3 h 33, bing ! les yeux s’ouvrent… comme d’habitude, je me réveille dans le noir… bonjour la nuit…
donc chronique nocturne… sommeil évadé, mots de la nuit… mots noirs, nuit blanche, mots gris, mots dits… shift de nuit… maux de nuit, mots de vie…
je me réveille toujours entre 2 h et 4 h… et j’ai découvert récemment qu’il semble que dans le «bon vieux temps» c’était la norme, le cycle naturel… en effet, selon une enquête scientifique (lien plus bas), naturellement, la nuit serait coupée en deux périodes, 4 heures de sommeil, pause réveil de 2 heures, suivi d’une deuxième période de 4 heures de sommeil… à peu près…
c’est la société industrielle qui aurait amené ce formatage du sommeil en une longue nuit artificielle de 8 heures; éclairage artificiel, besoin de productivité… allez allez, dormez, faut que vous soyez fonctionnel(le)s demain matin !
le sommeil est l’un des besoins fondamentaux les plus essentiels mais aussi les plus fragiles et délicats qui soit, l’un des moins programmables, l’un des plus enrageants quand il se déclare absent… plus on le veut, moins il vient… comme le temps, le bonheur et la quête de l’âme soeur, le sommeil ne s’achète vraiment pas… il se reçoit, se cultive, se fait désirer, se fait courir après… mais il ne s’attrape pas… comme l’eau qui glisse entre nos mains, le sommeil glisse entre nos yeux, en notre âme… le sommeil sait se faire désirer… il est agace en masse…
quand ça brasse en soi, on ne dort plus, quand on est nerveux, anxieux, angoissé, on dort moins, mal ou plus… du tout… le désir de dormir fait fuir le sommeil, plus la lune est pleine, et plus notre loup intérieur s’éveille et nous fait hurler de désir de sommeil, rager d’éveil…
c’est la nuit que les vrais enjeux avec soi éclatent, que les vraies affaires se brassent… les nuits sont de grandes révélatrices du non résolu… les blanches en particulier…
tout le stock en attente de traitement dans nos vies, tou ce qu’on a glissé sous le tapis de la conscience, refait surface la nuit… révélations nocturnes… soit dans le sommeil, par les rêves.. soit dans l’éveil, dans les portes battantes du mental et de la pensée… la nuit apporte justice pour tous !
on dit aussi que c’est la nuit, lorsque le flot de vibrations et d’ondes de toutes sortes ralentit, que le buzz s’adoucit, que c’est à ce moment les esprits nous contactent, tentent de nous passer leur message, c’est la nuit que Dieu nous parle… c’est la nuit que l’on peut communiquer avec les morts… ou vice et versa…
plutôt que d’en faire un problème de ce réveil au noir, j’ai appris à apprivoiser ces éveils de nuit, ce temps précieux, ce temps dense auquel la boulechite est allergique… la nuit tout est vrai, pas de place pour l’illusion, pour la distraction… la nuit tous les chats de l’âme sont noirs…
ceux et celles qui dorment peu, trop peu ou mal savent combien trop désirer dormir éloigne inévitablement le sommeil, vouloir tellement dormir nous garde éveillé… certain(e)s en viennent presque fous/folles.. jusqu’à forcer le sommeil avec des pilules… aucun jugement ici de ma part, je sais combien ça peut être intense…
ayant moi-même un sommeil «économe» – en effet pas très généreux de sa personne mon sommeil – j’en ai parlé autour et plusieurs ami(e)s dorment mal, peu ou trop peu – à leur goût – pour constater que ce trop peu de sommeil est très répandu… nous sommes plusieurs «éveillé(e)s» nocturnes, réveillé(e)s de nuit, penseuses du noir, broyeurs de noir…
l’article en question rapporte que dans les sociétés traditionnelles d’avant l’industrialisation, quand on dormait selon un modèle 4-2-4, pendant les deux heures d’éveil, plutôt que de forcer le sommeil et d’en faire un problème, les gens priaient, méditaient, fumaient ou rendaient visite aux voisins… évidemment c’était un moment propice pour faire l’amour…
pour moi, et pour plusieurs ami(e)s éveillé(e)s et réveillé(e)s qui ont découvert le modèle 4-2-4, le simple fait de savoir qu’il n’est pas anormal de se réveiller la nuit nous a fait relaxer… accepter, et mieux dormir éventuellement…
en ces temps ou le temps file trop vite, se fait rare, trop rare, quel trésor de découvrir qu’une bulle de temps de qualité se cache au coeur de la nuit et nous attend au détour pour une rencontre avec soi… pour nous offrir l’essentiel des secrets de la vie… nous mettre en contact avec les Ancien(ne)s… nous présenter de l’info que l’on avait mis de côté durant le shift de jour qui file trop vite dans cette vie trop folle folle folle…
la nuit ne porte pas seulement conseil, elle révèle l’éveil, le vrai…
allez je retourne danser avec Morphée… on se voit quand il fait clair… en nous…

salut la Terre, bonjour la mère, allo moman…
au coeur de l’ennui… (Vivre l’ennui ? Vive l’ennui ! part 2)
Vivre l’ennui ? Vive l’ennui !
moins d’inspiration ce matin… cette chronique carbure à l’énergie solaire… comme nous… comme la vie… comme l’espoir… tout de même, persévérer, provoquer le vide, forcer – doucement – l’existence à se manifester, à étaler ses couleurs, à se révéler par les doigts dansant sur ce clavier, pour inciter la source de vie intérieure à se mettre à jour, à se mettre bas… au ras du sol… mettre papattes sur table… ne pas lâcher la patate…
le mental, part Two : here we think again…
Viva Facebook ou vivre via Facebook !
bon matin ! je peux partager un secret avec vous ? vous garderez ça pour vous ? promis ? OK d’abord…. allez un peu plus bas car je ne veux pas dévoiler ça comme ça à tout le monde, un peu de pudeur quand même…
atitanic ici… là où les mots coulent…
j’ai peur…