vingt-septième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 13/1
traduction maison : ce qui est difficile dans ne rien faire, c’est que tu ne sais jamais quand tu as fini… pensez-y !
journée grise pleine de brouillard hier… superbe temps… temps doux, temps flou, temps filou, temps fou… tant mieux… tant pis… temps qui passe, et nous avec, nous aussi…
hier, la nature fondait ici, les arbres perdaient leur neige à gros motton… avec fracas, les arbres se délestaient de leur neige… on les sentait soulagés de laisser tomber cette charge, ce poids qui leur collait aux branches depuis quelques semaines… dommage car c’était grandiose mais on les comprend… ça leur était lourd à porter…
et hier ça sentait, dehors… ça sentait bon, ça sentait la vie, la promesse du printemps, la vitesse du temps qui passe, la lenteur du temps qui lâche… hier la vie revenait avec le temps doux, le temps flou, le temps filou, le temps fou…
all right, saison des corrections terminée… ça c’est quelque chose de fait… maintenant, ne rien faire… ou plutôt faire plus rien ? plus que rien, riens de moins… ou presque… car même ne rien faire, c’est faire quelque chose… pas si facile à faire ne rien faire… ou ne pas faire grand chose, faire pas grand chose… faire le rien, faire le bien… et si tu fais le mal, fais le bien…
donc maintenant ne rien faire… n’être rien, que rien, tout rien… rien à faire, rien à être… que vivre sa vie, qu’un pas à la fois… ne plus rien faire et ne plus rien être… humain, nues mains, paumes levées et ouvertes vers le ciel…
non mais c’est vrai ! quand est-ce qu’on a fini quand on ne fait rien ? comment on le sait que c’est fini ? on attend que ça switche ou on switche nous-même, on provoque le switch du rien au quelque chose ? mais que faire ? que de questions, si peu de réponses et c’est tant mieux… ça allonge le jeu, de mots, ça rallonge le jus des maux…
après un an à ne faire que ce qui doit, soit le strict minimum, de retour au point neutre le chroniqueur… en stand by, à apprendre la vie dans sa plus simple expression, à suspendre le temps avec circonspection, à se surprendre du temps qui me donne tant de leçons… à regarder le temps qui passe, en moi, sur moi, et qui laisse quelques rides… sec, juicy, aride…
au jour le jour, un jour à la fois, faire ce que doit… au jour le jour, un pas à la fois, vérité qui se voit… émerger, lentement, en soi, une respiration à la fois… nulle part où aller, qu’être, que faire du sur place avec élégance et dignité, avec présence et intégrité…
ne rien faire, faire ce que doit, faire ce qui est juste et bon… et bien, et sain, et rien… ne faire d’autre que ce qui veut se faire faire, ce qui coule de source et de soi, ne faire que ce qui doit… être fait… et faire avec coeur, avec parcimonie, bien faire et laisser faire, se laisser faire par la vie, se laisser ne rien faire, laisser sa vie faire sa vie… que de laisser faire la vie… qui passe, sur moi comme sur vous…
allez, bon dimanche à ne rien faire…

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