Archives pour la catégorie les chroniques qui tiquent et piquent

des mots pour se faire chatouiller l’âme et se gratter les méninges…

samedi de rien…

douzième chronique qui tique et pique… 20/10

petit samedi matin gris, neutre, cool, humide… petit samedi matin d’automne, de vrai automne… un samedi dense, mais une danse sans feuille dans les arbres dorénavant…

petit samedi matin d’octobre qui ressemble davantage à un samedi matin de novembre… octobre précoce ou novembre en retard ?

petit samedi matin de rien, en stand by, où tout est arrêté, alors que tout est stallé, petit samedi qui rend tout possible parce que gros gros rien partout autour… même la chienne latika n’a pas envie de sortir, plutôt dormir, plutôt en rire de ce petit samedi matin d’automne… dormir à travers ce samedi matin d’automne… se laisser passer à travers par ce petit samedi matin d’automne…

petit samedi matin que vous lirez peut-être bien un petit samedi matin d’automne, un gros dimanche soir d’hiver, au début d’une belle soirée d’un mercredi de printemps… ou pas… mais samedi matin quand même alors que ces quelques mots se et me poussent pour sortir… et automne néanmoins nous visitant très réellement en ce moment… un automne dans le casque… et en arrière de la cravate…

tiens toi, tu le craignais l’automne ? ben le v’là… mesdames et messieurs, le voici et voilà, l’automne… tadam !  l’automne qui nous dit de rentrer en soi, de rentrer en dedans… de faire face à ses monstres, ses bêtes intérieures, son loch ness du dedans… le temps d’enlever les moustiquaires, de poser les fenêtres doubles, de rentrer les chaises de jardin et de se boucher le nez pour quelques mois… l’ours va rentrer dans sa caverne… le temps que l’hiver passe, nous passe dessus, nous passe dedans… sioux in the spring

petit samedi matin de rien pour pondre au moins cette chronique, ou deux, jouer quelques airs, flâner, ne rien faire, jouer, vivre, et aller marcher la chienne quand même… qu’elle le veuille ou non… mais avec un bâton et une balle, elle le veut toujours ma belle…

mais tout d’abord, un ici maintenant intensif et créatif… rédiger cette chronique faite de quelques mots perdus, inutiles, sans dessein et sans dessin, seulement une photo…

mais qu’est-ce qu’une chronique anyway ? c’est l’art de ne rien dire avec élégance, avec grâce, c’est tenir le lecteur et la lectrice en haleine, une bonne haleine quand même… une chronique pour faire flotter un air du temps passager, une fragrance temporelle, une odeur de samedi matin unique… alors le sentez-vous ce petit samedi matin d’automne ? et vous, ce petit samedi matin, trouvez-vous qu’il sent octobre ou novembre ? allez, respirez !

car comme le dit la photo, respirez ! car dans même la plus noire noirceur de la nuit, l’univers continue de vous éclairer, de faire briller sa lumière sur vous… même dans la grisaille de ce petit samedi matin d’automne, le soleil continue de briller sur je tu il elle nous vous ils et elles… et le reste de l’humanité… nous tous et toutes… tout ce qui vit, toutes nos relations, oh metakweasin…

et plus la lumière brille, plus l’ombre sera sombre, forte, grande, intense… grosse lumière, ombre grande et allongée… grosse lumière, ombre claire, grosse lumière, j’vois pus clair !

ptite chronique, grosse journée, petit samedi matin, gros samedi après-midi… allez filez… moi entre les doigts et à plus…

Chu mou, et vous ?

onzième chronique qui tique et pique… 19/10

traduction maison: soyez mou, ne laissez pas le monde vous rendre dur… ne permettez pas à l’amertume de vous voler votre douceur… soyez fier et fière que même si le reste de l’humanité n’est pas d’accord avec vous, vous croyez toujours que le monde est un endroit formidable…

j’aime cette molesse, pleine de paresse, pleine de pas de presse, pleine de caresses et de tendresse… molesse jeunesse…

j’aime le mou… le mou en moi, le mou en soie, le mou du coeur, le mou du doux… l’innocence de cette affirmation… croire que le monde est bon, qu’il vaille la peine de vivre, que les moments difficiles valent quelque chose… que l’ombre est l’indice d’une lumière tout aussi vive… plus c’est noir, plus c’est lumineux, plus c’est dur en soi, plus c’est doux en soie, plus c’est doux en ta…

vive le mou qui nous rend doux, qui nous garde new, et un peu fou… yahoo mountain dew… mou confo, doux comme il faut, doux car il faut… du mou pour absorber les coups, ceux du pied au cul et ceux du coeur au coeur, ceux de corps à corps, ceux de soi à l’âme et ceux de dieu à la foi…

vive le mou de l’enfance, vive la malléabilité de l’innocence, sa vulnérabilité, sa crédulité, sa confiance aveugle, voyante et malvoyante mais toujours aimant aimante et qui attire l’amour à soi…

vive le mou du coeur, le rouge du sang royal, le sang bleu royal au coeur de soi dans les veines et les artères… pompe pompe coeur doux, pompe pompe tout partout… sang doux et roux…

vive le mou pour les fesses et le reste, vive le mou pour le corps… vive le mou dans l’amour, vive le mou qui tarde… le mou qui ve ment… le mou du choir, vive le mou fou du matin, vive le mou saoul du soir, vive le mou doux de la nuit, sioux doux mollo et tourlou tiguidou…

vive le mou fou tout court ou tout fout le camp, où tout mout le temps, qui passe… vive les mots mous, les mots doux et les mots fous qui font rire et délire…et délier la langue et le coeur… mots doux, dos mou… dos mou qui plie plutôt que craque…

vive le mou qui nous entoure tout partout, en nous et autour de vous… le mou de chacun de nous, intime et bienveillant, et le mou social, qui nous permet de nous cogner l’un sur l’autre dans nos rapports souvent trop durs pour le coeur et le corps… du mou entre nous por favor…

vive le mou qui nous lie, qui nous défie dans notre tendance à durcir la vie pour la garder sûre, sécure, mais qui finit souvent sûre comme dans surie et aigrie…

vive le mou comme dans moudre et broyer du noir, la nuit comme le jour, et qui fait partie du parfois dur chemin de la vie… une vie molle qui colle au col de chemise de la duchesse et de l’archiduchesse… cernes autour du col, cerne autour du mol…

vive le mou comme vive les fous ! les fous qui osent rêver, qui osent garder le moral mou en ces temps durs… dur sur soi, mou en soie… vive les fous et fols amis et folles amies et vous, êtes-vous gars fous ou filles fofolles ?

vive le mou comme moi et vous, un peu ou beaucoup fous, totalement nous, aussi mou que fou que moi que vous… des fous tout partout qui prennent le risque de voir le monde comme un tout mou, fait pour chacun(e) de nous, un monde mou comme une grosse boule de crème glacée molle… une grosse mol pour popa une ptite molle pour fifille !

vive le mou, car le dur on s’en fout moi et vous…

J’ai besoin d’aide !

dixième chronique qui tique et pique… 18/10-2

j’ai besoin d’aide ! ça c’est probablement la chose la plus dure à dire au monde, et la boule et la personne, I need you ! ouch… mais yé ! si et quand on peut tout simplement le dire…

ça en prend du courage à demander ça mes ami(e)s blogueurs… oui oui vous avez bien lu, j’ai écrit «mes ami(e)s blogueurs» et non mes «ami(e)s Facebook»; en effet, vous avez changer d’identité pour moi… maintenant j’essaie de devenir autrement ami-ami(e)s avec vous que sur FB… migration challengeante mais mon clavier fleurit c’est bon signe… les mots poussent ! les entendez-vous ? sprouts… sprouts… sprouts

mais revenons à nos moutons…

as-tu besoin d’aide ? non non chu korrek !… mon oeil !

j’force comme un boeu mais je persiste à dire que j’ai pas besoin d’aide … voyons donc ! pourquoi on est juste pas capables de dire oui, Merci ! et de tendre la main ?

mais non ! non non chu korrek… on joue du non non chu korrek à peu près tout le temps… même et surtout quand c’est pas vrai… non non j’ai pas besoin…un peu comme: comment ça va ? ça va bien… on dirait qu’elle est collée ensemble cette phrase-là… «comment ça va? ça va bien»… copier-coller… coco veut un biscuit… pas de place pour les nuances là… ça va ou ça va pas… car ne pas aller, c’est ben trop long et compliqué, on a pas le temps pour ça… alors non non chu korrek…

comment ça va ? ça va bien / as-tu besoin ? non non chu korrek ! autre phrasée, même combat… combat contre le flow de la vie, combat contre ce qui coule de soi, combat contre ce qui est juste, combat que l’on se fait par nous-même, en soi-même et qu’on impose ensuite au monde…

j’ai besoin d’aide ! pourtant c’est souvent l’exact contraire de ce que l’on dit quand on a bel et bien besoin d’aide, surtout lorsque l’on a le plus besoin d’aide… on est souvent gêné(e) de demander de l’aide hein ? mais être humain, ce n’est que ça me semble, demander et offrir de l’aide, s’entraider, s’aider entre nous, aider l’autre comme si c’était moi car l’autre c’est moi ! et moi je suis moi bien sûr, mais aussi je suis toi, lui ou elle, et non seulement je ! mais nous c’est aussi vous… et ils sont aussi elles ! même gang d’humains en quête de bonheur, de vérité et de quoi manger ! des êtres faits pour cohabiter en harmonie et malgré cela, que de guerres et de conflits… internes et externes… beaucoup d’humanitude, beaucoup d’hommerie et de femmerie sur cette belle grosse boule toujours aussi boute mais de moins en moins bleue et verte…

j’ai besoin d’aide et as-tu besoin d’aide ? plutôt que j’ai raison et tu as tort ou c’est ma terre pas la tienne, ou les noirs contre les blancs… GRAND D MAJUSCULE pour petite dualité maudite… et couper les cheveux en 4, est-ce de la dualité ou de la quadralité ? dualité comme duel avec soi-même, duel entre moi et le reste du monde… welcome beyond duality

si on pouvait dropper ça un peu la dualité et au lieu de toujours couper toute la vie en au moins deux morceaux, essayer de voir comment on peut rassembler, coller et recoller tous les morceaux pour en faire une grande mosaïque de cette terre à nous… en commençant par notre propre petite personne… ni tête ou coeur, tête et coeur, ni coeur ou ventre, coeur et ventre… ni oui ni non mais un gros peut-être ! comme dans ouverture, curiosité, yé, yes, comme dans oui la vie finalement ! et peut-être que tout est possible ?

j’ai besoin d’aide et je peux aussi en offrir parfois… that’s it that’s all !

photo : sorry ! source non identifiée…

il faut le croire pour le voir… par ici la compagnie…

neuvième chronique qui tique et pique… 18/10

intéressant twistage d’expression non ? habituellement, comme Thomas, on veut le voir avant pour le croire ensuite… mais Wayne Dyer nous revire ça à l’envers lui… si on y croit, nos yeux nous donneront accès à la vision, nous permettront de voir… ça fait sens non ?

mais j’imagine qu’on peut même voir sans y croire… j’en crois pas mes yeux… ni mes oreilles… et non plus mon oreiller de tout ce qu’il m’enseigne la nuit… nos rêves les voit-on ? nos rêves y croit-on ? plus vrai la nuit que le jour ? et même si on ne voit pas, peut-on y croire ? ça ressemble à de la foi ça non ?

cette chère foi qui dépasse largement nos croyances, nos jeux mentaux, nos convictions… mais qui n’offre aussi aucune garantie… r’garde ati, juste là, les Dieux sont là, ici, devant toi, dans la nature, dans les autres, ils et elles t’attendent, te protègent, te font des signes et des simagrées… de quoi a-t-on besoin de plus pour croire aux miracles ? à tous les soirs, on se couche, on part dans les bras de Morphée ou de Murphy c’est selon, et chaque matin – ou après-midi pour les ados et les travailleurs de nuit – on se réveille, même pas surpris, comme si de rien n’était… quand même…

c’est vrai quand même, à chaque matin, la création nous resaute au visage et au village, la vie reprend son cours puisqu’elle ne l’a jamais arrêté, le show is going on… on a les deux pieds dans le miracle et on attend encore quelque chose de plus pour être heureux, complet, content… sustenté divinement… mes ami(e)s, réveillons-nous, éveillons-nous, tout est là, parfait, ici, complet, full equipped

ah non ! pas aujourd’hui, demain, au jour d’aujourd’hui, j’ai trop d’ouvrage pour ça… you hou ! wake up ! la vie est un jeu, une game, sérieuse mais une game quand même… un jeu cosmique qui apporte au moins une précieuse leçon à chaque jour… si on veut apprendre et pas juste prendre… à chaque jour son lot de beautés, de joies et de peines… son lot d’humanité à vivre et à nourrir… et à mourir un peu… sa dose de divinité même si on ne le voit pas…

rappel pour tous ceux et celles qui vivent ça tough ces jours-ci, this too shall pass… et le soleil va revenir… faut ben qu’y pleuve des fois quand même sinon du soleil tout le temps, ça brûle un coeur et son cerveau… une pause sombritude une fois de temps en temps, ça repose son homme et sa femme… et l’automne, quelle belle sasion pour ça !

chill out, relaxons, et prenons le temps de nous donner un ptit break à l’âme… ça a l’air que ça sert à ça ces périodes-là, un break à l’âme… enclenchons le break à bout de bras, plongeons en soi et prenons le temps d’aller dans le mou, dans l’intense et dans le dense, pour condenser son regard sur soi, pour re denser sa vie, la redensifier… être intensément doux et bon avec soi-même, mais sans game, sans faux fuyant, sincèrement, totalement… rien d’autre à faire, tout est là…

faut juste le croire et le voir et le savoir, rien d’autre à faire… jusqu’à soir…

bon milieu de semaine, bon milieu de vie…

en tous cas moi j’y suis ;-) vous venez me voir ?

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huitième chronique qui tique et pique… 17/10

quelques réponses de votre part suite à ma chronique youhou d’hier… merci à ceux et celles qui ont pris la peine – ou la joie c’est selon – de me faire un coucou suite à mon youhou… tout doux pour pitou itou… heureux de vous savoir toujours là… et encore plus ici… et de vous lire et de vous entendre et de vous savoir avec moi sur ce nouveau blogue flambant…

ça fait longtemps que je lance des youhou virtuels comme ça… pendant de nombreuses années en effet, j’ai entretenu des groupes de discussion pour les formations annuelles que je supervisais et souvent l’automne et l’hiver, quelques personnes se faisaient tout à coup plus silencieuses, pour ne pas dire muettes… et dans ce temps-là, je sentais bien que ça brassait en dedans pour eux et elles… mystère et bouche cousue ? malheur et douleur for sure… hier justement, j’ai contacté une amie qui postait mystérieusement beaucoup moins de choses sur Facebook depuis un bout et bingo ! elle ne va pas bien… et ça lui a fait du bien de jaser m’a-t-elle dit… et moi de lui tendre une perche…

car quand ça brasse en dedans, quand ça s’assombrit et que ça s’alourdit, comme c’est souvent le cas à l’automne (dépression saisonnière, manque de lumière, mon cas à moi mais la luminothérapie fait des miracles, et jouer dehors aussi) on parle peu, on se la boucle et la ferme… on a moins tendance à donner de ses nouvelles… qu’y a-t-il à dire anyway ? il fait noir en dedans et on se trouve pas toujours beau ni belle et ça ne sonne pas toujours uplifting uplifting notre affaire alors pourquoi ne pas garder ça pour soi right ? on veux-tu vraiment montrer ça au monde ce dark side of the moon ?

l’hiver dernier, dans un bout rough, j’avais moi-même tendance à me la fermer, que dis-je à me la boucler, mais par instinct de survie, j’ai fait un effort pour garder le contact, avec vous via Facebook, avec mes ami(e)s du coin en chair et en os… je me suis forcé à communiquer malgré ma tendance de retour à l’oursitude, malgré l’appel de la caverne, malgré le désir de plonger… ça m’a permis de garder le contact avec la réalité, même si c’est aussi dur à vivre à l’intérieur… précieux les ami(e)s…

les temps sont durs pour plusieurs ces temps-ci… la vague ratisse creux, elle scrape le fond de nos mers intérieurs, elle rotocultive le sous-sol et la cave de nos homes… 2012 ? let’s blame it on 2012…  mais en même temps, il semble qu’il se passe réellement quelques chose de vrai, de dense, de révélateur et de transformateur en ce moment… alors on se bouche le nez, on garde espoir, on fonce dans le tas… et in God we trust…

ces temps plus intenses sont essentiels semble-t-il… en tous cas, ils nous visitent plus ou moins régulièrement pour nous remettre en question, nous laissant longtemps sans réponse, suscitant plusieurs interrogations et questionnements… ça nous vire l’âme à l’envers, ça nous bouleverse le coeur, ça nous inverse les shoeclacks, ça nous chavire le témoin qui est pourtant censé rester neutre devant la houle existentielle… mais parfois, le titanic intérieur se pointe le bout du nez… et on touche le fond… mais que temporairement rappelez-vous…

oui la vie est dure parfois, où n’est-ce pas simplement nous qui sommes durs avec elle ? peu importe, quand ça fait mal, ça fait mal…

et je me souviens encore de ce dicton : la douleur est inévitable mais la souffrance optionnelle (pain is inevitable, but suffering is optional)… subtil et pas encore compris compris à 100 % même si j’y touche parfois et que je l’ai sur le bout de la langue et du cerveau… oui OK, ça peut faire mal parfois mais on est pas obligé de s’y attacher, pas obligé de la provoquer cette souffrance, de la chérir, on peut sentir la douleur sans la juger ni surtout la combattre et vouloir s’en débarrasser… simplement accepter, sentir, respirer et laisse partir… koan koan quand tu nous tiens…

alors à ceux et celles qui en arrachent en ce moment, je suis avec vous, je pries pour vous, je vous envoies mes meilleures intentions, que nous nous connaissions ou pas… nous sommes tous et toutes des humains dans le même bateau, tous et toutes des moutons dans l’même troupeau, marchant ensemble vers la même destination, ici, maintenant, ensemble… merci de porter une partie de la douleur humaine et de marcher votre ptit bout de chemin de croix avec moi… this too shall pass… promis, juré craché, argh tchou… 😉

et en attendant que ça passe, allez jouer dehors, hugger un arbre, roulez-vous dans les feuilles, dansez, marchez avec des ami(e)s ou votre chien, sautez, jouez de la musique et chantez, mais faites de quoi ! et dehors de préférence… le simple fait de respirer de l’air, de connecter avec les éléments et du monde est le meilleur des antidotes à la crotte au coeur…

aho !

youhou, êtes-vous là ?

septième chronique qui tique et pique… 16/10

all right, vous êtes venu(e)… yé… je suis content… réjoui… satisfait et comblé de vous retrouver… vraiment… car je me sens un peu seul depuis quelques jours, vous me manquez… vos sons de vie, vos like et vos commentaires… mais je fais confiance qu’on va se retrouver… tôt, tard, en temps et lieu ou à un autre moment… mais a man has to do what a man has to do…

lentement et sûrement, vous migrez, vous passez de l’autre bord, vous cliquez sur mes coucous sur Facebook… pour venir jouer ici… de Facebook à ce blogue, je sais que c’est un  grand pas à faire… quelques-uns et zunes viennent me visiter, me voir, me lire et me dire, quelque chose, un ptit coucou ou un ptit mot… un et une à la fois… timidement mais sûrement…

en lançant ce blogue, je suis en  quelque sorte déménagé et les changements sont toujours dérangeants, insécurisants, déstabilisants, bouleversants et excitants… pour moi le premier…

mais un et une à la fois, vous osez, vous venez, vous passez de l’autre bord… pas facile de décrocher de Facebook qui nous gobe dans son univers, plus d’un milliard à se fréquenter sur cet espace qui s’accapare tout ce que l’on y poste… bel outil mais aussi si accrochant et gobant… mangés par la machine… en passant pas besoin de poster la note qui dit que vous ne voulez pas que votre info  personnelle Facebook soit utilisée, vous leur avez cédé tous les droits sur ce que vous y postez en vous enregistrant… c’était ça que ça disait la ptite écriture que vous n’avez pas lue avant de cliquer I agreea man and a woman has to know what a man and a woman has done…

pour moi donc, et pour vous un peu, un nouveau terrain de jeu et de jus créatif, un nouveau lieu de rencontre, un nouveau terrain de mots… et d’images… belle celle-ci non ? encore de mon ami Thomas… un nouvel espace à créer, à développer, un site auquel donner ma couleur, ma saveur… et la vôtre un peu aussi si vous le voulez bien… avec vos réponses et vos commentaires que je like  toujours et auxquels je répondrai assidûment…

un site sur lequel vous aimerez, du moins j’espère, venir lire et me dire des ptits mots doux encore, et comme avant… ah ce fameux comme avant… ce bon vieux temps, du su et du connu… du déjà vu et vécu donc du qui n’existe plus… tellement plus sécurisant que le nouveau et le non encore venu… mais aussi moins excitant, moins renouvellant, moins prometteur de surprise car mort mort le passé… et vive la et les surprises surprenantes… le bon vieux temps était bon mais il est surtout vieux… et tout simplement, il n’est plus… normal de vouloir revenir en arrière… mais impossible en même temps… une bonne affaire…

heureusement, le bon vieux temps n’existe plus, que dans nos têtes dorénavant, donc fini, kapout, mort, parti… qu’une vapeur sans goût ni texture, illusoire, transparente, qu’on doit se remémorer à grand coup d’effort et de souvenirs à ramener à la surface… grosse job ça mes ami(e)s… beaucoup plus simple de glisser sur le now, de surfer sur le maintenant… de se nicher dans l’ici… et de suivre la rivière qui nous mènera de toute façon à la mère terre…

pesonnellement, j’ai envie de prendre le risque du nouveau, du frais, de l’inconnu, de l’inespéré et de l’innattendu… car dans le fond on ne veut vraiment pas savoir ce qui s’en vient, on veut juste le vivre quand ça se présentera right ? parce que regarder en arrière et toujours vouloir et espérer ce qu’on connaît déjà est plate à mourir… et vivre avant de mourir est notre dicton right ? osons l’impossible, croyons l’incroyable, créons l’inévitable… sautons dans le vide, passons ensemble le mur du son… bouchons-nous le nez, sacrons le camp dans le néant et à la grâce de dieu…

vous et moi et les autres, ensemble dans ce grand show de lumières, d’images, de sons et de mots… pour guérir nos maux et pouvoir en rire… pour se dire, se lire, se livrer et connecter au grand tout, au grand doux, au grand vide en nous, et en dehors… vous, moi, des mots, et du vide qui nous relie… un vide à remplir de rires et de pleurs, de hi ! et de peurs… à dépasser et confronter…

alors chers amis et chères amies, je vous invite à venir jouer avec moi ici souvent, tant que vous voulez, quand vous le voulez et aussi quand vous le pouvez car je sais aussi que le temps est une denrée rare… et que vous avez aussi plusieurs amis Facebook qui postent de bien belles choses… mais SVP ne m’oubliez pas… sinon sniff sniff…

quant à moi, j’investis ici pour l’éternité du moment… et je vous y invite… je posterai une nouvelle chronique par jour – pourquoi un h dans chronique au juste  ? – je rafraîchis toutes mes anciennes chroniques – celles du d’ssous du lit sont faites – et je trouverai bien un moyen de vous y attirer… du moins tel est mon défi… allez à tout de suite… bon moment d’ici là…

photo: thomas keller, thank you brother… en passant essayez de la faire monter et descendre la photo… trippant trippant 😉

chantonne-les tes chansons…

sixième chronique qui tique et pique… 15/10

les chansons sont vivantes, elles ont une âme, c’est clair… parfois elles nous tapent sans cesse sur l’épaule, ou sur le nerfs, elles nous harcèlent presque pour se faire jouer et chanter… allez allez le musicien, fais-moi, joue-moi, interprète-moi à ta façon… fais-moi belle, donne-moi vie, amène-moi dans la tienne, mets-moi en bouche et en mains et partage-moi au monde entier… ou fais-moi juste pour toi… fais-moi plaisir, fais-toi plaisir… je le désire…

mais grosse responsabilité d’interpréter une chanson… on respecte l’air et la mélodie originale à la lettre ou on y met du sien et on la change un peu, beaucoup ou au complet ? de toute façon, peut-on vraiment faire autre chose que d’interpréter une chanson à sa façon ? avec respect pour l’auteur bien sûr mais en même temps, il ne faut pas avoir peur de la bonifier, la modifier, de la mettre au son du jour… avec sa couleur, son ton, son teint, sa saveur à soi…

parfois les chansons nous restent en tête pour qu’on les fredonne, en bouche ou dans la douche, des vers d’oreille… obsession musicale… chanson ravageuse… petit air coquin et hypnotisant qui reste accroché dans notre caboche comme les disques sur les pick-ups de notre enfance… l’air nous tourne en boucle dans le ciboulot, dans la boîte à mots, dans le tiroir à notes… tra la la, tra la la, choubidou bidou…

quand on chante, on est toujours heureux, dans le moment, dans l’instant suspendu entre deux notes, coulant sur la mélodie, roulant sur le rythme… quand on chante, on ne pense pas, on chante… en chanson, en action, mobilisé par et dans le son… le son de la vie… car la vie est une chanson,,, écoutez ! toujours un OM d’arrière-plan, une mélodie en trame de fond… des notes qui flottent, des mots là-haut…

quand on parle on peut se cacher derrière les mots, mais jamais quand on chante…

et vous, qu’attendez-vous pour chanter ? pour jouer avec la musique ? un peu, un peu plus et encore plus.. pour ouvrir votre bouche et délier vos doigts et ainsi permettre à la vie de se faire son et mélodie à travers vous ? oui ! vous êtes dignes de chanter et de jouer, du moins d’oser oser, de laisser sortir les sons et les mélodies qui veulent s’incarner via vous…

nous entretenons tellement de jugements négatifs face à notre chanteur intérieur, notre chanteuse rieuse… pourtant tout à fait OK de chanter en faussant… si on s’écoute, on va finir par s’ajuster, par trouver la place en soi où ça sonne juste… quelques cours privés peuvent bien sûr aider pour se starter…  mais l’idée est d’exprimer, laisser sortir, faire passer…

pour moi, le fait de commencer à chanter a changé ma vie, donc je ne peux que vous le recommander plus que fortement… si cette chronique peut convaincre une seule personne de s’y mettre, sa job est faite… chanter est la plus thérapeutique des approches car elle n’est que jeu et plaisir et liberté… se faire ami(e) avec sa voix et/ou son instrument… accepter sa voix, c’est s’accepter soi-même car nous sommes voix… couper à travers ses jugements, découvrir un amour et une empathie pour soi car faut passer à-travers un gros motton les premières fois qu’on s’ouvre la bouche… chanter met l’estime de soi à l’épreuve et en même temps, c’est ce qui la bâtit aussi… ah la vie…

maintenant que l’on est grand(e), dès qu’on ouvre la bouche, on se juge, on a honte, on veut s’éteindre, mais ça n’a pas toujours été ainsi… petit, on criait plus qu’on chantait mais maudit qu’on avait du fun… moi ma première chanson fétiche a été J’entend frapper de Michel Pagliaro… je n’avais pas 10 ans… et je connaissais chaque mot, chaque note, en fait j’étais Michel Pagliaro avec mon micro-manche à balai quand je garrochais la toune au monde entier… j’étais transporté… aucun complexe là madame… et vous quelle a été la première chanson qui vous a transformé en vedette ? car une chanson c’est comme l’amour, on se souvient toujours de la première…

en fait, les chansons sont des entités propres, avec leur propre vie… personnellement, je fais surtout dans l’interprétation de musique brésilienne, mais j’ai commis aussi 5 ou 6 compositions originales, une seule toutefois avec des mots, de vrais mots… une chanson de peine d’amour que je vous ferai quand on se verra, promis… les autres n’ont que des la la la comme mots qui accompagnent les accords et les notes… autant les mots coulent pour les chronique, autant ils se cachent quand c’est le temps de les mettre en musique… mais j’accepte ce mystère pour le moment, en espérant que l’inspiration viendra quand même me visiter un moment donné…

donc cette chronique matinale pour parler notes et airs et vanter musique, pour chanter la vie, pour transformer la vie en musique en ces temps gris d’automne pluvieux… car les chansons, la musique, tout ce qui est mélodique a le pouvoir de transformer le quotidien en magie, en musicalité qui amène vers l’en-dedans puis vers l’au-delà, … la musique c’est la vie et la vie est musique… à notre coeur, à nos oreilles, dans l’univers entier, tout chante, les oiseaux, les ruisseaux et autres cours d’eau…

allez ami(e)s, chanter, fredonner, crier, fausser, torder, choubidoubidouser, tralalalèrer, dans votre douche ou dans votre auto, laisser sortir les sons de votre bouche, laisser chanter votre coeur, seul ou en choeur, faites-vous chorale, orchestre symphonique ou band rock n roll à vous tout seul… tapez sur les poubelles et les casseroles… ouvrez votre gorge… laissez-vous être un canal, une boîte de son, un haut parleur ou une belle chanteuse… permettez-vous d’être possédé par le dieu du son, la déesse de la musique, les ancêtres mélodieuses et rieuses… 1-2-3, go !

et tiens, voici un de mes plaisirs coupables… Ginette Reno, une des plus grandes voix, un des plus grands coeurs à elle tout seule…

Ce soir je ne me suis pas épargnée
Toute ma vie j´ai raconté
Comme si ça ne se voyait pas
Que la pudeur en moi n´existe pas
Ce soir au rythme de mes fantaisies
J´vous ai fait partager ma vie
En rêve ou en réalité
Ça n´en demeure pas moins la vérité

Mais moi je ne suis qu´une chanson
Je ris je pleure à la moindre émotion
Avec mes larmes ou mon rire dans les yeux
J´vous ai fait l´amour de mon mieux

Mais moi je ne suis qu´une chanson
Ni plus ni moins qu´un élan de passion
Appelez-moi marchande d´illusions
Je donne l´amour comme on donne la raison

Ce soir je n´ai rien voulu vous cacher
Pas un secret j´ai su garder
Comme si ça ne se voyait pas
Que j´avais besoin de parler de moi
Ce soir je ne me suis pas retenu
Je me suis montrée presque nue
Sur une scène trop éclairée
J´aurais du mal à me sauver de moi

http://www.youtube.com/watch?v=1erOPipxocI

et vous ? êtes-vous chien ou chat ?

cinquième chronique qui tique et pique… 14/10 (2) / dimanche multi chroniques, dimanche à écrire et lire…

depuis 3 jours, j’ai une coloc, une belle Golden – que dis-je ? une superbe Golden – Latika est son nom, la bonté pure sa qualité… Latika est la chienne de mon amie Flo partie en Europe pour quelques mois, donc ici avec moi seulement temporairement, mais déjà l’attachement entre nous est flagrant et manifeste… cette chienne est tout simplement attachante, aimante, douce, totalement présente à moi, fidèle, courant la balle et les bâtons avec joie, toujours au poste et pas loin de la porte, toujours prête à jouer dehors… sa présence est pleine et riche…

comme la plupart des chiens au contact des humains en général, Latika vit avec moi, on dirait même qu’elle vit presque pour moi… contrairement aux chats qui vivent à côté de nous… mais pas vraiment avec nous… menant une vie davantage parallèle…

en fait, le fait de passer ces quelques jours en compagnie de ma nouvelle amie canine m’a inspiré une réflexion générale sur les considérables et immenses différences entre les chiens et les chats… mais aussi sur ces deux caractéristiques – chien et chat – que nous portons aussi en nous-même, êtres humains des deux sexes… et les autres… assoyez-vous, je m’explique…

c’est le premier matin, lorsque je me suis réveillé et que je suis descendu en bas, que j’ai pris conscience de cette flagrante et fondamentale différence de présence entre les pitous et les minous… je sentais clairement que Latika m’attendait, impatiente, heureuse de me voir, geignant de plaisir, sur le bord de la porte où elle dort, contente de me voir et fébrile à l’idée de starter sa journée… elle m’attendait pour sortir et aller courir après la baballe et le bâton, manger, boire, se faire flatter, être en relation avec moi, connecter quoi… quelle différence avec mon Charlie (dieu ait son âme, sniff sniff…) qui passait ses nuits dehors à chasser et à brasser le voisinage et ses journées à dormir, à faire sa vie et ses affaires de chat, parallèlement à moi, mais pas vraiment avec moi, davantage à mes côtés qu’avec moi… même quand il se faisait flatter, c’est comme s’il me donnait la permission de le faire…

en général et à gros traits bruts pas assez raffinés, les chiens sont attachants et attachés, les chats, indépendants et autonomes… les chiens sont attentifs à nos moindres faits et gestes, tournés vers nous, maître et maîtresse, alors que les chats vivent davantage pour eux-mêmes… en fait on n’est jamais vraiment et totalement le maître d’un chat… assez rares les chats en laisse…

les chiens sont totalement incarnés, simples d’esprit, terre à terre, jouant à baballe et capables de vous rapporter le bâton des millions de fois… essayer de faire ramener une balle  à votre chat 😉

les chiens sont attachants mais surtout attachés, pas seulement en laisse de cuir, mais aussi et surtout émotivement, affectueusement, psychologiquement si cela peut s’appliquer à la race canine… disponibles à et pour nous… les chats ? au contraire, plutôt indépendants, cools et menant leur propre vie de chat… une vie parallèle, tandis qu’avec les chiens, nos vies sont davantage imbriquées l’une à l’autre…

d’ailleurs, les popas et momans de chiens savent qu’ils ne peuvent partir trop longtemps en laissant leur protégé seul à la maison, tandis que les «prenant soin» de chat peuvent dégarpir pour un week-end sans soucis… minou y sera au retour… s’il ne s’est pas sauvé vers des contrées plus sauvages ou si un pécan ne l’a pas snapper… d’une certaine façon, les chats (la plupart du moins) ont conservé plus de sauvagerie que les chiens, qui ont davantage accepté de se faire domestiquer en échange d’un toit, d’affection et d’un peu de bouffe … et je n’ai pas d’opinion là-dessus, je ne fais que constater ce qui semble se passer autour de moi…

et à sentir ce différent attachement avec pitou Latika, il m’est venu à l’esprit que nous, humains et humaines, portons en nous-même et dans nos relations et exprimons ces deux qualités – canine et féline – dans le cadre de nos relations amoureuses… et que nous alternons d’ailleurs souvent entre ces deux pôles de la relation amoureuse d’une relation à l’autre… autant chat et chien en nous qu’avec l’autre… cette théorie de dépanneur du coin n’est pas infaillible mais néanmoins, elle peut faire un bon bout de chemin, regardez notamment dans votre propre vie… en tous cas, dans la mienne, elle se valide… de même que chez plusieurs de mes ami(e)s… mes relations de couple sont souvent des relations chat-chien… en moi, avec l’autre mais aussi en alternant d’un rôle à l’autre d’une relation à l’autre…

par exemple, dans mon avant-dernière relation, j’étais davantage chat, jouant cool, le gars détaché, indépendant (je réalise aujourd’hui que cette attitude est fondée sur une peur de m’ouvrir, à l’autre, peur de l’intimité, de me dévoiler mais ça c’est une autre histoire)… et souvent un chat attire un chien, c’est-à-dire que chaque relation tend à pencher d’un bord, l’un des partenaires étant souvent plus chat, l’autre plus chien…

pour revenir à mon histoire, dans la relation suivante, tout à coup, je me suis retrouvé davantage chien, c’était alors moi qui était plus disponible et davantage attaché, plus willing à m’engager que l’autre… et la danse continue… la prochaine fois, je vais probablement tenter de trouver un plus juste milieu…

en fait, pas seulement face à l’autre mais également en nous-même, à l’interne, at home, le chien et le chat se chamaillent souvent… nous sommes pour la plupart mû(e)s par un besoin fondamental d’être en relation intime, de s’offrir et de se donner à l’autre, de grandir aux côtés de quelqu’un, de se connaître soi grâce à l’autre… jusqu’à la recherche de l’âme soeur parfois (même quand on le nie ;-)) et ultimement fusionner… vive le tantra…

et en même temps, nous ressentons un besoin plus ou moins égal d’autonomie et d’indépendance… can’t live with it, can’t live without it… en fait, dans mon cas, j’ai découvert que ma traditionnelle et primordiale indépendance cachait une grande peur de dépendance, la peur de me perdre dans l’autre, de vivre en dehors de mes souliers, ce que la vie m’a donné la chance d’explorer… content d’avoir appris la leçon… et de passer à autre chose…

et si nous portons à peu près tous et toutes en nous-même un improbable et conflictuel couple chien-chat – attachement/détachement, dépendance/indépendance – ce couple chat-chien s’actualise aussi entre les conjoints… de par nos différences de genre – Vénus et Mars vous avez dit ? – mais aussi en général, on peut remarquer que dans la plupart des couples, l’un(e) des conjoints est davantage chien(ne) et l’autre chat(te)… SVP on évite les mauvais jeux de mots ici OK ? et ça peut aussi changer à l’intérieur du même couple par séquence et dans le temps… quand un prend davantage de lousse, l’autre a tendance à coller un peu plus… et vice versa…  et halléluiah et praise the lord

et souvent, d’une relation à la suivante, on passe de chat à chien, puis de chien à chat, comme un équilibre naturel qui prend place, comme un besoin de chausser les deux paires de souliers, alternativement, l’un après l’autre… pour apprendre une leçon de ces deux positions de vie…

donc, d’une relation où l’on se retrouve plus à la remorque de l’autre pour un bout de temps, on recherchera possiblement par la suite – consciemment ou pas, la vie se chargera bien de nous aider –  un ou une partenaire plus ouvert à soi, capable et désireux de s’engager clairement, afin d’équilibrer la quête amoureuse, parfois aussi pour se sécuriser et guérir une peur d’abandon et/ou de rejet… les raisons sont multiples…

comme je disais, ma ptite théorie de garage comporte ses multiples exceptions qui confirment la règle et je suis certain que vous vous chargerez d’en trouver… mais si vous observez bien, attentivement et sincèrement en vous et autour, vous devrez admettre que nous sommes tous et toutes un peu minou et pitou relationnellement parlant, et que la vie se situe quelque part entre chien et chat dans ce grand petshop comico-cosmique…

allez, wouf wouff… je vous quitte, Latika veut aller jouer à baballe avec moi… c’est moi le boss après tout non ?

yé ! la neige a neigé !

quatrième chronique qui tique et pique… 14/10

ben non, c’est même pas vrai… c’est pas si pire que ça… c’est une vraie photo mais un faux timing… mais quand même, depuis quelques jours, c’est toublanc dehors le matin – et troublant en dedans pour certains – quand la nuit noire s’estompe, et y a du blanc qui nous tombe doucement sur la tête autour d’ici dans les montagnes – juste de tout petits et petites mottons et mottones légers et légères et flotti flottants qui nous rappellent avec lucidité ce qui nous pend au bout du nez et de la tuque… eh que c’est beau même si pas chaud…

mais que d’opposition et de grognonerie de votre part chers ami(e)s devant ces petites pellicules de dieu pourtant si cutes, inoffensives et si romantiques… bouh ! vous me décevez… je vous trouve plates franchement… déni ? négation ? résistance ? pelletage de reality check par en avant ? non-acception chronique ? cassage de party météorologique ?

pourtant quand on était petit et petite vous et moi, on se réjouissait et on s’excitait le poil des mitaines et le pompom de la tuque devant ces premiers flocons toujours surprenants et innattendus… peu importe si c’était le 12 octobre ou le 4 décembre, on sautait de joie… et de toute façon vous ne vous rappelez pas les Halloween blancs qu’on a passés ? pas nouveau un octobre blanc franchement… y a pas de date acceptable pour les premiers flocons, ils arrivent quand ils arrivent… jamais trop tôt, juste à temps… et toujours avant la pose des pneus d’hiver… arrêtez donc d’être aussi météologiquement bougon/bougonne et d’avoir autant peur d’être surpris(e) par le ciel… il ne nous tombe sur la tête que petit flocon par petit flocon, un flocon à la fois par toutatis… pas si heavy comme karma quand même… quand même…

non mais sérieusement – ou humoristiquement si vous préférez – suis-je le seul à me pâmer devant ces innocentes et minuscules poussières d’étoiles congelées qui vire-voltent down from the sky ? suis-je l’unique grand petit bonhomme à régresser à l’âge de la couche devant ces gouttes d’eau légèrement flottantes et très bien identifiées ? le seul à m’extasier devant cette magie volage et presque tellement insoutenable qu’elle lévite pour ne pas nous éviter ? vous ne trouvez pas ça incroyable vous, que tout à coup, sans crier gare, Miss Météo nous surprenne les culottes baissées et la tuque dans la garde-robe ? pas content contente vous aussi d’apercevoir ces minuscules mandalas d’oeuvres d’art qui nous tombent doucement dessus sans crier gare et sans même nous faire de mal ? de voir cette belle croute blanche recouvrir le sol le matin ?

bien sûr ces ptits matins sont croustillants, faut se gratter le pare-brise un peu, et se slacker le pompom en plus de dégeler le bol d’eau du chien, et de se renifler la goutte qui nous pend au bout du nez mais admettez que c’est beau, pur, frais, blanc et craquant sous nos pas… en tous moi je craque…

non mais les ami(e)s ! c’est quoi ce réflexe de bitcher contre l’automne qui a envie de se prendre pour l’hiver pendant quelques jours ? lui aussi a le droit de se déguiser pour l’Halloween ! et de prendre son fun ce faisant… laissons-lui le loisir de changer d’identité à l’automne, d’aller trop vite, d’être précoce un peu… de nous mêler le cycle saisonnier… t de nous brasser la boîte à bois…

on est toujours en train de se plaindre de la température de toute façon… l’été il fait trop chaud, l’hiver trop long est trop froid, l’automne est trop gris et le printemps trop slusheux… désolé les ami(e)s mais le problème n’est pas dehors avec la météo, il est dedans dans le ciboulot… il n’est pas dans le climat, il est dans le/la spectateur/trice du show nature qui n’accepte tout simplement pas les caprices d’une mère nature qui ne connaît aucune loi fixe et inaltérable… laissons-lui la chance d’être naturelle maman nature, ça lui va si bien…

et adoptons donc la même attitude face à nous-même… si ça pleut dans notre coeur et bien braillons, si ça illumine tout seul, brillons, si c’est sombre, broyons-nous donc du noir… et si ça neige dans notre tête, neigons et flocons en coeur… tout finit pas passer anyway…

il neige, c’est brun et beige, et blanc un peu… c’est beau et froid et doux en dedans… bon automne quand même et allez jouer dehors… et n’en faisons pas tout un plat de ces quelques flocons et encore moins une platitude attitude… yé, il neige maman !

Ah! comme la neige a neigé!

Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu’est-ce que le spasme de vivre
Ô la douleur que j’ai, que j’ai!

Tous les étangs gisent gelés,
Mon âme est noire: Où vis-je? où vais-je?
Tous ses espoirs gisent gelés:
Je suis la nouvelle Norvège
D’où les blonds ciels s’en sont allés.

Pleurez, oiseaux de février,
Au sinistre frisson des choses,
Pleurez, oiseaux de février,
Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses,
Aux branches du genévrier.

Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu’est-ce que le spasme de vivre
A tout l’ennui que j’ai, que j’ai!…

– Émile Nelligan

et cette variation : http://www.youtube.com/watch?v=jGm2mdTyPOI

des deux côtés du miroir… clown et bouddha


troisième chronique qui tique et pique… 13/10

des deux côtés du miroir… clown et bouddha, voilà qui je suis… qui nous sommes… qui vous êtes… visages à deux faces, êtres à deux facettes, bibittes à deux pattes, à patate et à papattes…

une face givrée, nounoune et follage, un brin niaiseuse, un tantinet fofolle et pas vite vite… qui veut être vue et reconnue, faire rire et être aimée, simple d’esprit à qui appartient le royaume des cieux… attachée, rêveuse, prise dans ses jeux mentaux, s’enfargeant dans les fleurs du tapis, innocente dans tous les sens du terme, jouant dans l’inconscience à deux mains et s’y poignant à deux pieds, répétant les même leçons sans toujours les apprendre totalement puisqu’elles réapparaissent… un grand enfant rêveur et lunatique, pas tout ici, ni tout à fait là-bas mais pas du tout ailleurs… un patof à gros souliers et à gros sabots de denver… un taureau daltonien aux grosses papattes, qui voit rouge, ou pas, lâché lousse dans une shoppe de cristal… une face à claque, un visage de tarte à la crème… un ignorant aux non jugements tranchants et découpant la réalité en ptits morceaux… bozo le fils du matelos…

et l’autre, plus posée, introspective, délicate, vaporeuse, légère et raffinée mais aussi solide et groundée, mature et raisonnée, capable de détachement et de subtilité, observatrice neutre et bienveillante, déjouant la dualité… clown et bouddha… une présence qui voit, à la vision périphérique, qui comprend et qui sait, un silence calme… une vieille âme sage et légère, une sagesse sans borne, une légèreté immortelle… siddharta gautama buddha etcetera incorporé…

clown ou bouddha, clown et bouddha… tralali tralala… nous voici, nous voilà, grujo et délicat, vous et moi… parfois à se prendre au sérieux, alors clown ou bouddha ? parfois à se prendre à la légère, bouddha ou clown alors ? joueur de tour, joueuse de mots… ceci et cela… tour à tour et tout en même temps, tout à la foi… passe passe l’eau sous les ponts petit fanfaron… trois petits tours et puis s’en vont…

on est mieux de rire de soi mes ami(e)s, et donc rire de soi avec le monde, sinon le monde rira de nous… ah ah ah, hi hi hi… rire de soi avec le monde ou ne pas rire de soi et seul au monde… peinturé dans un coin d’une grande salle circulaire… alors nous y revoici, nous y revoilà, valderi valdera, face de souris ou face de rat… comme un tout ou en ptits tas… oui papa…

pas sérieux cette histoire au fond… l’existence ? un jeu, un grand, un beau, un grand et beau jeu cosmique et comique… comique conscience cosmique… en nous… autour de nous, tout partout… et nulle part… tout ce qui vit rit, valdera valderi, guiliguili, tout danse et s’en fout, de nous, de tout… les choses se passent, à notre insu, dans notre dos et pendant ce temps-là, nous on ne voit que nous, certain(e)s d’être le nombril du monde… ah ah ah, hi hi hi… certain(e) que tout gravite autour de soi… pas la goutte dans l’océan, l’océan dans la goutte…

grande joke, grande blague, beau blogue et ptit bug… non sens et sensations, perte de sens et sensationnalisation… le monde est fou et dieu est mort de rire… la réalité surpasse la fiction, la science dépasse la fiction, le silence déclasse la diction… jeux de mots et mots qui rient d’eux-mêmes… ah ah ah, hi hi hi… non sens et ses conséquences… faut que j’y pense…

clown sans frontière, bouddha sans barrière, chroniqueur de rire, critiqueur c’est pire, pique-niqueur pour dire… dis dis le choniqueur, y faut que j’le dise astheur… cause toujours mon lapin, la carotte continue d’avancer et le bâton de menacer… chroniquer pour ne rien dire mais au moins je ne gaspille pas de papier… que de l’espace sur un serveur, que du vide dans votre heure, que des messages sur blogue, que des passages avec blagues… à tabac… ou pas…

clown et bouddha, comme mendiant et roi, comme noir et blanc… non pas dualité mais intégralité, raoul nous le disait il y a longtemps déjà : toutte est dans toutte et toutte est au boutte… du doute, d’la route… manger ses croutes pour grandir, croissance impersonnelle, coûte que coûte, croûte que croûte… boutte par boutte, jusqu’au boutte de la route… cul de sac cosmique, fin morte comique, dead end pathétique, empathique, sympathique, parasympathique et paraplégique… jouer avec les mots pour se faire jouer le tour de la vie, par la vie, mourir de trop vivre… se laisser faire jouer un tour… vouloir y croire… se faire fourrer royalement par un mendiant, comme un enfant, aimant, innocent…

si la nuit tous les chats sont noirs, et ces jours-ci la nuit traîne au lit, au cirque tous les clowns sont rois… au fond, les clowns ne sont tous pas tristes, ils rient dans leur barbe… mais comme ils se sont rasés… ah ah ah, hi hi hi… good morning !

photo via Almasta, merci !