1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 143 et ça monte – et ça descend…
traduction : prenez garde à la destinomanie – soit une préoccupation avec l’idée que le bonheur se trouve ailleurs, plus loin et plus tard, dans le prochain emploi ou dans la prochaine relation… jusqu’à ce que vous abandonniez l’idée que le bonheur est ailleurs, ce bonheur ne se trouvera jamais au même endroit que là où vous vous trouvez…
là-bas, plus tard… en contrepoids à ici, maintenant…
overated le moment présent… vous pouvez bien tenter de me convaincre qu’il faille vivre le moment présent, personnellement, ce que je constate c,est que nous sommes davantage en mouvement vers ailleurs et plus tard…
nous, nouvelâgeux et geuses, on répète ad nauseam et comme des perroquets amphétaminés qu’il est primordial de vivre ici et maintenant… here and now… now here, nowhere…
pourtant…
peu d’entre nous vivons réellement ici, maintenant… du moins pas tout le temps, ou même pas la plupart du temps… bien sûr, nous avons nos «moments», de lucidité, de présence, de pleine conscience, du moins plus pleine que d’autres… par moment… des moments… parfois… des bribes de présence… des éclairs de présence incarnanée…
mais peut-être parce que la vie est un élan, un processus en évolution, une trajectoire, un déploiement en mouvement, nous avons tendance à tendre vers le plus tard et l’ailleurs… peut-être qu’il est naturel d’être principalement en transit dans cette vie… en mouvance…
ce qui fait qu’en même temps qu’on cherche à vivre ici, maintenant, dans le moment, nous sommes principalement en mouvance vers l’ailleurs, vers l’avenir… en devenir… car être c’est aussi devenir… car être ici c’est aussi être en mouvement, entre deux instants…
et parfois cet élan de la vie qui nous pousse au cul-de-sac rend difficile la présence, la totalité d’être dans la présence, dans le présent, dans le moment… difficile la captation du moment car ce moment n’est que temporaire et passager…
ce moment qui ne reste jamais bien longtemps, ce moment fluide, mouvant, qui passe tout comme le temps qui n’existe pourtant même pas… voyez d’ailleurs ce lien en ce sens… http://www.espritsciencemetaphysiques.com/il-ny-a-pas-de-temps-il-ny-en-a-jamais-eu-et-il-ny-en-aura-jamais.html
vous et moi, on ne fait que passer sur terre… cette incarnation est temporaire, passagère, impermanente… nous ne faisons que passer vous et moi et bien que nous tentions de saisir le moment présent quand il passe, le présent n’est pas toujours un cadeau à saisir… pas le temps de le déballer qu’il est déjà parti…
zoup, le temps nous file entre les doigts… et on ne peut que garder les mains ouvertes et saisir ce qui passe pendant que ça passe… car tout passe… et ne repasse pas nécessairement…
et en même temps, on se pratique à chaque moment à vivre plus lentement, plus présent(e), plus conscient(e)… à apprécier ce qui est pendant que c’est…
mais une grande pratique la vie ou la vraie affaire ? une réalité ou une illusion ? ici maintenant le bonheur ultime ou à venir ? je vous laisse votre propre réponse…
certains peuples considèrent que cette vie-ci n’est qu’un bref passage dans la grande existence, que les vraies affaires se passent avant notre naissance et après notre mort… ailleurs, dans l’au-delà… dans les hautes sphères… et que cette vie n’est q’un entre-deux… une pratique pour réaliser certaines choses…
intéressant concept qui pourrait expliquer pourquoi il est si difficile de vraiment vivre le moment présent et de l’apprécier à sa juste valeur… car la vie se déroule et se déploie à chaque instant, la vie file vite se défile entre nos doigts, la vie nous coule dans les mains ouvertes…
alors on peut bien tendre vers, et prétendre qu’il faille vivre ici et maintenant, vivre le moment présent, essayer de vivre ce moment présent qui est si vite passé, la réalité est que la vie file constamment vers l’ailleurs, et vers le plus tard, la vie va vite vite vite, la vie file et défile avec nous dedans… le sable coule dans le grand sablier de la vie…
la vie coule et s’écoule, car la vie est tout sauf statique, alors on peut bien essayer de lui mettre le grappin dessus et d’en extraire des ptits bouts, mais le fait est que la vie passe, vite et tout droit… avec ou sans nous… dans, devant et atour de nous…
et possiblement que la seule existence qu’on veut réelle n’est qu’une grande illusion, que même l’idée du moment présent n’est qu’une bulle qui éclatera dès qu’on tentera de lui mettre la mains dessus et de la saisir…
pouf ! qu’elle passe la vie qui va… zoup et rezoup ! qu’elle nous emporte avec elle dans son flot, son courant…
il peut bien passer de plus en plus vite le temps, la vie est un courant, un coup de vent… oushhh…
néanmoins, chaque moment qui passe est une bulle dans laquelle on peut sauter, dans laquelle on peut plonger, pour explorer, y saisir l’essence, pendant que ça passe…
on se voit plus tard… pas maintenant, il est déjà trop tard… ce moment n’est déjà plus… en effet, que le temps file…
mais même si le présent file vite, possible de l’apprécier quand même non pendant qu’il passe ?
sinon l’avenir deviendra un beau gros fantasme…
et on se doute bien que le futur n’existe pas, qu’il n’est toujours qu’un présent à déballer et à re-déballer…


Je relaxe .
Je savoure ce qui est.
Tout passe….