Archives pour la catégorie les offrandes du quêteux…

nouvelle étape, novembre 2012

enfin libre…

252363_450172405050739_1816882715_nvingt-huitième offrande 1/12 (20 jours avant le 21 décembre… compte à rebours)

cette image est parlante non ? elle me fait penser aux histoires que l’on racontait jadis aux enfants en Mongolie autour desquels on traçait un cercle dans le sable et à qui on disait qu’ils allaient mourir s’ils sortaient du cercle pendant que les parents allaient chasser… ça marchait, ils restaient… CPE ancestraux… seulement plus crus que ceux d’aujourd’hui…

cette photo me fait penser aussi et surtout à moi-même, à mes propres conditionnements, à mes propres croyances, à mes limites mentales qui me gardent petit, limité, séparé du tout, statique, enchaîné… enchaîné à ma vieille chaise de plastique…

en fait, on porte tous et toutes notre propre chaise en plastique à laquelle nous sommes attaché(e)s… aussi bien le reconnaître non ? car à nos chaises, nous y tenons… tellement que nous nous y ré-attachons nous-mêmes, à double noeud parfois… ou encore on décore sa chaise pour qu’elle soit unique, plus esthétique, plus fashion…

et nous sommes tous et toutes tellement lié(e(s) à nos chaises… chaises différentes, plus ou moins fancy, plus ou moins stylées, mais chaise quand même, et même corde qui nous y attache, même attache qui nous empêche de sortir du cadre, de penser en dehors de la boîte, d’être libre libre libre, free free free

croyances, théories, expériences passées, conformisme, désir d’appartenir, valeurs environnantes, autant de chaises, autant de cordes, autant de liens… qui nous gardent confiné(e) à un ptit bout de terrain déjà tout brouté… et peu importe la longueur de la corde, une corde c’t’une corde… à moins que vous ne préfériez les chaînes, plus difficiles à briser…

mais vient un temps où les cordes chaînes et chaises, si elles étaient sécurisantes jadis, commencent à nous étouffer, à peser lourd… elles nous empêchent d’aller voir les mondes autour, de prendre notre envol et de nous envoler… alors un à un, couper les fils, les cordes, briser ses chaînes, balancer la chaise cul par dessus tête… prendre le risque de vivre sans attache, sans corde, sans chaise au bout du cou…

et les chaînes mentales finissent éventuellement par se transformer en chaînes physiques, en chaînes concrètes… on a qu’à regarder certains corps humains pour voir littéralemment ces chaînes comme des preuves visibles, des noeuds de chair… et que dire des chaises constituées par la religion, la philosophie, la morale, les croyances spirituelles et ésotériques… name it we got it…

la job d’une vie cette libération… car après les plus grosses cordes, les chaînes et fils de fer les plus évidents, on se rend compte que c’est aussi tout plein de petits fils très fins, ténus mais solides tout de même, des fils de pêche, petits liens que l’on n’avait jamais soupçonné exister, cachés par les gros liens plus évidents… donc détisser et démêler les fils, les uns après les autres… avec patience et minutie…

pas aussi simple qu’on pourrait le penser de briser ces liens avec la chaise car chaque chaise possède aussi sa part de confort, son lot de connu… une chaise c’t’une chaise… et chaque chaise porte une certaine part de sécurité, une sensation de protection… sur laquelle on peut prendre des pauses et appuyer nos fesses pour un bout… et si tout le monde a sa chaise, pourquoi pas moi ? je ne vais rester debout tout le long de la game quand même !

mais vient un temps ou la chaise de sécurité feel davantage comme un poids que comme une protection sécuritaire… allez le siège éjectable… alors c’est là que ça commence, ce grand processus de libération, de sortie du connu, de découverte de soi en dehors du patron initial… job d’une vie très certainement…

alors en cette période particulière où une date précise vient nous inciter à couper ces chaînes et renoncer à ces vieilles sources d’attachement, quelle belle opportunité d’enligner cet objectif de libération pour les trois prochaines semaines… car même si le 21 ne sera fort probablement pas marqué par aucune grande manifestation spectaculaire, il semble plus que temps de couper les liens, de repartir en neuf et élaborer une nouvelle route davantage teintée de conscience, d’amour, de liberté et de valeurs plus liantes que séparantes… nouveau monde here we come

de notre côté, nous sommes quelques-un(e)s à entreprendre dans quelques heures une séquence de 21 jours de shaking au presbytère de Val-David tous les matins à 7 h 15… notre humble façon de couper nos chaînes, de shaker le passé, de marquer la fin de cette grande période et le début de quelque chose de nouveau… vive l’inconnu, vivre l’inconnu…

aho !

et si pensait comme une planète ?

518_155480774597916_445436595_nvingt-septième offrande 30/11-3 (toujours 21 jours avant le 21 décembre… touainetsiouane)

eh qu’on pense petit des fois ! je parle au je of course… mais quand même… je suis vous aussi right ? quand on sait notre infinie minusculinité dans cet univers, pourquoi ne pas oser penser beaucoup plus grand que soi ? l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne dixit arianne alors qu’elvis G. pense big sti… peut-être bien qu’il l’avait l’affaire après tout notre elvis…

que c’est vaste et immense autour de nous petits terrien(ne)s… grosso modo, tout d’abord, y a notre corps physique sur la terre, puis quelques autres corps un peu plus haut et plus large que soi… beaucoup plus haut, il y a la lune qui tourne sur elle-même et autour de la terre… puis le soleil et les autres planètes de notre système solaire autour de nous qui lui tournent aussi autour… on the side, des constellations et des constellations d’étoiles, puis d’autres systèmes et d’autres encore et puis d’autres galaxies et puis encore plus grand que ça… tout ça à des années lumière de distance… des millards de milliards de kms, c’est loin ça… tellement que l’on ne peut même pas se l’imaginer… quand même, imaginer que l’on ne peut même pas imaginer quelque chose… c’est fort en imagination ça ! imaginer l’inimaginable…

alors quand on pense changer le destin avec nos pensées, peut-être ? mais faut aussi rester humble OK ? car on est pas gros grosse dans cet immensité de système-là…

mais on pourrait bien le devenir, grand comme un planète s’entend… du moins en pensées pour commencer et on verra ce qui s’ensuivra… on pourrait s’ouvrir et grandir de l’esprit et de sa capacité d’imaginer en se renseignant, en élargissant notre bande passante… en ouvrant notre capacité de possiblement imaginer la flabbergasting grandiosité de la chose céleste… c’est plus que grand la vie, c’est vaste l’univers, c’est flyé la voie lactée… fun fun de penser à tout ça, à grand comme ça, à plus grand que ça …

se mettre de la poussière d’étoiles dans les yeux, des astres dans la tête, des planètes dans les gamètes… s’élever l’âme haut, aho ! diviniser l’astre divin, boire le ptit vin comme le ptit lait de la voie lactée, et faire tout le tour de la terre en se bouchant le nez…

penser plus grand que ça, penser infiniment plus grand… indéfiniment… ne plus penser du tout et imploser, s’halluciner dans le cosmos… sortir du cadre strictement terrestre, dépasser le corps humain pour rejoindre le corps céleste… ascensionner tout simplement…

pas de frontières sur la terre, encore moins dans le plus loin de l’univers… pas de barrières dans ma tête, encore moins dans le cosmos… que de l’espace, de l’infiniment grand, comme existe aussi le tout aussi infiniment petit en nous et partout…. le petit aussi minuscule que le grand n’est majuscule…

devenir un cosmonaute, devenir un exploronaute du grand espace… bandit cosmique des grands chemins lactés ou non… prendre la voie d’évitement, faire le plein au pitstop galactique… ascension directe dans le vortex… s’ouvrir aux voies lactées, flyer avec les comètes, s’éclater comme des supernova…

allez ami(e), phone home !

lien table des matières d’astronomie pour les nuls…
http://ebookbrowse.com/gdoc.php?id=326968176&url=30a0d6b438bbb0ef458d7dd0ab204faf 

base de l’astronomie:
http://emilie.bodin.free.fr/debutant/debutantframe.html

vive le vide de plein / vive le plein de vivre…

DSC_0131_resizevingt-sixième offrande 30/11-2 (21 jours avant le 21 décembre… demain le shaking)

me suivez-vous ? y ride hein le chroniqueur ? chronique son mala de chroniques… (au cas où vous ne l’avez pas vu passer celle-la dans mon titre ;-)… plus facile de laisser aller que de retenir le flot des mots… alors go go go… on dit for sure, on lit ? pas sûr…

demain samedi, un agent d’immeubles vient chez-moi pour probablement mettre ma maison sur le marché… oui, probablement seulement et pas certainement, car subsiste encore un ptit doute dans ma caboche… à voir demain… ne suis pas certain mais ai besoin de provoquer la vie, tester le destin, vérifier où je suis maintenant en explorant où j’irai peut-être un peu plus tard… me lancer sans filet et faire ce que vie veut… vivacement…

l’idée de délaisser mon beloved paradis, partir de mon home, de mon domaine, de quitter mon pied à terre sur la terre, suscite doute et questionnement… et excitation et ouverture… simultanément snif snif et yé yé… olé olé…

mais continuer à vivre seul dans le fond du bois comme je le fais depuis quelques années à long terme, pas certain… mais en même temps, pas certain que je ne veuille plus cela non plus…  pas certain de rien, certain de rien du tout ces temps-ci… full doute, doute au boutt… bout de la route ici ? on verra en cours de route… suite de route là-bas ? ailleurs ? toujours ici…

beaucoup de moi dans ma vie en ce moment, trop ? jamais trop car toujours juste assez ! donc peu de monde dans ma vie, pas par peur du monde mais par besoin de juste moi, de rencontre dans le fond des bois avec mon ptit moi à juste moi, rencontre de fin de moi…

volontairement, ai créé un vide de monde dans ma vie depuis quelques années mais je ne veux pas du monde juste pour avoir du monde, pas du monde pour ne pas simplement être seul, pour boucher le trou de mon moi… être seul d’abord, se faire un fond, solide, lucide, autonome pour retrouver le monde ensuite… du monde pour créer le monde… pour refaire le monde… pour humaniser sa vie, son monde… pour partager son monde avec d’autre monde…

humblement, accepter son humanité, son besoin de monde, choisir d’être entouré de monde pour se refaire un monde… après des années socially busy busy suivies de quelques-unes d’hermitage ces dernières années, peut-être maintenant une vie en groupe à l’Ermitage ? à suivre… un hermite à l’Ermitage…

marcher sa vie comme on marche sur un fil, duquel on peut tomber à chaque pas… sur la plante ou sur les talons… chaque pas mérite attention, douce tension… équilibre composé d’un constant déséquilibre…

la vie coule comme tombe la neige, chaque flocon unique, chaque journée magique… vie incertaine, imprévisible, insécurisante et palpitante.. inconnue… tempête de vie… magique, elle l’est toujours la vie mais on l’oublie, on la tient pour acquise la vie, on repousse la mort et l’inconnu en avant, on pelte l’avenir par en avant comme on pelte la neige, comme on pelte parfois les nuages… pelleter la neige pour vrai dorénavant dans l’hiver de la vie divers… certains à la main comme moi, d’autres à la souffleuse comme des fous de vroum vroum… comme la vie… souffle de vie… la vie est une souffleuse… et passe la vie, tombe la neige…

bons flocons…

lucky luck, bad luck, potluck… du toc la luck ?

vingt-quatrième offrande 30/11 (21 jours avant le 21 décembre… kiff-kiff)

chronique nocturne, chronique queue de lune, chronique post pleine lune fidèle au poste, pleine lune sweet à son poste de lune… de miel… chronique… pleine lune extatique, états étoiles critiques… chronique mélatonine, chronique somnambule, bulle de vie nocturne et diurne…

en ce moment même, tout ce que je voulais, je ne l’ai pas… ou l’ai-je et je ne le vois tout simplement pas ? et ce que j’ai, l’ai-je voulu si je l’ai et l’ai eu ? ou l’ai-je vraiment ? m’ai-je seulement moi-même ? et vous de même ? ou est-ce ce que j’ai qui m’a ? m’ai-je ou me suis-je fait avoir ? ou ai-je déjà eu quoi que ce soit ?

ce que je voulais, je ne l’ai pas eu, ne l’ai pas là et ne l’aurai plus… ou pas… ou si, si possiblement, je ne l’aurai jamais… la vie m’a eu moi en tous cas… elle s’est joué de moi, a joué avec moi, m’a joué un tour de piste… eh oui, on dirait que toutes mes intentions m’ont fait faux-bond… tous mes désirs me chavirent et se virent de bord, me virent le sort de bord… mes désirs se liguent contre moi… merci désirs… sous mon propre toît à moi… tout ce que je veux m’échappe, et hop glissent les désirs, je ne sais donc plus ce que je veux ni qui je suis… je sais toutefois que ce je voulais je ne l’ai pas eu bon !

je ne sais pas si je peux ni veux vouloir quoi que ce soit dorénavant, ne sais si je ne peux savoir ce que dois… faire ou pas, telle est la question ninon… sans réponse alphonse… au numéro que j’avais composé, pas de service maurice… un numéro 2 pour 3 pour emporter… plaisir à 2, folie à 3… ou pas… 2-3 désirs de trop margo…

alors je veux ne pas vouloir autre chose que ce que je veux, que ce que je voulais, que ce que je voudrai… je veux avoir ce que je ne sais pas encore que je veux et voudrai pour ne pas avoir de regret de ne jamais l’avoir eu… facile à comprendre ça me semble… ça prend pas le pont papineau, ni sa tête, ni sa rue, ni le pape gino pour comprendre ça…

j’vais jouer un tour à la vie, je ne vais plus rien vouloir vouloir, quoi que ce soit, tout ou rien… faire mourir le désir plutôt que d’en mourir… faire pourrir le désir, se rire du désir… désirer la fin du désir… sans désir, 100 désirs… délire avec plaisir de dire…

je fais la grève du vouloir… ou alors je vais vouloir rien, ou ce que je ne veux pas et je vais peut-être avoir ce que je veux… donc tout ou rien, ni mal ni bien… fou de rien… pas fou le gars hein ? je vais un tout ptit peu fourrer dieu et ne rien vouloir de lui… ne rien attendre de lui… j’vais me rire des dieux, jouer des tours aux esprits… et ne plus rien vouloir, ne plus rien savoir de vouloir quelque chose qui me tienne à coeur, sans rancoeur alors… ne rien vouloir, zéro déception… désir zéro, mauvais numéro…

je ne vais plus rien vouloir, donc je pourrai tout avoir… ne rien savoir, alors tout pouvoir… full power, tout honneur, tout donneur redonneur… ne plus rien avoir, ne plus rien savoir… je ne veux plus rien avoir ni savoir, alors je veux avoir et savoir rien… qui contient tout plein…

moi ne plus rien valoir si ne plus rien avoir ni savoir ? rien qui vaille… sans faille… valeur ultime que de ne savoir rien qui vaille ? possible de savoir quoi que ce soit anyhow anyway ? si ne rien savoir, tout avoir ? heureux les simples d’esprit saint sains, prenez soin soin de nous riches quêteurs…

heureux les esprits vides de sens et pleins de non-sens… valoir son pesant d’or… coeur qui possède et coeur qui dort… coeur qui déleste n’a pas ce qu’il déteste… âme qui s’élève ou âme qui dort… âme emmêlée dans la matière, de toutes les manières… tête qui enquête ou idées qui dorment…

ne rien vouloir pour ne pas décevoir la vie… ni être déçu… ne rien vouloir d’autre que ce qui est… ce qui est est déjà ce qui était et ce qui sera déjà est déjà ici… et n’a jamais été là… mais qu’est-ce qui est ailleurs qu’ici ? qui suis-je si je ne suis plus qui j’étais, ce que j’avais et ce que je voulais… que veuilles-je ? je ne veux plus tout savoir… merci… de rien…

papier brouillon, papier griffon… griffons la liste des désirs… charnels ou mortels… ramenons-là au zéro absolu du désir de vivre à 100 000 % et devenons maîtres du monde en ne voulant plus rien de ce monde, en étant tout de ce monde et en ne prenant que ce qui est et ce qui sera… ce qui sera est déjà ici anyway… ou ne le sera pas, ou jamais… car ne le sera peut-être jamais de toute façon… toujours, jamais, il faut toujours dire jamais et ne jamais dire toujours… ou vice et son contraire de versa… qui vivre versera dans le désir… ou pas… qui se manifestera… ici ou là ou pas…

merci mon dieu pour tout ce que je n’ai jamais eu et pour ce que je ne sais pas ne pas avoir eu… ce que j’ai était et est et sera toujours parfait…

yé je l’ai ! bah je l’ai pas ! yahoo j’ai tout ! tiguidou thank you

chaos/cnaos/ohacr/ordre/

vingt-troisième offrande 29/11-2 (22 jours avant le 21 décembre… ça balance)

du chaos naîtra l’ordre, le clair, le limpide et le pur… de la vase sortira l’eau pure… oser tout mélanger pour refaire de l’ordre, pour refaire un nouvel ordre, pour tout réordonner, tout désordonner, tout donner son or… et repartir l’égo à zéro, le score le plus haut, le score le plus beau…

malgré, en dépit et à cause de la gravité, oser laisser tomber les choses en morceaux et à leur place… que tout tombe en place car tout tombe toujours à la bonne place… car quelle place ne pourrait être la bonne, la juste ? comme si ce qui est pourrait ne pas devoir être… pourtant si cela est, que cela soit… ainsi soit-il, ainsi soit-elle…

oser laisser le présent devenir du passé à son rythme et à sa mesure… oser oser… osez José… laisser l’avenir venir à nous, laisser l’avenir venir vers nous, laisser l’avenir vernir la fleur de nos peaux…

apprivoiser le chaos pour qu’il finisse par devenir ordonné, accepté, acceptable… brasser la cage pour secouer la bête, pour chatouiller la bête, pour apprivoiser la bête… pour ne pas rester ni être bête… tête à tête avec son air bête… brasser la cage simplement pour brasser la cage, pour ne pas d’endormir… pour s’éveiller, être éveillé, se réveiller, pour ne pas vieillir… la tête sur l’oreiller, la tête en dehors du nid…

oser partir en visite et fouiller dans sa noirceur pour oser chercher et trouver la lumière… ou pas… aucune garantie de ce côté-là… oser boire du noir pour cracher du blanc, émettre de la couleur de toutes les couleurs… oser boire, ne plus croire, vouloir voir… de ses yeux voir la vue… broder du soir, broyer du noir et dérouler l’arc-en-ciel… toutes couleurs unies… toutes les teintes de gris aussi…

c’est l’hiver, saison du blanc, saison du bilan, bilan d’une autre année qui a passé dans nos vies, une autre couche de blanc sur nos cheveux… une autre année de vie dans le corps, une autre éternité dans l’âme… le corps contient le temps, l’espace et l’infinité… et le reste… et son contraire…

le chaos pour aérer, pour vivifier, pour simplifier le trop compliqué… le chaos pour ramener à terre, pour se la garder terre à terre la terre… lâche pas la pomme… de terre, lâche pas la pomme… de route, tiens la route… lâche pas la patate mon men…

du chaos pour tout mélanger, pour tout brasser et re décanter, désédimenter, redéposer dans la fond du tonneau, dans le fond du baril… déposer le armes une fois pour toutes, rendre les larmes de déconstruction massive… plus frais, plus vrai, plus près… de soi… pure perte de soi dans le chaos, pour le laisser être fou de soi, libre de soi, étalon sauvage quoi…

le chaos pour skinner, le chaos pour splitter, le vrai du faux et les cheveux en quatre… KO aux égos, chaos pour KO… au plancher l’égo, au matelas le gros zégo, à terre saligo… sur les chapeaux de roues… zéro égo, tous et toutes égaux devant les go… allez en prison ou réclamez 2 $… ou 200 $… c’est selon… le chaos remporte le magot…

du chaos qui cogne, du chaos qui donne, des leçons et des coups… de pied qui se donnent, au supérieur et au postérieur, au postier rieur… courrier chaos, KO technique, trève olympique et sympathique, grève empathique et tracatique… tracas stratégique pour que ça se complique et que ça clique… une fois pour toute, pour une fois, plus de doute… ou pas pantoute…

du chaos pour rire, du chaos en pas pour rire… du chaos pour périr, du chaos pour laisser partir le pire… du chaos pour dire… que le pire est KO…

photo : wings of your soul

se prendre pour le nombril du monde

vingt-deuxième offrande 29/11 (22 jours avant le 21 décembre… right on)

je lisais récemment Osho (1) qui disait que le nombril est la porte d’entrée par laquelle on peut  entrer en contact avec son âme… que le nombril est la première chose à se former chez l’humain, qu’ensuite vient le coeur et par la suite seulement le cerveau et autres attributs… et que pour pouvoir retourner à la source, il importait de revenir au nombril… pas fou l’guru…

depuis, je prends le temps de respirer plus lentement dans mon ventre et je sens que ça vit intensément dans cette région spécifique de mon corps, dans cette région porte d’entrée vers le monde entier… comme si toutes les empreintes de ma vie sont inscrites dans ce nombril of mine, comme si la vie pulse là, le pouls du monde y prend racine… comme si des fils invisibles me connectent à tout ce qui vit en moi mais aussi au reste du gros show de lumière qui prend place dans l’immensité autour… simplement en respirant là, dans le bouton belly, mon monde s’allume… tout le monde s’allume… allume le monde…

évidemment, le nombril fut le siège de notre connexion avec notre mère et donc notre premier et primordial lien avec le reste du monde… le contact le plus marquant… notre lien pendant nos premiers neuf mois de vie qui déterminent une bonne partie du reste de la route… tout ce que maman fut, par là nous fûmes aussi… cigarette ou pas…

je me souviens d’ailleurs quand ma mère est morte il y a quelques années, j’en ai eu terriblement mal jusque dans le nombril… direct dans les guts par cette petite porte j’ai senti cette perte de contact physique avec ma mouman comme une douleur intense, une pointe de vie gravement aigue dans le bas de mon ventre…

moi qui pensais que j’étais séparé de ma moman parce que grand garçon, parce que grand glaçon maintenant… la glace a fondu je vous assure… et si la qualité de la connexion à moman était la qualité de notre connexion au moment ? à la mère terre… au tout… et au rien…  et que peu importe nos savoirs acquis par la tête, ça le restera pour toujours… une piste d’exploration peut-être ?

hara qui parle, fort ou qui chuchote, hara qui crie, hara qui pleure, hara qui rit, hara kiri, hara qui vit… pas très loin du nombril, notre source, notre vie… guili guili le nombril… maman qui a nourrit par nombril qui rit, centre du corps et centre de l’univers… définitivement y a de quoi dans ce ptit trou-là… les racines invisibles de notre lien au monde, à la boule et au reste…

alors si on acceptait pour un moment l’idée que le nombril est le centre de notre monde, notre lien au monde ? ça vaut bien le détour non ? ça vaut bien quelques respirations et quelques minutes d’attention et d’exploration… pas grand chose à faire d’ailleurs, que remonter le fil…

alors si on se prenait le nombril au sérieux ? power to the nombril… pour oser se prendre pour le nombril du monde… sans gêne, fier et fière, assumer son propre nombril car si on ne le fait par nous-même qui le fera ?… plonger dans son propre nombril et s’engouffrer dans ce petit trou noir de vie et transcender ce monde hanté par l’oubli de ce lien sacré…par le nombril, rentrer deep down en soi et de là, retourner au reste de la création d’où nous sommes issu(e)s… nombril un jour, nombril toujours… I am… tout d’abord un nombril…

comprendre, pénétrer et sentir le monde via le nombril ? drôle d’idée… mais peut-être pas si folle que ça après tout ? voyage au centre de la terre, au centre de la mère, au centre de soi… bon voyage…

mon nombril vous salue… et avec votre esprit… de nombril…

(1) texte anglais accessible via ici : http://www.facebook.com/groups/laiglise/

moi ? toi ? émoi… si you, me too ?

vingt et unième offrande 28/11 (23 jours avant le 21 décembre… tictacto)

« Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous.  Comment ne le sentez-vous pas ? Ah ! Insensé qui crois que je ne suis pas toi. » – Victor Hugo (via Daya)

moi toi nous vous… nous je me moi… moi je me noie d’émoi… moi je te tu… tu me tutois… moi j’suis pas moi alors toi t’es toi ? et on pourrait continuer comme ça longtemps, fine with moi… et toi ? moi ou vous, vous émoi…

selon monsieur Victor, quand j’écris, c’est un peu nous qui écrivons donc ?  ou vous qui écrivez et moi qui vous lit ? quand vous lisez, aussi moi qui lis ? moi qui écris, toi qui me lis, vous m’écrivez, je vous le lis… et vous le redis… moi me relis, toi me dédis… vous qui lisez, riez, baillez ou ne voyez plus clair sans le toi ni le moi…  la foi fait foi de toi et de moi…

être ou ne pas être l’autre, les autres, le reste du monde… être qui alors ? croire que l’on est à part ? croire que l’on est pas, que l’on est plus ? on naît connecté à tout, on s’en sépare et on y retourne, ou du moins on dit le vouloir… la perte du moi, du soi, le retour à nous…

selon la logique Hugo, quand je vous parle de moi, vous lisez sur vous ? vous lisez sur vous si j’écris sur moi ? ou lisez sur moi si je vous écris ? moi ? ton toi à toi ? ou de moi à toi… grosses questions…

si je ne sais pas que vous êtes moi, alors moi suis-je vous quand même ? mes mots doux c’est vous ou fou ? ou seulement moi ? vous êtes follement fous ou êtes-vous coi ? mais finalement qui est quoi ? qu’est-ce que nous ? et où est vous ? le moi dans le toi, ou vice-versa… le ver dans la pomme… maridon don dé…

la foi en moi, la foi en toi… la foi du toi pour le moi… un pour toi, tous pour moi… la foi en nous, en vous, en tout, la foi en rien, le grand rien, le mien, le tien ou le sien ? car si toi est moi et moi est toi… le grand ça, le grand chat, le ptit sien, le ptit chien… ben quin !

folie du moi, toi sous ton moi et moi sous ton toi à nous… toi ? employé du moi, quoi ? c’est toi l’employé du moi ? bravo à moi et toi à tout faire, ou ne rien défaire si toi ni moi ne sommes brisés… pas de chicane dans ma cabane… ou est-ce la tienne, la cabane ? OK notre cabane…

toi moi nous vous… voulez-vous ? veux-je être toi ? et toi moi ? en fait pouvons-nous seulement ne pas être l’un(e) et l’autre ? moi et l’autre… moi ou l’autre… l’autre c’est moi, moi c’est drôle… moi sans toi c’est toi sans moi… donc nous sommes deux, cent, mille à être l’un(e) et l’autre… ni l’un(e) ni l’autre… cosmique et comique dualité… moi et toi alités… double identité, double nationalité… allez, ment l’alité, belle mentalité… tendre amitié…

la couple moi-toi/toi-moi se multiplie et s’expand en nous-vous/vous-nous… vaudou vautour que ce couple toi pis moi/moi pis toi… dondaine laridaine matapatali matoi… pis moi… pis nous… pis vous… tourlou… tiguidou… atiguydoux…

moi je dis moi, toi tu fais simple… toi tu te tais et tu tais moi… moi love toi alors toi love moi… moi laisse toi être moi si moi est aussi toi… moi pis toi c’est nous pis vous ? que voulez-vous, vous ou nous ? moi ou toi ou moi et toi ? nous c’est vous anywou… anywow…

donc moi qui parle de moi pour jaser de vous avec toi… gare à moi gare à toi, garde à vous, garde-boue, gardez-nous… tout le monde parle de tout, de moi et toi chez-moi, de vous et nous chez-vous… le meilleur moyen de cacher un vous chez-nous c’est de mettre un toi sur moi… comprenez-vous ? nous comprenons-nous ? nous comprenons-moi ? me comprenez-tu ? me comprenez-nous ? ou me fourre-je moi-même ? ou vous fourre-je aussi ? moi te doit toi…

si you, me too…

trop tard, c’est now…

vingtième offrande 27/11 (24 jours avant le 21 décembre… bong)

ces temps-ci, quand le motton est intense, quand c’est dense, quand c’est trop, ou presque, je m’engouffre, je me cache, je trouve refuge… dans le moment, dans le maintenant, dans le now… et zoup disparu dans le moment le gars… zoomé dans le présent, ici, zappé dans le  maintenant… right here, right now

parce que quand je regarde en avant, c’est trop vaste et je me perds… trop loin, trop vague, trop inconnu, trop flou… trop tirant vers la mort du corps… et avec votre esprit… en avant, c’est pas encore ici, ça ne le sera jamais, ou n’est-ce pas toujours maintenant en avant ? en tous cas, plus tard, ça ne sera sûrement jamais comme je le veux, le sens ou le pressens… inconnu futur pas simple…

quand je regarde en arrière, c’est passé décomposé, c’est plus que parfait mais c’est surtout fini, kapout, basta… c’est mort et enterré, reject et passé date… et y a plus rien à faire à son sujet, le passé, même s’il était plus que parfait, ou heureusement composé… que reste-t-il de nos amours ? que de beaux souvenirs, mais surtout que de la vapeur, du vide, du voile de vide, du vent… apprécié pour ce que c’est, pas grave en soi… quand on veut y retourner ? futile et inutile… liquidé le passé…

quand je regarde trop creux vers le bas, c’est lourd, sombre, creux, c’est spiralisant et attirant vers le bas… le bas c’est grave, gravitant, gravitationnel… le bas, ça tire vers les limbes, ça soutire hors de notre contrôle, ça engouffre, ça engloutit, ça emporte vers le fond de la mer… c’est noir et c’est spooky… OK aussi si apprécié avec modération et lâcher prise… nos ruines peuvent contenir un trésor…

quand je regarde par en haut, c’est épeurant, vertigineux, innatteignable, trop grand ouvert… en haut, c’est loin du sol, c’est haut et froid… c’est noir vide, ou bleu vide… mais vide quand même… et nos ailes ne sont pas suffisamment déployées pour qu’on s’y sente à l’aise…

alors ?

prendre refuge au centre, au coeur de soi… ici, maintenant, dans le coeur, dans le ventre, le troisième oeil du cyclone, l’oeil qui voit en tout et partout… prendre racine dans ses pieds et laisser pousser vie, sa vie à soi, son corps, là où tout est pas mal tout le temps OK… se réfugier dans le focus du moment, moment présent parfait, présent composé d’une infinité de moments et décomposé en d’innombrables  présents simples, vindicatifs présents…

alors ?

se fourrer l’âme dans le présent, sniffer le maintenant… se camoufler dans de l’ici, simple, ordinaire, touchable, coupable en petits morceaux d’éternité… goûter le cadeau de la vie là là, le seul qui existe pour vrai… ici, juste là, là… le seul refuge qui nourrisse le vrai, le seul espace temps qui soutienne le frais… au-dedans du réel… au-dehors de maya… au-delà du radar…

alors ?

se fermer les yeux, rentrer en soi, se rentrer dans le dash, investiguer, suivre le fil, ressentir la trace qui passe dans le corps… faire corps avec le moment, le laisser nous brûler, se laisser le moment, devenir présent, laisser le nous passer dans le corps, sur le corps, tous les corps… physique, éthérique, énergétique et autre tic et tac…

alors, quand la tempête du large frappe la côte, quand la houle a du toupette, que trouver refuge en soi, juste ici, là, là… juste maintenant… ici et là, là, où tout est OK, où tout est tel quel, plain, at face value

allez bonne plongée d’ici, bon refuge…

lettre à mes ami(e)s…

dix-neuvième offrande 26/11 (25 jours avant le 21 décembre… zoup)

une amie me disait récemment qu’elle était inquiète en lisant mes chroniques ces jours-ci, en fait qu’elle ne pouvait même plus les lire… trop sombres, trop poignantes, trop dérangeantes pour elle… et je fus surpris de cette révélation…. et touché… surpris de l’impact de mes mots sur autrui, surpris d’apprendre l’impact potentiel de mes mots sur autrui… et touché de sa préoccupation envers moi, de son concern…

alors je l’ai rassurée… lui disant que tant que j’écrivais, c’était bon signe… working things through, working things out, comme diraient nos voisins… mais son commentaire est resté gravé en moi, scotché à mon esprit, suscitant réflexions, interrogations, questions, questionnements… car la dernière chose que je veux faire en écrivant ces mots est inquiéter qui que ce soit…

alors je me questionne depuis :

pourquoi j’écris ces chroniques ? et cette fois c’est bel et bien une question, contrairement à un titre précédent qui se voulait affirmativement affirmatif…

pourquoi partager sur un espace public mes voyages intérieurs personnels, ces mouvements de l’âme si intimes ? surtout lorsque c’est dans le sous-sol que le voyage prend place ces jours-ci…

qu’est-ce que ce besoin chronique d’écrire ? de mettre des mots sur des états si intimes et personnels ?

un acte de foi ? qu’un autre égotrip ? du show off ? du me me me ? un besoin d’attention ?

est-ce parce que ces mots permettent à d’autres de vivre la même intensité avec plus d’acceptation tels qu’ils/elles le partagent avec moi en privé ?

est-ce vraiment pour mieux me connaître ? ou simplement par instinct de survie au coeur de cette importante remise en question que je sens bien ne pas être seul à vivre actuellement ? pour créer une distance face à ces événements intenses à plusieurs niveaux ?

plusieurs questions, pas de réponses claires encore… du moins aucune certitude, ni révélation illuminante… que des pistes à fouiller, à explorer, à suivre et écouter… des filons à tricoter, des mailles à enfiler, les unes après les autres… jusqu’où ? nul ne le sait…

à ma surprise, ces chroniques ont pris une tournure plus personnelle récemment… novembre creuse son sillon en moi comme en plusieurs d’entre nous… où est-ce notre appréhension commune du 21 décembre prochain qui nous brasse le fond du chaudron ?

la journée d’hier, passée en silence ici avec une douzaine de personnes, a permis une introspection riche en moi-même, en plus de quelques nouvelles prises de conscience… pas pareil d’être seul en groupe que par soi-même… autre point de vue, autre perspective… et surtout une opportunité se sentir l’humanité des gens, donc la mienne aussi du même coup… sentir la compassion, des autres envers soi, de soi envers les autres… cultiver l’empathie, avec soi-même inclus… ressentir la collégialité, la souffrance d’autrui et leur quête de bonheur à eux aussi…

mais d’apprendre que mes mots, s’il reflètent des passages actuels laborieux dans ce grand chemin de vie, peuvent en inquiéter d’autres, leur confèrent une plus grande responsabilité… cela m’incite à être sensible, tout en restant vrai avec moi-même… bien sûr, chacun/e est libre de lire ou non, chacun/e accueille ces mots avec sa propre résonance, son propre bagage… et l’inquiétude des autres n’est pas la mienne… ces mots tombent donc dans votre panier à vous… mais inquiéter n’est pas l’intention ici… ni enseigner quoi que ce soit…

alors pourquoi j’écris ?

principalement pour voir plus clair en moi en ces temps plus obscurs, plus denses… prendre une distance face au chemin parcouru actuellement… garder un contact, avec moi, avec vous, avec le monde… garder le contact avec le témoin en moi qui observe cette tempête existentielle qui passe en moi ces jours-ci, ma grosse Sandy juste à moi, ouragan qui touche mes côtes, qui me met en état d’alerte, me ramène au plus petit dénominateur commun… un moment à la fois, continuer le chemin, humblement, avec le plus de conscience possible…

cette tempête m’enseigne l’humilité, le détachement du ti-jos connaissant qui savait, sait et saura… j’apprend à perdre le contrôle, à faire confiance, acte de foi, et à suivre la tempête dans ma quête de Moby Dick… prêt à me faire avaler par la baleine… ou à la tuer si je la rencontre en cours de route…

de partager en mots cet humble voyage me permet aussi la transparence, le dévoilement, le détachement de ma propre histoire… j’aurai pu écrire un roman et créer un alter ego mais que moi l’égo de cette fable… ati you see is ati you get

et tant mieux si ça aide certains(e)s d’entre vous à passer au travers leur propre tempête eux et elles aussi, bénéfice marginal appréciable s’il en est un…

mais principalement, ce chemin parcouru ces temps-ci de ce côté-ci du clavier n’est qu’une humble quête vers un nouvel équilibre, une nouvelle disposition intérieure face à la vie, une nouvelle place à trouver ou une connue à retrouver… un poste d’observation plus juste… une redécouverte du coeur et de l’amour… de moi, de vous, du monde et de l’amour même…

alors si certain(e)s s’inquiètent pour moi, je veux simplement vous dire : so far so good !

inch allah…

instants d’éternité… instants tannés…

dix-huitième offrande 25/11-2 (26 jours avant le 21 décembre… le temps passe)

le temps n’existe pas alors le temps ne passe pas ? pas vraiment… il ne passe pas, ni vite, ni lentement… le temps est toujours ici mais jamais tout à fait… toujours maintenant le temps, toujours présent le temps, toujours tout de suite… la preuve ? et maintenant quand sommes-nous ? quand est-il ? quand êtes-vous ?

si le temps ne passe pas, alors est-ce nous qui passons ? nous passons notre chemin, nous nous faisons passer dessus et à travers par ce chemin, par la vie, par le temps qui ne passe pas…

au moins une fois par jour, je mets en mots mes états d’âme, états parfois down, parfois up, états parfois fous et flous, fiou, une chance que j’ai le silence entre les mots… petits mots trop petits, mots instantannés, mots d’éternité… maintenant, jamais, ici, nulle part et ailleurs… mots pensés, mots dits, mots lus et résonnants… en moi, en toi, en vous…

un mot ment mais il peut aussi traduire une bribe de vérité… les mots pour dire le non disible, l’invisible, l’intangible…

moments hors mots, moments sans mots, moments nommés et moments codés… si les mots peuvent mentir, les maux ne mentent pas… ils indiquent la source du bug et du buggage, sont au coeur du buggeur et de la buggueuse, les mots de blogue pour laisser tomber le baggage… pour provoquer le naufrage de l’illusion… désillusion à tribord… jeter l’ancre et écrire… alors dropper ses mots comme on droppe l’ancre pour s’arrêter pour un moment… dropper son passé et passe le moment… passe le coeur…

dans quelques minutes, quelques personnes s’en viennent pour passer la journée ici, en silence… alors quelques derniers mots pour alléger la boîte à mots, la boîte à maux… journée pour faire de la place, créer du vide et inviter d’autres mots du silence… 15 personnes, en silence, plein de mots et de pensées, qui s’arrêtent pour s’assoir et observer… sans juger ni censurer… laisser pensées être et couler du vide au vide…

bonne journée de silence à mes copains copines qui sont maintenant en route vers ici… derniers mots avant notre partage de silence… et bonne journée de mots à vous tous et toutes… plusieurs moments sans mots…