Archives pour la catégorie les chroniques des pas perdus

têtes chercheuses… et de cochon…

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chronique dix-neuvième / 4-9-13 (publi-reportage)

voir l’échec comme le début et non comme la fin de la quête,
ne jamais finir d’apprendre,
ne rien tenir pour acquis,
toujours tout remettre en question,
enseigner aux autres ce que l’on sait,
analyser objectivement,
demeurer humble,
respecter la critique constructive,
rendre le crédit à ceux/celles à qui il revient,
prendre des initiatives,
poser les questions difficiles dès le début de la recherche
et aimer ce que l’on fait sinon quitter… 
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en gros, l’attitude idéale du chercheur non ?

pour connaître personnellement quelques-uns des chercheurs impliqués dans ce projet de recherche sur les vertus thérapeutiques de l’ayahuasca en lien avec la toxicomnanie, et de réputation les autres, je peux témoigner de la grande qualité de cette équipe à la base d’un vaste et innovateur projet de recherche… et je suis fier et honoré d’être impliqué à mon humble mesure dans ce projet de recherche unique en son genre…

un projet d’envergure internationale, portant sur le traitement de la toxicomanie, à base de plantes maîtresses issues de l’Amazonie, dont l’ayahuasca constitue l’une des principales… car de nombreux troubles de comportement et problèmes psychologiques, physiologiques et psychiques sont traités depuis des milliers d’années à l’aide de ces plantes… sans parler de la recherche spirituelle fondamentale…

car en effet, une science vieille de plusieurs milliers d’années, traditionnellement transmise par voie orale par les chamanes, commence à être documentée scientifiquement… et c’est pour permettre de rassembler l’équipe initiale de chercheurs que ce projet de financement circule sur le web…

http://www.indiegogo.com/projects/ayahuasca-treatment-outcome-project

la première rencontre se déroulera en octobre, à Takiwasi, à Tarapoto au Pérou… ce centre est dirigé par Jacques Mabit, pionnier du domaine scientifique dans le traitement de la dépendance à base de plantes médicinales…

y convergeront des chercheurs de plusieurs pays, mais aussi des chamanes, des sociologues, psychologues, psychiatres, etc… bref une équipe multidisciplinaire d’une qualité exceptionnelle… en provenance de plus d’une dizaine de pays… des chercheurs oeuvrant en marge des grands organismes subventionnaires, d’où le recours au financiement citoyen, aussi nommé crowdfunding…

pour avoir été formé, intervenir et enseigner dans le domaine de la toxicomanie depuis 25 ans, je suis fier et heureux de constater que les choses avancent lentement mais sûrement, malgré les nombreux détours et obstacles qui se sont présentés sur la route de la reconnaissance de certaines plantes dans le traitement de la toxicomanie…

car si on observe les progrès dans le domaine de la toxicomanie, on ne peut dire que les choses avancent si rapidement… pourtant… il existe des formes de traitement efficaces, qui  ont fait leurs preuves mais qui méritent d’être mieux documentés… ce que ce projet de recherche vise justement à faire…

tous les chercheurs impliqués dans ce projet travaillent sur une base volontaire… ils le font depuis longtemps, avec persévérance, d’où le terme tête de cochon… cette levée de fond ne sert qu’à permettre la rencontre initiale pour démarrer le projet…

alors, pour aussi peu que le prix d’une bière dans un bar, vous aussi pouvez faire partie de la solution, du moins de l’une d’entre elles…

merci de contribuer si vous le pouvez…

dépouillement sonore

1235177_10151574692526851_88693506_nchronique dix-huitième / 3-9-13

traduction : explique ta colère au lieu de l’exprimer et tu ouvriras immédiatement la porte aux solutions plutôt qu’aux arguments

chère personne qui est venue chez moi pendant mon absence et qui est repartie avec mon Ipod…

lorsque j’ai constaté que tu es parti avec ma précieuse petite boîte à musique, j’ai été choqué, un peu frustré même… et je l’avoue, en ta… pour un bout… quand même, la musique, l’une des choses les plus précieuses dans ma vie… mais après quelques minutes, le feeling a passé et j’ai commencé à voir les choses autrement…

premièrement, je réalise que j’ai un peu couru après car depuis deux ans, je partais toujours d’ici sans barrer les portes, un peu insouciant et en même temps, persuadé que j’étais protégé, et que je ne me ferais jamais volé puisque pratiquement invisible de la route… ah cette chère pensée magique… mais tu m’as réveillé et je t’en remercie…

je te remercie aussi car depuis quelque temps, je ressens un profond besoin de me délester de certaines choses… surtout les choses superflues… trop de choses embrouillent mon quotidien… je ne veux donc que conserver le strict nécessaire… et comme j’ai un ordinateur qui contient toute ma musique, mon Ipod était devenu justement un peu superflu…

alors j’espère sincèrement que tu es financièrement serré et que ce Ipod te servira… que tu réussiras à l’apprécier… qu’il te sera utile, à toi ou à l’un de tes enfants ou amis…

mais en même temps, je sens qu’un air de culpabilité jouera peut-être toujours en arrière plan quand tu utiliseras mon mini jukebox… à moins qu’il ne soit déjà chez le prêteur à gage et les quelques dollars que tu as eu pour déjà dépensés… mais cette partie de l’histoire ne me concerne pas… tu dois vivre avec ta propre conscience, comme moi avec la mienne, et chacun(e) de nous avec la nôtre…

je te remercie aussi car par ton geste, tu m’as fait réalisé l’impact que j’ai causé chez les gens chez qui j’ai volé des choses quand j’étais ado… hé oui moi aussi j’ai péché… mais je ne réalisais pas que ça pouvait affecter des gens…

et de mon côté, je me suis fait peu volé de choses au cours de ma vie et je n’avais jamais réalisé cette drôle de sensation de viol de sa vie privée qu’un simple vol de domicile peut causer… et je me considère chanceux car tu aurais pu partir avec bien d’autres choses… merci de n’avoir pris que le Ipod… et tu aurais pu aussi faire du vandalisme… merci de t’être abstenu…

P.S. je te conseille fortement de ne pas effacer la musique qui se trouve dans mon Ipod car il contient des milliers de chansons formidables, dont certaines quasiment introuvables… bonne écoute… quand même…

P.P.S. ne reviens pas chez-moi pour chercher les quelques autres choses de valeur que tu as aperçues lors de ton dernier passage, je viens d’installer une «super barrure» et mes voisins surveilleront l’endroit pour moi dorénavant… on ne veut surtout pas que tu te fasses prendre hein ? profites-en cette fois-ci, tu t’en tires bien, à part la culpabilité que tu pourrais ressentir… mais contre ça, même le volume au maximum ne fera pas l’affaire…

grosses ptites affaires

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chronique dix-septième / 29-8-13

traduction : les ptites affaires ? les ptits moments ? ils ne sont pas petits

malgré la petitesse qui limite notre regard d’humain(e), l’existence est grande et grandiose… tellement plus vaste que moi, que toi, que vous, que nous… et encore plus grande que ça… tellement vaste que ça nous rentre dedans… si vaste que n’entre pas tout en nous… mais dans toute cette grandiosité, rien de plus grand que l’amour…

car l’amour est immensémment grand, englobant, écoeurant, fondant, déculottant, enveloppant, extravagant, flabbergastant, émerveillant… suffit de s’abandonner, suffit de laisser la vie se vivre, oui, que la vie se vive… que l’amour aime, que l’amour amoure… amor amor amor…

parfois, les temps sont durs, parfois ils sont murs… mais sans pluie, pas d’arc-en-ciel…

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alors grateful for the love, mais tout aussi grateful for the pain… car pas d’omelette sans casser d’oeufs… grateful for the sun mais aussi grateful for the rain… car sans pluie pas d’arc-en-ciel… alors simply grateful… grateful pour le gros package deal…

les colibris, ces oiseaux si menus et petits qui viennent vrombrir dans mes jardins, sont des exemples parfaits de grandiosité contenue dans du petit… les beija flors sont les êtres dotés du plus grand coeur qui soit, toutes proportions gardées s’entend… souvent on les entend davantage qu’on les voit ces ptits oiseaux de bonheur… écoutez…

dans les ptits pots les meilleurs onguents ? pas si ptits qu’ils le semblent ces ptits pots… écoutez…

basta

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chronique seizième / 26-8-13

je démissionne & me remercie moi-même de mes services…

that’s it, I quit… je lâche la job… en fait la job m’a lâché avant que je ne la lâche…

ce week-end j’animais un atelier avec Premo, notre quasi-annuel Wakantanka et Flying Bull… mais tout au long du week-end, mon coeur n’y était pas vraiment, en fait pas tout à fait, pas tout à fait comme avant… j’ai été présent tout au long du week-end, du moins du mieux que j’ai pu, touché par l’humanité de la quinzaine de personnes présentes… attentif aux besoins des gens, sensible aux mouvements du groupe…

tout au long du week-end, j’ai été ému de la complicité entre Premo et moi… fier du notre choix de ne rien préparer à l’avance afin de laisser reposer le «bénéfice du groupe» sur la justesse de la spontanéité… touché par l’apport précieux de nos assistants Ravi et Claire d’eau avec qui nous avons fait bonne équipe, soutenu par la solidarité du quatuor… heureux de la confiance, de la complicité entre nous… mais tout de même… le coeur n’y était plus comme avant…

ça fait presque 25 ans que j’anime des ateliers de toutes sortes, la plupart tournant autour des thèmes du travail émotionnel, des relations sincères et justes, de la méditation et l’introspection… mais je suis arrivé à un point mort dans la dynamique de groupe… je ne sais plus quoi faire dans une salle de groupe… je ne peux plus supporter l’attention, cette présence aux autres, ces attentes… je ne peux et ne veux plus décider pour le monde…

alors j’ai pris la décision d’arrêter d’animer des ateliers de croissance personnelle, dorénavant davantage attiré par la décroissance personnelle, par le dégonflage de qui je suis, par la disparition de mon petit moi, par la récession égonomique…

il me fallait l’annoncer publiquement, tout d’abord aux participant(s) du groupe ce week-end, puis aujourd’hui à vous , le monde… peu importe qui le monde est… mais sûrement vous… vous êtes donc le monde pour moi…

j’annonce cette décision comme le/la fumeur/se qui dit à tout le monde qu’il ou elle arrêtera de fumer le 1er janvier prochain… pour se faire aider à maintenir son intention… en la rendant publique…

mais je ne me fais pas nécessairement confiance vous savez… je pourrais recommencer plus tôt que tard… mais quand même, besoin de crier sur ce toit aujourd’hui que basta, that’s it I quit câlique ! trop fragile en public le chroniqueur animateur… besoin de me cacher derrière mon écran pour un bout de temps, me camoufler derrière mes mots, prendre une distance du vrai monde…

je partageais avec Premo ce besoin d’arrêter d’animer des ateliers, elle qui a fait une annonce similaire il y a une dizaine d’années de cela, en ma compagnie d’ailleurs lors d’un atelier… et elle disait qu’elle avait recommencé mais avec une toute nouvelle attitude de détachement, de laisser faire… et que si ce laisser-faire ne s’était pas manifesté, elle n’aurait pas continuer… mais elle est toujours là, présente, surfant de salle en salle, au Canada, aux USA et en Europe… une inspiration… alors peut-être que bibi aussi, un jour… mais peut-être que non aussi… à suivre…

mais cette pause annoncée publiquement est nécessaire… comme de l’air dans l’eau, qui oxygénise, qui allège, qui permet de mieux respirer, qui fait des bulles…

alors ici, maintenant, à toutes les personnes qui ont pris part à l’un des mes ateliers, que ce soit la AUM, un groupe d’une fin de semaine, une formation Humaniversity, une cérémonie, je dis merci pour votre confiance, votre soutien, de votre courage, votre humanité… par votre confiance, chacun chacune, vous avez contribué à me donner confiance en moi-même, à faire de moi un humain plus humain, à devenir un homme de plus en plus ordinaire, un être ordinairement extra… unique… comme chacun et chacune de vous…

sioux soune…

wow et ouarch, wow quand même

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traduction : j’aimerais mieux avoir l’esprit ouvert par l’émerveillement que fermé par des croyances…

y a un diction anglais qui dit : don’t ask why, don’t ask how, just say wow ! wow plutôt que pourquoi ou comment wow, contraction de why et de how, wow !

car la vie est wow non ?

car constamment, plein de miracles devant nos yeux… tout le temps, sans arrêt…

wow le simple fait que la terre tourne…

wow que ce grand tout se tienne..

wow que 7 milliards d’humains arrivent à vivre ou à survivre chaque jour sur cette belle grosse verte…

wow que chaque matin notre âme retrouve notre corps…

wow le simple fait que l’on aie de l’air à respirer, de l’eau à boire, de la nourriture dans nos assiettes, de la chaleur sur nos corps, des ami(e)s et des amour(e)s à aimer…

wow ! quelle chance on a vous et moi…

et wow aussi que l’on réussisse à se plaindre malgré cette full wowitude…

car on réussit à faire ça vous et moi… à peu près à tous les jours… on se plaint le ventre plein, nous qui vivons dans le plus meilleur pays du monde, dans cet oasis de liberté, d’espace et d’eau potable… se plaindre au paradis, wow quand même non ?

alors se rappeler d’apprécier, d’apprendre à cultiver notre ouverture d’esprit, développer sans cesse notre capacité de s’émerveiller, de s’émouvoir, de voir la vie à travers les yeux d’un enfant… car de la beauté et du mystère, il y a plein devant nous… plein de beauté, de mystère… à nous de cueillir, d’accueillir et de créer… du wow plein les yeux, plein le coeur, plein la tête…

tous ces wow ! et pourtant… en même temps…

en même temps, il y a l’Égypte, la Syrie et les multiples autres lieux de guerre et de conflit… des génocides, des enfants tués aux produits chimiques, les catastrophes telles que celle du Lac Mégantic., ces preachers extrêmistes qui voyagent de par le monde – dont ici au Palais des congrès – pour promouvoir des idées de séparation et de haine envers les femmes… des esprits fermés par des croyances et des intérêts personnels… une tentative de rendre le monde conforme à nos croyances…

maudites croyances à marde… souvent le moteur de nos conflits, petits et grands…

toutes ces abominations qu’on nous présente aux nouvelles, et qu’il faut aussi connaître car c’est la partie ombre de la réalité… ça serait enfantin de se fermer les yeux… car y a des gens qui souffrent aussi… y a un monde à changer out there… y a du ouarch au wow ! car chaque wow amène son ouarch ! chaque wow amène son ouch !  toujours deux côtés à la médaille… et de refuser de voir est inutile… refuser de voir la part d’ombre fera en sorte qu’elle nous assaillera par derrière…

alors garder l’esprit ouvert, effeuiller nos croyances, les empêcher de nous assombrir la boîte à wow ! et en même temps, lucidement voir le monde tel qu’il est… wow et ouarch ! ouach et wow !

et si un how se pose, ça pourrait être celui qui consiste à trouver comment, à notre humble mesure, changer notre petit monde… changer ce ouarch en wow… améliorer ce monde autour de soi, sans nier ces calamités environnantes, de près ou de loin, mais aussi ne pas les laisser assombrir notre sens du wow… notre sac à wow…

wow et ouarch, ouarch et wow !

kapatakan

Capture d’écran 2013-08-19 à 21.39.08chronique quatorzième / 20-8-13

kapatakan signifie «sentier» ou «portage» en montagnais… c’est aussi le surnom du sentier Notre-Dame, longeant le Saguenay sur près de 100 kms, pour se rendre au lac géant et un peu plus loin… vous avez le tracé sur la photo ci-haut… (image tirée du documentaire)

kapatakan part d’une statue géante de Marie surplombant le Fjord du Saguenay à Rivière-Éternité et se termine par une autre statue de Marie à l’Ermitage St-Antoine du Lac Bouchette, 215 kms plus loin… Sainte-Marie priez pour nous heureux marcheurs… un pas à la fois, chaque pas vers la foi…

j’ai marché ce sentier du 1er au 7 juillet 2013, en solo…pour marquer la fin d’une relation et le début d’une nouvelle étape de vie…

j’ai marché avec mes deux pieds, et leurs ampoules, un pas à la fois… des centaines de milliers de pas, mais toujours, qu’un à la fois… un pas, plusieurs fois… plusieurs pas, la même foi…

j’ai marché ma parole, en silence pendant une semaine, avec moi-même et tout mon bagage de vie dans la tête et le coeur, et tout mon bagage de la semaine sur le dos…

j’ai marché avec mes pieds et avec la tête, ma tête pleine de beauté et d’images de nature grandiose… majestueux Fjord…

j’ai marché avec ma tente sur le dos le jour, et moi dans la tente la nuit… libre, libre, libre… sur les bords du Saguenay ou du lac Kénogami, dans un champs ou dans un bois…

j’ai marché un peu, j’ai marché beaucoup, je n’ai que marcher, que marcher… et j’ai encore beaucoup envie de marcher, beaucoup envie, plus envie, marcher plus, marcher beaucoup… marcher plus loin, plus longtemps, pour aller au bout du moi, l’autre bord du moi… moi, marcher, marcher des mois et des mois… encore et encore… car petit pèlerinage quand même que celui-ci… gimme more…

justement, un ami me demandait la semaine dernière quand je raconterais un peu ce pèlerinage en chronique… et ce qui est spontanément monté face à cette question est que je ne savais trop comment en parler…

comme si c’était quelque chose de trop personnel un pèlerinage, trop intime pour le déballer, trop précieux pour sortir les mots de mon baluchon… je ne savais quoi en dire… quoi dire de tous ces pas qui ont foulé le sol ? de tous ces entre pas ? on marche sa parole comme on vole chaque pas à la vie…

et voilà que je reçois hier la bande annonce du documentaire que deux pèlerins – devenus amis en l’espace d’une rencontre – ont tourné fin juin début juillet en marchant eux-mêmes ce pèlerinage, et le filmant, le mettant en images… deux pèlerins que j’ai rencontré à mon arrivée à l’Ermitage au Lac Bouchette…

pour les besoins de la cause, ils m’on interviewé en lien avec ma marche… un petit bout d’entrevue se retrouve dans ce petit bout de film… j’ai passé une journée en leur compagnie, une brève et belle amitié est née… on est d’ailleurs censés se revoir dans les prochaines semaines ici dans les Laurentides… connexion pèlerine…

je n’ai d’ailleurs rencontré qu’une seule autre pèlerine en cours de route à part eux deux… kapatakan, un chemin encore peu fréquenté mais qui – prédiction personnelle – deviendra un gros hit… trop beau… trop près… pour rester caché… en ce sens, merci madame Sylvie Cimon d’avoir eu la vision et l’intuition et l’avoir mené à terme… le projet marche de lui-même…

donc un court bilan, synthétique, concis, atmosphérique, pour boucler la boucle, pour refléter ce qui reste des pas entrepris sur ce rite de passage… mais quoi dire de tous ces pas au juste ? car un pas ne fait que passer, et se fondre dans le prochain, et le prochain, et le prochain… vipassana en action… vipassana sur deux pattes…

quelle liberté de marcher librement, sans attache, la tête tellement pleine d’idées que ça appelle le vide éventuellement…

donc trajet de 215 kms et un peu plus parcouru en une semaine… entre 25 et 35 kms par jour, la dernière journée s’élevant à plus de 50… journée de fou ou la seule fois où les directions n’étaient pas si claires que ça (car il faut le dire, ce sentier est super bien balisé, les directions toujours claires), j’ai marché un 10-12 kms extra au 40 planifiés… trop près de la fin pour arrêter… même si on ne marche pas pour aller quelque part, la destination nous appelle quand même…

d’ailleurs, ce jour-là, au moment où je me rendais compte que je marchais dans la «mauvaise direction», l’idée m’a traversé la tête que je venais de marcher «pour rien»… et je me suis alors demandé ce qu’était marcher «pour quelque chose»… car on marche pour marcher, pas pour arriver quelque part… on marche toujours vers soi… nous sommes le point de départ, nous sommes la destination… un pas à la fois, un pas à la foi…

alors comment ce fut cette belle grande marche me demandez-vous ?

en fait délicieuse… si simple, un pas à la fois, un pas à la foi… ça ramène aux priorités, soit la solidité sur ses deux pieds, un peu d’eau, un peu de bouffe, de l’air frais, un terrain plat et tranquille pour la tente le soir, et boire de la beauté sur la route, voir toute la beauté dans ses propres yeux … le Fjord du Saguenay est vraiment envoûtant… on marche en soi, les yeux ouverts, on marche vers soi, le coeur aussi…

et on marche sa parole, on marche sa vie… un pas à la fois, un pas à la foi…

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lien vers la bande annonce du documentaire en devenir… allez voir…
http://www.christinenaulle au.com/productions-les-ampoules-aux-pieds
en même temps, une campagne de financement… toute aide sera appréciée…

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traduction : je ne sais pas où je m’en vais mais je suis en route…

perles de sagesse

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chronique treizième / 19-8-13

traduction : la connaissance parle mais la sagesse écoute… – Jimi Hendrix

alors écoutez-vous ? entendez-vous ? ce silence qui contient toute la sagesse de l’univers…

donc ce matin, une chronique avare de mots mais pleine de sagesse… pour vous… d’un chroniqueur silencieux, aussi en quête de cette même sagesse…

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Le silence est l’aboutissement suprême du langage et de la conscience. Tout ce que l’on dit ou écrit, tout ce que l’on sait, c’est pour cela, pour cela vraiment : le silence.

~ J.M.G. Le Clézio via Richard T. Chartier

écoute que coûte

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traduction : écoute sinon ta langue te rendra sourd(e)

écouter, on veut bien, mais écouter vraiment, quel art quand même…

plusieurs d’entre nous, nous avons de la langue plein les oreilles… nous avons la langue dans les oreilles… car même quand on écoute, souvent on entend, mais on n’écoute pas vraiment… souvent quand on écoute, on se prépare surtout déjà à répondre… on prépare notre réplique… bla bla bla à l’extérieur, bla bla bla à l’intérieur… action, réaction… on écoute les quelques premiers mots et déjà, notre texto intérieur se met en branle… et bla bla bla, et bla bla bla…

qu’on aie la langue dans la poche ou pas, qu’elle soit bien pendue ou non, on a souvent et plutôt la langue dans les oreilles… ce que l’on croit, ce que l’on pense, ce que l’on veut faire comprendre à l’autre et répliquer nous empêche d’entendre…

d’entendre l’autre en le sentant, en se mettant à sa place, en prenant ses mots pour du cash… implique une autre dimension, implique les autres sens…

car écouter vraiment peut nous remettre en question, nous ébranler car le point de vue de l’autre peut nous faire changer d’avis, et permettre d’élargir notre vision, notre compréhension du monde… ce qui peut parfois en déranger plus d’un(e)… surtout quand on est pas solide dans nos croyances et nos convictions, quand nos croyances viennent du dehors… car lorsqu’on sait d’expérience, le point de vue des autres ne nous fait pas peur… au contraire, on est curieux, curieuse… on peut alors partager nos expériences et tout à fait recevoir celles des autres… donnant donnant…

si on prend le temps de s’observer le tympan, on réalisera que nos oreilles sont souvent pleines de mots, de concepts et de croyances… comme des bouchons d’oreilles… pour la plupart issus de nos conditionnements, des croyances de nos parents, de notre culture, de nos médias…

nous sommes un gros ramassis de connaissances empruntées, de concepts mis bout à bout… comme un bouchon de cire dans les oreilles… comme un filtre qui laisse passer que ce qui fait notre affaire, que ce qui nous conforte dans nos dispositions intérieures…

tout ce que l’on entend doit passer à-travers nos idées préconçues… rien de mal en soi dans cela, sauf que pour rester frais et ouvert(e)s, on doit se vider le canal et permettre aux sons extérieurs de faire leur chemin jusqu’à soi… pas seulement les mots, mais aussi les chants des oiseaux, le vent qui effleure les  arbres et les fait frissonner, les colibris qui viennent chatouiller les fleurs devant la maison… simplement écouter la vie qui passe en nous, devant nous, partout…

écouter pour voir…

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traduction : quand tu parles tu ne fais que répéter ce que tu sais déjà… mais si tu écoutes, tu risque d’apprendre quelque chose de nouveau…

en terminant, voici une récompense pour vous qui avez pris le temps d’écouter ces mots écrits jusqu’au bout… une langue vivante qui ne vous ne rendra pas sourd, mais qui au contraire vous permettra de mieux voir à travers votre écran…

www.formation-massage-4stage.fr/outils/nettoyeurecran/cleanscreen.swf

version intro

introvertchronique dixième / 7-8-13

selon Wikipédia… les introvertis sont des gens dont l’énergie tend à se développer par la réflexion au cours de l’interaction. Ils prennent souvent plaisir dans les activités solitaires telles que la lecture, l’écriture, la musique, le dessin, bricolage, jeux vidéo, regarder des films et pièces de théâtre, et l’utilisation des ordinateurs.  Les artistes – écrivains, sculpteurs, ingénieurs, compositeurs et inventeurs – sont en général des introvertis. Un introverti tire avantage du temps passé seul plutôt qu’au sein de grands groupes. Il préfère se concentrer sur une seule activité à la fois et observer les situations avant de participer. Les introvertis sont facilement submergés par trop de stimulation lors des rencontres sociales. Ils sont plus analytiques que la moyenne… (traduit de l’anglais)

je viens de lire un article (en anglais, ci-bas) qui déboulonne 10 mythes sur les personnes introverties… fascinant… et réconfortant… finalement j’aime mieux me considérer comme un introverti qu’un ermite… nom qui porte lourde connotation… mais n’empêche, je me sens bien ici dans mon ermitage… un introverti dans son ermitage…

comme je disais il y a quelques tranches de 24 heures, pas que je n’aime pas le monde, un(e) par un(e) ou en petits groupes, pour chanter ou méditer, ça va, ce sont les foules que je garde à distance… trop de monde en même temps garde l’introverti par en dedans (version adaptée de la pomme par jour qui éloigne le docteur pour toujours)…

remarquez, c’est peut-être l’âge… en effet peut-être que lorsqu’on est jeune, on recherche davantage la compagnie des autres… notamment pour se définir, se sentir appartenir, se sentir faire partie de… les autres nous informent sur nous-même, nous offrent amitié et soutien, réconfort et chaleur… et ils nous désennuient de nous-même… et quand on vieillit, on apprend à se désennuyer de nous-même par nous-même… faut se préparer à la mort quand même…

rien contre les gens qui aiment rencontrer des gens qui aiment rencontrer des gens… ai moi-même été porté abondamment vers les autres pendant de nombreuses années… miroirs extérieurs… les autres sont sources de richesse, les interactions des moyens de se découvrir…

cet article sur les introvertis m’a permis de me reconnaître… et d’accepter et assumer cette tendance croissante chez-moi à me tenir à l’écart, et à voir peu de gens à la fois, et davantage pour chanter et être en silence que pour parler…

en fait l’introversion est naturelle… et essentielle… car beaucoup de bruit dans la foule… beaucoup de paraître dans la foule… beaucoup de bla bla dans la foule… mais encore ici, aucune problème à ça… seulement besoin de calme, de silence et de slomo… aller à son propre rythme, se fier à soi, vivre surtout à partir de soi… et de temps en temps, voir du monde, voir le monde…

car écrire, faire de la musique, méditer, contempler, marcher, sont toutes des activités que j’affectionne de plus en plus et qui se pratiquent très bien en solo…

je suis présentement à la maison avec mon amoureuse pour quelques jours et cette formule one to one me plaît aussi très bien… deux personnes autonomes capables d’être bien seules, ensemble, qui se rencontrent au tournant de l’escalier, mais qui existent solidement l’une et l’autre en soi et pour soi, et qui se croisent amoureusement l’une et l’autre au hasard du temps… 1 + 1 = 3

donc vive la vie en solo, vivre sa vie solo… avec à l’occasion quelques ami(e)s qui passent dans nos vies pour jouer avec la musique avec nous, méditer et faire un brin de causette… ou de silence… une fois de temps en temps les autres… rencontres sporadiques pour espacer le silence, pour partager son silence inter et rieur…

avec un grand background omniprésent de silence, de paix et d’autonomie…

yé vive les intros…

http://elibishop.com/2011/07/27/10-myths-about-introverts/

août là là

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et vous, voyez-vous août ? le sentez-vous août ?

cet août si doux, cet août si mou, cet août si fou… août août… août le mois des loups, le mois des fous…

en guise de mot doux en ce six sous, cette chronique de cincenne au sujet d’août rédigée il y a exactement un an qui dormait sur ce blogue… août, août… synchro vous dites ?

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yahoo ! le mois d’août !

tout comme moi, avez-vous remarquer vous aussi que ce matin, il y avait quelque chose de différent dans l’air ? ben oui, août est débarqué, chez-nous en tous cas…

ça sentait le mois d’août à plein nez dans mes jardins… ça feelait le mois d’août partout sur ma peau, ça sonnait le mois d’août dans mes oreilles, ça chantait le mois d’août dans mon coeur, ça ventait le mois dans mon cou, ça criait le mois d’août partout… août août août… mois doux, moi too…

si chaque mois est unique, le mois d’août est le plus unique des uniques… août c’est encore chaud mais pas trop, c’est reposant, c’est de partout bruissant dans le tympan, cricket…cricket… rabbit… rabbit… quel party pour les oreilles, pour le nez, pour les yeux, wow une feuille rouge ici !

même la peau reconnait le mois doux… détendue de l’été – que nous avons si beau d’ailleurs, thanks le créateur – brune et chaude, en santé la peau, ayant emmagasiné toute cette couleur et ces beaux tons ocres et bruns, elle rayonne et se laisse caresser sans résister et avec jouissance par le soleil… quand même ! ils ont passé l’été ensemble… c’est un vieux couple…

même le jardin commence à déborder de son lit, flatulence végétale, obésité potagère, débordement légumier… mon amie a mangé ma première tomate et ce fut bon dit-elle ;-)

même que mes tournesols chavirent sous le poids de leurs graines et de leur grosse et lourde tête jaune – (si quelqu’un vient chez moi avec une caméra, faut qu’on leur montre ça OK ? c’est si beau «jaune tournesol» sur fond «vert de ma maison» – la commande est passée, in god we trust…)

les verts sont différemment verts en août… autrement verts… moins green, comme dans le sens des jeunes employé(e)s… green ! ça dit tout… aussi moins green comme dans possédant plus d’expérience, depuis plus longtemps sur la branche, la tige… moins tendre les verts, plus gonflés de vert… plus lucides les verts… ils ont vu pleuvoir !

soleil d’août toujours chaud, mais un peu plus doux, un peu plus bas dans le ciel, l’été amorce sont atterissage… attachez vos ceintures, nous arrivons à l’aéroport automnale… un peu plus soft la grosse boule jaune dans le ciel…

et en même temps, même si un peu moins chaud ce ptit août, il est tout août d’une chaleur plus sensuelle que celle de juillet qui elle nous cuisait, la cuisse ou la poitrine… crémeuse ou traditionnelle la salade de ch’août ? (excusez moi là)

août c’est parfois plus doux mais c’est aussi des grosses chaleurs, des orages terribles, des éclairs du tonnerre…

autrement le show de lumière en août, l’angle de l’astre jaune n’est plus le même de jour en jour… autre angle, autre lumière, autre août… rien qu’à voir on voit pas… faut regarder… subtile, fine, délicate différence… faut prendre le temps de regarder changer ça de couleur cet août-là…

août c’est les fleurs qui émergent de partout… dans le jardin, sur les bords de chemin, dans tous les coins… des fleurs fanées, des fleurs qui ont fait leur job de fleurs et qui partiront pour la «floride des fleurs» bientôt quand elles entendront les outardes et se les gèleront le soir venu…

oui plus froides en général les nuits d’août… on sent le bout du nez de l’hiver de loin…

je suis pas tout seul à me rappeler les chaleurs des mois d’août de notre enfance right ? c’est ça ! août c’est notre enfance…oui c’est ça… août ça annonce l’école, ça allume dans tous nos sens et toutes nos cellules nos souvenirs d’école, vous savez celle d’avant, quand on aimait encore aller à l’école…

beaux beaux ces souvenirs de la rentrée quand on allait acheter nos cartables, sac, crayons, règles et tout le reste du kit du petit écolier… eh qu’on était excité… OK je parle au JE… on allait magasiner tout ça avec moman…

une année, à la rentrée, tellement énervé et content, j’en avais même avalé ma clé de mon nouveau sac d’école… demandez-moi pas comment ! je vous laisse aussi imaginer comment on l’a récupérée ;-)

vous vous souvenez l’odeur ? la rentrée scolaire ça sent… en tous cas ça sentait dans l’temps… mais cette année ça sent autre chose, je sais pas ce que c’est…

il y avait encore des bonbons à’cenne dans les rentrées de notre enfance… pis des ptits sacs bruns pour les mettre dedans… à l’époque, popeye fumait encore… pis y avait aussi des ptites négresse noires – ça a dû changé de nom ça ! pas politiquement correct correct… pis des lunes de miel, pis des jujubes, pis des ptites baleines bleues, pis de la gomme thrill… quizz: qu’est-ce que ça goûtait la gomme thrill ? vous pouvez donner la réponse en commentaire si vous savez…

août c’est fou, août c’est roux… me semble que les roux doivent tous et toutes être nés en août ! roux comme les foins, comme les verges d’or (OK c’est pas roux mais on pourrait sûrement arranger ça), comme les feuilles qui s’en viennent et les belles douces rousses…

août c’est plein de chaleur humaine, plein de chaleur tout court, plein de souvenirs d’été, de celui-ci et tous les autres, avec les vacances de juillet encore fraîches et chaudes dans le corps…

août c’est aussi les étoiles filantes, les perséïdes, fidèles à leurs admirateurs/trices noctures et somnanbules, qui ne feront que passer dans le ciel d’août… mais qui brilleront tout de même de leur feu pour un court temps…

août c’est aussi les épluchettes de blé d’inde, à grands coup de poches… août c’est aussi les derniers soubresauts des vacances…

août c’est entre l’été et l’automne, c’est une saison Harry Potter, un entre-deux dans le nul part, dans le now here… ici et maintenant dans le crop circle du champs de foin cosmique…

allez bon moi doux…