histoire, amour, poussière d’étoiles et brin de scie


10624953_10152880768777650_7045343012790740551_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 219 et ça monte – et ça descend…

traduction :  s’approprier son histoire et s’aimer soi-même à-travers ce processus est la chose la plus brave que nous ne ferons jamais… – Brené Brown

en partie d’accord avec cette affirmation le chroniqueur ce matin… et hier soir aussi d’ailleurs… et demain aussi probablement…

s’aimer soi-même, pas de problème avec ça moi, mais m’approprier mon histoire, pas certain… au contraire même… car mon histoire n’est pas moi… elle n’est que souvenirs, anecdotes dépassées, histoires à se remémorer, ou à oublier…

que ce que je n’étais alors, et que je ne serai plus, jamais… d’ailleurs, l’ai-je jamais été ?

bien sûr, notre histoire a forgé notre identité, elle nous a gorgé d’expériences, nous a formé, et déformé, elle nous marqué, et elle ne nous a pas manqué… toute une histoire… une histoire inventée, en bonne partie…

car notre histoire est le papier sablé qui nous a poli et qui a fait de ce que l’on considère le soi à ce jour, ce qui est soi-même en ce moment… mais notre histoire a changé, continue de changer et elle continuera de changer… et de nous changer…

ça sable ça sable, schlik schlik schlik… ça polit, ça dégrossit, ça raffine… et ça fait beaucoup beaucoup de brin de scie…

nous sommes davantage ce brin de scie que notre histoire… davantage poussière que bois… que ce qu’il reste de nous…

notre histoire est plutôt le bois dans lequel nous sommes taillé… et ce qui restera de ce bloc de bois brut, nul ne sait… nous sommes né(e)s poussière d’étoiles et brin de scie nous devenons…et la vie ? le banc de scie sur lequel nous déprenons forme, sur lequel nous revenons à notre statut originel…

poussière d’étoiles incarnée qui se transforme en bois et qui par un processus de sablage continue redeviendra poussière d’étoiles… de plus en plus fin, de plus en plus doux… car on ne se construit pas, on ne fait que se déconstruire, se polir l’âme, le corps de plus en plus fragile…

nous sommes nés tout et rien, trace de poussière d’étoiles – qu’on s’en souvienne ou pas – et en naissant, en prenant forme, nous pensons devenir bois brut, sculpté graduellement par la vie… mais au fond, peut-être que nous ne redevenons ce grand et petit rien, ce que nous avons toujours été… poussière d’étoiles et non sculpture de bois nous humain(e)s…

en vieillissant, en s’approchant de la mort, on s’aperçoit de plus en plus que nous sommes davantage poussière que bois… davantage produit fin que bois brut… davantage résidu que permanence… davantage observateur/trice que l’observé…

bien sûr, la vie nous sculpte et nous forge, elle nous transforme, elle nous moule… mais l’essentiel réside dans la poussière, dans ce qui reste de nous, et surtout dans ce qui ne reste plus, dans ce qui est retiré du bloc originel pour retrouver l’âme, l’essentiel, l’éternel… et peut-être qu’à la fin du sablage, il n’y aura plus rien, qu’un grand silence… qu’un grand vide de sensations plein de sens…

alors le langage pour comprendre et expliquer la vie est davantage le silence que la langue de bois… tout mot limite, réduit, contient… la vie est un grand silence… mais peut-être que la musique est ce qui s’approche le plus de ce grand silence qui traduit la langue de la poussière des étoiles ?

10410324_990519484307413_7717380323030436076_ntraduction : vous savez ce qu’est la musique ? un ptit rappel de la part de Dieu qu’il y a quelque chose d’autre que nous dans l’univers… une connexion harmonique entre tous les êtres vivants, partout, même dans les étoiles… – Robin Williams

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