1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 144 et ça monte – et ça descend…
traduction : si ça n’ouvre pas, ce n’est pas ta porte…
un peu de jonglage d’idées 101 ce matin… un peu de porte à porte idéologique… car cette citation incite à une réflexion un brin plus philosophique qu’elle peut sembler inspirer à première vue…
tel quelle, si on la prend au pied de la lettre cette citation, l’idée dans la vie est de chercher la bonne porte si celle qui se trouve devant nous résiste… ça ouvre pas ? change de porte…
quand même éclairant de considérer que la vie se situe de l’autre côté d’une porte… où est-ce qu’on s’en va au juste ? comme une sensation de séparation…
dès que ça bloque, on change de porte… à la recherche de la porte perdue… et du magasinage de portes, on est bon et bonne là-dedans, particulièrement en ces temps-ci où tout va si vite et que l’effort n’est pas bien vu… les portes sont devenues jetables… particulièrement en ces temps où tout ce qui se passe sur la grande scène sociale est si gris, fou, froid et austère… vite une porte vers l’ailleurs…
pas très patients les humains modernes devant les portes qui résistent… pas très portés sur la patience, pour prendre le temps, développer la patience et la délicatesse, pour tenter d’ouvrir doucement la porte qui se trouve devant soi…
une autre alternative consiste à défoncer la dite porte si on veut absolument voir la vie derrière une porte… habituellement, dans nos premiers essais d’ouvrage de portes, on pousse, on force, on insiste… on met un peu de pression, puis de plus en plus… et finalement on défonce… ou on tente de le faire…
noque noque, pas de réponse ? ça ouvre pas ?
si on ne fait pas dans la défonce, alors on quitte et on se cherche une nouvelle porte… on passe sa vie à courir après les portes… en espérant qu’on trouvera LA bonne, celle du paradis, de l’amour ou du succès… une porte nous sépare du bonheur…
mais peut-être qu’il n’y a qu’une seule et même porte dans la vie ? peut-être que c’est toujours la même porte ?
et peut-être qu’on s’acharne et qu’on pousse la maudite porte en question quand, dans le fond, faut la tirer cette foutue porte ? peut-être qu’elle ouvre par en dedans la porte…
changer de porte dès que ça bloque, c’est comme vouloir changer le monde plutôt que notre regard sur la porte… dans le fond, faut peut-être simplement agripper la poignée et ramener la porte vers soi pour rentrer… dans le mystère, en soi et dans la réalité du moment… on a une attitude agressive face aux portes… par instinct, on a tendance à pousser… mais peut-être que the way out is in...
mais peut-être aussi qu’il n’y a aucune porte à ouvrir, peut-être que la vie est déjà toute grande ouverte… on passe sa vie à pousser des portes comme Don Quichotte se battait contre les moulins à vent imaginaires… mais peut-être qu’il n’y a pas de porte ?
déportée peut-être la vie ? peut-être que ça ouvre tout seul ?

peut-être qu’on nous a fait croire – et qu’on a acheté – l’idée que la vie se passait l’autre bord de la porte… souvent j’ai l’impression que les seules portes qui existent sont dans nos têtes, la mienne et la vôtre… peut-être que ce monde est doorless…
peut-être qu’un grand monde ouvert, sans limite, sans séparation, sans dualité entre ce côté-ci et ce côté-là de la porte en question… pas de eux ni de nous, pas de seuil, pas de cadre… qu’un espace de possible, d’ouverture, de liberté…
car une porte implique un espace fermé, un confinement… une prison que l’on s,est construit soi-même et qui, dans un premier temps, nous protège mais qui à la longue finit par nous peser, nous confiner, nous limiter…
noque noque ? follow the guide…


J,aime particulierement ta chronique de ce matin. Je l,ai lu a haute voix a mon frere Gilles lde Mexico, pendant qu,il nous preparait un bon jus d,oranges pressees, c,est un moment de bonheur, un regalo qu,il m,offre a tous les jourss. Il a aussi beaucup aime ta chronique. Dans ma vie passee, j,ai beaucoup utilise l,expression : what goes on behind closed doors…. J,avoue que ce matin, ici maintenant, je prefaire ta philosophie sur les portes, c,est plus reposant et ca amene une belle reflexion sur le lacher prise… Nous allons visiter le muse de Frida Calo et nous penserons a celles qui auraient aime etre avec nous. Nous les amenons dans notre coeur.
buenos dias…
enjoy !
Regarder ce que je vis , lorsque je vois … quand j’ai assez de sensibilité pour voir
que la porte est fermée .
Respecter la fermeture.
Peut-être que la porte fermée donne l’impression d’une protection…
Ça me fait du bien de la fermer ma porte… à certains moments.
Quand je l’entre-ouvre tout doucement , je peux voir la vie autrement….