doré mi mi mi

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////////////// les chroniques du ptit qui ////////////// la quatorzième

traduction :
comment devrais-je être avec les autres ?
Ramana Maharshi : il n’y a pas d’autres

donc il n’y aurait que nous… personne d’autre que nous… personne d’autre que moi… alors je m’écris à moi-même ? je me parle tout seul ? nice to meet me…

tout ce qui existe – apparemment à l’extérieur de nous car ni dehors ni dedans alors – se trouverait en réalité autant en dehors qu’en dedans de soi… nous dans le grand reste, le grand reste en nous…

en fait, soit il n’y a qu’un grand tout, donc aucune séparation, aucun dedans ni dehors, soit il n’existe rien du tout, donc encore une fois, ni dedans ni dehors…

mais quelle et où est donc cette prétendue ligne de démarcation ?

qu’une grosse projection la vie ? qu’un grand film qui tourne sur lui-même ? qu’un spectacteur/acteur ou trice se situant des deux côtés du screen ?

tous et toutes, chacun chacune le gars ou la fille des vues nous serions ?

intéressant concept, quoi que parfois difficile à saisir…

car même si on fait partie du grand tout, on vit quand même dans un corps autonome, qui a ses propres petits besoins spécifiques… et on est tous équipés d’un beau ptit mental très performant qui spinne la vie sans cesse…

OK on fait partie du tout, mais nous sommes quand même un ptit tout séparé dans une certaine mesure…

c’est probablement cette dualité – être tout et partie à la fois – qu’il nous faille apprendre à conjuguer, gérer, apprivoiser…

premièrement après avoir connu la fusion avec môman, il nous faut devenir une personne séparée, autonome, capable de fonctionner pour soi et en soi et ensuite, quand cette tâche est maîtrisée, redevenir personne, redevenir un ou une dans le grand tout… et effacer cette ligne de séparation, redevenir le tout…

beau programme non ?

et parait même que ça fait plusieurs vies qu’on apprend cette tâche… qu’on doit faire plusieurs fois le tour de la grande piste pour bien comprendre, pour tout saisir… se séparer à répétition pour refaire l’unité…

pour la plupart d’entre nous, cette unité se fait au moment de la mort du corps… c’est là qu’on rend les armes et qu’on se dissipe, qu’on se dissout…

mais peut-être qu’il est possible de mourir avant de mourir ?

peut-être que la leçon ultime en cette existence terrestre consiste justement à faire un avec le tout de notre vivant, afin d’embrasser l’immensité pendant qu’on vit… et ne pas attendre la mort avant de retrouver notre complétude…

allez bonne vie et bonne chance 😉

 

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