Archives pour la catégorie les chroniques du millénaire

écouter entre les lignes

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1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 230 et ça monte – et ça descend…

car entre les lignes, il y a de l’espace… entre les notes, entre les croches et les droites, il n’y a rien, il y a du vie/de, du tout…

entre les lignes, il y a de l’espace, et il y a le sol et le fa ciel à chanter… il y a le dos de ma clarinette et le visage de ma guitare… il y a le tchik tchik du temps qui passe…

quand les notes se reposent, le silence est roi… mais le silence est bien coquin car il est très plein, plein de lui-même, plein de bruits fins, plein de pluie fine…

le silence est une pause entre deux notes, deux mots, deux sons, deux bruits… le silence dort sur sa portée, au seuil de la porte d’entrée musicale…

comme lorsqu’il n’y a plus de feuilles, ni vertes ni rouges ni jaunes, dans les arbres, les nouvelles se préparent à revenir, déjà… qu’en dormance, qu’en background les bourgeonssur pause… on ne le voit que pas…

comme lorsque le jardin est dégarni de ses fruits, la prochaine récolte est en attente… le silence est porteur de vie… le silence est poli poli…

ce temps-ci de l’année est celui du grand dépouillement… mère nature se déshabille, elle dépose ses douces couches et elle rend les armes… elle dit oui, elle se dénude, elle se fait invisible, elle fait silence… un silence plein, un silence lourd, un silence dur… à entendre… il casse les oreilles de l’ignorance…

entre les lignes, il y a du vent, il y a de l’air, il y a un trop plein de vie qui passe, trépasse, s’efface et repasse… entre les lignes, il y a des cercles, des carrés aux dattes écarlates, aux bibittes à papattes qui se préparent à squatter le home pour le temps du blanc…

le silence qu’on écoute n’est pas toujours celui qu’on entend… il se camoufle dans les oreilles du temps, il se perd dans la mémoire du vent… le silence qu’on écoute est coquin et évanescent, innocent et caméléon… il peut être ce que l’on veut… ou ce que l’on peut, c’est selon…

le silence est partout dans la nature, le silence est doux au coeur de l’été indien… le silence est blanc, le silence est vent… le silence règne au pays du son, au pays du murmure… le silence est roi, et règne sur tout… mais le silence n’est pas toujours ce qu’il semble…

10509739_950403241640767_1308559051296879977_ntraduction : ah cet étrange moment lorsqu’on réalise que le son de la nature est empli de de millions d’animaux, oiseaux et insectes désespérés de copuler

weirdité + sombritude + vulnérabilité = créativité et liberté

10313618_681124848601972_819066345182022876_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 231 et ça monte – et ça descend…

traduction:  ta «bizzareté» te rendra plus fort(e)… ton côté sombre te gardera unifié(e)… ta vulnérabilité te reliera au reste du monde qui souffre… ta créativité te rendra libre… il n’y a rien qui cloche avec toi... – Andréa Balt

rassurant non ?

ah ah !!! vous qui pensiez que personne ne voyait la weirdeté qui flotte dans votre tête… y a au moins un chroniqueur qui est aussi weird que vous et qui vous voit le dedans de la caboche…  non je sais, pas toujours drôle ce qui y prend place mais on s’y fait… divertissant…

le chroniqueur voit aussi votre côté sombre malgré le manque de lumière, car c’est le même que le sien… il sent aussi votre vulnérabilité qui résonne comme la sienne, et il soupçonne aussi votre grande créativité… car il ose la sienne une fois de temps en temps… et c’est surprenant ce qui peut sortir de soi quand on se laisse lousse, quand on se lâche louche…

et louche on se lâchera dans le cadre des ateliers que je veux guider dorénavant, dont celui-ci :sweat et chants

oh que oui qu’on essaiera toutes sortes d’affaires lousses, louches et flyées les 15 et 16 novembre à Kio-ocomme chanter à tue-tête dans le noir, comme fausser pour trouver sa voix juste, comme faire des sons bizarres en charabia, comme faire des faces, et les fous, et les folles, comme écrire à froid et réciter son plat de fruits devant les autres, comme oser être ouvert(e)s, vulnérables et créatifs, et tives…

car la créativité puise ses sources dans l’ailleurs, et se trouve en dehors de nos limites dites normales, au-delà de notre zone de confort, à-côté de nos ptits souliers… OK fin de l’info pub… mais disons que si on prêche par l’exemple, on peut aussi prêcher pour sa paroisse… oh yes monsieur le curé.. et le chroniqueur sera aussi à risque que ses acolytes dans ce bateau…

car nous sommes tous et toutes à risque dans cette grande barque qu’est cette vie ici-bas…. tous et toutes weird, sombres par moments, et vulnérables… et créatifs si on ose simplement, si on s’aime assez pour risquer de se lancer et créer, sans crier gare… quoi que ce soit… car une grande cour de récréation la vie, un grand cours de création 101… toujours à renouveler, toujours à refaire, toujours à rafraîchir…

un grand cirque à farcir de nouveaux tours de passe-passe, de nouvelles tentatives à faire… risque, osage et sautage de clôtures, pour se voir autrement, pour se mettre en situations, pour s’écarter l’esprit, mais aussi de notre chemin trop souvent trop connu…

alors prendre le temps et le risque d’avoir l’air fou et ne pas s’en faire de ce que les autres diront… car les autres diront toujours quelque chose, quoi que l’on fasse… alors aussi bien faire ce que l’on veut, ce que l’on sent, ce qui nous tire et nous attire… par en avant, par arrière, et de tous les côtés…

et parmi les sens à ne pas perdre et garder vivants, bien sûr la vue, l’ouïe, le toucher, le goûter, l’odorat, mais aussi le sixième, l’intuition et surtout le plus important…

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en terminant, une femme qui ose faire de l’art autrement et  créativement… bonne écoute, et belle vue…

http://jezebel.com/watch-this-woman-play-an-entire-symphony-with-her-breas-1645881204?utm_campaign=socialflow_jezebel_facebook&utm_source=jezebel_facebook&utm_medium=socialflow

vrai et faux et ni oui ni non


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1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 232 et ça monte – et ça descend…

traduction : ne pas croire à la magie peut inciter une pauvre âme à croire au gouvernement et aux affaires… – Tom Robbins

et les médias – uni ou multi – on les croit ? peut-être que oui, peut-être que non, et peut-être pas…

croire ou ne pas croire, est-ce seulement une question ?

car ces temps-ci, tout peut être vrai, ou pas, et son contraire, et son opposé est aussi possible ou probable, ou pas, c’est selon…  ce que l’on veut croire ou pas, ou ne pas croire, ou le faire…

tout peut être vrai et tout peut être faux, tout est à l’endroit et tout est à l’envers… tout est ouvert et possible, et il est aussi possible que tout soit faux… maya maya, une illusion que ce monde ? désengagez-vous qu’ils disaient… détachez-vous, des croyances, des idées, des pensées… car tout cela peut ne même pas exister… peut être qu’un grand rêve qui se déroule devant nous ?

et l’Ebola, une mise en scène ? un plan machiavélique de la Croix-Rouge ? les avions dans les tours un certain 11 septembre, un set-up ? la chimiothérapie, une solution ou une partie du problème ? qu’un grand hoax la vie finalement ?

de nos jours, avec photoshop et la circulation de l’information à grande échelle – et nuance non négligeable la circulation de la désinformation –  tout est possible… et en même temps, tout est douteux… et doutable… tout est possible mais tout peut être un scam, un houx, un faux…

car que savons-nous vraiment ?

quelle preuve a-t-on que les extraterrestres existent et préparent leur venue sur terre ? et pourquoi nier ceci car on ne sait rien… possible et si on pense que l’on vit ici alors même probable puisque nous on vit ici avec nos pas si drôles d’habitudes destructrices de nature…

sur quelles bases percevons-nous le monde ? concrètes ou abstraites… car ce que nous savons provient à peu près tout de l’extérieur de soi…

si on se fie sur les grands médias pour étancher notre soif de savoir, nous sommes cuits… car peut-elle crue cette source d’information ?

la magie existe-t-elle ? ou tout n’est-il que matière à toucher pour y croire ?

la seule source d’information valide sur laquelle on peut compter pour nous informer sur le monde est celle qui vient de l’intérieur, celle qui émerge de soi quand on est calme et tranquille… quand on écoute le silence, quand on se laisse savoir…

et les faits sur lesquels cette source d’information interne nous renseigne sont nos états d’âme, notre connexion avec le tout, notre lien avec l’essentiel, notre perception du monde intérieure t extérieur…

les médias de masse nous étouffent et nous ensevelissent d’info inutile… croissance écononomique, guerres et faits divers, téléirréalités de tout acabit… la télé crée une certaine réalité, mais une réalité parfois bien irréelle et souvent manufacturée et manigancée pour contrôles les esprits…

en effet, qu’est-ce que ça change que l’Ebola soit une vraie maladie créée par Dieu ou une maladie manufacturée par certains laboratoires pharmaceutiques pour vendre des vaccins lorsque le bon moment sera venu ? qu’est-ce que ça change concrètement dans nos vies à vous et moi franchement ? et comment fait-on pour savoir si s’est vrai ou pas ? et qu’est-ce que ça change à la réalité de ceux et celles qui en meurent ? ou des travailleurs humanitaires qui risquent la mort pour les aider ?

car on soupçonne bien jusqu’à quel point l’humain peut être vil et mesquin, mais il faut aussi garder en tête que plusieurs humains sont justes et bons et font le bien justement… la vie prend toujours place entre deux extrêmes : le meilleur et le pire… le vrai et le faux… le summum et les plus bas des bas-fonds… le blanc et le noir… et le rose…

mais nous ne sommes ni l’un ni l’autre, nous sommes l’un et l’autre… nous sommes l’ombre et la lumière, le soleil et la lune, la vie et la mort…

alors gardons un esprit ouvert, avec une bonne dose de scepticisme… tout est possible, tout est douteux… tout est innocent et tout est coupable… tout est pur et tout est vicié… tout est est, et rien aussi…

la magie peut exister, dans les entrailles de la terre comme dans les cieux, et les esprits maléfiques peuvent aussi exister, ici comme ailleurs… qu’en sais-je ? je peux bien avoir une opinion à ce sujet, mais je n’en sais rien… et vous non plus…

et la vie est parfaite ainsi… n’est-ce pas ?

drett dans l’mur ?

10247420_661848617183934_9003040719332333750_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 233 et ça monte – et ça descend…

traduction : la terre est âgée de 4,6 milliards d’années… réduisons cela à 46 ans… nous sommes donc ici depuis 4 heures… notre révolution industrielle a débuté il y a une minute à peine… pendant cette minute, nous avons détruit plus de 50 % des forêts de la terre… cela n’est pas durable

et ce n’est pas tout la moitié des forêts…

un rapport du Fonds mondial pour la nature (WWF) affirmait qu’au cours des seules 40 dernières années, plus de 52 % des animaux sauvages ont disparu… oui, 52 %, oui, 40 ans seulement… à ce rythme, combien de temps avant qu’ils soient tous disparus ? car c’est exponentiel cette folle descente…

et pourtant on parle à peu près pas de cela dans les médias… une simple mention ici et là… par contre, on traite encore et encore d’économie, de compressions, de guerre, de hockey et de vedettes… OK admettons, on parle aussi un peu des gros navires chargés de pétrole sale de l’ouest qui flotte dangereusement dans le fleuve…

mais pendant qu’on fonce à 100 milles à l’heure droit vers le mur, on détourne la tête et on regarde en l’air en sifflotant… et on se préoccupe de nos fonds de pension… sauf que si on continue comme ça, on aura pas le temps d’en profiter de ces fonds de pension, on va plutôt toucher le fond du baril… de pétrole…

mais qu’est-ce que ça va prendre pour qu’on se réveille ? qu’est-ce qui va devoir arriver comme catastrophe pour qu’on allume et qu’on prenne soin de la planète ?

car dans quelques années, si on continue comme ça, il n’y en aura plus de forêt, ni d’animaux sauvages… on brûle les murs de la maison dans laquelle on vit… on assassine notre mère… on parle de civilisation et d’évolution, really ?

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nous sommes de drôles de bêtes nous les humains… vraiment… la maison brûle et pendant ce temps-là, on prend une bière et on surfe le web…

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sincèrement, je me demande vraiment ce que ça va prendre pour qu’on se réveille ? j’ai l’impression que seule une intervention divine pourra sauver l’homme… youhou Dieu, si tu existes, je pense qu’on a besoin de toi !

et je dis sciemment homme car il me semble que ce ne sont pas les femmes qui scrappent le plus la boule sur laquelle on vit… me semble que c’est davantage la qualité masculine qui veut transformer les ressources naturelles en profit à tout prix, qui veut domestiquer la terre et privatiser l’eau potable… me semble qu’une femme ne peut vouloir cela pour ses enfants…

mais peut-être que je me trompe… peut-être que tout est OK comme c’est actuellement… peut-être que les nouveaux enfants qui viennent sur terre ces jours-ci vont trouver les solutions face aux problèmes qu’on est en train de leur léguer…

peut-être…

Namesti de motadine de saprésprit

Capture d’écran 2014-10-14 à 10.10.231000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 234 et ça monte – et ça descend…

ben oui une deuxième chronique back à back, mais si on veut se rendre à 1000 avant la fin du monde ou de l’apocalypse, faut se grouiller les chakras mes zami(e)s zamour(e)s…

y a pas d’hasard… oh que non… on est tous et toutes connectés… branchés sans fil,  oui oui wifi, we feel it right? le sentez-vous vous aussi ?

oh que je vous sens ici, d’ici, vous, là-bas mais ici aussi, mes lecteurs/trices de bonnes aventures… je vous sens, votre âme à vif, les yeux bleus, même ou verts… l’âme un peu down et l’énergie peu low aujourd’hui après les grâces de l’action, mais je vous aime quand même… car mon amour est illimité et inconditionnel, et un peu passé composé, mais plus que parfait et surtout présent… mais  toujours ici, main tenant mon clavier… je vous honore vous, qui me dévorénergétiquement…

le grand esprit m’a imploré et inspiré pour écrire cette chronique ultra spirituelle… car l’univers et moi c’est body body… alors j’use de mon intuitive créativité pour communiquer avec vous… en fait, je dois encore utiliser les mots écrits car vous n’êtes pas encore télépathiquement assez ouvert(e)s, mais ça viendra… le travail de plusieurs vies vous savez…

car vous savez peut-être, ou pas car vous n’êtes pas aussi hautement évolué(e)s que moi, que je suis le disciple d’un guru depuis 31 ans, presque 32, réincarné 386 fois, et que ceci est ma dernière incarnation… alors, je dois partager avec vous simple mortels ma sagesse infuse, et la diffusée partout sur la toile, d’araignée… ah vous âmes perdues, que feriez-vous sans petit moi?

car oui, après avoir passé toutes les étapes de l’évolution humaine et au-delà, ceci est ma dernière incarnation… chili con carne le chroniqueur… ensuite je ne serai plus qu’étoile et poussière d’étoile… d’araignée…

alors dans mon immense générosité, moi qui ne suis presque déjà plus qu’esprit, mon corps s’évaporant à vue d’âme, ce qui n’est pas une vue de l’esprit, je vous donne mes connaissances… profitez-en car l’offre se termine d’ici quelques jours, il vous en coûtera ensuite seulement 44,95$ par mois pour lire mes enseignements ultra spiritueux… gratuit, et avec votre esprit… et ainsi soit-il, pour l’éternité du moment présent…

mais d’ici, du coeur de mon infinie humilité – et croyez-moi aveuglément, je suis en effet l’être le plus humble que je connaisse et, sans fausse prétention, je sais tout de l’humidité relative – je me donne à vous, moi qui suis une guidoune espirituelle et girouette aux 4 vents des esprits de toutes les directions…

moi, un être accessible et bonenfant intérieur, je me partage à vous comme une tarte meringue/citron dans un souper de diabétiques, dans la grâce de dieu et de l’esprit sain et son fils bien-aimé… praise le lard

et pour illustrer mes propos, ci-bas le vidéo de mon plus récent disciple qui s’est parti en bizinesse lui aussi… pas aussi élevé que moi, quoiqu’il a davantage le sens du marketing… OK je l’avoue, il me fait verdir l’aura d’envie mais vous savez, avec ces disciples qui veulent devenir gourou à la place des câlices, faut toujours se watcher le dos et e 7ème chakra… ils ont facilement l’aura plus grand que la dépense ces wannabe… non,quand même,  vraiment spirituel cette âme, aussi désincarnée que ses ongles…

allez, amour infini à vous tous et toutes et je vous souhaite l’illumination avant la fin de la journée… vous allez voir, c’est plus facile que vous l’imaginiez… et si ça se passe pas, couchez-vous pas…

https://www.youtube.com/watch?v=1kDso5ElFRg#t=27

 

égoïsme altruiste

1794613_591308634329129_7987333767965967819_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 235 et ça monte – et ça descend…

traduction: la meilleure chose que vous puissiez faire pour quiconque vous aimez est d’être heureux(se)…

et la pire, c’est d’être malheureux(se) tout en leur demandant de changer ce fait, alors que personne d’autre que vous ne peut rien faire pour vous rendre heureux(se)…

s’il est primordial pour vous de maintenir votre vibration harmonieuse et en accord avec qui vous êtes, vous ne pourrez jamais poser quelque geste que ce soit pour rendre quelqu’un malheureux(se)… Abraham Hicks

sur le même air mais d’une autre ère, soit à la sauce québécoise des années 1980 : pour aider le monde, faut savoir être heureux – Paul Piché…

mais celle-ci-bas est celle que je préfère (I like I like), obtenue via le site La joie d’être un âne :

Mon ami, j’ai entendu dire que tu veux enseigner désormais et nous faire tous profiter de ta belle sagesse. 

Tu n’as pour but, bien sûr, que de montrer la voie à toutes ces âmes en peine que tu vois dans le monde.  

Je salue ta générosité sans égale. 

Que dirais-tu de commencer par te pousser de devant la porte et de laisser la voie libre et ouverte, telle qu’elle a toujours été ?

belle salade de fruits de sagesse dont tous les morceaux pointent vers un seul objectif : celui de dire que pour contribuer à rendre le monde meilleur, faut commencer par soi-même… simple et pourtant, toujours plus tentant de vouloir sauver les autres que de s’occuper de sa propre peau et de ce qui se cache en-dessous…

car quelle arrogance de vouloir changer le monde, quelle prétention de penser que nous, ce petit moi tout puissant créateur du ciel et de la terre, on puisse sauver le sort de la planète, le prendre entre nos mains…

évidemment, on peut poser quelques gestes, simplement et humblement, du mieux que l’on peut, avec le plus de justesse possible pour soi, et espérer que ça résonne juste autour aussi… mais on peut laisser la job de sauver la boule bleue à Dieu, c’est lui qui a commencé la job anyway… qu’il la finisse… parait qu’il – ou elle – a un plan… on va le laisser aller jusqu’au bout et on verra… on verra plus tard…

bien sûr, tentant de critiquer, de refaire le monde en paroles sages, de s’insurger, de bitcher contre les politiciens et les grands profiteurs de ce bas monde, mais qui sommes-nous pour nous immiscer dans le sort de la planète et de ses nus mains ?  qui sommes-nous pour penser que la vie ne peut se dérouler correctement sans notre divine intervention ? car LA question se pose : qui sommes-nous ? qui suis-je ?

j’ai été thérapeute pendant des années alors sauver le monde, moi je connais ça… mais je suis guéri dorénavant… ma propre petite peau, ma surface de la terre à moi est suffisamment grande pour que je m’occupe de ce monde à moi… être heureux et me répandre un peu autour de mon entourage est largement suffisante comme job de bras pour le moment…

partager quelques notes, soupirer quelques mots ici et là sur le web, respirer l’air de mes bois et planter quelques fleurs dans mes jardins d’été, ou quelques bonhommes dans celui d’hiver qui approche, créer un ou deux espaces pour que les gens prennent le temps d’être avec eux-mêmes en silence et en voix… largement suffisant indeed

alors chers et chères concitoyens et yennes, je vous laisse en paix, celle qui vous tente, celle qui est juste pour vous, celle que vous savez mieux que moi car vôtre… et je ferai de même…

je vous envoies un truck d’amour…

de droit et de responsabilité


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1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 236 et ça monte – et ça descend…

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préambule…

OK OK, je sais, j’ai dit que je prenais un break… OK OK je sais, ça ne fait que quelques jours… mais que voulez-vous ? je ne peux m’empêcher d’écrire très longtemps, mais ça vous le savez déjà… ou pas encore…

les mots me poussent dans le cul de sac à mots, ils me fourmillent les doigts, ils se bousculent dans ma tête ces ptits mots fous de dire, ces morceaux de phrases disparates me frappent la rate… alors plutôt que de devenir carrément fou, j’écris rondement, et j’écrirai longuement…

car comme j’en suis rendu à 764 de ces chroniques à braque depuis le début de ma carrière de chroniqueur, j’entreprends une nouvelle stretch de mots, une nouvelle enfilade, pour me rendre jusqu’à 1000… 1000 chroniques… décidément, chroniquement malade d’écrire ce chroniqueur à la rate disparate…

donc on vise dans le 1000… d’où le titre de cette nouvelle série de chroniques… qui sera la plus longue jusqu’à maintenant si je me rends au bout… ou si les mots se rendent au bout de moi… car on ne sait jamais avec les mots, pas nous le boss…

alors 235 to go…  un mot après l’autre, un silence à la fois, tape tape tape & on we go…
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et c’est sous la pulsion du titre de cette affiche que le train se remet en marche :

en tant que société, nous en sommes arrivés à un point où tout le monde a le droit, mais personne n’a de responsabilité

à qui de droit…

justement, parlons-en de droit… mais surtout de responsabilité… car nous vivons dans une société de droit, légaliste, mais qui manque de sens gravement de responsabilité… une société de droit, dirigée par des avocats, avec des règles, des lois, souvent traficotées par les plus astucieux et les mieux nantis, les gens aux meilleurs avocats, mais qui manque flagramment – comme dans flagrant (1) – de sens de devoir…

bien sûr, messieurs les hommes de toutes sortes d’affaires, que vous avez le droit d’extraire des sables bitumineux des fins fonds des entrailles de la terre et de polluer la planète entière, de les envoyer par pipeline ces sables émouvants sur des milliers de km, et de faire beaucoup beaucoup d’argent ce faisant, mais vous avez aussi et surtout la responsabilité de garantir la sécurité de tous et chacun(e) et de protéger la planète et les créatures qui y vivent… vous devez au moins cela à vos enfants et à vos concitoyens, et yennes… vous avez la responsabilité de vous assurer qu’aucun dommage n’en résultera… et de ça on n’est pas certains, et vous non plus d’ailleurs… ni ici…

bien sûr, gens assoiffés de profits sans fonds, que vous avez le droit de vouloir vendre vos biens et vos toutes sortes d’affaires, et de faire beaucoup d’argent ce faisant, mais l’eau, la nourriture et l’air sont des droits primordiaux, et non des biens de consommation… vous avez donc la responsabilité de vous assurer que tout le monde y a accès… vous devez au moins ça à vos enfants et à vos concitoyens…  et ce faisant, vous avez la responsabilité d’assurer des conditions de travail minimalisent décentes à vos employés… qui sont souvent nos enfants…

en fait, je dis vous, mais je devrais aussi dire nous… nous avons tous les droits mais nous avons surtout le devoir de nous assurer que les droits et les conditions de vie des plus démunis soient améliorés, justes, équitables… pour le bien du plus grand nombre… on répare une chaîne, qu’elle soit humaine et de bicycle, en renforçant les maillons le plus faible… et plusieurs maillons sont faibles dans notre grande chaîne humaine… regardons de ce côté…

car s’il y a beaucoup à faire pour rendre ce monde meilleur, on doit commencer par les besoins les plus criants, par élever les conditions de ceux et celles qui souffrent le plus… ceux et celles qui n’ont pas à manger ni boire, ceux et celles qui souffrent, souvent en silence, pendant que vous vaquez à vos toutes sortes d’affaires… pendant que nous vaquons… souvent en toute vacuité de sens…

alors vous, messieurs de toutes sortes d’affaires, oui oui vous et nous aussi, au-delà des droits, nous avons la responsabilité de contribuer à faire ce monde meilleur… car nous avons du pouvoir, beaucoup de pouvoir… mais vous avez le droit avec vous, et de bons avocats, et les arguments les plus lourds de sens, et de conséquences… il vous faut maintenant du vouloir… du bon vouloir… et de l’éthique, une éthique personnelle, une éthique humaine, une éthique d’humain… avec les mains et le coeur ouverts…

en ce monde, vous avez la capacité de faire bouger les choses, vous brassez toutes sortes d’affaires… alors regardez en vous pour y cueillir le meilleur, utilisez le droit pour défendre les droits de tous et toutes…

car si vous ne le faites pas, vous vous en mordrez peut-être un jour les droits…

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(1) Qui est évident, visible au point de ne pouvoir être nié ; incontestable…

beau texte de Boucar Diouf:
http://www.lapresse.ca/debats/nos-collaborateurs/boucar-diouf/201410/10/01-4808338-de-cacouna-au-califat.php

et de David Suzuki:
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/environnement/2014/10/11/001-david-suzuki-quebec-entrevue-environnement-tournee-bleu-terre.shtml