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Salut Dieu !

1239705_543781505676284_1056894862_n chronique vingt-deuxième / 10-9-13

traduction : Dieu est une fréquence… restez branché(e) – Andrew Cohen

on l’aime celle-là, non ? une fréquence le bon Dieu… mais pourquoi le Bon Dieu au juste ? y aurait-il un mauvais Dieu ?

mais pourquoi pas une fréquence ? on ne deviendrait pas extrémiste pour une fréquence non ?  on ne tuerait pas pour une fréquence quand même ? on ne bâtirait pas un empire tel que celui de Rome en adoration à une fréquence non plus…

pourtant peut-être que Dieu n’est autre chose qu’une fréquence en effet ? un buzz ? une vibe ? un whoosh…

le créateur et sa création… le créateur et sa créature… vous et moi, les plantes, les animaux, les minéraux, ses créatures…

mais vous et moi ? créateurs ou créatures ? ou création ? certains travaillent en équipe avec Dieu, vive les co-créateurs/trices…

ah, que de questions autour de ce mot de quatre lettres… pourtant en anglais, Dieu est un three letter word

mais l’invente-t’on ce Dieu tout puissant, créateur du Ciel et de la Terre, simplement pour remplir le vide ? uniquement pour nous faire feeler mieux ? ou encore pour combler ce vide existentiel qui nous rattrape toujours dans le détour une fois de temps en temps ?

car peu importe que l’on soit croyant(e) ou athé(e), agnostique ou fanatique, il existe un mystère out there, du plus grand que soi, de l’inconnu que nous ne connaissons pas et ne connaîtrons peut-être jamais, que nous ne pouvons expliquer… duquel nous venons et vers lequel nous retournerons…

les premières nations l’appellent Créateur, Grand Esprit… ils le considèrent comme l’Essence animant toute chose, comme un souffle de vie sur tout ce qui vit…

certaines traditions le voient tout Puissant et bon, que bon, alors que d’autres le considère jugeant, méchant, punissant et menaçant… doté d’une Sainte colère…

ah ce cher Dieu – et d’ailleurs pourquoi Dieu ne serait pas une Déesse ?

certain(e)s le connaissent personnellement, certain(e)s autres lui parlent, en chuchotant ou dans le casque, d’autres parlent en son nom, quelques-uns se prennent pour lui, ou pour son fils unique, d’autres le prient d’autres le nient, mais like it or not, Dieu est partout… Dieu est Dieu, Dieu est…

avec tout ce que ça comporte comme réaction… comme phénomène, comme abomination… car Dieu a été objet de guerre comme aucun autre… combien de soldats et d’armées ont été bénies avant les combats ?744_416254341812009_1346555196_n

traduction : cher Dieu, je sais que je ne suis pas parfait, que parfois j’oublie de prier, que j’ai douté de ma foi, que parfois je perds patience… mais merci de m’aimer inconditionnellement et de me donner un autre jour pour tout recommencer de nouveau…

pourtant, en nous, ou séparé, nulle part ou partout, Dieu doit être… ou quelque chose comme… en vieillissant, on le cherche davantage me semble… en s’approchant de l’autre bout du tunnel, on devient autrement curieux… quelqu’un ou quelque chose qui nous attend ?

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traduction : j’ai besoin de Dieu à chaque moment de ma vie…

Dieu est mort, vive Dieu !

À Dieu… Adieu…

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« Il n’est si bon conseil pour trouver Dieu que de laisser Dieu. Que l’homme aille loin ou près, Dieu ne va jamais loin, il demeure toujours proche. »~ Maître Eckhart via Richard T. Chartier

attitude habitude gratitude

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traduction : plus je vis et plus je réalise  l’impact de notre attitude sur la vie… selon moi, l’attitude est plus importante que les faits… elle est plus importante que le passé, que l’éducation, que l’argent, que les circonstances, que les échecs ou les succès, que ce que les autres disent ou font… plus importante que les apparences, les dons ou les habiletés… l’attitude fera casser ou passer une compagnie, une église, une maisonnée…

la chose la plus remarquable est que nous avons le choix, à chaque jour, quant à l’attitude à adopter en regard de cette journée… on ne peut changer le passé, on ne peut changer la façon dont les gens se comporteront… on ne peut changer l’inévitable… la seule chose que l’on peut faire est de déterminer ce que l’on peut influencer, et c’est notre attitude… je suis convaincu que la vie consiste à 10 %  de ce qui m’arrive et à 90 % comment je réponds à ce qui m’arrive… et la même chose pour vous… nous sommes chacun chacune responsable de nos attitudes…
–  source inconnue, trouvée sur Facebook

wow, cette citation est un tout un statement non ? je pourrais m’arrêter là et ma chronique serait complète… mais comme j’aime bien avoir le dernier mot parfois, je vais en rajouter un peu… car le concept d’attitude m’interpelle depuis longtemps…

car en effet, peu importe ce qui nous arrive au quotidien, peu importe notre conditionnement, comment nous répondons à chaque instant – et non comment nous réagissons, grosse et grasse nuance – est ce qui détermine tout…

l’attitude est une disposition intérieure, une façon d’aborder la vie, un état d’être, une perspective, un point de vue sur et dans le monde…

les attitudes découlent de nos émotions, qui elles sont déterminées par la façon dont nous réussissons à combler nos besoins…et de nos attitudes découlent ensuite nos comportements…

donc besoins = émotions = attitudes = comportements

nos attitudes sont en quelque sorte des émotions figées en soi, un espèce de cadre émotionnel dans lequel on vit et qui repose sur nos expériences antérieures…

par exemple, si je me suis souvent fait floué dans le passé, j’aurai probablement tendance à devenir méfiant, ce qui n’est pas en soi une mauvaise idée, donc sujet à douter face aux promesses des autres… au contraire, si les gens ont été fidèles et respectueux de leurs engagements envers moi, je serai possiblement davantage confiant… évidemment nos sensibilités individuelles viendront moduler l’automatisme de ce développement… car la résilience se manifeste différemment selon divers critères, notamment notre attitude générale…

on dit souvent que le bonheur est une décision… que l’on doit choisir le bonheur, qu’il n’est pas acquis… en fait notre capacité à dire oui au bonheur constitue en soi une attitude d’une certaine manière… pour affiner sa capacité à connaître son attitude, il faut creuser un peu en soi, apprendre à se connaître, à se faire confiance, à soi et à la vie, même à développer la foi…

évidemment, la vie viendra nous mettre à l’épreuve, à plus ou moins forte intensité selon chacun/e… mais la façon dont on interprétera les événements qui nous arrivent et comment on y répondra sera davantage primordiale dans la leçon que nous en tirerons que les faits bruts…

ainsi, chaque «erreur» peut devenir une grande leçon de vie, et si on prend pleinement conscience des gestes ayant mené à cette dire erreur, donc des besoins sous-jacents et des émotions en lien avec ceux-ci, la leçon est conscientisée et on peut trouver de nouvelles «erreurs» à faire… pour continuer d’apprendre… et d’éclairer notre lot d’inconscience…

personnellement, je suis à développer ma capacité au bonheur au quotidien, actuellement en amour et côtoyant une femme avec une attitude formidable, et sa petite fille de 2 ans, encore émerveillée par la vie, de même que ses trois autres enfants à l’occasion…

je garde aussi un contact constant avec mes deux filles, plus vieilles et moins présentes dans ma vie au quotidien car autonomes… et je demeure actif avec les passe-temps qui m’allument, soit la musique et le chant, l’écriture, la nature et la méditation…

j’apprends aussi à développer une attitude positive malgré les événements dramatiques qui surviennent un peu partout sur la planète… touché mais non submergé… fragile équilibre que celui-ci je trouve… car on peut facilement se couper de notre humanité si trop affecté par les difficultés de ce monde… et au contraire, on peut développer une pensée magique et nier ces «grands dérangements»…

mais en même temps, en gardant une attitude humaine, compatissante et empathique, conscient de ces drames humains sans leur donner toute la place, on ne peut qu’occuper totalement l’espace immédiat dans lequel on habite… totalement, humblement, humainement et divinement…

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et vous ça va l’attitude ?

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chronique vingtième / 5-9-13

traduction : la différence entre une personne sotte et une personne intelligente est que la personne intelligente sait qu’elle est sotte…

autre version d’un fou qui sait qu’il est fou est bien moins fou qu’un fou que ne sait pas qu’il est fou…

et vous, intelligent(te) ou sot(te) ?

moi c’est clair, sot sot le chroniqueur… chronique sotte, donc intelligente car elle se sait sotte… et folle… et fofolle…

chronique sotte donc chroniqueur sot, nono, gaga, qui ne sait plus trop quoi dire depuis qu’il aime sa belle… l’amour rend fou, l’amour rend sourd, l’amour rend mou… et autrement intelligent… gaga de la tête, brillant du coeur…

depuis que je suis en amour, je n’ai plus grand chose à dire… car j’ai tout à vivre, tout à rire, tout à jouir du bonheur… de moi, de cette vie, de mon amoure… quand on aime on vit, donc moins de temps pour écrire, pour dire… moins de temps pour refaire le monde car trop occupé à le faire, et le défaire… car l’amour nous fait défaire son ancien monde pour le laisser se refaire de lui-même, porté par l’amour… l’amour change le monde…

quand même, écrire juste pour dire, écrire juste pour rire, de moi beaucoup, de vous un peu, de la vie… rire de la vie «en pas pour rire»… c’est pas peu dire…

écrire des sottises, donc écrire avec intelligence, écrire des bêtises avec intelligence… brillant de folichonnerie… écrire pour ne rien dire, écrire pour dire rien, rien qui vaille, rien qui faille… car que j’écrive ou pas, la vie se vivra, la terre tournera… et l’amour aimera se faire aimer… avec ou sans moi, avec ou sans nous… aussi bien dire oui et join the dance…

drôle quand même que quand mon âme était tourmentée, l’écriture me soulageait, m’appaisait, me sortait de moi-même pour vous rejoindre, me sortait de ma propre torpeur… torrieu… maintenant que le bonheur m’a rattrapé, les mots se cachent, me glissent entre les doigts, ils fuient mon clavier… mots coquins va… mots de vent… mots sots, mots sourds, mots fuyants…

alors écrire quand même, écrire pour ne rien dire, écrire comme on respire, écrire comme on chavire, écrire sa vie de bord en bord… écrire pour faire des sons, mais pas pour faire du sens… car le sens se vit, il ne se dit pas… le sens se trouve… et se perd… afin de mieux se retrouver…

sot, intelligent… même combat, même débat, mêmes ébats…… so what ? so so so, solidaritésolide hilarité que de se prendre au sérieux…  I am a so chroniqueur… a soso chroniqueur… un chroniqueur sans SOS… écrire pour faire contact, écrire pour nourrir son blogue, écrire pour partager ses bugs…

et vous qui lisez ces mots, y cherchez-vous seulement quelque chose ? qu’y trouvez-vous ? vous y perdez-vous dans ces jeux de mots en tête à queue, ces mots tordus qui détournent tout de son sens à tionnel…

sans sens, une sot se sent bien… sans sens, un sot se sent intelligent… sans sens, je me sens unique… je me sens so intelligent…

têtes chercheuses… et de cochon…

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chronique dix-neuvième / 4-9-13 (publi-reportage)

voir l’échec comme le début et non comme la fin de la quête,
ne jamais finir d’apprendre,
ne rien tenir pour acquis,
toujours tout remettre en question,
enseigner aux autres ce que l’on sait,
analyser objectivement,
demeurer humble,
respecter la critique constructive,
rendre le crédit à ceux/celles à qui il revient,
prendre des initiatives,
poser les questions difficiles dès le début de la recherche
et aimer ce que l’on fait sinon quitter… 
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en gros, l’attitude idéale du chercheur non ?

pour connaître personnellement quelques-uns des chercheurs impliqués dans ce projet de recherche sur les vertus thérapeutiques de l’ayahuasca en lien avec la toxicomnanie, et de réputation les autres, je peux témoigner de la grande qualité de cette équipe à la base d’un vaste et innovateur projet de recherche… et je suis fier et honoré d’être impliqué à mon humble mesure dans ce projet de recherche unique en son genre…

un projet d’envergure internationale, portant sur le traitement de la toxicomanie, à base de plantes maîtresses issues de l’Amazonie, dont l’ayahuasca constitue l’une des principales… car de nombreux troubles de comportement et problèmes psychologiques, physiologiques et psychiques sont traités depuis des milliers d’années à l’aide de ces plantes… sans parler de la recherche spirituelle fondamentale…

car en effet, une science vieille de plusieurs milliers d’années, traditionnellement transmise par voie orale par les chamanes, commence à être documentée scientifiquement… et c’est pour permettre de rassembler l’équipe initiale de chercheurs que ce projet de financement circule sur le web…

http://www.indiegogo.com/projects/ayahuasca-treatment-outcome-project

la première rencontre se déroulera en octobre, à Takiwasi, à Tarapoto au Pérou… ce centre est dirigé par Jacques Mabit, pionnier du domaine scientifique dans le traitement de la dépendance à base de plantes médicinales…

y convergeront des chercheurs de plusieurs pays, mais aussi des chamanes, des sociologues, psychologues, psychiatres, etc… bref une équipe multidisciplinaire d’une qualité exceptionnelle… en provenance de plus d’une dizaine de pays… des chercheurs oeuvrant en marge des grands organismes subventionnaires, d’où le recours au financiement citoyen, aussi nommé crowdfunding…

pour avoir été formé, intervenir et enseigner dans le domaine de la toxicomanie depuis 25 ans, je suis fier et heureux de constater que les choses avancent lentement mais sûrement, malgré les nombreux détours et obstacles qui se sont présentés sur la route de la reconnaissance de certaines plantes dans le traitement de la toxicomanie…

car si on observe les progrès dans le domaine de la toxicomanie, on ne peut dire que les choses avancent si rapidement… pourtant… il existe des formes de traitement efficaces, qui  ont fait leurs preuves mais qui méritent d’être mieux documentés… ce que ce projet de recherche vise justement à faire…

tous les chercheurs impliqués dans ce projet travaillent sur une base volontaire… ils le font depuis longtemps, avec persévérance, d’où le terme tête de cochon… cette levée de fond ne sert qu’à permettre la rencontre initiale pour démarrer le projet…

alors, pour aussi peu que le prix d’une bière dans un bar, vous aussi pouvez faire partie de la solution, du moins de l’une d’entre elles…

merci de contribuer si vous le pouvez…

dépouillement sonore

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traduction : explique ta colère au lieu de l’exprimer et tu ouvriras immédiatement la porte aux solutions plutôt qu’aux arguments

chère personne qui est venue chez moi pendant mon absence et qui est repartie avec mon Ipod…

lorsque j’ai constaté que tu es parti avec ma précieuse petite boîte à musique, j’ai été choqué, un peu frustré même… et je l’avoue, en ta… pour un bout… quand même, la musique, l’une des choses les plus précieuses dans ma vie… mais après quelques minutes, le feeling a passé et j’ai commencé à voir les choses autrement…

premièrement, je réalise que j’ai un peu couru après car depuis deux ans, je partais toujours d’ici sans barrer les portes, un peu insouciant et en même temps, persuadé que j’étais protégé, et que je ne me ferais jamais volé puisque pratiquement invisible de la route… ah cette chère pensée magique… mais tu m’as réveillé et je t’en remercie…

je te remercie aussi car depuis quelque temps, je ressens un profond besoin de me délester de certaines choses… surtout les choses superflues… trop de choses embrouillent mon quotidien… je ne veux donc que conserver le strict nécessaire… et comme j’ai un ordinateur qui contient toute ma musique, mon Ipod était devenu justement un peu superflu…

alors j’espère sincèrement que tu es financièrement serré et que ce Ipod te servira… que tu réussiras à l’apprécier… qu’il te sera utile, à toi ou à l’un de tes enfants ou amis…

mais en même temps, je sens qu’un air de culpabilité jouera peut-être toujours en arrière plan quand tu utiliseras mon mini jukebox… à moins qu’il ne soit déjà chez le prêteur à gage et les quelques dollars que tu as eu pour déjà dépensés… mais cette partie de l’histoire ne me concerne pas… tu dois vivre avec ta propre conscience, comme moi avec la mienne, et chacun(e) de nous avec la nôtre…

je te remercie aussi car par ton geste, tu m’as fait réalisé l’impact que j’ai causé chez les gens chez qui j’ai volé des choses quand j’étais ado… hé oui moi aussi j’ai péché… mais je ne réalisais pas que ça pouvait affecter des gens…

et de mon côté, je me suis fait peu volé de choses au cours de ma vie et je n’avais jamais réalisé cette drôle de sensation de viol de sa vie privée qu’un simple vol de domicile peut causer… et je me considère chanceux car tu aurais pu partir avec bien d’autres choses… merci de n’avoir pris que le Ipod… et tu aurais pu aussi faire du vandalisme… merci de t’être abstenu…

P.S. je te conseille fortement de ne pas effacer la musique qui se trouve dans mon Ipod car il contient des milliers de chansons formidables, dont certaines quasiment introuvables… bonne écoute… quand même…

P.P.S. ne reviens pas chez-moi pour chercher les quelques autres choses de valeur que tu as aperçues lors de ton dernier passage, je viens d’installer une «super barrure» et mes voisins surveilleront l’endroit pour moi dorénavant… on ne veut surtout pas que tu te fasses prendre hein ? profites-en cette fois-ci, tu t’en tires bien, à part la culpabilité que tu pourrais ressentir… mais contre ça, même le volume au maximum ne fera pas l’affaire…

grosses ptites affaires

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chronique dix-septième / 29-8-13

traduction : les ptites affaires ? les ptits moments ? ils ne sont pas petits

malgré la petitesse qui limite notre regard d’humain(e), l’existence est grande et grandiose… tellement plus vaste que moi, que toi, que vous, que nous… et encore plus grande que ça… tellement vaste que ça nous rentre dedans… si vaste que n’entre pas tout en nous… mais dans toute cette grandiosité, rien de plus grand que l’amour…

car l’amour est immensémment grand, englobant, écoeurant, fondant, déculottant, enveloppant, extravagant, flabbergastant, émerveillant… suffit de s’abandonner, suffit de laisser la vie se vivre, oui, que la vie se vive… que l’amour aime, que l’amour amoure… amor amor amor…

parfois, les temps sont durs, parfois ils sont murs… mais sans pluie, pas d’arc-en-ciel…

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alors grateful for the love, mais tout aussi grateful for the pain… car pas d’omelette sans casser d’oeufs… grateful for the sun mais aussi grateful for the rain… car sans pluie pas d’arc-en-ciel… alors simply grateful… grateful pour le gros package deal…

les colibris, ces oiseaux si menus et petits qui viennent vrombrir dans mes jardins, sont des exemples parfaits de grandiosité contenue dans du petit… les beija flors sont les êtres dotés du plus grand coeur qui soit, toutes proportions gardées s’entend… souvent on les entend davantage qu’on les voit ces ptits oiseaux de bonheur… écoutez…

dans les ptits pots les meilleurs onguents ? pas si ptits qu’ils le semblent ces ptits pots… écoutez…

basta

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chronique seizième / 26-8-13

je démissionne & me remercie moi-même de mes services…

that’s it, I quit… je lâche la job… en fait la job m’a lâché avant que je ne la lâche…

ce week-end j’animais un atelier avec Premo, notre quasi-annuel Wakantanka et Flying Bull… mais tout au long du week-end, mon coeur n’y était pas vraiment, en fait pas tout à fait, pas tout à fait comme avant… j’ai été présent tout au long du week-end, du moins du mieux que j’ai pu, touché par l’humanité de la quinzaine de personnes présentes… attentif aux besoins des gens, sensible aux mouvements du groupe…

tout au long du week-end, j’ai été ému de la complicité entre Premo et moi… fier du notre choix de ne rien préparer à l’avance afin de laisser reposer le «bénéfice du groupe» sur la justesse de la spontanéité… touché par l’apport précieux de nos assistants Ravi et Claire d’eau avec qui nous avons fait bonne équipe, soutenu par la solidarité du quatuor… heureux de la confiance, de la complicité entre nous… mais tout de même… le coeur n’y était plus comme avant…

ça fait presque 25 ans que j’anime des ateliers de toutes sortes, la plupart tournant autour des thèmes du travail émotionnel, des relations sincères et justes, de la méditation et l’introspection… mais je suis arrivé à un point mort dans la dynamique de groupe… je ne sais plus quoi faire dans une salle de groupe… je ne peux plus supporter l’attention, cette présence aux autres, ces attentes… je ne peux et ne veux plus décider pour le monde…

alors j’ai pris la décision d’arrêter d’animer des ateliers de croissance personnelle, dorénavant davantage attiré par la décroissance personnelle, par le dégonflage de qui je suis, par la disparition de mon petit moi, par la récession égonomique…

il me fallait l’annoncer publiquement, tout d’abord aux participant(s) du groupe ce week-end, puis aujourd’hui à vous , le monde… peu importe qui le monde est… mais sûrement vous… vous êtes donc le monde pour moi…

j’annonce cette décision comme le/la fumeur/se qui dit à tout le monde qu’il ou elle arrêtera de fumer le 1er janvier prochain… pour se faire aider à maintenir son intention… en la rendant publique…

mais je ne me fais pas nécessairement confiance vous savez… je pourrais recommencer plus tôt que tard… mais quand même, besoin de crier sur ce toit aujourd’hui que basta, that’s it I quit câlique ! trop fragile en public le chroniqueur animateur… besoin de me cacher derrière mon écran pour un bout de temps, me camoufler derrière mes mots, prendre une distance du vrai monde…

je partageais avec Premo ce besoin d’arrêter d’animer des ateliers, elle qui a fait une annonce similaire il y a une dizaine d’années de cela, en ma compagnie d’ailleurs lors d’un atelier… et elle disait qu’elle avait recommencé mais avec une toute nouvelle attitude de détachement, de laisser faire… et que si ce laisser-faire ne s’était pas manifesté, elle n’aurait pas continuer… mais elle est toujours là, présente, surfant de salle en salle, au Canada, aux USA et en Europe… une inspiration… alors peut-être que bibi aussi, un jour… mais peut-être que non aussi… à suivre…

mais cette pause annoncée publiquement est nécessaire… comme de l’air dans l’eau, qui oxygénise, qui allège, qui permet de mieux respirer, qui fait des bulles…

alors ici, maintenant, à toutes les personnes qui ont pris part à l’un des mes ateliers, que ce soit la AUM, un groupe d’une fin de semaine, une formation Humaniversity, une cérémonie, je dis merci pour votre confiance, votre soutien, de votre courage, votre humanité… par votre confiance, chacun chacune, vous avez contribué à me donner confiance en moi-même, à faire de moi un humain plus humain, à devenir un homme de plus en plus ordinaire, un être ordinairement extra… unique… comme chacun et chacune de vous…

sioux soune…

wow et ouarch, wow quand même

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traduction : j’aimerais mieux avoir l’esprit ouvert par l’émerveillement que fermé par des croyances…

y a un diction anglais qui dit : don’t ask why, don’t ask how, just say wow ! wow plutôt que pourquoi ou comment wow, contraction de why et de how, wow !

car la vie est wow non ?

car constamment, plein de miracles devant nos yeux… tout le temps, sans arrêt…

wow le simple fait que la terre tourne…

wow que ce grand tout se tienne..

wow que 7 milliards d’humains arrivent à vivre ou à survivre chaque jour sur cette belle grosse verte…

wow que chaque matin notre âme retrouve notre corps…

wow le simple fait que l’on aie de l’air à respirer, de l’eau à boire, de la nourriture dans nos assiettes, de la chaleur sur nos corps, des ami(e)s et des amour(e)s à aimer…

wow ! quelle chance on a vous et moi…

et wow aussi que l’on réussisse à se plaindre malgré cette full wowitude…

car on réussit à faire ça vous et moi… à peu près à tous les jours… on se plaint le ventre plein, nous qui vivons dans le plus meilleur pays du monde, dans cet oasis de liberté, d’espace et d’eau potable… se plaindre au paradis, wow quand même non ?

alors se rappeler d’apprécier, d’apprendre à cultiver notre ouverture d’esprit, développer sans cesse notre capacité de s’émerveiller, de s’émouvoir, de voir la vie à travers les yeux d’un enfant… car de la beauté et du mystère, il y a plein devant nous… plein de beauté, de mystère… à nous de cueillir, d’accueillir et de créer… du wow plein les yeux, plein le coeur, plein la tête…

tous ces wow ! et pourtant… en même temps…

en même temps, il y a l’Égypte, la Syrie et les multiples autres lieux de guerre et de conflit… des génocides, des enfants tués aux produits chimiques, les catastrophes telles que celle du Lac Mégantic., ces preachers extrêmistes qui voyagent de par le monde – dont ici au Palais des congrès – pour promouvoir des idées de séparation et de haine envers les femmes… des esprits fermés par des croyances et des intérêts personnels… une tentative de rendre le monde conforme à nos croyances…

maudites croyances à marde… souvent le moteur de nos conflits, petits et grands…

toutes ces abominations qu’on nous présente aux nouvelles, et qu’il faut aussi connaître car c’est la partie ombre de la réalité… ça serait enfantin de se fermer les yeux… car y a des gens qui souffrent aussi… y a un monde à changer out there… y a du ouarch au wow ! car chaque wow amène son ouarch ! chaque wow amène son ouch !  toujours deux côtés à la médaille… et de refuser de voir est inutile… refuser de voir la part d’ombre fera en sorte qu’elle nous assaillera par derrière…

alors garder l’esprit ouvert, effeuiller nos croyances, les empêcher de nous assombrir la boîte à wow ! et en même temps, lucidement voir le monde tel qu’il est… wow et ouarch ! ouach et wow !

et si un how se pose, ça pourrait être celui qui consiste à trouver comment, à notre humble mesure, changer notre petit monde… changer ce ouarch en wow… améliorer ce monde autour de soi, sans nier ces calamités environnantes, de près ou de loin, mais aussi ne pas les laisser assombrir notre sens du wow… notre sac à wow…

wow et ouarch, ouarch et wow !

kapatakan

Capture d’écran 2013-08-19 à 21.39.08chronique quatorzième / 20-8-13

kapatakan signifie «sentier» ou «portage» en montagnais… c’est aussi le surnom du sentier Notre-Dame, longeant le Saguenay sur près de 100 kms, pour se rendre au lac géant et un peu plus loin… vous avez le tracé sur la photo ci-haut… (image tirée du documentaire)

kapatakan part d’une statue géante de Marie surplombant le Fjord du Saguenay à Rivière-Éternité et se termine par une autre statue de Marie à l’Ermitage St-Antoine du Lac Bouchette, 215 kms plus loin… Sainte-Marie priez pour nous heureux marcheurs… un pas à la fois, chaque pas vers la foi…

j’ai marché ce sentier du 1er au 7 juillet 2013, en solo…pour marquer la fin d’une relation et le début d’une nouvelle étape de vie…

j’ai marché avec mes deux pieds, et leurs ampoules, un pas à la fois… des centaines de milliers de pas, mais toujours, qu’un à la fois… un pas, plusieurs fois… plusieurs pas, la même foi…

j’ai marché ma parole, en silence pendant une semaine, avec moi-même et tout mon bagage de vie dans la tête et le coeur, et tout mon bagage de la semaine sur le dos…

j’ai marché avec mes pieds et avec la tête, ma tête pleine de beauté et d’images de nature grandiose… majestueux Fjord…

j’ai marché avec ma tente sur le dos le jour, et moi dans la tente la nuit… libre, libre, libre… sur les bords du Saguenay ou du lac Kénogami, dans un champs ou dans un bois…

j’ai marché un peu, j’ai marché beaucoup, je n’ai que marcher, que marcher… et j’ai encore beaucoup envie de marcher, beaucoup envie, plus envie, marcher plus, marcher beaucoup… marcher plus loin, plus longtemps, pour aller au bout du moi, l’autre bord du moi… moi, marcher, marcher des mois et des mois… encore et encore… car petit pèlerinage quand même que celui-ci… gimme more…

justement, un ami me demandait la semaine dernière quand je raconterais un peu ce pèlerinage en chronique… et ce qui est spontanément monté face à cette question est que je ne savais trop comment en parler…

comme si c’était quelque chose de trop personnel un pèlerinage, trop intime pour le déballer, trop précieux pour sortir les mots de mon baluchon… je ne savais quoi en dire… quoi dire de tous ces pas qui ont foulé le sol ? de tous ces entre pas ? on marche sa parole comme on vole chaque pas à la vie…

et voilà que je reçois hier la bande annonce du documentaire que deux pèlerins – devenus amis en l’espace d’une rencontre – ont tourné fin juin début juillet en marchant eux-mêmes ce pèlerinage, et le filmant, le mettant en images… deux pèlerins que j’ai rencontré à mon arrivée à l’Ermitage au Lac Bouchette…

pour les besoins de la cause, ils m’on interviewé en lien avec ma marche… un petit bout d’entrevue se retrouve dans ce petit bout de film… j’ai passé une journée en leur compagnie, une brève et belle amitié est née… on est d’ailleurs censés se revoir dans les prochaines semaines ici dans les Laurentides… connexion pèlerine…

je n’ai d’ailleurs rencontré qu’une seule autre pèlerine en cours de route à part eux deux… kapatakan, un chemin encore peu fréquenté mais qui – prédiction personnelle – deviendra un gros hit… trop beau… trop près… pour rester caché… en ce sens, merci madame Sylvie Cimon d’avoir eu la vision et l’intuition et l’avoir mené à terme… le projet marche de lui-même…

donc un court bilan, synthétique, concis, atmosphérique, pour boucler la boucle, pour refléter ce qui reste des pas entrepris sur ce rite de passage… mais quoi dire de tous ces pas au juste ? car un pas ne fait que passer, et se fondre dans le prochain, et le prochain, et le prochain… vipassana en action… vipassana sur deux pattes…

quelle liberté de marcher librement, sans attache, la tête tellement pleine d’idées que ça appelle le vide éventuellement…

donc trajet de 215 kms et un peu plus parcouru en une semaine… entre 25 et 35 kms par jour, la dernière journée s’élevant à plus de 50… journée de fou ou la seule fois où les directions n’étaient pas si claires que ça (car il faut le dire, ce sentier est super bien balisé, les directions toujours claires), j’ai marché un 10-12 kms extra au 40 planifiés… trop près de la fin pour arrêter… même si on ne marche pas pour aller quelque part, la destination nous appelle quand même…

d’ailleurs, ce jour-là, au moment où je me rendais compte que je marchais dans la «mauvaise direction», l’idée m’a traversé la tête que je venais de marcher «pour rien»… et je me suis alors demandé ce qu’était marcher «pour quelque chose»… car on marche pour marcher, pas pour arriver quelque part… on marche toujours vers soi… nous sommes le point de départ, nous sommes la destination… un pas à la fois, un pas à la foi…

alors comment ce fut cette belle grande marche me demandez-vous ?

en fait délicieuse… si simple, un pas à la fois, un pas à la foi… ça ramène aux priorités, soit la solidité sur ses deux pieds, un peu d’eau, un peu de bouffe, de l’air frais, un terrain plat et tranquille pour la tente le soir, et boire de la beauté sur la route, voir toute la beauté dans ses propres yeux … le Fjord du Saguenay est vraiment envoûtant… on marche en soi, les yeux ouverts, on marche vers soi, le coeur aussi…

et on marche sa parole, on marche sa vie… un pas à la fois, un pas à la foi…

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lien vers la bande annonce du documentaire en devenir… allez voir…
http://www.christinenaulle au.com/productions-les-ampoules-aux-pieds
en même temps, une campagne de financement… toute aide sera appréciée…

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traduction : je ne sais pas où je m’en vais mais je suis en route…

perles de sagesse

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chronique treizième / 19-8-13

traduction : la connaissance parle mais la sagesse écoute… – Jimi Hendrix

alors écoutez-vous ? entendez-vous ? ce silence qui contient toute la sagesse de l’univers…

donc ce matin, une chronique avare de mots mais pleine de sagesse… pour vous… d’un chroniqueur silencieux, aussi en quête de cette même sagesse…

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Le silence est l’aboutissement suprême du langage et de la conscience. Tout ce que l’on dit ou écrit, tout ce que l’on sait, c’est pour cela, pour cela vraiment : le silence.

~ J.M.G. Le Clézio via Richard T. Chartier