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joyeux Nouêl (des campeurs)

1932362_641897835858007_161057343_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre teurti fort /// 22-7

traduction : vous devez apprécier le fait de vieillir… la vie est précieuse… et quand vous avez perdu plusieurs êtres chers, vous réalisez que chaque jour est un cadeau… – Meryl Streep

cette citation me parle ces jours-ci suite à l’annonce de problèmes de santé graves de quelques ami(e)s… en fait, depuis quelques années, plusieurs proches sont parti(e)s… et ça ne fait que commencer…

en ce sens, j’ai de plus en plus d’admiration pour les gens qui vieillissent et qui survivent à la mort de leurs ami(e)s, connaissances et même parfois de leurs enfants…

car à chaque fois que quelqu’un qu’on connaît meurt, et encore plus quand ce sont des proches qu’on aime profondément, toujours un coup de pied dans l’ego, toujours une claque sur la gueule…

et à-travers ces expériences pénibles de lâcher prise intensif et extrême, c’est la vie qui se fraye un chemin jusqu’à notre âme, jusqu’à notre essence… c’est le divin métier d’humain qui rentre… nous donnant la force de survivre à ceux et celles qui partent avant nous, et la fragilité requise pour apprécier de plus en plus la préciosité de la vie qui nous est prêtée pour un temps indéterminé, de la vie avec une date de péremption inconnue…

difficile parfois la vie ici-bas, dur dur de digérer tous ces départs, toutes ces épreuves qui nous mènent pas par pas vers le détachement graduel du corps, vers le retour à l’a^me à mesure qu’on approche le seuil de la mort et la libération de l’âme…

pas à pas vers la fin de la séparation d’avec le grand tout, le grand manitou… mais avant ce retour au bercail, quelques doutes et questionnements… quelques liens à défaire…

alors avec le temps qui passe, et les gens autour de nous, apprendre de plus en plus à vivre chaque moment, simplement, humblement, incarnément… sans trop se soucier du grand deadline, mais en s’y préparant, en vivant totalement, en clarifiant les relations avec nos ami(e)s importants, car on ne voudrait pas quitter avec regrets right ?

il y a quelque temps, une amie est morte, et au moment de sa mort, plusieurs relations avec ses proches n’étaient pas limpides, embrouillées… ce qui avait laissé plusieurs de ces personnes mal à l’aise, comme en regret de ne pas avoir pu clarifier avec notre feu amie avant son départ… loin de moi de vouloir juger cette personne car je comprends que parfois quand ce n’est pas clair pour soi, ça ne le sera pas davantage avec les autres…

mais cette situation m’avait fait réaliser l’importance de garder le lien entre moi et les personnes importantes pour moi le plus clair qui soit, comme ça, à mon départ, les gens ne se sentiront pas mal de ne pas avoir eu le temps de clarifier… ma responsabilité à moi de clarifier pour être en mesure de quitter en paix, whenever

qui sait, ça peut peut-être nous sauver une incarnation ou deux… car si on ne part pas tout à fait clair, on ne sait jamais comment on reviendra…

10527599_818774284813831_8491783266661440681_ncar le plus clairement on part, le plus de chance qu’on a de revenir comme on veut 😉

eh oui, la vie est simultanément gravité et légèreté, folle et sage, comédie et drame… tout ça pour ça… tout cela pour quoi ?

allez, hip et hop la vie…

coeur et amour et etc.

10487479_652816728147624_4917295631271973799_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre teurti fort /// 21-7

notre Jerry national disait : aujourd’hui je vois la vie avec les yeux du coeur…

d’autres affirment sentir la vie à-travers leur coeur…

on dit aimer la vie, mais y a des situations qu’on aime moins, surtout quand ça ne fait pas notre affaire…

parfois on dit aimer le monde entier, mais plus difficile d’aimer une personne à la fois…

comme le terme amour, l’expression voir avec le coeur – ou avec les yeux du coeur – est un peu abstraite et pas si simple à saisir… malgré notre apparente compréhension… on tient pour acquis qu’on sait ce que ça veut dire aimer et vivre avec son coeur…

mais moi, personnellement, pas capiche

au-delà de la pompe à sang, au-delà de la patate qui fait boum boum, au-delà de l’une des parties les plus importantes du corps humain avec le cerveau, qu’est-ce que le coeur ? quel est le lien entre le coeur et l’amour ? et qu’est-ce que ces deux bibittes au juste, coeur et amour ?

peut-on aimer autrement que par son coeur ? peut-on aimer avec sa tête ? peut-il même y avoir une différence entre son coeur et sa tête ? bref, quelques petites questions banales en ce premier lundi matin des vacances de la déconstruction…

la semaine dernière je lançais cette expression de vacances de la déconstruction et elle n’est pas que simple jeu de mots, pas aussi banale qu’elle ne le semble à première vue… elle signifie pour moi de prendre le temps de démonter ce que l’on croit depuis toujours, retourner dans tous les sens ce que l’on croit comprendre, ce que l’on croit savoir comme acquis et classé, ce que l’on pense clair et limpide en nous, dans nos rapports humains et dans nos échanges de mots qu’on nomme langage…

car les mots veulent dire tellement de choses différentes pour chacun(e) de nous… chaque mot porte pour chacun(e)sa propre charge émotive, son bagage d’expériences propres à chacun(e), sa couleur qui évoque des émotions, des sensations, des images distinctes…

comme le mot coeur… comme le verbe aimer… moins simples et acquis qu’on le pense…

parfois aimer signifie être dur(e) et trancher avec vigueur… parfois c’est être mou/molle et fondre et se laisser toucher…

parfois aimer c’est dire non à quelqu’un d’autre et mettre ses limites, parfois c’est dire oui et se laisser atteindre…

parfois aimer c’est simple et ça coule de source, parfois c’est complexe et ardu…

en  ce moment, j’ai quelques ami(e)s qui ont des problèmes de santé sérieux, l’une un cancer confirmé, l’autre des soupçons en ce sens… ça c’est facile à pogner par le coeur…

mais malgré l’amour que je leur porte, je ne peux pas prendre cette situation pour eux… je ne peux que les porter dans mon coeur, dans ma tête, dans mes intentions… leur offrir mon aide s’ils ont besoin, financièrement dans le cas de l’amie qui est aux États-Unis où les soins de santé ne sont pas un service essentiel…

aimer c’est aussi accepter et reconnaître que lorsque l’on s’attache aux gens, la réalité est qu’ils nous quitteront un jour et ça ça fat peur… mais ça vient avec l’amour… ça passe par le coeur…

et l’amour parfois ça fait mal… ça fait mal au coeur quand ceux et celles qu’on aime partent, quand ceux et celles à qui on est attachés nous quittent…

rien qu’on peut faire d’autre que sentir, que reconnaître, qu’accepter, que dire oui…

et continuer à vivre à partir du coeur, avec le plus d’amour possible, même si on ne sait pas vraiment ce que ça veut dire… pas toujours en tous cas…

personnellement, je pense qu’aimer avec son coeur commence par soi-même, par prendre soin de son corps, de son âme, de son environnement immédiat… et par la suite, étendre cette sensation à plus grand que soi…

simple non ?

non je sais mais on va apprendre… en fermant les yeux, en ouvrant grand grand le coeur (quand on aura trouver c’est quoi au juste) car c’est pour ça qu’on est ici vous et moi…

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traduction: si on pouvait voir dans le coeur de chacun(e), et comprendre le défi unique auquel chacun(e) est confronté(e), je pense que nous prendrions soin les un(e)s des autres avec plus de gentillesse, d’amour, de patience de tolérance et de soin… – Marvin J. Ashton

cours de ré création

10514733_10152554732582069_7442801758678604043_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre teurti tchou… tchou  tchou /// 20-7

traduction: être créatif, c’est être en amour avec la vie… vous ne pouvez être créatif que si vous aimez assez la vie pour ajouter à sa beauté, y ajouter un peu de musique, un peu de poésie, un peu de danse… – Osho

oh que oui… crée moi, cré toi…

ajouter de la musique à la vie, de la pôésie avec un grand chapeau sur le o, de la danse dans ses pattes et sous ses pieds…

créer sa vie comme une oeuvre d’or, tordre les mots dans tous les sens, jouer avec pour qu’ils deviennent plus grands que soie… doux doux les mots de velours…

faire des steppettes, se dandiner, gambader et faire son chemin… pas de deux et cheval de troie… crée crée, kwe kwe…

pousser la note, or not, en toute mélodie, en riche harmonie, sans bémol et surtout avec tout plein de dièse… bémol sur la retenue, diésel pour le lâcher lousse… lâcher prise et envolée…

ajouter de la couleur plein sa palette, plein sa journée… élargir sa gamme… de nuances et de notes…

mais être créatif est aussi tout simple, pas besoin de verser dans les arts, ni dans les larmes… larmes de création massive la vie…

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traduction: quand je dis soyez créatifs, je ne dis pas que vous devez tous et toutes nécessairement devenir de grands peintres, de grandes poétesses… je vous dis seulement de laisser votre vie être une peinture, être un poème… – Osho

être créatif/ve quand on passe le balai, quand on prend une marche, quand on lave la vaisselle, et ses aisselles… faire les choses pour la première fois, toujours… être vierge devant le nouveau… la tasse vide, encore et encore…

laisser la conformité et créer autrement, différemment, surprenamment… faire pour la première fois, car toujours la première fois… car encore jamais vécu cet aujourd’hui… que de l’aujourd’hui, que du today, du now… monter dans le now… jamais vécu avant cet aujourd’hui, jamais exploré encore…

crée moi crée moi… et se créer soi-même, s’inventer à neuf, un jour à la fois, toujours… se créer et surtout se recréer… un cours en récréation à la petite école de la vie… faire comme si, faire comme ça… et trois petits tours et puis s’en vont…

créer pour voir la vie autrement, créer pour faire la vie autrement… car un grand acte terroriste la vie… pas terrifiant la vie, pas une terreur la vie… pas terrible, que terriblement excitante…

1926706_780714241967282_293697081166778156_nalors chers amis, chères amies, créons, créons, créons… croyons-y, faisons-le, allons-y… osons… créer sa vie, recréer sa vie… car toujours blanche la toile, toujours vide la portée, toujours vierge  notre âme… ouvrons de nouvelles pistes, essayons de nouvelles choses, sortons nos crayons et créons…

toujours, encore, de nouveau, comme jamais auparavant…

avant goût de mots pré mâchés

1527066_10152556887062863_1026401142829877971_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre teurti  /// 18-7

traduction : soyez certain(e) de goûter vos mots avant de les recracher

ce matin petite partie de mots crachés… un peu croisés ces mots, mais surtout crachés… un peu mystère mais surtout crachés et recrachés, avec amour, avec soin, avec délicatesse… comme une maman oiseau qui mâche la nourriture avant de la redonner à ses oisillons, le chroniqueur mâche les maux de la vie pour vous les recracher à l’écran, au visage, aux yeux et aux oreilles…

pas pour qu’ils vous éclaboussent et vous pêtent au visage, seulement pour nourrir la réflexion, comme dans réfléchissement, pour jouer avec la vie, pour alphabétiser le silence, et espérémment ne pas l’alphabêtiser… écrire pour intenter des mots…. des mots pas nécessairement corrects, des mots orthographement incorrects… simples jeux de mots d’esprits simples… ceux à qui appartient le royaume des jeux… de mots… fous mots…

que quelques mots  proposés ici, quelques bribes soufflées en l’air pour stimuler l’auto-dérision… ah ah ah, ce moi de moi-même, quel chroniqueur de bas étage, sous sol du mot dit, quel bouffon ce dion, par tout ati… quel motton chronique ! car un concours de mots, est-ce un mots thon ? jeux de mots de silence dits eh eh, écrits, mottons de circonstances, pas de complaisance…

car qu’est-ce à dire qui vaille vraiment ? quelle vérité dans ces mots, et entre eux ? sur les lignes et entre elles ? ding ding ding… ça sonne une ligne… bref, pourquoi écrire au juste ? ou écrire en porte à faux ?

jeux de mots in english avec la citation alsobe sure to taste your words before splitting them out… soyez certains de goûter à vos mots avant de les diviser, de les séparer, de les réduire à leur plus simple expression… car vite vite les mots doivent sortir… adroits, tout droits, tout croches, de mes doigts, de ma foi… ma foi alors…

pensez-y et surpensez-y… mais pas trop… car tout est question de dosage… et on ne veut pas tomber dans la surcréation problématique automatique qui tique et pique non ?

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problèmes ou solutions ?

10426583_659226787502665_6418567367321012147_npeau blême ou sun lotion… le cancer y s’gêne…

écrire et se laisser mener pour le bout des doigts, se laisser dicter le ton par les citations, se faire mener par le goût du nez…

écrire pas rapport, écrire pour jouir avec les mots, écrire pas rap comme disent les papes des tapes, les papes du rap à st-tite des caps… pas cap… able… not able… peux pas, veux pas…

écrire pour ne pas nécessairement, ni absolument, ni définitivement, ni foncièrement, ni certainement faire de sens… ouf moman…

écrire et aller nulle part, écrire et ne pas aller quelque part ailleurs qu’ici, qu’ici… car où ailleurs d’ailleurs ?

écrire de rire, comme mourir du pire, comme vivre en sbire… écrire pour ne pas médire, écrire et ne rien dire qui vaille, ne rien dire qu’il faille, écrire et se vider le sac à mots, le sac à mains…

scrabble ludique et public, mais pas pubique car pas de mots qui fessent dans le dash, que des mots qui cash la vérité ou de pieux mensonges… fricassée de mots pour fuckés défroqués en mal de sens à sillon…

chronique vendredienne et val-davidienne, chronique de veille de vacances de la déconstruction du mot dit…

chronique solement folle qui gobe seulement le petit lait de la crème marcfavresque… à bas les frasques et les fresques, je vous laisse…. en pensées, et en suspen if you like it…

bonnes vacances de la déconstruction… mots dits… voici et vois là… et ici…

et c’est moi qui a le dernier mot dit… non c’est lui… pas translatable…

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pour l’amour du bon yeu

408525_531922603531556_458694965_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre touènneti n’high ne  /// 16-7

traduction : enseignez à vos enfants qu’il n’y a pas de gloire ni de héros issus de la guerre… non, la gloire résulte plutôt des actions qui préviennent la guerre et  les héros sont ceux et celles qui posent ces actions

retour sur le conflit Israélo-Palestinien… préoccupant big time non ? ça colle dans la tête, ça fait de l’ombre sur nos coeurs…

bien sûr, nous ne sommes ni l’un ni l’autre, ni Israélien, ni Palestinien… comme plusieurs, je trouve que les Israéliens y vont fort en ta en bombardant des civils, dont plusieurs femmes et enfants innocents, et en même temps, si on me bombardait de roquettes pétaradantes sur la tête, probablement que je voudrais me défendre… dans quelle mesure, là est l’une des questions délicates…

conflit sans issue donc… alors comment en sortir ? nous, Occidentaux, avons le luxe de réfléchir à cette question de façon posée, en buvant notre café, en prenant notre gaz égal… la bédaine au soleil, les lunettes sur le nez… ce conflit ne nous effleure que l’esprit… pas le cas de tous et toutes, d’un côté comme de l’autre de la muraille de Chine qui sépare la bande de gaza…

mais cette bande de gaza, elle vit aussi dans notre tête… peu importe notre côté de la clôture… pas dans notre coeur, qui est le même et seul et unique, mais dans nos têtes, si… alors clairement la voie passe par le coeur… plus facile à dire qu’à faire il semble…

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traduction : si nous pouvions voir dans le coeur de chacun(e), et comprendre l’unique défi auquel nous faisons face, je pense que nous prendrions davantage soin l’un(e) de l’autre, avec plus d’amour, de patience, de tolérance et de soin… – Marvin J. Ashton

quelle autre arme possédons-nous à part les pensées et les mots de paix… à part nos bonnes intentions ? qu’y pouvons-nous ?

mais qu’on le voit ou pas, la paix est en train de se construire à même cette guerre furieuse, sainte et folle… car cette guerre insensée – autant celle qui sévit partout au Moyen-Orient, qu’en Afghanistan qu’en Afrique – n’est nulle autre que cette guerre que nous menons en nous-même… et pour qu’il y ait une paix, les éléments de guerre doivent être extirpés, pulvérisés, éclairés… donc cette guerre doit mener à la paix, ne peut que mener à la paix… et cette paix commence en chacun de soi…

et l’amour est l’arme de destruction massive de cette guerre interne et externe… que l’amour pour aller au-delà de la vengeance, de l’agression et de l’esprit de revanche…
10423763_1449270718675894_5280175820484801859_ntant de guerres et de morts depuis le début de l’humanité… tant de conflits à dépasser pour éventuellement atteindre la sainte paix, la paix qui englobe tous les êtres vivants… l’ultime paix…

alors encore quelques mots envoyés en l’air comme des roquettes… que ces quelques mots pour attaquer la source de haine, pour défendre la paix et pour protéger ces quelques graines de paix encore naissante… humble effort de guerre…

car même si on ne la voit pas, la paix est en train de prendre place, en train de se construire… oh que oui… péniblement mais inévitablement, la paix doit vaincre… la paix vaincra… car si on peut l’imaginer, c’est qu’elle doit bien exister quelque part…

malheureusement, mais inévitablement il semble, cette paix passe par toutes ces morts avant que nous comprenions la grande leçon de l’amour… que de sang versé pour que l’amour fleurisse partout sur terre…

mais même si on la voit pas, la paix universelle est en train de se construire… et beaucoup de foi est requise…

10550052_922266774467003_2670007737054358922_opour que l’on puisse coexister paisiblement… premièrement en soi, puis avec tous nos frères et soeurs de bonne volonté… de volonté divine…

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bon faîte mouman

263878_175919462469198_3206134_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre touènneti aie te  /// 15-7

chronique comédie dramatique aujourd’hui… car c’est la fête à ma mouman aujourd’hui…

si elle avait encore un corps pour transporter son âme et son coeur grand, elle aurait 84 ans… genre… mais elle a quitté le navire il y a 10 ans…

son parcours et sa job étaient faites, elle réside maintenant et dorénavant au faîte… en ce jour de fête, elle flotte au-dessus des mêlés… et des fêlés… mais peut-être qu’elle est déjà réincarnée, qu’elle a déjà repris corps pour qu’âme  se vive… qui sait ? peut-être qu’elle rechemine encore en corps et à dos d’âme sur ce sentier de la vie qui bat ici bas…

peut-être qu’elle a troqué les nuages et la voûte céleste pour cette route terrestre à nouveau, pour de nouvelles aventures… peut-être même que je l’ai croisée récemment sans savoir… car la réincarnation est la mère de tous les mystères… mais peut-être aussi que c’était sa dernière, vie donc mort aussi, et qu’elle repose maintenant en paix pour l’éternité… peut-être…

quand on pense à sa mère, on est toujours ptit gars ou ptite fille… moi même qui a été père deux fois, et encore à nouveau depuis un an, je suis toujours fils… de dieu, bien sûr, mais surtout de ma mère… qui est au cieux… et avec son esprit…

je suis l’enfant de la bonté qui fut incarnée pendant un long moment, l’enfant de ma mère qui veille toujours sur moi… je la sens, protectrice comme du temps de son voyage en corps… mais dorénavant plus légère, voluptueuse comme la brise, effleurante comme le vent, réconfortante pour son enfant, son ati tenfant…

10 ans déjà que ma mouman n’est plus… ici dans son corps… car elle est encore tout à fait ici avec son âme… ici près de mon âme… quand j’ai le vague à l’âme, quand mon âme est down, quand mon chat est mort, je parle à ma mouman car des vies elle en a plein elle… je lui demande de l’aide, de la protection pour moi son humble fils de dieu quand il feel parfois un mauvais môman…

mais môman, môman, en ce moment ton fils passe de très bons moments et il te remercie… il te dit merci, toi femme de bonne volonté, qui possède maintenant la non-volonté infinie de celle qui a passé l’autre bord du voile, de celle qui a levé les pattes pour aller danser le cha cha cha avec le bonhomme d’en haut…

que dire à sa mère dans une chronique que l’on ne peut pas lui dire dans ses prières ? qu’attendre d’elle ici sur l’espace public que je ne peux pas entendre dans mes moments de méditation ?

car je ne suis pas fou vous savez… elle me parle ma mouman à moua… oui oui… quand je me ferme les yeux et la bouche, elle me chuchotte à l’oreille, aux deux même, et au coeur aussi en stéréo, ell me chuchotte que tout est OK, qu’elle m’attend way up there, entre deux pas de trois… cha cha cha… car it takes 2 to tango… oui papa…

alors mouman, mimi, ton atiguy pense à toi aujourd’hui… comme les nuages qui laissent tomber quelques larmes sur ce petit jour gris… où est-ce toi qui pleure et qui s’ennuie ?

t’en fais pas, on t’a pas oublié… la preuve ? tu es ici…

journée vide de plaintes

10547703_10152604796578628_7512077994601538049_nles fous mots /// ••• \\\ nombreuse touènneti sève une /// 14-7

traduction: passez les prochaines 24 heures sans vous plaindre, pas même une seule fois… et remarquez alors comment votre vie commencera à changer

c’est plate ! il fait donc ben pas beau ! ça coûte donc ben cher ! les politiciens sont tous pareils ! et alléluia…

quelle énergie on investit à se plaindre hein ? le pire c’est que c’est rendu tellement intégré qu’on s’en rend même plus compte… ça fait partie de notre logiciel de base… presque partie intégrale de notre ADN… pourtant nous sommes parmi les plus choyés du monde…

certains et certaines auraient certainement le loisir de se plaindre… qu’on pense seulement aux gens pris dans les zones de guerre… ceux et celles qui connaissent les famines… les enfants soldats… les sans-abris… la liste est longue… mais non, ce sont nous, les privilégiés de la planète qui se font allé le clapet le plus…

et je ne rejette pas le blâme sur autrui car je suis moi-même le premier dans le lot des chiâleux… toujours les yeux centrés sur la moitié vide du verre d’eau… souvent plus concerné par ce qui risquerait d’arriver que par la magie de tout ce qui arrive… comme quand on met plus de jus sur nos problèmes que sur les solutions et qu’on crée alors plus de problèmes que d’opportunités de résolution…

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pas toujours facile de décrocher de la tendance à se plaindre et à courir par en avant et après le meilleur ailleurs plus tard… mais parfois faut ce qui faut… alors dès aujourd’hui, désintox plaintive… faut ce qui faut… j’arrête de me plaindre, de critiquer, de chercher les puces, de trouver la faille, la craque… car anyway, c’est par la craque que peut passer la lumière, par la faille que l’on peut voir mieux, que l’on peut reconnaître notre totale humanité… qui l’on est dans notre parfaite imperfection…

10553539_10152615752473628_227767674018523074_nalors aujourd’hui plutôt que de parler du beurk, on parle du beau OK ?

on arrose les fleurs, pas les mauvais herbes… on se shoote de la lumière plutôt que de se battre contre l’ombre… on apprécie ce qui est pour reconnaître que ce qui n’est pas ne sera peut-être jamais… ou le sera en temps et lieux… où l’est peut-être déjà si on sait voir, si on sait reconnaître…

alors déclarons le 14 juillet la journée internationale du break de la complaintecritic free day…

et voyons ce qui arrivera…

ah maudit que c’est plate quand on peut pas se plaindre 😉

espoir, empathie et compassion aux enfants, femmes et hommes de bonne volonté

10409022_560589714053313_828375603406512837_nles fous mots /// ••• \\\ nombheure touènnetiiisixe  /// 13-7

ces temps-ci je lis et m’informe pas mal sur l’actuelle réactivation du conflit Israélo-Palestinien… tant de points de vue… sur un conflit actuel mais qui dure et perdure depuis des millénaires… et plus je lis, moins je comprends car ce conflit est complexe et multi-sources… pas de simple bien et mal à opposer ici… beaucoup d’humanité complexe…

même s’il n’est pas nécessairement l’un des plus virulent en ce moment sur la planète, ce conflit me semble constituer le noeud gordien des relations internationales problématiques, le conflit mère… notamment parce qu’il implique les Juifs, peuple dont on a exterminé des millions de ses membres au milieu du 20ème siècle, de même que les Islamistes en raison des attaques contre la population civile de Gaza… feu et gaz… pétrole et armement… droits humains et quête de liberté…

clairement, il n’y a pas de solution simple à ce conflit complexe qui dure et dure et s’éternise… un catch 22 humain insensé et inextricable… mêlé mêlant…

bien que cette tribune n’en soit pas une d’analyse politique – je laisse ça aux spécialistes, nettement plus savants sur la question – je me questionne tout de même car ce conflit – et les multiples autres qui sévissent à l’heure actuelle – nous mènent presque au découragement face à la nature humaine et aux chances de paix sur terre…

le monde n’est peut-être pas pire qu’auparavant, mais il ne semble pas nécessairement s’améliorer non plus… du moins les médias aiment nous rappeler – et nous le montrer en couleurs – que la paix n’est pas acquise et que le monde est rock’n roll en ta….

s’il ne faut pas fermer les yeux sur ces drames humains, ce que l’on serait bien tentés de faire pour se protéger et ne pas bouleverser notre petite sainte paix personnelle, vient un moment où l’on ne sait plus quoi faire pour tenter de faire du sens de ce non-sens sensationnel…

car en cette période estivale, on peut clamer à juste titre que l’on a bien droit à un peu de repos et de légèreté après avoir bossé dur toute l’année, n’empêche que des personnes meurent dans ces conflits à tous les jours, et plusieurs d’entre eux sont des enfants… nos enfants… l’avenir de la planète… notre avenir…

il y a bien le festival juste pour rire pour quiconque veut tenter de se faire divertir, mais rire et se divertir pendant que nos concitoyen(ne)s meurent quotidiennement juste là, à l’autre bout de la piste d’atterrissage ou à l’autre poste de télévision, a quelque chose d’immoral non ? du moins, ça devrait nous faire réfléchir… et sentir…

en même temps, même si on s’informe et lit tout ce qui s’écrit sur les raisons des conflits dans les zones où ils sévissent, même si on se branche le nez, les yeux et les oreilles 24/24 7/7 sur ces situations intenables, qu’est-ce que cela changera ? règlera-t-on quelque chose ? ferons-nous la paix ?

on constate qu’il existe de nombreuses situations de folie humaine sur la planète actuellement, des injustices, des scandales, des famines, des abus aux droits de la personne, de l’esclavage même, les médias et les réseaux sociaux se chargent de nous le rappeler…

alors entre l’évitement, le déni et la négation, la justification, l’ignorance, le fatalisme, le cynisme, l’ironie, le sarcasme, la rationnalisation, le mépris, la condescendance, comment garder notre espoir et optimisme et ne pas verser dans le pessimisme et la démagogie ? comment simplement rester sain d’esprit ?

car tous et toutes membres de la grande famille humaine vous et moi chers soeurs et frères, tous et toutes touché(e)s par ce qui se passe sur notre belle grosse boule verte et bleue, même si loin de notre home à nous… tous et toutes concerné(e)s par ce qui se passe sur notre seule maison commune…

10308162_723301941045986_2957884771623341483_nfacile de devenir froid(e) et insensible devant tant de misère humaine, logique de vouloir déconnecter et décider de vivre totalement et seulement le moment présent, ici et maintenant, car oui en effet, ce qui existe de plus réel pour nous actuellement…

mais là-bas et maintenant, juste un peu plus de nous, existent aussi des situations injustes et folles, qui demandent de nous questionner, chacun chacune, sur notre responsabilité individuelle et commune, et qui requièrent que l’on demeure humain et humaine, solidaires des enfants, des hommes et des femmes de bonne volonté… nos frères et soeurs…

car ils et elles ont besoin de nous, même si nous n’avons pas de solution concrète à offrir face à leur problème… ils et elles ont besoin de notre compassion, de notre soutien, de notre solidarité… même à distance et dans l’invisible… car c’est notre survie qui en dépend… la survie de la nature humaine…

1014037_657521647638317_1501018911_ntraduction: je ne sais pas comment «sauver le monde»… je n’ai pas les réponses ou LA réponse… je ne possède pas de connaissance secrète qui pourrait réparer les erreurs des générations passées et actuelles… je sais seulement que sans compassion et sans respect pour les habitants de la Terre, aucun(e) d’entre nous ne survivra, ou ne le méritera… – Leonard Peltier

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« Maturity happens when you start living without hope. Hope is childish. You become mature when you don’t project hope into the future. In fact, you are mature when you don’t have any future; you just live in the moment — because that is the only reality there is. »

– Osho

jouer à cash cash

417656_503126289744521_1898232404_nles fous mots /// ••• \\\ nombheur touènnethi fève /// 12-7

traduction : je ne suis qu’un bout de papier mais je contrôle toute votre vie…

ah l’argent, quel dieu, ou quel diable, c’est selon… en tous cas personne n’est tout à fait neutre face à l’argent… noir ou rouge, tight ou lousse… riche ou pauvre…

ce que certaines personnes ne feraient pas pour l’argent… ou du moins ce que nous croyons que cet argent peut nous permettre de faire… ou d’être… ou d’éviter de sentir…

car l’argent est un sacré coquin… il peut nous donner l’impression du pouvoir… l’illusion de la sécurité, une sensation de confiance… ou il peut nous faire sentir moins peureux, pour quelque temps du moins… car l’argent est éphémère de tous les vices…

derrière l’argent se cache beaucoup plus que du simple cash… derrière l’argent se trouve la face cachée de la lune… à l’envers de la médaille dort l’argent… derrière notre relation à l’argent se cache toute notre relation au monde, à la vie et à l’existence toute entière… j’encaisse donc je suis…

que d’attentes et d’illusions nous entretenons envers cette forme d’énergie verte mais non durable qui nous permet bel et bien de faire certaines choses, mais qui, d’autre part, affiche un coût secondaire élevé qui risque de nous faire dévier de notre chemin d’âme et de coeur…

pourtant, cet argent que nous pensons posséder n’est qu’illusoire… et temporaire… et il ne se mange pas… manger vert, manger mou… le liquide nous coule entre les doigts… comme la vie et le sable dans le tiroir caisse… et l’argent ne sécurise pas notre âme qui recherche son home toute la vie du long…

cet argent qui peut nous faire oublier la mort pour un moment… mais que pour un moment… car un rêve l’argent… ou un cauchemar quand on en manque pour les besoins de base… l’argent est un cassé coquin qui court plus vite que nous…

993480_640288232695655_1026340242_ntraduction: rappelez-vous que lorsque vous quitterez la terre, nous ne pourrez apporter avec vous ce que vous avez reçu, seulement ce que vous avez donné : un coeur enrichi par le service sincère, l’amour, le sacrifice et le courage… – St-François d’Assise

l’argent ? bien souvent qu’un plaster sur un gros bobo d’inquiétude et d’anxiété permanent face à l’incertitude, face à la mort, face au vide auquel nous faisons face…

car petit moi n’est vraiment pas grand devant l’immensité, devant l’adversité, devant l’inconnu… petit moi cherche à s’agripper à quelque chose… et parfois les piasses peuvent se transformer en poignées temporaires… mais l’argent risque de nous brûler entre les mains… ou de nous couler entre les doigts… ou de nous passer sur le corps…

l’argent donne l’illusion du pouvoir, ou du moins une sensation de pouvoir… faire quelque chose… pourtant, combien de riches se suicident et combien de pauvres au regard souriant…

bien sûr dans notre système capitonniste, l’argent est un outil de base… il faut bien manger et se loger, et pour cela, ça prend des bidous mes pitous… mais au-delà de ça, l’argent ne sert pas à grand chose… il n’achète pas le bonheur, ni l’amour, quoi qu’il peut les louer temporairement si on veut y croire…

tristement, l’argent est la seule chose que certaines personnes possèdent… quelle pauvreté de riche…

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je ne connais personnellement pas de personnes riches… parait qu’il en existe quelques-unes qui en ont beaucoup… beaucoup beaucoup…

10003859_629705823782588_7849742165076775600_otoutefois, certains riches se rendent compte un moment donné que l’argent ne donne pas nécessairement satisfaction en tant qu’objet de possession ultime… éventuellement, il me semble que ce n’est que de l’énergie qui doit être mis au profit du plus grand nombre… sinon très petite et qu’immédiate comme source de satisfaction… la soif demeure…

comme cet homme par exemple qui a vendu tous ses biens de luxe pour ouvrir un orphelinat au Cambodge…

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paraît qu’après un bout, on se tanne de compter, on veut faire quelque chose qui compte vraiment…

j’imagine que certaines personnes qui possèdent beaucoup d’argent sont très généreuses et d’autres plus grippe-sous… comme chez les moins nantis… probablement que l’argent ne changent pas profondément les gens… qu’en surface j’imagine… pourtant toute cette inégalité questionne…

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peut-être qu’il y a un plan divin et que chacun(e) doit vivre ses expériences… mais questionnant tout de même que nous humains investissions davantage dans la guerre que dans l’entraide… et que certains comme les dirigeants de Nestlé veuillent contrôler l’accès à l’eau pour en faire des profits… questionnant…

en tous cas, moi ici, je suis certainement plus que millionaire avec mes amis les arbres qui peuplent ma forêt et me regardent vivre, avec les oiseaux qui me chantent la pomme tous les matins, avec le silence à 1000 $ qui joue à tue-tête dans les haut-parleurs du ciel surplombant ma cabane au Canada… deux belles filles qui vivent leur vie de filles de par le monde… et une belle amoureuse qui vient me visiter pour quelques semaines demain… et ma guitare et mes mots joueurs qui font de moi un gros plein de cashotteries à cinq cennes

plein aux as le chroniqueur, plein aux as…

et qui souhaite au moins la même chose aux hommes, femmes, enfants, animaux et plantes et de bonne volonté…