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sale l’amour propre ?

1235928_10151768057184317_1506590237_nchronique quarante-et-unième / 4-10-13

c’est l’article dont le lien est cité ci-bas qui a suscité cette chronique… chronique issue de la chronique d’une autre… on fait du pouce… on invente rien non plus, on s’inspire toujours ailleurs, tout le monde d’ailleurs…

article intéressant que celui-ci… simplement exprimé, qui pose des questions, et qui donne quelques pratico-pratiques trucs à la fin… l’auteure se pose des questions sur l’importance – et notre capacité – à s’aimer soi-même… de s’apprécier à sa juste valeur…

narcissique de s’aimer ?  ça peut l’être, mais en même temps essentiel, le but de la vie même…

ça peut être aussi confrontant de se faire face, se faire face à soi-même, de se regarder dans entre 4 yeux – les deux dans le visage et les deux autres dans le miroir qui nous regardent – et de se tenir digne et droit devant soi, digne et droit devant sa propre réflexion… pour moi c,est ça l’amour de soi, être capable de se ternir droit en soi, devant soi et devant la vie… Dieu, here I am…

car comment distinguer avec certitude entre s’aimer d’égo à égo et simplement apprécier la vie qui vit en nous ? aimer la vie comme la source qui nous l’a donné… on est souvent les moins généreux en terme d’amour de soi, malhabile à s’aimer soi-même… mais comme on dit, si on ne le fait pas soi-même qui le fera ?

comment se percevoir justement soi-même ? comment voir ses zones d’ombres sinon sans l’aide des autres ? comment tourner ses yeux en dedans et se regarder ? naviguer en soi et se questionner, se passer au crible, oser découvrir ses vérités, toutes ses vérités, même les dures… tels sont quelques éléments de la quête intérieure, le plus grand voyage qui soit…

et il y a s’aimer soi-même duquel découle aimer les autres… car les autres ne sont que réflexion de soi… les autres miroirs de moi… et un moment donné, la séparation entre les autres et soi s’estompe, s’efface, disparaît… ousshhh… que la vie, que l’amour, que l’expression de cet amour sous diverses formes… comme ces chroniques pleines de mots qui tentent de dire l’amour, qui tentent de tisser des toiles de compassion…

allez bon vendredi plein d’amour pour vous-même et pour tout ce qui bouge et qui est immobile autour de vous…

de mon côté, je vais présenter ma belle à mes deux filles, Fanny au lunch et Léonie pour souper dont c’est l’anniversaire aujourd’hui… 32 ans ma plus vieille… parabens parabens parabens…

http://quebec.huffingtonpost.ca/stephanie-deslauriers/amour-propre_b_4024347.html?utm_hp_ref=quebec-art-de-vivre&ncid=edlinkusaolp00000009

passé le temps présent pour toujours maintenant

1000264_601483279894341_741501082_nchronique quarantième / 3-10-13

traduction : dans la vie, tout est temporaire… alors si les choses vont bien, profites-en car ne durera pas toujours… et si ça va mal, ne t’en fais pas, ça ne durera pas toujours non plus

bien faite la vie non ? si simple en effet… simplement apprécier quand tout va bien car tout passe, et ne pas s’en faire quand ça ne va pas car tout passe aussi… justement… tout passe… vous, moi, l’actualité, les nouvelles de dernière heure… les vagues émotives, les pensées, les saisons… même la mode passe… et revient à la mode…

en fait tout passe, sauf le temps… le temps ne passe pas car le temps n’existe pas, une grosse invention le temps… une illusion, une joke le temps le temps est toujours maintenant, le temps est toujours ici, toujours présent… now now now… wow wow wow… 

33862_681291828550921_584143752_ntraduction : dans une certaine partie de votre psyche, le temps n’existe pas du tout… – Carl Jung

alors un moment donné, chercher la place en soi où le temps n’existe pas devient une quête, un jeu, un but qui devient LA chose à faire… qui ne peut être faite non plus… un but sans but, un jeu sans règles… arrêter de courir donc après le temps qui fait du sur place de toute façon… le temps nous fait des belles façons, et nous donne de belles leçons…

belle idée que celle du temps qui n’existe pas… en fait le temps n’existe pas en dehors d’une montre, en dehors d’un système qui crée le temps… et le temps c’est pas juste de l’argent 😉 le temps aussi et surtout c’est le mental, c’est la calculette interne, la machine à compter, autant le temps que l’argent… et vivre ça ne se compte pas, trop vaste trop infinie la vie…

comme l’amour le temps, ça ne se compte pas, ça compte trop pour ça… ça ne se calcule pas, ça ne se voit pas autrement que par ses manifestations… Veeresh disait que nos actions ne sont que de l’amour rendu visible… le temps et l’amour se ressemblent sur plusieurs points…

comme l’amour, le temps passe mais demeure aussi toujours en même temps… le temps aime, l’amour pend le temps… aimer le temps qui ne passe pas… le temps qui est toujours ici, le temps qui nous ramène toujours à maintenant… toujours le bon moment…

qu’il soit 3 h du matin comme maintenant, ou 3 h de l’après-midi comme… hier ou demain, ou comme maintenant, la prochaine fois qu’il sera 3 h de l’après-midi, ça sera encore maintenant… je sais je sais… pas le temps de niaiser avec le temps… toujours maintenant le temps… toujours le bon temps maintenant.. toujours maintenant le temps, de vivre, de changer, d’arrêter… et goûter, sentir, méditer sur le temps qui passe… avec nous devant, avec nous dedans… le temps en nous, le temps autour de nous qui nous prends sur ses ailes… qui nous mène sur la route…

car le temps qui ne passe pas est le véhicule qui nous mènera vers l’au-delà… le temps nous passe sur le corps, le temps nous garde dans l’ici, le temps nous mène vers l’ailleurs… pas un ailleurs meilleur, qu’un ailleurs présent, incarné, temporaire et en même temps permanent… le temps nous glisse entre les doigts quand dans le fond il n’existe même pas… et nos doigts eux alors, réels ?

illusoire le temps ? que maintenant le temps, que tout de suite… dans le moment se cache le présent… le cadeau de la vie se cache dans l’ici, dans le maintenant, dans l’instant… qui passe et qui mène à l’autre, et à l’autre, et à l’autre… ah que le temps file… vers maintenant…

et la vie, elle, se cache dans les petits moments, dans chaque petit moment qui relie chaque petit moment à l’autre… collier de temps… moment moment moment, la vie passe vite en ce moment… la vie se cache dans le vide qui lie chaque inspiration et chaque expiration… l’inspiration se cache dans chaque moment… selon l’inspiration du moment, en attendant notre finale expiration…

camarades, laissons le temps passer… ensemble… passons, passons… allez le temps, fais-nous un tour de passe-passe… passez go et récoltez tout ce que vous voulez…

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When will you admit that you are the Infinite ? ~ Mooji
3rd of October 2013
www.mooji.org

et avec nos esprits…

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chronique trente-neuvième / 2-10-13

traduction : marchant, j’écoute avec plus d’acuité… tout à coup, tous mes ancêtres sont derrière moi… ne bouge pas ! disent-ils et elles… regarde ! écoute ! tu es le fruit de l’amour de milliers de personnes… – Linda Hogan (écrivaine autochtone)

cette récente et actuelle semaine full soleil, aux airs d’été des Indiens en ces premiers jours d’automne, nous a donné de multiples occasions de sortir et d’aller marcher en forêt… que c’est beau dans ces grand bois d’érables écarlates au tapis feuillu, joufflu, dodu et touffu… full feuilles partout…

comme si on se sentait redevenir hummus à l’automne, comme ces feuilles qui, à chaque automne venu, viennent ajouter une nouvelle couche à la terre, une autre épaisseur de nutriments, une autre couche au coussin nommé terre… oui, en automne, en marchant en forêt, on se sent plus que jamais faire partie prenante de la terre… on lui marche dessus mais on s’y sent dedans et on la sent en nous la terre… notre mère terre et notre père qui êtes au cieux… nous ? nous sommes aux oiseaux…

mais nous sommes surtout fils et filles de la terre… pas seulement de notre mère… nous sommes des organismes chimiques, des âmes incarnées mais dans un corps humain totalement organique, connectés aux autres êtres vivants mais aussi en étroit contact avec le sol que nous foulons…

évidemment, plus facile de sentir ce contact avec la nature en vivant ici en forêt… d’ailleurs plusieurs études portant sur ce contact direct avec la terre – ce que l’on nomme earthing – indiquent que cette connexion à la mère terre est essentielle à notre santé physique…

mais si le contact avec la terre est notamment organique et énergétique, il est aussi d’ordre spirituel… car chaque personne qui est passée ici avant nous a foulé le même sol que nous foulons encore de nos jours… avec quelques couches en plus…

ces jours-ci sont immensément beaux, superbes en tous sens… et ils permettent de retrouver ce contact avec la nature, mais aussi avec ceux et celles qui ont foulé la terre avant nous… ces ancêtres à qui nous devons le confort dont nous jouissons en ce moment, ces gens qui ont ouvert le chemin pour nous…

en ce sens, les amérindiens privilégient la reconnaissance de leurs ancêtres, de leurs grand-pères et leur grand-mères… les elders autochtones sont en général reconnus pour leur sagesse, appréciés pour l’expérience acquise… leçon de sagesse pour nous qui parkons nos vieux et nos vieilles en résidence en les bourrant de médicaments ?

donc alors oui profitons de ce – beau – temps… pour prendre le temps justement… le temps de regarder, d’écouter, mais aussi de sentir la vie, par les pores de sa peau, par la plante de ses pieds, par les odeurs environnantes qui nous chatouillent le nez… laissons le soleil nous effleurer les sens sans dessus dessous, nous chauffer le peau avant la grande rentrée, la vraie…

bon été les Indiens !

con drôle

1233517_10151693306509150_1073515905_nchronique trente-huitième / 1-10-13

traduction : nous ne sommes jamais vraiment en contrôle, nous ne faisons que penser l’être lorsque les choses vont dans le sens où nous le voulons… – Byron Katie

si j’avais été un chroniqueur totalement hors de contrôle, j’aurais traduit cette citation par: quand nous pensons être en contrôle, nous sommes cons et drôles… ou plus sobrement ? nous ne sommes vraiment jamais en contrôle… ou encore : vraiment ! nous ne sommes jamais en contrôle

en fait, les expressions jamais vraiment en contrôle et vraiment jamais en contrôle sont semblables mais pas tout à fait pareilles… la seconde est plus forte…

mais peu importe, tout à fait illusoire la notion de contrôle non ? d’ailleurs, contrôle, quel gros mot mes ami(e)s… con et drôle comme mot… simplement penser «être en» ou «avoir» le contrôle, belle grosse joke non ? qui contrôle quoi ? ou quoi contrôle qui ?

d’ailleurs, ni votre petit vous ni mon petit moi n’avons choisi – consciemment du moins – de venir au monde et de nous incarner, et nous ne savons pas plus quand nous le quitterons, ce monde… alors penser avoir ou être en contrôle, belle illusion mes gaillard(e)s…

le seul contrôle que nous ayons – et encore ceci est bien relatif car notre corps pourrait bien nous lâcher à tout moment (parlez-en aux gens qui paralysent subitement suite à un AVC ou qui naissent plus ou mobiles) – est à très très court terme… du genre rouges ou bleus mes bas ce matin ? et sur mes toasts, beurre d’amandes ou de peanuts ? car pour le moyen et long terme, mystère, mystère… boule de cristal, dis-moi ce que me réserve l’avenir… bon chance !

même nos propres pensées, nous ne les contrôlons pas… si on peut en chasser certaines temporairement au cours de la journée, ou les esquiver, elles reviennent nous hanter la nuit dans nos rêves… alors aussi bien y faire face et y prêter attention, aussi bien les watcher de yeux à yeux

parlant de lâcher le contrôle… je vous avais dis que j’ai rencontré une femme formidable cet été, vous vous en souvenez ?  toujours en amour le chroniqueur… très beau, très chaud, à l’âme et au coeur… touché droit au coeur de chroniqueur…

d’ailleurs ces jours-ci, ma belle et sa plus petite de deux ans et quelques mois sont à la maison… elles sont venues passer quelques jours dans mon petit home, cocon dans lequel j’étais le maître absolu, 100 % en contrôle 😉 depuis quelques années…

et avec la venue de ces deux personnes d’amour dans ma vie, je dois m’adapter, rester flexible, ouvert, accueillant… je perds le contrôle !  et oui je le veux… car je les veux dans ma vie ces deux belles… sincèrement…

alors que dire oui à l’amour… et ça implique de laisser aller mon petit contrôleur domiciliaire, le boss des bécosses ici dans mes terres, sur ma terre… en fait, le peu de contrôle que je pensais exercer dans cette vaste existence fout le camp… petit roi détrôné… au service de l’amour, au service de la vie… au service de l’innatendu…

oui tout à fait innatendu ce récent amour avec paternité incluse, car je le croyais terminé mon temps de «papa à la maison», du moins celui de papa au quotidien… alors de nouveau amoureux et papa le chroniqueur…

amoureux à temps plein car même lorsqu’elle est ailleurs qu’ici la belle, l’amour du chroniqueur pour sa belle habite son coeur… et papa à temps partiel – d’un petit être qui demande de l’attention, un petit être qui n’est pas si différent du chroniqueur dans son besoin d’affirmation, d’affection, de soins…

un petit être spontané, une belle et enjouée petite âme… qui vient confronter le petit roi dans son petit royaume… un roi bien petit le chroniqueur… même pas roi en fait, qu’un petit prince… et le petit prince n’a pas envie de régner seul, ni de gagner… le petit prince a surtout envie d’aimer, de dire oui, de dire si si si à l’amour… et de dire bye bye au contrôle, du moins à ce concept flou et abstrait…

donc faire de la place, dans son home, dans son petit logis, et dans son petit coeur qui veut devenir grand…

le petit prince a envie de le perdre ce petit contrôle illusoire de ses quatre murs… il a envie de faire de la place dans sa vie pour la vie, pour la grâce, pour l’amour…

alors bye bye le contrôle… enwèye à maison l’amour…

now ou plus tard ?

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traduction : ne renonce pas à ce que tu désires le plus pour que ce que tu désires maintenant

ce dicton m’interpelle directement ces jours-ci… oui, ça me regarde en plein entre les deux yeux… où le troisième déjà ? besoin d’intuition et de vision le chroniqueur… oui ça me rentre droit entre les deux oreilles ce quelques mots… et ça reste là, et ça creuse, et ça fait son chemin, et ça travaille l’intérieur du chroniqueur…

en effet, à une croisée des chemins le chroniqueur en ce moment…

soit je me retire d’un groupe avec lequel j’ai entrepris un processus qui est plus long que prévu, plus ardu, plus tortueux… pour continuer à faire mes choses en solo, à ma façon, autonome… maintenant, tel quel…

soit je reste, à attendre, apprenant à être patient, pesant sur pause pour lentement continuer ce chemin… sans savoir ce qui résultera… développer la foi quoi… ma foi du bon Dieu…

je me questionne activement en ce sens ces jours-ci… et en cette ère du court terme, de l’immédiateté, du vivre ici maintenant, investir dans le plus tard, dans l’avenir, va en quelque sorte à contre sens…

oui, sacrifier le présent pour plus tard est risqué… en cette époque du tout de suite maintenant, du now now now, réfléchir, soupeser et remettre à plus tard détonne… pourtant, plus tard ça commence maintenant…

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traduction : même si je savais que le monde s’écroulait demain matin, je planterais quand même mon pommier aujourd’hui

j’entends déjà ma propre voix, pas seulement la votre, qui dit allez, ne vis que pour maintenant, c’est maintenant que l’on vit… oui très vrai je vous l’accorde… mais parfois, pas fou non plus d’être patient, de laisser les choses mariner d’elles-mêmes, de laisser le temps passer, laisser l’eau couler sous les ponts…

alors now or never la vie ?

pas du tout certain du sens à suivre… d’un côté, l’attrait de la gratification immédiate est forte, tentante, séduisante, testant nos limites à soutenir l’attente… mais quelque chose de subtil, une toute petite voix murmure d’être patient, de regarder, de sentir, avant de décider… aille aille aille… pas facile ces grandes décisions…

allez je vous laisse, je m’en vais réfléchir en marchant…

on s’en reparle…

now or never la vie ?

qui junky ici ?

Université de Foulosophiechronique trente-septième / 27-9-13

je l’avoue !  je suis un junky, un accro, dépendant à toutes sortes d’affaires… depuis mon café le matin jusqu’à ma ptite bière en fin de journée, en passant par Facebook et autres internets, sans oublier mon spa chaque matin ou chaque soir, day in day out… et depuis plus récemment, je ne peux vivre sans ma guitare pour trop longtemps… et pas bibitte à sucre le chroniqueur mais pas mal bibitte à sel, alors sac de chips, watch out ! et avec ma nouvelle douce, de sérieux liens se tissent… ouh làlà…

d’autre part, dès l’âge de 12 ans, j’ai expérimenté plus régulièrement que Justin avec des substances moins légales que plus… et pendant des années, je suis allé une dizaine de fois au Brésil pour expérimenter kosherement avec des plantes sacrées que certains décideurs en position d’autorité ici considèrent illégales mais qui font partie pour les gouvernements Brésiliens et Péruviens de leur patrimoine national et qui sont un élément clé dans la chamanie depuis des milliers d’années…

bref tout ça pour dire qu’encore aujourd’hui, j’ai plusieurs habitudes dont je ne pourrais me passer… ce qui fait techniquement de moi un junky, un addict, un accro… ou en termes plus polis un client fidèlement fidélisé, un régulier, un steady…

la droye m’a amené loin mes amis, très loin… jusqu’à devenir docteur en criminologie et chargé de cours dans le domaine de la toxicomanie à l’université… et je ne suis pas le seul… nous sommes très nombreux à avoir fait carrière grâce aux substances maudites ou bénites, c’est selon notre religion : professeurs, chercheurs, intervenants en toxicomanie, policiers de la brigade des stupéfiants, juges, avocats, membres du crime organisé et j’en passe… et c’est sans parler des intervenants des compagnies pharmaceutiques, brasseries, distilleries, des cigaretteriers et autres producteurs de substances accoutumantes…

bref, tout ce bla bla pour introduire mon sujet du jour… auquel je me suis inscris hier et qui commence demain… un cyberatelier de 5 jours intitulé Beyond Addiction qui se donnera gratuitement sur le web et auquel je participerai autant par intérêt personnel (car junky je suis) que professionnel (car prof en toxico aussi)… intéressant concept non qu’un atelier sur les addictions donné sur le web ? surtout pour les cyberdépendants 😉

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en fait, de nos jours, la grande majorité d’entre nous sommes des junkys… les jeunes en particulier avec la nouvelle technologie – téléphones intelligents, jeux vidéos, réseaux sociaux et tutti quanti – et les plus vieux avec la plus ou moins ancienne techno – TV, radio, café, bouffe, travail, magasinage, et on donne pas notre place non plus pour la nouvelle techno… la preuve je suis ci quotidiennement et plusieurs d’entre vous aussi…

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dans le cadre du cours en toxicomanie que je dispense sur le web, je demande aux étudiants de me parler de leurs dépendances, ou en d’autres termes de leurs addictions… toujours un peu confrontant mais en même temps, nécessaire de regarder ça… car ça nous demande d’être lucide et sincère… et de voir que nous sommes des êtres de dépendance… ou de codépendance ou d’interdépendance… et ça aussi c’est selon notre conception et notre définition… du moins des êtres d’habitudes… plus ou moins régulières…

car qui n’a pas besoin de boire ? de manger ? de respirer ? d’affection ? d’amitié ? de soutien dans les moments difficiles ? qui n’a pas besoin des autres ?

si vous êtes curieux(ses) sur ce cyberatelier, c’est là-bas… sioux there…

http://www.recovery2point0.com/

I know you care

Capture d’écran 2013-09-25 à 04.53.10chronique trente-sixième / 25-9-13

ouf regardez ça… et écoutez les paroles… on se reparle ensuite…

http://www.upworthy.com/id-never-say-a-pop-stars-music-video-is-crucial-to-watch-but-im-making-an-exception-now?c=ufb1

capable de regarder jusqu’au bout ? capable de vous laisser toucher par toute cette humanité criante ?  moi aussi ça m’a profondément brassé… il y a de ces choses que l’on aimerait mieux ne pas voir…

mais ce genre de choses existe quand même… même si on préférerait ne pas le voir, ni le savoir… évidemment, ce genre d’horreurs ne devraient pas exister… mais indeed elles existent… mais doit-on les regarder ? et jusqu’à quel point ?

alors dites-moi vous, comment on fait pour vivre avec ça vous et moi ? comment on fait pour continuer de vivre sa vinaigrette ici quand là-bas, des millions d’enfants, d’hommes et de femmes vivent une situation de désolation quotidienne telle que celle qui se passe en ce moment en Syrie ? au Congo… en Palestine… ou à Haïti… et en bien d’autres endroits du globe…

car je suis d’accord avec vous, il y a une limite à voir des horreurs… on ne veut pas se shooter à ça non stop quand même… mais n’empêche, ces choses existent… whether we like it or not… en ce moment même, il y a des millions d’enfants – et d’adultes – qui sont pris au centre d’une scène de guerre inhumaine et complètement folle, notamment en Syrie, mais ailleurs aussi… même ici, au Canada, des enfants souffrent…

évidemment personne ne souhaite cela… mais ça se passe, ça existe, même si on tente de tout faire pour le bannir de notre conscience… si on reste ouvert(e) sans chercher à se blinder à double tour, cette souffrance humaine existe et flotte dans l’air que nous respirons, existe sur la même terre que nous foulons de nos pas… évidemment, personne ne veut ça… mais ces choses existent quand même… qu’est-ce qu’on fait pendant ce temps-là ?

historiquement, nous, plus ou moins ex-catho professionnels de père en fils et de mère en fille, sommes passés d’un état de culpabilité extrême à un détachement total… nous avons été plusieurs à vivre avec la mort de Jésus-Christ sur la conscience pendant quelques milliers d’années pour éventuellement et graduellement s’en libérer… grosso modo car ça reste à voir ce que nous portons encore en nous comme héritage… on pourrait être surpris…

et même si notre éducation à nous, babyboomers et successeurs des générations de A à XYZ, a été moins portée sur la chose, des parcelles de cette culpabilité génétiquement modifiée a probablement survécu dans nos gênes… alors peut-être que pour ne pas la sentir, nous nous sommes coupé(e) vous et moi… on ne veut pas voir ces affaires-là… non, maintenant on veut avoir du fun, on veut rire, on veut avoir des «belles bébelles», on ne veut pas se faire mettre la misère du monde en pleine face… personnellement, ça m’amène même parfois à traverser la rue pour ne pas croiser un mendiant…

mais il y a une différence entre culpabilité et responsabilité…. car sans se sentir coupables pour les horreurs du monde, nous y sommes lié(e)s, simplement en étant citoyen(ne)s de ce monde… c’est notre planète, c’est ma planète… avec tout ce qui vient avec… avec la beauté de la nature, et les désastres naturels… et avec la beauté humaine, et les horreurs que les humains créent…

et responsables, en anglais, ça veut dire response/able, capables de répondre… une réaction ça nous amène à se détourner d’une situation, à la nier, à la cacher, répondre c’est y faire face, la comprendre et s’y attaquer activement… mais je sais, pas évident de savoir quoi faire pour mettre fin aux guerres, en Syrie ou ailleurs…

cette artiste, Ellie Goulding, a décidé de faire cette chanson… un beau geste… sa part à elle… bravo… touchant…

alors comment on fait pour vivre en paix ? en soi et autour de soi, en sachant qu’en ce moment même, un désastre comme celui que vous avez peut-être oser constaté en regardant le vidéo ? comment on reste sensibles à la misère du monde tout en n’étant pas submergé(e)s par celle-ci ? comment on continue de vivre sa vie avec ces événements dramatiques en background ? telles sont quelques-unes des questions…

car I know you care… vous aussi…

___
P.S. ce n’est pas possible de télécharger la pièce musicale à partir de Itunes car c’est le site anglais d’Angleterre, mais il est possible de faire un don via le site de Upworthy…

les paroles de la chanson « I Know You Care » par Ellie Goulding

Clinging to me
Like a last breath you would breathe
You were like home to me
I don’t recognize the streetPlease don’t close your eyes
Don’t know where to look without them
Outside the cars speed by
I never heard them until nowI know you care
I know it is always been there
But there’s trouble ahead, I can feel it
You are just saving yourself when you hide itYeah, I know you care
I see it in the way you stare
As if there was trouble ahead and you knew it
I’ll be saving myself from the ruin
And I know you care

I used to run down the stairs
To the door and I thought you were there
Do you shape through the comfort of us
Two lovers loved out of love

Oh, but I know you care
I know it is always been there
But there’s trouble ahead, I can feel it
You are just saving yourself when you hide it

Yeah, I know you care
I see it in the way you stare
As if there was trouble ahead and you knew it
I’ll be saving myself from the ruin

And know it wasn’t always wrong
But I’ve never known a winter so cold
Now I don’t warm my hands in your coat
But I still hope

‘Cause this is how things ought to have been
And I know the worst of it wasn’t all that it seemed
Why can’t I dream
Why can’t I dream

‘Cause I know you care
And I know you care
I know you care
I know you care
I know it’s always been there

bonjour le monde !

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chronique trente-cinquième / 24-9-13 (2)

journée double/chroniques, journée bicéphale… deux têtes valent mieux qu’une? vraiment? déjà une c’est beaucoup à gérer non ? journée double/chroniques car le chroniqueur fonctionne à l’énergie solaire et aujourd’hui, overdose !

petit mot de chroniqueur, en cette fin d’après-midi, chroniqueur surpris d’être lu un peu partout dans le monde… voyez le tableau ci-haut, ce sont les stats de mon blogue avec la provenance des visiteurs/euses… toujours surprenant de constater que ces quelques mots pitchés à la face du monde presqu’à chaque matin trouvent écho dans tous ces pays.. moi le premier surpris… peut-être le seul d’ailleurs… ou d’ici 😉

fellow human beings, je partage avec vous toute la beauté d’un automne canadien (ou québécois c’est selon)… ça ressemble à ça ici aujourd’hui…

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splish splash sploush… full jaune soleil partout ici, sur fond bleu ciel et bleu agua, agrémenté de couleurs éclatées de jaune à or en passant par le rouge et l’orangé…

imaginez cette beauté avec du soleil plein la gueule et 23 degrés dans le visage… vraiment paradisiaque… foi de chroniqueur… qui est allé se perdre dans sa forêt pour en boire de toutes les couleurs aujourd’hui…

oui surprenant de rejoindre quelques personnes un peu partout sur la planète… ces humbles mots sont même lus en Palestine, en Bosnie et à Chypre… et même à Haiti pardi, ati sévit… alors à vous tous et toutes, merci de donner vie à ce chroniqueur…

si vous ne le saviez pas, nous avons en ce moment un grand débat de société ici au Québec autour de la place du religieux (ou plus précisémment de ses signes ostentatoires) dans l’espace public, particulièrement par les employés de l’État… encore une fois, nous semblons coupés en deux groupes distincts, les pro et les anti charte… ça jase fort… et ça écrit beaucoup… et ça crie un peu, partout… très sain malgré quelques échanges à émotions débordantes… on apprend à débattre ici, pas trop habitués… en général assez fins les canadiens… voyez pour vous même…

http://themetapicture.com/things-are-somehow-different-in-canada/

OK… comme disait mon guru, enough for today…

yé l’inconnu !

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traduction : transforme la peur de l’inconnu en curiosité

pertinente ces jours-ci cette citation non ?  partageons-là, contaminons le monde avec…

bien qu’elle l’ait toujours été auparavant, qu’elle le soit toujours actuellement, elle le sera peut-être encore de plus en plus – pertinente I mean  – avec l’avenir multi ethnique et métissé qui se pointe le bout du nez et qui se dessine devant nous…

car les temps qui viennent vont nous demander une grande dose de flexibilité, d’ouverture d’esprit, de confiance – en soi et dans les autres – de curiosité justement plus que de peur, d’acceptation, sinon minimalement de la tolérance… minimalement…

car acceptation et tolérance diffèrent grandement… personnellement je trouve que tolérance est un mot intolérant… un terme imprégné de condescendance… un mot de conquérant…

dans le cadre du débat actuel par exemple, la tolérance est liée au fait que l’environnement immédiat nous appartient à nous – les «de souche» – et que ceux et celles qui arrivent d’ailleurs –  en quittant un ailleurs d’ailleurs – doivent s’intégrer et laisser de côté leur passé… du moins, en public, certains signes ostentatoires issus de ce passé (on aura au moins appris un nouveau mot dans tout ce débat)… s’ils le font et qu’ils et elles s’intègrent, on les tolérera…

mais la réalité est que ce paysage environnant n’appartient à personne, par plus à vous ni moi qu’à eux et elles (en fait nous sommes tous et toutes en territoire autochtone)… tous du nous, toutes du nous… car ce paysage, il appartient à tout le monde… ou à personne, c’est selon… si on veut qu’il appartienne à quelqu’un, c’est autant à ceux et celles qui y étaient quand nos ancêtres sont arrivés, à vous et moi ET à eux et elles qui arrivent sans cesse… tous du nous, toutes du nous… et ces nouveaux et nouvelles arrivé(e)s remodèlent graduellement ce groupe social… et ça on doit l’accepter… et non seulement le tolérer…

moi même, est-que je veux vraiment être simplement toléré ? non totalement accepté tel que je suis… comme vous j’imagine… alors je dois faire de même… et vous aussi j’imagine…

mais pour accepter pleinement et plainement l’autre, il semble que ça doive commencer par moi-même, par accepter mes propres peurs et appréhensions et les reconnaître comme telles, pour justement ne pas les projeter sur les autres et sur l’avenir… accepter qui je suis, et vous aussi j’imagine, surtout dans les ptits coins noirs… et ceux que je ne connais pas encore… curiosité, curiosité… miroir miroir, qui se cache en soi ?

alors plutôt que de considérer la suite de cette belle et grande histoire en fonction des pires scénarios apocalyptiques et de figer dans la peur, une bonne idée d’apprendre à faire confiance et à demeurer curieux(ses) ?

car individuellement et communémment, nous réussirons à trouver les solutions nécessaires à un vivre ensemble intelligent et censé… ensemble nous nous redéfinirons, nous nous réinventerons…

car nous avons les moyens et les ressources créatives pour trouver des solutions aux défis actuels plutôt que de nourrir les différences… mais pour cela, il nous faudra penser autrement, voir les choses différemment, chacun(e) pour soi-même mais aussi en tant que groupe social…

et à voir les jeunes d’aujourd’hui, personnellement, j’ai confiance… ils sont flexibles, ouverts, multitask et pluridisciplinaires… ils cotoîent pour la plupart des gens en provenance des quatre coins du monde, ils se marient et créent une nouvelle race, hybride, mutante… ils ont accès à des cultures différentes, ils sont exposés à des pratiques diverses depuis toujours…

yé l’inconnu

you may say I am a dreamer, but I am not the one sleeping…

peur + ignorance = haine

1236555_10153260142060046_1440976364_nchronique trente-troisième / 23-9-13

que d’émotions mes ami(e)s… que d’émotions… et de bêtises… j’espère que ce ne sont pas ça les valeurs québécoises…

ce débat actuel – lequel vous dites ? 😉  vient éveiller des vagues surprenantes de peur et de paranoïa chez plusieurs d’entre nous…

peur et paranoïa mais aussi rigidité, croyances limitatives, possession du territoire, désir d’avoir raison, name it… et pas mal de «j’ai raison et tu as tort», «nous et eux»…

les valeurs québécoises ? un beau grand paté chinois à la poutine italienne dans sa sauce à la mode orientale finalement, des étages d’aliments aux goûts différents qui baignent dans la sauce et le fromage squick squick

les valeurs québécoises ? quoi, ça peut être «souchement québécois» une série de valeurs humaines ? à ces jours d’aujourd’hui, c’est la définition même du Québec qu’il faut changer alors car nous avons changé… et continuons de le faire SVP…

les valeurs québécoises ?  égalité homme/femmes, laïcité et… et quoi au juste ?

de l’intégration, une attitude de bienvenue sincère, de l’accueil à bras ouverts, du savoir vivre, de l’écoute, de l’écoute, de l’écoute, du respect, particulièrement de la différence, que dis-je mon dieu allah krishna mahomet, une grande appréciation de cette différence car elle vient nous ouvrir l’esprit sain, elle enrichit notre patrimoine culturel, sinon religieux…

car ultimement, la religion, et son verbe fondamental latin «religare», est censé signifier relier… pourtant, pourtant… en ce moment, ça semble être de bonne guerre, sinon une bonne guerre, d’imposer nos valeurs aux autres… OK, on se slack le pompoms…

donc ce matin, je laisse parler ce texte de Simon Jodoin à ma place car il dit très bien ce que plusieurs d’entre nous pensons… un texte intelligent, censé, pausé – ou posé ? – et inclusif…

partagez la nonne nouvelle !

http://voir.ca/cyberboom/2013/09/19/manifeste-du-chroniqueur-moyen-et-solitaire-pour-un-quebec-humaniste/?fb_action_ids=10151660324182797&fb_action_types=og.recommends&fb_source=aggregation&fb_aggregation_id=288381481237582

741624-11-septembre-2013