
1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 236 et ça monte – et ça descend…
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préambule…
OK OK, je sais, j’ai dit que je prenais un break… OK OK je sais, ça ne fait que quelques jours… mais que voulez-vous ? je ne peux m’empêcher d’écrire très longtemps, mais ça vous le savez déjà… ou pas encore…
les mots me poussent dans le cul de sac à mots, ils me fourmillent les doigts, ils se bousculent dans ma tête ces ptits mots fous de dire, ces morceaux de phrases disparates me frappent la rate… alors plutôt que de devenir carrément fou, j’écris rondement, et j’écrirai longuement…
car comme j’en suis rendu à 764 de ces chroniques à braque depuis le début de ma carrière de chroniqueur, j’entreprends une nouvelle stretch de mots, une nouvelle enfilade, pour me rendre jusqu’à 1000… 1000 chroniques… décidément, chroniquement malade d’écrire ce chroniqueur à la rate disparate…
donc on vise dans le 1000… d’où le titre de cette nouvelle série de chroniques… qui sera la plus longue jusqu’à maintenant si je me rends au bout… ou si les mots se rendent au bout de moi… car on ne sait jamais avec les mots, pas nous le boss…
alors 235 to go… un mot après l’autre, un silence à la fois, tape tape tape & on we go…
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et c’est sous la pulsion du titre de cette affiche que le train se remet en marche :
en tant que société, nous en sommes arrivés à un point où tout le monde a le droit, mais personne n’a de responsabilité…
à qui de droit…
justement, parlons-en de droit… mais surtout de responsabilité… car nous vivons dans une société de droit, légaliste, mais qui manque de sens gravement de responsabilité… une société de droit, dirigée par des avocats, avec des règles, des lois, souvent traficotées par les plus astucieux et les mieux nantis, les gens aux meilleurs avocats, mais qui manque flagramment – comme dans flagrant (1) – de sens de devoir…
bien sûr, messieurs les hommes de toutes sortes d’affaires, que vous avez le droit d’extraire des sables bitumineux des fins fonds des entrailles de la terre et de polluer la planète entière, de les envoyer par pipeline ces sables émouvants sur des milliers de km, et de faire beaucoup beaucoup d’argent ce faisant, mais vous avez aussi et surtout la responsabilité de garantir la sécurité de tous et chacun(e) et de protéger la planète et les créatures qui y vivent… vous devez au moins cela à vos enfants et à vos concitoyens, et yennes… vous avez la responsabilité de vous assurer qu’aucun dommage n’en résultera… et de ça on n’est pas certains, et vous non plus d’ailleurs… ni ici…
bien sûr, gens assoiffés de profits sans fonds, que vous avez le droit de vouloir vendre vos biens et vos toutes sortes d’affaires, et de faire beaucoup d’argent ce faisant, mais l’eau, la nourriture et l’air sont des droits primordiaux, et non des biens de consommation… vous avez donc la responsabilité de vous assurer que tout le monde y a accès… vous devez au moins ça à vos enfants et à vos concitoyens… et ce faisant, vous avez la responsabilité d’assurer des conditions de travail minimalisent décentes à vos employés… qui sont souvent nos enfants…
en fait, je dis vous, mais je devrais aussi dire nous… nous avons tous les droits mais nous avons surtout le devoir de nous assurer que les droits et les conditions de vie des plus démunis soient améliorés, justes, équitables… pour le bien du plus grand nombre… on répare une chaîne, qu’elle soit humaine et de bicycle, en renforçant les maillons le plus faible… et plusieurs maillons sont faibles dans notre grande chaîne humaine… regardons de ce côté…
car s’il y a beaucoup à faire pour rendre ce monde meilleur, on doit commencer par les besoins les plus criants, par élever les conditions de ceux et celles qui souffrent le plus… ceux et celles qui n’ont pas à manger ni boire, ceux et celles qui souffrent, souvent en silence, pendant que vous vaquez à vos toutes sortes d’affaires… pendant que nous vaquons… souvent en toute vacuité de sens…
alors vous, messieurs de toutes sortes d’affaires, oui oui vous et nous aussi, au-delà des droits, nous avons la responsabilité de contribuer à faire ce monde meilleur… car nous avons du pouvoir, beaucoup de pouvoir… mais vous avez le droit avec vous, et de bons avocats, et les arguments les plus lourds de sens, et de conséquences… il vous faut maintenant du vouloir… du bon vouloir… et de l’éthique, une éthique personnelle, une éthique humaine, une éthique d’humain… avec les mains et le coeur ouverts…
en ce monde, vous avez la capacité de faire bouger les choses, vous brassez toutes sortes d’affaires… alors regardez en vous pour y cueillir le meilleur, utilisez le droit pour défendre les droits de tous et toutes…
car si vous ne le faites pas, vous vous en mordrez peut-être un jour les droits…
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(1) Qui est évident, visible au point de ne pouvoir être nié ; incontestable…
beau texte de Boucar Diouf:
http://www.lapresse.ca/debats/nos-collaborateurs/boucar-diouf/201410/10/01-4808338-de-cacouna-au-califat.php
et de David Suzuki:
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/environnement/2014/10/11/001-david-suzuki-quebec-entrevue-environnement-tournee-bleu-terre.shtml