Archives pour la catégorie les chroniques 2.0

victimite hivernale

1911943_10203416591006374_361345540_n2.0 virgule 50 /// 13/3/14

je vous entends d’ici… car moi aussi je suis vous… moi aussi je vous suis… maudit hiver de mars… heu de marde…

mais dans le fond, la marde n’a rien à voir avec l’hiver… mais mars a tout avoir avec l’hiver… la marde a ben plus à voir avec notre mémoire qu’avec l’hiver… car la même neige fin novembre début décembre est fantasmagorique, rappelez-vous… la même neige aux yeux d’un enfant, même en mars, est toujours un pur miracle, un gros watatatow joufflu et touffu comme un flocon !

ben oui je sais, ça fait 4 mois que ça dure l’hiver… ben oui y a neigé pis y a fait frett cet hiver… ben oui nos nerfs sont à boutt… mais là, juste là, maintenant, now now, tusuite, maudit que c’est beau dehors… now now que c’est wow wow… tout blanc, full soleil, pleine lumière… luminothérapie gratisss…

IMG_2167.1

ou calvaire qui s’éternise cet hiver qui agonise, notre choix… car encore et toujours notre choix…

on peut bien menacer d’assomer tous ceux et celles qui brasseront la boule mais on empêchera pas l’hiver de faire sa job d’hiver… on peut endurer les événements, ou les accepter… on peut bitcher tant qu’on veut, mais le printemps arrivera le 21 mars… genre…

alors chers lecteurs/trices des pays du nord, je vous conseille de flusher votre mémoire vive, de mettre vos bottes et vos mitaines, de sortir et d’aller jouer dehors…  ou pas… votre choix of course…

une illusion tout ça, une maudite belle illusion tout blanche tout ça…

IMG_2172.1

402990_10151174511412798_47195097_n

politiconscience

1901134_10152096661873305_1705210383_n2.0 virgule 49 /// 11/3/14

traduction : on ne peut être sélectivement conscient(e)… conscient(e) de notre nourriture, de notre santé, de nos relations – tout sauf de la politique – et nous considérer conscient(e)…
– Marianne WIlliamson

pas plus tard que la semaine dernière, je pestais chroniquement contre le jeu politique, en fait contre la game politique telle qu’on la connait, soit contre le parlage contre, contre le pissage plus loin que, contre la valse obligée des promesses électorales et tutti quanti…

en fait, j’en ai contre le grand jeu de Pinnochio, le jeu des grands nez, contre l’opposition et la partisanerie… dans la même chronique, j’avouais qu’une partie de moi aimerait s’impliquer davantage dans l’action, qu’elle soit politique ou autre… mais que la game politique ne me tente pas, et en même temps, je n’ai pas une feuille de route adéquate, trop de hobbys alternatifs subversifs frôlant l’illégalité à ma fiche… pas seulement des squelettes dans le placard du chroniqueur, de la peau, de la chair et du muscle aussi… et je me demande aussi si c’est au niveau politique que se passe les vraies affaires…

je disais aussi chroniquement que je ne suivrais pas la game politique, mais je dois avouer que la venue de l’homme aux trois initiales – qui sont presque celles du colonel Sanders en passant – est venue rendre la game nettement plus intéressante… surprise surprise !!!

plusieurs d’entre vous, comme moi, nous jouons très cool et cyniques face à la politique… un mécanisme de défense probablement, une façon de ne pas se laisser toucher, une façon de ne pas s’impliquer, de rester sur les lignes de côté et de ne pas trop prendre de risque… on se place au-dessus de la game… pas ce que le monsieur aux 3 lettres, fils de l’autre, fait lui… ne pas prendre de risque… malgré qu’il ait tout ce qu’il désire matériellement parlant… on doit au moins lui donner ça, il prend un risque, même si on est pas d’accord avec tout ce qu’il a fait dans le passé…

dans les quelques chroniques où j’ai jasé politique dans le passé, notamment au sujet de la charte, quelques-un(e)s d’entre vous m’avez clairement exprimer votre préférence pour des digressions qui tournent davantage autour des choses de l’âme et de l’être, ce que l’on pourrait penser que vous considérez vous comme les vraies affairescome on ati, lâche la politique SVP… raconte-nous de belles histoires…

mais si nous et nos ami(e)s et notre entourage, que nous considérons conscient(e)s pour s’être regarder le nombril depuis assez longtemps, ne nous impliquons pas, qui le fera ?  et c’est précisément ce que fait Marianne Williamson, qui tente d’apporter des bribes de conscience au Congrès américain en Californie… http://www.marianne.com/

me semble que c’est une voie courageuse à suivre… me semble qu’il faut qu’il y en ait qui le fasse… me semble qu’il faut arrêter de faire une distinction entre les choses de la poche et celles de l’âme… car on a l’âme dans la poche et la poche dans l’âme… nous sommes faits de chair et de poussière d’étoiles… un pied ici sur la terre, un autre dans les étoiles…

en ce sens, même si l’homme aux 3 lettres ne flirte pas dans les mêmes eaux que Madame Williamson, son apparition (on peut vraiment dire apparition car sa mise en candidature a magiquement réveiller tout le monde) dans la présente campagne apporte quelque chose de frais… et de vrai… contrairement à certain(e)s qui s’impliquent en politique davantage pour se servir dans le bien publique que pour servir le bien publique, the 3 letter man n’y va pas pour piger dans la caisse commune… du cash il en a plein le conglomérat…

alors lecteurs/trices, comme une envie d’utiliser les élections comme toile de fond le chroniqueur, et s’en servir comme un grand canvas sur lequel splasher quelques bribes de couleurs en lien avec cet événement récurrent qui fait souvent sortir le moins beau en nous…

allergopolitiques, encore le temps de quitter le navire…

écouté, le monde

14499_10152217343635743_730579321_n2.0 virgule 48 /// 10/3/14

l’entendez-vous respirer vous aussi ce nouveau monde ?
sentez-vous son haleine dans votre cou ?
sentez-vous sa douce poussée dans votre dos ?

ou vous n’entendez que votre mental qui se décourage ?
ou vous ne suivez que votre moral qui visite les derniers sous-sols de la fin de la queue de l’hiver qui vire, tire et s’étire ? (pas pour vous décourager, mais on nous annonce une tempête ce mercredi 😉
ou êtes-vous ulcéré(e) par le jeu des 1000 miroirs aux promesses qu’obligent les élections ?

je vous comprendrais bien de ne pas entendre ce nouveau monde… mais il est bien présent… il se déploie devant nos yeux, à différents niveaux, selon ce que l’on choisit de voir et de regarder…

car toujours notre choix paraît-il… toujours à nous de choisir où poser notre regard… à moitié vide ou à moitié plein le verre ? beau beau le verre, à moitié vide et à moitié plein… et parfait ainsi… à moitié vide, donc on peut le remplir de nouveau avec de l’eau fraîche… et à moitié plein pour qu’on puisse le boire… encore et encore… vide quand il faut, plein quand de l’eau…

chanceux chanceuses en fait simplement d’avoir une paire d’yeux pour voir ce verre, une bouche pour le boire, des mains pour le tenir et encore plus chanceux chanceuse simplement d’avoir de l’eau dans le verre – même que la moitié si tel est le cas – car ce n’est même pas donné à tous et toutes d’avoir accès à l’eau… et nous qui nous plaignons de la moitié…

en effet, toujours notre choix de voir l’extérieur à soi selon notre bon vouloir, selon ce que l’on veut y voir… même monde, différentes visions…

car dans les faits, en parallèle, tout change pour le mieux et tout devient de plus en plus urgent, aigu, extrême… mieux et pire, pire et mieux, même vieux jeu… le jeu des contradictions, si on le veut ainsi… ou le jeu des complémentarités, si on le peut aussi…

un autre monde est en train de se construire… devant nos yeux, à nous de le voir… et de le croire… pour cela, beaucoup de lucidité est de mise, beaucoup de foi, beaucoup de subtilité est requise… car le plan se déroule exactement tel que prévu… comment pourrait-il en être autrement ? tout à fait impossible… la perfection de l’imperfection se déroule right now dans et devant nos yeux…

une multitude de réalités en nous et devant nous, selon la perspective que l’on adopte… une diversité de scénarios possibles, selon l’interprétation que l’on donne aux choses… tout empire et s’améliore… c’est selon… pire et mieux, mieux et pire, en même temps… si on sort de la comparaison, tout n’est que tel quel ! ni mieux, ni pire…

et pendant ce temps, le nouveau monde, un autre monde, un monde exactement tel qu’il doit être se déploie, devant vous, devant moi… moi dans votre monde, vous dans le mien… le même monde, que l’on porte des yeux sombres ou des yeux lumineux, sur lui… et ce depuis que le monde est monde…

allez bande de rêveurs(ses)… entourez-vous d’amour et de gens juicy et enjoués, pour que tout devienne et redevienne possible… tout, toujours, tout le temps, tout partout, pour tout le monde…

hi ha !

_______
To all the other dreamers out there, don’t ever stop or let the world’s negativity disenchant you or your spirit.  If you surround yourself with love and the right people, anything is possible
…  ~ Adam Green

le grand dérangement, beau réarrangement

1622659_706197139401229_1286739293_n2.0 virgule 46 /// 8/3/14

traduction : être athé(e) est OK, mais rire des religions et tenter de conceptualiser la spiritualité en tant que fausse ou risible n’est pas OK… être Chrétien est OK, mais être homophobe, misogyne, raciste ou se comporter avec haine au nom de la Chrétienneté n’est pas OK… être un rène est OK, mais brusquer et exclure un autre rène simplement parce qu’il a un nez rouge et luisant n’est pas OK…

1794780_10152363673521802_1303566365_n

hier j’ai pris part à un court échange sur FB autour du bien fondé – ou non – de la charte… je sais, je sais, vous êtes tanné(e)s d’entendre parler de cette foutue charte, moi aussi… mais on est mieux de s’habituer, ce n’est pas terminé… on peut la jouer cool et détaché, on peut la jouer ferme et définitif, mais ce débat est un processus, un miroir de nos croyances et de nos préjugés, alors puisque c’est le printemps, faisons-leur prendre l’air…

car au fond, je crois que ce débat public est sain… car même s’il nous tape sur la passoire, ce débat nous permet de se positionner, chacun, chacune, intérieurement face à ces enjeux… en tous cas, il fait sortir le méchant… il fait émerger le moins beau en nous et met à jour certaines ombres…

on parle ici d’enjeux de liberté, de respect, d’acceptation, de vivre ensemble… dans une société en mouvance, en changement rapide, pas fou de rester ouvert(e), curieux, de suivre le courant… je vous invite à visionner ce court et touchant vidéo et on se reparle ensuite OK ?

https://www.youtube.com/watch?v=u4f4OVWtJH0

touchant en effet non ?  ton affectueux, regard humain, discours inclusif et actuel… ça c’est un Québec que j’achète moi… une société québécoise moderne et ouverte… pour tout le monde… pas seulement les vieilles souches… toutes les nouvelles pousses dans ce grand jardin… pour moi, ce vidéo touche au coeur du débat, l’humain, l’humaine, car en fait, il laisse parler le coeur des gens et il s’adresse au coeur des gens… aux gens de coeur… voter avec sa tête peut-être, mais toujours garder son coeur ouvert…

car trop souvent le débat part d’un espace intellectuel, il part d’une peur, ou minimalement d’une crainte, qu’il projette dans l’avenir… et amplifie, dramatise, démonise… la peur de se faire envahir… un peu ironique quand même quand on se rappelle que nos ancêtres, autant anglais que français, ont conquis le territoire de peuples qui vivaient ici bien avant…  la peur du changement, la peur de l’autre, eux et elles, différents de nous, venant d’ailleurs…

surprenant d’ailleurs que l’appui à la charte soit plus important dans les régions, là où il y a très peu de minorités ethniques et religieuses… comme si la représentation que se font les gens des régions de la présence des étrangers ne peut qu’être nourrie par les médias… et devient alors plus menaçante car tournant à vide, dans le vide, et gonflant gonflant… l’imagination est définitivement une arme de création – ou de destruction – massive…  c’est selon…

ce que l’on ne connait pas nous fait peur, nous rend mal à l’aise… naturel et courant… alors allons à la rencontre de ces peurs, pointons leur la lumière de la conscience en plein visage, et allons voir ces gens, car tout n’est toujours qu’une question d’humains, d’humaines… vive l’humainerie…

allons connaître et découvrir ces gens qu’on dit d’ailleurs, comme si nous, étions d’ici… allons savoir ce qui motive certains hommes et certaines femmes à porter ces signes que l’on dit ostentatoires… allons savoir… et avant tout, n’oublions que ce sont des humains comme vous et moi qui portent ces dits signes…

car que des objets, ces objets maléfiques pour certains, pas des sujets de discorde, mais plutôt des opportunités d’échange et de partage, de communication et de communion… pas des armes, ces objets de culte… que des représentations matérielles de valeurs spirituelles importantes pour ceux et celles qui les portent… me semble qu’on a pas besoin d’une loi pour encadrer ça… belle société de droit… mais parfois trop étroite cette société, trop de droite, trop adroite à nier la différence, à vouloir mouler pareil…

en cette journée internationale dédiée aux femmes du monde, permettons de prendre une distance face à nos peurs et nos inconforts et rappelons que nous sommes tous et toutes unis dans cette grande galère, dans cette grande galette… mosaïque humaine qui inclut les valeurs et les traditions de tous et toutes, peu importe notre lieu de naissance… car ultimement, notre lieu de naissance est la planète terre, notre mère à tous et toutes…

_____
pour complémenter cette chronique, je me permets d’inclure ici les mots d’un autre, superbe texte publié sur le site de Québec inclusif :

Le malaise par Guy Coignaud

Une avalanche d’avis d’experts a exprimé clairement, me semble-t-il, que les dispositions controversées du projet de loi 60 étaient contraires aux chartes québécoise et canadienne de même qu’aux conventions internationales auxquelles le Canada a souscrit. C’est pourquoi j’ai appris avec étonnement que certains inconditionnels de la « charte » arguaient maintenant qu’il existerait un droit pour le public à ne pas être mis « mal à l’aise » par la vue d’un employé de l’État portant un symbole dit « religieux ostentatoire ». Ce droit du public aurait, selon eux, priorité sur celui de l’employé à porter un tel symbole. À la suite de cette prétention, j’ai lu avec intérêt des échanges fort savants entre experts, certains prétendant qu’un tel droit existait et d’autres affirmant le contraire.

J’ai de l’empathie pour tous ceux qui souffrent ainsi à la vue de quelqu’un qui porte un symbole dit « religieux ostentatoire ». On parle des employés de l’État, mais j’assume qu’en réalité, il s’agit de tout porteur de tels symboles, car, comment, dans les faits, différencier un employé de l’État d’un autre ? À moins que le lieu de la rencontre joue un rôle dans le déclenchement du phénomène de « malaise ». Et encore là, comment le phénomène peut-il faire la différence entre le fonctionnaire assis derrière le bureau et l’usager dans la salle d’attente ? Et que va-t-il se passer lorsque le fonctionnaire qui se serait conformé aux dispositions de la loi 60, remet son symbole « ostentatoire » avant de rentrer chez lui et que vous le croisez dans le métro ? Le « malaise » va-t-il se manifester ? Il y aurait des études à faire et des expériences à mener !

Un voile sur la tête d’une femme est-il un symbole ostentatoire ? Ma grand-mère paternelle, solide et fière paysanne du Poitou, ne quittait jamais sa maison sans s’être revêtue d’un foulard sur la tête. C’était comme ça ! Je ne l’ai pourtant jamais vue à l’église et encore moins dans un temple, une synagogue ou une mosquée ! Il n’y avait aucun symbole religieux chez elle. Le curé ni aucun autre « ministre » n’y mettait jamais les pieds : elle l’aurait viré de bord assez vite ! Son foulard était-il « ostentatoire » ? Qui décide, et selon quels critères : la couleur, la forme, la longueur, l’origine de la personne qui le porte ?

Le phénomène de « malaise », dont on parle, peut-il s’apparenter à celui ressenti par certains à la vue d’un handicapé ou d’une personne de couleur de peau ou d’orientation sexuelle différente ? C’est une question importante, car si le droit d’être protégé contre l’apparition d’un tel « malaise » devait avoir priorité sur le droit de celui qui porte un « symbole ostentatoire », la porte deviendrait grande ouverte aux demandes de protection contre toute autre source de « malaise » tels que ceux mentionnés.

Je présume que la loi 60 ne toucherait, somme toute, que peu de personnes au Québec, uniquement sur certains lieux de travail et pendant les heures de travail. Le nombre de rencontres « à risque » demeurerait cependant relativement élevé dans la rue, dans le voisinage, au centre d’achat, dans les entreprises privées, les bureaux fédéraux, etc. Si le « malaise » est à ce point grave et étendu qu’il justifie une intervention législative, ne serait-il pas plus sûr, plus universel et plus économique de considérer plutôt un traitement psychologique, individuel ou de groupe ? Un traitement choc du genre : éducation populaire, lutte contre les préjugés, ouverture aux différences. Même en assumant le coût des traitements, il n’est pas sûr que l’État n’y gagnerait pas si l’on pense aux coûts judiciaires qui ne manqueront pas d’être engagés advenant l’adoption du projet de loi dans son intégralité. À entendre les insultes et les abus verbaux dont certaines femmes auraient récemment été les victimes et à lire certains commentaires sur les réseaux sociaux, il y a urgence d’agir. Il y aurait urgence aussi à ce que nos ministres responsables interviennent énergiquement pour calmer le jeu. Mais c’est beaucoup demander à ceux qui ont soufflé sur les braises d’un feu qui couvait depuis trop longtemps, pour allumer la flamme d’une certaine frange de l’électorat.

Guy Coignaud

Guy Coignaud

Français d’origine, Guy Coignaud est établi au Canada depuis 1973. Retraité, il était gestionnaire et chef de projets en ingénierie télécom. Il est résident de Laval.

http://quebecinclusif.org/le-malaise/?fb_action_ids=10152047665204389&fb_action_types=og.likes&fb_source=other_multiline&action_object_map=%5B217821645083587%5D&action_type_map=%5B%22og.likes%22%5D&action_ref_map=%5B%5D

1966710_255242981322782_240232498_n

politirailleries

1795578_728807503837862_202886521_n2.0 virgule 45 /// 7/3/14

êtes-vous aussi excité(e) que moi vous aussi à l’annonce des élections provinciales ?  c’est ce que je pensais… youpilail lou…

un autre mois, que dis-je 40 jours, à entendre toutes sortes de promesses (financées avec notre cash), supporter toutes sortes de discours creux, nous faire menacer de toutes sortes de scénarios apocalyptiques si on vote du mauvais bord, voir toutes sortes de faces sympathiques qui veulent notre bien sur nos poteaux de tour de béBell … une chance que le printemps s’en vient, on va aller jouer dehors et respirer un peu d’air frais pour s’évader, s’en sauver… car s’en sauve qui veut…

câline ! seulement 18 mois depuis les dernières élections provinciales… on avait pas passer une loi pour que ça se fasse aux 4 ans ces affaires-là ?  les élections, c’est comme la grippe qui cogne parfois deux-trois fois en ligne… maudite badluck… comme les otites de nos enfants qui ne lâchent pas, toujours la même otite qui diminue et qui reprend de plus belle… faut être fait fort… et un peu dur d’oreilles…

donc un autre mois à entendre nos futurs – ou anciens – dirigeant(e)s déblatérer contre leurs adversaires, fesser dans les parties (!) adverses, visiter les placards de ses ennemis politiques, nous parler séparation, économie, santé, éducation, alouettes, de millions ici, de milliards là… gros temps de carême à voir nos honorables futurs députés rire de, parler contre, ridiculiser et dénigrer leurs adversaires, pourtant nous sommes tous et toutes concitoyen(ne)s et compatriotes, frères et soeurs au fond dans la grande famille humaine, mais ça on l’oublie…

quel jeu sournois notre système politique actuel, système vieux jeu, passé date, quelle farce plate que ce jeu politique actuel… carburant à la dualité, à la confrontation, la médisance… si au moins on pouvait avoir un système à la proportionnelle, ça inciterait la collaboration… mais semble que les politichiens ne veuillent pas de cet os-là… pourtant, la démocratie est un privilège et on devrait en prendre davantage soin…

parfois, j’aurais envie de m’impliquer dans la vie démocratique moi aussi… pour tenter de faire une différence car me semble qu’on doive tous contribuer… mais je suis disqualifié d’avance… j’ai flirté avec marijeanne à l’occasion, je suis favorable à l’usage des substances psychédéliques pour le traitement de toutes sortes de troubles humains, je médite et fais des om om om parfois, je vais en Amérique du Sud prendre part à des cérémonies d’ayahuasca, je dis ce que je pense… bref, pas politiquement correct le chroniqueur… je possède donc toutes les caractéristiques qui font de moi un candidat impossible… looser d’avance… pourtant pas tout à fait nono socialement le chroniqueur… je vois certaines choses… mais je ne sais pas jouer de ce jeu-là..

je n’ai pas besoin d’inviter de potentiels adversaires politiques pour regarder dans mes shorts, je peux trouver moi-même mes propres crottes politiques… blogueur buggé… viré avant même d’être embauché… et débauché… car en plus de mes lacunes pour la job, je tente le plus possible de tendre vers des solutions, de me remettre en question car je reconnais que j’ai souvent une vision limitée des enjeux publiques… je rêve de travailler avec les autres en autant que c’est possible, de rassembler toutes les idées qui font du sens… même si elles viennent des gens qui sont de l’autre côté de la clôture…

si j’abhore le jeu politique qui favorise la compétition, la médisance, l’abaissement de ses adversaires – na na na na mon père est plus fort que le tien, c’est moi qui fait pipi le plus loin – je trouve les gens qui s’impliquent malgré tout courageux et courageuses, un peu fous et folles en fait…

car quel courage en effet de se mettre la face sur un poster, au grand risque de se faire dessiner une moustache d’Hitler, un bouton sur le nez ou des lunettes pas belles… quel courage de prendre part à des débats publics qui vont à 100 % se terminer dans la controverses et les ostinages… dur dur dur sur l’égo… quel courage que de serrer des mains et d’avoir à écouter les remarques de n’importe qui…

et est-ce que ça fait vraiment une différence ? est-ce que le vrai pouvoir réside encore dans le politique ? les rouges, les bleus ou les verts, même différence ?  est-ce que les dés ne sont pas pipés d’avance car pour être dans la game, faut jouer le jeu, et le jeu n’est pas drôle du tout… un jeu de ptits gars… même les femmes qui s’impliquent en politique doivent jouer à l’homme si elles veulent faire pipi plus loin que les autres… didine à l’air… hockey et politique, sports nationaux…

me semble que la vraie éducation consisterait à démontrer à nos enfants comment négocier avec respects avec les autres, comment travailler ensemble, vraiment ensemble et non pas les uns contre les autres… comment collaborer pour le bien commun, pour mettre nos ressources humaines dans le même panier et travailler ensemble…

décidément, le mois de mars va être rough cette année… carême politique…

pause qui feu

1620387_272277529600823_548502197_n2.0 virgule 44 /// du 5/3/14 au 6/3/14

23 h 45… bing !  le sommeil me pousse hors du lit… bang ! sul’plancher le chroniqueur… bong ! dehors disent les mots…

le chroniqueur veut prendre une pause ? eille pour qui il se prend lui ? c’est qui le boss ici ? l’esclave ou les mots ? il nous tape sul’clavier lui… car on sait bien que ce ne sont pas toujours les écriveux qui décident… jamais oh grand jamais… en fait, on sait bien que ce sont toujours les mots qui le font… décider de se dire !

prenez ce chroniqueur par exemple… dès qu’il dit qu’il va prendre une pause de mots, une pause chronique, pouf !  les mots se poussent pour sortir, les mots lui poussent au cul du sac à mots… reculez en avant, avancez en arrière, on sort, on sort ! pondre chronique avec, ou malgré, ou en dépit, du chroniqueur… car qu’un instrument dans ce processus celui-là… qu’un tapeux sur la touche à mots, qu’un activeur de bribes, qu’un subalterne de la lanterne…

les mots, boss des bécosses because toujours les mots les boss, because toujours mon lapin… toujours les patrons de la page ces mots à dire… les ptits boss de la page blanche, de l’écran vierge, du clavier qui appelle, enwève tape tape tape… écris-nous, pries-nous, on t’en crie… mensonges, fantaisies ou vérité, la grande et la petite, écris… ou la vérité inventée… qu’une autre forme de mensonge ? peu importe, tape sur les touches et non sur nos nerfs…

chronique réservée aux abonné(e)s du blogue car non annoncée sur la face de bouc celle-ci… que pour vous, les vrais(e)s, les durs de durs ou dures de dures de la feuille, de la page, les rough & tough chroniques… vous qui avez pris soin de vous abonner à ces mots à dire, ces mots dits… mes ptits mots bonbons à rien d’autre qu’être lus, vus et oubliés… vite vite vite…

ces mots cachés, ces mots croisés, ces mots discrets et feluettes… mots instantannés, instants de mots tannés de rester pris à travers la gorge du tapeux de mots, des mots jammés dans ses doigts de dames… de deux de pique, de roi de coeur, d’huitres de carreau et de trèfle à quatre feuilles… de palmier… yé !

chroniqueur joker joueur de tours et de mots, éokapoté du clavier, qui écris par en arrière, de reculons, par en avant, les yeux fermés, les doigts pleins de pouces, de mains de maître, des kilomètres de mots couchés sur votre écran… à écrire les yeux fermés mais le coeur ouvert… ou bleu, ou rouge… ptit joe de coeur, jongleur joker de mots inutiles… débiles, faciles mais jamais dociles…

la preuve ? ils me tapent sur les nerfs pour que je vous tape clavier, que je papote dans le vide de la nuit et du super écran blanc de nuit encore soir… écran de soir, écrin de soie… écran de nuit, tout devient blanc…

OK deux minutes avant minuit, deux minutes avant que cet ordinateur ne se transforme en citron, alors presser le jus… sur sur… certain certain… deux minutes avant que cendrier ne redevienne bonne à tout faire, surtout ce que les autres ne veulent pas faire… écrire écrire, et rire et rire… ah et pis fudge, cendrillon s’affranchit de son passé, cendrillon sacre son cadran à la poubelle et sort du temps… minuit maintenant, jamais minuit…

ding dong, sing song, sing along

voici minuit et le soir se transforme en nuit, nuit totale, nuit noire, nuit claire…. pas de lune mais nuit blanche quand même… car dans nos yeux la lune, dans nos pupilles la lumière, dans nos iris la vie… et claque claque les doigts…

OK lecteurs/trices, pré fin de cette petite escapade nocturne rebelle de pause… rebel without a pause…

que des mots, encore des mots, toujours des mots… des mots pour apprécier et tromper le silence qui règne en maître, des mots pour vivre en dehors du temps, pour sortir de ce temps qui passe sur nous et nous arrange le cadran, qui passe nulle part, qui passe partout, par dessus tout… surtout les mots… tchou tchou…

des mots pour la postérité –  postérité, la vérité du derrière ? alors écrire de derrière, écrire du derrière, écrire dans son propre dos, avec des mots hors du cul de sac à mots… écrire pour la postérité mais aussi pour la prospérité car toujours payants des mots à cinq cennes, des mots à 100 piasses… des mots gros brun… des mots de quêteux en quête de tout, en quête de change… de ptit change… pit pit, écris pis change…

OK lecteurs/trice, la fin… qui justifie les moyens… mais pas moyen d’arrêter d’écrire… miroir miroir, dis-moi n’importe quoi… dis moi qu’il fait noir, dis moi killer qui est, tueur de mots… faut que je retourne à la nuit… bonsoir, bonne nuit, il est parti ati… mais vous vous êtes partout tourlou…

00 h 31… the end… for now… la fin, qui liquéfie les moyens

feu

le feu, le feu… qui anime notre passion ne doit pas s’éteindre… le feu, le feu… toujours le feu, tout fou le jeu, tout doux le feu…

pause temps/horaire

1972348_581195975310761_825339649_n

2.0 virgule 43 /// 5/3/14

traduction : il y a des gens qui pourraient lire des milliers de mots de votre part et qui ne vous comprendraient toujours pas… et il y en a d’autres qui comprendraient sans que vous n’en disiez un seul… 

……….

j’ai besoin d’être silencieux pour un moment… des mondes sont en train de se former dans mon coeur… – Maître Eckart

——–

sioux soune baboune…

pousser en dehors de la boîte

1911872_718308511554428_580703929_n2.0 virgule 42 /// 4/3/14

traduction : fuck le système

que ce soit le système social ou que ce soit notre propre système de pensées,  fuck it !

let’s go ! on sort du cadre, on se fait confiance, on marche sa route, seul(e) s’il le faut, sans regarder derrière… on fait à sa tête, on ose avoir du front tout le tour de la tête… on prend une trail encore jamais explorée… on sort d’la track et fuck le GPS !

oui oui oui, aller où l’on ne nous attend pas… aller où on a pas nécessairement la permission… aller voir de l’autre côté du miroir…

car la vie n’est pas seulement ni toujours un long chemin droit et plat menant vers la mort… oh que non ! pas toujours un long fleuve tranquille, ni une autoroute lisse qui glisse clisse… oh que non !  la vie est aussi rock n roll, la vie est aussi sale, collante, suante, puante parfois, jouissante souvent… grosse grosse vie sale, et pleine de vie… salle de vie, salle de bal…

bien sûr, la vie peut être belle, douce et lousse, smooth et coulante, mais elle nous offre inévitablement des bouts plus drus, plus stressants, plus stretchant… alors suffit de les prendre tel quels, de les enfourcher, de les empoigner et de rider la vague… faire face à la musique quand la musique vient à notre rencontre… car it takes two to tango… une balade ou du heavy metal, une valse ou du rock, un opéra ou un hinario… et en avant la musique…

dailytransoformationvialiseravarytraduction : la vie ne consiste pas à arriver jusqu’à notre lit de mort sain et sauf mais plutôt à rouler sur les trottoirs, magané(e), en criant : taba ! quelle ride !  

hi ha…

la vie est toute une holy shit de ride, une scène pour tenter de nouvelles choses, souvent, toujours, tout le temps… une opportunité de croire en ses propres idées, pour ouvrir sa route, tracer son propre chemin… sentir que ce qui est vrai pour soi peut l’être aussi pour tous et toutes, mais aussi pas… mais toujours vrai pour soi tout d’abord… bref, avoir du génie dans tous les sens du terme…

1518584_600480716656453_405278789_o

la vie ? un terrain de pratique pour faire des erreurs, beaucoup d’erreurs, pour apprendre, pour essayer, pour prendre des risques… pour se casser la gueule une fois de temps s’il le faut… car rien comme l’expérience… fais-moi mal la vie la vie la vie… car vaux mieux se la casser avec plaisir de temps en temps que de se la garder belle… la gueule of course

1965051_10152046348607621_1578137021_ntraduction : allez, faites d’intéressantes erreurs, des erreurs surprenantes, faites de glorieuses et de fantastiques erreurs… briser les règles, rendez le monde plus intéressant par votre seule présence…. faites de votre vie une oeuvre d’art… – Neil Gaiman

osons se tenir seul(e) sur notre fil… s’il le faut… car parfois, il le faut…

1902885_10152252668603685_1170734433_n

et toujours faut ce qui faut…

parfois

viaadjigbharti2.0 virgule 41 /// 3/3/14

traduction : une page vide… les mots qui peinent à exprimer… l’inexprimable… et lentement un paragraphe qui commence à prendre forme…

ah écrire…

parfois les mots se bousculent pour sortir, parfois ils se retiennent pour ne rien dire…

parfois les mots apparaissent, parfois pas…

parfois les mots libèrent, parfois ils enferment…

parfois les mots arrivent à dire l’indicible, parfois ils ne tournent qu’autour et nous éloigne de la vérité…

parfois les mots sont bonnes paroles, bene dictions, parfois ils médisent… mal et dictions…

parfois les mots pleuvent, parfois, c’est la sécheresse…

parfois les mots sont la cerise sur le sundae, parfois c’est le dessert…

parfois bla bla bla, parfois……………………….

parfois dire, mais souvent pas…

parfois, par foi, les mots émergent du coeur, parfois, plus froids, ils viennent de la tête…

parfois, parfois, la vie est silencieuse, et rieuse, se riant de qui veut dire… parfois, silence blanc…

parfois une carpe, parfois une pie…

parfois je me demande pourquoi tant de mots, parfois pas… et bla bla bla…

parfois, des mots, bla bla bla, parfois des chants, tra la la la la…

_______
Communiquer suppose aussi des silences, non pour se taire, mais pour laisser un espace à la rencontre des mots… – Jacques Salomé via Élise Ficorilli
_______

voilà… c’est dit… tout est dit…

1908239_10152599293824325_1172868674_ntraduction : les mots que vous prononcez deviennent votre demeure… – Hafiz

alors ma maison, moi je la veux paisible, calme, en nature, en musique, chaleureuse, pleine d’amour et de compassion…

et vous ?