêmes voisins qui disent simplement se protéger – et c’est aussi vrai mais tout est dans la manière – donc une rafale de carnages qui nous sont montrés et démontrés avec d’abondantes images sanguinolentes – pas du tout, parfois ou souvent manipulées et photoshoppées – qui dit vrai ? – n’en jetez plus le coeur est plein… et ça fait mal… ouche à ma race humaine…

alors dites-moi, comment on vit en paix ici avec toute cette folie meurtrière qui sévit dans un ailleurs pas si ailleurs que ça, qu’ici , mais juste un peu plus loin… toute cette folie qui se déploie sur notre grande boule, qui l’a un peu perdu sa boule… ça roule, les tanks, les roquettes et les bulls… boum boum boum dans les chaumières, boum boum boum dans nos coeurs…

dites-moi, comment continuer à vivre en paix en soi tout en restant sensible à cette folie guerrière qui touche des millions de personnes et qui se passe, maintenant, ici sur cette planète pas mal fuckée ?…

en imaginant une ascension spirituelle de la cinquième à la sixième dimension à venir très très prochainement ?

en jouant compulsivement à Candy Crush ?

en suivant une téléréalité ?

en affirmant que le monde est une illusion et que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ?

en ne renseignant plus ? en détournant le regard ?

et en même temps à travers ce même grand marasme humain, 7 milliards de personnes réussissent à vivre – ou au moins à survivre – au jour le jour sur cette même grosse boule qui tourne sur elle-même…

et certain(e)s en meurent… d’ennui, de crise de coeur ou bombardés, le coeur brisé ou dans la peur…

et la vie continue…

nous, cette réalité-ci, ici… eux et elles, nos frères et soeurs, nos enfants, autre réalité, là-bas… mais où ailleurs qu’ici au juste ?

et en parallèle à cette violence qui se déroule pour de vrai, avec de la machinerie lourde, que dire de l’autre violence, la virtuelle, celle qui résonne et déconne en mots sur les divers réseaux sociaux ?

violence virtuelle mais tout aussi réelle et qui sonne et goûte aussi mauvais que l’autre qui se déroule au Proche-Orient, en Irak, Syrie, en Afghanistan, en Ukraine ou un peu partout en Afrique… guerre d’obus, guerre d’idées, guerre de mots…

faut être fait fort et forte pour continuer à maintenir une paix en soi, que l’on vive en zone de guerre ou dans notre paix relative qui couve aussi une guerre froide de mots sur le web… y a des bombes qui font boum, et d’autres bombes de mots qui embrasent les esprits, les passions et les coeurs…

ce conflit entre Israël et la Palestine est particulier, divisé et divisant, polarisé et extrémiste, affectif et émotionnel, explosant et explosif…

peut-être parce que je connais personnellement plusieurs Israéliens ? peut-être parce que c’est un vieux conflit ?

peut-être, que de peut-êtres…

ce conflit me semble constituer la mère des conflits, le conflit amiral dans le gros nerf de la guerre sur terre… impliquant juifs et Islamistes, Israéliens et Arabes, une longue et riche histoire, de multiples histoires… cette région porte un si lourd passé, complexe et dense… chargé le passé… disons que les faux pas sont courants dans cette danse diplomatique, politique et militaire… et on dirait qu’il n’y a rien à faire, aucune solution possible…

ce conflit se justifie des deux côtés, positions de légitimes défenses… des morts à chaque jour ces jours-ci… plus d’un bord que de l’autre, que des faits, pas des accusations, ni de faute car qui sommes-nous pour juger… tellement de manières de voir…

des faits bruts, est-ce possible ?  car on interprète toujours les faits à sa manière, qu’à sa manière… et tout est dans la manière… pas que dans la matière… grise ou rose qu’elle soit…

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traduction: on peut bombarder le monder en morceaux mais on ne peut le bombarder vers la paix… – Michael Franti

être ni pro palestine, ni pro Israël, que pro-vie, la vie pour vrai… celle des gens ordinaires, nos concitoyens sur cette planète…

aille les Dieux, aidez-nous…

Une réflexion au sujet de « semer la paix, pas la guerre »

  1. Avatar de RaviRavi

    ramené à notre échèle,
    —c’est comme un cas de rage au volant, mais qui n’en finit plus, qui s’amplifie, qui embarque toute la planète…
    —c’est le «c’est moi, c’est moi » de l’enfant de 2 ans…
    —j’ai l’impression que la vie nous montre «le cul de sac» de l’hommerie, en espérant que nous comprenions que que que….
    —que l’ombre (qui joue son jeu) tente de nous montrer que ce n’est pas le chemin pour le vivre ensemble…
    —que le matin avant l’aurore , c’est là que la nuit est la plus sombre…

    pour moi c’est de ne pas embarquer dans la réaction, car c’est ce qui est recherché par l’ombre pour lui permettre de se gonfler. j’ai mal dans mon impuissance…
    serait-ce leurs karmas qui se joue?

    tout est là pour que nous ne nous regardions pas….. critique, défoulement collectif, hystérie collective, division entre nous, et surtout mort d’enfants au nom de …… et nous voulons changer le monde sans nous changer

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