Archives pour la catégorie les chroniques des pas perdus

Open Mind ou No-Mind ?

10540_531178526917459_1020255453_nchronique huitième / 3-8-13

le festival Open Mind a lieu cette semaine et encore pour quelques jours dans les Cantons de l’est… http://openmindfestival.com/

quelques ami(e)s et connaissances y sont mais moi, je n’y serai pas…  une amie voulait que je l’y rejoigne… je voulais un ptit peu mais définitivement beaucoup trop de monde pour moi… moi qui ne suis plus foule depuis quelques années, trop de monde d’un coup… trop de monde tout d’un coup…

même que je suis même full anti-foule…après plusieurs années full foule, je suis en train de devenir un hermite terré dans ses terres, heureux avec Pacha Mama, maman terre, madame forêt et monsieur air… je chante et parle aux colibris et ils me le rendent bien… je ne suis pas anti-gens car j’aime toujours en rencontrer quelques-un(e)s à la fois ici pour méditer et chanter… seulement anti-foule…

les échanges de mots m’étourdissent depuis quelques temps, surtout les échanges sociaux… party etc… je voudrais bien mais n’en suis pas capable… j’évite même le marché ici au village, malgré que j’aimerais bien y aller et me mêler à la foule moi aussi… faire comme le monde, voir quelques ami(e)s… mais les foules me font peur… certain que le nouveau DSM 5 me classerait comme hermite agoraphobe avec un trouble obsessionnel d’envahissement… mais j’assume…

comme je le fais depuis des années, j’ai quand même beaucoup réfléchi cette semaine autour du terme mind, comme dans Open Mind et No Mind… ai déjà écrit quelques chroniques là-dessus même… on-going questionnement… j’utilise le terme mind car mon guru nous parlait en anglais, mais j’imagine que je pourrais aussi utiliser le terme mental… sauf que mind est plus riche, plus plein… d’idées, de pensées, de concepts, etc…

cheminant avec Osho depuis une trentaine d’années, lui qui a martelé et malmené le mind de toutes les manières, ce concept est central dans la quête spirituelle… le mind est un os à ronger jusqu’à ce que mort s’en suive… ou jusqu’à ce que disparition apparaisse… pour le disciple en quête de la grande lumière, le mind est l’obstacle à contourner pour arriver au but tant recherché, le  grand rien lumineux…

en tous cas, l’idée me semble être de prendre conscience de cet esclave de la pensée qui a pris la place du maître… comme Iznogoud qui voulait devenir calife à la place du calife… le mind a réussi lui… non mais pour qui il se prend ce mind ? pour la boss de la place ou quoi ?

car on dit souvent que le mind est un excellent serviteur mais un pauvre maître… et pourtant, souvent lui qui mène notre vie non ?

j’ai tendance à penser parfois, comme les organisateurs du Festival Open Mind j’imagine, car ils ont nommé leur festival ainsi, que le mind, si ouvert et bien nettoyé, peut devenir un outil créatif, un chemin vers la libération… mais vraiment pas certain…

car je crois que c’est mon mind à moi qui, par instinct de préservation, par instinct de survie, me fait croire qu’il est essentiel à mon évolution… que c’est lui le boss… ne me mets pas de côté qu’il me dit, je vais travailler pour toi… je vais t’aider, je vais te faire comprendre le sens de la vie… oui oui… mon oeil mon mind, l’ai déjà entendu celle-là…

pourtant, une fois de temps en temps, je le mets de côté this little mind of mine… et pourtant, tout va bien alors madame la marquise, même que tout va mieux alors… tout va tout seul, la vie prend soin d’elle-même… la vie se vit malgré mon mind à moi… et moi j’observe, à distance, détaché, un peu nonchalant même… plus léger…

Osho a élaboré longuement sur le concept de No Mind… concept qui fait peur car je nous imagine alors l’air bête, héberlué, un peu stoïque, huluberlu même, l’air hébété, stupéfait… la bouche ouverte et incapable de dire quoi que ce soit… ou la tête partie en fumée… pourtant, les quelques fois où j’ose, où le mind abdique, je ne le regrette jamais… je crois que je vais déménager là-bas…

pour observer un bel exemple de No mind en action, live (à partir de 5 minutes) : un gars en face de Mooji dont le mind arrête de fonctionner temporairement, à la rencontre de quelqu’un qui vit à côté de son mind… pas l’air si plate que ça le No Mind après tout…
http://www.youtube.com/watch?v=whAFLhSWdsA

mindfulness ou mindemptiness ? oh oh my mind… pouvez-vous répéter la question ?

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AU-DELÀ DU MENTAL, L’ÉVEIL… ॐ

La liberté commence quand vous prenez conscience que vous n’êtes pas cette entité, c’est-à-dire le penseur.

En sachant cela, vous pouvez alors surveiller cette entité.

Dès l’instant où vous vous mettez à observer le penseur, un niveau plus élevé de conscience est activé.

Vous comprenez petit à petit qu’il existe un immense royaume d’intelligence au-delà de la pensée et que celle-ci ne constitue qu’un infime aspect de cette intelligence.

Vous réalisez aussi que toutes les choses vraiment importantes – la beauté, l’amour, la créativité, la joie, la paix – trouvent leur source au-delà du mental…

Et vous commencez alors à vous éveiller.

~ Eckhart Tolle via Richard T. Chartier

 

pour maintenant, prisonnier d’ici

61601_604159472949582_471593400_nchronique septième / 2-8-13

pour la première fois de ma vie d’adulte, je n’ai pas de passeport… et c’est intentionnel… voulu… provoqué… auto-infligé… une expérience… nulle part où me sauver ailleurs qu’ici sur la planète pour le moment…

bien sûr, je pourrais aller me visiter Saskatoon… ou aller chez mon ami de Winnipeg… aller en vacances en Gaspésie, à St-John’s NB où St-Jean de Terre-Neuve… ou encore me sauver sur une île de la côte ouest… mais pas envie de ça… content content ici, content content maintenant…

mon passeport m’a toujours en quelque sorte éviter de sentir la pression de l’ici… faire des plans de voyages à l’étranger m’a toujours permis de relâcher la tension quand l’ici était trop présent, trop im/pression/nant… mon passeport a toujours été le petit trou dans la balloune existentielle… la simple idée de partir quelque part ailleurs soulage la pression…

trop intense la vie ? alors on rêve au sud, le Brésil en particulier dans mon cas où je suis allé une dizaine de fois dans les dernières années… ou en Hollande plus d’une quinzaine de fois pour des raisons amicales et professionnelles… mais aujourd’hui, nowhere to go…  qu’ici, qu’autour… et pas du tout envie de me distraire…

je me souviens il y a longtemps, dans un discours, Osho avait dit que nous nous pensions libres jusqu’à ce que nous sortions du pays dans lequel nous vivons… que c’est alors qu’on se rendait compte que nous vivons tous et toutes dans une prison à ciel ouvert, de dimension variable, celle du Canada étant parmi l’une des plus grandes au mondes… l’une des moins habitées… donc l’une des plus spacieuses… pas fou l’gourou…

car en effet, nous sommes relativement libres de nos faits et gestes, relativement libres de bouger où bon nous semble, mais en fait, nous vivons dans un espace délimité duquel ça nous prend une permission pour sortir… de même que pour entrer dans certains autres pays…

alors très intéressant de ne pas pouvoir sortir de la prison Canada pour un moment… auto assigné à résidence le chroniqueur… et j’aime la sensation… nulle part où me réfugier ailleurs que dans cet espace, que dans le moment… totalement avec moi-même… plaisante sensation… impossible de voyager tant que ça sur le plan horizontal pour le moment, que sur le plan vertical…

en fait, depuis quelques années, même si j’avais un passeport qui me donnait la possibilité de visiter le monde entier à part la Corée du Nord, je ne vais pratiquement nulle part… même que très rarement dans mon cher village ici à Val-David… en fait, ma maison est le centre du monde… l’absence de passeport ne fait que confirmer mon assignation à résidence… 100 % ici… enwèye à maison…

bien sûr je pourrais m’enfuir ailleurs dans ce cher plus meilleur pays au monde ou visiter la belle province, mais je n’en ai pas le moindre envie… tout à fait bien ici, dans ma forêt, avec mon ptit moi-même, avec mon chat, quelques ami(e)s autour que je vois relativement peu, que quelques personnes qui viennent me visiter à l’occasion et chanter avec moi… toutes les journées se ressemblent ici, travail à domicile de l’automne au printemps, pas de programme du tout l’été, un peu de marche, un peu de musique, un peu de nourriture, beaucoup de nature…

et depuis quelque temps, sans passeport, donc sans aucune porte de sortie vers le monde extérieur, et aucun envie de m’y aventurer… qu’un immense et intense et dense envie de vivre simplement le moment, totalement ici, dans cet espace limité horizontalement mais infini par en haut, en bas et en dedans… habiter un sur place calme et complet, une simplicité d’être désarmante… ma vie est plate mais captivante, sans grands hauts ni si bas bas… qu’un surfage doux et smooth, pas de vagues d’excitation… reposant, relaxant…

bizarre la vie… le monde est à moi, tout est possible, et je ne veux rien… ou presque… rien d’autre qu’un peu d’air, un peu d’eau, quelques calories pour nourrir la machine, quelques notes de musique et quelques pas… quelques ami(e)s qui viennent me rendre visite, sinon tout à fait OK avec ma solitude…

parfait moment pour visiter mes propres cellules… et vivre une heureuse peine de prison… une lucide joie de prison…

le voir pour le croire ?

Articles5504_606116369401801_491074927_nchronique sixième / 31-7-13

traduction : vous pouvez seulement voir ce en quoi vous croyez – rien d’autre n’est possible
– Byron Katie

en partie d’accord avec cette affirmation le chroniqueur… mais en partie pas…

car parfois on n’en croit pas ses yeux… et parfois, croire c’est voir… et parfois voir c’est croire… et parfois rien qu’à voir on voit ben… et parfois même quand on voit on croit rien…

et d’autres parfois, la vie nous en mets plein la vue, et nous invite à élargir et approfondir notre regard… elle nous en fait voir de toutes les couleurs la vie des fois… elle nous présente aussi parfois des choses impossibles à croire mais qu’on voit quand même, des choses flabbergastantes qui nous forcent à voir par en-dedans, à croire à l’impossible. à voir plus grand que soi, à transformer une simple croyance en foi, à penser différemment, à concevoir le monde autrement…

car au début de la vie, on ne croit à rien… on ne croit tout simplement pas… puis éventuellement, on commence à croire en certaines choses – plus ou moins – des bouts de notre éducation, du moins ceux qui font du sens à nos yeux…  puis à l’adolescence, on en vient à rejetter une bonne partie de ce en quoi on croyait… et par la suite, pour le reste de notre vie, on conserve ou reprend ce qui fait du sens selon nos expériences…

parfois on ne croit que ce qui est juste pour nous, ce qui résonne juste en nous… parfois on ne plus croit plus en rien, et parfois on arrive à croire sans voir… ça c’est la foi… car oui, la foi demande de croire sans voir… pas croire aveuglement, juste admettre que c’est possible… plausible… peut-être… la foi se situe une coche au-dessus de la confiance et de la croyance… la foi demande une certaine part d’aveuglement… tout est possible…

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traduction : vous n’arrêtez pas de respirer simplement parce que vous ne voyez pas l’air… le fait que vous ne pouvez voir Dieu ne signifie pas pour autant que vous cessez de croire !

croit-on à l’air ? à Dieu ? à l’immensité de l’univers ? à l’infini que l’on ne peut même pas imaginer ? qu’est-ce que croire anyway ? pas grave les ami(e)s, croyez-moi, on n’en sait rien… mais on va voir…

by the way, un daltonien peut-il en voir de toutes les couleurs ?

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lien pertinent de mon ami Alain… sur la vue holographique….
http://www.youtube.com/watch?v=yXBnrLPVTVY&feature=share

 

beautéthon

576334_533658683314237_719421820_nchronique cinquième / 30-7-13

traduction : la beauté, c’est l’éternité se contemplant dans un miroir – Khalil Gibran

de la beauté, encore de la beauté, toujours de la beauté… une mer de beauté, de pure beauté, de beauté pure… un marathon de beauté en cette existence… quand on porte la beauté dans le regard, la vie est belle, le monde s’embellit… la beauté gagne toujours…

suite de ma chronique d’hier… pour rouler encore sur le concept de beauté… beau concept… pour soutenir notre capacité à se trouver beau et belle… pour renforcer notre appréciation de la beauté… en soi, autour, partout… pour voir et apercevoir la beauté dans son propre regard… pour puiser dans cette source de beauté que l’on porte tous et toutes en soi… la beauté est une inside job…

vous avez été nombreux et nombreuses à lire, commenter, répondre hier… la beauté vous interpelle vous aussi… beau constat… comme moi, vous la reconnaissez en vous-même cette beauté… comme moi, vous reconnaissez qu’il vous faut tout d’abord la voir en vous-même pour la voir dans la nature, chez les autres, ailleurs, partout… la beauté se réfléchissant à l’infini…

reconnaître sa propre beauté, un des principaux buts de la vie finalement… car oui monsieur Gibran on l’achète votre affirmation, oui, la beauté est l’éternité se réfléchissant à l’infini… full beauté… beautiful… beauty ? full… bioutifoule… que de la beauté… de la beauté partout lorsqu’elle est reflétée à partir de soi… lorsqu’elle coule de source… lorsque la beauté se projette à l’infini… sploush ! de la beauté éternelle…

la beauté comme terreau de la vie, la beauté au début, la beauté à la fin… beauté, beauté, beauté… porter la beauté dans le regard comme un voile qui recouvre toute chose… une beauté projetée sur le monde, sur tout ce que touche notre regard… projection de beauté en 3D… beauté en haute résolution… mais pour la voir, tout d’abord de la beauté dans le regard… de la beauté plein les yeux…

pitcher de la beauté sur le monde plutôt que d’y projeter ses jugements, plutôt que de voir et chercher les failles… mais pour cela, il faut la connaître de l’intérieur, il faut la chercher, la trouver, la reconnaître, l’accepter et l’assumer… pas toujours aussi simple qu’on le voudrait… car la beauté n’est pas du prêt-à-porter… la beauté se cultive, elle s’apprend, se développe, grandit et parfois même indispose… surtout la notre… assumer sa propre beauté, une grande leçon de vie…

car la beauté, si elle est innée – regardez un bébé naissant, un animal, la nature – elle s’apprend aussi… la beauté est partout, elle se donne d’elle-même mais elle doit aussi être méritée, assumée, intégrée… la beauté a son propre langage… la beauté se travaille, se bâtit, se déploie…

n’apprécie la beauté que quiconque la cherche et l’assume, la couve et la porte… car la beauté se porte naturellement, simplement, mais non tout bonnement… la beauté a une grâce… la beauté est fine, délicate, sensible, subtile… mais parfois brute aussi…

et pour assumer totalement sa beauté, il faut aussi oser puiser dans ses zones plus sombres, plus glauques, ses zones plus ombres… oser fouiller dans le noir pour trouver sa lumière, se salir les mains et jouer dans la bouette pour trouver les perles…

car la beauté a un prix… la beauté éphémère s’offre à tous et toutes mais la beauté éternelle se gagne aussi, la beauté permanente se mérite… la vie est un grand concours de beauté, un marathon de beauté… un beautéthon… dans lequel tout le monde gagne éventuellement…

75692_529292990417473_1626078666_ntraduction : la beauté, c’est l’éternité se contemplant dans un miroir… mais vous êtes l’éternité et vous êtes le miroir – Khalil Gibran

je suis beau

431910_361818733940785_984073742_nchronique quatrième / 29-7-13

ouain, pour qui il se prend le chroniqueur…

je sais, moi aussi c’est la première réaction qui m’est venue dès que j’ai simplement pensé écrire ce titre, et cette chronique auto-reconnaissante, auto-congratulante… dire que je me trouve beau publiquement, quel culot le mec… mais je l’écris quand même… car je me sens beau ces temps-ci… et si je me sens beau, je le suis… aussi simple que ça…

la seule raison pour laquelle je n’écrirais pas ce titre est le jugement que vous pourriez avoir à mon sujet… ce que vous pourriez penser : non mais pour qui il se prend celui-là ? affirmer qu’il est beau… vieux relents de catholicisme transpirant le péché mortel de l’orgueil… et ça on n’achète plus… on ne loue même plus… non on ne joue pas… de cette game-là.. alléluia…

car entre vous et moi, si on ne se trouve pas beau – ou belle – soi-même, qui le fera pour nous ?  si on ne peut voir la beauté dans ses propres yeux, reconnaître la beauté en soi-même… si simple, se trouver beau – ou belle… donc si pas nous, qui le fera ? car la beauté n’est pas objective, purement subjective la beauté…

la beauté que l’on constate à l’extérieur de soi n’est que sa propre beauté projetée via nos propres yeux, vers le monde… la beauté se trouve dans les yeux de celui – ou celle – qui regarde… du dedans vers dehors la beauté… un voile de beauté dans les yeux…

apprendre à se trouver beau, s’aimer, s’apprécier, être son meilleur public, passage obligé de l’estime de soi… car nous sommes tous et toutes créations de Dieu, donc source de beauté originelle au même titre que la nature, ou qu’une autre personne… en particulier les enfants et leur naturalité…

car trouver l’autre beau – ou belle – rien de plus normal, mais soi-même ? pourtant, comment voir la beauté hors de soi si on ne peut la voir en soi ? comment aimer un – ou une – autre, les autres, si on ne s’aime pas soi-même ? la question se pose… et la réponse indispose…

pour la première fois de ma vie, je me trouve beau… je me sens beau… je suis bien en ma présence, je m’aime, m’accepte, m’assume, me prends dans toutes mes déclinaisons… je me dis oui, je prends ma place, que la mienne mais toute la mienne, je m’abandonne à qui je suis… oui papa…

assumer sa beauté et discerner la nuance entre orgueil et simple appréciation de soi… beau mais pas plus que les autres, beau autant que les autres… pas une beauté comparable, une beauté intrinsèque, une beauté d’être… avec sa différence, son unicité, sa spécificité… assumée, appréciée, intégrée… marcher la beauté, respirer la beauté… être la beauté…

se trouver beau – ou belle – les yeux fermés… ouverts… car la beauté prend racine en nous et se propage vers le reste du monde… devenir le réservoir de toute la beauté du monde, dépositaire de toute la beauté du monde… reconnaître cette part de beauté en soi déposée par le créateur, la créatrice…

cette reconnaissance de la beauté en soi constitue la première étape pour reconnaître la beauté dans le reste de la création…

et vous, vous trouvez-vous beau – ou belle ?
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Symptômes de la paix intérieure

Tendance à penser et à agir spontanément, guidé par son intuition personnelle plutôt que conditionné par les expériences et les peurs du passé.
Une grande capacité à apprécier chaque moment.
Un manque total d’intérêt pour juger les autres.
Un manque total d’intérêt pour se juger soi-même.
Un manque total d’intérêt pour interpréter les actions des autres.
Un manque total d’intérêt pour tout ce qui est conflictuel.
Une perte totale de la capacité de se faire du souci.
Des épisodes fréquents et intenses d’appréciation de la vie en général et de soi-même en particulier.
Des sentiments très agréables d’unité avec les autres et avec la nature.
Des attaques répétées de sourire, de cette sorte de sourire qui vient du cœur et passe à travers les yeux.
Une tendance croissante à laisser les choses se produire plutôt qu’à essayer de les forcer à se produire.
Une capacité de plus en plus grande à aimer les autres aussi bien que soi-même et une envie d’aimer de plus en plus forte.

Si vous présentez un ou plusieurs des symptômes mentionnés ci-dessus, sachez que votre état est probablement irréversible.

Dr Christian Tal Schaller via Pierre Lemieux

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grATItude

1003708_398892476881529_1375085253_nchronique troisième / 27-7-13

traduction : cher Dieu (ou choisissez le terme qui vous inspire)… je voulais simplement te remercier pour une autre journée… prends soin de ma famille et ami(e)s aujourd’hui… bénis-nous d’une façon inconnue de nous jusqu’à maintenant…

à mon ami, qui se reconnaîtra… et à la vie… et à vous, et à nous…

trop plein de reconnaissance le chroniqueur, faut que ça sorte… appréciation chronique, chronique d’appréciation…

alors merci, gratitude, reconnaissance, merci merci merci… thank you vely much… pour le jus et la slush…

merci pour tout, pour rien… pour l’amour, pour la joie… pour la peine, et la force et la sagesse que cette peine a suscité… la peine vaut la peine… et la joie… foule peine… peine full… merci pour le flot de larmes, pour le temps qui passe et qui guérit tout… pour l’humanité qui résonne en nous quand le going gets tough…

merci pour le chemin parcouru, et celui qui se présente et se présentera, encore et encore, toujours et maintenant… un pas à la fois, un pas devant l’autre, même à reculons…

merci pour la vie, merci pour l’ami, merci pour ton serviteur, moi ati… petit ati dans cette grande toile de vie, petit point dans cette grande courte pointe humaine, minérale, animale, végétale… petit ati dans tout ce qui vit grandiosement… dis-moi ce qu doit être fait… guide-moi car parfois mes yeux sont fermés même ouverts…

merci pour tout ce que je reçois, et aussi et surtout pour tout ce que je ne reçois pas, le bon et le moins… toujours du bon, toujours… moins est plus, de plus en plus…

merci pour le thé, merci pour les cookies… merci pour le mou, le dur, le froid, le tiède, le chaud… merci pour Osho, merci Osho…

la vie est bonne, pleine, grande… mais pour le voir, il faut le croire… surtout quand on ne voit pas… pour le voir, il faut fermer les yeux, regarder, investiguer, s’investiguer… et continuer, continuer, continuer… qui suis-je ? qui est à l’intérieur ?  encore, toujours, maintenant… surtout quand on ne voit pas, quand on ne veut pas voir, quand on ne peut pas voir… car pour le voir, il faut s’assoir, et voir…

la vie est bonne, juteuse, débordante, passionnante, flabbergastante, excitante… si on le veut… si on l’invite à être telle, si on décide de la percevoir ainsi… car la magie est toujours ici, là, ailleurs, partout… juste là devant nos yeux, et derrière aussi… regardez, fixez, observez, là juste derrière vos paupières, tout est là… la vie, la présence, tout ce qui vit y vit… le monde en soi… coucou Dieu…

oui bonne est la vie… pure, généreuse, abondante… oh que non, elle ne nous amène pas toujours ce que l’on voudrait… erreur au département des commandes ? pas du tout… car si on fait confiance, elle nous amène toujours ce dont on a besoin… puisque c’est ce qui vient… suffit de le décider ainsi… suffit de dire oui… devenir un yes man, une yes woman… yo man ! human…

alors la vie, merci… alors l’ami, l’amie, merci… merci pour la vie, merci pour samedi… pour le soleil, et la pluie, pour la merveille, et la vie… cette vie, comme une grande toile blanche que l’on remplit à chaque jour qui ne passe jamais, toujours le même jour d’aujourd’hui, toujours le même moment… maintenant… tout le temps, maintenant… tout le temps…

ravi l’ati…

bouffé par l’amour

Fall-in-love

chronique deuxième / 26-7-13

traduction : tombe en amour, tombe en amour de plus en plus… et souviens-toi, ça ne consiste pas tant à accepter qui tu es, à aimer qui tu es… oublie ce baratin spirituel… deviens plus fou, plus loufoque, plus ivre… laisse l’amour t’absorber si totalement que tu disparais… – Leela

l’amour, l’amour, quel mot invitant mais aussi mystérieux… on pense souvent que ça concerne une seule personne, ou encore soi-même… pourtant cette citation nous envoie directement dans le champs… alors que vivre si totalement que le danseur disparaît et ne reste plus que la danse… que la vie qui nous consume, que la vie qui nous possède… que la vie à travers soi…

aimer c’est mordre dans cette existence, apprécier l’ascension quand ça monte, goûter au fond de la vallée quand ça descend… brûler avec le soleil de juillet et se les geler en janvier… rire quand c’est drôle, brailler quand c’est triste… tout à fait, totalement, passionnément…

peu importe ce que l’on fait, le faire si totalement qu’il n’y a plus aucune place pour le doute, aucune tiédeur, aucune hésitation… la vie à l’état pur, au zénith, full blast…

en amour nouveau ? let’s go, on vit ça avec toutes ses trippes, tout son coeur, on fonce dans le tas, on brûle de cet amour… on se laisse consumer…

en peine d’amour ? let’s go, on vit ça aussi avec toute l’intensité, toutes les larmes de son corps, pour que ça passe, vite, intensément, une fois pour toute… que ça nous lave, que ça décape, que ça décrasse et que ça laisse place à l’amour à nouveau, à la vie…

en période de crise ? let’s go, on plonge là-dedans aussi avec la même intensité, les deux yeux grand ouverts, on prend son élan, on se bouche le nez et on explore ces fonds de tiroirs de vie qui nous font nous connaître dans nos côtés moins givrés… parce que c’est ça aussi la vie… pour éventuellement en ressortir un jour, et renaître peut-être, probablement, éventuellement… mais plus tout à fait le ou la même… y ayant laissé quelques plumes au passage, quelques vieilles peaux de serpent… plus frais, plus léger…

avec le temps, et quelques murs bien durs, on finit par apprendre par expérience directe ce que disent les sages… que l’amour n’est pas une relation mais davantage une façon d’aborder la vie, l’amour tout court, une perspective qui consiste à saisir la réalité ambiante du moment…

réalité du moment en effet car il me semble ne pas exister une seule réalité, fixe, permanente, définitive… un seul point de vue sur la vie… mais davantage une réalité changeante, une perspective mouvante, souvent partielle, une réalité qui bouge tout le temps… selon les événements, selon notre point de vue du moment, selon la leçon de vie à apprendre…

alors l’amour et la vie pour se faire dévorer, se laisser posséder par le feu, la passion de vivre… et se faire déposséder de ses illusions, de ses croyances, de ses convictions anciennes… les mettre au test de la réalité du moment, de toutes les réalités… et laisser la vie nous consumer, nous prendre, faire de nous des esclaves au service de la vie elle-même, au service du grand jeu qui se déroule devant nous…

allons, vivons !

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traduction: vis bien, ris souvent, aime beaucoup

pardon le contrôle…

1012383_617014788331647_1692724300_nchronique première / 25-7-13

rebonjour…

de retour à mon clavier et à votre écran, après plus d’un mois débranché… essentiel de tirer la plogue once in a while… aller voir la vraie vie, celle qui sent, qui bouge, qui touche…

ai marché quelques centaines de kms en silence, découvrant plusieurs endroits sur mes pieds où pouvaient pousser des ampoules, me suis pâmé à profusion sur le Fjord du Saguenay, ai médité intensivement sur quelques koans zen… ai marché, marché, marché… pensé pensé pensé… rien fait, rien fait… et aimé, tant aimé… tout, mais surtout rien.. le vide dedans, le vide dehors…

et pour le moment, pendant que plusieurs d’entre vous êtes encore en vacances, j’en profite pour me glisser de nouveau sur le web, dans votre vie, votre quotidien, le vôtre, le mien… toutefois un peu gêné le chroniqueur, un peu rouillé, un peu plus pudique qu’avant… et quand même, encore un peu publique… quand même…

de retour donc en chroniques le chroniqueur avec une nouvelle série, celle des pas perdus, comme dans pas perdus, pèlerinage oblige, mais aussi comme dans pas perdu, pèlerinage exige… par des pas, retrouvé le coeur du chroniqueur…

et depuis quelque temps, je perds totalement le contrôle… et j’aime ça… eh oui, je suis en amour… encore… encore une fois, comme jamais auparavant… comme c’est toujours le cas quand on aime… toujours comme jamais auparavant… toujours unique l’amour… toujours frais, toujours vrai… car l’autre n’est jamais le ou la même, et nous-même, nous ne sommes jamais le ou la même… tout de même… quand même…

j’aime aimer, j’aime être aimé, j’aime l’amour… et l’amour m’aime… et me le rend bien… l’amour même… l’amour pour l’amour… et adieu le contrôle… et à Dieu le contrôle… tell me where you want your slave to be…

pendant mon pèlerinage, et mon dernier satori, j’ai finalement complété deux deuils amoureux… en effet, en moi-même, j’ai dit adieu et remercier mes deux anciennes amoureuses, ce que je n’avais pas vraiment fait… je les trainais en moi… j’ai braillé des kilomètres de larmes… j’ai pavé de mes larmes les routes, du Saguenay au Lac St-Jean… ai rempli autant le Saguenay que le lac géant… une charge émotive que je trainais en moi comme une OVNI, une ombre vivante nullement intégrée… ouf, sploush et douche de larmes pour mes ex-douces… et merci pour tous ces apprentissages, toutes ces leçons de vie…

et tout à coup, le ciel s’ouvre et une nouvelle possibilité apparaît… orage d’amour, tsunami affectif, éclair dans mon esprit, tonnerre dans mon âme… et l’amour m’enveloppe, m’englobe, m’allume, me porte, se pointe, me sourit… et dit oui… et moi aussi… si si si…

nouvelle page de vie qui marque la fin de trois années mouvementées, rock’n roll, période de transition extrême, soutiré sous les pieds le tapis de la vie et sul’cul le chroniqueur… qui se relève lentement, sûrement, nouvellement, amoureusement… et qui marche, et qui marche…

donc nouvelle série de chroniques, pas nécessairement quotidiennes car je me mets aussi en parallèle sur la compilation de mes anciennes chroniques en vue d’en faire un recueil de 108, mala/de chroniques le titre.. les bests of… à suivre et possiblement à lire un jour…

alors lecteurs/trices, sioux plus tard mes pétards…