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écrire pour écrire

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (11)…

OK ! qu’y a-t’il en moi ce matin ? qu’allez-vous lire dans les prochaines secondes… ou pas… qu’est-ce qui veut et doit sortir ? ou ne jamais émerger… qu’est-ce qui se frayera passage jusqu’à vous ? des milliards de possibilités, une seule actualisation… ou une infinitude de réalités exprimées à notre insu ? ou pas ?

la beauté de la chose, c’est que vous n’êtes jamais obligé(e)s de lire ces chroniques… d’ailleurs elles sont inutiles… superflues… vous le faites par choix… ou par habitude déjà ? ou par hasard, vous tombez sur ces mots maintenant… et les lisez.. ou arrêtez ici…

des mots qui autrement resteront vierges, non déchiffrés, ni décodés… non interprétés, flottant dans les limbes… à la recherche d’une pairs d’yeux qui leur donneront vie et peut-être sens… ou pas… qui les comprendront comme bon leur semblera… ou pas…

ces mots interprétés différemment selon chaque paire d’yeux qui se posera sur eux… des mots qui, sans vous, n’ont de vie que pour moi, que pour eux-mêmes… car après être partis, ils s’approprient leur propre destinée, la votre ? leur propre parcours… soit ils resteront lettres mortes, perdus dans le cyberespace, soit ils susciteront questions, réflexions, réponses ou réactions chez certain(e)s parmi vous…. en réconfortant certain(e)s, en laissant quelques-un(e)s indifférent(e)s, en amusant deux ou trois parmi vous, en dérangeant d’autres mais, surtout, restant ignorés de la presque totalité de l’humanité qui ne posera jamais son regard ici… ni là…

incroyable non ? sur une possibilité de 7 milliards d’humains peuplant la planète, vous serez un(e), deux, cinq, 10 ou 20 tout au plus à lire ces lignes… cette faible probabilité d’être lus rend donc du coup ces mots précieux, rares, improbables…

une bouteille à la mer… ohé, y a quelqu’un ? vous m’entendez ? is there anybody out there ?  demandait Pink Floyd ! vous êtes ici avec moi ? où ne sommes-nous pas, tous et toutes, moi le premier, seuls et seules sur nos îles respectives ? des îles qui se croisent, se côtoient, s’entrechoquent, se fondent l’une en l’autre plus ou moins temporairement, certain(e)s devenant des amas de petites îles en formant une nouvelle, plus grosse, englobant les qualités de chacune pour former une entité nouvelle, d’autres ne demeurant que des presqu’îles… ou des Îles de la Madeleine… ou de la Reine Charlotte et du Prince Édouard… des îles d’Anticosti au milieu d’un fleuve perdu…

la vie active des mots sur Facebook est si courte…. presque instantanée… les mots via l’internet vivent presque seulement le moment présent… et encore… si on ne les saisit pas dans les heures où ils passent, zoup…. ils disparaissent presqu’à jamais dans les archives de leur expéditeur/trice… ou sont mis à la poubelle et disparaissent à jamais… à moins que l’on aille fouiller plus tard dans les archives/souvenirs de quelqu’un … ce qui est plutôt rare car la vie pousse, se déroule, appelle la nouveauté…

alors nous, mots d’ati, mautadits, mots dits, nous vous accueillons, vous saluons et vous rejoignons en ce moment unique et jamais vécu auparavant et qui du coup, file vers l’éternité…. suivi du prochain moment… et du prochain… et du prochain… l’éternité est tissée de ce moment présent… et du prochain… et du prochain…

chin chin !

et à la prochaine… à la prochaine… à la prochaine…

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (10)…

autre matin, même moment, autres mots, même si tôt…

en fait à peu près toujours les mêmes mots, agencés différemment… mots du coeur, mots de l’âme et mots du mind… intentions, désirs, idées noires.. ou de génie, cris du coeur…

quel mystère ce mental non ? quelle puissance, quelle constance et persévérance… une shop à pensées, non-stop, active, folle et souvent emballée… toujours à ON…. machine high-tech qui ne s’arrête jamais.. même dans le sommeil… source de créativité ultime, de découvertes flabbergastantes et simultanément, source de folie quand elle s’emballe et tourne à vide sur elle-même, déconnectée du reste du corps… poison et remède…

quelle folie penser arrêter le mental hein ? observer, observer, observer… accepter, ne pas juger… laisser aller… ne pas embarquer… comme nous le rappellent tous les maîtres depuis des milliers d’années… parfois possible, pour un ou quelques moments, et pouf ! on se perd dedans à nouveau… et on revient… on inspire, on expire… et la danse continue… toujours à l’oeuvre…

tout est là… la vie au quotidien, une grande danse vipassana en action… pratique si simple et si complexe… lâcher prise… letting go ! simplement revenir à l’instant, avec bienveillance envers soi-même, relâchement, dé-contraction, détente et willingingness de regarder tout tout tout… et plus encore…. désidentification, détachement…

et beaucoup d’humour envers soi-même car sincèrement, nous sommes de drôles de bibittes non ?

entendez-vous les oiseaux vous aussi ?

pit pit pit !

To be aware of the mind is being a witness of the mind.  As the witnessing grows stronger, you already start feeling yourself beyond the mind. Slowly, slowly the distance grows. Your witness reaches to a sunlit peak and the mind is left in the dark valleys, far away. You can still hear the echoes, but they don’t affect you at all. You are beyond their reach.»      – Osho

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (9)…

I love you mon amour…

OK je fais mon coming out : j’aime un homme !

Un homme né en Inde mais de nulle part et partout à la fois, un homme qui se disait «jamais né, jamais mort», un homme pas vraiment homme car tout aussi femme, un homme qui portait des robes, pis des grosses lunettes fumées de rock star, pis des montres en or, pis des belles sandales à brillants… pis y avait une grande barbe blanche ! pis y était drôle, sage, cultivé, savant, innocent, baveux, profond, provocateur, joker… pis y était tuable des fois… il nous brassait dans toutes nos croyances et il blastait toutes nos illusions, riait de nous presque tout le temps… pis des fois se fâchait aussi… y était vraiment too much ! pis encore plus…

pis j’m’ennuie de lui depuis 22 ans… même s’il est encore plus présent qu’avant depuis qu’il a quitté son corps.. ou depuis que son corps a quitté son âme, ça dépend de la perspective idéologique…

selon certains, c’est pas nécessaire d’avoir un gourou, un maître spirituel… OK possible, je l’admets ! tout et tout le monde peut être un maître !

mais être le disciple de ce Master of Masters, quel privilège qui nous est offert ! recevoir l’acceptation inconditionnelle et la reconnaissance du plus divin en soi, boire l’amour sans limite de cet être exceptionnel, pis l’aimer encore plus en retour… pis y est même pus là ! mais y est encore ici en maudit par exemple ! pour toujours !

Il nous a généreusement  et intimement distillé sa sagesse pendant des années… Il a parlé et vanté et déconstruit toutes les traditions et approches philosophiques en plus de 30 ans… Il a assaisonné ses discours en nous racontant des milliers de jokes, les lisant quasiment mécaniquement, ce qui rendait toute l’affaire encore plus drôle; certaines des jokes étaient pas mal grivoises, il lisait avec son ptit smile coquin, sachant qu’il en choquait plusieurs ce faisant…

aux États-Unis, il a tellement dénoncé le gouvernement américain qu’ils ont fini par le foutre dehors pis l’empoisonner avec un poison indétectable (c’est ce qu’il disait en tous cas pis il avait l’habitude de dire la vérité, toute la vérité, juste la vérité, même quand on voulait pas l’entendre…)

un exemple ?

Cher maître je suis tellement frustré !

//Osho://

Et alors !  Tu en est le seul responsable.

Si tu ne veux pas te sentir frustré, pas besoin.  Tu dois le créer.

Personne d’autre que toi n’est responsable si tu es frustré, tu dois récolter ce que tu sèmes.

Mais tu ne vois pas la relation. Si tu as trop d’attentes, tu vas être frustré. Si tu ne veux pas être frustré, laisse tomber les attentes.

tiens toi !

en sa présence en Grèce, alors que nous étions moins d’une centaine auprès de lui, j’ai eu un siège dans la première rangée, le rêve de plusieurs années.  Ben savez-vous quoi ? y a parlé plus de 3 heures pis comme après une demi-heure j’avais assez mal dans le dos car on était assis sur la pierre que je voulais juste qu’il arrête de parler et qu’il dise : enough for today ! Pis tout le long, je me disais qu’il savait que je pensais ça ! C’est sûr il voit tout lui ! Fier disciple le ptit gars de Montréal-Nord !

quand je l’ai vu pour la première fois, j’ai braillé pendant des semaines par la suite… comme si quelque chose de fondamental a été réveillé en moi… la digue a sauté ! je veux ça, cette vibe-là ! quelle sensation mes ami(e)s ! j’ai reconnu ma vraie nature !

connaissez-vous le fuck tape ? un de ses greatest hits ! (le coeur de l’affaire commence à 2 minutes quelques)

http://www.youtube.com/watch?v=6D7rWLzloOI

Dear Osho, I love your love I love you so !

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (8)…

y a rien de sacré d’autre que le regard que l’on porte sur les gens et les choses…

ptit break ratelage de feuilles…

l’été s’est invité, juste pour aujourd’hui… donc peu de FB OK ? plus tard ça ! aujourd’hui on sort dehors… cette année, l’été est précoce, excité, prime… y veut se pointer tôt, en saccades… un jeune été fougueux, qui veut chauffer la baraque…

les feuilles mortes ne sont pas si différentes des vieilles couches qu’on laisse aller plusieurs d’entre nous ces temps-ci… allez houste ! out ! on se claire le dedans à grands coups de râteau, on fait respirer la terre, la mère, notre corps… on invite la vie nouvelle, la résurrection, les nouvelles pousses…

faut que j’y aille, fait trop beau, fait trop chaud… l’été appelle… mon chat est juché environ 30 pieds de haut d’altitude dans un arbre pis mon ami émondeur Michel s’en vient pour lui sauver la vie et chevaucher l’arbre en question… moi j’ai le vertige !!! pis Charlie commence à avoir faim pis à être tanné de miauler…

pluss pluss

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (7)…

la chronique # 6 n’est quasiment pas encore partie ni arrivée – Enter est encore tout chaud – que la petite nouvelle, la 7, lucky 7, 7 péchés capitaux, lui pousse dans le dos… lui pousse dans l’cu… ré du village s’en va t’à la plage… wo wo on relaxe les mots disent mes doigts !

comment expliquer que les mots jaillissent parfois comme du pétrole en Alberta tandis qu’en d’autres temps, ils se font cheap, rares et fuient les doigts ? mais jamais la tête… parler avec ses doigts plutôt qu’avec sa bouche… est-ce pour ça qu’on dit se mettre les doigts dans la bouche ?

un trop plein quasi compulsif, maniaque de flot, est-ce Dieu lui-même qui veut dire quelque chose en me faisant parler?

ou moi qui se prend pour lui ? ou pour elle, je devrais dire, car on raconte que Dieu est une femme… dédoublement de personnalités… multiples et infinies…. pour permettre à cette qualité féminine d’émerger, de tasser le macho du chemin et rendre la vie plus douce, plus sensible… arrêter la guerre intérieure pour donner vie à la vie et prendre soin…

une nouvelle vie pousse à l’extérieur, une nouvelle vie me pousse, à l’intérieur, vers l’intérieur, de moi-même, de vous, de nous… poussez pas, poussez pas, avancez à l’arrière… grand bus plein de monde en ce lundi matin d’avril… la route de la vie qui coule, qui nous fait zigzaguer, glisser, spinner, courir et arrêter par moment… pour mieux repartir et continuer… parce qu’on a pas le choix, parce que faire se doit..

allez hop, smoothie, toast café et zap, conduire les enfants à l’école…

Ainsi soit-il !

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (6)…

un message pour vous, lecteurs/trices qui ne verrez jamais ce message…

je prends le temps d’écrire – ou n’est-ce pas le temps qui me prend ? – spécialement à vous, ceux et celles qui ne liront jamais ces quelques lignes…

ceux et celles pour qui ces mots ne se rendront pas jusqu’à l’oeil… nu… ou couvert d’un verre… optique ou de contact…

des mots que vous ne verrez pas, que vous entendrez encore moins, des mots qui ne veulent rien dire de toute façon, qui veulent dire le grand rien, des mots trop petits pour décrire l’immensité et la complexité du dedans et du dehors et du tout, des mots qui vous sont destinés mais qui ne veulent que tenter de vous rejoindre sans nécessairement vouloir réussir à tout ou aucun prix… car vous êtes ailleurs… ici… là-bas… ou pas…

des mots surtout français, et quelques anglais, qui de toute façon ne sont que charabia ou musique pour vous qui n’avez aucun rapport avec Molière et sa langue, de bois ou dans le vinaigre…

des mots envoyés comme un message dans une bouteille – de bière, de coke ou de vin, votre préférence – à la mer, sans destination… mais quel hasard quand même que vous les lisiez en ce moment même non ? ça aurait été tellement facile de passer à côté… imaginez tout ce dont on passe à côté de dans la vie… des millions, des milliards de possibilités et plausabilités, une seule réalité, une seule actualité… à la fois…

des mots qui rencontrent des yeux pour leur donner vie… et qui aurait pu ne pas… être lus…

ou qui ne rencontreront jamais les vôtres car ceci est un rendez-vous manqué… voulu et planifié…

puisque vous ne verrez jamais ce message, je peux dire n’importe quoi, oublier l’essentiel, mentir, inventer, fantasmer, car de toute façon inutiles ces chroniques right ?

inutiles, donc plus qu’essentielles car sans pression d’exister, libres, free et gratuites, sans but, sans attentes, sans fonction particulière ni besoin de performance ou d’efficacité…

ne servir à rien, pour jouir de tout…. ne servons à rien…

entendez-vous le silence entre ces mots ?

tout est là, tout s’y cache, tout y est dit et révélé…

tout et rien…

à +

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (5)…

si les chroniques précédentes s’adressaient à tout le monde, celle-ci est juste pour toi, oui oui, toi, là, devant l’écran, le recueuil, sur la chaise, dans tes pantoufles, souliers ou nus bas… ou nu bas ??? coudonc ça s’dis-tu ça nu(s) bas ! …. anyway ! salut !

comme on est simplement nous 2, on peut jaser un peu plus intime… juste de nous…

car en moi, c’est comme en toi… je le sais, je le sens… mieux et plus je me connais et mieux et plus je te connais, et vice et versa… intra, inter et re-connaissance…

en fait ni l’un ni l’autre, on existe semble-t-il… grosse joke parait ! on entend souvent que tout est illusion, qu’on est pas l’égo, qu’on fait un avec le grand tout, qu’on est connectés à tout ce qui vit, ce qui est sans doute vrai, mais honnêtement, on sent pas ça souvent toi pis moi right ? on le dit pour se convaincre un peu mais dans le fond, on est plus souvent dans notre personnage qui oublie qu’il est un personnage… dans une comédie dramatique de surcroît… drôle de terme non ? comédie dramatique le drôle de terme, pas surcroît ! quoi que surcroît aussi ça sonne bizarre…

toi comme moi, tu et je sens plus ou moins consciemment notre corps en train de mourir un petit peu à chaque expiration et avec chaque moment qui passe, moins que plus j’imagine, ou plus que moins, et vice et versa et peu importe 😉

en fait, j’ai l’impression que toutes nos peurs cachent la peur de mourir; quand j’étais jeune !, j’avais l’arrogance de dire: moi je n’ai pas peur de mourir… ouais ouais… over my dead body ! on se reverra rendus là… et on s’en va straight là tous les deux…

souvent on sait plus où ça mène tout ça, l’aventure qu’on nomme la vie; surtout avec 2012 qui frappe fort à certaines de nos portes… on essaie de mettre du sens dans la patente mais pas toujours avec succès hein ?… c’est probablement mieux qu’on réussisse pas à faire de sens avec ça car ça casserait l’party !

c’est le fun de passer un moment comme ça juste avec toi, moins stressant qu’en grosse gang hein ?…

tiens une bulle: on lit une personne à la fois, on écrit pour tout le monde tout à la fois!

je te vois en train de réfléchir à toute sortes d’affaires en me lisant… j’aime ça… tu relaxes, t’as pogné quelques jokes, t’en as possiblement manqué quelques autres, pas grave, souvent elles passent vite et elles sont tordues et sinueuses… mais mes deux filles Fanny et Léonie les pognent toutes elles… je suis prévisible quand on me connaît…

all right !

je te souhaite une bonne nuit (pour moi) mais peut-être que c’est bon matin pour toi… ou bom gia, good morning, namaskar si ta pièce de théâtre se déroule dans un autre fuseau horaire !

ciao ciao

ati

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (4)…

ouin, ouin… pas mal de feedback ce numéro 3 d’hier… un peu surpris le chroniqueur inutile… et touché, mais en même temps prenant conscience de l’impact de taper sur Enter après avoir écrit… après s’être écrit…

écrire pour écrire, mais en même temps, je réalise que si j’affiche ces grappes de mots sur un agora public, à la vue de tous et toutes, j’écris pour écrire en partie mais je force est d’admettre que j’écris aussi pour être lu… sinon je continuerais à garder ces mots pour moi comme je le faisais depuis que j’écris quotidiennement quelques mois… y a ben des affaires de cachées dans ce ptit Mac-ci…

mais pourquoi veux-je être lu ? pourquoi est-ce si important que des yeux – n’importe lesquels – se pose sur ces mots que j’ose lancer dans le vide par un simple Enter… question existentielle d’écrivain j’imagine…

est-ce que je me sens moins seul si je suis lu ? peut-être… mais dans les faits, je ne le suis pas moins dans ma petite maison entourée d’oiseaux actifs en ce petit matin d’avril…

est-ce que j’écris la même chose si les mots sont destinés à des yeux autres que les miens plutôt que gardés secrets? probablement pas et sûrement que mon censeur s’active automatiquement…

est-ce que ce que j’ai à dire vaut la peine – ou la joie selon notre ami Kalyan – d’être non seulement écrit mais aussi lu? au moins sur Facebook, on ne sacrifie plus d’arbres…

cette chronique est un terrain de pratique, un exercice d’expression… pour voir si, pour faire comme si… en effet, un ami me disait récemment qu’il trouvait que ma vie a été excitante, remplie de rencontres pas banales et d’aventures inhabituelles et qu’elle mériterait à être partagée… cette offre m’a surpris, et ma première réaction fut : moi ? raconter mon histoire ?

car je ne suis qu’un ptit gars de Montréal-Nord, qui a roulé sa bosse comme chacun/e de vous, qui a élevé sa famille du mieux qu’il a pu, qui fait de son mieux avec ce qu’il a en ce moment pour être heureux et faire le bien autour de lui, pour découvrir (ou imposer ?) un sens à sa vie, avec un fort élan pour devenir totalement libre, pour rejoindre d’où nous venons avant la naissance dans ce corps et où nous retournerons bientôt quand âme et corps divorceront…

mais l’offre a pogné… et le chroniqueur chronique… se fait la main…

quand on lance des écrits aussi personnels dans l’espace public, où n’importe qui, mais vraiment n’importe qui, peut vous voir l’intérieur comme ça, parle-t-on de narcissisme ou d’humilité et de transparence? et pourquoi est-ce que je veux qu’on voit en moi ? pourquoi vouloir me montrer l’intérieur ? pourquoi vouloir être lu ? et interprété et jugé ? les questions se posent ! mais les mots continuent de se bousculer au bout de mes doigts…

cette chronique est un PPPP, un Projet Privé Partagé dans l’espace Public… et d’ailleurs, en tant qu’être humain, ne sommes- nous pas tous des partenariats public-privé ? avec tous les risques que l’une et l’autre dimension impliquent…

un processus de création et de révélation, un espace pour me dire, pour me lire et me relire, découvrir qui je suis, pour me laisser découvrir, une façon de transformer le temps libre que j’ai en abondance comme jamais auparavant en ouverture… une façon de faire un pont entre moi et le reste du monde…

Enter ou pas ? allez hop, Enter !

sioux

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (3)…

de faire à être ?

gros switch de perspective ça madame/monsieur…

pendant une trentaine d’années, j’ai toujours été non stop, vite vite vite, j’ai fais ben du millage, j’ai fait ben des affaires, toutes sortes d’affaires, plusieurs à la fois :

organiser et animer des ateliers et cérémonies, bacc./maîtrise/doc back to back, j’ai eu une famille, quelques jobs straight, j’ai voyagé souvent au Brésil et en Hollande, j’ai enseigné un peu partout dans la province et j’enseigne encore – dorénavant par internet, quelle belle vie quand même non ?

bref ça roulait, j’avais du succès, tout allait bien;  en fait ce fut une période excitante ou tout arrivait facilement alors comment dire non quand ça se passe comme ça ?

ce faisant, j’ai côtoyé beaucoup de monde, beaucoup de beau monde de coeur, sauf que tellement pis si longtemps jusqu’à ne plus vouloir en voir un moment donné…

et depuis un bout je vis seul, tout à fait seul, tout seul… des fois je me sens seul, seul au monde, et d’autres fois pas non parce que l’univers au complet est autour et en moi… mais j’apprivoise et j’apprends… bienveillance qu’ils disent ?

faire tout ce chemin et ces projets… pour finalement me retrouver face à moi aujourd’hui, un face à face pas à peu près à part ça, dans ma petite maison dans la forêt… je dis oui à ça… même si des fois c’est dur en taba… ‘rnouche car nouveau… vertigineux par moments…

tout ce que je n’ai pas voulu – ou pas pris le temps de – voir de moi, je le vois maintenant, fret, net, sec… des fois, ouach ! mais suit toujours un : OK si c’est là, je dis oui… et on laisse aller… respirer ? bien utile… surtout l’expiration!

quand on fait des affaires dans le vrai monde, peu importe quoi, on avance par en avant, on regarde sur les côtés, à gauche, à droite, en avant et en arrière, sinon on va clasher avec les autres… ou dans les murs; on échange avec les autres, on relate, on fait du wheeling and dealing sur le plan horizontal, normal qu’on oublie un peu parfois le vertical dans nos vies…

mais quand on arrête de toujours avancer par en avant, STOP ! gros plan su’l dedans ! et là ça monte pis ça descend, entre autre parce que ça n’avance plus; on peut flyer ou gratter le fond; et il semble que la loi de la gravité s’applique ici aussi, surtout si on est pas alerte et prêt à voir ce qui se cache dans notre boîte noire.  Se libérer couche par couche; même si certaines couches qui font plus mal que d’autres quand elles partent.

alors chers amis/chères amies, si il y a quelqu’un devant cet écrit, de mon clavier je vous souhaite un bon samedi après-midi…

hop ! back à la guitare… concert intime le 27 avril à Val-David si ça vous tente de venir dans notre beau village…

aho !

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (2)…

la solitude… apprivoiser le vivre seul après 51 années passées en famille, communes, groupes, ashram, tribu, etc…

des tonnes de temps pour soi, que pour soi, tout à soi, pour se re-découvrir, se rencontrer au mi-temps de sa vie et transformer ses ombres (qui semblent aimer tout ce temps pour se montrer à soi) en lumière, pour apprendre à passer de la loneliness (une solitude avec un manque) à l’aloneness (une solitude comblée, en paix)…

découvrir aussi qui l’on est sans être utile et nécessaire pour les autres au quotidien, alors les questions émergent : qui suis-je ? à quoi sers-je ? que fais-je ? et pourquoi j’existe alors ? nouvelle étape, nouvelles aventures…

here we go ! on the inner road again !

aho !