Archives pour la catégorie les digressions de l’an 13

faire ce que doit…

542525_348938345179306_2079703300_nvingt-septième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 13/1

traduction maison : ce qui est difficile dans ne rien faire, c’est que tu ne sais jamais quand tu as fini… pensez-y !

journée grise pleine de brouillard hier… superbe temps… temps doux, temps flou, temps filou, temps fou… tant mieux… tant pis… temps qui passe, et nous avec, nous aussi…

hier, la nature fondait ici, les arbres perdaient leur neige à gros motton… avec fracas, les arbres se délestaient de leur neige… on les sentait soulagés de laisser tomber cette charge, ce poids qui leur collait aux branches depuis quelques semaines… dommage car c’était grandiose mais on les comprend… ça leur était lourd à porter…

et hier ça sentait, dehors… ça sentait bon, ça sentait la vie, la promesse du printemps, la vitesse du temps qui passe, la lenteur du temps qui lâche… hier la vie revenait avec le temps doux, le temps flou, le temps filou, le temps fou…

all right, saison des corrections terminée… ça c’est quelque chose de fait… maintenant, ne rien faire… ou plutôt faire plus rien ? plus que rien, riens de moins… ou presque… car même ne rien faire, c’est faire quelque chose… pas si facile à faire ne rien faire… ou ne pas faire grand chose, faire pas grand chose… faire le rien, faire le bien… et si tu fais le mal, fais le bien…

donc maintenant ne rien faire… n’être rien, que rien, tout rien… rien à faire, rien à être… que vivre sa vie, qu’un pas à la fois… ne plus rien faire et ne plus rien être… humain, nues mains, paumes levées et ouvertes vers le ciel…

non mais c’est vrai ! quand est-ce qu’on a fini quand on ne fait rien ? comment on le sait que c’est fini ? on attend que ça switche ou on switche nous-même, on provoque le switch du rien au quelque chose ? mais que faire ? que de questions, si peu de réponses et c’est tant mieux… ça allonge le jeu, de mots, ça rallonge le jus des maux…

après un an à ne faire que ce qui doit, soit le strict minimum, de retour au point neutre le chroniqueur… en stand by, à apprendre la vie dans sa plus simple expression, à suspendre le temps avec circonspection, à se surprendre du temps qui me donne tant de leçons… à regarder le temps qui passe, en moi, sur moi, et qui laisse quelques rides… sec, juicy, aride…

au jour le jour, un jour à la fois, faire ce que doit… au jour le jour, un pas à la fois, vérité qui se voit… émerger, lentement, en soi, une respiration à la fois… nulle part où aller, qu’être, que faire du sur place avec élégance et dignité, avec présence et intégrité…

ne rien faire, faire ce que doit, faire ce qui est juste et bon… et bien, et sain, et rien… ne faire d’autre que ce qui veut se faire faire, ce qui coule de source et de soi, ne faire que ce qui doit… être fait… et faire avec coeur, avec parcimonie, bien faire et laisser faire, se laisser faire par la vie, se laisser ne rien faire, laisser sa vie faire sa vie… que de laisser faire la vie… qui passe, sur moi comme sur vous…

allez, bon dimanche à ne rien faire…

stairway vers le paradis

199739_116399471861946_365617867_nvingt-sixième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 12/1

OK pause musicale syndicale…

pour vous, ce pur bonheur pour vos deux oreilles, votre coeur, vos yeux qui vont peut-être s’humidifier et votre chair qui risque de devenir poule…

alors chronique pas de mots, croc notes…

maestras & stros… enjoy !

 http://blogs.vancouversun.com/2012/12/27/heart-plays-led-zeppelins-stairway-to-heaven-makes-robert-plant-cry-video/

merci à charu…

jus de maux…

sourisvingt-cinquième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 12/1

traduction maison : ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort(e)…

mais la vie finit quand même par faire les deux, elle nous rend plus fort(e) et elle finira quand même par nous rendre plus mort(e)… en tous cas, sinon notre âme, notre corps… corps fort, corps mort… et quoi qu’on en dise, on y est un peu attaché(e) à ce corps qui va vers la mort… donc fort et mort, forte et morte… crotte alors… crotte de souris et crotte de rat… et valderi valdera…

la dernière année a été rock n roll pour quelques-un(e)s d’entre nous hein ?  si nous ne sommes pas mort(e), nous sommes donc plus fort(e) alors right ? à moins que je parle tout seul et à moitié mort et que je ne m’en sois pas encore rendu compte… suis-je à moitié fort ou à moitié mort ? à moitié mort et à moitié fort ? en tous cas je ne suis pas demi moore ! (mais je l’ai toujours trouvé si totalement belle cette demi)… ah ! sacré joueur de mots ce croc niqueur…

si nous ne sommes pas mort(s), ce que j’espère fortement sinon ça voudrait dire que je ne m’en suis pas rendu compte, nous sommes donc plus fort(e)s… nous avons donc extrait le jus de nos maux et nous nous en sommes servis comme essence, comme gazoline… pour poursuivre notre route… mais notre route vers où déjà ? où est-ce qu’on s’en va ?

cette image de souris bodybuilder n’est pas sans lien avec les mots car de mon côté, c’est ma souris, et mon clavier et mon écran et vos yeux, qui m’ont permis de passer à travers cette grande traversée de 2012, ce rite de passage mayen nullement moyen, cette grande épreuve disons-le… car quelques coins ne furent pas si ronds qu’ils peuvent le paraître… en tous cas même si ça semblait tourner en rond, on ne les a pas tournés rond ces coins hin ? on est allés voir ce qui s’y cachait dans ces racoins… on s’est mis le nez dedans comme la souris dans le fromage…

au cours de la dernière année, j’ai parfois pensé y passer tant c’était périlleux comme enjeux… ou plutôt ne pas passer… à travers… en fait les grandes épreuves comme ça, ce sont elles qui nous passent à travers… on ne fait que les accueillir, ou pas parfois… mais on finit par se rendre… à l’évidence…

surrender… ces épreuves nous renvoient à nous-même… elles nous nettoient, nous décapent, nous polissent, nous rendent plus fins et fines… finfinauds et finfinaudes… d’expérience et d’espérance… plus sage, plus d’âge, moins de cage et de barrage, et moins de bagages à traîner…

auto-assigné à résidence pour aller au fond des choses, pour me rencontrer all the way, au cours de cette dernière année, ce fut moi la chose, ayoye chose… ce fut quelque chose… pas de pause… et peu de repos…

mais les mêmes mots qui ont défilé en boucle dans ma tête et dans ma cage – roule roule le petit hamster qui grandit rat – pour me hanter et m’étourdir sont devenus, au cours de la dernière année, mes alliés, mes fils avec lesquels je tissais ma sortie, les draps que j’ai noués pour sortir du trou de souris… pour éventuellement manger le fromage et éviter les pièges… mais attention, y est là qui watch, le piège…

au sortir de ce passage serré, suis-je plus fort ? je ne sais pas encore,,, suis-je plus mort ? sais pas non plus… mais la mort, on ne saura jamais vraiment avant d’y être rendu… et cette mort qui vient, elle gruge petit bout par petit bout nos illusions, nos faux espoirs…

parlant mort du corps, encore récemment, Christian Lamontagne, co-fondateur du temps fou,  fondateur du guide ressources et du site passport-santé, nous a quittés… moins fort dans le corps, sûrement plus fort dans l’âme… ciao swami anand arupam, compagnon de route… on s’est peu connus mais tout de même bien appréciés les quelques fois où l’on s’est croisés… tu peux te reposer maintenant… on s’en vient te rejoindre bientôt !

ce soir il y a un party sur la rive-sud rassemblant quelques ami(e)s du chemin… comme je ne suis pas encore assez fort socialement pour y être, je vous salue à distance et je vous lève mon verre… let’s drink to that !

image via mon ami phil…

homme invisible en couleurs…

Capture d’écran 2013-01-11 à 03.50.50vingt-quatrième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 11/1

chronique nocturne, chronique insolite, invisibilité chronique… 3 h 30 bing ! éveillé le chroniqueur… réveil chronique, la vie appelle et me pousse dans… les yeux…

OK de quoi on parle ce matin ? cette nuit plutôt… surfant un peu les internets à la recherche de belles images inspirantes pour starter une chronique, je tombe sur ce phénoménal artiste chinois… et du même coup, en bas de mon lit…

voyez-vous un homme se démarquer de cette image ? regardez bien… c’est l’homme invisible… en couleurs… outrageous, flabbergasting et mindblowing… comme disent les chinois justement…

Liu Bolin, l’homme invisible en question, artiste chinois dont la renommée va grandir vite si ce n’est déjà fait j’en suis certain, dit que son art représente la disparition croissante de l’humanité dans la société d’aujourd’hui et il utilise son talent pour refléter la culture, l’environnement et le progrès rapide de la société moderne…

moi qui n’est habituellement pas attiré par la chine, à part leur culture antique et leurs incontournables et inévitables biens de consommation, encore trop plein des préjugés du temps où mes parents achetaient des ptits chinois, je me rends compte qu’il y a probablement beaucoup à découvrir chez ce peuple de 1,35 milliard d’humains…100 milliards de planètes, 1,35 milliard de chinois…

1,35 milliard de chinois… à découvrir car ils commencent à prendre de plus en plus de place… notamment plusieurs de leurs artistes qui ont des choses à dire… en chinois mais au-delà… surprenant… certains d’entre eux parlent haut et fort, même s’ils se font disparaître… dans ce cas-ci… pas la soumission que l’on serait porté à attendre du peuple chinois dominé par un pouvoir heavy… à ce qu’il nous semble d’ici du moins…

alors chronique 11/1 (pour les amateurs de chiffres, jour éminemment important 😉 dans laquelle les mots sont superflus, dans laquelle je laisserai donc les images parler…

alors  pour vous en avoir plein les yeux, du savoir plein la tête et du wow plein la bouche, suivez le lien ci-bas qui mène vers le site d’un quotidien anglais qui illustre d’autres oeuvres de l’artiste, de même qu’une séance où on le voit se faire disparaître à l’aide de ses assistants… fucking amazing comme disent les habitant de beijing et de péking…

c’est OK vous me remercierez plus tard… pour le moment allez voir ça…

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2260161/Liu-Bolin-Invisible-man-artist-creates-images-camouflaged-background.html

au moins 100 milliards de planètes dans notre galaxie seulement…

HIO777vingt-troisième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 10/1

pouvez-vous imaginer ça vous ? au moins 100 milliards de planètes dans notre galaxie seulement… est-ce que ça peut rentrer dans notre petite tête ces données-là ? la question secondaire étant : et combien de galaxies ? ça en prend de la place dans un coco pour visualiser tout ça…

incroyable toute cette immensité environnante non ? et dire que nos problèmes prennent parfois plus de place que ces centaines de milliards de planètes… en espérant que ce ne soit pas le cas pour vous, au moins la plupart du temps, mais je vous soupçonne fortement de laisser vos problèmes imaginaires masquer les milliards et les milliards de planètes et milliers de galaxies…

en tous cas si vous n’êtes pas trop dissemblable de votre chroniqueur, je sais que vous n’avez pas toujours une vue claire sur l’immensité sidérale vous non plus… quand même incroyable que des idées et problèmes qui n’existent même pas peuvent cacher autant la vue périphérique…

de toute façon, je vous laisse avec ces réflexions en suspens pour le moment et un lien ci-bas menant vers radio-canada si vous désirez en savoir un peu plus…

en attendant je vous souhaite une ouverture d’esprit suffisante afin de laisser vivre cette grandiosité en vous, en tout et autour…

moi je m’en vais pelleter le toit de la maison de mon ami ben… au moins 1 000 000 000 de tonnes de neige sur son toit l’ami… et son coeur à lui ? encore plus grand que l’univers…

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/science/2013/01/04/003-planetes-nombre-estimation.shtml

photo : High Intelligence Office

 

big brodeur

sivanavingt-deuxième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 10/1

attention, je te vois… je te regarde tout le temps…. je suis ton big brodeur… je te vois, je vois tout… tu ne peux rien me cacher, en fait tu ne peux rien te cacher à toi non plus car je suis là pour te le rappeler, pour me rappeler à toi… car tu as tendance à vouloir oublier…

je suis toujours là, constamment à l’affut… surveillant tes moindres faits et gestes, tes moindres pensées… les notant même pour toi car tu as tendance à vouloir oublier… je suis fidèle au poste, même si tu voudrais me voir disparaître parfois pour enfin être seul… du moins, penser être seul… sans responsabilité ni conscience… no way…

je te regarde, je t’accompagne, je te protège, je veille sur toi… même si parfois tu te sens persécuté… je suis ton ange gardien… je suis ta conscience… mon regard porté toujours sur toi, toujours en toi, toujours autour, toujours ici, intimement en ta compagnie… quoique je pourrais aussi bien dire que c’est toi qui est constamment en ma présence… car j’étais ici bien avant toi… et je le serai pour toujours, dès maintenant, à jamais… et je suis bien plus grand que toi, ou plus grande si tu veux car je ne suis ni lui ni elle…

en fait, j’ai toujours été ici… et le serai toujours… depuis avant le début de l’éternité… longtemps avant le début du monde… ce monde s’est créé autour de moi, de moi, suite à moi, dans la foulée d’une grande suite d’événements que je te raconterai un jour… un déroulement de miracles et de coïncidences, de synchronicité et de hasards planifiés… de fluidité du temps qui ne passe nulle part ailleurs que dans ta ptite tête… car le temps c’est toujours maintenant… et ce n’est pas de l’argent… c’est du vent…

certains m’appellent dieu, d’autres de toutes sortes d’autres noms mais ils veulent tous dire la même chose… ils ne veulent rien dire car je suis tout… certains m’entendent parfois en eux car je chuchote, me nommant leur petite voix, leur intuition, leur instinct… d’autres au contraire, à l’extérieur d’eux-mêmes, me cherchent sans jamais me trouver car ils ne croient pas vraiment que j’existe… s’ils savaient… pourtant, ils sont moi et je suis eux… moi et eux, même matière première… eux et moi, même karma…

alors me voilà, ou plutôt me revoilà… décidant ce matin de me rappeler à toi, de me rafraîchir à ta mémoire car tu as tendance à oublier que je suis ici, que je suis là… pour toi, avec toi, en toi… tu me penses loin, ou pas du tout… car tu as souvent tendance à vouloir oublier… youhou samasati !

tu ne peux jamais vraiment être séparé(e) de moi car en fait je suis toi… je suis toi et tu es moi, nous sommes la seule et même matière, grise, noire, blanche et multicolore… tu n’es pas seul(e) car nous sommes un, la même et unique chose, la même et ludique vie… ni toi ni moi que nous… que je… que vie…

je suis ta mémoire, ta conscience, ton troisième oeil, ta petite voix, en vérité la seule voie qui soit… tout ce que tu fais et penses et sens reste, est noté, emmagasiné… même si tu ne t’en souviens plus,  car tu as tendance à vouloir oublier, c’est enregistré en ton corps et âme et dans les back-up du grand registre céleste… tu me traînes avec toi, toute la somme de tes actions passées t’accompagne… tu traînes constamment avec toi l’ensemble de tes pensées et croyances… tu portes le monde en toi, et vice et versa…

alors discrètement, je continue à te regarder, à veiller sur toi, à te surveiller, à prendre soin de toi… parfois tu te penses seul(e) et déconnecté(e) mais rien de plus faux mon brodeur et ma sisteure… je vois tout ce que tu vois, fais tout ce que tu fais, penses tout ce que tu penses, et souhaites tout ce que tu souhaites…

parfois je te donne ce que tu désires, souvent non, quand tu as parfois besoin de grandir autrement… et ton destin est tellement plus grand que ce que tu crois souvent… mais toujours je te donne ce qui est juste et nécessaire sur ta route, que ça fasse ton affaire ou pas…

je suis là, disponible, réceptif, pour toi mais pour chacun chacune aussi… car nous sommes tous et toutes les diverses manifestations du même grand jeu divin, deva leela, l’expression du même grand cirque cosmique…

et tout ce que tu as fait, pensé et dit continue de jouer à l’infini… à jamais, pour toujours, maintenant… alléluia, allez joue, là…

allez ! au fond du trou…

Photo © Daan Verhoevenvingt-et-unième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 9/1

traduction maison : non mais quel trou ça mes ami(e)s !

wow ! un trou presque sans fond, et sous-marin en plus… un trou attirant, envoutant, captivant mais tout aussi et tout autant apeurant, angoissant… brrrr… le néant…

avant de parler de ce trou juste vous dire que cette chronique, donc vous aussi par le fait même, parce que vous en faites partie, je l’sais je vous regarde d’ici du dedans de l’écran… donc, la chronique et vous, vous êtes ma récompense, mon nananne après la correction de 13 travaux de session et 1/2 aujourd’hui… je voulais clencher le reste mais je suis saturé, full travaux déjà… et je dois au moins ça aux 10 derniers étudiants qui m’ont remis leur travaux d’être dans une disposition adéquate pour les lire… alors besoin d’écrire un peu pour faire de la place…

lire l’histoire de vie back à back de 110 personnes que je ne connais pas personnellement mais à qui j’ai enseigné via le web et avec qui je n’ai communiqué que virtuellement de septembre à décembre… tout ce terreau de vie, ça remplit, ça touche, ça rotoculte le motton de monsieur le correcteur, ça émeut, ça brasse, ça shake… l’intimité de toutes ces personnes qui se sont livrées à moi, un quasi inconnu… mais c’est peut-être justement là que ça se passe, le fait qu’on ne se soient jamais rencontrer de corps… seulement d’esprit ! peut-être plus facile de se dire sans limite…

j’achève mon assignation à résidence auto affligée 😉 pour cause de correction intensive, 10 travaux seulement à corriger puis les notes à envoyer à tout le monde… après presque 3 semaines d’isolement à lire lire lire… presque toujours seul à ne rien dire dire dire… des fois y a rien de pire pire pire, que d’être seul seul seul aussi longtemps longtemps longtemps…

mais on revient aux vraies affaires OK ? quel trou hein ? moi perso, il m’attire même s’il me fait faire dans mon froc… peut-être justement à cause de ça… on dirait vraiment un trou sans fond mais en même temps un trou plein d’eau… duquel on ne reviendra peut-être pas si on y va, ce qui fait son charme d’ailleurs…

et parfois, pendant cette retraite de correction, j’ai rencontré quelque chose de similaire à ce beau grand trou sur la photo… mais à l’intérieur de moi, un trou d’énergie, un grand vide, tout plein d’espace, une totalement nouvelle différente qualité d’énergie, inconnue encore… comme ce puits sans fond…comme le feeling de flotter dans les flots, comme se laisser tomber dans un immense trou d’eau… défiant la gravité… s’abandonner au grand rien qui soit…

et graduellement, en s’y laissant plonger, y a quelque chose de dur en dedans du corps qui fléchit, comme plier, comme s’assouplir, comme se détendre, comme être tendre… finalement la résilience se forge, se tisse er se tresse… frôlant la détresse, frôlant l’ivresse, l’espace s’ouvre et donne le vertige, comme le fond de ce trou… comme un vertige à l’envers…

ce trou, il m’est apparu tout de suite comme le total contraste d’un saut en bungee… en bungee, on saute en bas, du haut des airs dans le vide, vers le dessus de l’eau… ici on s’enfonce dans l’eau, on s’éloigne de l’air, on se jette dans l’eau, creux creux dans les limbes aquatiques… on ne sait même pas s’il vit de quoi là… as above so below… infiniment grand, infiniment petit…

trouvez pas vous aussi que ce trou est comme un utérus sous-marin ? je sais, je sais, flyé le chroniqueur… mais vous trouvez pas que c’est quelque chose semblable ? comme aspirant ? d’où on pourrait venir et où on voudrait retourner sans savoir même ce qui s’y cache… ça fait juste feeler good… ça appelle fort en dedans… en même temps que ça fait peur…

ce trou-là, on dirait qu’il mène directement au centre de la terre/mer, en tous cas de la mer/mère, mais pas la mé/mer… simplement le nid de l’âme de la mer, le repère des sirènes…  le nombril et son réservoir de liquide amniotique sous-ventrin intra-mère… plongeon au centre de la mer… mer mais terre aussi… trou d’eau dans la terre… miracle !

trou lou…

dignes lignes…

1762_576655535695637_652086757_nvingtième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 9/1

traduction maison : ne croyez jamais ce que les lignes de la main révèlent à propos de votre avenir, car les manchots ont aussi un avenir…

si juste… même les manchots peuvent prendre leur destinée en main… en effet, eux aussi peuvent prendre le volant à deux mains – même si invisibles – pour se rendre à destination… drôle mais j’avais déjà eu cette réflexion, quel avenir pour les manchots au jeu de la chiromancie et de la bonne aventure ? dignes lignes de vie, lignes dignes de coeur, fines lignes de tête…

alors après du sens entre les mots de la dernière chronique, voici un peu de non sens entre les dignes lignes de celle-ci… son de cloche pour sonner la création et résonner la récréation, quelques fines lignes pour fignoler un peu de sens à tionnel, silence lionel ! le silence m’appelle…

quelques lignes dignes pour fineligner la dépense à mots, pour souligner la vérité et surligner les mensonges… pour enligner quelques pensées croches, se ficeller un peu la panse à mots et pour se nourrir l’esprit, vider la dépense et se bourrer la panse… au diable la dépense, je dépense et déparle… mots gratuits, mots dits…

fines lignes de vie, chemin invisible à suivre vers l’inconnu incertain, route pleine de doute, dans l’instant pésant, la pas léger, ici et là… présent monsieur, plaisant madame… pas de plan, ni de cerveau direction, on file tout droit et en tous sens vers maintenant… vite vite tout de suite… pout pout pout dans l’dash la vie…

on vit tout, tout là… les mains dans les poches ou dans le coffre à gants, accrochez-vous, vlà un gros croche dans la route… et on prend la courbe à 100… sans freins, ni à pieds ni à mains… sans destinée ni destin, en char ou à pied… à vélo ou en chaise roulante…

allez on vit dangereusement, on prend la courbe trop vite, on dépasse sur une double ligne… wo ! slomo, on suit docilement le trafic qui nous ralentit dans notre course effrénée vers nulle part, vers ici… motton et bouchon de circulation qui nous adoucit le pompom et nous fait rétrograder… les deux mains sur le volant, on se laisse conduire vers nulle part sur la grande route de vie et we enjoy the ride…

le mental comme un moteur qui tourne à plein régime, toujours, sans fin ni sans arrêt au pitstop, on and on and on, on pèse sur la clutch et on désembraye car impossible à arrêter ce moteur, si meneur, fou, si serveur, doux… wo le moteur docteur  !

les quatre pneus à terre, les quatre fers en l’air, on file sans queue ni tête vers ailleurs, toujours par en avant, vers un ailleurs ailleurs, un ailleurs meilleur, vers un nulle part à part… et à partager avec le monde entier… un ailleurs meilleur, un ailleurs de coeur, un ailleurs sans peur…

rouler vers nulle part, chacun(e) dans son char, corps à corps, coeur à coeur et char à char, l’âme en peine et en dégaine… on roule lentement mais sûrement vers le néant, bonne peur à bumper… ou vite vite vite vers icittt… même différence, toujours maintenant, toujours ici… toujours quelque part sur la terre, jamais nulle part dans l’univers…

embarquez-vous ? c’est moi qui conduit, pis je sais où je m’en vais… j’ai les deux mains bien agrippées sur le volant…

dogotof

photo : via do gotof

lisez entre les mots…

64042_514523191912723_408244817_ndix-neuvième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 8/1

Pré scriptum : cette chronique est rédigée au son (encore je sais mais je like) de http://www.leonardcohen.com/ca/news/listen-show-me-place / pas une mauvaise idée de la faire jouer en lisant cette chronique, ça donne une ambiance et une connexion avec le feeling de l’écriture… ça met au diapason… leonard chez-nous, leonard chez-vous, les mots vont se reconnaître…

traduction maison : écoutez ce que les gens disent et ce que les gens ne disent pas… les mots non-dits sont habituellement les plus importants car ils dissimulent secrets et vérités cachés...

same same pour les mots non-écrits… les lisez-vous ?

chronique pleine de plein air, chroniqueur de retour d’une longue marche sur la route vers Ste-Marguerite, là où il y a même pas encore de poteaux d’hydro… creux creux comme chemin… si beau ici !

en marchant tout à l’heure, comme d’habitude je regardais, je sentais et je pensais… qu’en écrivant ces chroniques, je suis un peu fou… je me mets sous la loupe… je suis un peu exhibitionniste à vous et voyeur de moi-même… et je me demandais à moi-même puisque j’étais seul : pourquoi t’écris ati ? mais je ne me suis pas répondu… j’ai laissé plané la question… et le doute…

si je suis bien sûr le sujet de chaque chronique, une courte perspective intérieure du moment à chaque fois, celui qui tient le clavier entre ses doigts, celui qui décide ultimement, simultanément, je suis aussi l’objet, le rat du labo, la bibitte décrite… la bibitte écrite, la bibitte décrite… parfois décrépite la bibitte, et parfois en orbite la bibitte… oui, drôle de bibitte…

je parle de moi, je me parle de et je suis parlé de… tout ça en même temps et pas toujours clairement…

au lieu de me pencher sur un objet d’actualité extérieur, j’éclaire un aspect de mon intérieur, surtout le versant inconscient car c’est ça qui monte en premier… chaque matin, c’est : OK qu’est-ce qui pop up aujourd’hui ? et up le pop-up sur la place publique… avec plus ou moins de censure… parfois plus que moins, parfois moins… parfois plus… parfois beaucoup…

car imaginez si vous saviez tout ce qui roule dans ma tête… pas certain si vous liriez encore à ce point-ci… je ne vous dis pas tout vous savez… alors vous ne savez pas tout… vous ne savez pas tout vous savez…  je ne veux pas ou je ne peux pas tout dire ? je ne peux pas vous le dire car je ne le sais même pas… qu’est-ce que tout dire anyway ? ce que je sais, ce que je veux dire ou ce que je ne sais pas encore et qui veut s’écrire à travers mes doigts… et que j’ose laisser sortir et poster…

souvent je découvre presqu’en même temps que vous ce qui sort… en relisant… je fais du mieux que je peux… et les mots font le reste… et à la grâce des dieux… et des boeufs… je tape, je tape, je tape et après environ entre 500 et 800 mots plus ou moins croisé, plus ou moins cachés, mais for sure tricotés serrés, l’affaire est ketchup et je ne pèse pas ENTER, je pèse ENTRE, comme entre les mots…

je punch in-between… inside insight chronique… j’intègre un voile de camouflage à mes mots… en fait je ne sais jamais vraiment jusqu’à quel point aller avec vous, avec moi… je ne sais pas ce que je suis prêt à vous révéler… par gêne, par pudeur, par honte, par retenue… par dessus mon épaule…

de chez-vous, m’entendez-vous ? me saisissez-vous ? entendez-vous et saisissez-vous le silence entre mes mots ? par facile écrire là… c’est ptit et serré… sérieusement, lisez-vous entre les mots ? devinez-vous entre les lignes ?  mais de toute façon, peu importe ce que j’écris, vous ne pouvez qu’interpréter comme vous le voulez et le pouvez de votre côté… donc moi je dis du mieux que je peux et toi tu lis comme tu veux et peux… fair deal

via cette chronique, de ma part, je ne vous dirai pas ouvertement rien de si important, du moins pas le plus important… car le plus important ne peut pas se dire… car je ne le sais pas encore, je le cherche, tourne autour, le déshabille lentement mais sûrement…

ce qu’il veut dire vraiment de toute façon le chroniqueur, il vous le cachera entre les mots, entre les lettres, il brodera sa vérité fondamentale autour et dans ses mots… il fioriturisera sa vérité, il brodera autour de ses trippes… il cachera qui il est sous les pattes de mots, dans les barre de t et sur les points de i, dans le trou des o et dans les fesses du w… il jouera avec les mots pour vous enfirouapper, rira de vous littérairement, vous prendra dans ses fils littéraires… et ses fils d’araignée…

OK lecteur lectrice

doux doux avec vous…

543140_321997494571028_1041690013_ndix-huitième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 8/1

traduction maison : arrêtez ! arrêtez ce dialogue négatif… vous ne diriez jamais à personne d’autre ces choses horribles que vous vous dites à vous-même … changez vos mots…  je commence avec ma propre vie, ce qui est déjà un changement et de formidables choses viennent vers moi…

simple dicton, sage dicton… moi doux doux avec moi, vous doux doux avec vous, nous doux doux avec tout OK ? créons un monde mou, un monde doux, un monde fou de soin de soi, de soin l’un de l’autre, de soin soin tout court…

si vous vouliez absolument prendre au moins une résolution pour 2013 et que vous n’en aviez pas trouver, pourquoi ne pas adopter celle-là ? elle sera bonne pour soi, et elle se répercutera directement sur les gens que vous aimez, et même sur ceux que vous n’aimez pas… et vous les aimerez alors…

car il est vrai que l’on est souvent plus dur et exigeant avec soi-même qu’avec quiconque… eh qu’on s’en permet avec soi… et pas toujours du jojo… on a le dos large… faisons semblant que quelqu’un d’autre nous regarde quand on se parle à soi-même, ça nous aidera à garder le ton cordial et bienveillant…

alors on met un terme à ça OK right now ? on se donne un break… on se donne du slack, on prend soin et on relax… on s’autochill… on se dit oui, on se soutient soi-même, on se supporte, on s’aime, tout simplement…

je la garde courte cette chronique pour vous donner le temps d’aller voir les deux autres chroniques back à back d’hier… boulimique le chroniqueur…

allez ! à plus tard…. les corrections appellent… ça achève…