yin yang et beding bedang

10322686_669033273184863_2850115226515328911_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti sik’se /// 8-9

traduction : un(e) étudiant(e) Britannique a réalisé cette oeuvre d’art dans le cadre de son travail final de session… une robe de mariée conçue totalement avec des formulaires de divorce

que c’est beau, que c’est fondamentalement provoquant… comme seul l’art sait mettre en perspective les polarités de la vie… et de la mort…

ce qui semble à première vue comme une contradiction représente souvent une complémentarité absolue…

telle la naissance en cette vie qui donne naissance du même coup à la réalité de la mort… sans naissance, pas de mort possible… notre premier souffle porte en lui notre dernier souffle… entre les deux, notre vie… une infinitude de possibilités… yin, yang… et beding bedang…

comme seule la certitude de la mort qui nous attend au bout du chemin qui peut nous insuffler l’élan pour vivre totalement… à l’image du compost qui redonnera à son tour les nutriments nécessaires à la culture des nouveaux aliments…

car si on y pense, le mariage inclut intrinsèquement la certitude du divorce… ce n’est qu’une question de temps… que ça soit provoqué par la décision de l’un ou l’autre des conjoints, ou dans le meilleur des cas d’une décision conjointe et simultanée, ou par la mort… car parfois, jusqu’à ce que mort s’en suive… le grand repos final…

ce n’est pas nécessairement morbide ou cynique de reconnaître la graine du divorce dans le mariage, ou celle de la mort au coeur même de la vie… ce n’est qu’une réalité lucide et inévitable…  ça nous dit d’en profiter pendant que ça passe, pendant que ça se passe… car tout est éphémère, qu’on le voit ou pas, qu’on décide de vouloir le voir ou pas… tout passe… et parfois revient… ou parfois pas…

la vie passe, et nous avec, nous dedans… une génération pousse au cul de la prochaine… la vie nous passe dedans, la vie nous passe devant, la vie nous emporte… la vie nous permet d’apprendre les leçons que l’on doit apprendre pendant la vie nous est prêtée… un prêt à plus ou moins long terme, mais un prêt tout de même…

rien ne nous appartient, ni les gens, ni la terre, ni notre propre corps… que nous qui appartenons à la vie… avec tout ce qui s’y passe, tout ce qui passe…

la graine de notre mort réside au coeur de notre vie… nous portons déjà en nous le germe de la mort qui nous permettra éventuellement et inévitablement de changer de forme, et de retourner vers plus grand que soi… nous sommes la vie entière comprise en ce corps pour quelques années… nous apprendrons les leçons que nous devons apprendre, que nous pourrons apprendre, et trois petits tours nous referons… et reviendrons peut-être, ou pas…

la vie, la mort.. même et complémentaire énergie, même force de l’existence, les deux faces de la même lune, l’observateur/trice observé, le miroir qui se reflète dans son ombre…

alors sans opposition, mais en toute acception et complémentarité, reconnaître l’automne qui pointe comme une préparation à revenir à soi, telle une période de repos avant le retour de la vie…

une étape de retour à soi pour éclairer de nouveau les zones d’ombre qui auront besoin de lumière…

« Chaque matin, les hommes et les femmes qui prennent soin de la parcelle du réel qui leur est confiée sont en train de sauver le monde, sans le savoir. »

– Christiane Singer

Anything may trigger
the idea of death in you..
just a dry leaf falling from the tree is enough to remind you of death…

– Osho

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