
1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 230 et ça monte – et ça descend…
car entre les lignes, il y a de l’espace… entre les notes, entre les croches et les droites, il n’y a rien, il y a du vie/de, du tout…
entre les lignes, il y a de l’espace, et il y a le sol et le fa ciel à chanter… il y a le dos de ma clarinette et le visage de ma guitare… il y a le tchik tchik du temps qui passe…
quand les notes se reposent, le silence est roi… mais le silence est bien coquin car il est très plein, plein de lui-même, plein de bruits fins, plein de pluie fine…
le silence est une pause entre deux notes, deux mots, deux sons, deux bruits… le silence dort sur sa portée, au seuil de la porte d’entrée musicale…
comme lorsqu’il n’y a plus de feuilles, ni vertes ni rouges ni jaunes, dans les arbres, les nouvelles se préparent à revenir, déjà… qu’en dormance, qu’en background les bourgeons… sur pause… on ne le voit que pas…
comme lorsque le jardin est dégarni de ses fruits, la prochaine récolte est en attente… le silence est porteur de vie… le silence est poli poli…
ce temps-ci de l’année est celui du grand dépouillement… mère nature se déshabille, elle dépose ses douces couches et elle rend les armes… elle dit oui, elle se dénude, elle se fait invisible, elle fait silence… un silence plein, un silence lourd, un silence dur… à entendre… il casse les oreilles de l’ignorance…
entre les lignes, il y a du vent, il y a de l’air, il y a un trop plein de vie qui passe, trépasse, s’efface et repasse… entre les lignes, il y a des cercles, des carrés aux dattes écarlates, aux bibittes à papattes qui se préparent à squatter le home pour le temps du blanc…
le silence qu’on écoute n’est pas toujours celui qu’on entend… il se camoufle dans les oreilles du temps, il se perd dans la mémoire du vent… le silence qu’on écoute est coquin et évanescent, innocent et caméléon… il peut être ce que l’on veut… ou ce que l’on peut, c’est selon…
le silence est partout dans la nature, le silence est doux au coeur de l’été indien… le silence est blanc, le silence est vent… le silence règne au pays du son, au pays du murmure… le silence est roi, et règne sur tout… mais le silence n’est pas toujours ce qu’il semble…
traduction : ah cet étrange moment lorsqu’on réalise que le son de la nature est empli de de millions d’animaux, oiseaux et insectes désespérés de copuler…

Merci !
une soie que cette chronique…………