Archives pour la catégorie les pops-ups chroniques

yahoo Nishiyuu

581479_10151634904362525_502577522_nsoixante-dixième pop-up /// 25/3/13

ces jours-ci, mes héros sont un groupe de jeunes… et leurs communautés…

6 jeunes marchent depuis janvier en provenance du grand nord, parfois dans des températures sibériennes… ils sont partis à 6, suite à une vision de la part d’un des jeunes, et ils sont maintenant plus de 200 et ils arrivent aujourd’hui à Ottawa… quel exploit en effet, je suis bien d’accord avec vous…

ces jeunes sont de l’espoir incarné… de l’espoir pour tous les différents peuples autochtones, toutes les premières nations d’ici, mais pour tous et toutes aussi : les blancs, les rouges, les jeunes, les aînés… tous les gens de bonne volonté… nous tous et toutes…

ces jeunes ont eu l’audace de faire quelque chose de too much, quelque chose de fou… et de le faire quand même… ils ont stimulé tout le pays et le monde entier… et je prédis que leur exploit aura des conséquences considérables…

samedi soir, j’étais chez amis Cris en compagnie de quelques elders… et une grand-mère a cousu des habits traditionnels pendant une bonne partie de la nuit pour remettre aux jeunes à leur arrivée à Ottawa ce lundi… fiers les elders de leur jeunesse…

car toutes les communautés autochtones sont impliquées dans le voyage de Nishiyuu… ils les ont accueilli en route, les ont nourri, les ont soutenu… les elders des premières nations se disent prêts à passer le flambeau de l’espoir à cette jeune génération…

j’ai suivi ces jeunes pendant leur périple tout au long de l’hiver… entre autre grâce à la page Facebook de Paul Seesequasis où vous pouvez voir de nombreuses photos du périple… http://www.facebook.com/pseesequasis?fref=ts

cet hiver j’ai marché tous les jours autour d’ici avec ma chienne, entre une et deux heures par jour en gardant au coeur ces jeunes marcheurs… particulièrement quand le mercure descendait tellement bas qu’on le voyait presque plus… ma modeste contribution invisible à ce projet que les ancêtres des premières nations surveillent from up there..

alors je garde les mots peu nombreux ici et je vous fournis plutôt divers liens si comme moi, vous croyez que le sort des peuples autochtones se trouve au coeur des priorités à venir et que cette cause vous tient à coeur…

les premières nations seront toujours les premières…

Idle No More

http://nishiyuujourney.ca/

http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201303/24/01-4634314-marche-de-1600-km-mission-accomplie-pour-six-jeunes-cris.php

http://www.radio-canada.ca/television/8efeu/

http://www.ottawacitizen.com/Nishiyuu+Walkers+reach+Gatineau+their+ranks+swollen+from+seven+several+hundred/8145736/story.html

au fil d’arrivée :

63023_10152682914700623_1536999278_n

le monde souffre et c’est mon problème

compassionsoixante-neuvième pop-up /// 24/3/13

traduction : après que tout cela soit terminé, tout ce qui aura vraiment compté est la façon dont nous avons pris soin les un(e)s des autres

certain(e)s d’entre vous vont avoir de la misère avec mon titre hein ?… oui je sais je sais, ça griche… ça donne drôle… mais écoutez ça et on se reparle OK ?

http://epanews.fr/video/video/show?id=2485226:Video:1244337&xgs=1&xg_source=msg_share_video

touchant non ? que de bonté, de beaux yeux, de mots sages, de grands coeurs, de sincérité dans ce tout petit film brillant de coeur…  OK je l’avoue, j’ai joué avec un titre un peu confrontant  et controversé pour vous accrocher l’oeil et le reste… agace lecteurs/trices le chroniqueur…

car le mot souffrir ne passe pas si facilement pour nous ex-peuple catholique soumis, à seulement quelques générations de distance dans le rétroviseur… la souffrance valait cher dans le temps… mais on ne veut pas souffrir… normal, à moins d’être masochiste… souffrir, on juge ça, on s’en pousse, on l’évite, on regarde ailleurs… on nie… on minimise… on démonise… on se divertit… on s’entertaine… (dans ce cas, on inclut tout à fait la personne qui parle)…

pourtant…

le fait d’expérimenter sa propre  souffrance par moments nous ré/humanise, nous rend de nouveau humble… dingue et humble, digne et humble… et plus tendre,  plus mou, plus soft… je sais, je vous en passe un papier… sablé…

compassion compassion… un bien gros mot… un bien beau mot… un mot clé…

voici quelques bribes retenues en vrac par le chroniqueur quant au terme compassion à la suite de quelques visionnements de ce film…

regard bienveillant sur soi autant qu’envers le monde;
touché la douleur de l’autre;
compassion : une marche vers sa propre humanité qui passe par l’humanité de l’autre;
il n’y a pas de compassion, il n’y a que des preuves de compassion;
les autres sont aussi des moi qui sont aussi des centres du monde;
compassion = regarder l’autre à la même hauteur que soi;
écoutez l’autre, c’est un acte de générosité;
prêter une oreille;

échos de compassion… de l’Aiglise…

aujourd’hui il y avait une journée de méditation en silence chez moi… j’ai donc passé la journée entouré… et en silence… entouré de gens sensibles, introspectifs, près d’eux/elles-même… dont plusieurs portent de la douleur… ils/elles en ont parlé, et on a aussi senti… car la douleur ça se sent facilement, ça se ressent tout autant… de la douleur, quand on en a en soi, on la sent chez l’autre… et quand on sent sa douleur, c’est qu’on est en contact avec une partie intime de soi… alors handle with care…

ce que l’on peut ressentir si on a touché à sa propre douleur récemment… ce qui a un peu été mon cas, vous le savez si vous lisez ces mots depuis un bout… gros mottons de moments… alors oui s’il le faut la vie, de la souffrance dans nos coeurs, pas plus qu’il faut mais s’il le faut… pour les pétrir, les ouvrir, les guérir nos coeurs… pour les bercer, les toucher, les laisser, aimer et être aimés… nos ptits coeurs encore un peu bleus… petits coeurs qui veulent devenir grands… comme le monde…

compassion : avec passion… vivir con pasion… vivre avec passion… avoir de la passion pour soi, avoir de la passion pour l’autre, avoir de la passion pour les autres…

parallèlement à une réflexion importante autour du thème de la compassion, ce film m’a mis aussi mon racisme envers les français/ses en pleine face… j’avais un jugement gros comme le bras à savoir que ceux et celles-ci n’étaient que des intellos fini(e)s, coupé(e)s de leurs émotions… et vlan sur le pif le chroniqueur plein de ses préjugés de colonisé québécois…

ces descendants d’Astérix qui percent l’écran vivent direct dans le coeur, sensibles,  à fleur de peau, intelligent émotionnellement… ça se respire… et ça s’entend… alors on remballe les jugements… ceux-ci du moins car ils ont été infirmés… mes jugements sont rendus infirmes… yé…

exactement ça la compassion… juger moins sentir davantage…

vive le 23 avril ! jour de la compassion !

conseil d’ami : je vous recommande de classer tout de suite ce film dans votre liste de favoris… meilleur qu’une méga bouteille d’anxiolytiques…

chut et bla bla bla

598973_10152386212675942_1127446256_nsoixante-huitième pop-up /// 22/3/13

traduction libre : la moitié du monde est composée de gens qui ont quelque chose à dire mais ne le peuvent pas, et l’autre moitié de gens qui n’ont rien à dire et qui continuent de le faire

c’est pas parce qu’on parle qu’on veut dire quelque chose…. et pas parce qu’on se la ferme qu’on ne dit rien non plus… avoir quelque chose à dire, n’avoir rien à dire… qui sait ?

et vous, êtes-vous de la première ou de la deuxième moitié ? la moitié silencieuse ou la moitié parleuse ? ou de la troisième ? qui parle et qui écoute…

moi je suis clairement de la deuxième, c’est pourquoi j’aime écrire autant… rien à dire le chroniqueur, mais il le dit quand même… et bla bla bla et bla bla bla… tout une job de ne rien dire et de dire rien en parlant et en écrivant autant vous savez ? car pas facile de ne rien dire et de dire rien de toutes les manières possibles… ne rien dire et dire rien avec originalité, tout un art… ne rien dire et dire rien et tout de même faire passer son message… enrober l’essentiel du vide dans le tout plein des mots… et jouer des tours de mots tout le tour de la tête aux lecteurs/trices…

car en réalité que peut-on dire qui est vraiment essentiel et indispensable à communiquer ? il me semble que les plus grandes vérités ne s’expriment et ne s’entendent que dans et par le silence… les mots les plus importants viennent du coeur et ne s’entendent qu’en silence… l’amour n’est pas seulement aveugle, il est aussi sourd et muet…

599055_166196070196652_930808122_n

traduction : les âmes sages parlent haut et fort en silence…

en fait, j’aime croire que moi comme vous, on appartient tous et toutes aux deux moitiés de ce monde… capables de se taire, capables de ne pas dire ce que l’on a à dire, capables de dire ce que l’on ne veut pas et ne peut pas dire… à l’occasion… oui oui aussi capable de se la fermer le chroniqueur vous savez… la preuve ? écoutez…

………………………………………………………………….. …

vous avez entendu ? vous entendez ? capice ? vous saisissez ? 10-4 ?

court ce silence mais non moins plein, rempli de sens, de sous-entendus, de sensibilité… de sens et de non sens… des mots pleins de silences entre eux, un silence qui émet lui aussi sa propre vérité… une pure vérité… des silences entre les mots qui donnent tout leur sens à ces mêmes mots, dits, écrits, écriés… mots pleins de silence…

car des mots dits sans silence étouffent, bourrent, remplissent, saturent… des mots sans silence empêchent la compréhension apportée par ce silence… alors allez, du silence plein les mots…

tous et toutes nous avons envie et besoin de nous faire entendre, peu importe notre façon…. certain(e)s le font avec beauté, d’autres avec délicatesse… d’autres avec intelligence, alors que d’autres encore ont besoin de provoquer, de crier leur vérité haut et fort… de déranger, provoquer, confronter…

peu importe la façon, il est valide de vouloir être entendu(e)… vouloir être su(e), vu(e), reconnu(e)… valide et humain de vouloir avoir un impact sur soi et sur autrui, vouloir toucher, rejoindre, communier, communiquer… parler et dire sa vérité comme ses incertitudes et ses questionnements, ses certitudes et ses doutes…

et tellement sain d’entretenir le doute… le doute me semble d’ailleurs constituer un signe d’intelligence et d’ouverture d’esprit… avancer ce que à  quoi l’on croit avec cette ouverture à ce que la réalité soit autre, ailleurs, autrement… pour les autres…

paroles chroniques, silence chronique… chut… écoutez…

objet subjectif & sujet objectif & processus créatif

Alex Alemanysoixante-septième pop-up /// 21/3/13

quelle belle pièce d’art par Alex Alemany que celle-ci non ?  l’oeuvre qui crée l’artiste… aller retour entre l’artiste et son oeuvre… entre le créé et le/la créateur/trice… le créé devient le/la créateur/trice et vice versa… et versa et vice… et double vice et versa…

ça fait longtemps que je veux utiliser cette image pour broder des mots autour et faire chronique… car cette image chuchote, parle, elle crie…  tout comme cette peinture, je considère que ce sont ces chroniques, que je rédige depuis plus d’un an maintenant, qui ont fait de moi qui je suis aujourd’hui… un chroniqueur chroniquement chronique… et un peu anachronique…

car pas de chroniques, pas de croqueur de mots… pas de croquage de mots, pas de croques en bouche, et pas de chroniques, ni de chroniqueur… donc des mots qui sortent de nulle part et passent par moi, pour créer bon texte et contexte chronique…  

les mots me font être, me font naître, me donnent vie, me font me voir et me connaître… je change à mesure que je me lis… je me découvre moi-même en me lisant… j’apprends à connaître celui qui écrit, qui n’est pas tout à fait le même que celui qui lit… qui lit qui lit… 😉

je suis ce qui s’écrit, je suis, au pas de course, ce que j’écris… et ce que j’écris m’écris… quand on écrit on peut devenir l’un de ses personnages… disparaître dans la jungle des autres personas… personnalités respectives… en interaction… l’une, celle qui s’écrit, avec les autres, celles qui sont écrites… et qui à leur tour font ré/écrire… bumper games…  

et vous aussi j’imagine que vous jouez avec ces mots… j’espère qu’ils vous aident à vous connaître vous aussi, à vous re connaître, à travers mes propres questionnements car same same different different vous et moi à peu près… mes mots, c’est vous qui les mâchez, alors vous en faites ce que vous voulez… moi je dis ce qui passe et vous ce que vous en pensez, en sentez… je pitche, vous pognez au vol… youps les mots ! les mots ! tow les mots… wow les mots…

à chaque fois que l’on crée quelque chose, que ce soit une toile, un écrit, une musique ou le ménage de l’armoire à pots de plastique ou celui des toilettes, nous créons, co-créons, re-créons…  le temps de la création, suivre le cours de la récréation…

tout est création : rédiger cette chronique l’est pour moi, la lire l’est pour vous… quand je rédige la première fois, j’écris une chose, quand je relis, je lis autre chose et et parfois je ré-écrit… aller-retour entre les mots, les doigts, les touches et ENTER…

mais qui crée ? qui crée quoi ? crée-moi/crée-moi pas, je le sais pas… ça crée, ça se crée… ça s’cries et ça s’écrit… ça se dit, ça se vit… les mots dansent, les doigts volent, les mots filent et s’enfilent… un chapelet de mots… ho ho ho…

donc qui crée ? non mais faut-tu vraiment le savoir ? ne peut-on pas seulement apprécier la beauté à l’état brut, pure, tel quelle… sans savoir… mais en sentant…

contrairement au dicton qui veut que dieu ait créé l’humain à son image, on pourrait penser plutôt que c’est l’humain qui a créé dieu à la sienne… la création qui crée le créateur… comme bon lui semble…

la vie est tout un art…

overdose positive de mercredi de mars

13050_442485975828365_1923829055_nsoixante-sixième pop-up /// 20/3/13

traduction libre : aie de l’espoir, essaie de nouvelles choses, sois actif/ve, vois la bonté, dis «je t’aime» plus souvent, mets-toi au défi, choisis d’être heureux/se, mange mieux, apprécie cette journée, pardonne plus facilement, lis plus souvent, deviens le meilleur toi…

wow, grosse commande que celle-là non ? mais on n’est pas obligé(e) de tout faire ça en même temps… une tâche à la fois pourra aussi faire l’affaire… simplement un genre de liste d’urgence… checklist 911 solutions…

avec ce ciel de printemps gonflé d’immenses flocons qui défient la gravité, zap une petite dose d’espoir, ptit coup de pied au cul de la grisaille de notre spleen… au cas où… bienvenue dans le temps défi de l’année, l’autre pôle à l’envers de novembre…

quand mars se défile lentement et qu’avril s’éternise… ni en hiver ni en printemps… twilight zone saisonnière, intermède printanière… alors cette checklist d’urgence pour les fins de mercredi après-midis langoureux comme celui-ci… faites votre choix…

spéciales ces journées suspendues dans le temps comme les flocons dans les airs… plus gros que ça les flocons, je vous jure… mais un peu gênés aussi de nous tomber sur la tête en ce premier jour du printemps, ces flocons floconnadent si lentement qu’ils fondent presqu’en tombant… impelletables… insaisissables…

la vie est un long fleuve tranquille aujourd’hui dans ces alentours… lente, cozy, grasse et confortable… douce, épaisse, moëlleuse, crémeuse… le temps se sauve de lui-même et la vie  ne suit plus, elle reste en suspens… mais sans suspens… sans surprise flabbergastante… une toute simple simplicité tout simplement déconcertante…

petit mercredi coincé entre l’hiver et le printemps… temps cachottier…crise d’identité… pendant que la vie passe vite vite et toute en action dans les familles, dans ce home-ci, ici, caché, juché, niché au pied de la montagne, se terre un slomow ours maléché… sur le point de se réveiller car il semble faire clair plus longtemps vu de la caverne…

demain jour 21 pour les quelques shakeux/ses du coin et pour la gang de la méditation dynamique à Montréal… yé on l’a fait… bravo pour l’engagement envers vous-même, pour la persévérance d’avoir mené ce petit projet à terme… petite victoire plus petite victoire égale gros gain – pas le peintre 😉

ça change pas le monde sauf que….

alors en ce temps suspendu entre hier et demain, entre maintenant et aujourd’hui, pour vous, juste pour vous, cette petite chronique voyageuse, pas tapageuse, mais avec tête chercheuse… trouvera-t-elle preneuse ?

danser avec la peur au coeur

481646_442844112459218_1908882575_nsoixante-cinquième pop-up /// 20/3/13

traduction maison: si tu n’as pas peur c’est que tu ne prends pas de risques… si tu ne prends pas de risques, que diable fais-tu  ? – Ted Mosby

vive la peur, vive la vie… vivre sa peur, être en vie…

hommage aux gens qui foncent malgré la peur… les gens qui utilisent et suivent la peur en eux pour les guider vers eux-mêmes… et se dépasser… les gens qui risquent, en calculant ou pas… ceux et celles qui tentent leur chance, ceux et celles qui confrontent le destin…

hommage aux gens qui apprennent des choses qu’ils/elles ne connaissent pas bien ou pas du tout, ceux et celles qui tremblent et qui osent continuer quand même… les gens qui mettent tous leurs oeufs dans le même panier et qui risquent, risquent tout, risquent gros… risquent avec assurance et risquent sans police d’assurance…

bravo à ceux et celles qui ont l’audace de faire ce qui n’a jamais été fait avant, ceux et celles qui défoncent des portes, qui percent des trous dans les murs plutôt que prendre les portes déjà ouvertes par d’autres…

hommage aux innovateurs/trices novateurs/trices, aux weirdos qui s’assument, aux  exentriques qui osent être eux/elles mêmes… aux gens qui prennent position, envers et contre tous et tout… ceux et celles qui restent droits devant l’adversité… vive ceux et celles qui inspirent les autres par leurs actions, ceux qui marchent la route et leur parole, ceux et celles qui allument les autres… et les soutiennent, les encouragent, les supportent…

vive les gens qui ne font pas de compromis quant à l’essentiel et vive tout autant les gens qui sont prêts à changer d’idée lorsque présentés avec une idée plus pertinente que l’originale…

vive ceux et celles qui essayent, ceux et celles qui font autrement, au risque de se planter, au risque de se perdre et de tout perdre, au risque d’avoir mal… vive ceux et celles qui osent s’ouvrir à l’amour malgré les bleus au coeur, en continuant d’ouvrir leur coeur et en se disant oui à eux/elles-mêmes, oui aux autres, oui à tout ce qui vit…

11170_442899479120348_1806755845_n

traduction maison: quand tu y penses, on ne peut pas jouer safe… tout est risqué… il n’existe aucune autre garantie que la mort… alors aussi bien prendre des risques… prends une chance sur tes rêves, prends une chance sur toi-même…

vive les gens qui jouent gros, les gens qui vivent totalement, comme si demain n’existait pas car demain n’existe pas… qu’aujourd’hui… maintenant… wow now… vive ceux et celles qui ont peur et qui continuent quand même à marcher, à se tenir debout, fiers, fières, dignes et simplement eux et elles mêmes…

vive les gens qui continuent de croire en l’humain, de croire qu’on s’en sortira… vive les gens qui voient l’état du monde et qui continuent de croire qu’on va s’en sortir et de faire en sorte que cela se fera… vive les gens qui restent optimistes malgré tout, ceux et celles qui s’investissent en politique malgré la méfiance, la critique et l’ironie ambiante, ceux et celles qui s’impliquent en actions humanitaires dans le but d’aider leurs prochains… parfois au risque de leur propre vie…

vive nos frères et soeurs qui partagent leur talent, que ce soit auprès des autres, ou en diffusant de la beauté, en image, en mots, en gestes, en sons… vive les gens qui osent encore croire en l’humanité, en la bonté…

vive ceux et celles qui prennent la chance de voir au-delà de leurs jugements, de leurs peurs et de rester vivants, vivantes, vibrants, vibrantes… vive ceux et celles qui osent continuer à croire que le monde vaut la peine qu’on s’y investisse et qu’on prenne soin les un(e)s des autres…

vive entres autres les jeunes autochtones qui marchent depuis janvier plus de 1000 kms du Grand Nord vers Ottawa dans l’aventure Nishiyuu pour solidifier les liens entre les premières nations… vous avez toute notre admiration jeunes guerriers de lumière pour votre audace et votre détermination… vos efforts sont reconnus… lâchez pas, vous arrivez bientôt…

http://www.ahki.ca/journey-of-nishiyuu.php

734367_10151608248092525_41868330_n(photo: M. Ottereyes)

vive la peur qui donne la vie ! vive le courage de continuer !

11673_569054776447392_1243270258_n

traduction maison: sois tendre… ne laisse pas le monde te rendre dur(e)… ne laisse pas la douleur te faire haïr… ne laisse pas l’amertume voler ta tendresse… trouve de la fierté dans le fait que même si le reste du monde est en désaccord avec toi, tu continues de croire que le monde est un endroit formidable…

aho metakweasin… à toutes nos relations…

734078_314983871960433_572724389_n

Being real is not easy; it comes at a price. We cannot live a real life without taking risks, suffering difficulties, and making the necessary sacrifices. There’s no easy way. We call our path the Work because we often have to do things that are difficult. Although sometimes our Work might feel like play, and playful exploration is fundamental to it, more frequently it feels challenging. The inner journey is difficult because we have to deal with issues that we’d rather not deal with, issues that we’ve avoided for a long time. To be real, to live a truthful life, we have to be ruthlessly honest with ourselves. We can’t say, “I want to be real,” and keep running away from ourselves and from our lives. Being real is the result of confronting ourselves, the result of being honest about who and what we are.

The help we get from our teachers is secondary to our own honesty and sincerity, is secondary to our own committed practice. We are transformed by our own risk, our own sacrifice. If we want to be real human beings, we have to live like real human beings, regardless of how difficult that may be. Nobody can give you the gift of being a real human being. If you want a real life, a life with truth and integrity, a life with true meaning, with true significance, you’re going to have to live that way. A real life is not the result of the Work but is the Work. We have to take the risks, make the sacrifices, and confront our demons.

If we devote our life to security, pleasure, and satisfaction, we won’t be real adult human beings. We will continue being little kids. If we don’t confront the difficulties in our life and our reality, we’re not going to live a real life. It’s as simple as that. We’re not going to become real by having certain experiences. The experiences might give us some direction and guidance, a taste of what is real, but true transformation happens when we learn to live according to the truth.

from : http://www.ahalmaas.com/books/diamond-heart-5-inexhaustible-mystery

jamais 203, toujours quatre sans un

Capture d’écran 2013-03-19 à 18.41.45soixante-quatrième pop-up /// 19/3/13

on peut pas se coucher sur le numéro 400, 401 si… mais 400 non… ça ne doit pas bien dormir sur 400… on prendra pas le risque…

alors chronique bonne humeur… tiens visons la bonne humeur plutôt que le bonheur… la bonne humeur c’est simple… on peut sentir facilement si on l’est… le bonheur c’est plus général, plus abstrait, plus flou… trop concept le bonheur… la bonne humeur, ça se mesure  facilement dans le corps… simple simple la bonne humeur…

de bonne humeur le chroniqueur à cause de ce vidéo… alors regardez pour voir… et on se reparle après OK ?

http://www.facebook.com/photo.php?v=497120446989828

beau hein ? je vous gage que vous ne pourrez le regarder qu’une seule fois… attention risque d’addiction à l’horizon… car dans ce vidéo, juste de l’humanité positive, de bonnes actions spontanées, plutôt que de toujours présenter des affaires qui vont mal… des mauvaises nouvelles qui ternissent la vie… bien sûr faut savoir un peu… mais équilibre SVP… alors overdose de menoum menoum…

dans ce vidéo, juste des gens ordinaires, des gens qui s’aident, des gens qui, spontanément, sans qu’ils se sachent vu(e)s, font du bien… aident… dépannent… sauvent des vies… gratuitement, free… juste comme ça… ça réconforte sur la nature humaine… car c’est ça aussi la vie… et non seulement des crises humanitaires, économiques, écologiques, diplomatiques, politiques et bordéliques… aussi du bien, du bon, du caring… du soin… soinsoin… du 100 % humain… pas juste de la corruption dans le monde… du bon aussi…

je crois que l’on devient ce que l’on voit… en tous cas ce que l’on voit devient ce que l’on pense à… et ce que l’on pense à devient peu à peu une partie de notre réalité… et notre réalité devient un peu soi, déteint un peu sur soi… ça fait donc du sens de construire sa propre réalité… d’ailleurs vous pouvez conserver ce vidéo dans vos favoris et vous en shooter une couple de doses quand les blues vous attaqueront et vous assailleront…

ce vidéo comme président ! et devenons des junkies humanitaires… shootons-nous de la solidarité, buvons de l’humanité simple et ordinaire… 90 % proof… gobons des buvards d’entraide, fumons de la compassion… sniffons de l’empathie pour nos concitoyens, connaissances, ami(e)s… sans s’oublier soi-même… estime de soi et respect d’autrui… pensons à l’autre comme on se pense soi-même… être simplement monsieur et madame tout le monde… chacun chacune, tout le monde…

alors lecteurs/trices… feel good et floush floush plein de bonne humeur chez-vous…

398… 399… 400… et les mots must go on…

1,000,000 Picturessoixante-troisième pop-up /// 19/3/13

that’s it, 400 chroniques postées depuis mars 2012… qui aurait dit ?

pas moi en tous cas… j’ai commencé à écrire tout bonnement, innocemment même et je suis toujours aussi innocent… mais tout de même, un peu coupable ce plaisir d’écrire… délit d’écriture…

donc un an plus tard, les mots continuent de couler… flow flow les mots… s’ils ne sortaient pas, j’imagine que le chroniqueur croulerait sous leur poids et s’écroulerait, du moins il s’étourdirait royalement… ou peut-être pas…

mais je ne peux plus imaginer ne pas écrire autant, quotidiennement, tout le temps… tous ces mots qui seraient restés pris dans ma ptite tête… imaginez, il l’aurait grosse le chroniqueur… une chance que ça a sorti…

je voudrais bien souligner cette 400 ème avec originalité… mais comment donc ? ah oui, tiens, par une tempête de neige ? let’s go, on s’lâche lousse… miss météo ? pourriez-vous nous rendre ça tout blanc ici aujourd’hui ? merci bien… et désolé pour ceux et celles qui en avaient assez… mais on savait que ça en prenait une dernière… c’est fait…

OK OK blague à part… alors que faire pour souligner ce chiffre pas rond du tout… car 400 n’est vraiment pas un chiffre rond… très très carré 400… s’il y a un chiffre qui n’est pas rond, c’est bien 400… 4 coins… 4 centaines… 4 chemins à ne pas passer par pour dire ce que dire doit dire…

que faire d’autre que d’écrire une chronique inutile, une chronique pleine de beauté comme celle ci-haut, avec tout plein d’images, certaines drôles et extrêmes…

205332_533488980036383_1045467077_n

d’images exagérées… wo wo wo capitaine bonhomme…

155922_442563135820649_757441904_n

de beauté encore

188408_461159263952269_1036906432_n

de sagesse (traduction: parfois tu gagnes parfois tu apprends)

313439_559460334087417_340809382_n

de mots issus de la pensée

306672_296059510499136_960410073_n

et de légèreté

392813_290935314371303_1452016952_n

alors lecteurs et lectrices chroniques, on continue vers 500 ensemble ?

au plaisir

bon printemps

bonheur bonheur à la bonne heure

208678_10152662585395623_916894202_nsoixante-deuxième pop-up /// 19/3/13

traduction maison : le bonheur n’est pas un état à atteindre, c’est une façon de voyager…
– Margaret Lee Runbeck

simple, facile à comprendre, droit au but… le bonheur ? pas un objectif, un chemin… le chemin… OK mais encore…  le bonheur ?

une façon de faire… une attitude… une manière de voir… un angle selon lequel considérer la vie… un état d’esprit… une disposition, une prédisposition… une perspective…

car en réalité, le seul point final que nous sommes pas mal assuré(e) d’atteindre, chacun chacune, c’est la mort… alors comment on remplira la route relève de notre créativité, c’est notre choix… co-création…

donc en chemin, apprécions totalement tout ce que la vie nous offre… apprécions notre corps qui vieillit, la maturité qui vient avec… apprécions les leçons apprises, dures ou douces… apprécions les moments difficiles car ils pavent la voie à un délestage, à une mise à nu… moments difficiles qui nous font apprécier le simple rien, le grand vide, le grand rien… apprécions pour ce qu’elles sont chaque expérience que la vie nous offre, ou celles que l’on crée… co-création…

le bonheur c’est un petit quotidien rempli des mêmes rituels – se réveiller, se lever, se laver, déjeuner, s’habiller,  vaquer à ses occupations, re manger, méditer, se divertir, travailler, se reposer, aimer, s’aimer… chaque jour, à chaque jour… le bonheur est tout plein de petits riens… un grand bonheur plein de vide… plein de vides…

le bonheur ? un quotidien simple, toujours semblable, toujours différent… une multitude de gestes simples, une enfilade de rituels quotidiens à effectuer avec présence, un geste à la fois, comme si c’était toujours la première fois…

le bonheur ? à chaque matin, s’offrir une nouvelle chronique à farcir de mots et de silences… et de tout plein de trois petits points… des mots de moi, des mots pour vous… des mots pas tout à fait de moi en fait, des mots tout à fait pour vous c’est vrai…

des mots qui tendent vers le bonheur… sans nécessairement vouloir l’atteindre… surtout avoir du fun en chemin… jouer avec les mots qui défilent dans ma tête… un chemin rempli de moments séparés mais unis qui tissent une toile, notre toile…

le bonheur ne consiste pas nécessairement à atteindre le bonheur… le bonheur consiste à remplir chaque heure de bonheur, faire de chaque heure une bonne heure, la bonne heure… la seule heure qui soit… une heure à la fois… 24 heures par fois… un jour à la foi… et foi dans le bonheur… en fait le bonheur c’est la foi… foi au bonheur, une bonheur à la fois…

le bonheur, c’est un état… l’état d’être heureux, un état de bien-être… être bien… être… même quand on est mal… être bien jusqu’à faire fondre le malaise…

le bonheur c’est aussi l’allégresse, la béatitude, la délectation, l’enchantement, la joie, l’enivrement, le ravissement, l’euphorie, l’extase, la satisfaction, le ravissement, la félicité, la sérénité, le contentement…

le bonheur c’est tout ça, et rien de ça aussi… le bonheur c’est le temps mort entre deux bonheurs, entre deux malheurs… le bonheur inclut tout, le bonheur s’en fout… le bonheur se fout de nous, se fout de tout…

le bonheur c’est le chemin…

en passant bonne tempête !  c’est – peut-être – la dernière de cet hiver… alors apprécions-là bien… car le bonheur, c’est aussi – et même – apprécier la tempête de mars qui fait le chemin d’aujourd’hui et attendre patiemment que l’hiver ne se transforme en printemps… lentement mais sûrement…