Archives pour la catégorie les chroniques 2.0

aux glands de ce monde

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traduction: si vous pensez que l’environnement est moins important que l’économie, essayez de retenir votre respiration pendant que vous comptez votre argent… – Dr Guy McPherson

ce matin comme une envie de parler aux glands de ce monde… aux glands pâtisseurs de ce monde… à ceux (j’allais dire «et celles» mais peu de celles dans ce gloupe, alors à ceux…)

donc envie de dire – même si vous ne m’entendrez pas car plobablement que for you only money talks –  à ceux qui détruisent la planète pour du faire du cash, toujours plusssss de casssshhhh, à ceux qui exploitent leurs frères et soeurs et qui se foutent des droits humains, qu’il n’y a pas de fin à cette course car la piste – comme la terre – est ronde et pas plate… et revient toujours à soi… vite, ralentissez car vous allez manquer de souffle… ouf ouf pouf pouf pouf…

envie de dire aux glands de la finance qui pensent plofits plofits plofits, more more more, toujours plus de plofits… jusqu’à ce mort s’en suive… mais surtout celles des autres, la mort qui suit I mean… que ces morts vous allourdiront la conscience… et que l’argent, même si c’est vert, ça ne se mange pas, ni se boit…

cashpool

envie de dire aux glands dirigeants de banque, aux CEO aux salaires à beaucoup beaucoup de zéros, aux politiciens conservateurs à droite et adroits à faire passer leur intérêts devant ceux du plus grand nombre que l’argent, c’est pas nécessairement du – bon – temps… que le temps ça n’existe pas vraiment, que la mort est droit devant… alors avant la grande faucheuse, check it out, there is a beautiful – green and blue and white and yellow –  world out there… un monde beau, plein de beau monde… profitez du monde, pas juste de votre cash car un peu crasse le cash… enwèye, crache le cash aux moins munis

envie de dire aux glands de ce monde que notre terrain de jeu de monofolie devient de plus en plus petit et de moins en moins poli… faisons de ce terrain de suckers un jardin fertile nourri à l’imagination, la compassion et au partage… des profits, fruits de vos entrailles… amène tes étrennes et partage partage… allez loue-là cette terre qui ne t’appartient pas toi gland glaçon au portefeuille dur… il n’est pas trop tard…

envie de dire aux glands de Monsanto qui nous poussent leur GMO down the throat… jusqu’à ce que mort s’en suive… à vous nous disons up your ass… et sioux au paradis…

envie de dire aux glands du domaine pétrolier que non vous ne pouvez pas garantir qu’il n’y aura pas de catastrophe environnementale, nous ne vous croyons pas… et vous non plus d’ailleurs… alors avant qu’il ne soit trop tard, pourquoi ne pas penser au soleil, ça pourrait aussi être payant vous savez… et jaune, bien plus beau que brun…

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envie de dire aux magnats de la finances que nous, gagne petits, vous voyons aller et que nous vous laissons aller, mais lorsqu’il n’y aura plus d’argent à faire avec nous, qu’allez-vous faire ? car on sait tous que l’argent pousse dans les arbres, mais les arbres vous les couper tous…

envie de dire aux Monsieurs Vaillancourt et autres petits amis closseurs de gland semin qu’il peuvent bien aller se les faire chauffer sur une plage en Floride ou autre paradis, fiscal ou non, mais qu’ils ne pourront jamais oublier ce qu’il ont fait car le message de leur âme  –  et de leur conscience – finit toujours par émerger au-delà du bruit des basses fléquences et flatulences… alors écoutez glands amis si petits et bas en classe…

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envie de dire aux glands de ce monde que tout ce que l’on partage reste avec nous pour toujours et tout ce que l’on ne donne pas, on le perd à jamais… alors envie de partager glands petits culs rieurs avec nous petites écuelles de moineaux aux coeurs gros ?

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comme une envie de vous dire ce matin, glands messieurs de ce petit petit monde, d’arrêter de courir, après votre queue leu leu, et d’arrêter ce jeu de cash cash car au final, qui perd gagne et vice et versa, et qui veut gagner à tout prix s’y perd assurément à tous plis…  car les premiers seront les deniers, de classe, avec ou sans grâce…

et en terminant, envie de vous dire d’écouter cet homme, l’un des vôtres, qui se démarque de vous avec classe, intelligence et dignité… l’écouterez-vous ? sinon votre conscience risque de vous sonner l’alarme… à l’oeil et au coeur…
https://www.youtube.com/watch?v=CKCvf8E7V1g&feature=youtu.be  

wow wow wow et watatow

264401_377559859021456_2144656741_n2.0 virgule 39 /// 27/2/14

il faut que je le cries : JE SUIS VRAIMENT CONTENT !

je suis flabbergasté, surpris, impressionné, extatique, je suis même en manque de superlatif… car tout est superlatif… presque 200 personnes ont lu ma chronique d’hier… record mondial pour mon blogue… médaille d’wow !  merci merci merci… objectif atteint…

car je n’en avais pas vraiment, d’objectif… donc je l’ai atteint facilement… pas vraiment d’objectif autre que celui d’être lu un peu plus qu’auparavant… le chroniqueur sort de son auparavant derrière lequel il se cachait… je ne sais pas comment mais vous avez été nombreux à trouver ma chronique sur mon blogue hier (j’espère que l’avez trouvée bonne en plus 😉 et l’avoir lue (jusqu’au bout j’espère… ou espère-je ?) mais en tous cas vous l’avez trouvée ! double yé… yé…

car on dira ce que l’on voudra, on écrit pour écrire mais on écrit aussi pour être lu… ceux et celles qui me suivent depuis un bout, vous savez que j’aime écrire… compulsif chronique… mais ces derniers jours, je ressens le vague et surprenant besoin de rejoindre plus de gens… comme une envie de sauter dans plus d’yeux, de toucher plus de coeurs, de faire plisser plus de lèvres de rictus, de jouer avec plus de monde avec mes mots, de faire travailler plus de cérébelums, de vous faire vous poser des questions en plus grand nombre…

et ultimement, que vous soyez plusieurs à ne pas trouver de réponses… de flotter dans une mer d’ouverture… et de curiosité… comme moi…

car j’écris mais je ne sais pas vraiment ce que je dis… avant de l’écrire… je laisse sortir… si je me pose beaucoup de questions, je ne cherche pas vraiment à trouver les réponses qui vont avec… j’aime plutôt que les réponses à de vieilles questions poppent up d’elles-même sans que je ne les attende… vous connaissez le feeling ? vous marchez et tout à coup, Euréka ! quelque chose que vous cherchiez, que vous aviez sur le bout de la langue émergent du fin fond de votre être… sans crier garage… out the door…

ces derniers temps donc, sans vraiment savoir d’où ça vient, comme un grand besoin de rejoindre plus de gens, envie que mes mots se cognent sur autrui… donc je fais des demandes d’amitiés Facebook, je m’offre pour parler 5 minutes à la radio à 5 h 50, je sème des chroniques à tout vent… et je veux même commencer à faire des petits spectacles dans lesquels je lirai mes chroniques – certains frôlent le slam, ont du punch et du beat – du moins c’est que ma douce me dit… petit coming out de la forêt du bois perdu…

ça fait deux ans que j’écris et à l’aube de la sortie de mon recueil de chroniques, comme un besoin chronique d’élargir ma base de lecteurs/trices… à échelle limitée quand même, amis élargir quand même un peu… voir plus large, rejoindre davantage, être lu des deux yeux et avec le coeur par un plus grand nombre… et comme je donne mes mots, c’est clair que c’est pas le profit qui me motive…

mais qu’est-ce qui me motive justement ? pourquoi j’écris ?

encore ici pas vraiment de réponses… davantage comme un élan, comme une poussée… comme une femme enceinte après 9 mois, faut que le bébé sorte… mais faut garder l’eau du bain… la beauté avec l’écriture c’est qu’une fois sortis, les mots vivent d’eux-mêmes… les mots prennent leur propre destinée et font leur chemin… certains dans un cul de sac à mots, d’autres se retrouvent devant et dans les yeux d’un nombre un peu plus grand… et hopefully, touchent le coeur des gens…

se mettre les tripes sur la table implique une part d’exhibitionnisme, mêlé de pudeur, car oh que non, on ne dit pas tout évidemment… mais le seul fait de se dire et s’écrire en dit suffisamment sur soi… peu importe ce qui est dit…

alors chers et chères lecteurs/trices, anciens ou anciennes, nouveaux ou nouvelles, au plaisir de croiser vos yeux, de se rencontrer au coeur des mots et de s’en aller nulle part ensemble… nulle part ailleurs qu’entre ces quelques mots perdus dans le cyberespace…

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‎«L’écriture c’est le cœur qui éclate en silence»  – Christian Bobin

c’est ben trop court

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il y a quelques semaines, j’ai entendu l’appel… non non pas Dieu, ni Jésus ni Osho de l’au-delà, ni Pauline Marois qui me demande d’être candidat aux prochaines élections… et heureusement pas non plus les recherchistes de la Commission Charbonneau (ça aurait fait un bout ben plate dans le téléroman anyway, car à part quelques dizaines de $ non déclarés au fil des ans, rien d’intéressant à déclarer le chroniqueur auditeur)… non j’ai entendu l’appel de Marie-France Bazzo… qui offre à ses auditeurs de jaser 5 minutes avec elle, live et en direct, à 6 h moins 10 (ou 5 h 50 comme disent les français qui parlent beaucoup anglais (salut René)… et ça a fait dring dring j’appelle !

moi qui déteste parler au téléphone depuis toujours, toujours mal à l’aise avec ce bidule à deux bouts qui s’est fait cellulaire avec le temps (et donc qui nous suit partout dorénavant, parfois pas de fil ça attache encore plus qu’avec fil)…

moi qui me terre dans mes terres depuis quelques années, la jouant pas mal low profile et un peu hermite après des années à me mettre la face et le nom sur un poster pour annoncer les divers ateliers et formations que j’animais depuis 20 ans…

j’ai volontairement décidé de parler 5 minutes, ici, à la radio du Canada… mais à heure de petite écoute quand même, faut commencer à son échelle… toujours le fun de se mettre en situation de déséquilibre, de plonger dans l’inconnu… et de faire différent de ce que l’on connaît…

je mentionnais  René (Homier-Roy) tout à l’heure car en tant que lève-tôt chronique, j’ai passé une quinzaine d’années de pré et de post aurores avec lui et sa gang… alors quand Marie-France  et son gloupe ont pris la relève à l’automne, mon coeur d’auditeur était un peu fermé, réticent, pas grand ouvert disons… les oreilles non plus… ça a pris quelques mois à me laisser reconquérir… mais c’est fait maintenant… I joined the Club… des lève-tôt… good morning Montréal

mais mots dits que 5 minutes, c’est court… 5 minutes qui ont tourné surtout autour de mon ptit nom, mon nom d’ati (en passant MF j’apprécie que tu n’aies pas demandé quel était mon vrai prénom… d’ailleurs je ne sais pas si je t’aurais dit que c’était Guy), de mon appréciation de Val-David et de mes levées nocturnes et somnambules parfois en mi-nuit… et de mes pensées pour l’équipe quand ils se préparent pour l’émission… comment fait Annie avec sa tribu ? ses flots se réveillent-ils parfois quand elle se lève ? pis Yves, lui qui travaille jusqu’à 18h, fait-il une sieste le jour ? genre…

alors comme 5 minutes c’est trop court, même trop tôt, et que je n’ai pas dit la moitié de ce que j’aurais voulu dire, chronique de mots écris ici pour dire ce que je n’ai pas eu le temps de dire ce matin aux aurores… et c’est en plein la bonne heure pour le dire… et pour le lire…

ce que j’aurais voulu dire donc ?

si j’avais eu le temps, j’aurais voulu lui dire notamment à Marie-France que la raison principale pour laquelle je me suis offert pour prendre part au Club des lève-tôt est que je tiens un blogue sur lequel j’ai posté plus de 600 chroniques depuis 2 ans et que j’aimerais être lu davantage car moi je trouve que c’est pas mal bon ce qui sort de mes doigts… chroniqueur amateur, mais bon… https://atidion.com/   je viens d’ailleurs de relire le document PDF des 1200 pages que font mes presque 600 chroniques et images réunies et qui seront en vente au printemps, en plus du recueil…

si j’avais eu le temps, je lui aurais dit que je compte en effet lancer un recueil (copie papier) de 108 chroniques bientôt, les best of, choisies par mes lecteurs/trices et le chroniqueur lui-même… donc cette apparition – invisible – de ce matin est le premier et modeste stunt publicitaire très petit budget d’un chroniqueur à tout aussi petit budget d’éditeur qui a comme grande ambition d’auto-éditer et de publier ses chroniques… je meurs d’écrire…

si j’avais eu le temps, je lui aurais dit aussi que je trouve excellente cette idée du Club des lève-tôt, un de mes segments préférés de l’émission en fait… car entre lève-tôt on se comprend n’est-ce pas coqs et coquettes ? comme j’imagine que c’est le cas des couche-tard et des veilleurs et veilleuses de nuit…

StreetArt in Germany

car les lève-tôt forment vraiment un Club… presque une secte en fait… en effet, je ressens une certaine connection, une connection certaine, avec les gens qui s’offrent de partager un 5 minutes de leur vie (dans le noir à ce temps-ci de l’année) à chaque matin de la semaine… chacun chacune apporte sa touche personnelle particulière à l’émission… human interest radiophonique radiocanadien… définitivement, une sorte de secte 😉 dont Marie-France, ne t’en déplaise, tu es la gouroune virtuelle… bientôt en gougounes même peut-être… si Ève se force un peu…

si j’avais eu le temps, je lui aurais dit aussi que d’ici, non non pas la première chaîne, mais de ma forêt de Val-David, je prends un malin plaisir à écouter les bulletins d’Yves Désautels, moi qui n’a plus à se déplacer de par ma vocation de prof virtuel… compassion aux automobilistes en passant… surtout sous les viaducs…

si j’avais eu le temps, je lui aurais dit que j’ai déjà été tout juste derrière elle à l’aéroport de Montréal il y a quelques années dans une file – indienne – d’attente (tu vois MF, to gourounerie se précise) mais que je ne voulais pas la déranger en lui faisant un coucou de fan fini… quand même, on se garde une ptite gêne… mais maintenant, je pourrais lui dire : Salut Marie-France ! c’est moi Ati, membre du Club…

finalement, si j’avais eu le temps, j’aurais voulu lui dire que je la trouve très bonne comme animatrice et félicitation pour votre beau programme et mission, pas parfaite comme animatrice, elle qui mélange les noms, qui oublie souvent des affaires mais qui est tout à fait humaine et spontanée… et que la complicité avec son équipe est contagieuse… une belle grande famille de fous et de folles… join the Club

OK sioux tomorrow gloupe… vers 3 h ? 3 h 30 ? OK un peu plus tard si vous voulez… aux aurores céréales… 5 h 30 donc…

pour entendre l’entrevue :
http://ici.radio-canada.ca/emissions/c_est_pas_trop_tot/2013-2014/
à 21 minutes 15 secondes du début, à 5 h 51 exactement, heure normal de l’est

pour vrai ?

WellDoneStuff.Com2.0 virgule 37 /// 24/2/14

pour plusieurs d’entre nous, les réseaux sociaux sont devenus notre nouveau périscope, notre nouvelle lunette d’approche du monde environnant… notre loupe formante et déformante… d’une réalité à géométrie variable…

si, auparavant, nous n’avions que les médias locaux pour nous faire une tête, journaux, tivi, radio, pour saisir les événements se déroulant dans le monde extérieur, il est dorénavant beaucoup plus facile de varier nos sources… de saisir le monde via différentes antennes…

pas toujours plus objective cette info toutefois, pas toujours plus vraie qu’avant (combien de hoax, d’arnaques et de mensonges intentionnels sur la grande toile d’araignée), mais au moins plus variées comme sources… donc au moins possible de croiser les sources pour arriver à voir plus juste… ou pas…

et sur cette même toile se présentent à nous, non seulement les faits et gestes de nos concitoyen(ne)s, mais aussi des mots d’esprits, certains datant de quelques siècles, des perles de sagesse qui nous renvoient à nous-même, qui nous permettent de se comprendre et de faire du sens dans ce grand pâté chinois… ou de nous mêler encore davantage… des mot de grands sages tels Rumi ou Socrate ou Osho qui nous permettent de mieux vivre notre petit quotidien… de l’onguent sur nos maux d’âme… et un peu de lumière quand la vie se transforme parfois en tunnel…

alors bonne nouvelle, il y a de la vie out there

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traduction: un ami m’a dit qu’il y avait de la vie ailleurs que sur internet… je lui ai demandé de m’envoyer le lien

en effet, la vie passe beaucoup par l’écran désormais… moi-même j’enseigne désormais seulement par internet depuis quelques années… je suis un prof virtuel… je n’existe même pas pour vrai… ça fait des années que je n’ai pas croisé un(e) étudiant(e) en chair et en os… que des étudiant(e)s alphabits… le prof se terre derrière son écran dans ses terres… et ses étudiant(e)s le rejoigne dans son grand espace…

eh oui, la vie passe de plus en plus par l’écran… de moins en moins par celui de la tivi, de plus en plus par celui de notre ordinateur ou de notre téléphone intelligent… mais souvent, plus nos machines sont intelligentes, moins nous avons à l’être… une technologie de fine pointe pour dans bien des cas s’échanger des bitcheries et des photos de minous…  auparavant la pointe fine était elle au bout de nos stylos Bic… ah la vie, la vie !

mais pas seulement du beau et du bon sur nos nouveaux agoras… de plus en plus de débats futiles, d’ostinage, de mesquinerie sur ces nouveaux espaces publics… et sur certains forums, cela se fait anonymement, avec des noms d’artistes

bref, la nature humaine qui se déploie dans toutes ses couleurs, même si parfois ça frôle le brun diarrhée ou le vert vomi… mais on est pas obligés de fréquenter… on peut flusher les ami(e)s dont on ne veut plus subir le bla bla… au moins ça…

avant quand on ne savait pas quelque chose, on cherchait dans le dictionnaire… ou pas et on restait ignorant… désormais quand on ne sait pas quelque chose, on le google… et on devient lentement mais sûrement des ptits joes et joesettes connaissant(e)s, sachant tellement qu’on est encore plus mêlé(e)s qu’avant… plus ça change plus c’est pareil et pas pareil… tout le monde à vos appareils…

mais le simple fait de savoir si une information virtuelle est vraie et fondée ou simple rumeur constitue en soi un exploit… distinguer si une photo est shoppée ou pas est bien difficile à déterminer avec certitude… image image dis moi qui tu es… donc de plus en plus d’info, mais de moins certain(e)s de rien nous les humain(e)s…

personnellement, vivant dans le creux des bois, à temps plein pendant quelques années récemment et encore comme lors des deux dernières semaines, mes fréquentations avec le reste des humain(s) sont surtout virtuelles… à part mes quelques visites au village pour voir mes ami(e)s et mes nouveaux bouts de vie en petite famille quand mon amoureuse vient prendre demeure avec moi avec sa petite princesse… ma perception du monde passe donc pas mal par mon écran… et un peu ici, par la radio du Canada… mais à doses homéopathiques…  ça tombe bien car j’ai peu besoin de ce monde social…

la nature environnante est pour moi le monde ces temps-ci… bien sûr il y a la guerre, bien sûr la famine, bien sûr la charte et autres affaires mondaines… mais ici, le monde est calme, le monde est doux, le monde est pur et blanc… et lent… les oiseaux se remettent à chanter, ça sent le printemps de plus en plus et la renaissance se pointe le bout du nez…

alors lecteurs /trices, surfons et sniffons le monde par le biais de nos écrans, de nos claviers et de nos écrans tactiles, avec nos yeux et nos doigts, mais n’oublions pas d’aller lui toucher à ce monde parfois avec vos mains, d’aller le sentir avec notre nez et notre âme et de le marcher avec nos pieds…

virtuellement et concrètement… s’approcher de la réalité… des diverses réalités…

art: image du haut: welldonestuff.com

le vent qui nous porte, nous emporte et nous emportera

1969243_792951180734565_457358446_n2.0 virgule 36 /// 23/2/14

chronique écrite au son de cette version sublime de la chanson de Noir Désir par Sophie Hunger… comme il y a longtemps que je ne vous ai offert une chronique multimédias mots et musique, écrite (et lue ?) au son de la musique, si ça vous dit, partez ce lien (qui ouvrira dans une autre fenêtre) et on se revoit ici en mots dits écrits tout de suite après (fort possible que vous ayez envie d’écouter plus d’une fois) : http://www.youtube.com/watch?v=AyUp1rnv7rY&app=desktop

traduction :  en vieillissant, tu réaliseras de plus en plus que l’important dans la vie n’est pas ce à quoi tu ressembles ou ce que tu possèdes, mais plutôt la personne que tu es devenue

on court tous et toutes après sa queue, hommes et femmes… car la queue dont on parle ici n’existe pas en tant que telle… qu’une queue imagée, une queue de chien innatrapable… la queue dont on parle ici est le temps, le bonheur, le nirvana, soi-même, la vie, ou son sens, l’inconnu… name it…

en fait, on court et on court mais on ne sait même pas après quoi… on court for the sake of running comme disent les marathoniensla vie comme un grand marathon… et quand c’est trop, on arrête pour un bout, on s’assoit, pour reprendre son souffle, mais rapidement, on repart… ou on s’occupe pour oublier car du surplace trop longtemps, ça ennuie et ça fait peur, ça indispose chose…

cependant, à l’intérieur de nous vit un enfant qui n’a pas vieilli, qui ne vieillira jamais… une âme juvénile…

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et qui se demande ce qui s’est passé…  réalisant que le vent passe et souffle sur nous, sur la vie, que le temps n’est que vent qui nous porte, emporte et emportera… ce temps volatile, impermanent, flowing, coulant dans le grand sablier existentiel… un grain à la fois… un appel à la foi…

un enfant qui n’a pas changé ni vieilli, son âme du moins, car même si le corps et les temps changent, l’âme demeure intact… un enfant dont l’âme est installée à demeure dans le poste d’observation à partir duquel on voit le monde, à partir duquel on observe la vie…

un enfant qui se demande ce qui est arrivé… ce qui est arrivé de toutes ces années qui filent, de tout ce temps qui passe, de tous ces gens qui nous quittent l’un après l’autre… en fait il ne passe pas vraiment le temps qui semble passer car on se retrouve toujours ici, maintenant, à faire du surplace… à courir par en avant pour toujours se maintenir maintenant… tannant le temps… tout le temps maintenant le temps…

pour ça que lorsque l’on voit nos enfants vieillir, notre corps se flétrir sûrement et inévitablement, que l’on voit les choses changer autour, en surface du moins, on ne saisit pas… car notre âme ne vieillit pas… que notre corps… toujours les même yeux, toujours le/la même observateur/trice…

et avec le temps qui ne passe pas mais qui passe quand même, se produit lentement et doucement et imperceptiblement le glissement, le passage du corps vers l’âme… le transfert du permanent vers l’impermanent… ce qu’on appelle parfois la maturité… avec parfois la peur de l’inconnu et de la mort qui émerge…

alors ?

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traduction : vivez une bonne et honorable vie… alors quand tu vieilliras et te remémoreras, vous pourrez en apprécier chaque seconde… – le 14ème Dalaï Lama

car il semble bel et bien y avoir une justice en ce dit monde… on a beau courir après l’argent et la gloire et la jeunesse, chaque soir, on se rencontre de nouveau, on revient à la maison, on se dénude du superflu et on retrouve le résultat de ses pensées, de ses actions, de ses réalisations…

et plus la vie passe, plus on mesure la qualité de ce que l’on semé tout au long de sa vie… c’est ce avec on s’assoit quand on prend le temps de s’arrêter, ce avec quoi on se couche à chaque soir…

et on peut courir par en avant tant qu’on veut, vient un moment où nos jambes ne supportent plus la cadence, ou notre coeur s’alourdit, vient un temps ou les masques tombent – bien ou mal – et là on réalise… un temps, un moment où l’on se rencontre face à face, âme à âme… et ce moment vient graduellement avec le temps qui passe… sans vraiment jamais passer…

alors lecteurs/trices, je vous souhaite de vous arrêter un peu, du moins de ralentir, et de vous rencontrer, de vous pendre dans vos bras et de vous retrouver… enfant, maintenant…

le temps nous porte, nous emporte et nous a emporté jusqu’ici… bon vent et bien aimé…

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… the answer my friend is blowing in the wind, the answer is blowing in the wind…
tra la la tra la lère…

inventer Dieu

1926900_807724085907694_1587708471_n2.0 virgule 35 /// 22/2/14

traduction : notre idée de Dieu nous en dit davantage sur nous que sur Lui… – Thomas Merton

ces quelques mots de Merton disent tout… Merton ne dit pas si Dieu existe ou pas, de toute façon c’est secondaire… quand on vit en nature, on le sait que Dieu existe car la nature est un temple, un miracle…

1010189_10152251487073665_613154760_nen hiver aussi d’ailleurs…

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toujours un miracle out there, chaque matin on retrouve la création, re création… quelle superbe grande cour de récréation… oh wow ! un rayon qui sort…

alors trève de discussion autour de la présence ou de l’absence de Dieu, car la plupart du temps, qu’obstination, que querelles, que guéguerres et que guerres… tuer au nom de Dieu ? définitivement out…

car au fond, personne ne connaît personnellement le grand Boss… ou la grande Bosse, c’est selon… bien sûr, certains le voient en Jésus ou en son père, d’autres en Mahomet ou en Bouddha, d’autres ne le voit nulle part, et d’autres encore le voient partout… vision ou hallucination ?

quelle beau fantasme de penser que Dieu nous a créé(e)s à son image… évidemment le contraire semble beaucoup plus vraisemblable… et pas toujours flatteur pour lui… ou elle…

toujours dans nos yeux cette vision de Dieu, toujours dans notre coeur cet amour de Dieu, toujours dans notre tête cette idée de Dieu…

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moi quand je vois ceci

1555356_627703647266285_717341131_nje n’ai aucun doute, Dieu existe… in here et out there

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No matter what God or doctrine you believe in,  if you become attached to it, your belief will be based more or less on a self-centered idea…  ~ Shunryu Suzuki via Deva Niseema

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« Dès que la religion s’organise, elle devient de la politique.

C’est pourquoi la religion ne devrait absolument pas être organisée : elle devrait rester la quête privée, personnelle et intime de chacun.

Il faut au moins qu’il reste à l’individu quelques aspects de la vie où il soit totalement libre, sans personne qui décide pour lui, où il puisse ouvrir ses ailes comme un aigle et voler à la rencontre du soleil – pas de chaînes, pas de liens, pas d’entraves.

La religion ne fleurit que dans un coeur absolument libre de toute doctrine, de toute croyance, de toute église, de toute mosquée.

J’aimerais que le monde entier soit religieux, spirituel mais pas chrétien, pas catholique, pas hindou, pas musulman.

Être simplement religieux, c’est assez. »

– Osho via Renato Teixeira de Freitas

réalités simultanées

IMG_21702.0 virgule 34 /// 21/2/14

ça c’est ma journée d’hier ici… soleil jaune soleil sur bleu ciel avec en toile de fond un blanc neige ultra blanc, le calme partout autour, le printemps qui nous flirte à tour de bras… et ça marche, séduit le marcheur et sa chienne… eh oui, comme l’an passé, je babysit (dogsit ?) la chienne d’une amie, non pas la même, une autre chienne, une autre amie… et en bon maître, quand on a un chien, on marche à tous les jours, alors c’est reparti ma tite chienne…

et hier, en marchant, je me disais, entre deux pas, que pendant que moi je marche ici sur une route où l’on ne croise qu’une ou deux autos à l’heure, full gratitude envers l’existence by the way, des gens en Ukraine sont pris dans une sorte de guerre civile… à deux pas du festival des médailles de toutes sortes de métaux…

et je me demandais, entre deux pas, non pas les mêmes, d’autres pas, pourquoi je me sentais plus concerné par ce qui se passe en Ukraine que par ce qui se passe en Centre Afrique ou en Syrie, ou en Afghanistan ou en Irak ou ailleurs où ça brasse… même si ces aures conflits ne me laissent pas indifférent…

mais pourquoi plus touché par l’Ukraine ? parce que plus médiatisé ? parce que plus dans l’actualité à cause des Olympiques ? parce que plus semblables à moi les Ukrainiens que les Centre Africains et les Syriens ? car au bout du compte, un conflit c’est un conflit, et des morts des morts… tant de misère humaine, pendant que nous ici, tout mou, tout doux…

je me disais, comme ça, pendant que la chienne faisait ses ptits besoins de chienne, non pas un numéro 2, juste un numéro 1, donc pas entre deux pas cette fois, au garde à vous, je pensais qu’il existe simultanément au moins 7 000 000 000 de réalités humaines en ce moment-même… certaines tragiques et dramatiques, comme l’Ukraine, d’autres, calme et paisible, comme la mienne… certaines humaines, d’autres végétales, animales, minérales… mais toutes des manifestations de la même vie, toutes des expressions d’une même énergie…

et probablement qu’il n’y a pas de réponses à mes petits questionnements existentiels relatifs au grand mystère de la vie… on nous a confié un rôle à jouer, rôle qui changera au fil du temps, et notre job est de jouer ce rôle du mieux que l’on peut, avec la plus de conscience qu’on peut déployer, avec totalité, dignité, sincérité… que ça soit sous les tirs de snippers dans une manifestation en Ukraine ou sur une route déserte de Val-David en promenant la chienne d’une amie, non pas celle-là, celle-ci, chienne et amie…

multiples et différentes réalités, certaines plus complexes et intenses, certaines plus simples et plus flowing que d’autres… alors sans se sentir coupable surtout de l’avoir facile en ce moment, car ça ne changerait rien aux multiples conflits qui parsèment la planète, tout de même se sentir responsable, se sentir présent, se sentir humain à ceux et celles pris au centre de ces conflits… ce qu’on appelle habituellement la compassion, thème de la chronique d’hier…

comme l’affiche de ma chronique d’hier l’indiquait d’ailleurs (et que je reposte à la fin de cette chronique), le destin de chacun chacune est lié à celui des autres, de chacun et chacune des autres… alors eux et elles en Ukraine et ailleurs ? moi aussi… vous ? moi aussi… moi ?  vous aussi ?  les gens qu’on méprise et qui nous lèvent le coeur ?  eh oui, nous aussi… même et unique réalité… tous et toutes dans le même bain… eau chaude eau froide…

nous sommes tous et toutes distincts, tous et toutes légèrement différents, chacun chacune son histoire qui l’a mené ici, mais simultanément, chacun chacune partageons cette grande destinée humaine…

chacun chacune cherchons le bonheur, chacun chacune voulons ce qui est mieux pour soi et les autres, chacun chacune ne faisons que passer ici, en laissant des traces de notre passage, hopefully le moins possible et les plus chaleureuses qu’elles peuvent être…

alors pour de nouveau me référer à la chronique d’hier, quel meilleur moyen de terminer en postant de nouveau l’image de clôture d’hier… semons de l’amour autour de nous, prenons soin les un(e)s des autres, c’est tout ce que nous pouvons faire en ce moment pour aider et soutenir le reste du monde, nos frères et soeurs qui vivent du plus dur que nous qui vivons du tout mou...

c’est ce que je vous souhaite en ce vendredi mou et de gadou…

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la compassion est douloureuse… quand vous vous sentez en lien avec tout, vous vous sentez également responsable pour tout… et vous ne pouvez pas retourner en arrière… votre destin est lié à celui des autres… vous devez apprendre soit à porter l’univers ou à être écrasé par cet univers… vous devez devenir suffisamment fort(e) pour aimer le monde, et en même temps assez détaché(e) pour embrasser ses pires horreurs…  – Andrew Boyd

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compassion douloureuse et libératrice

1661623_10151938649422499_521526488_n2.0 virgule 33 /// 20/2/14

traduction : la compassion est douloureuse… quand vous vous sentez en lien avec tout, vous vous sentez également responsable pour tout… et vous ne pouvez pas retourner en arrière… votre destin est lié à celui des autres… vous devez apprendre soit à porter l’univers ou à être écrasé par cet univers… vous devez devenir suffisamment fort(e) pour aimer le monde, et en même temps assez détaché(e) pour embrasser ses pires horreurs…  – Andrew Boyd

cette citation rejoint en moi quelque chose que je ressens depuis longtemps…

en fait, souvent je me demande comment je peux être heureux quand toute cette horreur prend place dans le monde: la Syrie, l’Irak, la Palestine et Israel, plusieurs pays d’Afrique et du Moyen-Orient, les droits humains en Chine, sans oublier l’Ukraine ces jours-ci…

et nous ne sommes pas en reste ici dans le plus meilleur pays du monde avec la misère de plusieurs de nos concitoyen(ne)s, les meurtres passionnels, le sort qu’on réserve à certaines premières nations, les sans-abris qui se les gèlent, les enfants abusés et négligés… et j’en passe mais vous voyez ce que je veux dire…

alors comment réussir à apprécier sa chance, son bonheur, cultiver sa gratitude, manger à sa faim, quand toute cette misère est aussi présente sur cette même grosse boule que nous partageons ? apprécier mon petit monde dans ce plus grand ?

car si nous sommes le moindrement ouvert(e), toute cette misère nous atteint, tout cette misère vit en nous aussi… la misère du monde est ma misère à moi aussi… gros package deal que cette existence… pas de limite entre bibi et le monde… en fait, rien n’est séparé du tout… tout est dans tout, Raoul nous le disait il y a longtemps déjà… donc si je suis sensible à ce qui se passe en moi, je suis sensible à tout ce qui vit hors de moi, autant le beau ptit rose bonbon que le gros noir lourd et sombre… si on accepte les fleurs, on doit accepter le pot dans lequel elles viennent…

tout un défi de rester ouvert et sensible au beau, au grand, au magnifique et, en même temps, ne pas être submergé(e) par la misère humaine… car la misère est toujours humaine… et comment voir la beauté du monde quand en même temps, on voit le sort que l’on réserve à la nature, autant humaine qu’environnementale ?

comment garder le coeur ouvert et l’âme en paix avec les risques que ça comporte ?  comment conserver un regard plein de compassion sur le monde et ses locataires sans juger ni chercher la faute ? et que faire ? pas simple…

ce monde est mon monde, notre monde, il m’appartient, il nous appartient… et je lui appartiens, et nous lui appartenons… pour le meilleur et pour le pire… pour le meilleur et pour le dire… en même temps, que puis-je faire pour changer ce monde ? il est grand ce monde… et complexe… et pas mal fou aussi…

certain(s) parmi vous avez peut-être tiqué sur le terme responsable dans la citationquoi ? moi responsable pour le monde entier ?  no way 

mais je crois qu’on doive prendre le terme responsable davantage comme une habileté à répondre (response/ability) que dans le strict sens catholique du terme à forte saveur de culpabilité… merci Jésus mais je ne te dois rien et je vais prendre ma part de responsabilité et te laisser la tienne… pas envie de payer pour l’éternité… donc être responsable comme dans «habile pour répondre» plutôt que de réagir mécaniquement… et de juger les autres et se dire que le monde est fou…

oui le monde est fou… mais nous sommes tous et chacun de ce monde, dans ce monde, ce monde, nous en faisons partie, et ce monde fait partie de nous… tous et toutes un peu fous et folles, et fofolles…

alors chers et chères ami(e)s, qu’en fait-on de ce monde ? quand fait-on ce monde dont nous rêvons temps ? ce monde, mon monde, notre monde… à faire et à refaire…

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traduction : chaque geste d’amour élève la vibration de toute l’énergie du multivers…

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en terminant, je tiens à saluer les gens à qui j’ai lancé une invitation FB hier et qui l’ont acceptée… bienvenue dans mon petit monde, heureux désormais de faire partie du vôtre aussi… notre destin est devenu commun… mon monde, notre monde…

sauter à l’eau et jouer avec le feu

IMGP02412.0 virgule 32 /// 19/2/14

OK, pause chronique… le site de sociofinancement (crowdfunding à Beijing darling) est bien enclenché, il ne reste qu’à trouver une photo et arrimer le blogue… le financement se fera avec yoyomolo finalement (à cause du nom principalement – yoyomolo, pas sérieux et sympathique – un yoyo, ça va et ça vient, et avec mollo impossible de stresser)… ça sera mis en ligne bientôt, je vous en reparle évidemment…

l’idée consiste à m’arranger pour pré-vendre un certain nombre de recueils, pour aider à défrayer en partie les coûts d’impression, le gros de l’investissement à part le temps… on verra bien… in god we learn to trust…

mais le niveau de stress est modéré… au pire ça sera une expérience enrichissante qui me coûtera quelques bidous et ça m’apprendra encore de nouvelles choses…  au pire, je me brûle un peu le d’ssous des pieds… d’ailleurs lorsqu’on marche sur le feu, une fois parti, on n’arrête pas, sinon qui y marche s’y brûle… et comme c’est parti avec ce projet de livre, on continue…

ce matin, je parlais de plongeon et en fouinant dans mes photos cet après-midi, je trouve cette photo de marche sur le feu d’il y a quelques années… rituel de dépassement unique dont je me souviens très bien et que je trouve en quelque sorte complémentaire au plongeon, eau et feu, marcher et plonger… en embarquant dans ce projet de recueil, je me mets les pieds dedans et je risque de me brûler un peu, sinon les pieds du moins un peu les doigts… et le coeur…

plaisant pour moi de partager avec vous cette aventure de publication en auto-édition… tout est nouveau pour moi… vers vert le chroniqueur wannabee éditeur… je ne sais pas si c’est le cas, mais peut-être que ça peut donner le goût à certain(e)s, je l’espère bien… car si je peux le faire, à peu près n’importe qui le peut aussi… et je crois ne pas être seul à vouloir écrire un livre right ?… sauf que dans nos rêves, on ne fantasme pas trop sur le mise en marché… mais comme je dis, une expérience enrichissante…

alors chers et chères lecteurs/trices – et peut-être futur(e)s écrivain(e)s – c’est en mouvement ce projet de livre… si vous me lisez régulièrement, vous aurez été impliqué(e) dans mon aventure, qui devient ainsi en quelque sorte notre aventure… en espérant que vous aurez aussi envie de vous procurer un recueil, car il y a beaucoup beaucoup d’amour là-dedans…

tiens je saisis la balle au bond, à l’instant un ami m’envoie ce texte et cette photo en m’invitant à sauter, alors voilà le saut pour clore ce petit bout de vie… merci Sam…

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Tous et chacun, veulent réussir leur vie. Nous voulons laisser notre marque sur cette magnifique planète. Chaque personne est un génie en devenir. En devenir, car pour se réaliser, il faut façonner notre esprit comme une œuvre d`art. Cela prend du temps, de la détermination et un esprit visionnaire. Cette force créatrice qui est en nous, cherche toujours à se dépasser. Elle cherche toujours, à apprendre, à comprendre, et à grandir spirituellement, tel un arbre…     – Melki Rish

1 2 3 go / 3 2 1 zéro

i182.0 virgule 31 /// 19/2/14

ça y est je plonge, je me lance… I go for it… 1 2 3 go !  ou 3 2 1 zéro plutôt ?

drôle quand même que certain(e)s sautent en comptant par en avant, alors que d’autres avancent de reculons… est-ce qu’on saute comme on vit ? soit en comptant le temps qui avance, soit en comptant le temps qui reste… une autre inutile question existentielle de chroniqueur, of course… mais la question se pose, même si aucune réponse ne s’impose…

peu importe que ça passe par 1 2 3 go ou au contraire 3 2 1 zéro, trop tard, moi je saute… en fait sans m’en rendre compte avant maintenant, j’ai déjà sauté… et je le suis aussi un peu, sauté…

en passant c’est moi en chair (de poule ?) et en os (de poulet ?) sur la photo… prise il y a quelques années, aux Chutes Archambault du centre d’interprétation de la nature de l’UQAM au Lac Supérieur… superbe endroit en passant, si vous ne connaissez pas, allez découvrir à la fonte des glaces… quand même faut calculer ses risques !

pendant des années, à chaque fois que j’animais un groupe à l’auberge du Lac Carré, j’amenais les participant(e)s y sauter, de préférences aux aurores… et j’étais toujours le premier à sauter… et à chaque fois, il avait la chienne le ptit poulet… chicken va, le chroniqueur… mais il sautait quand même…

il sautait quand même… un peu par fierté, un peu par orgueil, un peu par intrépidité… un peu par plaisir de dépasser ses limites et beaucoup tout simplement parce que, sans raison précise autre que de sauter… pourquoi ? parce que… parce que les chutes appellent, parce que les risques stimulent, parce que la vie est ici, grande et ouverte devant nous, parce que la vie va, pousse, avance… et on veut suivre, on veut vivre…

il sautait quand même le pas encore chroniqueur comme saute maintenant le chroniqueur chronique avec ce projet de recueil…

il sautait quand même malgré la chienne… car cette chienne provoque et confronte et requiert en même temps de l’audace et du dépassement de soi… la chienne appelle la peur et en même temps le courage… la crainte et en même temps la confiance… poivre et sel, sweet and sour… et la chienne donne vie à tout plein de beaux petits chiots…

faut être un peu fou (et folle aussi, pas de discrimination) pour entreprendre des projets plus grands que soi… comme mon amie Charu qui a acheté l’ex-Ermitage pour fonder Kio-o… comme mon ami Ben qui déménageait hier dans sa nouvelle résidence… comme des politiciens – et ciennes – qui décident de se lancer dans une campagne électorale… comme les artistes qui décident de faire un album, une exposition, une tournée… comme la plupart d’entre vous et moi, humains et humaines,  finalement qui prenons des risques…

pour moi, c’est de me taper des milliers de pages de révision, après les avoir écrites pendant quelques années auparavant… puis des heures et des heures à les mettre en page, à les peaufiner, les lire et à les relire, et relire et relire, et vider ma tirelire pour les faire imprimer et espérer que ça pogne, que ça morde, que ça accroche auprès de vous, lecteurs/trices… en espérant que ça suscite votre intérêt… intéressant processus…

car quiconque entreprend un projet quelqu’il soit aura besoin du soutien des autres… en fait, quand on prend un risque, on réalise que l’on a toujours besoin des autres… de leur soutien, de leur confiance, de leur feedback, de leur encouragement… même si on le fait principalement pour soi, mû par une motivation interne, on le fait aussi pour et avec les autres…

évidemment, je ne suis pas le seul dans cette situation mais puisque moi c’est moi et toi c’est toi, mon risque à moi se vit de l’intérieur… excitant… beaucoup beaucoup de travail et de jeu, mais excitant…

donc depuis quelques mois, parallèlement à mon travail de prof et à ma vie de famille à temps partiel, lire lire lire, relire relire relire… jusqu’au délire… toujours les mêmes mots, des centaines de milliers de mots à écrire, ré-écrire, lire, relire, pétrir, polir (soupir)… jusqu’à ce que ça soit parfait, ce que ça ne sera jamais, parfait, mais au moins à mon goût… parfaitement imparfait… jamais contente hein perfection ? parfait quand même…

en réalisant ce processus de création, j’ai beaucoup de respect pour tous ceux et celles qui mènent leur projet à terme, quel qu’il soit… athlètes olympiques, gens d’affaires, inventeurs, artistes, name it… bravo pour votre persévérance, votre audace, votre capacité de jouer le tout pour le tout, d’aller au bout de votre rêve… ça prend de la vision, du cran (jamais vraiment su ce que c’est du cran mais ça sonne bien), de la détermination, un peu d’entêtement et pas mal de folie aussi…

faire ce en quoi on croit, faire ce qui nous allume, c’est faire ce que doit… c’est faire plus grand que soi… trouver sa mission de vie – pour un temps du moins car on peut être multi missions –  et la mener à terme, du moins entreprendre le processus et voir où ça mène, et mènera… car ça mène toujours plus loin en nous… toujours à nous…

prochaine étape ?

parallèlement à l’édition de la version papier et des 2 formats PDF, la conceptualisation et la mise en ondes de la campagne de sociofinancement… j’entreprends ça aujourd’hui…  jamais fait ça… je vous en reparle… si vous voulez sauter avec moi, ça sera pour bientôt et ça se fera par ce biais…

alors 1 2 3 go / 3 2 1 zéro… ati à l’eau, allo le monde…