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Zérolympique

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je le voudrais bien mais non, impossible, je ne suis pas du tout excité ni enthousiasmé par ces jeux de Scotch tape… heu, Scotchi… des jeux Olympiques dans une station balnéaire, faut le faire quand même !

non je ne suivrai pas ces jeux d’hiver… anyway, pas de tivi le chroniqueur, mais ne suivrai pas non plus ni sur le web, ni sur papier… juste pas dedans… j’achète pas… trop funky… en fait jamais dedans pour ce gros show de boucane sportive qui revient aux 2 ans en alternant l’été et l’hiver… non je ne regarderai pas les compétitions, ni ne verrai les exploits sportifs, ni ne suivrai le classement de médailles… fiertés nationales douteuses…

non le gouvernement russe ne m’impressionne pas en ayant réussi à obtenir ces jeux… y a de quoi de trop forcé dans l’affaire, ça ne sent pas bon si vous voulez mon avis… trop de scandales, trop de maquillage et de magouillage et de grenouillage politique…

cette grosse business qui est une bonne affaire (pour certains) de milliards de $$$, plus de 51 000 000 000 qu’ils disent… la provenance de la plupart de ceux-ci sent d’ailleurs plutôt mauvais… le tiers des sommes auraient été détournées apparamment… ça va prendre une commission Charbeaunoski pour faire le ménage…

une trop grosse business les jeux, commanditée par McDonald et Coke et autres grosses multinationales… une grosse business qui fabrique des dizaines de loosers pour chaque winner qu’elle couronne… même les deuxième et troisième finissent quand même déçus…

l’important n’est pas de gagner mais de participer ? mon oeil, personne n’achète ça franchement… l’important c’est l’or… on gagne l’or et on se barre… même l’argent et le bronze sont des prix de consolation… appelons au moins les choses par leur nom pour tout l’or du monde…

non non non, fuck les jeux ! car il n’y a aucun jeu dans cette grosse business… que du plus que sérieux… que de la grosse bizniss… du chaud bizniss…

je dis non à ces jeux qui encouragent la compétition et le dépassement de soi, mais surtout le dépassement des autres… des jeux qu’on dit amateurs mais dont la principale activité est la compétition de hockey bourrée de pros millionnaires…  l’important c’est de participer vraiment ? on s’en reparlera quand le Canada se fera lavé par les Tchèques ou les Suédois…

non à ces jeux voulus et obtenus de force de caractère par un dinosaure facho et macho qui porte le nom d’un plat de patates avec de la sauce brune et du fromage squick quick… pas sérieux quand même… le Tsar Vladimir premier, l’ancien dirigeant du KGB, qui en a fait un projet personnel plus que national… et il l’a poussé dans la gorge des citoyens russes qui n’y ont vu que du feu… ça va prendre de la vodka pour éteindre le feu, ou y jeter de l’huile…

vraiment, gros gros non à ce projet réalisé de force en expatriant des citoyens russes, en construisant des installations qui ne serviront que quelques jours et qui iront rejoindre le stade Olympique de Montréal dans les temples de la déchéance des 5 anneaux aussitôt que les jeux seront terminés… peut-être même avant…

je ne peux être enthousiaste pour un projet qui suscite menaces de terrorisme de la part de groupes extrémistes issus de nations autonomistes locales trop souvent réprimées et forcées de se taire… la main de fer russe a frappé fort… cette région du monde est une poudrière en bonne partie à cause de l’attitude belliqueuse du gouvernement russe face aux diverses minorités de la région : Tchétchénie, Ossétie du Nord et du Sud, Abkhazie, Alléluia… me semble que c’est risqué… même avec la présence d’un policier pour 10 personnes pendant les JO…

en ce sens, pour comprendre la complexité de la situation sociopolitique du Caucase,  un excellent documentaire préparé par Le Monde, 3 minutes pour saisir les grandes lignes des enjeux qui animent la région:
http://www.lemonde.fr/jeux-olympiques/video/2014/02/04/jo-de-sotchi-comprendre-la-situation-dans-le-caucase-en-3-minutes_4357843_1616891.html  

non vraiment, je vous le dis, ces jeux sentent mauvais… et avec le nez que j’ai, je sais de quoi je parle… je ne souhaite sincèrement pas qu’il arrive quoi que ce soit à personne, mais à force de réprimer les peuples aux revendications autonomistes de la région comme l’a fait l’ex-chef du KGB, faut que ça sorte à quelque part… prions pour que tout soit OK…

malgré mon discours rabat-joie anti-JO (moi qui pourfendais ces mêmes rabat-joie dans ma chronique précédente, ah ces chroniqueurs !), je retiens quelques points positifs de ces jeux pour ne pas scrapper votre journée complètement si vous êtes fan:

les trois soeurs Dufour-Lapointe qui prendront part au jeux en famille, ça serait tellement formidable qu’elles monopolisent un podium non ?

les 7 doigts de la main de Montréal qui ont participé aux cérémonies d’ouverture hier…

la participation d’une équipe de bobsleight jamaïcaine… quelle belle folie !

bravo à tous ces drapeaux arc-en-ciel qui flottent sur les bâtiments officiels dans le monde pour protester contre la loi homophobe russe… vraiment un dinosaure ce roi de la patate…

et finalement toute mon admiration pour l’effort et les sacrifices de tous ces athlètes amateurs qui ont trimmé dur pendant des années pour s’y rendre… je salue leur courage et leur persévérance en espérant sincèrement qu’ils reviendront tous et toutes sains et saufs et que chacune chacune gagnera au moins une médaille d’or… les jeux c’est vous !

3-2-1 go !

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être gai en Russie ? ça ressemble à ça… merci Monsieur Poutine pour votre belle loi… ça va prendre plus que des drapeaux arc-en-ciel pour changer ça…
http://www.buzzfeed.com/lesterfeder/this-short-film-shows-just-how-terrifying-life-is-for-lgbt-p

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Vive l’Allemagne !

et les conséquences pour le peuple russe:
http://www.lapresse.ca/sports/autres-sports/olympisme/201402/07/01-4736866-jeux-olympiques-lenvers-du-decor.php

rabat joie s’abstenir

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niet, interdiction formelle, no trespassing sur le terrain des autres… alors totale permission pour tous et toutes de rêver et surtout obligation de laisser rêver… se laisser rêver soi-même et surtout laisser rêver les autres… allez on encourage la rêverie, les idées folles et grandioses, les projets pas d’allure, mais aussi et surtout l’impossible car

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ou si on ne peut encourager ce qui allume, soi-même et le monde, alors on se tait…

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non mais c’est vrai quand même… y a des gens qui ne peuvent encourager, ils ne peuvent qu’étouffer les élans spontanés de yes et de wow… mais eux on ne les écoute pas… on reste concentrés sur ce qui nous drive, ce qui nous mène par le bout du nez… et c’est la vie qui nous mène… nous nous ne sommes pas des critiques rabat joie, bien au contraire, nous sommes des encourageurs et encourageuses right ?

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alors suivons nos passions, osons aller vers ce qui nous allume, ce qui nous excite, ce qui nous rend fébrile de vie et mort(e) de peur… prenons des risques, jouons le jeu, brassons le/la camarade et risquons le tout pour le tout… car la vie appartient aux risqueux et risqueuses, aux gamblers… aux joueurs de grands tours, aux cuiseux de grands fours…

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traduction : le fait d’ignorer sa passion est un lent suicide… n’ignorez jamais ce pourquoi votre coeur bat… développez votre travail à partir de ce qui vous allume plutôt que de chercher ce qui vous allume dans un travail quelconque

dans mon cas, après en avoir parler depuis quelques lunes, je suis à apporter les dernières corrections à mon rêve actuel… un recueil de chroniques intitulé Malade chroniques… fier le chroniqueur, et un peu fébrile…

d’ici peu je lancerai une campagne de financement sur le web… première expérience de crowd funding… l’idée étant de ramasser tout – ou une partie des sous – pour défrayer les coûts d’impression des copies papier… et du même coup savoir à peu près combien de copies faire imprimer initialement…

j’ai aussi édité et rassemblé les 570 chroniques et images les accompagnant depuis l’inauguration de mon blogue dans un document électronique PDF… 1200 pages de mots et d’images… je vous en reparle…

après avoir couvé le bébé, c’est maintenant bientôt le temps d’accoucher, de présenter au monde la partie visible du rêve invisible, le volet out du rêve

quiconque s’est attelé à un tel projet sait… ce que ça comporte, ce que ça implique, ce que ça demande… après avoir passé des mois à relire tous ces mots, qui reflétaient autant d’états d’âme des deux dernières années, moods du moment, qu’ambiances d’alors… mises en forme, remises en forme…

toujours un peu particulier ce concept de rêve… d’un côté, aller de plus en plus vers le réel, se réveiller petit à petit, ou tout d’un coup… bang !  et apprendre à vivre ce qui est juste, concret, ici, simplement, maintenant, immédiatement…

et d’autre part, rester capable de se projeter dans le pas encore fait, les deux ailes dans le réservoir à idées et fantasmes et de l’autre, les deux pieds par terre pour ne pas rester pris dans les rêves irréalisables… puiser dans l’abstrait pour en ramener une étincelle dans le concret, the real stuff

après des mois de rêveries et de beaucoup de travail, maintenant, presque le temps de présenter bébé recueil au monde… on en rêve encore un peu la forme d’ici là, et on y travaille…

never mind plein de bon sens

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traduction : sortir de votre tête une fois par jour est d’une importance extrême, parce qu’en sortant de votre tête, vous revenez à vos sens… – Alan Watts

quand la dernière fois que vous avez pris une pause de votre tête ? depuis quand êtes-vous sorti(e) de votre mental ? que vous êtes sorti(e) de la cage à hamster ? ou de la cage à homard ?

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c’est qu’on cherche tous et toutes la liberté… et il semble que cette liberté ne passe pas par la tête… oui vous et moi, on cherche à être libre… on passe sa vie à chercher la porte de sortie, la régulière ou celle d’urgence… et il semble que la porte soit juste là justement, tout juste de l’autre côté du mental, dans une sortie de la tête… alors aller voir ailleurs…

car le monde entier s’offre à nous quand on sort de nos ptites grilles, quand on quitte notre ptit nid confortable connu, petit petit, serré serré autour de notre âme… parce qu’on dit que nous ne sommes pas un corps habité par une âme mais plutôt une âme qui a pris corps… mais on dirait qu’on a oublié et qu’on s’est logé quelque part en haut des épaules, pour très peu en sortir…

mais quand même, quel voyage que celui de sortir de sa tête… tout d’abord en habitant son corps en entier, puis en sortant même de là, pour aller s’épandre et se répandre dans l’univers entier… le temps d’aller prendre l’air du monde, d’aller visiter le grand espace…

on naît petit petit, on apprend les fonctions de base, on s’attache à môman, puis on habite son corps et graduellement on veut plus grand que ça, on veut plus vaste que ça… et après, quand les besoins de base sont comblés, on cherche plus grand que soi… on tend vers l’infini… la quête ultime est entamée…

et durant cette étape parfois inconfortable qui se situe entre la naissance et la mort,

942504_481037012018691_224508310_non cherche à s’évader, à s’évaporer, à prendre de l’expansion, à s’alléger, à redevenir âme… car trop corps et trop tête, trop lourd, trop confiné à trop petit, on est trop à l’étroit…

alors vite de l’air, vite on prend le bord et on sort… au moins une fois par jour comme le suggère Mr Watts, petit voyage dans l’au-delà… au-delà de petit moi, sous le grand toît… oui, mais comment ? quoi faire ?

peut-être simplement prendre le temps et observer, lousser ses souliers, défaire son noeud de cravate, détacher sa ceinture… en fait se détacher de soi-même, de ses pensées, émotions, sensations et se laisser aller… se laisser être, se laisser flotter, se laisser voguer, sans vaquer à quelconque occupation précise… que du vent, que du silence, un beau grand rien, à faire ni à être… en effet, même pas être…

donc rien d’autre à faire que de cultiver le rien, le vide, le vaste en soi, prendre congé de sa propre tête, car pas toujours clean notre tête, pas toujours digne, pas toujours miroitante… souvent autogénératrice de souci… alors vite vite, souciless…

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lorsque le mental n’a plus rien à quoi s’attacher, il devient calme et silencieux…

surprise hypo écrite

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traduction adaptée à l’écrit : je n’aime pas penser avant d’écrire –  j’aime être autant surpris que tout le monde par ce qui sort de mes doigts

alors voici, voilà, une chronique spontanée, une chronique inopinée… une chronique sautée hors d’elle-même, qui veut sortir du clavier, comme un lapin du chapeau…

une chronique qui veut se manifester en dépit du chroniqueur, malgré le ticoq ticoeur… une chronique autonomement chronique, indépendante de l’être derrière le clavier, libre de mes dix doigts, free de mes ptits doigts… chronique folle en cavale… chronique drôle en rafale…

une chroniquentité, le chroniqueur n’est qu’un canal ici, il se paie la traite en laissant venir les mots de là-haut, il s’offre un traitement de canal… les mots s’imposent, les mots se posent, sur mon clavier, sur votre écran… les mots proposent et je dispose… ou plutôt, je propose et ils disposent… et parfois m’indisposent… OK arrêt, pause…

des mots fous lâchés lousses sur la toile, des mots lousses qui flashent sur les étoiles… des mots dans les plats, des pots dans les mats… et vogue la galère… petit petit navire, chavire chavire chavire… écrire te dire, écrite et lire… et flottent les mots… sur la mer du silence…

voici des mots qui ne veulent rien dire, ne veulent rien faire… qu’être, qu’être dits, qu’êtes lus… des mots inutiles pour vous occuper pendant quelques minutes, pour vous dire bonjour, pour voguer avec vous pendant quelques instants… vous et moi, moi et vous, grâce à des mots, des petits mots, des mots dits et écrits…

me surprennent-ils ces mots ? me surprendre-je ?  ils vous surprennent ? ou vous prennent et vous reprennent… si si si… allez, on coupe ici ici ici et on reste pris ici…

entre deux mots… dans le silence, dans la surprise et dans l’expectative… car le prochain mot qui veut sortir est trop surprenant… trop osé, pas assez posé…

sables émouvants et sales affaires

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ce matin pas de mots d’esprit, pas de belles paroles blanches et propres… des mots d’affaires sales, des mots pour tenter de dénoncer une situation stupide et dangereuse car on a beau viser les hautes sphères, on vit encore sur terre, les deux pieds dans la vase…

car depuis Lac Mégantic particulièrement, on tente de nous en passer une ptite vite… en effet, on veut nous convaincre que les trains ne sont pas sécuritaires – ce qui n’est pas faux on l’a constaté – que les pipe-lines sont plus sécuritaires pour transporter le pétrole… et qu’il est très censé de faire voyager ce gros jus brun de l’Alberta à l’est du Canada… ça en fait du chemin ça mes amis…

et de gros risques d’accident… car malgré les promesses et mots rassurants des représentants des compagnies fautives à plusieurs reprises que les nouveaux pipelines sont sécuritaires, le doute persiste… en fait mon oeil messieurs, mes deux yeux même… votre discours est tordu, vous avez du sable bituminable dans l’engrenage… vos mots sentent mauvais… et faux… permettez-nous de douter de vous…

l’exploitation des sables bitumineux fait émerger des scènes comme celle-ci…

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et menace des communautés entières – la plupart autochtones – dont le milieu de vie même est mis en danger… il faut en prendre conscience… à chaque fois qu’on remplit nos grosses bagnoles, car chacun et chacune de nous est concerné et touché directement…

on fait partie du problème, et de la solution… alors quand est-ce qu’on se réveille ?

mais vous messieurs, gros dinosaures vendeurs de pétrole, n’êtes pas sincères… vous, hommes de grosses affaires, avez les pattes graisseuses, le discours tordu et la panse sans fond…

car violer la mère terre, lui creuser dans le ventre pour extraire quelques grains de sable bitumineux pour grapiller un peu de pétrole est une sotte idée, si sotte… et dépassée… qu’on doit voir, montrer et exposer… qu’on doit dénoncer…

car il y a des alternatives, plusieurs alternatives… le solaire est là, l’éolien aussi… même l’énergie libre est déjà disponible…

l’Allemagne par exemple a de vastes champs de capteurs solaires comme ceux-ci… et Dieu sait que le Canada a de la place pour emmagasiner les rayons de Padre Sol…

le débat sur le train ou les pipe-lines pour transporter le sale pétrole est un faux débat… le vrai débat consiste plutôt à savoir pourquoi on ne va pas dès maintenant vers le solaire et les autres formes plus douces d’énergie… car la terre nous parle et nous dit qu’elle en a assez… elle en a assez fait, elle a assez donner… lâchez-moi ! dit-elle… regardons ailleurs, pensons autrement, faisons différemment…

le nucléaire et le pétrole présentent des risques inacceptables, des risques grossiers… ce sont de vieilles formes d’énergies, dépassés, d’une autre époque… alors il est temps de se réveiller, de penser autrement, d’écouter les gens aux idées nouvelles…

car on sait quel sort a été réservé aux dinosaures… alors monsieur Harper et vos amis, dinosaures ou hommes nouveaux ?

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quelques liens éclairants:

http://energie-libre.com/

http://www.huffingtonpost.ca/2014/01/16/oilsands-hiroshima-fort-mcmurray-photos-neil-young_n_4604681.html?utm_hp_ref=oil-sands

http://www.greenpeace.org/canada/fr/campagnes/Energies/sables-bitumineux/

http://www.lapresse.ca/environnement/dossiers/les-sables-bitumineux/201402/03/01-4735199-lexploitation-est-de-deux-a-trois-fois-plus-polluante-que-prevu.php

vive et vivre l’esprit libre

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traduction : Esprit libre = une personne dotée d’une imagination ou d’un style de vie unique et individuel, non-conformiste… / une personne qui vit en fonction de ses convictions et croyances, sans contraintes à la soumission à l’autorité, aux conventions de la société ou autres… 

ode à la liberté de l’esprit… un esprit libre de rigidité, un esprit libre du corps, même si abrité par et dans un corps, esprit associé à un corps…

quand je vais être grand, je veux prendre chaque jour fraîchement, librement, nouvellement… je veux vivre en électron libre, en toute imprévisibilité…

je veux être libre, à tout prix, coûte que coûte, goutte à goutte… libre de croyances limitatives, libres de prévisibilité, libre de réactivité…

je veux être capable de me tenir debout, même si seul face au monde, debout et droit(e), debout et digne, en me fiant à mes sens, mon intuition, mon instinct…  

je veux demeurer esprit et ne jamais devenir corps… vivre dans ce corps, comme dans un véhicule, mais toujours prêt à quitter le navire, à lever l’ancre s’il le faut…

comme vous, comme tout le monde, je veux demeurer unique, unique comme chacun et chacune de vous…

demeurer inimitable, inimitant, sans modèle et sans clone… mais quand même un peu clown… léger, drôle et non sérieux… sincère, mais non sérieux, libre de tension…

tout comme vous j’imagine bien, je veux vivre libre, l’âme en paix, le corps libre… sans attache autre que celle du coeur… aucun plan fixe au programme, ni plan de carrière… qu’une spontanéité quotidienne, qu’un spring de vie prêt à bondir là où la vie l’appelle…

cultiver un esprit libre dans un corps libre, c’est sain, si sain… une âme incarnée mais non fixe, ni prise dans la chair ni la matière… qu’un courant d’air, girouette qui suit le vent qui souffle mais groundé, solidement ancré dans ses convictions…

esprit libre, mais contrairement à l’affirmation, ne pas vivre en fonction de nos croyances, vivre plutôt complètement sans croyances, l’esprit toujours, curieux, non dogmatique, ouvert à l’expérience, à toute expérience…

un esprit mature, une âme d’elder, dans un corps qui mature et flétrit avec le temps, mais qui, en même temps, reste à perpétuité une âme d’enfant, une âme légère, souple et hop la vie…

vivre l’esprit libre, capable d’imaginer l’inimaginable, capable de réaliser l’impossible…

esprit libre de vivre si totalement et tellement que l’on peut défier la mort, vivre l’esprit libre à mort…

alors chers esprits sains, souhaitons-nous totale liberté… liberté d’expression, liberté d’action, liberté de pensée, mais surtout de ne plus penser… un esprit libre du mental, une liberté monumentale…

vive les esprits libres, vivre l’esprit libre…

mystérieux Mister Dieu

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traduction : Dieu n’a pas créé la religion… Dieu a créé l’humain(e)… l’humain(e) a créé la religion…
– Anthony Douglas Williams

on dit aussi que Dieu a créé l’homme à son image et la femme à partir de la côte de l’homme… belle paire de chick ribs… celle-là non plus on ne la considère pas OK ? ni l’histoire d’Adam et Ève qui se sont bourrés la face dans la tarte aux pommes… y a des limites à l’intelligence humaine… et divine…

on prétend aussi que Dieu a créé l’humain(e) à son image… mais l’inverse est probablement beaucoup plus vraisemblable… l’humain qui a créé Dieu à son image… quelle face à claque, quelle farce plate… grande farce et attrape…

alors créateur ou créature ce Dieu ? et nous, les nus mains, les mains grandes et ouvertes, les deux mains dans la pâte et la matière divine et concrète… alors créateurs, créatures ou coco créateurs/trices humaines divins ou Dieux et Déesses nues mains ?

mais si nous nous sommes créés humaines à l’image de Dieu, à voir ce que nous faisons à la planète et comment nous traitons les plus démunis, Dieu en est un bien bizarre… un bien beau moineau… pas vraiment Divin le traitement que l’on réserve à la planète…  et pourtant, toute cette création qui se déploie dans la nature et les astres… que de beauté et de bonté divine…

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non définitivement, il semble bien que nous zumains avons créé une image de Dieu à l’image de ce que l’on peut imaginer du meilleur de nous… mais notre imagination humaine est bien pauvre parfois quand il faut créer de l’inimaginable… quand il faut voir en dehors du cadre…

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traduction : l’humain(e) a créé la religion pour être en mesure d’expliquer l’inexplicable… mais ce qu’il a vraiment fait est de choisir de nier l’inconnu… d’autre part, la science tente d’expliquer l’inconnu jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien d’inexpliquable à nier…

intéressante citation que celle-ci…

la religion qui tente d’expliquer le mystère  – mission impossible sinon imposer notre petit sens humain et limité au grand mystère – pour finir par nier l’impossible quand on ne sait pas le dire…

et de l’autre côté, la science qui veut expliquer l’inconnu jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien à expliquer… couper en si petits morceaux que l’on finit par tuer la grande beauté, démonter le rand bateau sur lequel on vogue… beau paradoxe…

non, finit les vieilles histoires… il est temps de remplacer la religion traditionnelle par une spiritualité ouverte, incluse, plein de signes ostentatoires… oui athé l’état, mais animé par des humains esprits, des esprits et des rituels…

car depuis des siècles, la vieille religion traditionnelle a créé plus de guerre que de paix, plus de mort que de vie, plus de dogme que d’unité… Dieu est mort, vive l’esprit !  God is a dead end… cul-de-sac cosmique… tout le monde embarque, on tourne en dedans…

oui ! définitivement à bas cette religion qui est censée relier les deux mondes, mais qui pourtant sépare tout le monde, tous les mondes… crée des mondes différentes, des eux autres et des nous autres… au bout du compte, que des autres…

à mort cette religion compétitive qui sème haine et peur plutôt qu’amour et confiance… que ces Dieux symboles sont weird, du moins ce que l’on leur fait faire…

alors vivement le temps d’injecter une nouvelle dose de spiritualité ouverte dans la démarche scientifique… conserver une position d’ouverture qui consiste à croire que tout est possible, et en même temps, douter de tout… questionner, se questionner, remettre en question… se demander… et ne pas chercher une réponse, la laisser monter, la laisser émerger… et garder la foi… peut-être qu’elle viendra, peut-être pas… et peut-être qu’elle est déjà ici et que si on arrête de courir après, elle se laissera trouver… doute et fois, les deux à la fois…

écrier le silence

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traduction: quand on écrit, on offre le silence autant que l’histoire… les mots sont la partie du silence qui peuvent être dits…

m’entendez-vous ? saisissez-vous ce que je tente de dire ? me comprenez-vous quand vous lisez entre les lignes lignes et les dignes ding ? voyez-vous les points sur les i et croisez-vous les barres sur les T ?

car justement, je n’écris que pour tenter de dire ce que je ne peux dire… toute une job… j’ai presque terminé l’édition de mes 570 premières chroniques, je suis passé à-travers des millions de mots… me relisant me relisant, encore et encore… que de mots dits… pour en arriver encore ici… un mot à la fois, le silence dans la foi…

et je ne ne me saisis même pas encore tout à fait moi-même, quoi que je commence à savoir qui je ne suis pas à travers ces ptits mots dits… mais j’ai aussi dit des gros mots, pas juste des ptits… toutes sortes de mots à part ça… des mots de trop, des maux de dos… des mots à dire, et à maudire… des mots d’ati…

les mots ne servent qu’à faire le pont entre deux silences… alors voilà… voici…

Osho nous disait souvent qu’il ne parlait que pour occuper notre mental pendant que le vrai travail prenait place, pendant que la vraie job se faisait… il travaillait sur nos âmes… en passant par le coeur…

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souvent, je me demande pourquoi j’envoies ces chapelets de lettres dans la stratosphère… pourquoi je m’évertue à taper sur mon clavier… mais qu’a-t’il tant à dire ce chroniqueur ? que veut-il tant communiquer ? quand au fond il ne veut que communier avec vous lecteurs/trices… ne faire qu’un, n’être qu’une seule et même personne… vos deux yeux et mes dix doigts…

car vous et moi même combat, même arène, mêmes ébats, mêmes beaux draps, même vie qui bat dans nos coeurs et nos bras… même sang qui coule dans nos veines et artères… une seule vie, qu’on réalise qu’on en aie seulement une ou huit, comme les chats… une seule vie dans laquelle nous faisons tous et toutes du mieux que l’on peut, du mieux que l’on veut…

on écrit pour parler comme on parle pour ne pas écrire… mais ce que l’on communique est parfois surprenant… révélateur… communiant… on n’est pas seul en soi… tous nos ancêtres y résident à perpétuité… et lorsqu’on écrit, on se surprend souvent soi-même… quand on écrit publiquement et qu’on ne se censure pas, on peut surprendre les autres aussi…

vraiment surprenant tout ce que l’on transporte dans sa boîte à mots… y a de vieilles structures de phrases qui poppent up régulièrement… surprenant… les mots de ma tradition se révèlent à moi par mes doigts… parfois je les laisse, parfois je les laisse aussi… et parfois ce sont eux qui me tiennent en laisse…

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et parfois c’est la mère qui nous sort par les doigts… et parfois le père qui dit… et dicte… et tape, sur le clavier ou sur les nerfs…

alors quoi à dire de si important ? pourquoi ces millions de mots ?

si je n’écrivais pas, le monde serait à peu près exactement pareil, le monde serait monde et la vie lui passerait dessus, comme si j’écrivais cette chronique… ou pas… d’ailleurs je pourrais écrire cette chronique et ne pas la poster… quelle différence ? pour qui on écrit au juste ?

mais c’est probablement l’amour des mots qui me tapent sur le nerf de la guerre… ces mots pour leurs jeux, leurs sens et double-sens, leur démesure, leur signification, leur racine éthymologique qui remonte au latin… cours toujours mon latin… chaque mot, chacun comme un outil précis dans la grande boîte à tout ptits, chacun utile pour une tâche particulière…  unique, essentiel et humblement non requis… car au bout du conte, le silence…

alors lecteurs/trices, plaisir de vous avoir rejoint jusqu’ici… quand même tout un miracle que nous soyons encore ensemble rendus ici vous et moi non ? car tellement d’opportunités que vous ayez été voir  ailleurs si vous y étiez… et moi qui attendais ici… impatiemment…

allez on se rencontre au-delà des mots… à tout de suite…

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traduction : à chaque fois que je suis dans les bois, je me sens comme dans une église…
bref hommage à Pete Seeger, décédé récemment… sioux Pete… many thanks…

tellement vrai que la nature est l’Église suprême, le Grand Sanctuaire… les bois, la forêt, les clairières, mais aussi les montagnes, toutes formes de courants d’eau, la mer, les champs…

en nature, pas de place pour se demander si Dieu existe, suffit d’ouvrir les yeux et de voir, et de boire la beauté… tout plein de signes ostentatoires… et de biens beaux à part de ça…

ah sentir que cette vie manifestée à l’extérieur de soi, qui est cette même vie qui coule dans nos veines, cette même vie qui nous entre dedans par le nez quand on inspire, cette même vie qui nous anime… en soi, et dehors… tous et toutes des marionnettes divines, mues par le Grand Boss, ou la Grande Bosse… c’est selon…

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traduction: profondément, au coeur moléculaire de la vie, les arbres et nous sommes essentiellement identiques… – Carl Sagan

alors plutôt que des mots aujourd’hui pour tenter de dépeindre cette beauté naturelle, quelques images pour illustrer les propos… car une image en vaut au moins 1000…

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et ci-bas, un diaporama plus que flabbergastant… n’oubliez pas de respirer car vous risquez bien de manquer de souffle…
http://www.boredpanda.com/amazing-places/?image_id=unbelievable-places-8.jpg

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et parlant de beauté naturelle, celle du pays d’en haut… observez, lune noire ce soir…

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deux un go !

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beau koan non ? ça fait remuer les méninges en tous cas… ah ce Confucius… un vrai biscuit chinois, une vraie boîte cracker jack… on ne sait jamais ce qu’il va nous sortir… et tout comme Rumi, il est très actif sur les réseaux sociaux… comme aurait dit confucius…

deux vies, une vie, la seule et même vie, la vie… la deuxième est vraiment la première tant que l’on ne réalise pas que l’on en pas deux… donc il n’y en a pas deux… et ainsi pas de première ou de deuxième… car une seule et même vie, qu’on réalise qu’on en aie une ou deux ou même huit comme les chats si on veut… car la vie s’en fout qu’on sache que l’on en a qu’une, ou huit… la vie fait sa vie de vie, sans se soucier de nous…

qu’on soit présent, ou spaced out, ou dans le coma, la vie vit sa vinaigrette… et la vie c’est beaucoup la mort ces temps-ci autour du chroniqueur, 3 personnes que je connaissais plus et moins intimement viennent de quitter corps et maison et famille… de la famille d’amies qui part, pas beaucoup plus vieux que vous et moi… un notamment a trépassé par crise cardiaque, toujours surprenant ça ! tow ! that’s it, time to go ! et ne sais jamais quand ça va arriver… ni à qui…

alors une ou deux vies, détail, fleur dans le tapis… car principalement une seule et unique vie, la seule et unique, multipliée par quelques milliards sous forme humaine, et d’autres milliards sous forme animale, végétale, minérale… des milliards de manifestations de la grande vie, de la grande verte… et chacune est essentielle puisqu’elle y est… elle manifeste la vie… quelqu’un quelque chose quelque part a décidé que la vie prendrait forme de toutes les façons qu’elle existe…

en fait plus j’y pense monsieur confucius et moins je saisis votre argumentaire… une seule vie, mais la deuxième commence quand on réalise qu’on en n’a qu’une… premièrement on n’a aucune vie, on est la vie, on nous prête la vie, on donne vie à la vie… mais on ne l’a pas, on ne la possède pas… c’est la vie qui nous a…

et d’autre part, s’il n’y a qu’une vie, pourquoi en mentionner une deuxième ? moi je crois que c’est la même vie, mais un moment donné on s’éveille, on se réveille, on allume… et à partir de ce moment-là, la même vie prend une autre dimension… et il n’y a pas un moment précis à partir duquel le deuxième volet de la même et unique vie commence… c’est graduel… comme l’eau qui bout à 100 degrés a chauffé longtemps avant… chaque degré mène l’eau vers l’ébullition, mais chacun est aussi important que le 100ème… le centième est juste lucky… au bon moment au bon endroit.. 98, 99, 100… alors une seule vie, que des degrés qui montent, que des bulles qui blobbent…

et globalement, qu’une conscience qui s’élargit, qui s’agrandit, qui s’intègre elle-même, le sepent se mord la queue… la même conscience qui réalise, se réalise, se fait réaliser… réal et lise, le couple de l’année…

au final, une seule conscience, une seule conscience qui rend le rêve réel, une grande conscience qui digère la vie, qui se fait digérer par la vie… la vie, la vie…

les vies ? la vie !

alors comme aurait dit confucius, deux vies, une vie, la vie…et  ça suffit…

allez la vie…

1779764_10152139364636211_893510686_nla vie est trop courte pour la perdre à trouver des réponses… ayez du fun avec les questions !!!