mal à ma mère, mal à ta terre

10616654_833022833404874_6461817721349783956_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti /// 1-9

traduction: les arbres sont nos poumons, les rivières notre système circulatoire, l’air notre souffle et la terre notre corps… – Deepak Chopra

vérité fondamentale que celle-ci, projection de soi dans et sur la terre, notre mère, notre vaisseau, notre habitacle et habitat de moins en moins naturel… notre mère et nous-même…

quand on vit en nature, le contact avec la terre et les cycles des saisons est plus facile, plus évident, plus simple… en ville, plus dur, trop concrete…

vivant en nature, rien qu’à voir on voit bien, rien qu’à voir on observe et constate, et rien qu’à observer, on voit que la vie qui passe à l’extérieur de soi c’est la même vie qui passe en soi et qui nous dépasse… on voit que si les cycles passent hors de soi, ils passent également en soi… et nous dépassent…

la vie passe, la vie continue, la vie avance, et simultanément, la vie fait du sur place… les formes changent mais le fond demeure… les événements se modifient, mais l’observateur/trice persiste… et signe, et dignes fils et fille de la terre qui saigne, nous sommes en train de tuer notre matrice, notre moûman, notre base maternelle et nourricière…

en ce moment, la santé de notre mère est fragile, précaire, menacée… nous avons perdu le contact, avec ses éléments fondamentaux, avec nos principaux nutrients, avec notre habitat, avec notre corps le plus grand… grand corps malade…

les cours d’eau sont malades, transportant une multitude d’agents toxiques, les rejetant dans les flots des mers étouffant dans le plastique et autres détritus…

CHINA_-_River_pollution

quand il en reste encore, les poissons agonisent pas si lentement et inévitablement… quand il en reste encore, on peut toujours les manger, mais en quantité limitée car trop plein de toxiques… tellement bons pour la santé les poissons aujourd’hui qu’il faut les manger avec modération sinon on risque de mourir de santé…

dead-fish-in-california-planet-x-nibiru

et que dire du traitement que certains réservent aux baleines ? barberement humain… désolant spectacle de boucherie marine… haut le coeur dans la gorge… quoi que dès que l’on consomme de la viande commerciale, on participe aussi à une certaine forme de boucherie commerciale…

1463896_10152611259820932_2849774556377577719_n

10653463_10152611271540932_2262205710472815031_nde causes naturelles ou par la faute de l’homme, les forêts et la terre brûlent un peu partout sur la planète, comme les poumons des fumeurs qui s’encrassent de nicotine, de goudron de cadmium et autres produits cancérigènes et qui peinent à trouver leur air… allo 911, puff puff, tough tough, j’étouffe…

forestfires_homehr2_enla terre s’assèche, se désèche, s’arridifie, atteignant des proportions alarmantes en plusieurs régions du monde… notre mère perd ses eaux, et ce n’est pas pour donner naissance… pendant que les dirigeants de Nestlé veulent privatiser l’accès à ce qui reste d’eau potable et que ls golfeurs swingnent avec allégresse dans le désert…

California Droughtet que dire de l’exploitation des sables bitumineux qui laisse des traces débiles et indélébiles sur le corps de notre propre mère ? esprit de l’ouest, vient à notre secours… comme si on lui creusait dans le ventre à môman pour mieux la tuer pendant que nous on s’étouffe avec ses bouffées grisâtres… Harper en Nobel de la paix ? get real !

Problematique-environnementale-de-lexploitation-des-sables-bitumineux-en-Alberta-Canada15images

et ici, on s’apprête à menacer la survie même des baleines du St-Laurent et de leur lieu de reproduction pour exporter ce fuel sale et grossier partout dans le monde… c’est pour notre santé économique, tente-t-on de nous passer à-travers la gorge… mais ça reste prix…

non définitivement, notre relation avec notre mère est dysfonctionnelle et malade… il nous faudra bien réaliser – plus tôt que tard car il est minuit tapant et ça sent la citrouillle – que la terre est notre corps, que la terre est nous… et indispensable pour le bien du plus grand nombre, pour chacune et chacun de nous… ses ptits enfants encore bien immatures..

môman môman, tes enfants sont en train de te faire passer un bien mauvais moment… t’es triste hein môman ?

pour terminer, cette citation de Pema Chodron sur notre relation à la terre et à l’observance de ses cycles naturels… de circonstance…

nous pourrions apprendre à arrêter entre le moment où le soleil se couche et qu’il se lève…

nous pourrions apprendre à écouter le vent, nous pourrions apprendre à observer quand il pleut ou qu’il neige, quand il grèle ou quand c’est calme…

nous pourrions reprendre contact avec le fait que nous sommes nous-mêmes les conditions climatiques extérieures, qu’elles constituent notre être et reconnaître et accepter lorsque la tristesse prévaut… car plus c’est triste, plus c’est vaste et plus le coeur peut ouvrir…

il faut arrêter de penser que c’est bien quand tout est calme et paisible et que c’est mal quand c’est difficile et sombre…

si nous pouvons tout porter en notre coeur, alors nous pourrons faire une tasse de thé de façon adéquate…

ça c’est ma tasse de thé…

Une réflexion au sujet de « mal à ma mère, mal à ta terre »

Laisser un commentaire