les fous mots /// ••• \\\ nommmbheur teurtiiiine /// 21-6
traduction : si vous voulez dire la vérité aux gens, faites-les rire, sinon ils vont vous tuer… – Oscar Wilde…
lecteurs/trices, mesdames et messieurs, ladies and gentlemen, c’est le solstice d’été, donc l’hiver s’en vient…
ben quoi ? oui oui, à partir d’aujourd’hui, les journées commencent à raccourcir… on perdra quelques minutes de clarté à chaque jour, les journées commencent à ratatiner… je sais je sais, vous n’aimez pas ça entendre ça… mais c’est un fait… alors plutôt que de tirer sur le messager, profitez de l’été au max car ça commence aujourd’hui… c’est ça le message chronique…
sortez dehors le plus possible, faite-vous griller comme une crèpe (juste un peu, pas trop quand même, wo wo tanathos), baignez-vous jusqu’à plus soif, allez-y total… car on descends la côte… en ligne droite vers le 21 décembre… mais d’ici là, profitez, profitez… c’est l’été…
car de savoir qu’on est en route vers l’hiver ne devrait pas nous déprimer, au contraire mes ami(e)s… ça devrait nous faire apprécier ce qui est, ce qui s’en vient… comme les années qui s’accumulent au compteur de l’âge… elle peuvent nous rendre déprimé(e)s et désabusé(e)s car le sable du temps coule de plus en plus vite dans le grand sablier de la vie… mais ce temps qui passe nous apporte maturité, sagesse et capacité de mieux vivre, de vivre mieux… vivre maintenant… vivre de plus en plus…
bien sûr que le verre est toujours à moitié plein ou à moitié vide, mais vaut mieux un tien que deux tu l’auras pas… et peut-être que le verre d’eau est fait pour être rempli à moitié seulement… pourquoi faudrait-il absolument qu’il soit plein, toujours plein ? lourd lourd sur la longue run un verre plein tout le temps…
qu’un point de vue différent sur la même bête, qu’une perspective à adopter… moitié plein, moitié vide… same same… mais quand même, même réalité… l’hiver s’en vient… qu’on veuille le voir ou pas… simplement la réalité… comme Noël qui arrivera le 25 décembre encore cette année… et l’équinoxe le 21…
traduction : la vie est un kaléidoscope, tourne ta tête d’un angle différent et tu verras tout autrement…
comme quand on tourne 40 cette journée d’aujourd’hui… 40 ans je veux dire… en principe, 40 ans c’est pas mal le zénith de notre vie ça non ? c’est à ce point-là qu’on a complété grosso modo le premier tour de piste, et qu’on commence le second, le point où l’on commence à descendre la côte…
on peut s’en désoler, regarder par en avant et déprimer de vieillir, ou encore apprécier le chemin parcouru et, maintenant riche d’un bon bagage d’expérience, entreprendre cette deuxième moitié avec entrain et enthousiasme… les fruits sont mûrs… on peut s’en désoler ou apprécier la ride, car ça commence à descendre et ça va aller vite… de plus en plus vite…
youyou ! les cheveux dans le vent et les bras grand ouverts…
alors youpi ! c’est l’été qui commence, plus de temps à perdre… il faut vivre maintenant, totalement, absolument, éperdument… car le temps file et il viendra bien assez vite le temps de se plaindre de l’hiver… maintenant l’été, le jardin de roses c’est now ! fleurs et épines compris…
l’annonce de l’hiver à venir en ce jour le plus long de l’année est un peu comme la mort que l’on ne veut pas voir tout au long de sa vie… se préparer à mourir, y penser, y réfléchir n’a rien de morbide ni de déprimant… au contraire… la mort nous aide à vivre mieux, plus, maintenant… plutôt que d’éviter d’y penser, que la nier, utilisons-là pour ne pas procrastiner, pour ne pas remettre à plus tard ce que l’on veut faire maintenant…
comme un fond noir sur lequel on peut projeter notre lumière… car pas de soleil sans ombre… qu’une perspective…
car on ne sait rien du temps qui reste à venir… buvons le verre d’eau maintenant et faisons confiance qu’il se remplira de nouveau… à moitié ou tout à fait, ou goutte à goutte, et coûte que coûte…
en ce début de retour de cycle vers l’autre moitié de l’année, célébrons le soleil pendant qu’il y est… au zénith du ciel, au zénith de notre vie… célébrons la vie pendant qu’elle brille, apprécions this little light of ours… shinning high and bright… profitons de la vie qui s’offre à nous aujourd’hui, grande ouverte et toute juteuse… parfaitement, ultimement, telle quelle est en ce sommet de l’année…
car on ne sait pas ce qui s’en vient… le meilleur et le pire sont possibles.. espérons le mieux mais préparons-nous au pire qu’ils disaient… pas fou, ça couvre toutes les possibilités… tout est possible…
alors on y va… mais lentement quand même, wo les moteurs… c’est la journée la plus lente de l’année… le reste viendra bien assez vite… en son temps, parfaitement ainsi…

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Ah ces braves gens, tous pleins de leur zèle et de leur santé, ils me donnent toujours l’impression de têtards optimistes qui, serrés dans une mare, agitent gaiement leur queue au soleil dans l’eau la moins profonde qui soit et qui ne soupçonnent pas que dès demain la mare sera sèche. – C.G. Jung via Ricardo, l’homme de Bahia


les fous mots /// ••• \\\ nommebeur touèlve
oui papa…
ce qui les porte à se prendre en mains… même ce qui n’est pas…
les fous mots /// ••• \\\ numbheur iiiiii lève une
pensons-y… ou pas… et soyons ici, maintenant, et ailleurs en même temps… oups déjà passé… qu’un maintenant has been, qu’un éphémère now à la retraite et passé date… constamment, fluidement, inévitablement…
sans coupure, sans séparation… qu’un long souffle interrompu… qu’un concept, qu’une balloune qui flotte dans l’immensité de notre imagination…



quand tous les points se rejoignent…
les fous mots /// ••• \\\ nômebeure taine
crée ati… vite et bien…


eckartons les mots pour qu’ils respirent et s’illuminent (celle-là si vous la pognez, vous êtes fort(e), pas mal tordus de jeux ces mots…)
traduction : en éducation, la créativité est aussi importante que l’alphabétisation, et nous devrions la traiter sur le même pied… – sir Ken Robinson

les fous mots /// ••• \\\ nomebeur n’eye ne
les fous mots /// ••• \\\ nhommebeurre uiiiite


que j’ai aussi adopté comme père quelques années après ma recontre avec Osho, un être exceptionnel, un enseignant de qui j’ai beaucoup appris… un autre père de remplacement pas piqué des vers… si Osho était le grand-père omniprésent de dizaines et de dizaines de milliers de personnes, Veeresh était davantage un père sur le terrain, avec qui on avait une relation plus personnelle… un père qui est éventuellement devenu un ami… peut-être parce que je suis devenu un homme ? si c’est le cas, c’est grâce à ces deux hommes…
les fous mots /// ••• \\\ nommebeurrrr sèveune

en langage scout, de lièvres nerveux, devenons tortues calmes…
les fous mots /// ••• \\\ numburrrrrr fève
mais peut-être que l’objectif n’est pas tant de devenir quelqu’un ou quelque chose… peut-être que l’idée est plutôt de défaire tout ce qui n’est pas réellement nous-même pour être capable d’être la personne que nous étions censés être en premier lieu…
allez, soyez soyeux, soyez soyeuses…
les fous mots /// ••• \\\ nombheure fort

s’il est logique de penser que l’on recevra ce que l’on est prêt(e) à recevoir, on peut aussi recevoir ce que l’on attendait pas, ce que l’on attendait plus, ce que l’on ne savait même pas exister…
alors restons humbles mes ami(e)s et utilisons notre imagination pour inviter ce qui résonne juste et bon en nous, tout en étant prêt(e) à accepter avec gratitude ce que le gars des vues nous propose… ou nous impose… ça doit être dû pour arriver si ça arrive non ?