Archives pour la catégorie les chroniques du millénaire

sauve qui peur

10256576_966608703353471_4988382443510459829_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 199 et ça monte – et ça descend…

traduction : j’ai été absolument terrifiée à chaque moment de ma vie – et je n’ai jamais laissé cela m’empêcher de faire une seule chose que j’ai voulu faire… – Georgia O’Keeffe

puissant non ? absolument – terrifiée – à chaque moment – de ma vie… mais elle a toujours fait tout ce qu’elle a voulu faire… every single thing...

je ne connaissais pas cette femme, Georgia O’Keeffe, une peintre américaine du siècle précédent… une pionnière, une tête dure, une fonceuse… une femme forte dans une Amérique macho… qui peut dire qu’elle a eu peur, mais qu’elle a tout fait ce qu’elle voulait… ça c,est de la force madame…

car tout est là… avoir peur et continuer, avoir peur et faire quand même, avoir peur et oser néanmoins… car c’est là que la vie se passe, c’est là que le vrai réside… de l’autre côté de la peur…

car pas de peur = trop de confort, pas de peur = pire que la mort…

qu’une lente agonie en attendant la grand faucheuse… car la mort est la grande reine de la peur, la mort constitue notre miroir ultime… la mort est la peur ultime que l’on remplace souvent par autre chose, par d’autres petites peurettes, alors que la vie nous invite à dépasser cette peur, ces peurs…

asssèches tes peurs…

car épeurant vivre quand même non ? on se lève le matin et on ne sait pas si on se recouchera le soir même… chaque jour peut être le dernier, chaque journée peut s’avérer être la date qui sera gravée sur notre pierre tombale… aucune garantie que la vie nous passera dans le corps toute la journée durant… peut-être que la switch sera tournée à off entre ce lever et le prochain coucher ? qui pourrait peut-être être le dernier good night

mais pas une raison pour ne pas faire ce que l’on veut, ce que l’on doit… la peur est une tank à gaz, elle nous pousse au cul, nous pousse au coeur… le mot courage vient d’ailleurs du mot coeur… coeurageux et coeurageuses nous sommes, de continuer à vivre, de persévérer, de continuer de voir la lumière malgré de grosses zones d’ombre…

pas le choix me direz-vous ? si vous voulez… mais aussi oh que non… aussi le choix, de rester vivant(e), de prendre des risques, de faire ce que l’on a jamais fait encore… foncer dans l’inconnu, oser avoir l’air fou, oser échouer… pour recommencer, poursuivre, continuer, malgré l’hésitation, malgré la peur, malgré les peurs… et grâce à la peur, grâce aux peurs… car sans la peur, on ne ferait rien, on ne bougerait pas…

la peur nous donne du jus, la peur nous pousse au cul… la peur nous fait avancer, la peur nous fait vibrer, de peur, d’excitation, de fébrilité… shake shake shake… quand on a froid, on tremble pour se réchauffer, quand a peur on vibre de solution, on tremble de résolution, on vibre de vie… car la vie est un grand frisson, un grand soupçon de vie, une grand vent de vie…

vive le vent de peur qui souffle sur nos âmes… et ouvrons nos ailes, ouvrons nos bras, ouvrons nos coeurs et laissons ce vent nous rafraîchir, nous porter sur ses courants d’air, nous faire avancer…

bien sûr, c’est vers la mort du corps éventuellement que nous portera ce grand coup de vent de peur, mais en même temps, avec cette re/connaissance de la mort du corps vient la vivacité de l’âme et de l’esprit…

alors invitons cette peur à nous secouer cette torpeur qui nous castre la créativité et sautons sautons sautons…

vive la peur, vivre la peur…

des sables dans l’engrenage

1012291_10152838809104410_354231623526736128_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 201 et ça monte – et ça descend…

une fois n’est pas coutume… on parle huile aujourd’hui… j’écris huileux ce matin… je traite habituellement davantage d’états d’âme, portant un regard intérieur sur le monde extérieur… je colle des lettres les unes aux autres pour jaser de ce qui se présente à mes doigts et les rend à vos yeux, ce qui est aussi parfois dans l’air du temps que nous respirons…

mais ce matin, j’ai envie – besoin ? – de traiter un peu des manigances des huileux de Calgary et d’Edmonton qui sont sorties au grand jour il y a quelques jours… en passant merci au – ou à la – Edward Snowden local(e) qui a coulé l’information aux médias… car dans ce domaine des sales sables, vaut mieux que ça soit l’information qui coule que la gadoue brune, qui a de bons risques de couler éventuellement d’ailleurs… ici ou ailleurs…

10408752_10152381891275493_6669333585872493064_nquelques jours après un vote négatif aux USA à propos d’une autre géante balayeuse à bouette brune qui s’étendrait de l’Alberta au Texas, suçant les mêmes canadian tar sands bruns et sales, quelqu’un se réjouissait hier du rejet du pipeline par la sénat américain encore démocrate… mais comme on sait que le sénat américain va virer républicain en janvier, la décision n’est que temporaire… et ne tiendrai sûrement pas…

mais les huileux ne sont pas qu’en Alberta ou au Texas… au Canada, les petro warriors ont des accointances à Ottawa et à Québec… des tinamis convaincus du bien fondé de la négoce de bouette… pour le bien du peuple bien sûr… car si la bouette est extirpée des entrailles de notre mother earth là-bas out west, elle doit avoir ses appuis -e t ses entrées – de ce côté-ci du continent  car the world is the limit et nous sommes sur leur chemin

hier sur les ondes, notre grand austère de chirurgien disait que le transport des hydrocarbures est inévitable mais qu’il devait se faire proprement… mais justement, est-il inévitable de transporter un produit aussi toxique sur des milliers de km ? n’y a-t-il pas d’autre sources d’énergie ? on pourrait user d’autant d’austérité envers le pétrole qu’envers les services à la population…

on pourrait regarder ailleurs et arrêter de se mettre la tête dans le sable bitumineux car le vent et le soleil nous parlent et sont prêts à nous chauffer la couenne… avec moins de conséquences sur le climat, naturel et social… mais bien sûr, moins payants pour certains huileux aux pattes graissées…

10364153_10152885524879868_658792191605720270_net dire qu’on doute des théories conspirationnistes… mais ce n’est pas de la conspiration que ce rapport révélé sur les manipulations médiatiques par les bonzes de Trans Canada ? si ces petites manigances ne sont pas des conspirations, que sont-elles ? et si elles existent à ce niveau, ne peuvent-elles pas concerner d’autres domaines ? poser la question c’est… ça qui est ça…

ne croit-on pas que ces distingués businessman ne peuvent appliquer les mêmes techniques de persusasion de la population en d’autres domaines ? car cette firme de relations publiques est la même qui nous ont fait croire que la cigarette était bonne pour notre santé pendant des années, ou du moins pas si mauvaise… alors que ce sont les jeunes qui étaient visés par les campagnes, pour en faire des clients à vie

non définitivement, le monde n’est pas que machiavélique, il y a aussi du bon en nous, humains… mais il ne faut pas se mettre trop de rose dans les yeux car il y a des gens out there qui ont des plans précis… et du cash à faire… peu importe…

il git dan le sol albertain assez de sloush brune pour soutenir une industrie sale pendant des dizaines d’années, leur rapportant potentiellement des milliards de pétri $ et pouvant approvisonner le monde entier… ils ne baisseront pas les bras comme ça… faut que ça baigne dans l’huile…

on doit se réveiller mes ami(e)s, et rester alertes, et s’impliquer, que ce soit par des manifestations, des pétitions, en s’informant, en prenant position… même si ça semble futile… car ce monde est le nôtre et maman a besoin de ses enfants en ce moment… quelques-unes de ses ptits gars ont de l’huile dans les veines et dans la tête et voient brun… alors gardons le feu dans notre coeur… et un peu dans l’cul… c’est notre énergie…

bienvenue à la fin du monde

10431301_10152749932559471_1575935518446919824_o1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 203 et ça monte – et ça descend…

traduction : chère race humaine, bravo pour avoir fait atterrir votre petit robot Probe sur la comète située à 300 millions de miles de la terre… possible que vous puissiez faire quelque chose pour les 1,3 milliard de personnes qui n’ont jamais vu une ampoule ?

la NASA annonce la fin du monde… pour dans pas long, en tous cas dans pas si long, dans pas trop long… le lien ci-bas nous explique pourquoi et comment… ça sera quasiment inévitable… dans quelques décennies possiblement…

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1160610-la-nasa-predit-la-fin-de-notre-civilisation-une-catastrophe-difficilement-evitable.html

toute grande civilisation a fini par finir dans l’histoire, et la nôtre ne serait pas si loin d’une telle grande transition…

en gros, parce qu’on consomme trop et qu’on pille la planète, et parce que les inégalités sociales sont trop importantes, de plus en plus importantes… donc pour l’éviter, la fin, ou la retarder, faudrait réduire la consommation et respecter la terre davantage et amoindrir les inégalités… simple non ? faut simplement trouver comment, et convaincre ceux qui font beaucoup de bidous en ce moment de ralentir et de partager… si vous avez des idées, partagez-les !

car vous et moi, on est déjà prêts à ralentir nos transports… on en a peu, de moyens, mais on en est satisfaits… de plus en plus, avec de moins en moins… on apprend depuis ptit un bout à vivre d’amour et d’eau fraîche (même si on doit l’acheter embouteillée parfois), à recycler, à ne pas devenir fou ni folle en magasinage en cette période pré Noël, etc…

mais ils sont encore quelques-un(e)s à ne pas encore avoir switcher… 1 % et quelque…

mais la marche est haute… encore pas mal d’humains qui pensent profits, production, efficience, efficacité et rendement… encore beaucoup de harcèlement, de beaux fusils en circulation dans le mains de monde de plus en plus en fanatiques, de compétition, de me myself and I…

mais s’ils ne changent pas leurs habitudes eux aussi, même eux, les riches, le 1 %, ils ne pourront plus profiter de la vie… ni de leur compatriotes… car soit il n’y aura plus de ressources, plus d’environnement sain,  soit nous n’aurons plus de bidous pour acheter leur joujoux (choux, bijoux, genoux, hiboux, chouchoux)…

alors amis amies, bonne journée quand même, un peu dur à passer avec les céréales, je sais…

profitez-en bien de cette journée car il en reste peut-être moins par en avant que par en arrière… vivons au jour le jour car nos jours sont peut-être comptés… vivons comme si demain n’existait pas mais prévoyons et planifions pour nos enfants comme si nous vivrons toujours…

restons calmes, ou pas, et réveillons-nous… good morning…

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Watts de point

10553956_860248160674941_4246535072840224611_o1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 204 et ça monte – et ça descend…

traduction: on estime qu’il y a plus d’étoiles dans l’univers que de grains de sable sur la terre… mais il y a plus d’atomes dans un seul grain de sable qu’il y a d’étoiles dans l’univers

ça fait beaucoup d’atomes dans l’univers ça, beaucoup d’atomes à imaginer pour un ptit mental ordinaire… mindblowing diraient les français… imaginez le nombre de flocons qui sont tombés hier seulement… une plage de flocons…

simplement essayer de saisir cette possibilité fait éclater le mental, le fait s’envoler en éclat, pouf la poussière d’étoiles ! ça le fait s’étirer dans tous les sens, le fait se stretcher jusqu’à le rendre bé, bé le mental comme comme  bée la bouche quand ça ne sait plus…

intéressant de jouer avec des concepts plus grands que nature, de tenter de voir plus immense que l’immensité même… essentiel pour le mental de penser plus grand que soi, de voir plus loin, de tenter d’imaginer l’inimaginable… imaginez… ou pas…

ici un cadeau cueilli sur le web, quelques mots de sagesse d’Allan Watts qui nous amènent aussi d’une certaine façon à sortir de sa propre tête, à voir plus grand, à imploser…

https://www.facebook.com/video.php?v=10152505438373908&set=vb.131929868907&type=2&theater

et parce que je sais que certain(e)s ne prendront pas les 3:38 minutes pour écouter et aller voir, parce que certain(e)s n’iront pas voir ce chef d’oeuvre, je vous l’ai traduit… de rien, mon plaisir… vraiment, boire du Watts, c,est se rassasier, c’est étancher une soif fondamentale… c’est rêver de Dieu, jouer à Dieu…

allez, à demain probablement…

___

si tu te réveilles de cette illusion, et que tu comprends que le noir inclut le blanc, que le soi englobe les autres, que la vie inclut la mort, ou plutôt que la mort inclut la vie, tu pourras te sentir toi-même, pas en tant qu’étranger dans le monde, pas comme quelque chose ici en probation, pas comme quelque chose qui est arrivé ici par hasard… mais tu pourras commencer à sentir ta propre existence comme tout à fait fondamentale…

je ne veux te vendre cette idée, dans le sens de te convertir, je veux simplement que tu joues avec ce concept, je veux que tu joues avec la simple possibilité… je n’essaie pas de prouver quoi que ce soit, je ne fais qu’avancer une possibilité de la vie avec laquelle jouer…

alors supposons que tu sois capable, à chaque soir, de rêver n’importe quel rêve que tu veux rêver… et que tu peux, par exemple, avoir le pouvoir de rêver en une seule nuit 75 ans de vie, en une seule fois, en fait peu importe la durée…

naturellement, quand tu commencerais cette aventure de rêve, tu réaliserais tous tes souhaits, tu vivrais toutes les plaisirs, et après quelques nuits de 75 ans de plaisir chacune, tu dirais : Wow ! c’était super ! mais maintenant allons-y pour une surprise…

rêvons quelque chose de nouveau, allons-y pour quelque chose qui ne m’est jamais encore arrivé et que je ne connais pas… tu dirais oui à cela… et tu sortirais de ça en te disant: wow ! on est passés proche…

et tu deviendrais de plus en plus aventureux, et tu sortirais de cette expérience en poussant de plus en plus tes rêves et finalement, tu rêverais ce que tu vis maintenant… tu rêverais la vie de rêve que tu vis maintenant, ce qui se situerait dans la multiplicité infinie des choix que tu aurais… notamment de jouer à ne pas être Dieu, parce que l’idée de Dieu est de jouer qu’il n’est pas Dieu…

alors selon cette idée, chaque personne constitue fondamentalement la réalité ultime, pas Dieu dans un sens politique, mais Dieu dans le sens d’être un Soi, du plus profond de son être, est tout ce qui est… et vous êtes tous et toutes cela… sauf que vous prétendez que n’êtes pas tout cela…

le temps du blanc

IMG_2172.11000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 204 et ça monte – et ça descend…

traduction :  c’est parti !

ça y est, c’est blanc… les enfants vont être contents, que dis-je ! les enfants vontêtre contents… les enfants vont être contents longtemps… on part pour 4-5 mois… on rentre dans l’blanc…

en fait, c’est le blanc qui nous rentre dedans… encore une fois, le blanc nous retrouve, le blanc nous recouvre… on retrouve le blanc, et le blanc nous ouvre, les portes de l’hiver… ben oui, le blanc nous a encore retrouvé… comme à chaque année… on a essayé de s’en cacher mais on ne s’en cachera pas, le blanc nous retrouve tout le temps… comme le temps… c’est le temps du blanc… le blanc c’est comme le temps, ça recouvre tout de blanc… éventuellement, tout deviendra blanc… le dehors mais pas le dedans…

le blanc, comme le temps, il nous recouvre de son manteau, blanc, pour un moment… remarquez, vaut blanc que gris, drabe, brun ou beige… et ça va être blanc longtemps… blanc tout le temps à peu près à ce temps-ci de l’année…

alors comme le temps du blanc est ici, pourquoi ne pas se laisser rentrer dedans par ce blanc…

faisons blanc de mémoire sur les hivers passés car tout nouveau ce blanc… jamais le même blanc… apprenons donc des ptits enfants car pour eux, le blanc est toujours flambant, flambant blanc, flambant neuf, flambant beau…

sortons nos habits de neige flambants, pétants, géants et allons jouer dedans… allons jouer dans l’blanc… nous sommes des êtres de blanc, un peuple de blanc, alors assumons cette blanchitude, cette nordique, cette virginitude..

habillons-nous pour le blanc, pour le ban, de neige, munissons-nous de nos habits flambants et prenons le blanc de flanc, prenons le blanc de face… pas de dos, ni à reculons mais assumons notre blanc de pleine face… prenons le temps du blanc, prenons le blanc à deux mains et ouvrons le chemin grand… ouvrons la porte du blanc tout grand…

alors blancs lecteurs et trices, sortons nos bottes, brunes ou noires, et nos mitaines, rouges ou bleus, et cette année, face au blanc, plutôt que de bitcher, accueillons-le, disons-lui oui, prenons le temps du blanc, mettons-nous au diapason du blanc et rentrons dedans, et laissons-le lui aussi nous rentrer dedans…

car dans le blanc, le temps est lent, le temps est blanc… vite vite, que quelques mois encore… ah non, c’est vrai, le blanc nous dit de prendre le temps…

et vlan ! v’là l’blanc…

à toi mon ami

feu1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 205 et ça monte – et ça descend…

chronique à toi mon ami à qui j’ai beaucoup rêvé cette nuit et avec qui je me suis réveillé en pensées ce matin… alors quelques mots, pour te dire salut, pour raviver la flamme de l’amitié, quelques mots pour combler mon impuissance envers ce que tu vis…

toi mon ami qui traverse un passage étroit en toi-même en ce moment…

toi qui combat le cancer, ce mot tant craint, ce mot auquel on pourrait tous et toutes faire face à un certain moment… suffit d’avoir un malaise et d’aller voir un médecin pour sonner l’alarme… et en ce moment c’est ton combat, ta leçon…

toi mon ami pour qui je ne peux rien faire en ce moment, rien d’autre que de te dire que je pense à toi, que je t’aime, toi qui ne peux que marcher seul ce voyage en toi… toi qui a décidé de prendre un chemin moins fréquenté en terme de médecine, et qui doute quand des médecins traditionnels te laissent savoir que tu devrais marcher sur leurs chemins plus fréquentés… mais tu sais ce que tu veux et tu continues malgré les doutes…

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toi mon ami qui fait face à la mort et du coup, à ton désir de vivre… toi, mon ami à qui je pense à tous les jours, de loin, moi ici toi là-bas… moi très loin ici, toi très loin là-bas…

cette nuit je me suis réveillé en pensant à toi, me sentant totalement impuissant, mais pensant à toi… me demandant ce que je peux faire pour toi… mais sachant du même coup que je ne peux rien pour toi, rien d’autre que te dire que je t’aime, que je pense à toi, que je prie pour toi… oui oui, moi qui prie… car je ne sais que faire d’autre…

mais je ne prie pas le bon dieu, je ne prie pas pour quelque chose de précis… je ne prie que pour que tu trouves la paix. que pour que tu ne souffres pas trop, que tu trouves ce que tu cherches…

je prie pour que tu trouves la lumière sur ce chemin que j’imagine sombre, froid et apeurant… je prie en silence car je suis sans mot, je suis bouche bée devant l’impuissance de rien pouvoir faire pour t’aider… mais si c’est le cas, tu me diras oui ?

alors cher ami, je veux te dire que je suis ici, que je suis simplement ici… à côté de toi, si loin mais si près aussi car tu vis dans mon coeur, tu vis dans ma tête… jusque dans mes rêves…

je sais tes peurs et tes craintes car elles sont miennes, oui j’ai peur pour toi, peur pour moi… je sais que la vie se mobilise en toi pour que tu ramasses tous tes morceaux, que tu te regroupes en toi-même, que tu devienne un grand tout… tout toi…

alors sur nos chemins parallèles mais qui ne se quittent jamais vraiment non plus, je marche à côté de toi et t’encourages à continuer à faire confiance au chemin que tu as choisis, ce chemin encore peu fréquenté mais que tu aides à éclairer en le marchant, solide sur tes deux jambes, solide dans ton coeur…

je te sais fort, je te sais sincère, je te sais mon ami pour la vie… et moi je suis ravi que tu sois le mien… mon ami à moi… et moi le tien…

pour toi cette flamme, pour renforcer la tienne, pour qu’elle brille encore longtemps…

aho gardien du feu !

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1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 206 et ça monte – et ça descend…

traduction : arrêtes ! tu n’es pas une machine… ton schéma génétique naturel ne peut tolérer de 2 à 4 heures de déplacement par jour, de 8 à 12 heures  de travail-esclavage par jour, 5 ou 6 jours par semaine, pour une quelconque rémunération, avec 5-6 heures de sommeil par nuit, et cela dans un système fondé sur une principe de punition dans le cadre d’une vie passée sous surveillance…

que tu aimes cela ou pas, tu es un(e) humain(e)…

le stress, le harcèlement, les préoccupations financières constantes, la peur et le sentiment d’inadéquacité détruisent la santé de tout humain…

alors pourquoi acceptons-nous et tolérons-nous un système qui requiert que l’on mette de côté et que l’on nie nos besoins que nous commettions un lent suicide vide de sens et de joie au profit de quelqu’un d’autre ?

tu as un choix, arrête de prétendre le contraire !

paf ! dans l’dash et dans la face en ce samedi matin plein de soleil et de croustillant à l’extérieur… faut arrêter ça tout de suite ça a l’air, ces niaiseries-là, avant que ça nous tue pour de bon, car nous achèvera lentement, mais sûrement…

alors ce matin j’emprunte les mots des autres, ceux d’en haut inconnus, ceux d’en bas, un classique de Charlie Chaplin, pondu le jour de ses 70 ans… patience patience, on finira par apprendre…  en temps et lieu…

amor amor amor…

As I began to love myself I found that anguish and emotional suffering are only warning signs that I was living against my own truth.

Today, I know, this is “AUTHENTICITY”.

As I began to love myself I understood how much it can offend somebody as I try to force my desires on this person, even though I knew the time was not right and the person was not ready for it, and even though this person was me.

Today I call it “RESPECT”.

As I began to love myself I stopped craving for a different life, and I could see that everything that surrounded me was inviting me to grow.

Today I call it “MATURITY”.

As I began to love myself I understood that at any circumstance, I am in the right place at the right time, and everything happens at the exactly right moment.

So I could be calm.

Today I call it “SELF-CONFIDENCE”.

As I began to love myself I quit steeling my own time, and I stopped designing huge projects for the future.

Today, I only do what brings me joy and happiness, things I love to do and that make my heart cheer, and I do them in my own way and in my own rhythm.

Today I call it “SIMPLICITY”.

As I began to love myself I freed myself of anything that is no good for my health – food, people, things, situations, and everything the drew me down and away from myself.

At first I called this attitude a healthy egoism.

Today I know it is “LOVE OF ONESELF”.

As I began to love myself I quit trying to always be right, and ever since I was wrong less of the time.

Today I discovered that is “MODESTY”.

As I began to love myself I refused to go on living in the past and worry about the future.

Now, I only live for the moment, where EVERYTHING is happening.

Today I live each day, day by day, and I call it “FULFILLMENT”.

As I began to love myself I recognized that my mind can disturb me and it can make me sick.

But As I connected it to my heart, my mind became a valuable ally.

Today I call this connection “WISDOM OF THE HEART”.

We no longer need to fear arguments, confrontations or any kind of problems with ourselves or others. Even stars collide, and out of their crashing new worlds are born.

Today I know THAT IS “LIFE”!

~As I Began to Love Myself – Self Love Poem by Charlie Chaplin (written on his 70th birthday in April 1959) ~ via Deva Michal

crée création et conscience de soie

10563082_361673027324023_7005104678568028005_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 207 et ça monte – et ça descend…

traduction : sais-tu ce qui arrive lorsque tu décides d’arrêter de te préoccuper de ce que les autres pourraient penser de toi ? tu te mets à danser, à chanter, à rire fort, à peindre, à écrire, à créer… tu te mets à être toi-même… et tu sais quoi ? certaines personnes ne t’aimeront pas…  certains riront, se moqueront ou pointeront tes lacunes… mais ça ne te dérangera pas tant que ça… – Doe Zantamata

moi-même, au cours des dernières années, je me suis mis à chanter et à jouer de la guitare… la preuve ?

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je me suis mis à écrire aussi… la preuve ? vous êtes ici avec vos deux yeux et le reste de votre corps que je ne vois pas bien d’ici…

d’autre part, je ne ris pas encore si fort que ça, j’ai un kit de peinture qui m’attend encore patiemment car encore hésitant de ce côté le joueur de mots et de guitare… je crée ça et là un tipeu de beauté autour de moi, du moins c’est ce que me disent quelques proches…

et sincèrement, je me préoccupes encore un peu de ce vous dites et direz de moi… mais pas tant que ça… ou parfois pas du tout… mais je ne le laisse pas ça m’arrêter… évidemment je préfères toujours recevoir du feedback positif et que les gens aiment que de me faire r’noter les petits détails qui clochent et qui retroussent encore dans ce grand work in progress infini et perpétuel… mais no way osé, je ne laisse pas ça m’arrêter, je ne laisse pas ces potentiels commentaires constructifs à mon sujet me castrer la créativité qui est encore naissante, et renaissante sans cesse… j’y vais, j’essaie, me bouche le nez et je plonge… et je ne regarde pas trop en arrière et garde mes oreilles pas trop ouvertes…

bien sûr, toujours risqué de se mettre la face sur un poster… toujours un risque de lancer des invitations at large… parfois ça répond, parfois pas…  mais l’idée c’est de continuer, persévérer, maintenir la passion dans le tapis et garder l’optimisme vivant, ouvert…

on est condamnés à être optimistes entendais-je l’autre jour à la radio… I like… alors je l’avoue je suis coupable… je demeure optimiste, je demeure confiant, et je gratte mes doutes, je valse avec mes hésitations… les mets dans mes textes, dans mes mélodies, les laisse faire bouger mes doigts.. je joue avec ma nervosité, je chante ma peur, je bouge avec mes élans…

alors complices de la cré ati vie thé, je vous souhaite de sauter, plonger, prendre le risque, vous exprimer, et de ne pas trop vous en faire des feedback qui puckent, ce n’est que notre gros égo qui se fait grafigner… et de toute façon, on ne peut-être aimé(e) de tous ou toutes… car de toute façon, la plupart des gens ne s’aimer pas eux-mêmes… alors toute cible extérieure peut servir à sortir le méchant… on prendra pas ça personnellement quand même hein ?

alors doux doux la selfconsciousness… soft soft l’importance que l’on accorde à la conscience de soie en provenance de l’extérieur

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en terminant, un lien vers quelques pièces enregistrées par votre humble serveur récemment… j’espère que vous aimerez… mais si non, pas si grave… on a eu du fun à faire…
http://www.eloibrunelle.com/ati

coeur et senshabilité

10672225_10154595046575514_167313703667511937_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 208 et ça monte – et ça descend…

traduction : la sensibilité est un signe de vie… mieux vaut courir le risque d’être blessé(e) que de rester dur(e)… je m’incline devant ceux et celles qui gardent leur coeur ouvert lorsque les conditions sont difficiles, devant ceux et celles qui refusent de porter leur armure plus longtemps qu’il ne le faut, ceux et celles qui reconnaissent le courage au coeur de la vulnérabilité… lorsque tous les agents guerriers se seront détruits les uns les autres, les gens au coeur ouvert hériteront de la terre… – Jeff Foster

ou pour nous, ex-cathos: heureux les simples d’esprit car le royaume des cieux est à eux, et elles…

bien sûr, messieurs brasseurs de toutes sortes d’affaires, vous pouvez bien abuser la mère terre comme vous le faites encore, lui extraire toutes ses ressources, tenter de shipper votre bouette sale sur des milliers de km et partout dans le monde et nous garantir qu’il n’y aura pas de déversement, mettant à risque les baleines et autres animaux, sans compter les sources d’eau potable…

bien sûr, grands dirigeants religieux de toutes confessions qui tuez au nom de Dieu, votre Dieu, le plus grand, le plus juste et le plus fort…

bien sûr, chers stratèges guerriers, qui déclenchez des guerres pour vendre vos armes et autres engins de destruction massive, vous pouvez bien impliquer des gens qui n’ont souvent pas d’autres choix que de jouer vos jeux meurtriers pour survivre, vous qui restez en dehors des zones de guerre, comptant vos profits abyssaux, laissant les autres mourir à votre place…

bien sûr, chers politiciens et entreprenants entrepreneurs et autres corrupteurs attirés davantage par votre petit bien privé que vous voulez toujours plus grand que par le grand bien public que vous ratatinez, vous pouvez continuer d’austériser les moins nantis de la société pour faciliter les conditions économiques de vos tinamis des grandes compagnies…

bien sûr, gens aux affaires pas catholiques ni islamiques qui demeurez tapis dans l’anonymat et qui camouflez votre pactole dans les paradis fiscaux pour éviter de payer des impôts d’enfer pour ne pas que ça profite aux pauvres petits parasites qui vivent à vos dépens…

bien sûr…

mais nous, les autres, les petits, les faibles de corps et simples d’esprit, les non stratégiques, nous le petit peuple, nous restons et resterons de grand(e)s sensibles, des simples d’esprit, des guerriers de lumière, des têtes légères, des artistes dans l’âme…

même si ce n’est pas payant, même si c’est pas mal trop rose à votre goût comme vision et comme style de vie, même si la paix intérieure et universelle est notre objectif ultime avant les profits et taux d’intérêts… notre intérêt est ailleurs…

nous gardons et garderons notre coeur ouvert car la puissance de ce coeur que nous partageons est invincible…

même si nos finances personnelles comptent autant de 0 que les vôtres, mais qu’ils se situent en avant des 8 et des 9 plutôt qu’après, même si nos plans de carrière semblent mener vers le rouge… le rouge est la couleur du coeur… le rouge est la vie…

même si cette apparente faiblesse n’est pas toujours évidente à porter, même si la tête spinne parfois sur elle-même à tour de bras, se demandant si on ne devrait pas cibler la croissance économique plutôt que personnelle…

même si…

car au bout du compte, nous savons que le coeur gagne toujours, que le bien triomphera… pas le grand Bien avec un B majuscule… non, le petit bien, le bien ordinaire… le juste et bon… le moralement juste… car même le légal vous vous l’êtes appropriés vous et vos avocats… non, le moralement juste, l’éthiquement acceptable en soi-même, et pour tous et toutes…

car nous savons que vos désirs de profits gargantuesques et innassouvissables, s’ils comblent vos comptes de banque et vos paradis fiscaux, ne sauront jamais combler votre coeur ni votre aspiration profonde…

nous continuerons de sentir, de prendre le risque de vivre grand ouvert, de voguer vers la beauté… nous continuerons de chanter, de danser et de prendre soin des petits et des plus faibles… et nous savons que vous vous joindrez à nous en temps et lieu…

car la course folle vers ls profits toujours plus grands est futile, essoufflante et qu’elle ne sert qu’à couvrir votre ambition et votre peur de la mort, la manque de bonheur, la perte d’un sens plus grand…

et nous vous savons aussi sensibles que nous, et savons aussi qu’un jour, vous entendrez votre coeur vous chuchoter une autre mélodie, plus douce, moins hurlante… qu’un peu de temps nécessaire, que quelques années de plus pour que la raison du coeur vous chavire l’ambition…

car même si c’est une bénédiction autant qu’une malédiction de sentir autant et si profondément, c’est la seule voie qui comble notre appétit de vivre, la seule qui étanche notre soif profonde, celle du coeur, celle de l’âme…

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entendons-nous aho et fort

10714298_880000175366439_3755686662231345860_o1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 209 et ça monte – et ça descend…

m’entendez-vous ? non ? pourtant j’écris fort… je tape tape tape avec vigueur sur mon clavier… depuis 3 ans que je hurle mes mots silencieusement… passivement… humblement… humble le chroniqueur car il ne sait que trop bien que ce n’est pas parce qu’on écrit qu’on a nécessairement quelque chose à dire… en criant ou en silence…

certains n’ont rien à dire et ils le crient quand même, ils les crient quand même ces mots de rien, ils écrient quand même ce trop plein…

prenez moi par exemple… prenez mon cas… car je suis un cas… je suis très cas… j’écris, j’écris, et pourtant… je ne fais que lancer mes mots dans le vide du cyberespace sans avoir l’impression qu’ils ne fassent du bruit… ou du silence… qu’ils en fassent, ou pas, du bruit, que cela changerait-il ? mais s’ils font du silence, ils auront atteint leur but…

car mes mots ne veulent que se faire calmes, ils ne clament rien… calme chowder…

j’exprime ces quelques mots parce que ça sort, parce que ça pousse, juste parce que… et même pas besoin de pourquoi… on hurle en silence parce que les mots nous poussent au cul et nous ouvrent la bouche, et le sac à mots… un grand scrabble la vie… qu’on fasse des points ou pas avec nos gros mots, pas grave… l’idée c’est de jouer… avec les mots, avec les lettres, et le silence entre elles… car le silence est le plus payant…et qui perd gagne…

10653697_854079224624144_5858796062892994630_ncar en effet brother Dass, nous sommes fascinés par les mots, mais c’est dans le silence qu’ils cachent que nous nous rencontrons, que nous nous rejoignons…

Osho disait la même chose, il a parlé pendant des années, a prononcé des milliers de discours mais son but était de nous faire taire le mental… alors il utilisait les mots pour nous garder la tête occupée pendant qu’il s’adressait à notre âme, notre coeur, notre essence… probablement toujours la job d’un vrai maître… contourner le mental pour atteindre l’essence, le centre véritable de l’être… le sens unique…

ces centaines de chroniques que j’ai rédigées depuis des années, à quoi ont-elles servi ?

principalement à faire de la place en moi, à me libérer, à m’aérer le cerveau et le mental qui est son corollaire d’une certaine façon… un homme et son péché, un cerveau et son mental… pourtant quand on dit mental, le primer mot qui vient c’est malade… ou santé… c’est selon…

alors peut-être bien que si écrire c’est hurler en silence, lire c’est écouter haut er fort ? les yeux, les oreilles et le coeur ouverts… et l’esprit non moins… car les multiples sens des mots ne s’entendent que dans le silence de l’âme…

puisque les mots écrits sont hurlés en silence, on doit les écouter silencieusement, les lire les yeux fermés… mais le coeur ouvert… et l’esprit non moins…

mais comme moi je suis l’écriveux dans ma tête dans ses folies motesques, je ne peux me prononcer pour vous… je ne sais comment vous recevez ces mots, mes mots, nos mots… qui ne sont pas miens car vous les faites vôtres dès que vos yeux s’y posent, dès que vous les attrapez… je suis l’auteur compositeur, vous êtes l’interprète et leur prêter sens… et alors mes mots et vos mots se confondent, s’entrelacent, se fusionnent, par osmose, par alchimie… et deviennent nos mots…

car le silence découle de ces mots, le silence glisse et coule entre ces mots qui nous relient… mes doigts se délient, ma langue se déplie – et se tourne sept fois dans la bouche de mes canons à mots – avant que mes doigts ne tapent sur le clavier de la vie… et ne vous rejoignent, qu’ils ne volent jusqu’à vous, dans le fracas du silence qui nous sépare…

alors lecteurs/trices, c’est la nuit ici, c’est la nuit maintenant… et encore une fois, les mots voyagent jusqu’à vous… peut-être ont-ils servi à faire le vide, à liquider le trop plein alphabétique qui bloque la voie à Dieu… l’implosion explosive et intempestive de ces quelques centaines de mots n’a fait que vider la tasse un peu plus… la remplir un peu moins…

alors qu’un peu plus vide, qu’un peu plus propre, qu’un peu plus silencieux…