Archives pour la catégorie les digressions de l’an 13

changer… changé… danger…

163307_466964836697043_1541782079_nseptième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 4/1

traduction maison : curieux paradoxe que lorsque je m’accepte tel que je suis, alors je peux changer…

changer ou ne pas changer, quelle question… changer ou pas ? telle est la question… est-ce même une question ? qui appelle réponse… ou non… ou pas… mais pourquoi changer ? pourquoi vouloir changer ? pour qui ? changer si, mais changer quoi ? changer qui ? quand ? maintenant ? et qui change quoi ? pourquoi changer ? et pour le remplacer par ? quoi ? pourquoi remplacer ce qui est déjà ?

que de questions, pas de réponses, que doutes et interrogations…

car si je veux me changer, est-ce le je qui change le moi ? est-ce que je peux changer moi ? puis-je simplement changer quoi que ce soit ? un je qui change le moi, n’est-ce pas quatre trente sous pour une piastre ? du ptit change… comptant content… se prendre pour du cash… qui change quoi et pourquoi ? quoi change qui et pour qui ?

changer pour changer, parce que la vie est changement, parce que la seule chose certaine dans la vie est que tout change, surtout le changement… tout passe, tout droit ou tout croche, constant changement… comptant changement, changement content content…

qu’on le veuille ou non, les temps changent, les gens changent… et restent les mêmes, demeurent pareils… du pareil au même… changer pour changer, et tout reste… et en même temps que tout change, tout demeure… rouge sur blanc tout fout le camp, blanc sur rouge rien ne bouge…

s’accepter tel quel(le) pour éventuellement pouvoir changer… hum… que koan ceci… mais qui fait sens… car si je suis assez solide pour m’accepter tel quel(le), alors je peux aussi dire oui à la transformation, à la mutation, à la transmutation… à l’alchimie du temps qui passe sur moi et qui me forge et me modèle comme le vent qui passe sur moi comme le temps qui tasse le vieux en moi…

me prendre comme je suis pour éventuellement me laisser transformer, évoluer, me laisser modeler autrement, comme la vie le veut, comme la vie le peut, comme le flot qui coule, comme le rock qui roll… the river is flowing, back to the sea… et pierre qui roule n’amasse pas mousse… au nombril du monde…

changer sans le vouloir, vouloir changer sans le pouvoir, changer simplement car la vie le veut, changer car la vie le peut, change qui peut… sauve qui peut et n’est pas chauve qui veut… à moindre de fendre les cheveux en quatre, et vive la règle de trois, deux par deux… et une souris veeer…rte…

résolutions de nouvelle année… belles promesses à tenir, ou surtout pas… changer sans le vouloir, vouloir changer sans le pouvoir, tourner en rond et revenir au point de départ et recommencer… bonne année… chaque premier janvier apporte son lot changements vains, de futures promesses non tenues, de défis à réaliser, ou probablement pas… cette année je vais…. bla bla bla…

résolutionner et projeter par en avant un passé amélioré, émettre des promesses d’un avenir meilleur, inspiré par un présent passable, incomplet, insatisfaisant… un espoir futur né d’un désespoir présent, un espoir futur pour conjuguer un passé décevant, un présent achalant… avant, maintenant, plus tard… vraiment ? ou toujours maintenant right now ?

plutôt rien à faire… simplement arrêter d’essayer de vouloir éventuellement possiblement peut-être pouvoir changer… arrêter, s’arrêter, accepter, reconnaître, assumer, intégrer, dire oui, sinon peut-être… ou non au changement…

et le changement se produira anyway, qu’on le veuille ou pas, car ce changement vient tout naturellement avec la vie qui passe, avec le vieux qui se tasse, de lui-même… pour faire place au jeune, au neuf, au nouveau, au frais, à l’actuel, au présent…

et le présent, quel cadeau !

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Just relax 
Stop trying to change anything
and recognize what is already hereThere may be changes
or there may be no changes 
but that is secondary to
what is always here
traduction maison :
relaxez, tout simplement
arrêtez d’essayer de changer quoi que ce soit
et reconnaissez ce qui est déjà présent
il peut y avoir des changements
ou il peut ne pas y en avoir
mais tout cela est secondaire
face à ce qui est toujours ici
~ Gangaji
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exemple touchant de changement :

http://www.facebook.com/photo.php?v=535184355831

bien seul…

15997_527214960624863_567295945_nsixième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 3/1

je suis bien seul… et vous, êtes-vous bien seul(e) ?

finalement, ça s’en vient… après quelques années, j’apprends la solitude relaxe et pleine… et je prends, le temps… et je prends, l’espace… et je tend la main, au temps qui passe, à côté de moi, sous moi, par-dessus, sur moi, en moi, et à travers…

eh oui, lentement mais inévitablement, j’accepte le fait que je suis seul au monde, OK OK les nostalgiques, connectés à tout et tous et toutes, mais aussi bien seul au monde… seul, bien au monde…

bien sûr, j’ai deux filles, frère et soeurs, des ami(e)s et connaissances, des accointances, quelques complices et ami(e)s intimes, d’ex amoureuses à statut d’ami(e)s, mais fondamentalement, au-delà de ces rôles et relations, je suis seul… fondamentalement seul… comme vous… même si vous êtes en couple ou en relation multi amours…

quelle évidence d’affirmer qu’on est seul(e) non ? mais moins évident de le bien vivre, de le vivre bien, de le vivre en paix et tout court, de le vivre sans manque, sans vide, sans désir d’être en couple… assumer une solitude digne et pleine… reposer solidement sur ses deux pieds, fondamentalement…

le soir de la veille du premier de l’an, après avoir passé la journée avec ma fille en ville, j’étais seul à la maison et je réfléchissais, surtout ce que j’ai fait la veille du jour de l’an cette année, fléchir et réfléchir… si être seul(e) à la maison un samedi soir est une expérience intéressante, être seul à la maison la veille du jour du l’an l’est encore davantage… on est vraiment seul quand on est seul à la veille du jour de l’an…

donc fléchir et réfléchir à la solitude… fléchir une première fois, et fléchir de nouveau… et réfléchir est encore ce que je fais en ce début de nouvelle année… et tous les objets de réflexion sont sur la table ces jours-ci… solitude and all… je fléchis et réfléchis… je plies mes croyances, déplies mes idées, extensionne les possibilités …

eh oui, en ce début de nouvelle ère, je réfléchis à la solitude, mais aussi à ce que je suis, ce que je crois et croyais être, ce que je serai peut-être, ou pas, ou plus… je réfléchis à ce à quoi je «sers» sur cette terre et aussi beaucoup ce à quoi je ne sers plus… servir comme service… quelle est la mission à poursuivre ?

aussi anodin que le geste peut paraître pour certain(e)s d’entre vous, ma vasectomie de l’an dernier a radicalement changé ma position et ma vision sur cette vie… pas si anodin de tout à coup ne plus être en mesure de procréer, de co-créer la vie avec quelqu’une d’autre… quand même 31 ans de paternité dans le corps le jeune cinquantenaire… grosse partie de mon identité qui a sacré le camp… qui suis-je maintenant ?

regarder en arrière et réfléchir sur sa vie donc, surtout pour la laisser aller, accepter que ce qui était n’est plus et ne sera plus jamais… accepter que la période famille telle que connue est révolue, révolu comme révolution, alors apprendre à jouer un autre rôle, un rôle drôle, comme dans différent, comme dans inconnu, comme dans nouveau et frais et inhabituel… changer de rôle, vous vous êtes trompé(e)…

assumer une solitude nouvelle donc qui vient avec le fait que les enfants sont grandes maintenant et volent de leurs propres ailes, qu’elles sont leurs propres elles… papa now et bientôt grand papa peut-être…

être seul chez-moi, en moi et ressentir quelque chose comme une grande vague de compassion envers vous tous et toutes qui vivez seul(e), après avoir fondé famille ou non, vous qui vivez seul(e) et bien, vous qui vivez seul(e) et mal avec ce fait, vous qui apprenez aussi, comme moi, à apprivoiser cette solitude révélatrice, cette même solitude qui berce ma vie à moi aussi depuis quelque temps… et à assumer… et à apprécier…

au bout du compte, pas d’autre but en ce moment que d’amadouer cette dite solitude, l’apprivoiser, la mettre à sa main, la modeler pour qu’elle conforte, sécurise, rassure, comble et remplisse le vide apparent… et d’autre part, à moi aussi de me soumettre à elle, chère solitude, pour accepter que je baigne en elle, que je m’y abandonne, que je suis fondamentalement cette solitude… en solo, unique et planté solide en cette solitude… solitude, dis moi qui je suis dorénavant…

et apprendre l’amour de soi, prendre l’amour en soi et se le donner à soi en premier lieu, se nourrir soi-même, s’auto-alimenter d’amour et d’amitié… avec générosité, abandon, bienveillance… appellez ça égoïsme si vous voulez… fine with me… ou estime de soi, amour propre, fierté, dignité…

alors chers ami(e)s, en solo, en duo ou en trio, en famille, en commune ou en colocation, en amour ou y rêvant, à l’aise ou en manque, in, co ou inter dépendant, sympathique ou fatiguant, êtes-vous bien seul(e) ?

moi si…

de plus en plus…

plus qu’hier moins que demain…

à bas les résolutions !

psychdeliccinquième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 2/1

traduction maison : vous êtes parfait(e) exactement tel(le) que vous êtes…  avec tous vos défauts et vos problèmes, pas besoin de changer quoi que ce soit… tout ce que vous devez changer est l’idée que vous devez changer quoi que ce soit…

le voici mon souhait ultime pour la nouvelle année… pour moi, pour vous, pour le monde entier… pour tout le monde et pour personne… simplement s’accepter tel que l’on est et dropper une fois pour toute l’idée de changer quoi que ce soit… se changer, s’améliorer, grandir, croître, devenir une meilleure personne, fini, basta ! on reste comme on est bon !

ne rien changer d’autre que la croyance qu’il faille changer quelque chose… car changer c’est fatiguant et ça ne marche pas de toute façon… changer c’est renier comment dieu nous a fait… changer c’est de ne pas se prendre tel que l’existence nous a conçu(e)…

car que peut-on vraiment changer anyway ? éliminer quelques rides, changer quelques habitudes, nos vêtements, les couches du dessus, les artifices, les détails de surface, des broutilles, quelques comportements que l’on juge innoportuns… dieu nous a créé parfait(e) alors honorons-le en étant exactement qui nous sommes tel(le) que nous sommes… basta… nothing to change… ce qui doit changer va le faire de soi anyway… en s’acceptant tel quel, on ne fait qu’éliminer le supplice… mais c’est de la maturité ça ?

enfin ! finies toutes ces résolutions non tenues plus que quelques jours, tout ce wishful thinking, source d’encore plus de culpabilité, de déception, d’échecs auto-administrés… on peut bien émettre quelques intentions, exprimer quelques désirs et lancer ça dans l’univers mais si le grand plan prévoit autre chose, qui sommes-nous pour lui mettre des bâtons dans les roues… on prendra ce qui vient… à la grâce de dieu et du diable…

enfin ! laisser tomber cette idée de vouloir que les choses soient autrement que ce qu’elles sont car la vie va suivre son cours de toute façon… ainsi soit-il…

enfin ! s’accepter exactement tel(le) que l’on est, simplement, totalement, en assumant la rose mais aussi ses épines, car celles-ci sont précieuses pour protéger la beauté de la rose si fragile… et franchement, ce que l’on veut changer c’est souvent pour plaire aux autres, ou du moins ne pas déplaire… alors on s’assume et se présente au monde tel que l’on est… avec fierté, imparfaitement parfait(e)…

alors je nous souhaite d’arrêter de vouloir changer… kapout cette idée de changement que l’on peut dorénavant laisser tomber, écrapoutir, smasher, piler dessus, mettre dans le blender… et s’assumer sincèrement, définitivement, une fois pour toutes… simplement dire oui à qui l’on est, à ce qui est, ce que l’on aime ou ce que l’on déteste… déjà un bon premier pas non ?

donc je nous souhaite une année 2013 exactement tel qu’elle sera… pas bonne année… car ni bonne, ni mauvaise cette nouvelle année, juste une autre année à nouveau numéro… même pas nouvelle l’année en fait car c’est toujours la même vie, le meme témoin qui la regarde passer… les années ne sont qu’un autre carré aux dattes dans ce grand lunch planétaire…

donc je nous souhaite une étape à venir pleine de promesses de tout, de rien, une plage vierge, pure, sans plan pré établi, sans planification aucune donc sans surprise autre que celle qui voudront se manifester d’elles-mêmes…

shttt… écoutez…

6646_10200142622229511_446140914_nquatrième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 2/1

pour entendre, faut écouter…

bizarrement, ou pas, quand on commence à vivre dans le silence de la nature, on entend beaucoup le bruit de son propre mental, du son mental en stéréo… on le voit, on le rencontre, on le confronte, il nous fronde et nous inonde… mais lentement et graduellement, il se calme et le silence clame et réclame préséance…

pour finalement se laisser décoder et apprécier, ce cher silence… et de plus en plus, un silence de qualité émerge, de plus en plus sûr, de plus en plus pur…

mais les premiers temps sont hasardeux, touffus, brouillons, bruyants, chaotiques… il faut passer à travers cette tempête d’idées, de bruits, de chaos, incontournable… pour éventuellement déboucher sur le silence, inévitablement déboucher le silence… mais faut y mettre le temps, le soin, la présence… faut se déboucher les oreilles…

il y a un temps pour prier, émettre ses intentions, faire sa liste de résolutions, passer sa commande… enter… puis vient ensuite le temps de faire le vide, se rendre disponible, écouter, et laisser le mental s’apaiser… mais c’est long, ça prend du temps, ça se cultive, lentement, patiemment, passionnément, scrupuleusement…

dieu nous parle à travers la nature, il/elle chuchote dans le silence des arbres, dans le blanc de la neige, dans la chute des flocons, dans le voyage des nuages, dans la pureté du vent qui secoue les arbres, forts et flexibles, dans le chant des oiseaux, dans le bruit de leurs ailes qui fendent et tranchent l’air immobile… le silence est suspendu à nos oreilles… et nous à ses lèvres…

l’existence nous émerveille et nous interpelle dans la majestuosité du silence des éléments… mais faut prendre le temps de se laisser interpeller, se laisser accoster par les détails environnants, par la perfection de l’environnement, par la magie de la vie des environs… se faire silence comme on se fait harakiri…

donc tout d’abord se «silencieuser» la boîte à idées, se mettre la tête à off, un peu du moins, ralentir le mental jusqu’à un doux ronronnement… respirer, lentement, être à l’écoute, patiemment, placidement, platement, oui… pas excitant ni spectaculaire mais captivant, par en dedans… pas évident mais payant, calmement… écouter, simplement…

comme un grand jeu d’observation, chaque détail compte, chaque frisson renferme son  silence propre, doux, délicat… chaque moment apporte son son, chaque son son silence… attentif, présent, à l’affut, shttt, écoutez…

éventuellement, tout est révélé à qui sait attendre, à qui veut entendre… le murmure de l’existence, la danse de la vie, le déploiement du temps dans le vent… la subtilité peut envahir nos oreilles puis le message atteint graduellement le coeur, l’âme, la caisse de résonance… pour finir en transe et en cadence…

les paroles s’affolent et s’envolent, le silence est d’or… le silence est d’ores… et déjà en nous… suffit de le réveiller, le retrouver, le réclamer, de le clamer à nouveau, se le réapproprier… le perdre pour mieux le retrouver… mais pour ça, faut abandonner pour un moment walkman, diskman, cell. et Ipod, touch ou pas… faut cesser le constant blabla, laisser spinner le mental jusqu’à ce qu’il s’épuise, qu’il nous épuise, et s’apaise… paix en son âme…

et là, ici, tout de suite, maintenant, right now, on redécouvre que le silence est toujours présent, en arrière plan, en toile de fond, en background… qu’il a toujours été là sous les bruits, il n’a jamais quitté la scène… faut simplement savoir l’entendre, attendre et entendre, tendre l’oreille, tendrement, patiemment, cultivant, captivant ce silence…

l’écoutez-vous ? l’entendez-vous ? l’attendez-vous ?

c’est ce que je nous souhaite en 2013…

Succès !

Sistahintheraw
troisième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 1/1

traduction maison : «le succès ? c’est s’aimer soi-même, aimer ce que l’on fait et aimer la façon dont on le fait… – Maya Angelou (que je ne connaissais pas mais que je veux connaître davantage, voir lien ci-bas d’ailleurs pour un peu plus)… donc le succès c’est l’amour…

I like it !

intéressant d’avoir la photo de la «personne propriétaire de la bouche/main/tête/coeur de laquelle a sorti la citation» non ? ça humanise, ça donne un visage, ça donne du coeur aux mots… ça montre d’où ça vient… belle madame en tous cas… une poétesse activiste, entre autres choses…

donc résolution première, et la seule en fait : avoir du succès selon les normes de Mme Angelou… aimer plus, aimer mieux, aimer tout court et toujours… aimer personne en particulier, aimer tout le monde en général, en commençant par soi-même… donc pour moi, écrire autant de chroniques qu’il veut en sortir de ce corps… car en fait, écrire, vous écrire, est ce que j’aime le plus faire au monde et j’aime aussi ce qui en ressort… je suis mon plus fidèle lecteur… donc deux sur trois, check !

en fait, c’est plus facile pour moi d’aimer écrire que de m’aimer moi-même si je suis sincère… plus facile d’aimer ce que je fais que d’aimer qui je suis… ouain… à self-inquirer

m’aimer moi-même ? c’est ma ligne à moi celle-là, parmi les trois, à développer, travailler, jouer avec, inviter, améliorer, expandre, apprendre, répandre, bref, vous saisissez… apprendre à s’aimer, easy right ?… et si j’écris parce que j’aime ça, ben ça va aider à aimer le monde en général, donc moi inclus ! smart non ?

alors oui au succès ! et simplement laisser les mots me pousser dans le dos, dans l’cul du sac à lettres du grand jeu de scrabble universel… qu’ils me délient les doigts ces mots, et qu’ils aident à délivrer un chapelet trouvé dans une boîte d’alphabits, un cordon alphabétical qui pourra – et pis qui pourra / hip hip houra – espérons-le, faire comprendre au monde ce que je pense et ce que je veux dire le plus précisément possible… si ça intéresse quelqu’un ou pas ? pas grave, le besoin de dire est trop fort… alors premièrement clarifier pour soi-même dans la boîte de cérébélum puis ensuite mettre en mots dans la soupe alphabète… beau contrat… faire du sens de cette vague alpha…

avez-vous remarqué que Mme Angelou utilise like et pas love ? et ça passe bien, mieux même que love non ? en tous cas pour moi si… plus simple, plus ordinaire, plus terre à terre… pas un monde de Dieux ni de Déesses, mais un vrai monde de bonnes et bon’yables… du monde ordinaire, le «vrai monde»… une madame qui s’est battue pour les droits des siens… simple et forte… ça se sent… juste à la voir, on sent son coeur… donc yes to like !

alors du succès pour tout le monde pour ce nouveau tour de piste, bien sûr on commence chacun chacune par soi-même, mais aussi et ensuite, on en souhaite tout autant pour toi, lui, elle, eux, nous, vous, ils et elles… de l’amour chacun pour soi puis ensuite pour tout le monde… hi ha…

bien sûr, succès pour nos ami(e)s ! mais aussi et surtout peut-être encore plus pour nos ennemi(e)s, nos adversaires, pour ceux et celles qui nous font suer dans cette vie… si on en a… c’est probablement eux et elles qui nous font le plus grandir, apprendre, bouger, nous garder éveillé(e)s, bouger sur notre chaise… eux et elles qui nous gardent vivant(e), qui nous poussent par en avant… être en paix quand leur nom nous passe en tête… en leur souhaitant the best…

tchin tchin !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maya_Angelou

psstt… c’est la troisième de la journée, ça se peut que vous ayez manqué la deuxième 😉

pureté blanche…

IMG_2172.1deuxième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 1/1

de retour d’une marche au paradis… le soleil, le froid, la neige, la forêt camouflée, la pureté pure tout autour… une vérité de cristal frappe les environs de mon home ces temps-ci… sharp, juste, froide, précise, raffinée… tout ce qui dépasse y passe, plus de place pour le superflu, pour le rough…

si, au Japon, le zen se décline sur mode de «fendre le bois et transporter l’eau», au Québec, il se transforme en «rentrer le bois, chauffer le poêle et pelleter la neige»… un zen sec, pur, léger et fluffy, qui descend sous le zéro absolu de minutes en minutes… une vérité de glace, pure, immaculée…

une fin 2012 et début 2013 en solo dans mon igloo de mon côté… sans pulsion pour sortir, ni parler trop trop, ni voir de monde… qu’un peu de ménage, un peu de correction, manger parce qu’il le faut parfois… m’assoir et contempler… pas habitué à faire ça aussi longtemps l’ex-hyperactif… retraite fermée jusqu’à ce que mood s’en suive et change… on se bat pas avec la vie…

une partie de moi aimerait bien feeler social, party animal, mais ce n’est clairement pas ce qui est là, présent… plutôt mood retraite zen en blanc… alors je suis ce qui veut être… clairement pas moi l’boss ces temps-ci, c’est la vie qui fait à sa tête, c’est elle qui décide, moi j’m’attache pis j’suis… je suis la vie… qui passe et fait du sur place… qui me laisse de glace, dans un duel avec ce qui je pensais être, un face à face avec ma face à claque… un saut dans le vide… un look dans le miroir, qui me reflète et me reflète et me reflète et… que du vide à la longue… n’être plus rien… pour devenir tout ?

comme un grand détachement croissant qui prend place en moi, parfois soulageant, parfois épeurant… vertigineux ce saut dans le vide… une disparition de l’ambition qui ira jusqu’où ? que je me demande… vivre dans un monde un peu hors du monde, en marge… comme une quête interne qui demande complétion, qui ne laissera aucune illusion survivre, aucune zone d’ombre demeurer, ni brouillard vaporer… décapant, épurant, détachant, dérouillant, polissant…

un laisser aller inévitable, trop fort pour s’y opposer, trop forte la vague pour la surfer, que la laisser nous porter, jusqu’au rivage, nous chavirer, ou nous noyer… et que faire se peut… à la grâce de dieu… trop tard pour les résolutions, la vie s’en est chargée… elle apporte ce que doit…

tiens en vous quittant pour aujourd’hui, deux ptites perles comme récompense d’avoir lu jusqu’ici… un texte et un vidéo…

le texte:

I believe that if you’re meant to do something, you’ll end up doing it someday. You may take a while to get there, to reach your destination but eventually if it’s meant to be yours, destiny will eventually catch up with you. 

So don’t be dismayed when the people you meet in your journey of life try to put you down, stab your back or block your way to reach your destination.  Just focus. Keep on walking out of the darkness and into God’s light. Have faith that what God plans and puts together, no human can tear apart.

et le film, un présent de 7 minutes de pure beauté pour le nouvel an… mais pour apprécier pleinement, faut tout arrêter et contempler… ça joue d’ailleurs pendant que je vous écrivais… pure beauté que je vous dit… chanceux chanceuses va… à demain si inch allah…

http://player.vimeo.com/video/6518109?autoplay=1

photo : bela

hug de mots… aho !

528580_10151307324399729_1326417967_n première digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 1/1

salut lecteurs/trices ! long time no write, long time no read, long time no seelong time

nouvelle année, nouvelle série de chroniques pour chevaucher 2013… au trot ou au galop… mots nouveaux pour tourner la page sur 2012, qui en fut toute une… mots humbles et discrets mais mots passionnés quand même, mes mots passionnés quand même… mots en provenance de mon moi sous mon toit, de mon chez-moi dans mes bois à votre chez-vous un peu partout…

image parlante non ? image touchante en fait, cadeau de mon amie clélia… merci l’amie… tu m’as bien saisi…

c’est comme ça que je me sens quand je pense à vous… écrire… gros envie de vous prendre dans mes bras, de vous enlacer de mes mots… de vous hugger les yeux et le coeur… de vous flatter avec mes mots simples d’esprit…

envie de nous bercer les mots de l’âme avec mes doigts de soi qui ne parlent pas la langue de bois… faire la job de bras de bois avec des mots de soie… presque deux semaines de sevrage chronique… j’avais hâte de rechuter… hâte de vous shooter un dose de mots, de vous faire une accolade de mots nouveaux, de nouveau… hâte de vous enfiler mes mots de nouveau à travers les yeux et le coeur…

tellement que ça m’a réveillé à 4h30… tout excité le chroniqueur à l’idée de vous retrouver, vous et mon clavier… accolade de mots enfilés les uns aux autres, enfilade de mots de moi à vous… collier de mots tapés de mon coeur à vos yeux, vos oreilles, vos coeurs… bouquets de mots fleuris qui s’ouvrent et se révèlent… des mots pour vous, mes mots à moi, de moi à vous… mais mes mots avouent… des mots tout doux… ré et ex pression de mots… qui veulent jaillir, qui veulent sortir, qui veulent tout dire. qui veulent fou rire…

des mots mous, des mots doux, des mots fous, d’envie, de vie, d’envie de vie… des mots transparents, des mots criant, des mots urgents, pour dire, se dire, vous dire, se dire et être lus, vus et sus… des mots à la vue et au su de toutes et tous… des mots flambant lus…

depuis quelques jours, j’me retenais pour ne pas écrire… en sevrage chronique le chroniqueur… à l’intérieur le chroniqueur… mais on n’empêche pas un coeur d’aimer écrire… ni un chroniqueur de croquer les mots trop longtemps… mais néanmoins je me contenais, j’étais patient chronique, j’attendais la nouvelle année… comme un enfant attend minuit le 24… ces nouveaux moments éternels… pis là yahoo ! ça peut sortir de nouveau, ça peut jaillir le nouveau…

le coq niqueur a envie de pondre ses mots cocos, parfois sunnyside up, parfois brouillés, d’autres fois pochés ou cuits durs et même crus s’il le faut… ses mots pleins de jaune comme le soleil de plus en plus blanc… ses mots chlorophyle pleins de vert espoir… ses mots écarlates, d’un rouge plein de coeur, ses mots blues du coeur, ses mots purple, ses mots people, multicolorés… un arc en ciel de mots, un jardin de sensations, un pont de couleurs et de sens à cin’cenne, de moi à vous, vers vous de moi, des mots à distance, mes mots quand même, mais mots quand même…

ouf ! finie 2012… elle fut tout un numéro celle-là non ? en tous cas elle a fait son numéro… bingo ! et nous on a fait notre tour de piste…  grosse digestion de passé cette 2012, mâchage de vieux karma, long détour dans nos histoires, nécessaire faut croire, voyage vers le bas, dans la cave en soi et dans le noir en nous, pour aller y allumer la ptite flamme jusque deep down… une sorte de face à face dans le miroir originel… mais faut que ça se fasse une fois de temps… back home babydoo…

alors welcome nouvelle floppée de mots… même mots, mots nouveaux, mots hauts, mots bas… touchez-y, touchez-y pas… des mots pour dire l’essentiel, pour préciser l’inutile, pour définir l’insaisissable… des mots pour dorer l’existence, des mots pour beurrer nos souffrances, des mots pour crèmer de sens, pour créer du sens… enduire d’onguent, de soin, de doux… des mots pour broder de soie…

allez, feelons doux

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Une digression (du latin digressio, du verbe digredi signifiant «action de s’éloigner»2 ; en grec: « παρεκβάσις (parekbásis) ») est une figure de style qui consiste en un changement temporaire de sujet dans le cours d’un récit, et plus généralement d’un discours, pour évoquer une action parallèle ou pour faire intervenir le narrateur ou l’auteur (c’est l’épiphrase pour le roman, ou la parabase pour le genre théâtral).

Considérée comme un ornement inutile par la rhétorique antique, la digression est cependant une technique narrative éprouvée. Elle permet de dilater le récit, de ménager des pauses, de divertir ou d’ironiser, ou, enfin, d’insérer un commentaire de l’auteur.

La digression, qui se distingue de la parenthèse, constitue en effet une pause dans la narration, soit à une fin ludique (sans relation au fait principal raconté) soit à une fin explicative lorsque le narrateur veut éclairer un point de l’histoire, soit enfin dans un objectif métadiscursif, c’est-à-dire de réflexion sur le discours lui-même.

Si elle peut être rapide et ne constituer qu’un moment sans enjeu, elle est cependant très utilisée pour interroger le lecteur. En ce sens, elle peut être un ressort des stratégies discursives de l’auteur.  source : wikipédia

dafhu