Archives pour la catégorie les offrandes du quêteux…

nouvelle étape, novembre 2012

voyage au coeur de l’oignon…

dix-septième offrande 25/11 (26 jours avant le 21 décembre… down it goes)

une pelure après l’autre, se poursuit ce lent et continuel dépouillement de l’âme… jusqu’au coeur, jusqu’au centre, jusqu’au grand et petit rien tout nu…

je le soupçonne de plus en plus venir et s’approcher ce rien de moi… caché sous les multiples pelures, lové au coeur de ce que je croyais être… lente décroissance personnelle… ratatinement d’égo jusqu’à plus rien, jusqu’à plus soif de moi ni de quoi que ce soit… épeurant et en même temps inévitable… la mort avant le temps… la mort du moi, la mort du soi… no-self

chercher, quêter, se dépouiller, se dépoussièrer… on pourrait croire que s’alléger, réduire, minimiser, se simplifier, soi-même et sa vie est satisfaisant, jouissif et extatique… parfois ça l’est mais souvent, la plupart du temps, c’est épeurant, paniquant, bouleversant, déstabilisant…

ne plus savoir qui l’on était, ne plus se connaître, ni se reconnaître… ne plus savoir tout court… rien, tout, pas du tout… ne plus savoir ce que l’on est, pourquoi l’on vit, où l’on s’en va… ne plus savoir à quoi l’on sert, mais a-t-on seulement déjà servi à quelque chose ? la vie est-elle utile ?

se délester des attaches et des poids du passé… les vies, les années, anciennes idées et croyances antiques… camisoles qui donnaient force… même les liens humains du passé nous filent dans le coeur, entre le coeur… connexions humaines et existentielles vivantes alors, mais superflues depuis… évanescentes maintenant…

que des fils qui nous reliaient à ce qui était, à ce qui fût… mais qui n’est plus… plus tout à fait en lien avec ce qui est actuellement d’ailleurs… et aucune idée de ce qui sera, ni même si quoi que ce soit sera… que sera sera… et qui vivra disparaîtra…

ces grandes périodes de détachement, de dépouillement et de dénuement sont pénibles et probablement essentielles puisqu’elles prennent place en nous… en nous pour libérer la voie, pour faire de la place justement… et perdre le visage à deux faces pour retrouver la face originelle…

dire au revoir, dire adieu, faire bye bye… lâcher la main que l’on tenait et qui nous rattachait à l’ancienne vie… à tout ce à quoi on s’accrochait, ce que l’on croyait constituer notre monde… évanoui, parti, fini… et tout cet espace qui reste inoccupé, vierge, libre… comme le blanc qui recouvre le sol ce matin… aujourd’hui l’hiver… prêt pour le nouveau, le frais, le beau… mais aussi peut-être que le rien, le peu, le pas, le pas ce qu’on attendait…

un pas à la fois, continuer son chemin, parfois en faisant du sur place… chaque pas sait se faire, avec justesse, au bon moment… le pas juste… un pas après l’autre, un pas dans l’autre, ou pas de pas du tout, so be it… alors rester sur place, rester de glace, face à face avec soi-même, ce soi qui fout le camp lui aussi… ce soi qui fond à vue d’oeil…

car au coeur de l’oignon, bienvenue l’inconnu… peut-être une perle, peut-être un rien… qui le sait avant d’être rendu(e) ? et sur le chemin, des larmes, de gratitude, de joie et de chagrin  car les oignons ne se ménagent aucune arme… de destruction massive du faux… coeur d’oignon jamais vu, coeur d’oignon jamais su, coeur d’oignon inconnu… que des pelures, des pelures et encore des pelures… pelures de banane, d’orange ou d’oignon ? salade de vie…

alors si vous aussi vous avez entrepris ce grand processus de dépouillement, je vous souhaite courage, persévérance et détermination… car pas facile ce lent et long et pénible suicide identitaire, couche après couche, une pelure à la fois… s’arracher à soi, à ce qui fut, à ce qui n’a peut-être jamais vraiment été anyway, mais qui n’est certainement plus maintenant…

avoir été si solidement, être si fragilement et qui sera si incertainement… voyage au coeur de l’oignon…

aho et ayoye !

art: gypsy spirit wind

pourquoi j’écris, pourquoi tu lis…


seizième offrande 24/11 (27 jours avant le 21 décembre… tourlou)

soyons clair dès le début : ce titre n’est pas une question…

c’est un constat… une affirmation, un aveu, un questionnement, une invitation, une révélation, une quête… actuelle, intemporelle, éternelle… pour la première partie du moins… car évidemment, je ne peux parler pour personne d’autre que moi, ne peux pas parler pour tu ni pour vous… d’ailleurs, peut-être que pas une seule paire d’yeux ne se penchera sur ces mots…

en fait, si je ne peux parler pour autre que moi, je ne peux même pas non plus parler pour moi-même, non plus pour je… j’ai même penser intituler cette chronique pourquoi ça écrit, pourquoi ça lit… car ce n’est pas vraiment moi qui écris ces mots, et je ne sais pas vraiment si c’est vous qui les lira… je ne vous connais pas… à part quelques-un(e)s… impersonnelle relation virtuelle… des mots libres d’attaches… des mots fous de liberté…

donc pourquoi j’écris ne demande pas de réponse puisque pas une question… pourquoi j’écris comme réponse…

ces chapelets de mots ne sont qu’un miroir, une table de travail, quelque chose à perdre… bébé quêteux fait petit cadeau à maman vie… mon labo personnel grâce auquel je me mets à nu, ma table de dissection, d’éviscération, d’écartillation…

des mots comme une vente de débarras où tout est gratuit, ou le bar est ouvert… servez-vous… où les mots cachés au plus profond de ma tête et mon coeur trouvent l’air frais pour respirer, s’aérer, puis se perdre dans l’univers… et soulager l’âme de sa lourdeur, libérer l’âme de sa couleur, soutirer l’âme de la grande peur…

ces mots me servent à moi en premier lieu… oui, je suis mon principal lecteur, mon hannibal lecteur… mangeur de mots… j’écris principalement et surtout pour moi… me myself ati… en fait strictement pour moi… et pour ne plus être moi… ah ! que je suis égoïste…

ces mots sont mes mots à moi, mais en même temps, ils ne m’appartiennent pas, ne m’appartiennent plus, ne m’ont jamais appartenu… je mange et broies mes mots, parfois les bois… et les recrache… je les scrute, les dévore, regarde qui s’y cache, ce qui s’y camoufle…

ces mots révèlent ma folie, mon ombre, l’autre côté de mon miroir, mon inconscient wild et sauvage, incontournablement et inévitablement collectif car un inconscient ne peut-il qu’appartenir à soi ? allez, je vous partage un ptit bout du mien… vlan… mais ces mots ne révèlent que ce que mon censeur intérieur permet de laisser filtrer… et tout le reste que vous pouvez interpréter et moi non… on ne peut rien vous cacher… même et surtout ce qui n’existe pas…

ces quelques mots humbles mis en bouche et en doigts m’épluchent, me strip, me tease, me grignotent, me chicottent et placottent entre eux, à mon insu… ils rient de moi… ils me font me mettre à nu devant vous… impudiques mots à dire… pudiques mots à ne pas dire… encore moins lire…

oui ces mots rient de moi, moi qui pense les choisir… ces mots ont pris le contrôle de ma vie, je vis maintenant pour eux… je suis finalement devenu un esclave de mes mots, esclave de ces mots… ils m’obsèdent, me possèdent, me mènent et souvent me malmènent… ils me font la vie dure, ils me montrent qui je suis, ce que je suis car oui je suis ces mots qui sortent plus vite que moi, qui s’écrivent plus vite que mon ombre… et filent plus vite que mes doigts… ils me font dire ce que je ne veux avouer… que des lapsus ces mots dits et écrits… que des aveux ces mautadits…

des mots thérapeutiques, des mots qui libèrent, des mots qui soulagent, des mots qui tiquent et piquent, des offrandes qui se donnent et me donnent temps… qui me donnent tant… en me prenant… je me donne en mots, je vous donne ces mots qui ne m’appartiennent pas plus à moi qu’à vous… merci de les prendre si vous prenez votre temps pour les prendre et les entendre… ou pas… car les mots sont davantage intéressés à me faire voir quelque chose à moi qu’à vous… car je n’ai rien à dire vraiment… plutôt médire, plutôt me dire… et s’ils vous font du bien à vous aussi, tant mieux…

des mots pour me dire et pour me lire, comme des cartes de tarot auxquelles on peut toujours donner sens, qu’on peut toujours twister pour fitter une certaine réalité près de chez-vous… ou ailleurs… des mots qui disent ce que je veux voir… ou pas…

mourir d’écrire… et comme le dit saint steve, en se souvenant que l’on va mourir et tout perdre, et ce à tout moment, on peut alors posséder le monde… les quêteux sont nus, les quêteuses aussi… alors ils et elles peuvent s’offrir à nu… coeur et âme…

bon appétit…

chronique réservée aux gens en crise – les autres s’abstenir SVP, merci


quinzième offrande 23/11-2 (28 jours avant le 21 décembre… pas changé depuis ce matin…)

de retour d’une marche dans la forêt, le soleil dans la face, le vent à travers la tête… et je pensais à vous, oui oui à vous, vous qui vivez peut-être une passe difficile ces temps-ci, welcome to the club !

on est quelques-uns/unes dans le même bain en ce moment ça a l’air… pas moins dur à vivre de savoir qu’on est plusieurs à brûler à high de l’intérieur en même temps mais quand même, ça réconforte un peu non ?  s’écartiller l’âme en gang…

formidable quand même non ? de vivre aussi intensémment, de sentir autant, de voir les vieilles idées tomber l’une après l’autre, des fois deux-trois en même temps… le mur de berlin dans la boîte à brique… une agglomération de concepts tissés serrés, qui nous gardait pogné, qui s’écroule…

et ces temps-ci, ça tombe, ça tombe et domino ! et non bingo !  car les morceaux reposent les uns sur les autres… les murs de la cellule se crapouillent, s’effritent, craquelètent… pour ça que ça fait mal des fois… c’est ça qu’on voulait puisque c’est ça qui se passe, mais en même temps, c’était du connu… on y tient à nos vieilles pantoufles…

educare, du latin, éduquer… la vie nous donne une leçon en ce moment les ami(e)s, à nous de ne pas attendre, à nous de la prendre, de la saisir à tour de bras la chance qui passe, à nous d’apprendre de ce face à face… l’motton est latent, le cas est patent, la vie nous la tend cette leçon, la vie nous attend… et nous ? plus tard ou maintenant ?

l’existence veut nous faire comprendre quelque chose mais que dure est la tête, dure dure la ptite bête… oui motton latent car il couve depuis longtemps, on ne peut simplement plus tourner autour du pot… trop évident… on s’pitche dedans… letting go !

un ami vient de m’écrire pour me remercier de me grignotter l’ombre (dixit Paule Lebrun) sur ce blogue… bienvenue, mon plaisir… oui en quelque sorte c’est ça… party de grignottage d’ombre sur blogue… j’me grignotte la mienne, mon ombre, de mon bord, et vous du vôtre… et on y va, gang d’écureuils, on grignotte, on ronge, ni son frein ni les coins, mais on gruge, on arrondit, on sort du cadre, on s’extirpe de cette camisole de force de pensée de bois qu’on a tout le tour de la tête… gossé serré la cabeza…

tanné d’essayer de parler du coeur le croc niqueur, car c’est la tête qui sabote, la tête qui torpille… et c’est aussi par la tête que ça passe ou que ça casse… compréhension, conscientisation, intégration… mais avant compression, contraction, confusion…

on fait de la place, on agrandit par en-dedans… alors cabane se brasse… on implose, on redispose les morceaux, mais en gros et surtout on dispose de ce qui est de trop… passé date, rejet, désuèt… out !  on largue, tout le vieux stock à babord… épeurant mais satisfaisant, agrandissant, mieurespirant… right ?

tanné de parler du nez et de sentir les affaires le quêteux… envie de se dire les vraies affaires et de s’écouter… une belle celle-là ! les vraies affaires… qu’est-ce qui est pas vrai au juste dans les affaires de la vie ? que des vraies affaires, mais qui peuvent être interprétées erronément peut-être ?

en marchant, je pensais aussi au terme empathie… empathie, concept qui en fait ne peut pas exister sans lien direct avec soi-même, pas d’empathie en dehors de soi… en effet, comment puis-je ressentir de l’empathie pour l’autre plus que ne peux être bienveillant envers moi-même ? logique non ? alors ?

soyons égoïste ! apprenons à prendre soin de soi, à se regarder first, on verra pour les autres plus tard… ce que l’on se donne, on le donne aux autres… alors je suis vous et vous êtes moi non ? enfin ne plus être seulement soi-même… devenir le monde… think big sti…  mais prendre soin de soi, c’est tout d’abord et surtout se confronter le soi-même, se remettre en question systématiquement, se self-inquirer, se r’virer dans ses bobettes back and forth, se mettre les pieds dans la bouche et le rationnel dans les bottines, arrêter de se donner des breaks et de faire collusion avec soi, dans son propre dos… simplement être straight, face à soi-même… 100 %, all the way… pas de la ptite bière mais ça finit par payer…

et à ceux et celles qui l’ont relativement facile ces temps-ci et qui ont lu quand même jusqu’ici, profitez-en pour surfer, on sait jamais quand la vague casse !
_____
photo : street art germany

réaliser qu’on dort ou rêver qu’on est éveillé(e)s ?

quatorzième offrande 23/11 (28 jours avant le 21 décembre… une lune, pleine…)

on pense qu’on est totalement ici vous et moi, présent(e)s, conscient(e)s, right ? pourtant pourtant…  on dort au gaz… oui oui… moi le premier, je le constate ces jours-ci… mais c’est votre cas vous aussi, désolé de vous dire ça…

nos yeux ne voient que ce que le mental ne peut concevoir… possible de voir quoi que ce soit quand on est aveugle ? quand on a les yeux plein d’idées préconçues, de croyances sucrées et divertissantes ?  j’ai les yeux bouchés par mes croyances… je ne vois que ce que je pense… je ne vois que ce que j’entretiens comme idées… je ne vois que ce que je pense savoir… donc je ne suis que ce que je ne pense être… mais suis-je qui ou quoi que ce soit anyway ?

mon constat du moment ? toutes mes croyances et les idées que j’entretiens m’aveuglent et forgent ma prison… et je vis dans une belle cellule… une cellule que j’ai décorée avec goût, esthétisme et confort mais cellule quand même… une cellule que plusieurs d’entre vous me disent trouver belle aussi… et vous, la vôtre, votre cellule, belle aussi ?

ces temps-ci, une fois de temps en temps, j’ai des éclairs de lucidité qui s’allument, des puffs d’éveil qui montent, et subitement et hors de mon contrôle, à mon insu, je vois la lune, et puis pouf ! je me rendors… pour têter de nouveau le doigt qui la pointe… cette lune et continuer ma quête… quêteux de lune perdue dans les dunes… de sable et de mirage…

et plus j’ai des ptits bouts d’éveil, plus je me rends compte que je dors au gaz la plupart du reste du temps… frustrant mais en même temps inévitable si on veut s’éveiller un jour ça a l’air… je vois que je ne vois pas… encore ? eh oui… et encore… alors je cultive mes ptits moments d’éveil, je les collectionne… je les utilise pour bâtir mon nouvel observatoire, pour me donner soif, accroître ma faim, développer mon appétit… pis maudit que j’ai faim… je ferais à peu près n’importe quoi pour avoir une bouchée du grand snack…

et en même temps, je me doute que cette faim et cette soif me poussent dans toutes sortes de direction, que parfois je m’égare sur la route, mû par ces instincts de base… mais que faire quand pris dans cette mouvance ? on ne peut que continuer, pas à pas, même quand on ne sait pas où aller, quand on ne sait plus faire le prochain pas… continuer ou arrêter, s’arrêter, prendre son temps… attendre d’avoir une poussée, une montée de lait existentielle qui nous amène ailleurs, plus ici que jamais, nulle part… personne nulle part…

pour moi, ces temps-ci sont révélateurs quant à mes croyances illusoires, mes artifices mentaux, mes ptites luxures spirituelles… ma flashlight interne est pointée directement en moi, dans tous les ptits coins de bibi, même les pires ptits coins… et de temps en temps, parfois,  souvent, j’ai des flashs d’affaires pas jojo qui me montent au visage et au nez… et ça ne sent pas toujours bon… mais à force de tasser les ptites cochonneries sous le tapis, faut que ça finisse par sentir un jour non ? pensions-nous que ça allait disparaître ? y a des limites au compostage…

mais ai-je le choix ? avons-nous le choix vous et moi ? me semble qu’on fait bien des détours pour simplement ne pas se voir… pas ne pas sentir… pourtant y a des ptits bouts qui dépassent depuis longtemps… et on se doute bien qu’il y a des mottons à nettoyer… sauf qu’on se garroche pas là sans y être obligé(e)…

et de mon côté, ce moment est ici et now… wake up call !  alors on se relève les manches, on épluche, en fait c’est nous-même qu’on épluche, donc devrais-je dire qu’on s’épluche ? on se dépouille de ses faux trésors, de ses apparats, de ses repères, de ses parures, de ses bases mêmes existentielles mêmes… on arrache une couche à la fois, parfois y a de gros bouts qui partent d’un coup, d’autres parfois que de petits bouts sur lesquels il faut gosser longtemps.. petits bouts d’âme, petits bouts d’éternité en soi, petits bouts de soi… jusqu’à plus rien…

alors moi j’en a assez d’être aveugle, je suis prêt à voir du noir… jusqu’à ce que mon regard s’ajuste et s’affine… donc je me déconstruis, je me défais, je me mets en ptits morceaux, je me mets tous les morceaux sur la table, je me mets toutes les bittes sur le blogue, devant moi, devant vous, devant le monde… je m’étends l’âme sur le sofa virtuel, je me mets l’esprit, le sain et le moins, sous la loupe, au micro, macro et téléscope, je me zoom moi-même, je me mets le focus dessus… et je zappe…

et on verra ce que l’on verra… et je veux tout voir, surtout ce que je ne veux pas voir, savoir ce que je ne veux pas savoir… montrer surtout ce que je ne veux pas montrer… je suis mon propre rat de laboratoire que je dissèque, certains parfois avec dégoût, d’autres parfois avec jouissance… mais le plus possible avec sincérité, honnêteté et lucidité… et humanité…

wow ! beurk ! zap…

mindfuck (1) (dans le bon sens du terme) créatif…

treizième offrande 22/11-2 (encore 29 jours avant le 21 décembre… chichou…)

penser en dehors de la boîte… arrondir les coins…

de retour d’une grande marche de santé mentale, physique et le reste du kit, alors que novembre, qui se déguise en septembre, devient chaud en d’ssous du nez avec la moustache de movember… je viens d’annoncer que maison est peut-être à vendre… pas à grande échelle, seulement au village ici… quelques personnes m’ont contacté déjà… wow ! ça ouvre le sac à possibilités ça messieurs dames… deux gros morceaux de brassés aujourd’hui… je tenais ma maison pour acquis et j’me prenais pour ati… ça allège de penser dropper ça… maintenant, nobody nowhere ? maybe baby !

en marchant, je m’imaginais les chemins qui s’ouvrent devant moi, déménager ou rester là… là là là là, pauline julien ça non ?… j’ai doublé mes options de vie d’une shot ! premièrement, si je reste ici, qu’est-ce que je veux faire de la place ?  vu que mon plan initial ne fonctionne pas comme je pensais pour le moment… excitant… ne plus tenir l’endroit pour acquis justement… ça peut devenir ce que ça veut être… mais quoi ? à suivre… et quoi faire de moi-même ici si je ne ne me prends plus pour ati ? un nouveau projet peut-être ? à suivre…

et si l’acheteur(se) magique se présente la binette éventuellement, alors qu’est-ce que je fais de ma personne et en quel lieu et place bouge-je ? good morning ! et le sac à surprises qui vient de s’ouvrir…

première pige… je vais visiter mes ami(e)s à Tel-Aviv, où je suis attiré et où j’ai été invité quelques fois pour avoir un feeling live de la situation actuelle…

ou je pars faire Compostelle le plus tôt possible ?

ou une dixième fois au Brésil ? je pense beaucoup à Alto Paraïso, montagne de cristal… ou à l’Amazonie découvrir davantage Bane et les caxinawas…

ou je vais en Afrique expérimenter avec l’Iboga ? Afrique, quel mystérieux continent… épeurant…

ou je vais à Bali faire du shaking 6 heures par jour avec Ratu Bagus ?

ou un ptit tour en Islande en hiver ? pour le kick et sentir ce daring peuple de Bjork

ou je pars vivre en Abitibi et découvrir davantage les Algonguins et travailler avec eux ?

et là je me contiens… pas le choix qui manque hein ? et peut-être que je ne ferai rien de tout cela… pas grave, fun à fantasmer… où que j’aille et quoi que je fasse, si j’ai encore envie pour quelques années, je peux garder ma job de prof virtuel et invisible… ou pas, pas certain de rien ces temps-ci… autre fantasme…

le simple fait d’ajouter une seule nouvelle variable dans sa vie vient parfois tout chambouler et bambouler… yé…

et vous, que feriez-vous si une telle nouvelle variable apparaissait dans votre vie maintenant ? pas besoin de le dire à haute voix si vous êtes gêné(e) !

(1)  en espérant que le terme mindfuck ne vous offusque pas car c’est tellement plus juicy que remue méninge, qui fait trop propre et surtout fait référence à masturbation mentale, qui fait trop référence à job à la main vite faite mal faite en cachette pas de fun… mindfuck ou tantra intellectuel si trop tough à l’oreille ?

that’s it, that’s all…

douzième offrande 22/11 (29 jours avant le 21 décembre… atiguidou…)

OK that’s it ! j’abandonne… I give up… je démissionne… je dépose et rends les armes… finie la bataille, basta l’combat… bye bye les efforts… depuis trop longtemps que j’essaie, that’s all… tanné d’essayer… d’être quelqu’un, d’être quelque chose, de me rendre à quelque part, d’être de ce monde… je n’essaie plus… je n’essaie plus d’être qui ni quoi que ce soit… dorénavant en ce monde mais plus de ce monde… je coupe les ponts… la marionnette coupe ses fils…

premièrement, je ne suis plus le fils de ma mère, elle est morte depuis des années… plus le fils de mon père non plus, parti encore depuis plus longtemps lui… plus le disciple de mon maître non plus car il a quitté son corps depuis belle lurette lui aussi et en plus comment être en relation avec un être qui n’y était même plus anywayfull orphelin donc, et assumé à 100 %… bonne chose de faite… plus léger… feeling d’ange… plus le descendant de personne bibi… rien à poursuivre ni à respecter comme tradition…

encore le père de mes filles ? si elles le veulent bien… moi je suis plus que willing… mais elles n’ont plus besoin de moi au quotidien… rendues grandes les belles… bien sûr, je continuerai de prendre soin du mieux que je le peux, de loin, avec bienveillance, continuerai de les voir une fois de temps en temps comme je l’ai fait hier… d’ailleurs ai lunché avec ma plus jeune et l’ai aidé à gonfler ses pneus d’auto, suis allé voir un film (lincoln excellent en passant!) et prendre une bière et manger des nachos avec ma plus vieille… bien belle journée papa-fifilles… alors si elles veulent encore un père, ça me fera plaisir de jouer ce rôle pour elles, sinon, je pourrai être un de leurs alliés, un elder, conseiller, parrain, ami, compagnon de route sous une forme quelconque… tout ce dont elles ont besoin, je suis là… car l’amour sera toujours là aussi…

aujourd’hui, je mets ma maison peut-être à vendre… pas certain que je veux la vendre… si le ou la ou les bons(nes) acheteur/euse(s) se manifeste(nt), si ça fait bing ! je la vendrai… c’est ce que ma maison veut… elle veut se mettre sur le marché et se faire désirer… je sais, elle me l’a dit cette nuit pendant que je dormais… ça m’a même réveillé… et si c’est le cas, alors on se dira adieu elle et moi et je poursuivrai mon chemin… vers où ? aucune idée… mais le pont quand on arrivera à la rivière right ? et si ça ne se vend pas, alors je resterai ici, tout à fait OK aussi… pile ou face la vie ? sans problème ! toute la même chose dans ce grand casino anyway… 

j’ai eu beau essayer tout faire, surtout de mon mieux, mais je ne sais plus quoi faire de plus… plus envie de faire la job de bras, plus envie de faire l’effort, encore moins les efforts, plus envie d’essayer, de tenter, de pousser la puck tout seul dans les coins

dorénavant seulement envie de couler, avec la rivière ou avec le vide, envie de suivre le courant, de suivre le flow… flow pow wow… envie de laisser la vie me posséder, m’animer, me mouvoir, envie d’être une marionnette sans fil, envie de ne même plus co-créer, God and me fini, je suis prêt à lui remettre tout le pouvoir… fais ce que doit grand esprit, j’obéirai… j’t’écoute… ready… même plus envie de méditer, simplement ne plus rien faire et attendre patiemment… quoi ? aucune idée !

envie d’être paresseux aussi, de ne faire que ce que j’ai envie, de ne faire que ce que la vie me dictera comme juste, au bon moment… envie de prendre de grandes marches inutiles vers nulle part, et de revenir, ou pas… envie de me perdre dans les bois juste parce qu’il fait novembrement beau… envie de jouer, de la musique ou dehors, chanter et rire, envie de me prendre à la légère, de rire de moi, rire de mon moi (et de rire de vous aussi mais ça je ne vous le dirai pas car je vous sais susceptibles)… envie d’être une joke unto myself… et de jouer la vie, cette grande pièce comico-tragique, de me laisser jouer un tour par la vie, envie d’être manipulé par les esprits, envie de me faire faire un tour de piste dans ce grand cirque du soleil… et de la lune et des étoiles… envie de me faire mener par le bout du nez par l’existence… et envie de rien si c’est que vie veut…

ça y est, je passe de l’autre bord… sioux… j’ai fait tout ce que j’ai voulu faire, ai fait tout ce que j’ai pensé pouvoir et vouloir et devoir faire pour en arriver au point de départ anyway encore et toujours pour revenir à la même place… alors c’est le temps de voir ce qui se passera, ici ou ailleurs, si je me tasse et prend place sur le banc du passager et que je remets les clés au bonhomme d’en haut (expression qu’utilisait mon père pour désigner dieu lorsqu’il était dans les AA)…

et vous ?

tendre la main et franchir le seuil…

onzième offrande 21/11 (30 jours avant le 21 décembre… hipipip… où ? là !)

tendre la main, tourner la poignée et voir ce qui se cache de l’autre côté… l’autre côté du connu, l’autre côté du mur, l’autre côté de la vie, l’autre côté de la mort… oser la folie pour risquer le génie… oser tout simplement être ce que être aurait pu, ce que être est… tout lancer en l’air et ainsi soit-il…

tendre la main, tourner et oser faire le premier pas dans l’inconnu, dans le non encore su, le non encore vécu, le non encore dit… mais le déjà là, le déjà ici… franchir le seuil et plonger dans l’éternité du moment… la vie, la mort, la totalement totale totalité de l’être… et plus encore…

tendre la main et franchir le seuil et la porte et sortir du cadre sans savoir où cela mène, sans savoir ce qui s’y cache derrière, la porte… sans savoir ce que le prochain moment nous réserve… sans savoir qui l’on est lorsque ce pas est franchi… une fois pour toute… pas à pas, pas ou pas…

tendre la main, à l’autre, à soi, sans jugement, sans attente, le coeur ouvert, reconnaître ses erreurs en toute sincérité et humilité, demander pardon et continuer… pardon accordé ou pas… continuer, continuer…

tendre la main à l’ombre de soi, à l’ombre en soi, à l’ombre tout court… regarder sa propre face cachée et mystérieuse, épeurante, inconnue, et dire oui, à tout, surtout ce à quoi l’on voudrait dire non… oui quand même… et mettre la certitude de côté car le diable est dans ces détails et le bon dieu sans doute, le bon dieu s’en doute… se mettre le nez dedans, les détails justement, et quêter, enquêter, s’enquérir…

tendre la main et quêter, ne rien attendre, tendre la main et la laisser là, ouverte, vulnérable et disponible, sans savoir ce qu’elle recueillera, ce qui s’y ramassera… peut-être rien, peut-être tout… peut-être pas…

tendre la main, son clavier et ses mots, vers vous le monde, humbles offrandes du chroniqueur aux lecteurs/trices, dire son coeur, qui sera lu, vu, su… ou pas… et, vice versa, offrandes des lecteurs/trices au chroniqueur, tendre ses yeux et ses oreilles, lire les écrits, les mots dits, offerts, librement, sans arrogance, ni méfiance, ni défiance… deux mains tendues, qui se rencontreront peut-être, qui se toucheront possiblement, ici, maintenant, plus tard ou là-bas… ou pas… deux mains libres ouvertes au gré du temps…

tendre la main avec son coeur dedans, ouvert au vent du large, sensible au goût du sable… coeur battant, battu, batté souvent, aussi… par l’autre ou par soi-même… coeur attendri et coeur meurtri de vie…

tendre la main pour faire la paix, cette paix toujours plus loin qui inclut toutes les guerres, tourments internes, en soi, conflits externes hors soi, face à moi, face à toi, face à face…

tendre la main tendre, la peau rugueuse… peau de bébé, peau basanée…

tendre la main et dire oui, dire je ne sais pas, dire pourquoi pas ? s’avouer, vaincu, gagnant car ayant tout perdu, ouvrir la main et se livrer, se montrer, tel quel.. à nu, à vif… sous la peau, derrière les masques… la main tendue, le coeur tordu…

______

quant à mon auteur du moment dont je vous parlais hier : http://www.wisefoolpress.com/

le mur du cash et le trésor évident…

dixième offrande 20/11 (31 jours avant le 21 décembre… houra !)

quel beau stunt publicitaire ! quelle idée formidable ! trop beau pour ne pas vous la présenter et l’utiliser pour partir une chronique ce matin, en ce superbe temps automnal, alors allons-y donc… chronique pas rapport, mais un peu quand même… chronique légère en ce matin d’une autre belle journée annoncée, aveu cashé dans une chronique…

la photo ? de la compagnie 3M, shoppe à génie s’il en existe une en ce monde, a déposé 3 millions de dollars dans ce mur transparent sur un coin de rue à Londres… librement… ou presque… à la vue de tous et toutes, à la disposition de la population… enfin presque… 3M fait ainsi la promotion de son nouveau verre incassable…

que j’aime cette audace, que j’apprécie ces gens qui ne font pas simple, qui osent faire différent, même être un peu baveux… qui vont dans les coins, qui bidulent, qui ouvrent la voie, qui défoncent les murs – et qui offrent de le faire…

si je vous parle de ce mur de cash ce matin, ce n’est pas pour parler de mur, ni de cash… pas grand chose à en faire de tout ce cash, je vis dans le bois… et vous non plus car je sais que l’argent ne vous intéresse pas… non, ce mur de cash n’est qu’une excuse… si je vous parle de ce mur ce matin, c’est pour vous partager ma lecture du moment… une lecture que je ne saisis pas encore vraiment… alors je la partagerai avec vous de façon timide, discrète, indirecte, ptit bout par ptit bout… en fait je la partagerai mais presque pas… que par mots détournés…

mais attention, si vous décidez éventuellement de mettre vos yeux sur les mots de cet auteur que je ne nommerai que dans une prochaine chronique seulement car par encore prêt à partager le quêteux, votre vie risque d’être bouleversée pour toujours, comme jamais auparavant… et peut-être que vous m’en voudriez pour toujours… et pas certain si je veux ça…

une lecture pour les audacieux/ses, aventureux/ses, pour ceux et celles qui veulent en finir avec la limitude de leur existence, en finir avec ce que l’on connaît, ce qui nous semble certain… pour ceux et celles qui veulent se faire brasser les yeux et le reste par des mots, ceux et celles qui veulent en finir avec les mots creux, avec les mots vides, les formules new agies, les traditions mortes, le sweet nothing, les discours sans base d’expérience, les mots des autres…

cet auteur est un américain… une quarantaine d’années, un gars ordinaire… ben ordinaire… il parle d’éveil mais de façon crue, non orthodoxe, américaine… il blaste les gurus, dit fuck souvent, brasse les religions, nos outils de croissance… ses mots dérangent fondamentalement, lui me dérange jusque dans mes sous-vêtements… mais je continue à lire justement parce qu’il me dérange… et ça m’arrange d’être dérangé… d’être bafoué dans mes croyances et mes convictions… et on aime ça être dérangé(e) vous et moi non?

il existe un certain lien entre le message de cet auteur et la publicité du mur du cash… principalement la façon différente de passer un message… une façon de mettre en évidence ce qui est évident, mais si évident qu’on finit par ne plus le voir… l’argent ou la vie, l’éveil ou la vie… dans le cas du mur du cash, le trésor monétaire est à la vue de tous/tes… prend l’oseille et tire-toi… du moins essaie… dans le cas de l’auteur mystère, même chose… par son message, il met en évidence ce que l’on pense chercher mais ce que dans le fond, on ne veut pas vraiment trouver… ce que l’on a jamais perdu… ce qui est toujours là, disponible, up for grabs…

ce very simple guy nous met en pleine face que nous sommes confortables avec nos  fantasmes, nos illusions, confortables à chercher mais pas vraiment intéressé(e)s à trouver… cozy cozy à ne pas trouver car toute notre vie serait virée à l’envers dans ce cas… alors nous nous contentons de tourner autour du pot, sans vraiment s’approcher du trésor…

alors chronique agace, chronique teaser… chronique à suivre… comme la vie…

se glisser hors du poids du monde…

neuvième offrande 19/11-2 (32 jours avant le 21 décembre… bing !)

certain(e)s portent le monde sur leur dos, d’autres l’évitent… certain(e)s portent tout le poids du monde sur leurs épaules, d’autres lévitent…

certain(e)s si, d’autres non, pour éventuellement, ah finalement ! s’en libérer…

temporairement, longtemps, définitivement, une fois de temps en temps, une fois pour toute, une foi pour toutes et tous… pendant que la vie regarde ailleurs, zoup… en profiter pour s’évader hors du monde, hors du temps, glisser hors gravité, s’échapper hors soi, à fleur de peau… et re zoup… et gloup…

se glisser hors du poids du temps, comme l’alouette et comme le vent… surfer sur la vague du temps, qui prend le mien, qui prend ton temps et tout son temps…

se glisser hors du temps qui passe, à chaque seconde, tour de passe-passe… le voilà qui vient et qui passe et repasse, chaque minute et chaque instant, instant tanné, instant dompté, instant fané… et temps qui passe et qui dépasse…

se glisser hors la loi, hors la peau, hors le temps… flotter, s’évanescer, et transcender…

zoup et rezoup…

rentrer dans l’mur pour s’en sortir…

huitième offrande 19/11 (31 jours avant le 21 décembre… toc !)

rentrer dans l’mur pour s’en sortir,
rentrer dans l’mur pour en sortir,
rentrer dans l’mur ou en mourir,
rentrer dans l’mur pour en mourir,
rentrer dans l’mur et aboutir…
rentrer dans l’mur et en finir…
pour en finir avec le désir…

si les murs ne viennent pas à nous, pourquoi ne pas courir après eux ? eh oui, pourquoi ne pas chercher les murs dans la vie… ou du moins les inviter… les laisser venir à nous… les murs, du moins ne pas les éviter… car la route risque d’être longue et de nous y mener de nouveau…

les murs pour rentrer dedans, les murs pour se faire rentrer dedans… et à travers, right true le mur… Humpty Dumpty ou Waterloo…

les murs sont riches, les murs sont durs, les murs sont sûrs… et certainement très éclairants… pour nous faire comprendre, nous désemmurer, nous démesurer, nous grosses têtes dures… tête dure, coeur mou, tête sûre, coeur fou, tête mûre, coeur doux…

les murs qui nous emmurent, les murs qui nous murmurent,mais qu’on écoute rarement c’est sûr… les murs ? oui les murs, pour quand c’est dur, pour quand c’est mûr, pour quand c’est le temps et le bon moment… quand la leçon doit être apprise, v’là l’mur, v’là l’mur… quand la leçon doit être comprise, voilà le mur qui attend sa prise…

besoin de liberté ? de briser les chaînes ? de couper les ponts ? de sortir du cadre ? de prendre votre envol ? de lâcher prise ? peut-être mais… pas certain que ça soit la bonne voie… sérieusement… the only way out is in… le mur… tout le monde dedans… le mur… les durs de durs… les mûr(e)s, les dur(e)s, les pur(e)s…

imploser, s’éclater de l’intérieur, se rentrer dedans, creuser le tunnel… long, ardu et tortueux chemin jusqu’aux trippes… good trippes, bad tripppes… full trippes…

pas toujours évident comme destination le mur je sais, mais il semble que quand la vie est mûre… v’là l’mur… le mur apparaît sur la route, là aucun doute… temps mûr pour le mur… et y rester tant que ça dure, rester debout, prendre le temps…. maintenant, tout le temps… sentir le mur pour ce qu’il est, jouir du mur pour ce qu’il révèle… et le message risque d’être surprenant…

bon mur à vous… quand ça sera le temps…

art: george cousot via Facebook