les fous mots /// ••• \\\ nombeurre fort ti aiete /// 11-8
se battre pour la paix c’est comme baiser pour la virginité… – George Carlin
yes sir George… no fucking around avec lui… assez juste celle-là non ? il avait aussi comparer le fait qu’accumuler de l’argent pour se sentir plus sécure était un peu comme de se taper des sandwichs sur le corps quand on a faim… parlant tu dis ?
certaines personnes, comme Mister George par exemple, ont un don pour faire parler les mots colorémment, en les agençant de telle sorte qu’ils nous permettent de voir les choses sous un angle différent, pour nous aider à voir autrement certains faits pris pour acquis… ils nous font passer la vérité dans la gorge pendant qu’on rit, pendant qu’on cherche à comprendre… bien tournés et enlignés, les mots peuvent nous ouvrir des portes et nous faire bing dans le cerveau… ou bong…
mais les mots peuvent aussi nous emprisonner… les mots sont tellement limités pour traduire la grande limitlessness de la vie, tellement petits pour parler d’infinité… la vie est immensément vaste et les mots sont tout ce que l’on a pour convier notre vision sur celle-ci…
un exemple de relative petitude des mots ? de ratatinage de sens ?
dieu ne croit pas aux athés alors les athés n’existent pas…
simple non ? mais le pire est que certains prennent ces mots pour du cash… ils croient dur comme fer à certains sophismes si grossiers de simplicité alors que la vie est éminament complexe et pleine de nuances… ça les réconforte de croire, de simplifier… si c’est écrit dans le journal, ou dans la bible ou le coran, ça doit être vrai… et certains sont prêts à tuer pour ces facéties…
les mots peuvent libérer ou enfermer… ils permettent de dire, de se dire, ils permettent de tendre vers son voisin et sa voisine, mais en même temps ils enferment la vie dans des concepts et des petites boîtes… car il n’y a que 26 lettres après tout… et tellement de langages… et plus de 7 milliards de possibilités de comprendre ce charabia…
les mots ramènent inévitablement à des croyances, à des valeurs, à des idées, à des émotions… à du connu… et pour tout ça, certains vont jusqu’à tuer… certains de détenir la vérité et non satisfaits d’être prisonniers de leurs propres systèmes de croyances, de leur idéologie, ils veulent en plus l’imposer aux autres…
on utilise souvent les comparaisons pour tenter de convaincre, et/ou de comprendre… on trouve que tel un ou telle autre ressemble à quelqu’un que l’on connaît… on ramène l’inconnu à ce que l’on connait afin de faire sens, afin de s’approprier le nouveau… mais ce faisant on tue ce que l’on ne connait pas, on le ramène à plus petit que ce qui est… on plus-petit-dénominarise l’immensément nouveau et complexe…
mais en même temps, certaines comparaisons sont utiles pour nous faire penser autrement… genre :
chercher la conscience dans le cerveau est semblable à chercher l’animateur/trice dans le poste de radio… – Nassim Haramein
oui définitivement, les mots sont un bel outil pour tourner autour de la vérité, pour essayer de graplller la vie, pour tenter d’y faire sens et de communiquer… mais en même temps, les mots ont une finitude, on doit les laisser aller quand on veut saisir les vraies affaires… car la vie est innommable, insaisissable, inclassable…
OK je me tais et je m’en vais vivre en silence…

Les mots sont utiles pour comprendre ce qui fait mal , faire des liens et s’exprimer lorsqu’on a pas appris petit…..
Ce qui est bon , c’est qu’en vieillissant , j’ai moins besoin de mot et plus de silence.
Cependant j’aime bien lire les mots que tu nous écris….