Archives pour la catégorie les pops-ups chroniques

ma foi du bon dieu

553825_321173714638986_112028351_nquatre-vingt-et-unième pop-up /// 2/4/13

la foi, eh oui, encore une fois… à chaque fois que le doute me pogne, la foi me pogne aussi… ah cette sacré foi ! elle m’en apprend… sur la vie, sur les doutes, sur la route que nous parcourons vous et moi… route de doute, chemin de foi…

la foi, une foi pour tous, une foi pour toute… chacun/(e) sa foi… une foi pour toutes, et tous pour une foi… la foi, et, en même temps, le doute, coûte que coûte… la foi, plus forte que tout… même quand on doute, la foi… même si on ne veut pas, la foi… la foi malgré le doute… la foi pour continuer sa route… une foi à la fois…

foi en rien et foi en tout… et pourtant, la foi pleine de doute car aucune foi sans doute… la foi ? sans aucun doute… la foi dans les clous et la corde et la vie, comme quand on décide de camper à  la verticale sur une paroi rocheuse tel que le font nos kamikazes sur la photo…

la foi, toujours la foi… parfois la foi, toujours la foi… parfois la foi a raison du doute… parfois pas alors on redoute le doute… et on oublie la foi parfois… mais la foi quand même…

la foi dans nos vies ? tout le temps, partout… le monde roule sur la foi…

la foi à chaque fois que l’on prend l’avion… la foi en chaque prochaine respiration… la foi à chaque nouvelle journée qui se présente à nous… la foi à chaque fois qu’on ouvre son coeur… la foi à chaque fois qu’on tente quelque chose de nouveau…

les jeunes gens qui font des enfants malgré la fragilité du monde actuel sont pleins de foi… les enfants sont d’ailleurs l’une des plus grandes sources de foi…

tout le monde a la foi, tout le monde à la fois…

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la foi est un état d’ouverture, de confiance… avoir la foi est semblable à faire confiance quand on se lance à l’eau… vous ne vous agrippez pas à l’eau quand vous nagez, car vous deviendriez rigide et raide dans l’eau et vous couleriez… vous devez relaxer… une attitude empreinte de foi est exactement l’opposé que de se retenir…

en d’autres mots, une personne fanatique en matière de religion, qui s’accroche à des idées préconçues sur la nature de dieu et de l’univers devient une personne qui n’a aucune foi finalement… au contraire, elle s’accroche à quelque chose… alors qu’une attitude empreinte de foi consiste à lâcher prise, à devenir ouvert(e) à la vérité, peu importe comment celle-ci se manifestera… 

~ Alan Watts

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vous savez, la foi n’est pas une conviction intellectuelle, ni une croyance émotionnelle, ni de la crédulité, ni de l’esclavage… 

la foi c’est la liberté, et on peut l’associer à ce qui est, pas à ce qui a été ou ce qui sera, ou pourrait être… 

la foi est toujours reliée à la vie et au vivant, au présent hors du temps, éternel, divin… la foi ce n’est pas une relation au particulier, la foi est en relation avec la globalité de la vie… 

– Vimala Thakar

bonheureusement tout est parfait

1648_10151397054298460_1528790516_nquatre-vingtième pop-up /// 2/4/13

le bonheur, quelle quête… pour lequel il ne faut pas devenir des mendiants… mais plutôt devenir de bienheureux  aimandiants… devenir des aimants à bonheur…

attirer le bonheur à soi comme des mouches vers la… marmalade… ou la confiture…

s’entourer d’éléments bonheurifiques, bonheurisants, amourisants…. ou les générer, les créer, les faire éclore…

avec ce petit matin printanier à saveur d’hiver, parfait occasion de se pratiquer… semer le bonheur, le cultiver, malgré le froid… car ce n’est pas la température qui fera ça pour nous aujourd’hui… journée autocréatrice de bonheur…

mais qu’est-ce qui détermine si l’on est heureux ou pas ?  car le bonheur c’est subjectif… certain(e)s le trouvent partout, n’importe où…. certain(e)s baignent dedans mais ne le trouvent jamais, ni nulle part… mais qu’est-ce que le bonheur au juste ?

grande quête que celle-là… on passe sa vie à chercher le bonheur… à parfois le trouver, et à le perdre ou le laisser filer, entre nos doigts ou dans nos mains… où n’est-ce pas plutôt lui qui nous cherche ? alors peut-être qu’il suffit de faire du sur place et se laisser trouver…

mais avec ce schéma ci-haut, tout est clair non ? suffit premièrement de déterminer si on est heureux… si c’est le cas, tout est beau… la vie continue… and on we go… mais elle se chargera quand même de nous mettre au défi la vie, question de solidier notre bonheur…

si on ne l’est pas, heureux s’entend, faut savoir si on veut l’être… car certain(e)s ne veulent pas nécessairement être heureux/ses, soit ils ou elles veulent être conscient(e)s… ou autre chose…

et si on est pas heureux et qu’on veut l’être, le plan nous dit de changer quelque chose… peut-être que le bonheur est justement un simple changement de perspective… une décision, une attitude qui consiste à faire d’aujourd’hui le seul temps propice au bonheur… ou à autre chose…

car le bonheur n’est pas nécessairement le bout de la marde comme certain(e)s disent… personnellement, je trouve même que parfois le bonheur est overated… surestimé… trop valorisé… bonheur à tout prix…

car le concept de bonheur, ou du moins l’idée que l’on s’en fait, n’est pas nécessairement un signe de conscience, de plénitude, de réalisation de soi… y-t-il a des bonheurs inutiles ?

et le bonheur n’est pas linéaire, ni plat, ni un long fleuve tranquille… même que parfois les situations les plus difficiles, les plus menaçantes, les plus challengeantes, les plus confrontantes sont souvent les plus riches, les plus génératrices de prises de conscience…

mais vous, qu’est-ce qui vous fait courir ? le bonheur ou la conscience ? un peu des deux ? ou autre chose carrément ?

de mon côté, je vrais prendre un peu des deux madame la vie… une dose de bonheur, deux de conscience… avec un peu de douceur, d’amitié, d’amour et de tendresse… et du temps, de la liberté, du menoum menoum…

au-delà du bonheur pour le bonheur, je veux surtout savoir, comprendre, saisir ce qu’est la vie… la goûter tout à fait… la mordre, la boire, la savourer, la brûler, en fait me faire brûler par celle-ci… je veux savoir d’où l’on vient… savoir pourquoi nous sommes ici… ce qu’on y fait… ce qu’on a à y faire… travailler ensemble avec d’autres pour en faire un monde meilleur…. savoir comment ça marche toute cette création… me situer dans cet univers dans lequel on baigne…

la vie alors ? pour être heureux ou devenir conscient(e) ?

comme vous voyez, petites questions qui trottent dans la tête du chroniqueur ce matin… une tête de linotte de chroniqueur qui cherche le bonheur, qui court après la conscience… qui veut faire du sens… ou tout le perdre… courir mais d’un pas lent, pour une course de fond… un grand marathon… un lent parcours qui nous mènera à soi, à nous, à ce qui regarde le grand jeu se dérouler, à ce qui est déjà là…

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traduction libre: vous êtes la conscience même qui rêve d’elle-même en tant que chercheur(se) de conscience…

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Nous sommes pour nous des inconnus, nous en personne pour nous en personne: il y a à cela une bonne raison.

Nous ne sommes jamais partis à la recherche de nous-mêmes, – comment pourrait-il se faire qu’un beau jour nous nous trouvions?

C’est à juste titre que l’on a dit: « Là où se trouve votre trésor, se trouve aussi votre coeur »; notre coeur se trouve là où sont les ruches de notre connaissance.

Nous sommes toujours en route vers elles, nous qui sommes nés ailés et collecteurs de miel de l’esprit, nous n’avons vraiment qu’une seule et unique chose à coeur – rapporter quelque chose « chez nous ».

Quant à la vie, pour le reste, aux soi-disant « expériences vécues », – qui d’entre nous a seulement assez de sérieux pour cela? Ou assez de temps?

Pour ce qui est de ces sujets, nous n’avons, je le crains, jamais été vraiment « captivés par le sujet »: notre coeur n’y est justement pas – et même pas notre oreille!

Tout au contraire, tel un être en proie à une distraction divine et immergé en lui-même, à l’oreille de qui la cloche vient de sonner ses douze coups de midi à toute volée, qui se réveille en sursaut et se demande:

« Qu’est-ce qui vient de sonner au juste? »,

nous aussi, il nous arrive de nous frotter les oreilles après coup et de nous demander, totalement stupéfaits, totalement déconcertés:

« Qu’avons-nous vécu là au juste? »,

plus encore:

« Qui sommes-nous au juste? »

~ Friedrich NIETZSCHE (La généalogie de la morale) via Richard T. Chartier

vendredi saint, samedi de rien, dimanche de Pâques, lundi non dit

A n g e lsoixante-dix-neuvième pop-up /// 1/4/13

chronique secrète… chronique discrète… chronique muette…

désolé mais le chroniqueur ne dira rien… il ne dira rien ici… il n’écrira rien… vous ne lirez donc rien, rien d’autre que ces quelques mots… donc presque rien…

sauf que…

il a pourtant écrit quelque chose ici auparavant le chroniqueur, mais il a tout effacé… chronique a été écrite, lue, soupesée et retirée… puis cachée, non divulguée, camouflée… imaginez-là alors…

si vous voulez savoir ce qu’il a dit, parcourez l’espace autour derrière ces mots et vous sentirez les effluves des mots non dits… des mots dits, des mots donnés mais repris surtout… je vous ai donné des mots mais je les ai tout de suite repris… avant que vous ne les voyez… trop gêné le chroniqueur, trop pudique de la chronique… alors chic chic pudique chronique…

j’ai gardé les mots effacés à quelque part… peut-être qu’un jour je les publierai… ou pas… pseudo chronique agace… chronique agace ou agace chronique ?

en direct de la rubrique des mots oubliés… oui, ci-git, quelque part, là-bas, un index de mots perdus… un recueil de mots retirés, des mots trop osés, de mots fous de vie, des mots trop gros… gros gros les mots… tellement gros qu’ils ne rentraient pas l’écran… alors effacés les gros mots… partis, disparus, perdus dans cet espace… encore à quelque part… mais pas ici… vous les sentez mais ne les savez pas…

une chronique donc pour dire ce que je ne dirai pas… ce que je ne dirai plus… ce que je ne dirai plus jamais… dire ce que je n’ai jamais dit… ce que je n’aurais jamais dû dire… ce que je n’ai pas osé… car il y a des choses que je voudrais dire et que je ne dis pas… et que je ne dirai pas… jamais… tellement de choses à ne pas dire…

alors faire acte de non-parole… démissionner de la parole… omissionner… parler par omission… félicitation pour votre omission monsieur dion… parler en disant ce que l’on ne dira pas… en filant entre les mots… utiliser des mots pour cacher sa vérité… à vous de figurer… parler par défaut, lire comme lire se faut, comprendre comme il faut, se faire prendre en défaut, interpréter car il le faut… tout est parfait…

chronique non sens qui ne va nulle part… chronique à sens unique vers un cul-de-sac chronique…

je me tais… car je ne veux pas parler si je ne peux pas parler avec mon coeur… et en ce moment mon coeur il est muet… il dit chuttt… il ne dit mot… ni ne le souffle… il ne souffle ni chaud ni froid… mais mon coeur a froid dans le dos… mon coeur n’est pas bavard mais il est fort… mon coeur brûle vif… mon coeur brûle rouge vif… mon coeur est red mort… mon coeur est fort… mais il ne parle pas fort…

mon coeur, pâlotte, chuchote et pianote… il grelotte avec ce vent du dehors qui lui souffle au visage… aujourd’hui le printemps joue à l’hiver…

et un coeur c’est comme l’hiver… ça gèle tout l’hiver et quand se produit une rencontre qui chauffe le coeur comme le soleil du printemps, eh bien souvent le coeur s’en souvient… et redevient tendre.. très tendre…

et au printemps, souvent, les affaires du coeur se mettent à dégeler… et parfois la vieille douleur dégèle elle aussi avec le soleil du printemps… et c’est OK… seul moyen que la fonte soit complète… que la cicatrice guérisse… la terre doit laisser aller et ré ouvrir ses veines… comme le coeur….

alors non lecteurs/trices de non chronique, une non fin… une fin de non recevoir… et un rôle de faire valoir au chroniqueur du coeur…

réaction, réponse et autres aller-retours

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soixante-dix-huitième pop-up /// 1/4/13

traduction maison: tiens-toi debout pour ce en quoi tu crois, même si tu dois te tenir seul

lors d’un voyage dans la jungle du brésil il y a quelques années, j’ai eu une vision… encore très très claire aujourd’hui cette vision : je marchais sur un chemin, seul, et lorsque je me suis retourné pour regarder derrière moi, il n’y avait personne… et j’ai entendu une voix me disant clairement et avec affirmation de continuer à avancer… même si j’étais seul…

ce que je tente de faire depuis… avec ce que ça implique… avec tout ce que ça implique… et ça implique pas mal d’affaires… des doutes, des questionnements, de l’audace, une certaine propension à déborder du cadre, à initier du nouveau, à défoncer des portes…

si je désire me tenir debout quitte à rester seul, de mon côté, je ne sens pas nécessairement le besoin de faire deux beaux gros fingers au monde entier comme le fait l’amazone de la photo… si j’ai des fingers à faire à quelque chose, ça ne serait qu’à mes peurs, mes vieilles bibittes, mes jugements, mes petitesses, mes vieilles histoires qui ont tendance à revenir me hanter dans certaines situations actuelles, mes limites et mes croyances qui me gardent petit petit…

non, définitivement, pas de fingers à faire au monde le chroniqueur…

je veux simplement me tenir debout, digne, digne et droit, et me sentir solide même si un peu fébrile, fort même si parfois ébranlé… non pas de fingers, que les mains sur le coeur, les mains et la tête ouvertes…

je veux me tenir droit en moi, sur place et groundé, et aller lentement, un pas à la fois, vers ce que en quoi je crois… et sens… et valorise… et aime… et idéalise… et répondre à ce qui arrive à moi… et choisis de vivre… ou pas…

je ne veux pas bouger en réaction à quelque chose, mais plutôt en réponse à une pulsion interne… bouger à partir d’une im/pulsion, un mouvement qui parle en soi, qui parle de soi… mouvement qui peut être stimulé par l’extérieur, bien sûr, mais doit avoir racine en son âme et corps…

donc cette claire vision qui déterminera la route à suivre demande de se fermer les yeux et la trappe et de regarder en dedans pour voir, sentir, reconnaître et écouter LA voix, oui oui celle-là… la petite qui chuchote mais qui parle fort fort toutefois quand on l’entend…

donc bouger à partir de ce qui naît en soi… sentir ce qu’est son chemin… chemin à faire ou à découvrir… chemin à suivre ou à ouvrir… ouvrir des portes… des portes à défoncer, à pousser ou à tirer ?

mais pas toujours évident de distinguer, de faire la différence entre un défi et une situation stérile… un pas en avant ou un retour en arrière ? j’arrête ou je continue ? j’y vais ou je passe mon tour et continue ou tourne ailleurs ?

car parfois, il faut y aller pour savoir… sinon on se demandera toujours si on a pas passé à coté de quelque chose… et tant qu’y a un minimum d’attrait, il faut y aller… mais on a aussi toujours le choix de ne pas y aller… et se demander si c’était la route à suivre…

cher libre arbitre…

samedinutile

2783_535445699854840_1864677075_nsoixante-dix-septième pop-up /// 30/3/13

traduction maison : et c’est ainsi que naquirent les oeufs de Pâques….

à Pâques, vendredi est saint, vendredi est mortel, vendredi est big… vraiment big… le jour de la mise à mort du fils de dieu… vendredi d’érection de la croix… mais la croix de Jésus, est-ce une réalité ou une cruci fiction ? différentes versions existent… chemin de croix, crucifiction, gros nuages de 15 h…

et quoi dire du dimanche de Pâques ? encore plus big time que le vendredi… alléluia, c’est là que sa passe ! le fils de dieu s’est levé, que dis-je il s’est re levé… il a réussi à pousser la grosse roche qui bloquait la caverne et a repris sa vie, a suivi le cours de sa vie… dimanche, journée de résurrection, Jésurection…

mais le samedi ? la journée entre les deux ? rien, nada, niet… calme plat… insignifiant samedi… tout le monde se remet du gros choc du vendredi et attend le miracle du dimanche, même si personne ne soupçonnait pourtant le gros événement du dimanche…

or ce fameux samedi de Pâques, c’est aujourd’hui… donc une journée entre deux, une journée entre mort et vie, journée flottante… samedi gris, entre noir et blanc, samedi in between, journée pour rien, journée pour tout…

rien d’autre à faire aujourd’hui que de profiter du beau temps, regarder la neige fondre sous nos yeux et sous nos pieds, digérer la mort du fils et prier son père… samedi de famille pour préparer la chasse aux cocos pour les tinenfants demain matin…

petit samedi donc simplement pour être vivant, flottant entre vendredi saint et dimanche de Pâques… une journée inutile, une journée essentielle donc… une journée pour ralentir, ne rien faire, se laisse porter, se laisser flotter comme un samedi pris entre deux événements… samedi de rien, tout un samedi, qui peut donc tout contenir, un samedi de tous les possibles… samedistraction, samedivertissement, samedivin…

une journée pour ouvrir les portes de la maison, aérer, ventiler, soulager, évacuer… oush oush l’hiver… oui une journée pour faire sortir l’hiver, 24 heures pour zapper le poussiéreux et le renfermé… une journée pour aller nulle part, une journée juste pour être ici, seulement… ici seulement si…

samedi parenthèse pour se glisser hors du temps, samedi pour jouir… jouir tout court, jouir pour rien, de la vie, du soleil, de la chaleur, du congé, des ami(e)s… un samedi pour jouer, jouer avec la vie, de la musique, du coude dans la foule lors des courses, un samedi pour jouer sa vie… un samedi pour se faire jouer un tour par la vie, un samedi pour lui en jouer aussi un tour… un tour de piste, un tour de char, un tour du bloc…

petit samedi plein de gros bon sens, gros samedi plein de touts petits riens, samedi de rire, de marcher, de boire, du vin, de l’eau d’érable, de l’eau de Pâques… samedi pour mettre de l’eau d’érable dans son vin de messe sage, de sermon au chocolat…  samedi d’être, humain, divin, samedi soinsoin…

samedi de ménage, samedi de délestage, samedi de partage, samedi sage et un peu fou… samedi qui se glisse dans cette réalité de notre vie, samedi qui plonge dans l’illusion du temps qui passe…

samedi rien… samedi plein…

joyeuses Pâques, viva Ishtar, happy Easter…

401228_453244081420129_243731631_nsoixante-quinzième pop-up /// 28/3/13

traduction: ceci est Ishtar, prononcé Easter en anglais…

traditionnellement, Pâques (Easter) était la célébration d’Ishtar, la déesse Babylonnienne et Assyrienne de la fertilité et de la sexualité… ses symboles (tels l’oeuf et le lapin) étaient et sont encore des symboles sexuels et de fertilité (pensiez-vous sérieusement que les oeufs et les lapins avaient rapport à la résurrection ?)… après que l’empereur Constantin ait décidé de christianiser l’empire romain, Pâques fut lié à la représentation de Jésus… mais fondamentalement, Pâques  (Easter en anglais, originalement Ishtar) constituait la fête de la fertilité et de la sexualité…

intéressant non ? Ishtar, symbole de la fertilité et de la sexualité, qui se transforme en Easter… alors c’est de là que ça vient tous ces cocos et lapins en chocolat… Ishtar… déesse de la fertilité… cycle de reproduction… la vie… les bebés… yes… donc Pâques serait davantage sain et sein que saint alors !

très fort comme instinct de vie et pulsion de mort Pâques d’ailleurs… oui, plein de mort et de vie à Pâques… les deux bouts de la vie dans la même fin de semaine… fort ce Jésus quand même : mourir un vendredi après-midi pour renaître le dimanche matin suivant… et on dit que la vie va vite de nos jours… ce week-end de Pâques de l’an 33 fut assez intense et rapide pour un certain fils quand même non ?

Pâques ça concerne donc un peu la mort, si on colle à l’histoire de Jésus, mais ça concerne surtout la vie… quant à la mort, c’est une une mort illogique, injuste et mystérieuse mais qui ultimement porte à renaissance… et la résurrection… mais surtout le triomphe de la vie sur la mort…

mais si on cherche davantage la vie, il y a tellement de signes de manifestation de vie dans les symboles de Pâques… premièrement le printemps… ayant traverser un autre hiver, ultime ressuscitance, on ressent soudain une vie nouvelle à cette étape de l’année… l’espoir de la chaleur à revenir, le soleil qui fait fondre la neige et qui recommence à chauffer nos visages couleur carême à ce temps-ci de l’année… yes…

mais les oeufs remplis de vie, la sexualité, la fertilité lapinale – ou lapinaire ? et autres activités connexes de reproduction et de regénération de toutes sortes… lapins et poules en chocolat et agneaux de lait… oui la vie…

mais autour d’ici, dans le grand bain catholique dans lequel nous nageons encore un peu même si moins présent que jadis, Pâques concerne aussi et surtout la mort… celle du Christ, l’un des plus fils préférés de dieu à ce qu’il semble, qui serait mort pour nous libérer de nos péchés… pas certain que que ça se soit tout à fait passé comme ça et que ça ait tout à fait fonctionné non plus… car il semble rester quelques péchés flottant autour…

quand même un beau symbole que celui de donner sa vie pour sauver les autres… c’est ce qu’on appelle faire don de soi… mais je crois qu’on a  mis beaucoup d’emphase sur la souffrance de Jésus, comparativement à la rédemption et au don de soi… quel chemin de croix que le sien… l’église catholique a d’ailleurs utilisé longtemps la valorisation de la souffrance pour maintenir les gens dans l’ignorance et la petitesse…

c’est pas la croix qui est si importante, c’est le gars dessus !

alors en ce jeudi saint, sortons Pâques de la religion catholique pour lui redonner son sens originel, celui du retour de la vie, du retour à la vie, du réveil de la terre et de l’émergence nouvelle de la joie dans nos coeurs…

joyeuses Pâques, viva Ishtar, happy Easter

illustration:  Moving The Sun To Shine In Dark Places‘s photo.

pis pâques ?

Peter Fuchs- Thanx!soixante-quatorzième pop-up /// 27/3/13

qu’est-ce que Pâques pour vous ?

à part l’événement qui veut que Jésus soit mort un vendredi après-midi il y a plus de 2000 ans pour ressusciter le dimanche suivant ? à part vos souvenirs d’enfance des films Jésus de Nazareth ou Ben-Hur ? à part chocolat chocolat chocolat ?

traditionnellement, Pâques est lié à l’Égypte, au peuple juif, à la Chrétienneté, donc lié de près à plusieurs religions organisées… mais c’est aussi un temps impliquant un changement de saisons, les éléments de la nature, un temps de passage de la vie… temps de passage, temps de transition… temps de mort et de renaissance… temps de transformation…

si dans l’hémisphère Nord, Pâques marque la venue du printemps et le retour de la vie, au sud de l’Équateur, au contraire, Pâques annonce la venue de l’automne… différents lieux, différents sens, différentes perspectives…

mais réellement, qu’est-ce que Pâques ? une occasion d’avoir un week-end de 4 jours ? de faire une course aux cocos pour les enfants ? de manger du jambon dans le sirop ou du chocolat ? ou la chance d’aller passer le week-end à New-York ? ou de se payer une petite escapade dans le sud ?

qu’est-ce que Pâques autrement qu’un temps de repos en cette saison entre deux, plus tout à fait l’hiver, pas encore tout à fait le printemps, particulièrement cette année avec nos gros bancs de neige qui trônent royalement et nous rappellent le riche hiver côté neige…

car Pâques peut n’être qu’une simple formalité si c’est ce qu’on veut en faire, ou une occasion de rencontrer la famille, ou une façon de marquer le printemps… mais Pâques peut aussi représenter une possibilité de transition vers une nouvelle étape de vie… Pâques peut constituer un rite de passage nous menant vers l’ouverture, vers la vie, après l’hibernation, après un gros hiver de neige et de froid…

alors qu’est-ce qu’on décide de faire de Pâques cette année ?

même si on a raté le carême, il n’est pas trop tard pour tout de même faire de Pâques un événement symbolique et riche de sens… le sens qu’on voudra bien y mettre… le sens que l’on voudra bien y donner…

personnellement, cette année, j’aimerais faire de Pâques une vraie période de renaissance… une renaissance bien méritée après un passage manoeuvré serré et un gros temps de deuil… deuil d’une ancienne vie, deuil d’une jeunesse dorée et moment clé pour marquer l’entrée dans une maturité nouvelle… passage post crise cinquantenaire…

donc encore quelques jours pour préparer ce passage, pour fermer des portes derrière soi, avant de cogner à de nouvelles… car si Pâques marque une renaissance, cette fête marque premièrement la mort à l’ancien, à l’inutile, au superflu… la mort du vieux, du désuet, du dépassé… la mort du passé qui nous hante… avant de penser au neuf, éclairons le vieux et clairons le vieux…

alors faire de Pâques un temps idéal pour procéder à une rétrospective sur nos vies… qu’est-ce qu’on veut laisser aller ? à quoi veut-on mourir à ? qu’est-ce qu’on veut garder ? qu’est-ce qu’on veut inviter de nouveau dans nos vies ? que veut-on mettre dans le panier d’oeufs cette année ?

alors petite stretch de quelques jours pour se préparer à ce week-end de passage important si on le veut ainsi…

car pas mal de changement qui culmine actuellement… donc ouvrir encore davantage les bras, les mains, l’esprit et le coeur… et dire oui, oui à ce qui veut partir, à ce qui veut lâcher, à ce qui n’est plus, à ce que l’on traîne et qu’on veut laisser aller… laisser aller ce qui n’est plus juste, plus actuel, plus nécessaire et tout ce qui ne veut plus être porté… oushhh, on laisse aller… on se déleste,  on se dégarnit, on se strippe

préparation à laisser aller avant de renaître au neuf, en oeuf, au nouveau, au frais… laisser fondre la neige avant de penser au jardin… même si on peut déjà partir des pousses à l’intérieur en vue du temps plus chaud…

donc d’ici vendredi, jour de la mort par cruxifiction (dont nous reparlerons), se permettre de laisser aller le vieux stock, laisser l’arbre se dégarnir – automne dans le sud – et ouvrir au changement…

personnellement je suis à préparer un rituel de passage pour vendredi, suite au shaking que j’animerai à Montréal… vous y serez avec nous ? je vous en reparle…

enjoy the ride

68332_455301551173256_947391824_nsoixante-treizième pop-up /// 26/3/13

parfois la vie est au neutre, rien ne se perd mais, surtout, rien ne se crée… je sors d’une telle période… tout ce que je tentais d’entreprendre depuis plus d’un an fouèrrait, tombait à l’eau, faisait patate… les relations, les projets de travail, le processus de légalisation de l’ayahuasca… la vie semblait me mettre constamment des bâtons dans les roues… pour mon bien probablement, mais pas évident à voir sur le coup…

et depuis quelques semaines, comme par magie car je ne sais vraiment pas comment ça c’est passé, c’est reparti… les voyages, quelques projets, la musique, une possible édition de mes chroniques… le printemps peut-être ? pourtant le printemps passé c’était l’hécatombe… chaque chose en son temps…

alors que ça passe ou que ça casse, on s’accroche et on suit la parade… bienvenue à bord de nouveau la vie ! mais plus jamais à un rythme aussi rapide qu’auparavant… prendre son gaz égal… pas sur les chapeaux de roues… car après des années de speed living, puis la dernière au neutre et au calme un peu plate, là on repart lentement mais sûrement… première vitesse… deuxième…

car tout va tellement vite… de plus en plus vite… les communications sont de plus en plus rapides, instantanées et on manque de plus en plus de temps… cherchez l’erreur… le temps devient la denrée la plus précieuse… pouvoir s’ennuyer, quel luxe !

Tim Kreider

traduction maison : arrêtez de glorifier le fait de toujours être débordé(e)…

avez-vous remarqué vous aussi que plusieurs parmi nous sommes fiers et valorisons le fait de toujours être débordé(e)s ? en tous cas ça semble assez répandu autour… probablement parce que ça nous fait nous sentir quelqu’un(e), vivant(e), important(e), in, dans la game… je cours donc je suis… mais éssoufflé(e) en ta…  soit que le temps passe plus vite qu’avant, soit nous courrons après notre queue et n’y arriverons jamais…

mais ne rien faire par contre, ne compter pour personne, ne pas être productif, c’est socialement looser… je sais, j’ai passé la dernière année chez moi à ne rien faire pratiquement… à attendre que ça passe… que le motton me passe à travers la gorge… et le coeur… que les vieilles peaux du serpent tombent… que la vie revienne en moi… faut savoir aller au fond des choses chose !

se lever le matin et ne pas vraiment savoir ce que l’on fera de sa peau et de son motton, de son spleen, pas toujours confortable… et en même temps, quand c’est ça qui est ça, c’est ça qui est ça… on se bat pas contre ça… du moins rendu à un certain âge…

car lorsqu’on est jeune, on a tendance à ramer contre le courant… on a l’énergie et la drive pour… mais après l’avoir fait pendant quelques années, ramer contre le courant, on reconnaît la vibe et on sait que c’est futile… follow the river…

alors me semble que l’idée consiste peut-être à accueillir ce que la vie nous envoie, toujours conscient qu’il nous revient toujours le choix de dire oui ou non… car une autre tendance, chez moi du moins, était aussi de dire oui à tout ce que l’on m’offrait… car qui sait quand ça va revenir ? mais à ce rythme-là, la vie va vite…

donc pas fou d’apprendre à prendre le temps, se demander ce que l’on veut vraiment, quelles sont nos priorités, et à quelle vitesse on veut rouler… sans se faire rouler…

parfois on a pas tout à fait le choix et on doit dire oui à ce que la vie nous envoie… défi, maladie, malchance, difficulté, grande joie, grande opportunité ou grande chance… et parfois, on a le choix… et parfois, on ne sait pas, on ne sait plus… alors suffit de se laisser porter… ou de s’accrocher, se boucher le nez et d’apprécier la ride…

Mon Dieu,
Donnez-moi la sérénité
D’accepter
Les choses que je ne peux pas changer,
Le courage
De changer les choses que je peux,
Et la sagesse
D’en connaître la différence.

parfaite imperfection

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traduction maison : je suis entièrement constitué(e) d’imperfections, cousues ensemble par de bonnes intentions…

ça contribue grandement au bonheur ça, accepter ses imperfections…

yes… se prendre tel quel, telle quelle… s’accepter dans toute son humanité, dire oui, se dire oui tel que dieu, la vie, l’univers nous a créé…

bien sûr avec un élan vers devenir meilleur(re), plus consciente(e), plus aimant(e), plus vivant(e), de plus en plus vivant(e) et de plus en plus prêt(e) à mourir à tout moment, de plus en plus près de la mort…

« Je préfère mourir de passion que d’ennui. » ~ Vincent Van Gogh  

accepter qui l’on a été, qui l’on était, qui l’on est et tous les qui l’on peut devenir… et en même temps refuser d’être moins que qui l’on est…

refuser l’apitoiement, tendre vers son courage… refuser la réaction, tendre vers une réponse toujours spontanée… refuser de se diminuer, devenir le monde entier… toi c’est moi, moi c’est toi, toi et moi, pas de combat, pas de débat… dire oui à sa propre humanité… simplement, totalement, uniquement…

dire oui à ce que l’on sent, ce que l’on ressent, ce que l’on pressent… et bouger à partir de ça, de ce qui est et non de ce qui devrait être… dire oui à ce qui bouille en nous… partout en nous et non pas seulement dans la boîte à lois, pas seulement dans notre cerveau direction… oui à notre 4 pattes

se prendre comme on est car comment être autrement… forçant forçant être autrement.. et dément en plus… car comment être autre que soi-même ? même si on le voulait ou le voudrait… se prendre comme on est et aussi accepter de changer, car la vie change elle-même, la vie nous change la vie bouge… tout change, surtout le changement…

s’accepter avec nos ptits travers, et nos gros aussi… ce qui ne signifie pas se résigner… donc accepter et apprendre à changer ce qui ne roule pas rond, ce qui grince, ce qui ralentit la machine, ce qui entrave le flow, le flot… laisser tomber les comportements qui furent sûrement utiles way back then mais qui ne servent plus nécessairement right now

partir de qui on est et aller vers une oeuvre d’art… devenir sa propre oeuvre d’art, sa propre oeuvre d’or… une oeuvre parfaitement imparfaite, avec tout plein de pépittes d’humanité, des bouts écorchés, des craques dans la base, des chips ici et là… vivre une oeuvre d’art… se porter comme telle…

alors chers lecteurs, chères lectrices en chair et en or… je vous souhaite tout plein d’acceptation, de oui en masse, d’intégration de vos morceaux moins valorisés par votre moi-même… comme je me le souhaite à souhait à moi-même… devenons rien d’autre que tout soi, tout nous, chacun(e) de nous, tout en soie… unique, comme chacun chacune…

soyons tous et toutes grandioses d’humanité, soyons grandes et grands en grand, osons être infini(e)s, infiniment nous-même, parfaitement imparfait(e), imparfaitement parfait(e)…

osons devenir qui l’on est déjà…

semer le bonheur

221738_530462880330285_1620798953_nsoixante-et-onzième pop-up /// 25/3/13

traduction maison : je veux vivre ma vie sans stress ni tourments, je n’ai pas besoin d’être riche ou fameux)se)… je veux seulement être heureux(se)…

pour moi le bonheur, c’est de tomber comme ça, sans m’en attendre, sur ce petit film réjouissant, de le regarder et de le partager avec vous…

http://www.ikweb.tv/produire/mon-p-tit-bonheur/32

pour moi le bonheur, c’est de vous retrouver ici après que vous ayez regarder le petit film réjouissant, ou que vous l’ayez sauter pour terminer la chronique… mais de savoir que vous le regarderez car je sais que vous me faites confiance quand je vous dis que c’est trop bon à manquer…

pour moi le bonheur, c’est apprendre à vivre seul, bien, en paix, et d’avoir envie de voir plus de gens à partir d’un espace de trop plein et non de manque…

pour moi le bonheur, c’est accepter totalement qui je suis, avec toute ma grandeur et ma petitesse, mon humanité et ma divinité, ma signifiance dans cet immense monde et mon insignifiance justement dans et devant ce monde si vaste…

pour moi le bonheur, c’est de rédiger des chroniques quotidiennement… et d’avoir des lecteurs/trices qui les apprécient en plus…

pour moi le bonheur, c’est avoir deux belles grandes filles vivantes et allumées que je vois régulièrement et que j’aime gros comme ça…

pour moi le bonheur, c’est être redevenu ami avec la femme avec qui j’ai passé 20 ans de ma vie…

pour moi le bonheur, c’est avoir une job que j’aime, qui me permet de travailler d’ici dans mon coin de paradis dans la forêt…

pour moi le bonheur, c’est de jouer de la musique à toutes les semaines avec mes amis musicien(ne)s et à tous les jours avec moi-même…

pour moi le bonheur, c’est avoir eu le courage de plonger jusqu’au fin fond de moi pendant la dernière année et d’en récolter les fruits maintenant, à chaque moment…

pour moi le bonheur, c’est une façon de voir la vie, une manière de regarder le monde, une perspective que l’on façonne à sa façon à mesure que l’on apprend à se connaître…

pour moi le bonheur, c’est marcher sa parole… simplement, totalement…

pour moi le bonheur, c’est organiser des journées de méditation et de partager le silence avec des ami(e)s dans la salle située juste à côté de ma maison…

pour moi le bonheur, c’est avoir des ami(e)s sincères qui m’aiment et que j’aime et que j’apprécie en retour (ben oui cath, je l’ai dit !)

pour moi le bonheur, c’est de rencontrer une nouvelle personne avec qui je prends le risque de voir ce qui peut se passer entre nous et de lui dire que je la trouve belle et attirante… et d’apprécier l’excitation d’ouvrir mon coeur à nouveau, malgré les ptits mottons de peur qui font coucou…

pour moi le bonheur, c’est de shaker en groupe, régulièrement, et le vendredi saint à Montréal entre autre 😉

pour moi le bonheur, c’est d’accueillir mon nouveau minou dans ma maison…

pour moi le bonheur, c’est tout, c’est rien… et tout le reste… ou pas…

pour moi le bonheur, c’est dire oui, même et surtout à mon non… mais aussi à mes doutes, à mes hésitations et de continuer à marcher…

pour moi le bonheur, c’est une attitude… un choix, une décision… c’est ici, maintenant… et parfois pas…

pour moi le bonheur, si j’étais une fille, ça serait sûrement d’enlever ma brassière à la fin de la journée (mais celle-là il faut avoir vu le film pour la pogner 😉

pour moi, le bonheur…

et pour vous ?