les fous mots /// ••• \\\ nombeurre fifti elle te /// 28-8
traduction: nous devons aller au-delà de l’arrogance des droits humains… nous devons dépasser l’ignorance des droits dits civils … nous devons aborder la réalité des droits naturels parce que tous les éléments du monde de la nature ont le droit d’exister et nous ne sommes qu’une infime partie de ce tout… on ne peut passer à côté de ce débat… – John Trudell, activiste Lakota et poète
yes sir… oui, définitivement, on doit en finir avec cette société de droits humains…
quand siège au conseil des droits humains de l’ONU des présidents de pays qui tuent des innocents…
quand les avocats mènent le bal politique et que la charité sévit au royaume de l’égo…
quand le ministre de la justice du Canada se promène avec un T-shirt de l’association de défense des armes à feu…
quand l’exploitation des sables bitumineux risquent de nous faire nous étouffer dans nos inspirations les plus profondes et nous faire expirer comme société gardienne de la terre…
quand un gouvernement accepte de se pencher sur la disparition des saumons et refuse de faire de même pour les femmes autochtones…
quand Nestlé veut privatiser et ériger en droit le fondamental droit à l’eau potable pour tous…
quand la course à la richesse de quelques-uns nous incite à ériger en droits ceux des corporations au détriment des individus, animaux et de notre environnement et à leur permettre de poursuivre en justice les gouvernements qui ne se plient pas à leur volonté…
oui définitivement, le domaine du droit doit s’élargir et inclure les droits de tous et toutes, autant la vie des règnes humains mais aussi animaux, végétaux, minéraux et ceux de l’air, de la terre et de l’eau…
car le droit actuellement est un jeu d’avocats… un jeu de tête, un jeu de calcul, un jeu de gros chiffres, un jeu machiavélique et tordu… une game arrangée pour quelque chosen fews… où les avocats-ci se graissent la patte allègrement alors qu’une bonne part de l’humanité n’a même pas à manger ni à boire ni à se loger adéquatement…
définitivement le droit est tout croche… le droit a oublié de s’attacher des responsabilités, le droit ne marche que sur une seule jambe… moi moi moi, droit droit droit… quoi quoi quoi ?
nous n’en sommes plus qu’à une question de droit humains ou civils … nous en sommes à une question de responsabilité sociale, de droit naturel et global, mais aussi et surtout un droit de responsabilité, un droit impliquant des comportements respectueux envers tout ce qui vit…
fini le moi j’ai raison et toi tu as tort, principe à la base du droit… fini le concept du bien et du mal… vive celui du juste et bon…
la justice n’est pas ce qui correspond au droit tel que déterminé par les plus nantis de toute façon, la justice est l’action juste… celle qui sonne juste, celle qui résonne juste, celle qui profite au bien du plus grand nombre…
on ne s’en sortira pas en tant qu’humanité si on ne réalise pas que nous sommes tous et toutes liée(s) et allié(e)s dans cette grande aventure humaine et naturelle… que le 1 % ne peut survivre sans le 99 % restant… car la terre est riche et abondante mais fragile, et la frontière entre le moi et les autres n’est que fabulation… nous sommes la terre et la terre est nous…
il faut réaliser que l’on peut bien s’évertuer à courir sans fin après la gloire personnelle, la sécurité ou le succès dans les limites des droits humain, civil, commercial et criminel, mais que sans inclure les droits de la nature, notre mère porteuse d’espoir et de vie, donc de tout ce qui vit en nous et autour de nous – nous ne courrons qu’à notre perte… notre perte en tant qu’humanité qui s’est avérée très peu humaine jusqu’à maintenant en ne voulant tenir compte que du droit humain…
car au-delà des humains et des humaines, il y a la vie… qui était ici avant nous, et qui sera ici lorsque nous aurons disparu si nous ne changeons pas d’attitude…
nous sommes en train de rentrer tout droit dans le mur…

Je suis tout à fait d’accord avec toi… Notre hôte la Terre Mère vivait tout à fait bien sans nous avant nous… et probablement vivra tout à fait bien sans nous aussi si elle en décide ainsi si nous ne respectons pas tout ce qui y vit, vraiment TOUT, incluant nos amis humains!
C’est une erreur monumentale de penser que certaines choses nous appartient… alors que nous ne sommes que des invités!
Tu dis donc juste Ati! See you brother!