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amor la mort

10538075_10152585315042264_2958642532655758841_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre fort ti fève /// 6-8

traduction : il n’y a rien de tel que la mort, une âme ne peut pas mourir

l’un de mes meilleurs amis a récemment reçu des nouvelles de santé inquiétantes… très inquiétantes… surtout pour lui… et pour ses proches et ses ami(e)s aussi bien évidemment, mais surtout pour lui car que lui qui marche dans ses souliers… mais nous sommes aussi sur sa route…

quelque part en moi, quelque chose sait en quelque sorte que l’âme ne meurt pas… oui quelque part, quelque chose et en quelque sorte… trop gêné pour le dire plus affirmativement…

car la mort c’est vague, c’est flou, c’est intuitif, plus ou moins présent à la conscience, plus ou moins là en notre fort intérieur, cette présence qui sait, cette présence qui sent, cette présence au-delà de l’absence d’interprétation qui filtre et réduit les faits et événements à une trop petite expression, à un dénominateur trop commun… la mort c’est fort…

mais de là à affirmer à mon ami que la mort n’existe pas, oh que non ! je me garde une grosse gêne… car qu’en sais-je ? qui suis-je pour affirmer à quelqu’un à qui on vient d’annoncer une aussi terrible nouvelle que l’âme ne meurt pas ? car ce n’est pas à son âme que le médecin s’est adressé, c’est à son corps entier… et à sa tête en particulier…

et je crois que la job de chacun et chacune de nous face à la mort est de séparer corps et âme, corps et esprit, et revenir à soi, à la partie en nous qui fait partie du tout, du grand tout… grand chemin… long chemin… sur lequel on marche tous et toutes mais pour certain(e)s, ça devient plus réel parfois..

on peut bien affirmer qu’il n’y a rien de tel que la mort mais qu’en sait-on au juste ? avons-nous déjà mouru ? sommes-nous allé de l’autre côté pour en revenir ? alors que peut-on en dire ?

car on peut bien avoir une opinion face à la mort, mais comme disait Platon: l’opinion est quelque chose d’intermédiaire entre la connaissance et l’ignorance…

alors quand on sera rendu là vous et moi, on verra bien… on peut bien affirmer ne pas avoir peur de la mort maintenant, mais on regardera dans nos propres culottes à ce moment-là pour voir la réalité…

mon ami est inquiet et moi de même… on le serait à moins non ? mais possiblement que cette mort à venir pour chacun et chacune de nous constitue l’expérience ultime de retour à soi, le plus grand des reality check

et recevoir un diagnostique aussi tranchant vient immanquablement nous ébranler dans nos certitudes et nos acquis… ça remet tout en questions… sans donner de réponses claires…

en tous cas, perdre des ami(e)s comme ça arrive immanquablement en vieillissant et que la mort commence à s’annoncer un peut partout autour de nous ramène à un grand respect pour la vie… pour cultiver une source de compassion qui nous fait souvent défaut… retour à l’humilité devant plus grand que soi, bye bye contrôle, welcome la vie via la mort…

peut-être bien qu’il n’y a rien de tel que la mort et que l’âme ne mourra jamais… peut-être… possiblement… plausiblement…

certains sont allés de l’autre bord et en sont revenus et nous disent à peu près tous et toutes qu’il n’y a rien à craindre… ils et elles parlent de lumière, de légèreté, etc… ça rassure, ça sécurise…

mais le chemin de chacun et chacune se fait seul… et cette solitude doit se cultiver de notre vivant… et la mort rode autour, toujours… elle se cache dans la vie…

alors ami(e)s mortel(le)s de corps mais pas d’esprit, bon journey…

absolument et délicieusement ridicule

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les fous mots /// ••• \\\ nombeurre fort tee tree /// 5-8

traduction : il est préférable d’être absolument ridicules qu’absolument ennuyant(e)s

oui mesdames… yes mamselle… oui monsieur… tiens toi… et moi aussi…

en étant ridicule, on s’éclate, on s’pète la fraise, on sort de la camisole de force… et en plus, le temps passe vite… toujours un bon signe quand le temps passe vite… ça veut dire qu’on est captivés, qu’on est impliqués, on disparait dans ce que l’on fait en quelque sorte…

on a beau dire, tant que le regard des autres sur soi a encore prise sur nos actions, le ridicule nous mène par le bout du nez… en fait, surtout la peur du ridicule… mais la peur du ridicule a de moins en moins sur nous… la preuve ? je me suis fait chroniqueur…

quand on est ridicule, on perd la face empruntée et on retrouve son visage originel… on retrouve son âme, on reprend contact avec l’enfant en soi, celui ou celle qui ne sait pas, mais qui sait encore tout, qui se souvient… celui ou celle qui rit, de la vie et dans la vie, de soi-même, des conventions et des croyances qui ne sont pas nôtres… ah ah ah…

le ridicule nous permet de trouver notre vrai soi… et quand on trouve ce vrai soi, ça fait bing, ça fait bang, ça fait boum… ridiculement juste…

10354236_835330259810489_3330015482136378756_nce vrai soi qui est dangereux pour l’establishment, pour les pouvoirs en place, pour la foule, pour la tradition, pour les bien-pensants… parce que lorsqu’on reconnaît ce vrai soi, on devient un(e) individu… individuellement, mais connecté à tout ce qui vit, en contact avec son chemin propre, sa propre voie…

le ridicule ne tue pas, au contraire, il donne la vie, il donne la permission de vivre tel qu’on l’entend réellement… pas la vie de nos parents, ni celle de nos ancêtres, encore moins celle qu’on attend de nous… non notre propre vie, à soi… on peut enfin être celui ou celle pour qui l’on se prend… enfin se prendre pour soi-même… ah ah ah… et guiliguili…

autrefois la terre était plate, désormais elle est ronde… concept ridicule au départ mais non moins juste et exact… et de plus en plus, ça s’éveille sur cette grosse boule qui tourne, ça pop up, ça allume… de plus en plus les gens ont le courage d’être ridicules, ridicules aux yeux des ceux qui veulent garder les choses intacts… l’avenir sera ridicule ou ne sera pas…

plus grands sont les défis et plus brillantes seront les solutions requises… les jeunes d’aujourd’hui viennent en ce monde avec un regard différent sur cette réalité… leurs idées peuvent sembler ridicules aux yeux des plus vieux, mais le monde de demain sera pensé par eux et elles, ces indigos, ces enfants cristaux…

la semaine dernière, on a regardé Patch Adams avec les enfants de ma belle… si quelqu’un n’a pas eu peur du ridicule, c’est bien lui… et quel ouvreur de portes, quel fonceur, quel humain provocateur comme on en a tant besoin… au-delà du nez, l’âme d’un guérisseur…

ridicule n’est qu’un jugement de la part des bien pensants qui signifie dans la plupart des cas que le chemin nouvellement ouvert est original, unique, encore vierge… les idées nouvelles semblent d’ailleurs souvent ridicules à leurs débuts… mais pour de nouveaux problèmes, que de nouvelles solutions qui semblent souvent ridicules à première vue…

ridicule ? ça frôle la mort tellement que c’est le fun !

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non clairement, le ridicule ne tue pas, il permet de vivre totalement… délicieusement…

ici, mains tenant

10172701_692100227498184_28134649570812767_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre fort ti tout /// 4-8

traduction : accepte ce qui est, laisse aller ce qui était et garde foi en ce qui sera…

mode d’emploi pratico-pratique plus que judicieux pour non seulement survivre, mais surtout et simplement vivre, mieux et bien… que ceci à faire en fait… en fait, rien d’autre à faire que d’accepter ce qui est car cela est, on ne peut se battre contre cela… et laisser aller ce qui n’est plus car justement, ça n’est plus, et face à ce qui vient et viendra, ou pas, rien à faire face à ceci et cela, car on ne pourra voir qu’en temps et lieu…

la vie est relativement simple finalement si on s’en tient à cette équation…

passé = fini / présent = ici / futur = on verra…

quotidien composé… du lever du soleil à son coucher, un pas à la fois sur le chemin qui ne mène qu’ici, avec la foi dans plus grand que soi, à chaque pas, à chaque fois…

prendre chaque respiration comme elle vient, parfois lente, parfois rapide, inspirer, expirer, et recommencer… même pas à le faire en fait, ça se fait tout seul… qu’en prendre note une fois de temps en temps et explorer l’intervalle entre chacune…

prendre chaque pensée comme elle vient, sans s’y laisser engager, sans s’y laisser prendre, et la regarder, la regarder tourner sur elle-même et disparaître dans le néant… comme des bulles de savon dans les yeux d’un enfant…

prendre chaque journée comme elle vient, et faire avec… ou se laisser faire par… et se refaire aussi… faire sa vie mais surtout se laisser faire par la vie… être le matériau de la vie, au service de la vie… être la créature et la création et non absolument le créateur…

passé présent futur… de beaux concepts mentaux pour trancher le moment… de beaux concepts qui se fondent tous éventuellement l’un en l’autre dans l’instant présent, ce court et éternel instant qui passe et repasse et repasse… avant que nous trépassions…

alors le temps de l’illusion du temps qui passe… car que la vie qui est, qui ne semble que passer, tout droit ou en nous…

si le passé n’est plus, et le futur pas encore, alors il ne reste que le présent… comme un cadeau, comme un fruit mur à cueillir, à accueillir…

et se laisser porter par la vague, surfer sur les ailes du temps qui n’existe pas… une respiration à la fois… un coup d’aile de papillon à la foi…

mais à prendre avec optimisme ce présent du moment car sinon la vie serait bien étrange non ? feels better…

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et de toute façon, on ne s’en sortira pas vivant(e) de corps… aussi bien ne pas mourir à la tâche…

alors que se laisser prendre dans les mains du temps qui n’existe pas, prendre la main du temps qui ne passe jamais pour constamment revenir à maintenant…

comme le sable dans le sablier, le temps peut plier… prendre le temps par la main, sans le retenir… temps présent, mains tenant…

de lien mais si…

1901232_501287933335904_1689241955071784059_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre fort tea ouanne /// 31-7

OK mais comment on fait pour le ré-inventer ce lien ?

pour se libérer ? pour sortir de l’illusion de la séparation avec tout le reste une fois pour toutes ? pour embrasser toutes les créatures vivantes et l’ensemble de la nature ? frenchkiss aussi acceptés by the way ?

comme pour moi probablement, une fois de temps en temps, vous réussissez à les couper ces fichus liens et à faire sauter les chaînes…

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alors hi ha ! le r’voici, le r’voilà, ce feeling de libération tant voulu et attendu, qui se présente de nouveau miraculeusement, comme par magie… et on retourne aux sources, à la source… on se sent connecté(e) à tout ce qui vit, tout ce qui est, en soi comme en dehors…

mais possible trappe ici car si on le veut trop, on ne l’aura pas… c’est dans le lâcher prise, le letting go que ça vient… et revient… part… et revient… watch the show… ça vient, ça part, ça revient, ça va…

mais revient aussi de temps en temps cette illusion emprisonnante… notamment face à certaines situations…

notamment face aux bombardements prenant place actuellement à Gaza… si nous sommes tout cela, tout ce qui vit à l’extérieur de soi, alors c’est moi qui lance des roquettes et des bombes de part et d’autres et c’est moi qui en reçoit sur la tête ? comment ne pas se sentir affecté par cela ? comment ne pas me sentir dérangé par et pour cela ?

notamment face aux affirmations des dirigeants de Nestlé qui veulent monopoliser l’accès à l’eau potable partout sur la planète ? on fait quoi devant cette extrême avidité ? on boycott Nestlé mais ensuite ?

notamment face au laxisme du gouvernement canadien actuel face à la protection de l’environnement, à l’exploitation des sables bitumineux, face aux droits des autochtones ? ils ont pourtant été élus démocratiquement et on n’est pas encore prêts à faire la révolution hein ?

difficile de demeurer équanime et neutre devant ces atrocités et injustices…

une illusion tout ça aussi monsieur Albert ? peut-être mais une grosse et dense que celle-là… une dont les liens face à laquelle ne sont pas facilement coupables… sans tenter d’en trouver justement, des coupables… car selon notre poste d’observation, les coupables varient mais trouver des coupables n’affectent en rien l’illusion right ?

une fois de temps en temps, parfois, souvent, de plus en plus souvent, je me sens lié au tout, à tout, à tous et toutes… ça flotte, ça coule, ça chill comme disent nos contemporains… right on, en lien à tout ce qui vit, à tout ce qui se passe, à tout ce qui pousse… la vie suit son cours, et nous de même… we go with the flow…

parfois ça passe, mais parfois pas… parfois ça casse presque, tellement ça fait mal quand je vois ce que nous, humains, faisons, à nous-même et les uns aux autres… le motton reste pris alors…… je veux bien que ça soit une illusion, mais elle est parfois opaque cette grossière illusion, parfois difficile à avaler… parfois pris à-travers la gorge le motton… est-ce motton justement qui nous coupe du grand tout ? qui nous en délie ?

et quelle est la différence entre demeurer détaché(e) et observateur/trice et agir devant ce que l’on considère pas juste ni bon ? comment moi, nous, d’ici, peut-on contribuer à la paix dans le monde ? et si c’est le plan de Dieu que de créer ces situations problématiques pour que l’on apprenne ? plus facile pour nous d’apprendre ici qu’eux et elles là-bas…

mais si ça se passe ainsi, est-ce que ça pourrait se passer autrement ?

alors j’imagine qu’il ne reste qu’à la faire cette expérience, à la jouer totalement cette partie… partie de quoi au juste ? pas grave, tant que ça reste un jeu… même si difficile de saisir que le fait de se faire bombarder puisse constituer un jeu…

alors continuons d’élargir notre cercle de compassion, continuons de rester sensibles, ouverts, empathiques à ce que vivent nos frères et soeurs vivant dans les zones de tension, particulièrement les enfants… et espérons que le lien se fera, se refera…

bekirbi, shalom et Inch’Allah…

sacrée perception, ça crée réalité

615186_10154374029920125_6438730709238593021_oles fous mots /// ••• \\\ nombeurre fort tea /// 30-7

traduction: la perception ne révèle pas la réalité, elle la crée… la vôtre… – l’Univers

merci l’Univers, cette citation nous aide à comprendre un peu mieux ce que l’on voit… ou ce que l’on croit saisir en tant que réalité n’est que notre perception de ce qui se trouve en nous comme hors de nous…

car le terme «réalité» est tricky… comme le sont les faits que l’on dit voir, savoir, entendre, ou percevoir…

en fait, il n’existerait pas de faits, que des perceptions factuelles, que des choses ou des énergies que l’on voit, que l’on sent, que l’on touche même, et qui filtrent et résonnent à travers notre propre système de croyances, de pensées, d’expériences… et chaque système est différent, unique, une combinaison de sens et de sensations orchestrés différemment selon chaque personne…

alors pas une seule et même vie… plus de 7 milliards de perceptions et de manifestations de la même grande vie… complexe la vie vous dites ?  

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traduction : ce n’est pas ce que vous regardez qui compte, c’est ce que vous voyez… – Henry David Thoreau

comme le dit Thoreau – intriguant cet auteur vraiment, à investiguer – ce que l’on regarde est une chose, ce que l’on voit en est une autre… donc ce qui est dans LA réalité n’est pas vraiment tel quel ce que l’on voit… en fait ce qui est n’existe pas vraiment sans le regard qui lui est porté, que dans le regard qui lui est porté…

alors pas de regard pas de vie ? pas certain de ça moi…

un peu comme l’arbre qui tombe sans que personne n’y soit… il y a bel et bien un bruit quelconque qui se produit, mais ça prend deux oreilles pour le capter… et encore… un sourd ne ressentira qu’une secousse… différentes perceptions, même phénomène ?

alors la réalité ne se révèlerait pas à nous, on ne pourrait que la créer… intéressant concept non ? des ptits dieux et déesses nous alors ?

si ce matin je joues avec cet objet de discussion de la perception versus ce qui est, c’est qu’un ami m’a fait parvenir l’article qui suit et qui rapporte un message de l’archange Raphaël canalisé par une certaine Kathryn May… http://galacticconnection.com/65809/

peu de vous le lirez mais ceux et celles qui le feront seront peut-être brassé(e)s comme moi dans vos croyances à la lecture de ces mots révélateurs…

et si en effet ce qui se déroule sur terre n’était qu’une grande expérience individuelle et collective visant à ce que chacun et chacune de nous réalisions notre propre illumination, notre propre éveil ?

si toutes les expériences que nous vivions ne sont en quelque sorte que des tests d’apprentissage, que des passages obligés vers un état d’éveil plus grand, plus clair, plus perçant ?

même la guerre et les grandes catastrophes ?

c’est qu’avec toute cette guerre qui se déroule en ce moment, sans parler de l’état du monde en général sur le plan environnemental, des question se posent… et les réponses sont questionnantes, quand il y en a…

par exemple, ce qui se passe à Gaza en ce moment sera interprété différemment selon que l’on lance les bombes ou qu’on les reçoive… et même encore là, certains Israéliens sont contre les bombardements et les nomment crimes de guerre… et malgré la tension, des représentants des deux peuples choisissent de travailler pour la paix, malgré que certains aient perdu des enfants des deux côtés…

et ce que l’on perçoit de ce qui se passe dans cette région du monde ne nous est relayé que via les médias du onde, qui ont pour la plupart tous un biais d’analyse et de diffusion… difficile de rester neutre devant ces horreurs…

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et comme le dit cette citation : si tu ne l’as pas entendu toi-même ou vu de tes propres yeux, ne l’invente pas avec ton petit mental et ne le partage pas non plus avec ta grande gueule

alors que peut-on dire de ce que l’on voit à l’extérieur sans que l’on y soit ?  très peu de choses en fait… il nous suffit de percevoir et de laisser être, autant que possible du moins… car c’est dans l’interprétation que les choses se gâtent…

comme il est dit dans un passage du texte qui provient supposément (1) de l’archange Raphaël : Yes, Dear Ones, it is the state of peace, inside and out, which is required for you to raise your vibrations. There can be no worry or fear, no doubt or resentment to cloud your sights, no feelings of self-doubt or unworthiness, inferiority or superiority.

alors j’imagine que tout ce que l’on peut faire pour favoriser la paix dans le monde pour le moment, c’est de cultiver la paix en soi et autour de soi, en agrandissant la portée…

et de garder tous les sens ouverts, de douter de tout et de croire que tout est possible…

____
(1) j’utilise le terme «supposément» non pas par ironie, mais comme je ne sais pas avec certitude s’il existe cet archange car ce n’est pas mon expérience, je ne peux rien affirmer… mais disons que plusieurs en parlent cet archange alors pourquoi n’existerait-il pas s’ils et elles le perçoivent ? il existe donc pour eux et elles non ?

semer la paix, pas la guerre

berlinartparasitesles fous mots /// ••• \\\ nombeurre tueurti n’high’ne /// 29-7

coudon, y a-t-il plus de chaos qu’avant sur terre ? ou c’est juste moi ? ou devenons-nous tous et toutes tout simplement de plus en plus tolérant(e)s – ou intolérant(e)s ? – face à cette violence relayée presqu’en direct sur les divers réseaux, sociaux et autres ? ou juste plus habitué(e)s mais saturé(e)s er écoeurés ?

le coeur nous lève, et nous r’lève dans le ventre… jusque dans l’âme… et en plus nous ne sommes que des spectateurs face à ce spectacle macabre… tellement chanceux nous, qui observons se produire toutes ces morts dans le confort de nos foyers, alors qu’est-ce que ça doit être pour les gens concernés et touchés directement par les abus et les obus… pour nous ce sont des nouvelles, pour eux et elles, la réalité quotidienne…

alors même si on est révoltés, on ne sait pas de quoi on parle… a-t-on quand même le droit de parler ? de nous insurger ? et est-ce que ça sert à quelque chose ? ou est-ce que ça ne fait pas qu’ajouter au conflit ?

des avions qui explosent, des enfants et des civil(e)s tué(e)s au nom de la défense d’un État par son  voisin, ces mêmes voisins qui disent simplement se protéger – et c’est aussi vrai mais tout est dans la manière – donc une rafale de carnages qui nous sont montrés et démontrés avec d’abondantes images sanguinolentes – pas du tout, parfois ou souvent manipulées et photoshoppées – qui dit vrai ? – n’en jetez plus le coeur est plein… et ça fait mal… ouche à ma race humaine…

alors dites-moi, comment on vit en paix ici avec toute cette folie meurtrière qui sévit dans un ailleurs pas si ailleurs que ça, qu’ici , mais juste un peu plus loin… toute cette folie qui se déploie sur notre grande boule, qui l’a un peu perdu sa boule… ça roule, les tanks, les roquettes et les bulls… boum boum boum dans les chaumières, boum boum boum dans nos coeurs…

dites-moi, comment continuer à vivre en paix en soi tout en restant sensible à cette folie guerrière qui touche des millions de personnes et qui se passe, maintenant, ici sur cette planète pas mal fuckée ?…

en imaginant une ascension spirituelle de la cinquième à la sixième dimension à venir très très prochainement ?

en jouant compulsivement à Candy Crush ?

en suivant une téléréalité ?

en affirmant que le monde est une illusion et que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ?

en ne renseignant plus ? en détournant le regard ?

et en même temps à travers ce même grand marasme humain, 7 milliards de personnes réussissent à vivre – ou au moins à survivre – au jour le jour sur cette même grosse boule qui tourne sur elle-même…

et certain(e)s en meurent… d’ennui, de crise de coeur ou bombardés, le coeur brisé ou dans la peur…

et la vie continue…

nous, cette réalité-ci, ici… eux et elles, nos frères et soeurs, nos enfants, autre réalité, là-bas… mais où ailleurs qu’ici au juste ?

et en parallèle à cette violence qui se déroule pour de vrai, avec de la machinerie lourde, que dire de l’autre violence, la virtuelle, celle qui résonne et déconne en mots sur les divers réseaux sociaux ?

violence virtuelle mais tout aussi réelle et qui sonne et goûte aussi mauvais que l’autre qui se déroule au Proche-Orient, en Irak, Syrie, en Afghanistan, en Ukraine ou un peu partout en Afrique… guerre d’obus, guerre d’idées, guerre de mots…

faut être fait fort et forte pour continuer à maintenir une paix en soi, que l’on vive en zone de guerre ou dans notre paix relative qui couve aussi une guerre froide de mots sur le web… y a des bombes qui font boum, et d’autres bombes de mots qui embrasent les esprits, les passions et les coeurs…

ce conflit entre Israël et la Palestine est particulier, divisé et divisant, polarisé et extrémiste, affectif et émotionnel, explosant et explosif…

peut-être parce que je connais personnellement plusieurs Israéliens ? peut-être parce que c’est un vieux conflit ?

peut-être, que de peut-êtres…

ce conflit me semble constituer la mère des conflits, le conflit amiral dans le gros nerf de la guerre sur terre… impliquant juifs et Islamistes, Israéliens et Arabes, une longue et riche histoire, de multiples histoires… cette région porte un si lourd passé, complexe et dense… chargé le passé… disons que les faux pas sont courants dans cette danse diplomatique, politique et militaire… et on dirait qu’il n’y a rien à faire, aucune solution possible…

ce conflit se justifie des deux côtés, positions de légitimes défenses… des morts à chaque jour ces jours-ci… plus d’un bord que de l’autre, que des faits, pas des accusations, ni de faute car qui sommes-nous pour juger… tellement de manières de voir…

des faits bruts, est-ce possible ?  car on interprète toujours les faits à sa manière, qu’à sa manière… et tout est dans la manière… pas que dans la matière… grise ou rose qu’elle soit…

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traduction: on peut bombarder le monder en morceaux mais on ne peut le bombarder vers la paix… – Michael Franti

être ni pro palestine, ni pro Israël, que pro-vie, la vie pour vrai… celle des gens ordinaires, nos concitoyens sur cette planète…

aille les Dieux, aidez-nous…

langue de bois

10533539_10152599626198799_67392348_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre theurthi ète /// 27-7

traduction : aucun arbre ne possède de branches assez stupides pour se battre entre elles…

non seulement les branches ne se battent pas entre elles, mais il semble que les arbres communiquent entre eux via leurs racines, en passant notamment par les micro-organismes végétaux… regardez ça, 4 minutes et quelque de découvertes passionnantes et on se revoit…
http://www.youtube.com/watch?v=iSGPNm3bFmQ

incroyable non ? les arbres communiqueraient et transmetteraient de l’information par leurs racines… les plus gros, les plus anciens, seraient des arbres maîtres, des mother trees, et autour d’eux vivrait tout un réseau d’arbres plus jeunes en communication constante… intelligente la nature vous dites ?

Capture d’écran 2014-07-27 à 06.07.07les plus vieux arbres passant aux plus jeunes de l’information privilégiée… bel exemple pour les humains non ? peut-être qu’on devrait davantage écouter nos aînés, nos eiders… ils ont vu neigé avant nous, ils possèdent des connaissances et des expériences qui tiennent encore la route… même s’ils ne savent pas tout des nouvelles technologies, peut-être qu’ils pourraient nous en apprendre sur de nombreux sujets… si on pouvait seulement prendre le temps et les écouter…

pour en revenir aux arbres, et pour faire suite à ma chronique d’hier qui relate mon ménage des bois entrepris récemment, je crois que l’information que communiquent les arbres les uns aux autres est également assimilable par nous, humains… pour peu qu’on puisse entendre, écouter, saisir le plus subtil, apprendre à écouter la langue de bois, la langue des bois…

selon la chercheure Suzanne Simard qui apparait dans le vidéo, les arbres ne sont pas en compétition les uns avec les autres dans un scénario de loi du plus fort tel que présenté par Darwin, mais plutôt en interconnexion les uns avec les autres dans le but ultime que la nature survive… fait sens non ? on devrait s’en inspirer…

ainsi il existe un immense réseau de communicationdans le sous-sol de la forêt, juste là sous nos pieds… le wi-fi ne serait pas donc pas une invention si récente que ça mes amis… les arbres communiqueraient entre eux depuis le début des temps, principalement pour assurer la survie des diverses espèces… décidément, pas l’ultime création la bibitte à deux pattes… décidément, vivement d’autres formes d’intelligence…

quel belle image que celle des espèces les plus vieilles qui passent l’info aux plus jeunes, qui les aident à survivre et à prendre la relève… les syndicats – et leur clauses orphelines restreignant les droits des plus jeunes – pourraient tirer des leçons de ce système de coopération et de soutien… de même que nos sociétés en général…

car on ne reçoit pas la nature en héritage de nos ancêtres, on l’emprunte à nos enfants…

écoutons les arbres…

____
LOST

Stand still
The trees ahead and bushes beside you
are not lost
Wherever you are is called Here
and you must treat it
as a powerful stranger
must ask permission to know it
and be known

Listen
The forest breathes
It whispers :
‘I have made this place around you’
‘if you leave it you may come back again
saying Here’
No two trees are the same to raven
No two branches are the same to wren
If what a tree or a branch does
is lost on you then you are surely lost

Stand still
The forest knows where you are
You must let it find you.

~ David Wagner; Lost (from a Native American teaching story) via Sujana Joyce Hansen

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traduction : une société grandit sainement lorsque des humains âgés plantent des arbres sous lesquels ils/elles savent qu’ils/elles ne s’assoiront jamais… – proverbe grec

la grande pharmacie

1TCwuX19G1kPLV56bApm00fFtlRQpCH-48cYzvsFpbwles fous mots /// ••• \\\ nombeurre theurthi sèveune /// 26-7

OK trêve de guerre… pause de chaos… retour ici, à la nature pour se replanter les deux pieds sur mère… prendre refuge dans ce havre de paix… quelle chance on a de vivre ici mes ami(e)s… le minimum que l’on puisse faire pendant que le monde se chicane… apprécier l’espace paisible des environs… des privilégiés(e)s vous dites ?

depuis quelques semaines, j’ai entrepris un grand ménage du printemps des quelques âcres de ma forêt qui entoure mon ptit home… oui oui MA forêt à moi, MA comme dans c’est mon nom qui est sur les papiers légaux mais une forêt qui ne m’appartient pas, moi surtout qui lui appartient… c’est moi qui est chargé de prendre soin de cette belle grande verte… caretaker, un prenant soin

pas propriétaire de cette forêt le chroniqueur, sa propriété plutôt…

on a généralement tendance à penser, moi le premier jusqu’à récemment, que la nature peut prendre soin d’elle-même, qu’on doit la laisser aller sans intervenir, la laisser faire sa job de forêt par elle-même… mais après quelques années ici et plusieurs marches dans les bois, j’ai constaté que la nature avait besoin de mon aide… elle me le disait et moi je n’entendais pas… mais récemment j’ai vu, j’ai entendu…

car pendant mes marches, je constatais plusieurs arbres morts qui jonchaient les lieux, des arbres trop serrés qui poussaient en jaloux, ou pas du tout… quand 7-8 arbres poussent collés les uns sur les autres, ça ne fait pas des enfants forts…

alors il y a quelques semaines j’ai sorti ma scie à chaîne et vroum vroum vroum, je me suis mis à faire de la coupe ciblée… afin de faire respirer la forêt, la parsemer, l’éclaircir… et elle est contente… eh qu’elle est contente…

processus très inspirant que celui d’écouter la forêt et de la servir, de l’aider à pousser, comme on le ferait pour un(e) enfant, agir en allié… comme un jardinier dans son jardin… d’arbres…

pour les Asiatiques, il n’existe pas de distinction entre l’intérieur de la maison et l’extérieur… je commence à découvrir ce principe… car en nettoyant la forêt, c’est moi que je nettoie, c’est de mon intérieur que je prends soin… quand je prends soin de la forêt qui m’entoure, je prend soin de moi, puis de la terre, puis éventuellement de la vie en général… et en retour, la vie prend soin de moi… elle nous rembourse au centuple…

comme si couper, trimmer, émonder des parties mortes de la forêt des alentours contribuait à m’alléger moi-même, à ne conserver que ce qui est vivant en moi, à retirer les parties mortes en moi pour cultiver la vie, l’encourager, lui faire de la place, la soutenir… sylviculture générale, faire la culture de sa Sylvie intérieure…

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ySneGTq15CNQNwzirz4lh6Qk0lw_hVygepV6y4GTiEQla semaine dernière, quelques ami(e)s sont venus jouer avec moi dans les bois… ces quelques photos de mon ami Éloi (Brunelle) en témoignent… quel plaisir de jouer dans les bois ensemble… les cadets de la forêt… et mes ami(e)s sont repartis tout regaillardi(e)s, particulièrement les gens de la grand’ville pour qui le contact avec la nature est plus limité…

définitivement une belle et grande guérison que de jouer dans les bois… une grande pharmacie la forêt… un retour au bercail…

et la sylviculture est un grand maître car cette opération chirurgicale demande délicatesse, subtilité et sensibilité… qui suis-je pour intervenir sur la forêt ? pour intervenir avec la forêt…

on ne coupe pas sans responsabilité un arbre qui a mis des années à se rendre ici… on doit sentir la forêt, l’écouter et l’entendre car elle nous chuchote ce dont elle a besoin, elle nous dit ce que l’on doit faire, ce que l’on doit faire pour elle, pour la servir… pour ensuite la laisser faire… laisser faire la vie…

j’ai même remarquer que depuis que je prends soin d’elle, la forêt est plus heureuse, plus légère, plus d’oiseaux y viennent et y chantent, plus de lumière y filtre et nourrit la vie…le meilleur antidote à la guerre qui sévit un peu partout sur notre mère terre… prendre soin de la forêt donne sens à cette vie qu’on nous prête… suffit de travailler pour la vie… et la paix viendra peut-être un jour, un arbre à la fois…

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ci-joints, 2 documents relatifs aux arbres:

l’un formidablement inspirant, Forest Man, qui porte sur un homme qui a planté des arbres en Inde depuis 35 sur un espace dorénavant plus grand que Central Park:
http://laughingsquid.com/forest-man-a-short-documentary-about-an-indian-man-who-planted-a-forest-larger-than-central-park/

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l’autre, dramatiquement inquiétant, sur les feux de forêt qui sévissent au Nord:
10520822_10152567265475050_2296885188977608612_nhttps://www.hcn.org/blogs/goat/canadas-boreal-forests-are-burning-and-releasing-loads-of-carbon/view

noir et blanc, la vie, la mort, espoir et désespoir, et la vie continue…

mi juif mi arabe / ni juif ni arabe

1422441_709919712384209_189054037259487887_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre theurthi sssixxxe /// 25-7

traduction : la paix ne résulte pas de prières mais de nous, les humains, qui devons la créer… – Dalai Lama

OK cher Dalai Lama, mais on fait quoi au juste pour créer la paix ?

moi je viens de signer une pétition pour faire cesser la guerre au Moyen-Orient… la voici si vous voulez la signer aussi… près de 1 500 000 personnes l’ont déjà fait… une goutte dans la mer de guerre.. dans la mère de toutes les guerres… guerre de régions, guerre de religions…
https://secure.avaaz.org/fr/israel_palestine_this_is_how_it_ends_rb/?sGxjLab

mais en signant ça, maudit que je me sens niaiseux… maudit que ça semble insignifiant… et ça ne me donne pas du tout bonne conscience… qu’une goutte dans cette mer de guerre… dans l’un des nombreux conflits qui se bercent dans le eux versus nous quand dans le fond, nous ne sommes que du nous…

mais que pouvons-nous faire d’autre pour aider à la paix ?  car nous sommes plusieurs à vouloir faire la paix… et même ici, dans nos régions qu’on dit pacifiques, pas facile de faire régner la paix, même pas en nous-même…

facile à dire et à vouloir d’ici la paix, une paix relative du moins, une paix sans trop de guerre apparente… dites-moi ce que je peux faire pour la paix et sincèrement je le ferai… mais même penser cette paix serait une interférence ?

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complexe cette paix non ? pas surprenant qu’elle soit si difficile à faire… imaginez en zones de guerre…

mais SVP ne me dites pas que je n’ai qu’à désirer la paix, qu’à la vouloir pour qu’elle se produise car depuis le début des temps, des milliards d’humain(e)s l’ont voulue cette fichue paix et elle n’est toujours pas ici sur cette sainte planète… elle règne parfois – pas tout le temps mais de plus en plus souvent – en moi la paix mais pas en de nombreuses régions du monde… elle est tuable cette sacrée paix…

je suis tanné et frustré d’être aussi impuissant devant autant d’atrocités… des dizaines d’enfants tués à tous les jours, on assiste à des manipulations des deux cotés de la bande de Gaza, ça joue dur dans les coins au Moyen-Orient… et le pire c’est qu’il n’y a pas de solutions en vue… des milliers d’années que ça dure cette folie… eux et nous, nous contre eux… juifs et arabes, amis pas qu’eux… catholiques et protestants et islamistes, conservateurs et environnementalistes et tutti quanti…

tant d’étiquettes qui nous rendent fous, qui nous font nous entretuer… qui nous poussent à mourir pour des titres, à tuer pour l’honneur… mais comment peut-on justifier tuer des enfants ? même pour se défendre, ça semble inacceptable… d’ici du moins…

quelqu’un racontait l’autre jour que les Israéliens doivent se défendre face aux attaques du Hamas car ils sont menacés de toute part… ça semble justifié… mais en tuant des enfants et des civils ? ça me semble faire le jeu des bombardeurs… mais cette perspective ne tient pas car nous regardons le drame se dérouler d’ici, de loin… froidement, avec notre tête et pas en vivant dans les bombes, ni dans les camps… plus facile de régler le problème assis ici…

est-ce que la guerre au Moyen-Orient n’est vraiment qu’une manifestation extérieure d’une guerre qui sévit en chacun(e) de nous ?  si c’est le cas, on commence par où ? si moi, personnellement, je travaille le plus possible à être en paix avec moi-même, est-ce suffisant ? et une fois la paix atteinte, ma propre petite paix juste à moi – pendant le temps que ça dure – qu’est-ce que je fais ? je regarde le conflit et je prie ? j’invoque les Dieux pour qu’ils mettent fin au conflit ?

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mais si les Dieux ne tuent pas les gens, ils ne pourront pas mettre fin aux conflits non plus… en tous cas, ils sont lents s’ils le peuvent… peut-être que nous devrions avoir recours aux Déesses ? ou c’est peut-être en mettant nos différentes représentations de Dieu de coté que nous réussirons à vivre en paix… peut-être ? mais encore là que de beaux mots qui sonnent justes dans nos chaises longues et le soleil sur la bédaine…

alors que faire pour contribuer à la paix ? est-ce possible de tendrement se battre pour la beauté, la vérité et l’amour sans détester ou dénoncer ceux qui répandent la laideur, les mensonges et la division ?  bon chance…

10525774_10152400184994079_4028171289026302565_nles bonnes intentions ont-elles un pouvoir réel ? ou est-ce que ces conflits sont nécessaires pour accéder à la paix ?… que de questions sans réponses…

que de questions qui roulent à vide dans ma ptite tête et mon ptit coeur ce matin…

et vous, comment faites-vous pour vivre pendant que ces événements horribles ont lieu, loin de chez-nous mais aussi tout près ? pouvez-vous vraiment et totalement apprécier vos vacances quand cela se passe juste l’autre coté de notre basse-cour ? si vous répondez oui à cette question, SVP dites-nous comment vous faites OK ? car nous sommes quelques-uns et zunes à ne pas relaxer complètement cet été…

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traduction : maman pourquoi la guerre ? parce que nous sommes dirigés par un groupe de psychopathes qui contrôlent les banques, les gouvernements et les médias… ils financent les deux parties qui se font la guerre et ils forgent l’opinion publique par la propagande dans les médias…

OK une fois que ça c’est dit, une fois que la tête impose un sens à ce chaos, une fois que la tête calme le coeur et les émotions, une fois qu’on trouve les coupables, qui a raison et qui a tort, on fait quoi ?

car les enfants continuent d’être bombardés et meurent à chaque jour, les gens de deux cotés souffrent et vivent dans la peur, cette peur qui contribue à générer et regénérer le conflit à sa source…

mais qu’est-ce qui se situe au-delà de l’espoir déjà ?

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via Anita Bensabat (posted on Facebook July 25th)
 

Grant, Lord, that we might overcome our enemies by transforming them into friends. Make them and make us conscious of those deep inward reaches whereby every heart is rooted in our world’s deep common life. » ~ Jewish Prayer

Shabbat Shalom to all our Family & Friends around the World~
May Love, Peace, Friendship and Compassion Fill your Homes~
May the Force of Light Banish Enmity and Fill our Hearts and Lives with Friendships and Shared Dreams~ May our Humble Efforts and Earnest Prayers reach the Most High!
Amen~ OM ~ Peace ~ Shalom ~ Namaste~

I speak english and I french very well

10448754_10152158036102623_6165782652984189955_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre theurthi fève /// 23-7

chronique un brin baveuse this morning… juste une little bitjust a petite bite… a wee bit

chronique franglaise – ou ançaise c’est selon, as you wish – en commençant pour une rare fois par une absence de traduction pour la photo ci-haut car ça ne se traduit pas… myself & my shelf… cha ne ch’explique pas un jeu de mots sinon on joue pus… si vous ne parlez pas anglais et que vous ne pouvez saisir la joke, too bad for you my deara joke only in english today

mais si vous n’avez pas encore appris les bases suffisantes pour comprendre la langue de chèquespires (jeu de mots bilingue, yo ! prenez ça pour du cash), vous manquez un grand bout de ce qui se passe dans le monde car l’anglais is the langage par lequel le monde communique… on a essayé l’Espéranto pour pallier à l’anglicisation du monde entier mais ça n’a pas fonctionné)… mais c’est votre choix de ne pas parler l’anglaise et je suis certain que vous assumez tout à fait sinon vous auriez appris right ? (parait d’ailleurs que c’est un anglicisme en passant utiliser le verbe assumer ainsi)… but that is another business…

un ami qui se la fait titiller régulièrement par mon utilisation chronique de mots anglais here and there dans mes textes m’a envoyé ce lien d’un texte de Cassivi qui répond à Christian Grinch Rioux que vous lirez, ou pas… c’est en français by the way
http://plus.lapresse.ca/screens/4838e170-53cd-36f1-866f-58ddac1c6068%7C_0.html

je le respecte cet ami pointilleux au sujet de mon usage (qu’il juge abusif mais pas moi) de mes ptits mots dits en anglais et il joke en me demandant avec humour s’il fait partie des grincheux… oui oui ami du plato, you’re in the club, you’re a frog and a grinch, but I kiss you anyway… mais si peu grincheux… et si drôle aussi… et ton grinchage n’a d’égal que ton franchisage…

mais je dois avouer que ça fait du bien de lire la fraicheur et la vigueur qui transpire du texte de Cassivi face à la condescendance et au paternalisme des sacro-saints protecteurs des traditions, dans ce cas-ci langue française, mais quelles qu’elles soient ces traditions… linguistiques, religieuses, culturelles et ad nauseam… et ainsi soit-il…

bien sur que le passé est garant de l’avenir mais quant à lui l’avenir se fout complètement du passé… dépassé le passé… de toute façon, l’histoire n’est qu’une construction humaine, pas une seule histoire, que des histoires… qui varient selon nos conditionnements…

l’avenir s’incarne dans une nouvelle gamme d’humains et d’humaines… des jeunes hommes et femmes qui vivent partout sur la planète en meme temps, des jeunes qui speakent dans toutes les langues, des jeunes qui se métissent à qui mieux mieux et pour qui les divisions ethniques et linguistiques comptent moins que nous pépères et mémères d’une ère de pierre…

en passant, francophiles plus ou moins extrémistes, une bonne part des mots composant le vocabulaire de la langue française provient de la langue anglaise, hard to swallow ça non ? et the same s’applique pour l’anglais qui puise dans la french pea soup une bonne part de ses alphabits…

bien que j’appréciasse la langue française, son avenir me semble passer par un métissage, par une ouverture sur le monde, par une flexibilité non débile ni débilitante… car une langue pour bien se conserver intacte, doit être conservée dans vinaigre, ça c’est sur… et la langue dans le vinaigre c’est une langue trop acide…

personnellement, on me reproche souvent de parsemer d’english words mes textes written in french… je l’admets, I admit it… mea culpa… mais a coule pas la langue si je ne peux jouer avec, si ne je ne peux la tordre et la torturer un peu… un peu maso ma langue mais aussi un peu masos mes doigts… sweet and sour… langue aigre douce dans le vinaigre… et souvent, quand j’utilise des mots anglais, un certain jeu de mots dort pas trop loin… yours to catch…

drôle quand meme que si on remplace un mot français par un mot en espagnol, ça ne défrise pas trop.. mais par un mot anglais, ouh la la… épeurant ça madame… colonisés vous dites…

le français est menacé ? oui probablement… et peut-être meme que le français disparaitra un moment donné… mais peut-être que non… qui sait ? c’est comme pour la terre, disparaitra disparaitra pas ? nul ne sait quand ni comment… mais on sait qu’elle disparaitra un jour… ou un soir…

alors pendant qu’on est vivant(e)s, jouons, chantons, frenchons-nous in english ou en portuguese…  jouons avec nos langues, non pas avec nos langues, avec les langues car elles ne nous appartiennent pas ces langues, que des outils pour tenter de se méprendre le moins possible… car pas besoin de parler différents langages pour se méprendre, ça se fait très bien avec une seule langue… qu’elle soit parlée, écrite ou décriée…

rest in pisse mes chers amis… et je vous love dans mes mots…

P.S. il manque certains accents circonflexes ici et là mais pour une raison que j’ignore, ils ne fonctionnent pas ce matin… sérieux… conspiration des agents de la loi 101 qui veulent me prendre en faute ? you’re on…