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écrire pour écrire

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (21)…

3 h 33, bing !  les yeux s’ouvrent… comme d’habitude, je me réveille dans le noir… bonjour la nuit…

donc chronique nocturne… sommeil évadé, mots de la nuit… mots noirs, nuit blanche, mots gris, mots dits… shift de nuit… maux de nuit, mots de vie…

je me réveille toujours entre 2 h et 4 h… et j’ai découvert récemment qu’il semble que dans le «bon vieux temps» c’était la norme, le cycle naturel… en effet, selon une enquête scientifique (lien plus bas), naturellement, la nuit serait coupée en deux périodes, 4 heures de sommeil, pause réveil de 2 heures, suivi d’une deuxième période de 4 heures de sommeil… à peu près…

c’est la société industrielle qui aurait amené ce formatage du sommeil en une longue nuit artificielle de 8 heures; éclairage artificiel, besoin de productivité… allez allez, dormez, faut que vous soyez fonctionnel(le)s demain matin !

le sommeil est l’un des besoins fondamentaux les plus essentiels mais aussi les plus fragiles et délicats qui soit, l’un des moins programmables, l’un des plus enrageants quand il se déclare absent… plus on le veut, moins il vient… comme le temps, le bonheur et la quête de l’âme soeur, le sommeil ne s’achète vraiment pas… il se reçoit, se cultive, se fait désirer, se fait courir après… mais il ne s’attrape pas… comme l’eau qui glisse entre nos mains, le sommeil glisse entre nos yeux, en notre âme… le sommeil sait se faire désirer… il est agace en masse…

quand ça brasse en soi, on ne dort plus, quand on est nerveux, anxieux, angoissé, on dort moins, mal ou plus… du tout… le désir de dormir fait fuir le sommeil, plus la lune est pleine, et plus notre loup intérieur s’éveille et nous fait hurler de désir de sommeil, rager d’éveil…

c’est la nuit que les vrais enjeux avec soi éclatent, que les vraies affaires se brassent… les nuits sont de grandes révélatrices du non résolu… les blanches en particulier…

tout le stock en attente de traitement dans nos vies, tou ce qu’on a glissé sous le tapis de la conscience, refait surface la nuit… révélations nocturnes… soit dans le sommeil, par les rêves.. soit dans l’éveil, dans les portes battantes du mental et de la pensée… la nuit apporte justice pour tous !

on dit aussi que c’est la nuit, lorsque le flot de vibrations et d’ondes de toutes sortes ralentit, que le buzz s’adoucit, que c’est à ce moment les esprits nous contactent, tentent de nous passer leur message, c’est la nuit que Dieu nous parle… c’est la nuit que l’on peut communiquer avec les morts… ou vice et versa…

plutôt que d’en faire un problème de ce réveil au noir, j’ai appris à apprivoiser ces éveils de nuit, ce temps précieux, ce temps dense auquel la boulechite est allergique… la nuit tout est vrai, pas de place pour l’illusion, pour la distraction… la nuit tous les chats de l’âme sont noirs…

ceux et celles qui dorment peu, trop peu ou mal savent combien trop désirer dormir éloigne inévitablement le sommeil, vouloir tellement dormir nous garde éveillé…  certain(e)s en viennent presque fous/folles.. jusqu’à forcer le sommeil avec des pilules… aucun jugement ici de ma part, je sais combien ça peut être intense…

ayant moi-même un sommeil «économe» – en effet pas très généreux de sa personne mon sommeil – j’en ai parlé autour et plusieurs ami(e)s dorment mal, peu ou trop peu – à leur goût – pour constater que ce trop peu de sommeil est très répandu… nous sommes plusieurs «éveillé(e)s» nocturnes, réveillé(e)s de nuit, penseuses du noir, broyeurs de noir…

l’article en question rapporte que dans les sociétés traditionnelles d’avant l’industrialisation, quand on dormait selon un modèle 4-2-4, pendant les deux heures d’éveil, plutôt que de forcer le sommeil et d’en faire un problème, les gens priaient, méditaient, fumaient ou rendaient visite aux voisins… évidemment c’était un moment propice pour faire l’amour…

pour moi, et pour plusieurs ami(e)s éveillé(e)s et réveillé(e)s qui ont découvert le modèle 4-2-4, le simple fait de savoir qu’il n’est pas anormal de se réveiller la nuit nous a fait relaxer… accepter, et mieux dormir éventuellement…

en ces temps ou le temps file trop vite, se fait rare, trop rare, quel trésor de découvrir qu’une bulle de temps de qualité se cache au coeur de la nuit et nous attend au détour pour une rencontre avec soi… pour nous offrir l’essentiel des secrets de la vie… nous mettre en contact avec les Ancien(ne)s… nous présenter de l’info que l’on avait mis de côté durant le shift de jour qui file trop vite dans cette vie trop folle folle folle…

la nuit ne porte pas seulement conseil, elle révèle l’éveil, le vrai…

allez je retourne danser avec Morphée… on se voit quand il fait clair… en nous…

http://www.gmanetwork.com/news/story/249312/scitech/science/people-may-not-need-8-hours-sleep-after-all-studies

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (20)…

salut la Terre, bonjour la mère, allo moman…

c’est ta fête aujourd’hui… happy birthday to you pacha mama, parabens parabens parabens ! t’es rendue bien vieille là non ? ah oui, excuse-moi, j’oubliais, c’est indiscret de demander son âge à une femme… surtout âgée… à quel âge on devient une personne âgée au juste ?

il y aura des milliers, que dis-je, des centaines de milliers, OK on pousse notre luck, des millions ! de tes enfants rassemblés sur le ciment des grandes et petites villes qui te recouvre pour te faire la fête aujourd’hui… quand même une drôle d’image que d’avoir les deux pieds sur le bithume pour célébrer la terre non ? bof, mieux comme ça, plus civilisé, car sinon ça serait bouetteux en ta barouette !

des millions d’incarnations, ta progéniture incarnée humainement, seront rassemblées pour te fêter et te célébrer aujourd’hui un peu partout sur toi la boule, ma boule – espérons qu’ils ne la perdent pas, qu’on ne te perde pas – pour te chuchoter, te dire et te crier leur amour et attachement à toi, te manifester que tu es importante, que dis-je essentielle et vitale, pour eux et elles… qu’ils et elles t’aiment à mort… contrairement à d’autres qui t’aiment à tort…

certains seront à Montréal pour protester contre les profiteurs qui veulent abuser de toi pour leur petit profit personnel… protester contre ta marchandisation… qui ne peut qu’être car il faut bien vivre mais qui est souvent outrancière et exagérée… d’autres y seront simplement parce que les autres y seront, pour être avec la gang, ne pas être seul, sentir que l’on fait tous et toutes partie d’ta grande famille… les Terriens du Québec…

plusieurs s’y rendront à pied, en vélo, en bixie ou en transport en commun, d’autres en avion, en automobile et en autobus, quelques fous inconscients en 4 par 4 et en SUV, mais encore plus nombreux ceux et celles qui n’iront pas… je serai de ceux-là…

mes amis des alentours – quelques centaines de milliers de bouleaux, d’érables, de frênes et de chênes – et moi, pis mon chat, on te fera une petite fête intime et «profil bas» sur la montagne, dans la forêt ici à Val-David… on va garder silence car on sait que c’est ce que tu préfères, t’aimes ça calme toi les partys, on va planter nos racines en toi et on va t’écouter, te sentir, prier en silence et te laisser nous exprimer tes voeux, tes souhaits, tes besoins, parce qu’en gang, on entend mal nous, on est moumounes de l’oreille… trop de bruit, trop d’interférence, trop de monde qui parle en même temps, on est pas fait fort socialement mes chums pis moi… ni mon chat…

nous autres, par che-nous, les arbres pis moi, pis mon chat, on aime pas trop ça les grosses gangs de Terriens, on les trouve pas toujours intelligentes les grosses gangs… souvent pas du monde quand trop de monde à la messe…

bizarre comment plusieurs personnes sensées et intelligentes peuvent mal tourner lorsque rassemblées… deviennent fous d’amour… grisées par la foule full folle… les foules sont louches à nos yeux… aujourd’hui, je te souhaite qu’elle se tienne tranquille, la foule, qu’elle ne devienne pas foule folle, en ton honneur, pour toi, quand elle foulera le sol, ton sol, quand elle te foulera toi…

alors m’man, je t’en souhaite une bonne… y a ton mari, le ciel qui me de dire qu’il t’embrasse, tes cousins/cousines, lune, étoiles et autres astres, qui te transmettent leurs meilleurs voeux… et Dieu qui dit de ne pas trop t’en faire, tout est OK, il a un plan !

levons nos verres à toi Mom Ultime !

xxx

ton ptit dernier… pis son chat

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (19)…

au coeur de l’ennui… (Vivre l’ennui ? Vive l’ennui ! part 2)

la suite de ce matin… à la demande générale de Naoual ! merci Naoual, j’avais justement le goût d’écrire encore aujourd’hui…

le samedi gris se transforme en samedi blanc par moment ici dans les montagnes… samedi gris, ennui, samedi blanc, ennuyant ! vive l’ennui ! vive le vent !

dans le fond l’ennui est une joke, un concept bidon, un trickster… un choix que l’on fait comme regard sur soi et la vie… un prétexte pour ne pas exploiter son potentiel, se garder petit et trouver la terre plate… ce n’est que soi que l’on trouve ennuyant quand on s’ennuie car la vie n’est que soi, soit qui voit, soi qui perçoit, soit qui est !

c’est au coeur de ce prétendu ennui que le vrai soi se cache… que se cache aussi la créativité, une source d’inspiration sans limite, toujours prête, toujours «sur appel»… mais il faut se rendre, oser aller puiser dans l’oméga de l’ennui, aller au centre de soi et explorer et expérimenter le «ne rien faire» ou le «faire rien», à votre goût… le n’«être rien»… jouer du rien… stopper le corps et attendre… patiemment, diligemment, respectueusement… et là, après un moment ou l’éternité, ça commence à se faire tout seul… ouf ! enfin on relaxe et the show is going on !

attention ! surtout ne pas essayer d’arrêter le mental, ni le nier ou le mettre en boîte, car c’est par lui que ça passe… oser aller au «coeur du mental» – oui oui un mental peut avoir du coeur, le mien en a un en tous cas, je découvre ça ces jours-ci – et «faire tata» à sa folie ! un beau ptit tata, pas un maudit !

au lieu de tenter arrêter son mental ?

le dompter, l’apprivoiser, le comprendre, en faire son serviteur, son allié, son ami, Facebook ou Jean Coutu, s’adresser à lui avec lucidité et douceur, mais aussi fermeté et rigueur…

méditer et accepter avec bienveillance, acceptation totale de tout tout tout qui est dans tout tout… tout ou rien… ou pas… et attendre… sans attente, la vie n’est une grande salle d’attente… avant la mort… autant en faire de quoi …

personnellement, le 10 minutes de silence dans le shaking est «ma boîte à surprise», ma canne de jus créatif en concentré ; après avoir shaké pendant 45 minutes, question de de se brasser la boîte à idées noires, ou blanches ou grises, 10 minutes debout, à attendre les réponses de Dieu, qu’il/elle nous envoie dans l’invisible… subtilement, silencieusement, généreusement… mais faut savoir écouter… because the answer, my friend, is blowing in the wind…. the answer is blowing in the wind….

donc vive l’ennui ! vive ceux et celles qui prennent ce gris ennui à bras le corps, qui lui font la «prise de l’ours» (Sur le matelas, années 1970 à Télé-Métropole, si vous comprenez ceci vous n’êtes plus un/e jeune !) et guérissent… ceux et celles qui assument cet ennui et leurs douleurs et les colorent de toute leur palette de couleurs…

…et tiens, pour répondre aux questions multiples de Naoual… comment je fais ?

après avoir eu son courriel, j’ai réussi à avoir le numéro de téléphone de Dieu (ah ah certains disent qu’il existe pas hein ? surprise.. ati, pas athé le disciple !) et je lui commande des chroniques… Dieu est comme les scouts, toujours prêt !

pour avoir son numéro ? stop, fermez vos yeux, respirez et écoutez : the number is blowing in the wind !

allez, ennuyez-vous en masse !

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (18)…

Vivre l’ennui ? Vive l’ennui !

samedi gris, samedi de pluie… beau temps pour s’épandre, beau temps pour répandre des mots en cette chronique, beau temps pour étendre… ses mots sur le code à lignes, sur la corde à lignes…

superbe ici en forêt… quelques moineaux chantent malgré la pluie, chants d’eau… temps calme, lent, temps inutile et indispensable pour simplement apprécier ce qui est maintenant, pas de passé ni avenir… même pas de moment présent car il est déjà passé quand on le nomme… présent ? non passé ! passez Go et récoltez 200 $…

un dicton zen veut que l’on ne peut sauter dans la même rivière deux fois car la rivière est toujours changeante… Osho a poussé ce concept plus loin en affirmant que l’on ne peut pas sauter dans la rivière même une seule fois car la rivière n’est pas la même rivière entre le temps où on décide de sauter et celui où l’on saute… pensez-y ! ou pas… en tous cas pas trop ! koan oblige !

vive la pluie qui nous justifie dans notre paresse de ne pas vouloir sortir le nez… et le reste du corps qui vient avec… dehors… vive la pluie qui fait quand même sortir ceux et celles qui le veulent vraiment… gare à pluie, train-train quotidien… prend le parapluie et part à la pluie… part à la renverse, revient à l’averse, mais à la bonne adresse… parle à la pluie et écoute-là, écoute, là ! la vie s’égoute, oh la la… pluie qui rinse l’hiver de sa lourdeur, de sa blancheur, pluie qui prépare le terrain au printemps, à la vie nouvelle… pluie qui nourrit l’ennui… l’ennui qui fleurit …

et vive vivre l’ennui, quel luxe ! en ce monde où tout le monde court de par le monde, où le temps devient la valeur suprême que même l’argent ne peut acheter… au contraire, le temps c’est pas d’l’argent, l’argent c’est un manque de temps… riche du temps qui passe à rien…

s’ennuyer ? pas le temps… trop d’ouvrage pour ça… trop de choses à faire pour pouvoir un jour avoir le temps de ne rien faire, de faire rien… de n’être rien… quel luxe ! nobodiness ! ne rien faire, n’être rien… rien qui vaille… vite vite, tout faire avant de mourir… avant qu’on ne soit plus rien… qu’on ne fasse plus rien qui vaille…

vivre l’ennui qui nous indique ce point mort en soi où, plutôt que de se divertir de soi-même – télé, livre, journal, sexe, Facebook, magasinage, dope, resto, bla bla bla, etc. – on décide de s’investir en nous et de plonger en soi, sploush ! (je souligne lien avec la photo sinon vous l’auriez probablement pas vu right ?), d’explorer l’infinitude de soi, l’immensité du moi, du soi, l’incessant flot de pensées, d’émotions, de sensations… à l’affut des innombrables mouvements des innombrables organes du corps qui font la job à notre insu, sans arrêt… day in day out !

11 h 11, toujours 11 h 11, en tous cas souvent 11 h 11, au moins deux fois par jour… plus si on suit les fuseaux horaires… 11 h 11 tous les jours, day in day out ! 11 h 11 sans arrêt du temps…

OK temps de ne plus rien faire, pause en cette chronique…

je reprendrai dans quelques heures si quelqu’un manifeste ici le désir que je reprenne… je suis votre esclave, à vos ordres maîtres et maîtresses ! sinon à demain…

et je continuerai à ne rien faire aujourd’hui, autrement…

à bientôt ?

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (17)…

moins d’inspiration ce matin… cette chronique carbure à l’énergie solaire… comme nous… comme la vie… comme l’espoir… tout de même, persévérer, provoquer le vide, forcer – doucement – l’existence à se manifester, à étaler ses couleurs, à se révéler par les doigts dansant sur ce clavier, pour inciter la source de vie intérieure à se mettre à jour, à se mettre bas… au ras du sol… mettre papattes sur table… ne pas lâcher la patate…

du temps gris prévu – gris dans toute la gamme des tons – pour rentrer en dedans, couver, se ressourcer, ramasser ses bourgeons qui commencent à sortir, bourgeons fragiles, vulnérables mais aussi forts et persistants, perçant à travers la mort… à travers la neige que l’on attendait plus… un temps béni de gris… du gris pour la musique, le dessin, l’écriture, un gris à faire le ménage… et la popotte…

continuer la route malgré l’incertitude, parfois paralysante, parfois confondante, parfois stimulante… persévérer malgré le manque de vision lointaine, le flou de sens… garder, nourrir, soutenir la foi… une foi lucide, une foi inévitable, une foi aveugle, une foi plus grande que la confiance et l’espoir, une foi dans laquelle nous baignons au-delà de notre conscience, une foi de laquelle nous naissons, une foi vers laquelle nous allons, certains lentement, d’autres à 100 milles à l’heure, une foi qui pousse les jeunes parents à continuer de faire des enfants dans ce monde incertain…

une foi qui fera se regrouper des centaines de milliers de personnes dimanche à Montréal, qui fera sonner toutes les cloches des églises du Québec dimanche à 14 h… ces mêmes cloches qui ont maintes fois rappelé les morts, souligné les naissances, célébré les mariages, et réveillé les travailleurs de nuit tentant de grapillé quelques heures à Morphée, cloches qui ont mis en beau maudit…

la foi est plus grande que l’espoir, elle englobe une certitude plus forte que le tourbillon de nos doutes, plus puissante que nos pires scénarios…

la foi qui mène au prochain souffle…

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (16)…

le mental, part Two : here we think again…

encore avec moi ? oui ! good ! je vous ai inclus un cadeau à la fin, mais avant…

peut-être que vous vous demandez pourquoi j’utilise autant de mots anglais ? ça sort tout naturellement, j’aime tellement ça… On peut prétendre que je viens du Niou-Brunswick OK ? Pourquoi utiliser un terme anglais quand un terme français existe me direz-vous ?

parce que, je vous répondrai. Des fois, ça se remplace juste pas pour donner l’angle qu’on veut donner, le français manque de twist parfois ! Par exemple : flabbergasting, traduisez ça pour voir !

J’écris ainsi naturellement : français parsemé anglais.

Ça sort, tac, comme ça, tout simplement, sans trop penser. Lisez Foglia, écoutez Homier-Roy, deux «chroniqueurs» de top niveau qui m’allument avec leurs styles personnels respectifs justement; vous allez voir et entendre qu’on peut maîtriser le français et lui gosser quelques mots anglais ici et là… sans affecter sa pureté, ça crée un ptit style, plus spicy, surfy, funky et snappy : en français ?

évidemment y en qui ne seront pas d’accord avec ça, OK… on ne peut pas être d’accord sur tout vous et moi hein ? Et personne ne peut nous empêcher d’écrire comme on veut right ? car certains mots anglais, they are just it !

changeant de sujet, je sais pas pour vous, mais moi, je suis obsédé par le mental, le mien en l’occurence. Il m’a donné du fil à retordre cet hiver d’ailleurs. Plus fort que d’habitude. Vous aussi ? Ça doit être les planètes ou 2012 ou les deux. Mais pas seulement mon mental qui m’intéresse, tous les «mentals» aussi – mentals ou mentaux? – anyway, toute la gang, le vôtre inclus.

Non non pitié, on rentre pas dans leur contenu (back au «what’s on your mind» de Facebook ;-), seulement leur fonctionnement, leur «astuciosité», leur énergie inépuisable comme celle du ptit lapin des piles d’une compagnie dont j’ignore le nom mais pas quelques-un(e)s d’entre vous je suis certain… j’écris «leur», faisant référence à plusieurs mentals, mais n’est-ce pas un même seul et gros mental collectif que l’on partage, branchés en réseau et downloadant une fois de temps en temps ? avec quelques légères variations personnelles… anyway, autant de spinnage pis ça a l’air que ça existe même pas ce mental-là…

parlant spinning… un peu paradoxalement, on ne voit jamais autant spinner son ptit mental personnalisé, son moulin à image, que lorsque l’on médite, qu’on ferme les yeux et rentre en dedans; en effet, on est rarement aussi conscient et à l’affût de son activité mentale full spin non-stop, go go go !!!» le ptit hamster, il a de grosses papattes musclées… et plus on essaie de le ralentir plus il va vite…

mon mental à moi il est toujours très présent, je le regarde, je vis avec, je le respecte et je le crains même parfois, car souvent il est plus fort que moi, plus tricky; souvent aussi, j’aimerais ça le mettre à off, le faire sauter, le court-circuiter… car la plupart du temps c’est lui qui gagne, qui domine… me transportant dans des mondes très très lointains, peuplés de monstres et autres bêtes méchantes, des contrées souvent dangereuses; je reviens now here, j’observe, j’observe, j’observe, oups, je l’ai encore perdu, et ça recommence, sans fin, on and on… inspire, expire…

comme la vie qui reprend, chaque matin, un nouveau départ, un nouveau choix à faire… un nouveau oui à dire… toujours un moment à la fois, pour l’éternité peut-être…

enligner le coeur avec le mental, pour qu’ils travaillent conjointement… patiemment, «toléramment» – on peut aussi inviter des mots, allo Académie française ! – totalement.

Finalement, tout ça pour apprendre à vivre en un seul morceau, ramassant toutes nos parties qui gravitent autour de nous pour les ramener en nous, regroup ! et faire la paix avec ce mental, créateur ou destructeur, c’est selon…

atigator

et en terminant, le cadeau, une classique et l’une des plus belles…

« Mon Dieu, donnez moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d’en connaître la différence. »

du mouvement A.A. Merci..

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (15)…

Viva Facebook ou vivre via Facebook !

on se rencontre souvent ici nous hein ? certain(e)s d’entre nous, on ne se connaît même pas de corps, seulement d’esprit, de mots, de photo…. ou plutôt de profil 🙂 on fait partie d’une communauté commune et communautaire de communion… nouvelle forme de première communion…

Facebook (ci-après FB) a clairement redéfini les standards de l’amitié… tout comme Jean Coutu d’ailleurs ! un pepsi… et une pilule… pour mon ami JC !

parmi nous Facebookers, certain(e)s sont plutôt des likers avoués, ce qui constitue une forme de coming out, une façon de dire je soutiens, j’endosse… d’autres demeurent plus discrets/discrètes, feuillant et fouinant abondamment mais ne laissant pas de traces… par gêne, honte ou pudeur… plusieurs postent en masse, s’affichent librement… parfois trop ? c’est selon…

quelques-un(e)s partagent librement et généreusement des commentaires, d’autres non… d’autres encore sont anti-Facebook, salut tout de même à vous qui ne lires ces mots… ni ceux de mes ami(e)s… et qui ne manquez rien non plus… évidemment, les célibataires et gens sans enfants sont plus disponibles à surfer FB… merci pour le temps libre…

personnellement, ces jours-ci, étant moi-même célibataire et sans enfants à la maison, je suis devenu un chroniqueur inutile quotidien qui écrit, écrit, écrit… parfois trop ? c’est selon… vous ou moi…

Facebook et blogues divers ? nouveaux agoras, virtuels ceux-ci, plate-formes de rencontres, d’échanges et de partages… lieux d’expression, du profond et du léger, du sérieux et du drôle, de la revendication sociale ou de la pop psycho et philo… partage d’information, d’art, d’images, de dessins et de mots, mots d’esprit, mots doux ou crus… marché public…

pour avoir beaucoup voyagé, j’ai beaucoup de (vrais et non-virtuels) ami(e)s et connaissances partout dans le monde et FB m’a permis d’en retrouver plusieurs et de maintenir le contact… juste pour ça, merci FB ! je poste donc souvent en anglais car le monde est vaste et mon monde se trouve sur tous les continents… en publiant ces chroniques en français, j’ai fait le choix de ne pas les inclure dans mon quotidien…

auparavant, on avait nettement moins de choix quant à nos sources d’information… cette gamme s’est élargie, presqu’à l’infini… avec internet et plus spécifiquement FB, notamment mais pas seulement, on a accès à une infinité de beauté… qui défile constamment devant nos yeux… notre âme peut se nourrir à peu près de ce que l’on veut, du moins parmi ce qui circule et selon la qualité de nos ami(e)s… le monde dans la multitude de ses facettes…

Avec FB, tout va vite, tout passe vite, tout est vite dépassé, un post s’affiche et quelques minutes plus tard, tac… disparaît… remplacé par un autre, plus récent… selon le timing de votre envoi, votre post sera vu ou pas par un nombre très variable de JC virtuels… ceci nous amène à penser plus vite, à passer plus vite à autre chose…

effet pervers ? plus de 4-5 lignes et on ne lit pas, un vidéo de plus de 3 minutes, trop long… pas le temps, vite vite une nouvelle image… une nouvelle formule choc… FA nous a fait découvrir que Einstein a vraiment dit plusieurs paroles sages non ? une belle photo accolée à un texte et la diffusion est quasi assurée…

ma relation à FB – comme vous en partie j’imagine – alterne entre attrait et répulsion; can’t live with it, can’t live without it !… de nouveau, le couple amour/haine se manifeste dans toute sa dualité apparente !

les nouvelles technologies constituent l’objet typique des nouvelles addictions/dépendances… les ados sont tous des junkies de leur cell et autre texto !

quelque chose cuit et lève en ce moment dans mon four à idées autour de ce thème d’addiction/dépendance… je vous tiendrai au courant en temps et lieu…

allez, je lâche l’ordi et sors jouer dehors !

on se voit là-bas ? ou ici plus tard ? ou plus jamais ?

ami ati

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (14)…

bon matin ! je peux partager un secret avec vous ? vous garderez ça pour vous ? promis ? OK d’abord…. allez un peu plus bas car je ne veux pas dévoiler ça comme ça à tout le monde, un peu de pudeur quand même…

voilà, depuis des années, j’ai envie de faire un show ! me montrer, démontrer, monter un spectacle, monter sur scène… parler au monde… entier… rejoindre mes concitoyens/nes de route, compagnons de chemin de vie…

avec des mots, des questions, des réflexions, partagées par la plupart d’entre nous probablement, établir un contact drôle, léger et profond à la fois, être une présence «questionnante», confrontante, réconfortante, mais aussi dérangeante puisqu’il le faut parfois, être dérangé dans notre confort qui peut devenir ennuyeux et abrutissant sur la long run

une sorte de mix entre Pierre Légaré, André Sauvé et Jean-Marc Chaput… un humour intelligent, pas par opposition à humour niaiseux… simplement différent… plutôt un humour existentiel… partager des mots, poser des questions qui resteront en nous, qui travailleront à notre insu, qui permettront de rendre notre vie et notre monde meilleurs… plus juste, avec plus de coeur et de passion… de compassion, d’empathie… that’s it !

quand on va voir un spectacle, on est disponible, détendu, ouvert à recevoir, notre tasse est vide, prête à être emplie par du nouveau… une disposition parfaite pour recevoir… être touché, se laisser touché, et communier… c’est dans cet espace que j’aimerais vous rencontrer et vous entretenir sur ce qui se passe en moi, sur le regard que je pose sur les choses

des petits sketchs, entrecoupés de quelques chansons, avec un peu de silence (pas trop car le silence ça parle fort), pour ré-fléchir ensemble sur nos croyances accumulées et modifier nos idées, changer d’idées, inviter de nouvelles façons de voir… le monde et soi-même… faire une différence, humblement, rêveusement… écouter, entendre, comprendre… et se remettre en question…

exprimer, pour ne pas réprimer, comprimer ni déprimer… dire pour rejoindre, dire pour oser, se dire pour être connu, reconnu… toucher ce qui est pareil et commun en tous/tes… communier… communiquer au-delà des mots…

je veux me tenir debout devant vous et vous interpeller, sans prétention, sans arrogance, simplement me présenter à vous, et de l’intérieur de moi, sortir et vous rejoindre et nous relier, dans le sens latin du terme reliare, religieusement…

on dit que pour comprendre et changer le monde, il faut se comprendre soi-même… penser globalement et agir localement… je crois que c’est pareil pour comprendre et changer l’humain : plus on se connaît soi, plus on connaît et comprend l’autre… moi et l’autre, moi est l’autre… et vice et versa… et d’entendre quelqu’un qui se connait soi-même nous permet la même chose…

alors voilà… c’est dit, c’est avoué… faute avouée est à moitié pardonnée dit le dicton… eh bien peut-être que désir avoué est à moitié réalisé ? premier pas en ce sens… à suivre…

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (13)…

atitanic ici… là où les mots coulent…

dès mon retour à la maison, cette chronique – la 13, lucky 13 – m’appelle immédiatement… alors je saute sur l’ordi…

quoi ? encore une autre chronique ? pas de ma faute, les mots sont excités et veulent absolument sortir… à tout prix, gratuitement… free for all (idée originale : Martin Léo, nobody’s free / adaptation : ati dion, chronique inutile 13);

toute la journée, ces ptits mots dits dansent dans ma cabeza… enwaye à maison qu’ils disent, pis écris ! c’est qui le boss ici mon ti pit ?

mes chroniques, ça ne coûte rien, ça ne dérange personne, ça prend pas de place (un peu sur le serveur mais c’est juste des ptits mots dits) et argument massu : personne n’est obligé de lire ceci. Pays libre ! pour longtemps encore je l’espère ! Allez ouste, filez vite vite vite si vous lisez ceci par obligation… ceci est un chronique inutile pas censée déranger ou créer du stress…

présentement dans une phase maniaque de ma bipolarité scribouilleuse d’écriture automatique mécanique informatique, j’aime ça ! ça coule, ça sort de moi, ça sort de soi, ça coule de source, ça fuit, ça s’échappe, ça s’libère et ça soulage, j’me sens drôle (en dedans, pas nécessairement à l’intention de vos yeux mais si c’est le cas, eh bien tant mieux !)… et léger… et créatif et osé… et allumé et vivant… la peur rend vivant, la peur appelle le courage… j’me sens courageux…

j’ai quelque chose à dire et si ça sort de partout et dans toutes les directions à la fois… on canalisera plus tard… pour le moment, out the door, out the doigts !

comme un besoin d’écrire individuellement à chacun(e) et à tout le monde en même temps, même si Enter implique l’inconnu, le «lancer du texte dans le vide» nouvelle discipline olympique, le lâcher prise littéraire… et probablement seulement quelques lecteurs, ce qui la chose encore plus jouissive, tout ce temps pour quelques pairs seulement… ces mots sont tout à vous quelques lecteurs/trices !

Besoin d’être lu, si, mais surtout de dire, de décrire, de discourir… mais non de souscrire à un discours … qui n’est pas mien… ni à une expérience non testée jusque dans les os par bibi…

Car ce qui sort de ce corps de location via mes doigts, les mêmes qui grattent ma guitare, caressent mon chat et font de la réno, s’avère souvent une surprise pour moi, agréable souvent aussi. J’aime c’que lis. J’aime c’que j’dis, j’aime c’qui s’dit via ati… je ne sais pas ça vient d’où… vraiment, mes doigts me guident… et font leur affaire…

j’me sens audacieux aussi, envie de mettre mes trippes dans mon clavier, sur votre écran, jusque dans vos yeux et votre coeur, car même si tout le monde peut voir ces textes, il y a tellement d’affaires sur FB que les chances (ou les risques c’est selon ) que vous tombiez sur cette chronique sont plutôt minces, pour ne pas dire très peu probables et pourtant, here you are ! and so am I… sincèrement, ça ne me dérange pas trop qui lit ces mots, déjà, vous cher lecteur, lectrice chère, je suis déjà content de vous croiser ici… j’ai foi que les bons mots se rendront où ils doivent… au bon endroit… comme s’il y avait des mots et des endroits mauvais…

les mots de l’âme, les maux de l’âme et le dos de l’âne… pas rapport mon canard…

la foi, un concept qui m’interpelle beaucoup ces temps-ci… actuellement je vis une «ouverture spirituelle», religieuse même ces temps-ci, autre coming out à venir…. ça va finir par sortir dans une chronique pas quelconque… oui cette foi demeure présente, tourne autour, m’appelle, j’ai envie d’avoir la foi… après des années de méditation à tenter d’entendre et d’écouter Dieu, j’ai aussi envie de lui parler, de discuter avec lui, lui poser des questions, le prier de nous aider…

quoi vous me dites que Dieu existe pas ?

pas grave, je lui écrirai une chronique, j’ai son courriel : dieu.com

atidion@gmail.com

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (12)…

j’ai peur…

de vieillir, j’ai peur d’avoir peur, peur de souffrir et de mourir, subitement ou à petit feu, mourir seul ou entouré, donc toujours seul, conscient ou inconscient, mourir tout court… peur de mourir aimé ou abandonné… peur de laisser ceux et celles que j’aime…

j’ai peur de vivre trop longtemps, trop longtemps non content, au sens anglais du terme content, mourir et laisser contenu et contenant, vidé de mon âme… de mon essence… de mon esprit qui divague… et s’évade ves l’au-delà…

j’ai peur du vide, en moi et hors moi, vide plein de peur et de vertige… peur du trop plein de pensées, d’émotions et de peurs… peur de mon arrogance devant l’incertain, devant l’autre, devant moi…

j’ai peur de ne pas savoir, de trop savoir, de tout savoir, de trop vouloir, de ne rien vouloir savoir, peur de voir le noir, de la pénombre et de mon ombre… peur de me faire avoir… et de me faire voir… par moi, par toi et par quiconque…

j’ai peur de l’inconnu, mais encore plus du connu, qui de toute façon n’est plus, que souvenir et fumée dissipée dans les méandres du passé… dans le jour du souvenir… dans la nuit de l’oubli…

mais j’ai aussi et surtout le courage de mes peurs… mes peurs assumées, mes peurs à moi, face à moi, face à toi, toi qui me renvoie à mon besoin de toi, à mon manque de moi…

le courage de ma voie perdue par moment, ma petite voix intérieure qui me crie en chuchotant par dedans… courage mon homme ! qu’elle me dit, je suis ta peur, fais moi confiance, je te guiderai, jusqu’à toi, te protégerai, te mènerai jusqu’à ta destinée qui se trace peur par peur, de courage en courage… suis ta peur… jusqu’à moi… je suis toi et tu t’émois…

le courage de me regarder en pleine face, derrière le visage originel, derrière le masque, sous mes masques, où se cachent les yeux de Dieu, mes yeux, tes yeux… ces masques derrières lesquels je me dissimule au regard de tous, de toi, mais aussi de moi… mes yeux qui regardent vers dehors, voyant mal dedans…

le courage de danser avec mes démons, avec mes ombres, avec ces parties de moi qui je voudrais absentes, disparues, cachées…

court âge, court, car je ne vous crains plus années passées, années qui filent et se défilent au compteur du maintenant… et que mon âme rajeunisse, même si mon corps plisse et rapetisse, qu’il se crispe et se contracte…

chaque ride du corps me rappelle la force de la vie qui passe, me dépasse, me déclasse, cette force en moi, cette force de moi, ce moi qui se tasse et brasse la cage du temps qui passe… ce moi qui rendra les armes au passage du corps… vers la prochaine étape…

à maintenant…

« Le courage véritable n’habite jamais ceux qui, trompant leur conscience, n’osent pas regarder leurs propres torts ».

– Samuel Taylor Coleridge