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dés apprendre

1970402_10153081639092069_5817502641106958641_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 169 et ça monte – et ça descend…

traduction: la question n’est pas tant d’apprendre plusieurs choses… au contraire, il s’agit plutôt de désapprendre beaucoup… – Osho

on ne peut rien apprendre, on ne peut tout apprendre… on peut surtout désapprendre tous les conditions et comportements sans fondements que l’on nous a inculqués la plupart inconsciemment…

trop de choses nous échappent et nous échapperont toujours… il y a trop à découvrir, à savoir, à apprendre…

et plus on sait, plus on réalise fou ce que l’on ne sait pas… de plus en plus d’information circule, et de plus en plus vite, alors il devient de plus en plus difficile de suivre le courant… du moins en ce sens d’acquérir de nouvelles informations… la tête va finir par nous sauter…

c’est autre chose que des connaissances extérieures à soi que l’on doit acquérir… à partir d’ailleurs que seulement par la tête… aussi à partir du corps, à partir du coeur, à partir de l’âme, à partir de la partie du grand Tout qui réside en soi, en chacune de nous…

apprendre à se connaître soi-même, apprendre l’empathie, le rythme des saisons qui ne reflète que les grands cycles de la vie… au printemps on se réveille et on plante, l’été on arrose et on entretient, l’automne on récolte et célèbre l’abondance et l’hiver, comme l’ours – ou l’homme qui a vu l’homme qui l’a vu, cet ours avant qu’il ne rentre dans sa caverne – on rentre en soi, on part le feu et on se repose… et on s’introspectionne…

car anyway, qu’est-ce qu’on enseigne à nos enfants à l’école ? comment écrire – manifestement l’objectif n’est pas toujours atteint – compter et autres objets d’apprentissage plus ou moins inutiles les uns que les autres ?

1781281_617162608348833_1568159362_otraduction: choses que nous n’avons par appris à l’école : comment faire notre rapport d’impôt, en quoi consistent les taxes, comment voter, comment faire son CV, comment gérer un compte de banque et autres «finançailles», comment acheter une auto ou une maison mais on connait bien le théorème de Pythagore…

et tellement d’autres choses essentielles que l’on n’a pas appris à l’école…. je vous épargne la liste… mais disons qu’en matière de connaissance de soi, c’est clairement pas là que ça passe… de toute façon, les enseignants n’en savent pas beaucoup en cette matière que les ptits pitspits

décidément une grande réforme éducative serait nécessaire… l’essentiel de l’approche éducative serait de permettre à la sagesse déjà acquise en nous, via l’ADN et les us et coutumes de nos ancêtres – de se révéler à nous… car on porterait en nous tout ce que l’on aurait besoin de savoir et l’idée serait de laisser cette connaissance se révéler à nous de nouveau… l’âme et le corps porteraient déjà la sagesse… toute l’intelligence du monde serait contenue en nous à notre naissance…

150190_330541030470495_7337533480777570440_ntraduction: on ne peut rien apprendre aux gens… on ne peut que les aider à découvrir ce qui est déjà en eux… – Galilée

alors au lieu de tenter de bourrer nos enfants de choses inutiles, pourquoi plutôt ne pas guider, «tutorer», laisser être et se déployer ces vieilles âmes qui choisissent de s’incarner en ces années difficiles à suivre…

d’ailleurs les enfant d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier… qu’on les nomme indigo, arc-en-ciel ou quartz, on reconnait une conscience nouvelle dans ces petits êtres fraîchement arrivés… il est évident qu’ils viennent d’ailleurs et portent encore en eux et elles traces de ce lien, leurs yeux témoignent d’une grande sagesse…

alors chers lecteur/trices, je nous souhaite d’arrêter un peu et de laisser tous ces trésors que nous portons en nous remonter à la surface, nous sortir par tous les pores et de la gorge… osons notre poésie, osons notre chanson…

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ma vie la vie

10934029_892884550743163_6933317565692356840_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 170 et ça monte – et ça descend…

traduction : ce n’est pas votre vie, c’est la vie… la vie est plus grande que vous… la vie n’est pas une chose que vous possédez… c’est une création dans laquelle vous participez et de laquelle vous êtes témoin… – Louis C.K.

ah la vie, la vie… intéressante nuance que soulève cette citation… pas ma vie, pas la tienne, ni la nôtre, ni la vôtre… juste la vie… toute la vie… la vie avec un grand V, la vie à vitesse grand V… la vie qui nous passe devant, celle qui nous passe dans la face, celle qui nous tasse et nous dépasse… celle qui nous pétrit… donnez-nous notre pain quotidien… le nôtre, à nous tous et toutes…

la petite ou la grande vie… avec les mains, le coeur et l’esprit grands ouverts… que la vie, dans ses multiples déclinaisons… inclinons-nous… à genoux devant la vie et la tête haute…

ah nous chers humains et notre tendance à toujours tout rendre mien et nôtre, à faire nôtre cette grande manifestation… possesseurs va…

mienne la vie ? really ?

nous nous prenons vraiment pour le nombril du monde… moi moi moi et la vie… ma petite vie qu semble n’être qu’un reflet objectif de la grande vie…

on impose notre droit de propriété à la vie… sacrée liberté d’expression et droit de propriété…

on a vraiment tendance à tout ramener à soi, moi, toi, nous, les humaines… dans plusieurs expressions, dans nos mots, on retrouve ce droit de propriété… source de nos maux peut-être ?

oh my God… Je suis Dieu Wow ! I’ll do it my way… It’s my life… me myself and I… 

toute cette grande création que l’on veut réduire à soi.. comme si on était les créateurs de cet univers… comme si on soufflait et pouf voici le monde…

528540_10151338498492206_2032756932_nce que nous sommes aussi… créateurs/trices et créatures… le tout condensé en un corps limité, la mer entière dans la goutte… bien difficile à saisir ce grand petit monde…

les autochtones ont depuis toujours cultivé une attitude de respect et d’humilité envers la terre… nous appartenons à la terre et non le contraire… makes sense non ? de toute façon, nous y retournerons bien un jour ou l’autre à cette mère terre…  pour revenir en arbre peut-être grâce à ce projet novateur de recyclage de notre corps… en corps et encore…

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réalisons notre fragilité, notre interdépendance pour en finir avec le cha cha cha du moi moi moi, ma ma ma… mama mia, qu’est-ce qu’on fait ! nonos nous sommes en faisant de toutes les ressources de la terre nos nos nos ressources… que les gardiens de la planète les humains, pas ses propriétaires…

mais faut aussi nous comprendre, nous pauvres humains aux capacités limitées de perception et de conceptualisation, tout mêlés dans ces concepts de créatures versus créateurs/trices… plutôt cococréateurs/trices…

car sans ce corps qui perçoit, qui sent, qui inspire, expire et inspire… qui voit, qui vit, la création extérieure disparait d’un trait, même si elle continue d’exister dans l’absolu… alors ? apprendre à vivre dans l’absolu ? possible de se défaire de ce corps ? ou l’habiter complètement ? pas toujours simple, mais ici la leçon…. être dans ce monde, mais en même temps pas de ce monde… dans le monde, mais pas du monde…

être si sensible et ouvert que l’on devient le monde entier et le monde entier devient soi, moi, nous, autant les Charlies que les extrémistes, les Islamistes que les Catholiques et autres dominateurs et dénominateurs communs et particuliers, les plus grand comme les plus petits, dénominateurs… le 1 % autant que le 99 % restant… 100 % humains que nous sommes… alors donnons notre 110 % pour refaire de ce monde un seul beau et grand et même monde… soyons du monde et agissons comme du monde…

finalement, participons à la création de ce monde, tout en demeurant témoin des multiples manifestations de ce monde… comme du monde… comme du monde…

salut le monde… moi je vais jouer dans ma forêt… euh, la forêt…

maison

duel litté

1898681_10151982007171439_1769247294_o1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 171 et ça monte – et ça descend…

traduction : l’une des choses les plus utiles que vous puissiez faire pour cesser d’encombrer votre mental est d’arrêter de lire les journaux, de cesser de regarder la télé,d’ éteindre les nouvelles continues, de même que les radiojournaux… les nouvelles sont si fortement biaisées en faveur «des mauvaises nouvelles» que cela nous fait croire que le monde n’est pas un endroit où il fait bon vivre… arrêtez de laisser les «nouvelles» infecter votre mental… – Steven Aitchison

tout à fait d’accord… invitons du beau, du bon et du grand pour tout le monde… en commençant par soi of course… mais même si on souhaite du bon à tous, la vie n’est pas que rose… on y fait des choses terribles à nos frères et soeurs sur cette grosse boule...

en tous cas, c’est surtout ce que les grand médias nous présentent… volontairement ou pas, je vous laisse le choix de décider… ça a peu d’importance… les nouvelles «grand public» sont communément toujours mauvaises, simplement un fait… nouvelles et mauvaises ? pléonasmien… faut croire que le monde en veut… alors on leur en donne… ça sent la saucisse Hygrade…

même si on boycotte les grands médias, FB et cie reflètent en partie les «mauvaises nouvelles»… justement, ce matin j’ai eu un bref échange avec une amie sur oui ou non pertinent de transmettre aussi des nouvelles dites «mauvaises»… et pourquoi ne pas plutôt ne diffuser que du positif sur le web…

je comprends tout à fait la personne avec qui j’échangeais ce matin car moi aussi parfois, souvent, éventuellement, j’en arrive toujours un moment donné – plus ou moins long et de durée variable – à en avoir marre des mauvaises nouvelles… je sature, je «veux pus rien sawoir»… je veux me tourner les yeux et prendre de l’air…

alors pas de nouvelles = bonnes nouvelles ?

encore pognés ici avec les concepts de «bon» et «mauvais»… me semble que ce ne sont pas les «nouvelles» le problème, plutôt le «bon» et le «mauvais»… elle est où la ligne ? y en a-t-il même une ?

d’un côté, ai-je vraiment besoin de me faire rappeler qu’il y a des milliers de morts de guerre sur la planète à tous les jours ? même si cela n’est pas essentiel à notre survie immédiate, un moment donné, on a aussi besoin de savoir sur quelle planète on vit non ? si on veut changer les choses, faut savoir ce qui se passe… si on veut comprendre un phénomène et amener la lumière à quelque part où il fait noir, il faut bien savoir où se situe le trou noir…

une observation personnelle : dès que je dis «jamais plus», pas mal certain que la vie va me montrer quelque chose en ce sens éventuellement… car dès que l’on ne veut pas savoir quelque chose «en particulier», il y a tension, il y a volonté inconsciente de ne pas vouloir voir… une certaine forme de protection… une peur s’installe…

«faut jamais dire jamais» veut le dicton…

en tous cas, dès qu’on dit jamais, dès que je dis jamais, il semble que la vie se met en mouvement pour envoyer quelque chose du genre sur mon chemin… sinon pourquoi je dirais jamais ? comme un appel à vivre ce que l’on ne veut pas…

pourquoi ne pouvons-nous pas vivre entre le bon et le mauvais ? ou autrement dit, sans bon ni mauvais ? entre ou sans bien ni mal ? entre le noir ou le blanc ? dans le gris et ses multiples déclinaisons… ou dans toutes les possibilités en même temps…

avec la quantité de nouvelles de toutes sortes qui circulent sur les multiples et diverses ondes, le choix est vaste… même sans télé, l’actualité a de bonnes chances de nous arriver… le web est vaste et pas mal plus vite que la télé anyway.. on ne pourra jamais ne pas tomber sur des nouvelles dites «mauvaises», à moins de déconnecter totalement… toujours un choix…

mais si on est branchés, à nous d’observer le grand tout avec équanimité et relative distanciation… le plus «neutrement» possible, sans stress, sans jamais… on peut choisir quand même un peu encore… liberté d’expression, liberté d’information…

et si quelque chose nous fait réagir, OK on prend note… pour identifier la source de tension, respirer, relaxer, regarder, sentir, et acquiescer car c’est là anyway… qu’on aime ou pas… bien sûr que l’on peut toujours penser choisir ce qui passe devant nos yeux,  mais les faits sont qu’une fois de temps en temps, une mauvaise nouvelles frappera nos yeux… à nous de faire avec…

notre choix alors de fermer l’écran, tourner notre tête, ou accepter et passer à autre chose…

à trop vouloir ne pas voir, on finit par vit tout le temps, même quand ce n’est pas là…

alors la morale de cette histoire ? ni bien ni mal, juste ça…

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autant une bénédiction qu’une malédiction de tout sentir aussi profondément

 

je suis Osho

10376917_10204119013802462_5582242702356400626_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 172 et ça monte – et ça descend…

25 ans aujourd’hui…

10942587_1394388234196866_4309064304059614679_nque notre maître est mort… oups ! depuis qu’il a quitté son corps pour parler plus spirituellement correctement… 19 janvier 1990, fin du voyage corporel et spatiotemporel pour la présence incarnée nommée Osho, auparavant Bhagwan Shree Rajneesh…

alors let’s drink to that ! tchin tchin…

10264676_1394448990857457_6176638326469273677_nje m’en souviens comme si c’était hier… en fait c’était hier, que quelques rêves en moins dorénavant… en fait, hier est encore aujourd’hui… comme le sera demain… toujours maintenant avec un maître spirituel… pour l’éternité… et en même temps, toujours seul…

je m’en souviens comme si c’était hier… j’était à la Humaniversity en Hollande, une communauté Osho justement, guidée par Veeresh… ouh là là que ce fut un choc ! ouh là là, quel baton zen sur la tête des disciples… que nous avons pleuré ensemble… imaginez : une gang de disciples qui apprend que leur gourou vient de mourir… deuil commun… triste trip de gang… tristesse collective…

je dis mourir et non «quitter son corps» car sur le coup, quelque chose «a mouru»… le disciple en chacun et chacune de nous «a mouru»… orphelin spirituel tout à coup… mais bizarre aussi car quand le maître quitte le navire, on se rend compte qu’il n’a jamais été là… donc que rien ne change… mais ça ça prend un peu de temps à le réaliser… pitché vers soi…

quoi qu’il/elle en pense, un(e) disciple est toujours seul(e), avec et sans son maître… car the master is long gone… mais souvent on ne s’en rend compte que lorsqu’il kicke le bucket… le maître n’est qu’une idée, un idéal… le/la disciple a toujours été sans maître depuis le début car le maître n’a jamais vraiment été ce que l’on croyait… qu’une illusion, qu’un grand miroir… qu’un écran de projection – et de fumée – sur lequel on projette notre higher self idéalisé… un modèle que l’on ne pourra jamais devenir car tous et toutes unique comme tous les autres, mais néanmoins un modèle qui nous guide vers soi…

vers où ? bonne question… ici j’imagine, maintenant je soupçonne…

en ces temps d’autosuffisance et d’individuation extrême, en cette ère de selfie me me me sur toute les tribunes, en ces instants de gros petit moi, une relation maître/disciple fait un peu has been je l’admets, un brin romanticospirituelle… une bien grande illusion immatérielle…

ça fait 32 ans que je me dis disciple.. car oui je suis disciple, et j’assume ma disciplinitude… 32 ans que je me dissipe graduellement… que je disparais… que je me dédisciplinise et que je deviens mon propre maître… maître de mes deux…

Osho et moi ? buddy buddy au delà de la forme… une présence qui m’aide à me défaire… de ce que je pensais être, de mes conditionnements, de mes fantasmes vis-à-vis mon gourou et du reste, un par un (et il y en a une une trolée je vous en passe un papier)… lentement et pas si sûrement que ça, je retrouve mon visage originel… je redeviens le monde entier… je m’estompe…

les gens sont toujours un peu perplexes quand on leur annonce que l’on a un gourou, que l’on est le disciple de quelqu’un… ont peur que l’on se fasse manipuler (en fait, je pense qu’ils s’en fouent), qu’on se fasse laver le cerveau (ça oui propre propre la machine), jugent notre tendance à suivre quelqu’un d’autre, alors qu’en fait, il n’y a personne d’autre que soi dans la relation avec un maître… suiveux d’un grand rien si suiveux il y a…

car un être éveillé n’est plus, du moins comme on est,, il est redevenu le tout… et c’est ce qu’il veut nous transmettre… tâche impossible en fait car rien d’autre à transmettre qu’une qualité de présence, qu’une absence de noyau dur… qu’un flot de vie à retrouver, qu’à couler de nouveau avec la grâce de l’enfant, avec la naturalisé des animaux…

il me semble que la relation maître/disciple n’existe que du côté du disciple car pour le maître, il est trop tard… trop tard pour une relation personnelle, trop tard pour l’attachement, trop tard pour vivre en tant qu’unité séparée… le maître est déjà redevenu le grand tout… c’est ce vers quoi il/elle nous invite… vers l’immensité, vers la désintégration, vers l’implosion et l’amour infini et inconditionnel…

et en même temps qu’il est trop tard pour la maître, il est trop tôt pour le disciple… qui n’est pas encore arrivé au grand retour en arrière qui n’est qu’un grand tête à queue cosmique à la case départ, à l’origine de la vie… apprendre à redevenir ce que l’on a toujours été… le poisson dans l’océan, le bébé dans sa mère, la goutte d’eau dans la mer… le ciel bleu au delà des nuages blancs…

25 ans après la sortie de corps de mon maître, je tiens à te dire merci Osho, à te dire que je t’aime même si cet amour est mystérieux et désincarné, un amour d’âme à âme, un grand âmour… une relation intemporelle que celle avec un maître…

alors toujours et encore le temps maintenant de rendre grâce, de dire toute ma gratitude pour n’avoir rien fait pour moi cher maître, pour m’avoir montré que je ne suis qu’illusion, et en même temps, tout ici et pas du tout… qu’une conscience qui se regarde elle-même et qui rit, et qui rit….

merci Osho, beloved master, rit et pose en paix…

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je te suis Osho… je suis Osho…

oshoback

Quand je serai parti, où est-ce que je pourrai bien aller ?

Je serai ici dans le vent, dans l’océan. Et si vous m’avez aimé, si vous m’avez fait confiance, vous me sentirez de plein de manières différentes.

Dans vos moments de silence, soudainement, vous sentirez ma présence.

Une fois que je serai sans corps, ma conscience sera universelle.

Actuellement, vous devez venir me voir.

Mais, un jour, vous n’aurez plus besoin de me chercher.

Où que vous serez…avec votre soif intérieure…votre amour… vous me trouverez dans votre propre cœur, dans le battement même de votre cœur…

– Osho

wo beck les Charlies

10940562_805323122850547_4526774722462677432_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 173 et ça monte – et ça descend…

traduction : il n’est pas nécessaire de réagir à tout ce qui se passe autour de vous…

all right, here we go again

10 jours depuis Charlie… 10 jours que le monde s’est transformé en Charlie, ou pas… 10 jours depuis que le monde s’est divisé entre Charlies et non Charlies… inch Allah…

je me suis abstenu jusqu’à maintenant… je ne suis ni Charlie, ni même ati d’ailleurs… mon nom est personne… et ma liberté d’expression bien vivante…

en fait, je ne suis pas Charlie, mais je suis les événements de loin, j’observe… ce qui se passe à l’extérieur de moi autour de ces événements, mais surtout ce qui monte en moi en réponse à tout ce cirque médiatique… et je ne sais pas, je ne sais rien, je sais si peu… car trop partielle ma perception de ce phénomène si vaste et complexe…

pas que je n’ai pas eu envie de commenter… pas que je n’aie pas d’opinion sur le sujet… pas que ça me laisse indifférent… car de tels événements ne peuvent laisser personne indifférent… mais tellement a été dit… tout a été dit, et rien n’a été dit…

évidemment, chacune et chacune a son opinion… mais est-ce vraiment utile de l’exprimer cette opinion qui ne peut être que biaisée, réduite, personnelle ? nécessaire d’ajouter son grain de sel dans cette grande bouillabaisse médiatique ? un droit l’expression ? vraiment ? une liberté fondamentale ? comme le port d’un arme?

pas une responsabilité plutôt l’expression ? à utiliser avec prudence et parcimonie, après mûre réflexion… après avoir obtenu tous les faits pertinents pour être en mesure de se prononcer sur la question dans sa globalité… car elle est complexe cette grosse boule et ce qui s’y déroule autour de la liberté de religion…

on a beaucoup entendu que l’expression est une liberté… sauf qu’on a peu entendu dire que cette expression comporte aussi et surtout une grande part de responsabilité… pas responsabilité dans le sens de culpabilité, responsabilité dans le sens de «habilité à répondre» – response ability comme disent nos cousins Charly…

la réaction est automatique, spontanée, parfois intuitive et juste, mais souvent mécanique et inconsciente… action, réaction…

la réponse quant à elle est posée, réfléchie, macérée, mâchée, vieillie et mature… 7 fois la langue dans la bouche, 7 fois… les sages nous le disent depuis des milliers d’années… alors 7 fois aussi dans les oreilles, 7 fois dans la bouche…

face à un événement aussi dramatique et heurtant que celui qui s’est déroulé à Paris récemment, la situation est tellement complexe qu’elle requiert une réflexion approfondie, une connaissance globale des faits, pour être en mesure d’émettre une analyse pertinente et éclairée éclairante… pourtant en quelques jours, des millions de personnes se sont spontanément transformées en Charlie, connaissant toutefois très peu celui de la famille Hebdo…

bien sûr que nous sommes libres dire n’importe quoi, les réseaux sociaux nous le démontrent bien… pourtant ceux et celles qui y vomissent le plus fort seraient souvent les mieux avisés de se la tourner 7 fois, 7 fois dans la bouche…

bien sûr, plusieurs canaux publiques sont désormais accessibles pour pratiquer cette sacrée sainte liberté d’expression, mais est-ce que ça fait vraiment avancer le débat ? ou cela ne fait-il pas plutôt que ne diviser les gens, renforçant la dualité, favorisant l’opposition et les débats stériles… et beaucoup de bruit…

qu’est-ce que ça veut dire vraiment être Charlie ? en se déclarant Charlie, on ne fait en fait que suivre un «mouvement Charlie»… on suit les Charlies… oui, en effet plusieurs ne font que suivre Charlie, sans vraiment savoir qui il est… qui est Charlie ? et où ? à force de trop vouloir jouir de sa liberté de parole, on finit par oublier de penser…et cette liberté de parole finit par nous rester prise dans la gorge et nous étouffe, nous bloque les yeux et les oreilles, nous fait réagir automatiquement… plutôt que répondre…

tenir à tout prix à défendre la capacité de tous et chacun à dire absolument tout ce qu’il ou elle pense ? ces incessantes pensées qui vont et viennent sans cesse comme les nuages valent-elles toutes la peine d’être exprimées anyway ?

en ce sens, j’aimerais bien que l’on propage davantage la retenue, la liberté d’une parole sage et respectueuse, la nuance de réflexion… et je ne parle pas ici de répression mais plutôt d’expression réfléchie, enveloppante de tous les faits, incluante de tous les points de vue en cause, détachée de tout parti pris et d’attachement idéologique… ou du moins consciente de ses biais… pour ramener de l’humanité dans le débat, pour y injecter du respect et de l’acceptation envers les points de vue divergents et convergents…

et en terminant, une inspiration éclairante pour jouir intelligemment de sa liberté d’expression

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ci-bas 3 liens pour approfondir la réflexion, l’un du pape François sur le respect de la religion d’autrui, un second de Mohamed Lotfi, qui ouvre la perspective sur le phénomène et qui pose de très bonnes questions et un troisième de Boris Cyrulnic, toujours aussi perspicace…

pour l’obligation de savoir de quoi on parle… pour la liberté d’intelligence éclairée…

http://quebec.huffingtonpost.ca/2015/01/15/pour-le-pape-francois-la-liberte-dexpression-ne-donne-pas-le-droit-dinsulter-la-foi-dautrui_n_6478886.html?utm_hp_ref=mostpopular&ir=Canada+Quebec

http://voir.ca/mohammed-lotfi/2015/01/10/je-ne-suis-pas-que-ca/

http://www.tv7.com/point-de-vue-de-boris-cyrulnik-neuropsychiatre_3979593465001.php

perspectives, paires spectives

 

577015_3739208165019_1330213156_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 174 et ça monte – et ça descend…

If you just have eyes to see the hilarious points you will be surprised :  in life there is no place to be serious... – Osho (image et citation via Aryan Joshua)

de retour en beaux mots dits mais surtout écrits le chroniqueur… petite chronique de réinsertion sociale, petit blablanodin sur tout et rien ce matin les copains… commentaires divers en ce retour d’hiver, atterrissage de vacances… no more in vacancy mais full vacancy le chroniqueur…

de retour donc après une semaine de soleil et de plage à Cuba avec ma belle… sevrage virtuel, farniente, marche sur la plage à perte de vue horizontale, pour revoir l’essentiel vertical, en soi, en haut et en bas de son moi-même… quelques jours pour relâcher les épaules, pour passer de moins 30 à plus 30 degrés, et revenir à moins 30… pour passer de ça

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cuba et revenir à ça,

maison122014.2juste comme ci comme ça… et viva le home sweet home

donc une semaine pleine de soleil chaud de là-bas pour affronter, accepter, accueillir et apprécier encore quelques mois de soleil froid de l’ici… avec de plus en plus de lumière, plus blanc que blanc… sel et poivre, sable et neige… I see the light…

quel beau peuple ces Cubain(e)s… simples, humbles et dignes malgré leurs conditions de vie souvent rudimentaires… un pays où l’on peut prendre la route en vélo dans la campagne, n’importe où et se sentir sécure, protégés par une culture de respect et d’humanité… on s’est d’ailleurs fait quelques amis cubains grâce à l’excellent espagnol de ma belle… chaleur environnementale mais aussi humaine… en terme de biens, souvent less is more

à l’occasion de ce séjour, ma belle et moi on a passé une semaine dans un «tout inclus»… ouh là là… quel microclimat qu’un «tout inclus»… vraiment tout y est inclus… le Québec et l’Occident dans ce qu’il a de plus gênant… qui font face à la simplicité et à l’humilité des Cubains… nice to meet you… mais hola l’arrogance les boys…

ces «tout inclus» sont des lieux pour faire le plein, de soleil, de mer et de plage évidemment, mais aussi de nourriture – all you can eat –  d’alcool et de tout ce qui est inclus… too much est tout inclus… mais quand on a seulement une semaine pour relaxer, faut faire ça vite et bien, et faciles et peu dispendieux ces «tout inclus»…

mais quels formidables miroirs pour réfléchir les valeurs de notre société de  surconsommation et pour nous faire réfléchir… ces paradis du tout tout tout  sont pour plusieurs non pas des lieux pour faire le vide, mais surtout une occasion pour remplir encore plus… combler ce besoin d’oublier, pour se défouler la pense en se fullant la panse… et au yable la dépense… expensive la panse, expansible… et glou et glou et glou… et bouffe et bouffe et bouffe… ouf !

quel bel écran pour voir nos jugements sur les autres que ces havres de la surconsommation… que de menoum menoum et de glou glou glou…

et en même temps, au-delà des jugements qui poppent et poppent comme du popcorn au micro ondes, quelle belle pratique pour continuer à tenter de voir au coeur des gens, voir le coeur des gens, au-delà des bedaines, des abus de boissons – réels paradis pour alcooliques et outremangeurs que ces ressorts – et des éclats de voix qui trahissent la tristesse et la perte de sens…  let’s drink to that tabaslaque

car au-delà des premières impressions que nos travers Québécois amplifiés par la distance font émerger en nous, nous sommes tous et toutes fondamentalement des êtres semblables qui cherchent,  à être bien, à faire le bien, à devenir de mieux en mieux… tout simplement… au delà des nationalités et des grossièretés… de moins en moins, que la vie…

et quand on a rien à faire, on peut être davantage… tenez un exemple, qui peut soit nous décourager, nous révélant la quétainerie en autrui, donc en nous-même, soit nous inviter à voir la bonhommie et la joie enfantine présentes dans chacun… c’est selon… et toujours nôtre…

https://www.facebook.com/video.php?v=799225706756588&set=vb.128082697204229&type=2&theater

alors chers et chères lecteurs/trices, rebienvenue dans cette nouvelle série de chroniques d’hiver, dans ces écrits divers…

hasta mañana, basta banana…

la chaîne est aussi forte que le plus faible de ses maillons

1743694_723971641031317_318645467110365496_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 175 et ça monte – et ça descend…

traduction : nous ne voulons pas nous extraire de ce corps, non plus que nous ne voulons transcender le chaos apparent de l’incarnation… nous voulons ancrer toute la présence divine en nous pour que nous puissions totalement expérimenter la nature brute et puissante de la vie incarnée dans un corps humain mortel et vulnérable, tout en intégrant son inestimable vitalité

tout un statement pour partir une nouvelle chronique ça non ? mais ça met tellement bien en mots justement le feeling du moment, du moins dans ce réceptacle humain qu’est le mien…

comme mû par un grand élan d’humanité le chroniqueur ces jours-ci, animé par un fort besoin de tout vivre ce qui nous est offert, comme une folle envie de changer le monde, pas en fonction d’une idéologie précise ou d’un système de croyances particulier, juste en réponse aux besoins du monde qui prend place en moi, devant moi, autour de moi…

car tant d’injustice en ce bas monde, tant de choses qui ne tournent pas rond et qui clochent… ding dong ding dong, wake up call…

tant à dire, tant à faire, tant à faire mes très chers frères et chères soeurs de chair… et en même temps rien à dire ni faire…

pourtant nous sommes ce que l’on fait, pas ce que l’on dit…

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alors que ferais-je ? que ferons-nous de cette incarnation ? quel impact aurons-nous sur cette manifestation de la création ?

plutôt que de vouloir s’extirper de ce bas monde de la matière, pour tenter de retourner à la source et retrouver le repos éternel, duquel on vient et vers lequel on retournera probablement, jouons totalement la game, celle-ci, la seule qui existe pour le momentrelevons-nous les manches et piochons, buchons, fessons dans le tas des injustices, dénonçons les abus et les stupidités, impliquons-nous dans les causes justes et bonnes…

car même si ce monde n’est qu’illusion et que temporaire selon les dires de certains depuis quelques éternités, flashons la lumière sur les zones d’ombre environnantes, en nous et autour, partout, en ce début de nouveau tour de carré aux dates, en ce lendemain de fête des rois, en ce jour post épiphanie… les rois mages sont arrivés… du moins leurs chameaux…

unnamedavec ces temps de grands froids nordiques, je pense…

aux gens qui vivent ici, dehors, nulle part donc partout, juste à côté de nous…

à ceux et celles qui ont besoin et qui n’ont pas, qui n’ont rien…

à ceux et celles qui n’ont pas à manger, pas du tout, pas assez, pas assez à leur goût…

oui je pense à tous ceux et celles qui ont besoin avec un grand élan de solidarité au coeur, avec plein d’idées dans la tête, avec l’impuissance aussi dans la panse…

en ces temps glaciaux d’austérité, en ce temps de calculs plutôt que de soins, en ces temps d’économies plutôt que de générosité, comme un grand élan solidaire, comme un grand vent du sud qui me mène vers les autres, mes frères et mes soeurs qui ont besoin, plus besoin que moi…

à ceux et celles qui ont besoin du basic, du minimum, du fondamental… et je me questionne : que puis-je faire ? que puis-je dire pour que cela change, pour que nous prenions soin les uns des autres, pour que nous commencions à nous occuper des maillons les plus faibles de cette grande chaîne humaine…

car OK de vouloir redresser les finances publiques pour ceux et celles qui suivront, OK de planifier et préparer le terrain pour plus tard, mais aujourd’hui certain(e)s d’entre nous ont besoin, certain(e)s parmi nous gèlent jusqu’à mourir, de froid et de froideur…

car bien beau être des êtres de lumière, nous vivons ici-bas, sur terre, entre les mers, entre nous, ensemble, dans un corps, dans le même corps social…. et l’humanité a besoin de chacun chacune de nous…

alors en cette vague de grand froid, je demande à l’esprit du nord de nous guider, de nous inspirer, de nous insuffler la sagesse nécessaire pour nous soutenir les un(e)s les autres, pour nous tenir au chaud ensemble… dans le cercle humain, dans la seule et grande famille dont on fait partie…

ci-bas, quelques articles criants de vie, d’injustice, de besoin humain, de solidarité… des choses qu’on aimerait mieux ne pas voir ou savoir, mais qui existent bel et bien, et qui demandent réponse et action… et des gens qui font une différence…

http://plus.lapresse.ca/screens/3f10b77b-7d77-4614-824d-24f411288001%7C_0

http://www.lapresse.ca/actualites/national/201501/03/01-4832206-lage-dor-sans-le-sou.php

austérité ? no way, solidarité… humaine et divine…

bonamourinfini

1396028_10153004244752069_5359734101580102294_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 176 et ça monte – et ça descend…

traduction : l’amour est le seul espoir de l’humanité… – Osho

OK brève pause de mes corrections chroniques pour me faufiler une petite chronique dernière la cravache… j’hennies, j’hennies… juste pour décompresser – pas que je le sois tant que ça, con ou pressé I mean, mais quand même un peu, soyons honnêtes…

mais que voulez-vous ?

j’aime écrire et comme je m’en ennuie (me jurant à moi-même de ne pas reprendre les chroniques avant d’avoir terminé la correction de mes 115 examens et travaux de session), je récidive quand même et nez en moins, comme un fumeur en grillerait une grosse humante malgré sa promesse publique d’arrêter, comme quelqu’un au régime qui dit ah fuck it ! and qui plonge la tête la première dans le lac… de chips… comme un alcoolo abstinent qui débouche avec full culpabilité la bouteille et qui se rince la gorge ben comme du monde…

alors me voici me voilà, l’espace d’une chronique, le temps de quelques mots… volés au vide, empruntés nulle part… juste pour vous, ou pas, si vous n’y êtes pas… une chronique pour tout le monde et pour personne…

une chronique de début de nouveau cycle pas pour vous souhaiter une bonne année car bonne implique automatiquement, invariablement et inévitablement mauvaise, ou pas aussi bonne que celle que je vous souhaiterais… alors je ne vous souhaite qu’une nouvelle année de calendrier toute simple, je vous la souhaite en avance telle qu’elle sera, telle quelle se déroulera, telle que vous la ferez, ou que vous la subirez, ou la chanterez… lalallalère…

je vous souhaite un autre tour de ce nouveau et grand carré aux dates planétaire sur la terre, ce grand slap de temps se déroulant du 1/1 au 31/12 de l’an que l’on quantifie de 2015… ni bonne ni mauvaise cette année, que ce qu’elle sera… il parait que c’est une année 8 de toute façon, infinie donc… on peut relaxer… la dernière année pour tout le monde… à tout jamais…

en fait, je vous souhaite d’accepter tout ce que cette année vous apportera, tout ce qu’elle vous amènera qui n’est pa encore dévoilé mais qui est déjà dans le backstore pour vous… en fait bis, je vous souhaite de moins en moins de choses en cette nouvelle ère, en ce nouvel air… je vous souhaite de vous délester de toutes ces intentions, ces buts, ces objectifs, tous ces désirs qui obstruent nos coeurs et qui nous empêchent de recevoir ce que la vie nous envoie, nous simples mortels bien compliqués parfois et trop plein d’attentes de ce qui devrait… je nous souhaite que du «ce qui est», car c’est tout ce qui sera… ou pas…

alors chers lecteurs/trices, voilà, faut que j’me sauve, âme et corps, car la grande faucheuse arrive… vite vite, faut la semer celle-là… pour que pousse et repousse la vie…

alors de l’amour, de l’amour et encore de l’amour, jusqu’à en avoir bien au coeur…

sioux tiguilous…

pause des fêtes, au faîte du repos

IMG_2172.11000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 177 et ça monte – et ça descend…

chères lectrices et chers lecteurs, derniers mots pour un ptit moment…

car c’est la saison des fêtes… et des corrections… alors le chroniqueur se paie une pause de mots, un silence chronique, et le prof se paie une ride de correction d’une centaine d’examens et de travaux de session… 1 2 3 on plonge…

alors juste avant de fermer la shoppe à mots, j’en profite pour vous remercier pour votre fidélité – ou infidélité, aussi OK dans le virtuel – pour votre compagnonnage d’écran, votre amitié virtuelle… je vous remercie pour les yeux que vous me prêtez parfois, que vous jetez sur mes mots, souvent, tout le temps, à votre convenance…

notre relation en est une libre, sans attache autre que le plaisir d’écrire et de lire, de réfléchir un peu et de rire ou sourire parfois…

je nous souhaite un temps de repos de corps et d’âme, un temps pour jouer dehors, pour regarder le blanc hiver avec les yeux du coeur dans le blanc des cieux…

un temps pour décrocher de l’inutile et raccrocher à l’essentiel, pour se parler d’amour, et le faire, de toutes les manières possibles, bibliquement, platoniquement ou par des gestes gratuits qui ne coûtent rien et qui rapportent gros… le don qu’en fin de non-recevoir…

je vous donne rendez-vous au tournant du numéro 2015, avec d’autres pensées plein la pense, d’autres jeux plein les mots, des réflexions qui nous feront encore fléchir et réfléchir certaines de nos opinions figées et arrêtées, afin de continuer à voir et boire la vie à pleins yeux et à pleine bouche…

sioux mes tourlous et tourlounes…

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en cadeau, un beau texte de mon chroniqueur préféré, Stéphane Laporte…

http://plus.lapresse.ca/screens/93c11ee1-9f99-4760-9366-c8c02d02144e%7C_0.html

la mort, la mort, la mort

Marie.A.Listur
(illustration : Marie. A. Listur)

1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 178 et ça monte – et ça descend…

depuis quelque temps la mort me rôde autour… elle me frôle, me chatouille, se présente à moi… elle me fait des tatas dans le rétroviseur… youyou… tourlou… see you… plus ou moins soon…

mon meilleur ami se bat contre le cancer depuis l’été, ayant commencé chimio et radio récemment…

un membre de ma famille rapprochée qui souffrait trop s’est enlevé la vie il y a quelques semaines…

un bon ami qui vit en Europe et que j’ai connu dans les années 1980 a récemment fait une crise cardiaque pour ensuite passer plus de 10 jours dans un coma contrôlé, pour finalement émerger la semaine dernière…

trois rencontres avec la mort, trois approches différentes face à la grande faucheuse… l’un se bat contre, un autre la choisit et s’y lance et le troisième s’est saucé les pieds mais est revenu… lutte à la vie à la mort, oui de l’autre bord et peut-être que oui peut-être que non…

et nous, simples mortels tout ce qu’il y a de plus vivants pour le moment. mais aussi de plus en plus à moitié mort(e)s à force de la frôler, de la croiser, de l’apprivoiser de loin, on apprend à la respecter, à la contempler, à la saisir avant qu’elle ne nous saisisse nous aussi… car elle rôde… patiente, attendant le bon moment, le seul moment…

avec les années qui passent, la mort de fait de plus en plus présente, de plus en plus probable, de plus en plus proche… elle se rapproche de nous, elle fauche nos ami(e)s, les membres les plus âgés de nos familles, des connaissances connues et inconnues…

même les personnalités publiques que nous ne connaissons pas qui partent emportent avec eux et elles une partie de nous à chaque fois… sioux soon Gilles Latulippe, Jean Béliveau et Paul Buissonneau… vous entre autres mais tous les autres…

quelle coquine cette mort, quel copain ce passage obligé… on passe sa vie à l’éviter et pouf ! quand ça se passe, on est tout surpris que la mort nous attendait patiemment a bout du quai…. elle, inévitable, nous, l’évitant du mieux qu’on peut… mais en vain…

on vit souvent comme si la mort n’existait pas… on ne veut pas la voir, on ne peut pas la voir… on se bouche le nez devant la mort… car la mort se sent…

on ne parle pas de la mort habituellement… non la mort est silencieuse, la mort est aveugle, la mort est sourde parfois aussi… la mort est invisible…

mais vient un temps dans la vie où l’on décide de s’assoir avec la mort, on l’invite à prendre le thé et à se regarder les yeux dans les yeux, se regarder en pleine face… face à face avec la mort…

elle qui choisit de rappeler parfois des gens autour de nous, alors que certains la choisissent car la mort, elle peut se faire choisir aussi… pas qu’elle qui décide… pas toujours en tous cas… car oui elle peut se faire désirer la mort… on peut la prendre entre ses propres mains…

quand ça fait mal, un peu, beaucoup, trop, c’est elle qui se manifeste comme ultime réconfort, c’est vers elle que l’on se tourne pour tenter d’alléger la souffrance… souvent seulement en pensées, parfois un peu plus sérieusement… quand on ne sait plus où aller, on l’invite, pressé(e)s d’aller voir ce qui se cache l’autre côté du rideau… rarement, souvent, on ne veut pas nécessairement mourir, on ne veut qu’arrêter de souffrir, avoir mal…

en fait, on meurt tous et toutes un peu à chaque jour… à chaque soir en fait… quand on verse dans le sommeil… à chaque fois qu’on dépose notre corps sur notre lit de vie, on passe temporairement de l’autre côté du miroir, on se tasse dans le tiroir… sans savoir si on reviendra… quel acte de foi que celui de s’endormir… in God we trust…

alors madame la mort, merci de nous apprendre que tu es là, comme une mère porteuse, patiente, sécure, enveloppante, soulageante… tu nous permets de vivre totalement, en attendant de nous abandonner dans tes bras… tu es notre repos ultime au bout du chemin de la vie… pas une menace, ni une promesse, simplement une escale que nos ami(e)s et proches qui sont rendus nous ont permis d’apprivoiser…

alors madame la mort, merci de nous laisser deviner l’autre vie qui se cache derrière le miroir, l’autre vie qui se cache devant toi… merci de servir de garde fou qui nous rappelle de vivre totalement cette vie-ci, la seule que l’on nous a prêtée pour le moment…

respect pour toi ma belle faucheuse…

amor amor amor la mort… I see you

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du wow de mort:

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