Archives pour la catégorie les digressions de l’an 13

dansons, chantons, émerveillons-nous… et fermons là…

164605_313588022086909_510881691_ndix-septième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 7/1

traduction maison: au sein de plusieurs sociétés chamaniques, si vous alliez voir le chamane pour vous plaindre de découragement, de perte de sens, d’apathie ou de dépression, on vous aurait poser l’une des quatre questions suivantes : quand avez-vous cesser de danser ? quand avez-vous cesser de chanter ? quand avez-vous cesser d’être émerveillé(e) par les histoires? et quand avez-vous cesser de vous lover dans le doux confort du silence ?
– Gabrielle Roth

énoncé parlant non ? simple médecine oui…

si l’on a arrêté de faire ces choses – non seulement danser, chanter, croire aux histoires et se lover dans le silence mais aussi toute autre chose que l’on aimait, aime ou aimerait faire et qui ne sert à rien socialement –  c’est peut-être que quelque chose s’est fané en nous, quelque chose s’est éteint graduellement, que l’enfant a grandi…

pour certain(e)s d’entre nous, la flamme s’est tout doucement éteinte au fil des ans et des obligations et des responsabilités et des changements… ou peut-être que l’on a trop essayé de fitter dans la game, de faire ce que l’on pense qui doit être fait… d’être sérieux/ses et responsables… peut-être qu’on est trop devenus des adultes… qu’on a oublié quelque chose…

alors si on repartait la machine ? si on redevenait comme des grands enfants ? et si on dansait, si on chantait, si on se contait des histoires et si on se lovait dans le silence, est-ce que la vie repartirait ? est-ce que la joie reviendrait dans notre coeur ? médecine de coeur qui vaut la prescription, l’auto-prescription… docteur nous-même…

et si on retrouvait ce qui nous allume ? ce pour quoi on est prêt à mourir ? ce que l’on est prêt à faire beaucoup beaucoup pour pas d’argent ? et si on mettait en branle des actions concrètes pour que ces projets qui nous tiennent à coeur se réalisent, se sentirait-on mieux ? ce faisant, est-ce qu’on inviterait pas la vie en nous et autour ? évidemment, poser la question c’est y répondre…

mais parfois, avant de repartir, on a besoin de patience, de temps de réflexion, de maturation, pour figurer ce qui nous allume car ça change en cours de route… on aime plus ou moins ce que l’on aimait jadis… et parfois on ne sait plus non plus ce que l’on veut, qui l’on est, où ‘on va…

parfois alors, on a besoin de fouiller de nouveau en soi, d’aller voir ce qui émerge de soi, maintenant, sentir ce qui émane du fond noir de la Madonne, d’écouter le silence qui contient ce que la vie nous chuchote comme nouvelles idées, comme nouvelles pistes et nouvelles routes à suivre… où la vie nous veut désormais…

allez, bonne pêche… moi je m’en vais voir les misérables avec un ami, yé !

récompense fin de chronique : superbe pep doc… dit par Allan Watts, pour revenir à l’essentiel… http://www.facebook.com/photo.php?v=10151443915694180

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et dernier goodie…

Nobody knows YOU better that you – yourself. You know who are you and what gifts you have within yourself. Share with the world who you really are and what your talents and gifts are and don’t be afraid of anything or anyone because God is always with you and watching over you.

As long as you are not hurting anybody and your intention is true, you have nothing to worry about. God has trusted you and given you the gifts for a reason. So, you should make an effort to use your abilities.

By doing so, not only you are n connecting to the real YOU, but, you might also help and inspire many people along the road you won’t even know. Stay happy and always be blessed ♥
~ Abira (via Angelic Poems and Prayers)

Noire Madonne…

ShamanTubeseizième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 7/1

depuis ce matin, cette image m’hypnotise tout simplement… elle m’est tombée dessus avant le lunch… d’ailleurs je voulais chroniquer sur autre chose mais je suis obsédé depuis… change d’objet de bla bla le chroniqueur… je suis allé marcher et j’ai même dû rebrousser chemin pour venir écrire quelques mots autour de cette image… un prétexte pour pouvoir la regarder, m’en imprégner, être touché par elle… inspirante et mystérieuse…

et en plus, elle a à voir avec la noirceur dans laquelle fleurit notre âme; c’est intuitivement je crois ce qui m’a mené vers elle, le mystère et la noirceur, desquelles émanent compassion et beauté sombre…

j’ai traduit ci-bas le texte anglais qui accompagne la photo… je garde mes mots pour moi, préférant laisser parler ces quelques auteurs qui nous présentent cette Reine de la Noirceur…

gratitude à la Madonne Noire et à son chemin de l’ombre…

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Maître Eckhart affirme que le terreau de l’âme git dans la noirceur… ainsi, si nous vivons superficiellement afin d’éviter la noirceur, nous nous coupons de notre ancrage, de nos racines, de notre profondeur…. la Madonne Noire nous invite à visiter cette noirceur, notre ombre, à aller dans nos profondeurs… ce que les mystiques désignent comme le coeur des choses, l’essence même… c’est là que réside la divinité, là où vit le vrai Soi… là où les illusions sont pulvérisées et là où se trouve la vérité…

Selon Andrew Harvey, la Madonne Noire est la transcendance de la mère Kali, l’utérus sombre de lumière duquel tous les mondes émergent et dans lequel ils retournent, la présence derrière toute chose… la noirceur de la lumière et l’incertain amoureux de la mère dans lequel se réfugie l’enfant lorsque son illumination est parfaite…

la Madonne Noire nous appelle vers cette noirceur qui est le mystère même… elle nous encourage à nous sentir à la maison là, en présence du mystère noir, profond et non-résolu… selon Harvey, elle est la noirceur du mystère divin, le mystère célébré par les adeptes de l’aphophatie (une théologie négativiste, qui tente de décrire dieu, le divin, par la négative, par ce qu’il n’est pas…)… ces penseurs considèrent le divin comme éternellement inconnu, mystérieux, au-delà de tous nos concepts, caché à nos sens dans une lumière si aveuglante que tout autour semble sombre…

Maître Eckart désigne la noirceur de dieu comme une noirceur superessentielle, un mystère derrière le mystère, un mystère dans le mystère qu’aucune lumière n’a jamais pénétré… et honorer la noirceur consiste aussi à honorer les gens de couleurs… en opposition au racisme… la Madonne Noire nous invite à dépasser les stéréotypes raciaux de même que les peurs raciales et les projections et de tendre vers la noirceur… (Matthew Fox)

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Art par: John Giuliani.
version anglaise
Meister Eckhart observes that “the ground of the soul is dark.”[3] Thus to avoid the darkness is to live superficially, cut off from one’s ground, one’s depth. The Black Madonna invites us into the dark and therefore into our depths. This is what the mystics call the “inside” of things, the essence of things. This is where Divinity lies. It is where the true self lies. It is where illusions are broken apart and the truth lies. Andrew Harvey puts it this way: “The Black Madonna is the transcendent Kali-Mother, the black womb of light out of which all of the worlds are always arising and into which they fall, the presence behind all things, the darkness of love and the loving unknowing into which the child of the Mother goes when his or her illumination is perfect.” She calls us to that darkness which is mystery itself. She encourages us to be at home there, in the presence of deep, black, unsolveable mystery. She is, in Harvey’s words, “the blackness of divine mystery, that mystery celebrated by the great Aphophatic mystics, such as Dionysisus Areopagite, who see the divine as forever unknowable, mysterious, beyond all our concepts, hidden from all our senses in a light so dazzling it registers on them as darkness.”Eckhart calls God’s darkness a “superessential darkness, a mystery behind mystery, a mystery within mystery that no light has penetrated.” To honor darkness is to honor the experience of people of color. Its opposite is racism. The Black Madonna invites us to get over racial stereotypes and racial fears and projections and to go for the dark.
-Matthew Fox

lettre de moi à ati…

734325_270846843040803_1505314431_nquinzième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 6/1

salut ati, c’est moi…

j’ai décidé qu’on allait se parler face à face nous deux, s’parler dans face comme on dit… en fait, moi j’vais te parler, toi tu vas m’écouter, tu vas me lire en fait… un ptit pep talk juste toi pis moi…

besoin de m’adresser à toi les yeux dans les yeux… j’ai un message pour toi et tu pourras le relayer aux gens qui te lisent si tu veux, si tu penses que ça peut aider… up to you… mais c’est principalement à toi que je m’adresse… quoi ? tu décides de partager ? alors salut chez-vous ! bonjour là ! donc on sera trois… mais on garde ça entre nous OK ?

je veux te rassurer un peu en fait… car j’te passe au cash ces temps-ci hein ? le test est tough ? mais t’es capable de l’prendre, surtout t’as besoin de l’prendre et de l’entendre et de l’comprendre et de t’détendre… faut te sabler les angles, t’adoucir les coins encore un peu… je sais que c’est pas facile mais y faut c’qui faut mon homme… reste fort mais flexible devant l’adversité… dis oui…

le temps ne passe pas tu sais, c’est toi qui passe, toi qui monte maintenant plutôt qu’avancer comme auparavant… le temps c’est une invention que les humains se sont donnée pour couper la vie en ptits morceaux, plus facile à saisir… sinon l’éternité ça vous fait peur…

une autre façon de bouger maintenant, le temps devient vertical et plus horizontal… c’est comme ça pour plusieurs, pas juste pour toi… tu penses que c’est pire pour toi que pour les autres ? c’est simplement parce que tu ne vois que ton histoire… mais vous êtes plusieurs dans le même bateau… et plus vous résistez plus ça va être long… un autre axe, ça prend un peu de temps à s’habituer…

en plus, je sais que ton coeur a été pucké aussi quelques fois récemment alors prends soin, sois doux, bienveillant comme on dit… pour le moment ça va aller, j’te donne un break, mais fallait le ramollir ton coeur tu sais… t’as la tête dure des fois, tu vois pas assez large, pas assez panoramique ta vue… think big sti ati…

patiente, attend, sois patient, relax, chill, coule, flow, des termes pour toi ça mon gars… pour jouer avec, pour réfléchir, pour ruminer, pour inclure dans ta salade et ta vinaigrette… tiens toi mon taureau… c’est ça qui t’aide pas non plus, ton gros signe astrologique lourd de taureau… ça résiste au changement parfois un taureau avec les quatre pieds dans la bouette émotionnelle… faut que tu deviennes plus réceptif, plus féminin…

la porte ? elle ouvre par en-dedans pas par en-dehors !

hier justement, après quelque temps que tu tournais autour du pot, je t’ai envoyé un motton que tu devais regarder mais comme tu ne l’aurais pas choisi par toi-même, alors j’ai poussé un peu la note… désolé, mais ça prend ce que ça prend et là, ça prenait ça…

plus clair maintenant ? j’espère que oui sinon faudra retourner là… mais pas maintenant,  plus tard… pour tout de suite, prends un break… relax… la seule chose que tu fois faire est de relâcher un peu, lousser, slacker, wo man !

pour te gâter, aujourd’hui, j’ai fait le ménage de la maison et ce soir je t’invite à souper, j’ai fait des saucisses aux légumes et parmesan dans une sauce tomate dans le crockpot, alors j’t’invite à souper… y a du vin aussi, je t’offre un verre l’ami, l’ati…

allez, tchin tchin…

traduction maison : on ne voit pas les choses telles qu’elles sont, on les voit tel que nous sommes…

vite vite vide…

304_391923547562716_2047535119_nquatorzième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 6/1

dans ma chronique précédente, je relatais cet inconfortable mood d’hier qui a passé sur ma vie comme un gros nuage… sans savoir d’où il venait ni où il allait ni ce qu’il disait… mood dans lequel j’ai décidé de demeurer et de brûler encore un peu davantage et qui, encore une fois, a finalement fini par passer, tout droit quand on ne résiste pas, comme d’habitude, et dégageant du même coup une autre couche, levant un autre voile… oushhh !

je soupçonne que ce vide que je ressens en moi, récurrent mais plus apparent et plus criant au cours de la dernière année, est liée à l’absence d’une personne significative dans mon quotidien immédiat… en fait, il y a très peu de personnes significatives dans ma vie en ce moment… dans mon environnement immédiat et quotidien je veux dire… car bien sûr mes deux filles sont importantes et mes quelques ami(e)s intimes…

non pas que je veuille absolument demeurer seul à tout prix et m’isoler… non non… aussi parfois envie de voir du vrai monde le chroniqueur, de socialiser autrement que sur la place publique virtuelle… en face en face, toutefois et non en groupe, si ce n’est que pour méditer ou chanter dans ce cas… temporairement mésadapté socio-affectivement le chroniqueur…

mais malgré une certaine attirance vers les autres qui commence à poindre timidement, je ressens en même temps encore en moi comme un profond et criant besoin fondamental de rester seul avec moi-même qui persiste… un appel à vivre en autarcie, un peu coupé du monde en quelque sorte… un face à face existentiel avec bibi… comme une grosse vague de fond qui m’incite à rester seul, en contact avec moi seulement, en silence à part ces chroniques…

en fait ce temps en solo s’étire depuis plus d’un an maintenant… je me suis en quelque sorte assigner à résidence, comme si j’avais à mariner dans cette solitude jusqu’à ce que le noeud gordien soit tranché, anéanti, éclaté… ou jusqu’à ce que le spring comes et que le grass grows by itself… ou jusqu’à ce que je réalise qu’il n’y a ni noeud gordien, ni moi… ni rien à dénouer… ni rien à faire tout simplement autre que d’être ici, flotter dans le vide… jusqu’à ?

hier, lors d’un rare passage au village qui m’a fait retourné chez-moi aussi rapidement que j’y suis allé, car encore fragile socialement le chroniqueur, un ami me disait qu’il avait rencontrer quelqu’une de spéciale récemment… surprise ! petit pincement spontané au coeur du chroniqueur… moissi, moissi, que j’ai entendu crier en moi…

et en même temps, je sais très bien que je ne suis pas prêt pour ça maintenant… je suis ouvert mais pas tout de suite… comme la conviction que ce que je cherche se trouve en moi, qu’en moi, n’appartient qu’à moi, ou bien que ce que je dois laisser aller ne m’appartient plus mais c’est seul que ça se passe… encore de la job de bras à effectuer en solo dans la cave… dans le huitième parking sous-terrain…

je crois qu’auparavant dans ma vie, j’ai toujours rempli cette vacuité intérieure à l’aide des autres – compagnes/gnons, étudiant(e)s, blondes, amantes, mes filles, ami(e)s, projets… ou encore par diverses activités les plus excitantes les unes que les autres… je n’ai jamais osé arrêter complètement pour aller voir jusqu’au fond ce qui s’y cache… maintenant je comprends pourquoi ! pas évident ces endroits-là… mais right now, zéro ambition vers l’horizon, zéro mouvement par en avant, que du sur place existentiel, que du creusage en moi, que de l’introspection décapante, hi ha !

en somme, il n’y a peut-être absolument rien à trouver dans ce vide finalement… rien à découvrir, rien à voir, rien à faire, rien à remplir… peut-être même pas de vide non plus… que de l’espace, que de la présence… que de l’inconnu impossible à tagger… et difficile à liker… mais faut aller au bout, jusqu’à ce que la cloche de récré ne sonne de nouveau…

et si vide il y a, il est clair plus que jamais auparavant que personne ne pourra le remplir pour moi… peut-être que ce vide n’existe même pas… que ce n’est ni vide ni plein… que ce n’est même pas, ou si…

peu importe, par souci d’intégrité, je ne peux que rester ici, arrêté, et accepter de faire ce qui ne me semble souvent que du sur place… zéro but, aucune direction… je ne peux que rester en contact avec ce filon qui ne mène nulle part ailleurs qu’ici… toujours ici et maintenant, c’est long ça ! nulle part ailleurs qu’ici, vers moi… et attendre… patiemment… sans attente… jusque ce que l’élan s’amorce de nouveau, jusqu’à ce que la vie m’appelle…

oui envie d’être heureux, comme la plupart d’entre vous, simplement, naturellement, mais pas nécessairement avec quelqu’un… qui me rendra heureux… le bonheur simple first et si la vie veut que ça se partage, avec une ou plusieurs, so be it !

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‎ »In the Lotus Sutra, it is said everything is emptiness — this world is empty, hell is empty, heaven is empty, God is empty, everything is emptiness. Emptiness is the nature of all things, nothingness, so be attuned to nothingness and you will achieve and a deep inner emptiness is needed;  that inner emptiness becomes the womb.  So I’m not saying stop doing, stop action; I’m not saying that. I am saying that whatsoever you are doing, let it be just an outside activity. Inside become feminine, silent, doors opened, empty, waiting… – Osho

trou noir et full béatitude…

raisingecstasytreizième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 6/1

traduction maison : on ne peut commencer à se trouver soi-même avant d’être perdu…             – Henry David Thoreau

journée de flottement hier… journée perdue dans le temps et dans l’espace… journée blanc neige, bleu ciel et jaune soleil… superbe journée hivernale et cristalline à l’extérieur mais journée dense et sombre à l’intérieur… surprise ! journée motton foncé en soi… encore ? encore pire quand le sun shine dessus et vient éclairer encore davantage cette sombritude…

avez-vous ça vous aussi parfois ce genre de journée qui ne va nulle part ? ce genre de journée de rencontre avec de drôles de parties de soi-même qui arrive du néant, sans crier gare ? pas vraiment ce que l’on choisirait comme samedi de janvier mais si c’est ce que l’univers nous offre, on en disposera avec grâce et dignité right ?… sans passer à côté, ni éviter, ni nier ou renier… ainsi soit-il…

donc journée bouette, journée trouble, journée de grande solitude interne et externe… une journée de vide extrême qui vous remue le fond du baril… sans que l’on puisse rien y faire d’autre que de sentir, regarder, mariner dedans, plonger et explorer cet univers sous-marin qui se cache en soi… 10 000 lieux sous les mers du ptit père…

pas confortable mais en même temps tout à fait impossible de passer à côté ou d’éviter… donc dans ce temps-là, soit on met un bouchon, on se divertit et on attend que ça passe…  mais ça, ça ne marche plus heureusement, soit on fait face proactivement et volontairement, on se bouche le nez, on plonge à deux mains et saute à deux pieds…

et on creuse, et on respire dedans, et on reste là, sans fuir, avec courage, les yeux grand ouverts, le nez aussi car ça ne sent pas toujours bon that deep down et faut aller trouver la source… comme si pour aller au fond des choses, fallait risquer se salir les mains… on ne peut simplement tasser et passer à autre chose… faut creuser, déconstruire, défaire, démonter…

donc accepter sa perditude pour se retrouver, aller au fond pour déboucher sur de nouveaux mondes, de nouveaux horizons… laisser de côté nos vieux schémas pour en adopter d’autres, ce qui ne se fait pas toujours sans heurts ni douleur… deep cleaning

un jour à la fois, une respiration à la fois, un pas à la fois, un oui à la foi…

si quelqu’un peut aller totalement dans sa douleur, sa tristesse, il se rendra compte éventuellement que cette douleur, cette tristesse s’est évaporée… dans cette transformation se trouve la joie, la béatitude… la béatitude ne se trouve pas à l’extérieur de soi, en opposition à la douleur, la tristesse… au contraire la béatitude se trouve dans les profondeurs de l’être, cachée sous la douleur et la tristesse… vous devez creuser dans vos couches de douleur et de tristesse et vous trouverez un puits de joie, la source de votre béatitude… 

– Osho

article intéressant sur la verticalité et les nettoyages que ça implique… http://lapressegalactique.blogspot.ca/2013/01/notre-transition-dans-la-nouvelle-ere.html

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ajout de dernière minute, mots de Rumi via Edward Kasimir sur un post de Clélia Marsadie

This being human is a guest house. 
Every morning a new arrival.
A joy, a depression, a meanness, 
some momentary awareness comes as an unexpected visitor.

Welcome and attend them all!
Even if they’re a crowd of sorrows,
who violently sweep your house empty of its furniture, 
still, treat each guest honorably.
He may be clearing you out for some new delight.

The dark thought, the shame, the malice,
meet them at the door laughing,
and invite them in.

Be grateful for whoever comes, 
because each has been sent as a guide from beyond.

Welcome difficulty.
Learn the alchemy true human beings know.
The moment you accept what troubles you’ve been given, 
the door opens.

Welcome difficulty as a familiar comrade. 
Joke with torment brought by the Friend.

Sorrows are the rags of old clothes and jackets 
that serve to cover,
and then are taken off.
That undressing,
and the beautiful naked body underneath
is the sweetness that comes
after grief.


-from Illustrated Rumi, p. 77

jouer à cash cash…

564985_10151183681245825_73218661_ndouzième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 5/1

OK trève de correction, pause chronique… ati write home... vous êtes mon break, ma puff de divertissement, mon excuse pour écrire plutôt que de lire mes travaux, pour m’écrire moi, plutôt qu’en lire d’autres, pour dire et rire et relire un peu… tirelire…

tirelire ? image choc non ? photoshoppée of course ! envie de sacrer le cash à la poubelle ? un truck de cash… vive le troc… vive le libre échange, le libre échangisme… mais pour le moment, on vit à cash city... en passant, camion de poubelle ou de recyclage que celui-ci ?

je parle de cash ce matin car il y a quelques jours, un ami à moi et spécialiste des sites web (et futur blogueur lui-même ? 😉 est venu chez moi… pour me serrer la pince… à ma demande pour voir comment je pourrais rentabiliser ce blogue pour éventuellement en venir à gagner ma vie uniquement en écrivant…

non pas que je veuille devenir millionaire, mais j’aimerais bien gagner ma vie en faisant strictement ce que je préfère au monde… écrire des chroniques, vous écrire des chroniques…

j’aime toujours enseigner mais j’adore écrire… et j’aimerais éventuellement ne faire que cela… ou pas, la vie me le dira… alors comment transformer un hobby en source de revenus ? telle est l’une des questions…

donc différentes possibilités : mettre un peu de pub sur le blogue ? vraiment pas certain… inclure des liens vers des produits à vendre ? hum, pas sûr non plus… inclure des documents réservés à des membres qui paieraient un ptit quelque chose pour avoir accès à de l’extra ? ah ! déjà plus tentant… moins intrusif et moins commercialisant… et aussi quelques autres idées que je garde pour moi pour le moment…

ou peut-être que je continuerai à enseigner pour payer le loyer et à écrire pour me payer la traite…

ça soulève toutes sortes de questionnements et de réflexions en moi cette considération de – possiblement – rentabiliser ce blogue… je ne veux pas pervertir mon plaisir pur qui consiste à écrire au sujet de tout ce qui me vient en tête – et surtout n’importe quoi – sans aucune censure, en toute liberté…

même questionnement au sujet des activités de méditation que j’organise ces temps-ci chez-moi ici à l’Aiglise… j’offre tout sur une base de contribution volontaire depuis quelques années… et ça marche… mais possible d’en arriver à gagner sa vie sous cette forme ? à suivre…

alors chers lecteurs/trices, si vous avez des idées, des suggestions, des propositions, faites-moi signe, je suis curieux de vous entendre… euh vous lire !

OK back aux corrections…
soin soin…

ouch ! merci !

We fall down, but we get upneuvième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 4/1

traduction maison : oublie ce qui t’a blessé mais n’oublie jamais ce que cela t’a appris..

c’est beau non ? et sage en plus… et tellement vrai… comme les plus simples évidences…

en effet, les plus grandes leçons de la vie nous proviennent souvent des expériences les plus difficiles, des événements les plus marquants, des défis les plus confrontants, des gens que l’on trouve les plus chiants, dérangeants et fatiguants…

les événements qui ont laissé des traces en nous, des marques sur nous, vivent encore en nous… tatouages d’apprentissage… traces au coeur, marques au corps, coups à l’âme…

les grandes leçons de vie vivent inscrites en nous… au fur et à mesure des crises, chocs, bouleversements et drames, elles se logent en nous comme des blessures de guerre, comme des souvenirs des temps durs qui nous font apprécier qu’ils sont plus mous lorsque digérés ces temps… car les leçons apprises durant les temps durs durent… toute une vie… nous suivent jusqu’à la mort du corps… résilience, alchimie, transmutation…

les bleus au coeur, les grand regrets (je sais, je sais, on ne doit pas avoir de regrets, mais au cas où, on se donne la permission OK ?), ce que l’on considère comme des erreurs, comme des gaffes monumentales, sont toutes des sources de rappel que la vie s’apprend parfois à la dure, par essai et surtout par erreurs, des erreurs qui n’en sont jamais vraiment en réalité…

ces temps-ci, je suis dans un marathon de correction des quelques 125 travaux de session de mes étudiant(e)s virtuels; je leur ai demandé, en 5-7 pages, de me parler de leur expériences de dépendance et d’addiction…

parmi celles-ci, plusieurs histoires marquées de combats, de cassages de marboulette, de souffrance, de challenges, de difficultés, de multiples pétages de yeule, de chutes et de rechutes encore plus nombreuses… toutes des expériences qui ont rendu ces hommes et ces femmes de coeur courageux, fort(e)s, pour la plupart d’actuels ou de futurs intervenants psychosociaux en devenir, riches de sagesse et d’expérience… utiliser sa bouette personnelle pour faire de l’art humain collectif…

moi-même qui a passé dans le tordeur nommé 2012, je me sens dorénavant plus mou, plus doux, plus humble et ample, plus perméable à la douleur de l’autre, à sa sensibilité, à l’humanité de mes frères et soeurs… une capacité que j’avais perdue au cours des années… je ne veux pas nécessairement retourner en arrière mais j’apprécie de plus en plus les leçons qui s’y sont cachées…

faut-il vraiment souffrir pour être belle/beau ? avoir mal pour devenir fort(e) ? pas certain de rien… et il y a là probablement des restants de catholicisme qui nous promettait le paradis à la fin de nos jours pour soutenir un maintenant exécrable dans cette croyance… mais au-delà de la philosophie, il restera toujours quelque chose des temps durs…

pas certain de rien mais en même temps, même si cela n’est pas absolument nécessaire, quand ça nous arrive d’avoir effectivement mal et de vivre des situations difficiles, de manger des claques sur la gueule par la vie ou par le monde qui l’habite, ça nous apporte quelque chose de précieux si on sait retirer l’essence de l’expérience… leçon de distillation à l’état pur…

l’adversité donne de la colonne, nous rend droit(e), digne même si parfois un peu dingue aussi… les bouts tough nous donnent du coffre, de l’étoffe…

donc je me souviens…

pas du bobo, mais de ce qui en reste… leftovers constructifs

pleine d’amour…

Every-Heartache-is-gonna-....huitième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 4/1

nuit d’éveil, programme double chronique…

traduction maison : toute peine d’amour va vous transformer… mais ça dépend de vous si ça vous laisse plus sage ou aigri… plus faible ou plus fort… oubliez votre passé et laissez-le derrière vous et créez un avenir meilleur et plus lumineux… – Karen Kostyla

oui clairement, les peines d’amour nous transforment… non sans effort ni douleur… ça fait mal… et partie de la game… au grand jeu de l’amour, qui s’y frotte s’y pique… qui s’y consume s’y brûle… le karma et le coeur…

toute peine d’amour nous brise le coeur… nous ouvre le coeur grand ouvert – comme disent les anglais – it breaks our heart open… ça nous ouvre le coeur en le brisant… coeur ouvert à l’amour, amour conditionnel à l’inconditionnel… ouch…

en effet, en peine d’amour, on en vient à avoir le coeur tellement gros qu’il implose, en nous, hors de nous et tout partout, pour éventuellement s’approcher d’un amour pour le monde entier, en commençant par soi-même d’ailleurs… le défi d’ailleurs…

mais l’amour de soi ne revient pas facilement car avec toute peine d’amour, toute déception amoureuse, arrive son lot de défis et d’épreuves à l’amour propre, à son estime personnelle… avant d’aimer et ouvrir de nouveau, on haït et ferme en masse auparavant…

récemment, pour la première fois de ma vie, j’ai codépendu… je ne me suis pas défendu, ni débattu devant mon attachement pour une autre personne… j’ai plongé coeur le premier et tête à l’envers… j’ai abdiqué mon bon sens rationnel, mon sensuel critique, ai laissé tomber l’armure émotionnelle et j’ai dit oui à regarder cette partie de moi, vulnérable, moumoune et collante, à la remorque d’une autre, ma victime à moi qui remet son pouvoir à l’autre, qui se regarde à travers les yeux de l’autre, qui veut l’autre plus que soi… horrible !

mais essentiel, il me semble, à vivre au moins une fois dans sa vie, si ce n’est que pour se promettre de ne plus jamais recommencer… et encore… pas de garanti là car on peut essayer d’empêcher un coeur d’aimer, bon chance !

la grosse pepeine d’amour est horrible à vivre… car ça implique qu’on a remis à autrui sa source de pouvoir, ce qui constitue en quelque sorte une perte de dignité, une paralysie émotionnelle, une atrophie de l’amour propre… mais qu’on doit accepter d’avoir à vivre éventuellement car l’amour est une conduite à risque, un sport extrême…

et si on n’a jamais souffert d’amour, c’est qu’on a jamais vraiment risquer l’amour non plus je crois… pas l’amour avec un grand A et désincarné dont parle les grands sages, mais l’amour en minuscule et en italique, souligné et rouge pêtant… l’amour horizontal… le gros amour sale… celui qui sent et qui tache les mains et le coeur et qui nous fait y laisser notre peau… de banane sur laquelle on peut glisser, tomber et se la casser… et si on a jamais souffert d’amour, ben on a peut-être juste joué safe so far…

il faut souffrir pour aimer ! ouch ! qu’on aime pas ça lire ça ! faites-vous en pas, j’aime pas plus l’écrire et encore moins l’avoir vécu… pas une règle cardinale incontournable la douleur amoureuse, mais d’après moi, un passage quasi obligé pour s’attendrir le coeur, pour développer sa compassion, pour soi-même et les autres, pour se ramollir la pompe à steam… pour réanimer sa capacité d’empathie, raviver sa source de compassion…

être jaloux, insécure, à la remorque d’une autre, vouloir posséder l’autre, ne penser qu’à elle, tout le temps, plus qu’à soi, surtout quand on veut l’oublier, que de leçons d’humanité ça mes ami(e)s… ça vous dit quelque chose ? des souvenirs encore douloureux ? car ça laisse des bleus au coeur ces expériences de brisage de coeur qui ne partent jamais vraiment tout à fait… comme des séquelles permanentes de commotion cérébrale mais dans le plexus en plus de la tête… commotion cardiaque… fracture du coeur… ouch…

expériences difficiles mais riches et incontournables pour re découvrir son coeur, sa capacité de vibrer, sentir, pour sortir de l’amour de tête et plonger dans l’amour de coeur, avec tous les risques et les failles que ça comprend… boobytraps amoureuses…

oui les peines d’amour nous transforment… better or bitter ? on choisit définitivement better mais la phase bitter est naturelle, quasi inévitable, partie intégrale du processus… mais à aimer sans péril, on apprend l’amour sans gloire… oui clairement, les peines d’amour nous transforment…

petit amour deviendra grand… petit amour est en train de devenir grand… maintenant… de plus en plus grand… tout le temps…