Archives pour la catégorie les pops-ups chroniques

dérangens

155924_443161139094182_1730429288_nsoixante-et-unième pop-up /// 18/3/13

traduction maison : soyez reconnaissant(e) envers tous les gens difficiles dans votre vie… et apprenez d’eux/elles… ils vous ont montré exactement qui vous ne voulez pas être…

y a du monde qui ont le tour hein ? de nous mettre en chr…… de nous mettre le feu au cul… ottes… de nous faire réagir big time… du monde qui nous font nous r’virer dans nos shorts… qui nous font sortir de nos gonds… eh bien en effet, merci à eux !

ce sont des tricksters ces gens dérangeants dans nos vies… des gens qui nous confirment qu’on est pas illuminé(e), pas tout le temps en tous cas 😉

en effet certaines personnes réussissent à nous déranger… ils nous font voir des choses de nous qu’on aimerait mieux ne pas voir… des angles morts de soi pas toujours glorifiants… mais éclairants si on est prêt à se connaître en détails, prêt à se regarder…

à chaque fois qu’on rencontre quelqu’un qui nous dérange, il s’y trouve une grande leçon de vie… une leçon d’humilité, une leçon d’acceptation, une leçon qui nous ramène à nous, à soi… pas reposant mais éclairant…

même si on sait que tout ce qui se trouve à l’extérieur de nous se trouve aussi en nous, c’est dérangeant de rencontrer ces parties de nous qui se promènent en dehors de nous, à l’air libre…

bien sûr que l’on ne fait pas exprès pour s’entourer de sources de dérangement… mais on ne peut pas non plus les éviter… même si on ne veut pas vivre dans l’inconfort perpétuel, il semble que l’on doive apprendre à vivre avec ces sources désagréables mais essentielles de reflet intérieur…

miroir miroir, dis moi…

car on ne veut pas nécessairement que les miroirs ne reflètent que ce l’on veut voir… on veut qu’ils reflètent la vérité… mais la vérité est parfois difficile à prendre… et certaines personnes nous font voir ce que l’on préférerait ne pas voir… alors quand on exige la vérité, il faut être prêt à la prendre…

529806_348308711939906_377913214_n oui, définitivement, certaines personnes nous dérangent… et peut-être que nous-même en dérangeons d’autres simplement en étant qui l’on est… souvent sans même le savoir… c’est la vie !

alors la prochaine fois que l’on rencontre quelqu’un qui nous énerve, on a le choix… soit on continue à porter notre regard à l’extérieur de soi et à trouver la faute ailleurs, soit on regarde ce qui nous dérange tant et on continue sa route… peut-être un peu plus conscient de ce qui est en nous car nos yeux l’ont vu…

et en même temps, quand l’extérieur nous dérange, il est possible de saisir que ce grand dérangement indique un endroit en soi à regarder, sincèrement, honnêtement, lucidement…

passé décomposé

226427_442926289117667_665420308_ncinquante-neuvième pop-up /// 16/3/13

traduction maison : ton passé n’est qu’une histoire.. et quand tu en prends conscience, il n’a plus aucune emprise sur toi

simple à dire, plus délicat à mettre en pratique celle-là… mais ça sonne tout à fait juste cependant… plein de sens, de psycho logique, évident…

car si nous vivons à la verticale, plutôt qu’à l’horizontale, dans le présent, ici maintenant et non dans le bon vieux temps, I mean totalement ici, le passé ne tient plus… car en vivant chaque moment, ici, maintenant, totalement présent, nous ne sommes plus l’accumulation de nos multiples expériences du passé… zap le passé s’évanouit net et sec… et ce n’est pas nous qui allons le ranimer ce vieux maudit, on vous en passe un papier…

il n’y a pas de secret pour dropper le passé… il suffit de ne plus s’y accrocher… il nous faut simplement vivre intensément ce moment, nul autre, que celui-ci… conscient, confiant que ce qui se produit actuellement est LA bonne chose, LA chose juste, LE seul moment vivant…

en fait il n’est pas possible d’abandonner le passé car il n’existe pas, il n’existe plus… en fait il n’a jamais existé… le passé existe seulement si on s’acharne à le recréer, se le remémorer, le faire revivre dans notre petite tête… et ça c’est beaucoup de travail… et nous, on veut plus travailler autant right ? vacances de vie…

si on s’accroche à qui l’on était, à qui l’on a été, à ce que l’on a vécu, à ce qui fut, le passé vit en nous… et il détermine alors qui l’on sera… un axe prévisible, prédictible… si on vit totalement, pouf ! fini le passé… bulldozé par le présent le passé… ah ce cher et précieux présent, beau ti cadeau ça non ?

dropper le passé ? même pas… plutôt le laisser tomber de lui-même car c’est déjà fait… si simple et pourtant, si inhabituel, si contraire à ce que l’on sait, à ce que l’on nous a appris… je me souviens ? sauvegarder la tradition ? se rappeler d’où l’on vient ? au diable les fantômes et vivre l’alzheimer existentiel… on zappe la mémoire morte… on boost la mémoire vive… sammasati… rappele-toi qui tu es… et non pas qui tu as été…

car le passé est simple, ou pas… il est imparfait, antérieur, mais surtout il est composé… et il serait bien futile de tenter de le décomposer car la tâche est infinie… car le passé peut se décomposer advitam aeternam… les psychanalystes et les psychanalysé(e)s le savent… les premiers en bénéficient, les seconds s’y empêtrent parfois longtemps et s’y perdent…

mais en même temps, s’il est souhaitable de ne pas vivre dans le passé, il serait prétentieux et insouciant de n’y prêter aucune attention à ce cher passé passé date… car un passé ignoré est un passé dangereux… bien connaître pour mieux abandonner… réaliser la désuétude du passé pour ne pas lui permettre de jouer avec nous, de nous défiler en plein visage et jouer dans notre dos à notre insu… on ne veut pas que notre passé se joue de nous… et on ne veut pas non plus jouer notre passé à répétition…

car en effet, inconsciemment, on réagit la plupart du temps en fonction de nos expériences antérieures… automatiquement, nous sommes des bêtes d’habitude, de réaction, de répétition… la voie du passé mène directement à celle de l’avenir, la même voie, simplement un peu plus en avant, nous faisant passer de a à z…

à moins de devenir conscient et de changer de track… car la conscience du présent nous fait faire quant à elle un saut quantique dans l’ici…

vivre ici ? vivre maintenant ? simple à dire, simple à faire… une respiration à la fois, un tout petit moment à la fois… et prendre le risque de se perdre dans le passé par moment, puis de revenir ici, dans le présent, simplement, tranquillement, consciemment, tout doucement, maintenant… un pas à la fois… un petit pas à la fois…

allez ! filez ! petit samedi plein d’ici à vous, samedi présent, samedi maintenant, samedi cadeau…

chronique dédiée à Michel Lafrance pour son sens aigu d’observation… 58, 59…

weird ? oh ! oui

581378_10151148194088122_126356870_ncinquante-huitième pop-up /// 15/3/13

chronique vite vite, ptite vite chronique, chronique qui fait suite à la précédente… qui se terminait sur une touche weird, pleine de weirdness…

chronique qui célèbre l’excentricité, l’électricité que génère la différence…

chronique hommage à ceux et celles qui osent être autrement… être eux-même, être autre… un peu extra-terrestre, out there, une peu intra terrien, bien en eux…

chronique pour clamer notre individualité, notre droit à la différence, notre audace d’être too much

oser dire blanc quand tout le monde dit noir, oser ne pas parler quand tout le monde caquète… pirouette et cacahouète… et alouette…

oser dire non quand tout le monde dit oui, oser dire peut-être quand on ne sait pas, oser dire je ne sais pas quand on ne sait pas… et accepter les points de vue quand on sait… car on sait que quand on sait, on ne sait que pour soi et que notre expérience n’est que la nôtre, toute la nôtre mais seulement la nôtre…

alors chères amies et amis, je me sauve vers la grand’ville et Ikea avec ma plus vieille, où j’animerai demain samedi une session de shaking, suivi d’un partage et de quelques chants en compagnie de ma guitare… et de vous ?

love you mes weirdos préféré(e)s…

you are unique, juste like everybody else…

merci à mon amie Jackie pour la photo qui fait du pouce sur la chronique précédente…

nonsensationnellement insensé

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cinquante-septième pop-up /// 15/3/13

traduction maison : j’aime le non sens, ça réveille les cellules du cerveau… la fantaisie est un  ingrédient nécessaire pour vivre… c’est une façon de regarder la vie par l’autre bout du téléscope… – Dr Seuss

3 h du matin, yé ! du temps gratuit pour écrire…  du temps fou, du temps frit… freetime… du temps hors du temps… shift de nuit, shift de vie… du temps pour déconner, pour dire n’importe quoi, pour revirer le téléscope de bord… et se regarder le nombril…

une citation qui valorise la folie, qui donne la permission au croc niqueur d’être fou, d’être frit, d’être lui, tous ses luis… juste lui, tout lui, tout cuit… la nuit tous les chats sont gris, mais surtout ils sont partis… courir la galipette…

dire n’importe quoi, pour n’importe qui… ça c’est vous… et n’importe comment en plus… mais pas n’importe quand, seulement maintenant… oups, un peu plus tard déjà… c’est que le temps court… plus vite que moi… plus vite que l’heure avancée de l’est… heure anormale ce l’est…

fantaisie, folie, excentricité, originalité, unicité… des termes qui veulent tous dire la même chose : oser être soi-même, qui on est en dehors des conventions, des attentes, des il faut que… ouvrir une nouvelle route, penser en dehors de la boîte… se prendre pour dieu, et le saint esprit…

oser vivre sa vie sans chercher à faire de sens, sans vouloir avoir raison, sans savoir si ça fitte, sans chercher que tout rentre à la bonne place… vivre en laissant dépasser les ptits bouts… vivre sa vie sans mode d’emploi, sans plan, ni instructions…

découvrir le chemin as it goes along… faire les pas nécessaires en temps et lieu et traverser le pont lorsque rendu à la rivière… ou décider alors de nager pour traverser… ou ne plus traverser du tout…

oser être différent(e)… différent(e) non seulement des autres, mais surout différent(e) de soi-même, de qui on pensait être, de qui on pense être… être quelqu’un d’autre de ce à quoi la société (qui ça la société ?) s’attend que l’on soit… oser penser l’impensable, oser faire l’infaisable, oser croire l’incroyable, oser être l’innomable… oser Gonzalez… et être fou fou, fofolle…

chercher à tout essayer, vouloir toucher à tout, quitte à se brûler une fois de temps en temps… rien comme une bonne brûlure pour nous rappeler que l’on est vivant(e)… pour laisser les traces de la leçon acquise… hot tatoo…

oser prendre le labrynthe et s’y perdre, tourner dans la spirale jusqu’à plus grand que soi, jusqu’à l’infini.. oser perdre son identité une fois de temps, souvent, tout le temps… oser se perdre dans la vie… pour éventuellement trouver quelque chose que l’on ne cherchait pas, que l’on ne cherchait plus, que l’on attendait pas plus…

oser tourner le téléscope et plonger son regard en soi… dans sa folie, dans son imagination, dans sa capacité de penser en soi, différemment, follement… oser penser tout croche pour retrouver sa droiture… oser prendre la courbe pour pogner le champs… oser prendre une loupe déformante pour regarder les faits établis et tout remettre en question, sans chercher de réponse… questionner pour déboulonner les mythes, pour faire rouler les boules à mythes…

la vie est une expérience, nous des rats de laboratoire… alors soyons aussi le Dr Frankenstein, le Dr Jekkyl, le chercheur fou… osons nous créer en tant que monstres sacrés… permettons-nous d’être des marionnettes manipulées par la vie elle-même, par dieu, par tout… vide vide le bambou… laisser passer la vie et voir ce qu’elle veut de nous, ce qu’elle veut pour nous, ce qu’elle attend de nous…

oser être weird, bizarre, différent(e), unique… oser se permettre, au risque de se tromper, surtout se tromper en fait pour que l’on puisse apprendre quelque chose de nouveau… non vraiment, y a pas d’erreurs… seulement des horreurs de ne rien risquer… la platitude de jouer safe…

et alors dans le non sens, la vie prend tout son sens… le sens unique en cul de sac… retrouver tous ses sens et perdre le nord… se perdre pour se retrouver… tout perdre pour gagner le tout… retrouver le tout en nous…

65590_530540506997897_252591406_npersonne n’est normal… il n’y a seulement que plusieurs gens bizarres avec des choses en commun…

tourner en rond par en avant

31484_356754267772470_1022800928_ncinquante-sixième pop-up /// 14/3/13

avez-vous parfois l’impression de tourner en rond vous aussi ? de retomber un peu vicieusement dans les mêmes vieux patterns ? de souvent refaire les mêmes erreurs ? d’entendre souvent les mêmes vieilles cassettes ? bienvenue dans notre humanité…

quand on observe hors de soi autant qu’en soi, la vie semble souvent tourner en rond… d’ailleurs en regardant la nature, on voit ben… à chaque matin, le soleil se lève, à chaque soir se couche… les saisons se suivent… et se ressemblent grosso modo, même si chacune est unique… les mêmes phénomènes se répètent, d’une journée à l’autre, d’une saison à l’autre, d’une année à l’autre… le cycle de la nature se déroule sur une base circulaire… la vie tourne quoi !

mais même si la vie tourne, j’aime croire que ce n’est pas tout à fait en rond, ni en vain… vive et vivre sa vie qui ne tourne pas si rond… non, la vie semble davantage relever de la spirale que du cercle pur… quand on est bébé, nous sommes le ptit point au milieu du cercle et à mesure que la vie se dévoile et s’épanouit, le cercle grandit…

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chaque tour de moteur, chaque révolution au coeur mène vers plus grand, plus large, plus vaste… le cercle s’ouvre… et s’ouvre… toujours en expansion la vie… toujours en transformation… que du mouvement, en spirale ou en rond pas si rond… en boule ou en cercle… en boucle ou en balle…

évidemment, si on met le focus sur le centre du cercle, sur le passé, sur ce que l’on était, sur ce qui était, et qu’on fixe constamment en arrière, sur le centre du cercle plutôt que vers l’extérieur, ça semble tourner en rond la vie… vicieusement, constamment, infiniment, éternellement…

mais si on perçoit la subtile expansion à chaque tour de piste, on constate que, toujours, la vie ouvre, la vie croit, la vie pousse… la vie nous mène par le bout du nez… si on se laisse…

la première photo est inspirante non ? j’ai tout de suite penser au ptit hamster qui tourne dans sa cage, une représentation courante pour représenter le mental… mais on second thoughts, je me suis dit que l’on tourne peut-être bien chacun(e) dans sa propre roue, mais en même temps que notre roue roule sa bosse dans plus grande roue qu’elle, une grande roue pleine de roues, des milliards de roues… pas surprenant que ça se cogne parfois…

chroniques qui tournent et qui tournent… vroum, vroum… grande roue de lettres, carousel chronique plein de mots, formule un de mots enlignés à la ligne de départ, vroum, vroum… les pensées tournent et tournent… le jour, la nuit…

je vous souhaite un prochain bon tour de piste… on se voit au pitstop…

toi OK moi OK toi pas OK moi pas OK

208527_10200330350553918_1958330314_n-1cinquante-cinquième pop-up /// 14/3/13

traduction libre :  nous ne faisons que nous raccompagner l’un(e) l’autre à la maison
– Ram Dass

l’objet de la chronique d’hier matin (sortie de crise) a suscité quelques réactions de votre part, des messages personnels, quelques contacts sincères bien sentis… je vous lis, je vous entends… et raisonne, déraisonne et résonne avec vous…

les bienfaits qui résultent d’une période de vie difficile comme celle de laquelle j’émerge personnellement  se manifestent principalement par la compassion et l’empathie que cela suscite et éveille en nous… quand on a mal en soi, soi-même, quand on a eu mal, quand on a souffert ou que l’on souffre encore, quand ça fait ouch jusque dans l’âme, on ressent et peut par la suite aussi mieux ressentir ce que les autres ressentent aussi quand ça fait ouch en eux et elles aussi… ouch en moi, ouch en toi, ouch en soi…

souffrir et avoir mal soi-même permet de s’éveiller à sa propre humanité, sa propre vulnérabilité et, du même coup, à la souffrance des autres, à leur humanité, à l’humanité du monde… souffrir nous sort de nous… pour se sentir plus grand…

quand on a mal en soi, on a mal au monde entier… et quand on va mieux par la suite, le monde entier se porte mieux aussi… définitivement, le monde entier vit en nous… nous ? le monde… salut le monde !

une belle image que je garde en tête en lien avec ce principe de compassion a trait au Bouddha… on dit que lorsqu’il a atteint l’éveil, Bouddha a juré qu’il se tiendrait à la porte du paradis (je sais que ça relève d’une autre histoire ce concept de paradis) et qu’il attendrait avant de rentrer que chaque personne ait atteint l’éveil avant de rentrer lui-même… pas beau ça ?

quand on a mal, on sait ce que c’est d’avoir mal… dans nos trippes, dans nos veines, dans notre coeur et dans notre âme… et on oublie pas, on oublie plus… on oublie plus jamais… c’est cette même souffrance qui nous permet de nous relier aux autres… relier, religiore, religion… lier de nouveau à la source…

pourtant quand on a mal, on se sent séparé(e) du reste du monde… et c’est peut-être d’ailleurs justement ce qui est souffrant… le fait de se sentir coupé(e) du monde…  mais même si cela est pénible, il me semble important, sinon indispensable, de ressentir cette coupure d’avec le monde occasionnellement… pour retrouver le lien…

car il me semble que c’est cette même sensation de séparation qui nous permet inversement de se sentir davantage connecté(e) avec le monde… il faut souvent être privé(e) de quelque chose pour l’apprécier davantage quand on le retrouve… ressentir la coupure d’avec le monde pour retrouver la connexion avec le monde… paradoxal vous dites ?

quand on a eu mal soi-même, on veut contribuer à soulager la souffrance du monde, la notre et celle des autres… quand on a eu besoin, on sait ce que c’est d’avoir besoin… ça nous ramène à notre simplicité, notre humanité, notre humilité…

quand on a eu mal, ça nous donne une profondeur, et une capacité de se mettre à la place de l’autre… empathique empathie… tenir l’autre par la main, l’écouter, être là pour lui ou elle… se sentir l’un(e) l’autre… se sentir, re sentir, ressentir… parce que l’autre, c’est moi aussi…

et parce que la vie est plus légère pour moi, j’ai une envie toute naturelle qu’elle soit plus légère pour vous aussi… alors ces quelques chroniques pour marcher ensemble, de retour vers la maison… back home… marcher ensemble, le coeur sur la main, main dans la main, mot par mot, coeur à coeur, ensemble, inter relié(e)s, âmes liées virtuellement, vies liées chroniquement, simplement, humainement…

car nous sommes tous et toutes dans le même bateau… parfois la houle est par chez-vous, parfois par chez-nous… parfois la houle est en moi, en toi, en nous, en vous… la houle bouge, se promène, change de place… et parfois les flots sont calmes, alors on ouvre son coeur pis on rame… et n’oublions pas que nous sommes tous et toutes lié(e)s… à la vie, à l’amor amor amor…

et que le bonheur des un(e)s fait réellement le bonheur des autres… et le notre… et le votre.. alouette…

allons en paix, vers la paix, s’il-vous-plait…

aho !

http://dhyanvimal.tv/90daychallenge/52/?authKey=G0xqinpm6b3wDY

garder espoir

312263_189955637748976_1252661422_ncinquante-quatrième pop-up /// 13/3/13

pas parce que la mienne – ma grosse grosse crise juste à moi – s’est allégée que c’est le cas pour tout le monde… en effet, certaines crises dures durent et perdurent… alors quelques mots pour vous, si besoin il y a… vent d’espoir…

avec toute mon empathie, compassion, soutien et intentions de coeur…

traduction maison :

tu es aimé(e)

quand la route semble trop longue
quand la noirceur s’incruste
quand tout va mal
et que tu ne peux trouver un ami
rappelle-toi, tu es aimé(e)

quand les sourires ne viennent pas
et que tu te sens déprimé(e)
quand tu déploies tes ailes pour t’envoler
mais que tu ne peux décoller
rappelle-toi, tu es aimé(e)

quand le temps file avant que tu n’aies terminé
et que c’est terminé avant que tu n’aies commencé
quand les plus petites choses t’atteignent et te heurtent
et tu ne peux tout simplement pas gagner
rappelle-toi, tu es aimé(e)

quand les bien-aimé(e)s sont loin
et que tu e seul(e)
quand tu ne sais pas quoi dire
rappelle-toi, tu es aimé(e)

quand ton vague à l’âme vient à terme
et que tout se remet en place
puisses-tu penser à ta famille et à tes ami(e)s
et garder leur amour bien présent
je te remercie d’être aimé(e)

puisses-tu voir l’amour tout autour
dans tout ce que tu fais
et quand les temps troubles semblent te garder en prison
puisse tout l’amour du monde rayonner

tu es béni, tu es aimé(e)

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sortie de crise

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cinquante-troisième pop-up /// 13/3/13

traduction maison : parfois on doit tomber avant de s’envoler… dans mon cas, j’ai dû trébucher dans le noir, tomber en pleine face, et me relever de nouveau… seulement pour marcher droit dans le mur

that’s itover la crise pour le moment, pour maintenant… depuis un bout de temps, je peux regarder en arrière et dire que le pire est passé, je peux dire que le noeud de la crise est résolu… encore une fois, je m’en suis sorti vivant… vous aussi ?

ouf ! grosse année pour certain(e)s d’entre nous non ? c’en fut une quequ’un… pour vous aussi ? et peut-être que ce n’est pas encore terminé pour certain(e)s… alors courage, this too shall pas… plus facile à dire après que pendant celle-là, je sais je sais…

quand on sort d’une crise et que l’on peut parler de ce que l’on vient de vivre avec une certaine distance, avec un détachement, c’est que le pire est passé, le gros du motton est digéré… pour le moment… et on peut se dire que l’on s’en est sorti intact… ou du moins, avec la plupart de ses morceaux… ceux qui servent encore… pour le prochain bout de route…

parfois on veut s’envoler mais tout ce que l’on réussit à faire c’est de foncer dans le mur… parfois la vie nous force à nous mettre le nez dedans, à s’agenouiller… un peu, beaucoup, douloureusement… elle nous force à demander de l’aide, à s’incliner, à prier… et il semble que les grandes leçons de vie résident là, dans ces coins serrés, dans ces passages étroits, dans ces ptits coins nauséabonds… dans ces coins d’ombre… on découvre l’humilité…

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quand on est dedans, c’est l’enfer, quand on en est sorti, le paradis ici bas…

ouf, une chance qu’un moment donné, la vie nous donne un peu plus d’air à respirer… car y a des moments où on ne savait plus si on s’en tirerait, on doutait… mais si, encore une fois, on s’en est sorti… pour le moment… car vivant, on ne s’en sortira pas complètement de cette vie… on va tous et toutes y laisser notre peau et se sauver avec notre âme… et pour le moment, so far so good… et vive la crise… et surtout le soulagement et le détachement que sa résolution apporte…

sérieusement, franchement, sincèrement, aujourd’hui je peux dire : vive la crise !

alors si, vivre les crises quand elles se présentent, les vivre totalement, jusqu’aux multiples fonds qu’elles nous font visiter, les multiples tiroirs qu’elles ouvrent, pour y découvrir les leçons difficiles, ardues, presque insoutenables par moments…

car dans la vie, même si on court pas après, les crises sont nécessaires, incontournables, inestimables même… surtout quand elles sont passées… car lorsque l’on a le nez dedans, bien difficile d’en voir et d’en apprécier les bienfaits…

dans son sens étymologique fondamental, le terme crise signifie décider, faire un choix… du latin, crise se traduit par assaut, du grec, par séparer, distinguer, choisir… on traduit aussi souvent dans les traditions orientales le terme crise par opportunité de changement

la crise de la cinquantaine est d’ailleurs l’une des crises les plus recensées comme principale moment de transformation dans une vie humaine… la mienne a frappé à 51… et vive 52 le mois prochain… car gros gros mur de rencontré quand je regarde en arrière… comme une mort avant la mort… les enfants sont grands, il en reste moins en avant qu’en arrière, le corps commence à se manifester à nous dans sa délicatesse… le sel assaisonne de plus en plus le poivre de notre capilarité corporelle (c’est beau hein ?)…

mais en même temps, tellement libératrice, tellement épluchante cette christie de crise… un peu douloureux sur le coup de se faire éplucher la peau et l’égo comme ça mais on en sort réellement plus léger, plus pur, plus fin, plus soi…

dans une crise, on se déleste du superflu, du plus utile anymore, pour ne garder que ce qui est juste en ce moment… l’essentiel… pendant la crise, on doit laisser le vieux stock et retourner à l’essentiel justement… retrouver notre essence… qui est parfois bien peu… surtout en attendant et que le nouveau n’est pas encore arriver… ce passage à vide est quasiment incontournable… et le coeur du chemin…

les crises pour aller au fond des fonds, aux fonds du baril car parfois il y en a plusieurs de ces double fonds… on pense que ça y est, terminé ? non parti pour une autre tournée !

mais essentiel de plonger et de se salir les mains pour trouver son rêve, retrouver sa drive, retrouver la source de vie, sa passion… passer à travers les épreuves, les obstacles, les multiples murs que la vie semble dresser sur notre route, pour simplement redevenir humain…

on cherchait à éviter le pire, à s’en sauver, à s’envoler, quand dans le fond, tout ce qui est requis est de laisser tomber le passé… passé dans le tordeur pour extraire tout le vieux jus… et tout à coup, l’envol a lieu, sans que l’on cherche, sans que l’on fasse d’effort…

car parfois le serpent ne peut vraiment plus traîner les vieilles peaux, il doit s’en libérer, poursuivre sa route, continuer son chemin… continuer à chercher son rêve… en lui, en soi… et avec les autres…

quoi ? c’est l’année du serpent ? tiens donc !

– You have to look deeper, way below the anger, the hurt, the hate, the jealousy, the self-pity, way down deeper where the dreams lie. Find your dream. It’s the pursuit of the dream that heals you. – Billy Mills (Oglala Lakota)

écrire à tue tête

374476_321528281303134_1979915871_ncinquante-deuxième pop-up /// 12/3/13

milieu de nuit… décalage horaire du changement de saison… heure perdue, heure retrouvée… j’en perds la raison dans ma maison… mais écrire n’est pas seulement un rangeur de bordel, c’est un passeur de temps… donc écrire pour ne pas dormir, écrire pour se réveiller, pour s’éveiller, écrire pour surfer sur les vagues de temps qui passent…

presque 400 chroniques de pondues depuis le printemps passé le chronicoeur… quoi que d’affirmer ça après avoir afficher cette citation indique une royale cacophonie dans ma boîte à mots non ? chronique sa manie… mais le ménage se fait… ranger, ranger… déranger les idées…

je vous l’avoue candidement, oui, sacré bordel dans la tête… la mienne, la votre, la notre… joyeux bordel de mots, de jus de mots, de jeux entre ces mots, d’idées qui s’enfilent, de concepts qui prennent forme et se déforment, difformes, informes, et qui informent sur moi, sur toi, sur nous… et nos multiples mondes intérieurs…

car y en a des mondes dans nos cabanes… cabanes à mots… cabanes amour… cabanes amor amor amor… cabanes à mots couverts, cabanes à mots perdus… cabanes chroniques de mots partagés… les miens, les vôtres…

et j’espère qu’il va continuer de s’exprimer comme ça longtemps ce verbeux bordel de mots dans ma ptite tête car j’ai réellement beaucoup de plaisir à écrire…possiblement parce que ça libère le bordel justement… ça aère mon bout de ciel… tenir un bordel chronique pour se libérer de ses péchés, ne pas se dépêcher, prendre son temps… un chronicoeur, c’est plus cathodique que le pape…

non mais oui, sérieusement, joyeux bordel dans ma tête…

des étrangers m’avaient radicalement squatter depuis des années… vivaient en moi des croyances limitatives, des idées noires et blanches, et de toutes les couleurs, des conditionnements me gardant peureux et tout petit… des images de moi qui ne concordaient pas ni plus avec mes intentions, avec ma mission de vie actuelle…

alors écrire écrire écrire… faire le ménage du printemps… faire circuler le gros stock qui alimente ces chroniquesménage chronique… go go go monsieur net, internet, extranet… super net dans la cabane…

écrire pour se dire, écrire pour s’ouvrir les veines créatives… ouvrir les vannes à ces mots qui poussent à la curiosité… ces mots qui, lus et relus, finissent pas faire sens, ou pas, mais même ça, ce non sens, c’est plein de sens…

car un non sens qui se révèle à la lumière finit toujours par faire sens malgré tout… un fou qui est fou… sens, non sens, sens unique… on a besoin de sens seulement si on s’en va à quelque part…   ici ? maintenant ? aucun sens requis, ni d’un bord ni de l’autre… sensationnel…

écrire ça soulage l’âme, ça libère l’esprit, ça éclaire la vie, ça digère les mottons, ça intègre les expériences, ça aère la sphère… écrire ça présente qui on est, ou pense être… ça révèle ce qu’on sait et surtout ne sait pas, ça décante… écrire c’est dire, se lire c’est rire, se relire c’est pire…

quoi ? c’est le bordel dans votre tête à vous aussi ? good to know ! ça va être le temps d’écrire pour vous aussi bientôt donc… vous allez voir… au début, c’est un peu touffu, décousu, perdu, tordu… puis, après un moment, ça commence à sortir, tout seul, à se tenir, à se définir, à bouillir, à s’éclaircir…

image volée sur la mur de mon amie Nini à qui j’envoie une shower of love… pshhhhtttt… 

écrire pour sortir de la boîte

62900_600cinquante-et-unième pop-up /// 11/3/13

ce matin, j’ai envie de sortir de la boîte, le génie a envie de sortir de sa bouteille (ne vous en faites pas, c’est plus pour faire image que j’utilise cette expression que pour me considérer comme un génie)…

car quiconque écrit, s’il/elle le fait pour rejoindre le monde, pour être lu, entendu, su, deviné, interprété, saisi, compris, pour passer son message, partager, j’imagine qu’il/elle le fait principalement pour faire contact… c’est mon cas du moins…

même si le contact est virtuel, même s’il se fait par les mots plutôt que par la peau… même s’il est virtuel, il est réel… et le contact se fait… car on n’a beau que se lire et s’écrire vous et moi, on connecte à quelque part… ici en fait…

du moins, dans mon cas, quand j’écris, j’ai vraiment l’impression de faire contact avec vous, même si je ne sais pas qui vous êtes… quand j’écris, je me parle à moi tout d’abord et ensuite, quand je pèse enter, ça y est, je me lance dans le vide et je ne m’appartiens plus…

je me donne à vous, je me pitche dans le monde avec mes mots, je m’extirpe de mon monde à moi tout seul de ce côté-ci de l’écran pour le rendre public, pour le rendre ouvert, gratis, free… le bar à mots est ouvert… ça swing hors de la boîte à mots du chronicoeur…

je vous ouvre mon monde avec mes doigts, avec mes mots, vous m’ouvrez le vôtre avec vos yeux et vos commentaires… mon monde c’est le vôtre, le vôtre le mien… donc notre monde…

écrire pour sortir de la boîte, écrire pour ouvrir ma boîte, pas pour la fermer… car écrire, c’est ouvrir sa boîte à surprises… quand on écrit, on ne sait pas toujours ce qui va sortir, en fait on ne sait jamais ce qui va sortir… et si on ne censure pas, on peut se surprendre soi-même… sans parler des autres…

écrire tout bas pour ne pas crier, écrire ses downs et ses highs, écrire son âme et son mind… écrire pour dire, pour se dire dans tous ses états, écrire pour s’extasier et sortir de soi… écrire pour écrire, écrire juste pour rire, écrire pour écrire et pour dire, le mieux et le pire…

alors ce matin quand vous me lirez, je vous conseille de garder un petite distance de votre ordinateur car vous n’avez jamais vu ça un chronicoeur poppé out d’un écran spontanément… on va se garder une ptite gêne et nos distances, sinon on va finir par se piler sur les pieds, en fait moi sur vos doigts… on va se retrouver mots par dessus mots…

voilà donc ma petite chronique matinale sans prétention en ce lundi matin ordinaire de mars… prélude au printemps, la grande fonte est débutée… nos coeurs, nos mots, nos vies se sont mis à fondre et à laisser cette grande et lourde chape de neige commencer à se retirer pour que la nature se découvre à nouveau… au-delà des mots, notre vraie nature…

attention reculez, j’arrive…