
quarante-deuxième pop-up /// 4/3/13
hier j’ai reçu un message d’une personne qui vit quelque chose de difficile ces temps-ci… une crise existentielle suite à une séparation… elle m’a écrit car elle lit mes chroniques depuis un bout et sait que la dernière année fut décapante pour moi, ce dont je ne me suis pas caché… mais ça a passé pour moi… pour le moment… car certaines boîtes ont plusieurs doubles fonds… et probablement que ça passera aussi pour elle…
mais que puis-je lui dire pour l’aider ? que ça va passer ? que dieu va prendre soin de ses problèmes si elle les lui confie ? de prendre son mal en patience ? de penser à d’autres qui vivent des situations bien pires ? bla bla bla… en effet, pas simple de réconforter quelqu’un qui vit un gros motton… qui tourne un coin pas rond…
car lorsque les gens souffrent par en dedans (d’ailleurs où peut-on souffrir ailleurs ?) il n’y a pas grand chose à faire d’autre que d’attendre que ça passe… de respirer, de prendre soin de soi, d’être tolérant(e), patient(e), bienveillant(e)… de s’offrir de petits plaisirs entre les moments intenses… et surtout ne pas avoir trop hâte que ça change… car les choses prennent leur temps… et le notre… et une partie de nous…
lorsque l’on vit un passage difficile, souvent dur dur d’apprécier la richesse du moment, la nécessité du passage obligé… on a souvent hâte que ça ca passe… ce que c’est toujours en train de faire, mais pas toujours aussi vite qu’on le voudrait…
car ces foutus temps durs prennent leur temps lorsqu’ils nous délestent de nos vieilles croyances, de vieux comportements et schèmes de pensée qui, s’ils ont été nécessaires jadis, sont dorénavant passés date… alors il faut laisser aller… toujours pour le mieux… mais ça on ne le voit que difficilement et pas toujours clairement quand on est dans le trou…
mais entre le temps où on laisse aller les vieux vêtements couvrant notre âme et le moment où les nouveaux habits arriveront, le moment quand le motton passe, il y a un grand vide… un énorme vide… plus rien à quoi s’accrocher… un gros rien dans lequel on baigne, dans lequel on aura mal si on daigne y plonger… voyage au centre de son trou de beigne intérieur… mais pas rieur du tout le trou quand on s’y trouve…
alors que faire dans le coeur du moment difficile ? rien… sinon plonger… dire oui… embrasser la crise… y sauter à deux pieds… joints ou écartillés… prendre le taureau par les cornes et y faire face… danser avec… pleurer, questionner la source du bobo, la suivre… se tordre de douleur s’il le faut même si on ne le veut pas, souffrir puisque parfois il le faut aussi semble-t-il… pas seulement pour être bel(le), aussi pour être bien, pour être mieux, pour être soi…
peut-être que l’un des remèdes consiste aussi à prier ? à demander de l’aide, à tomber… pour éventuellement mieux se relever… ou pas…
la personne en question souffre suite à une séparation… elle s’ennuie, résiste au changement, est fâchée, veut retourner en arrière… bon chance ! et dit qu’elle ne devrait pas manquer l’autre… qu’elle devrait être forte… qu’elle ne comprend pas… elle se dit qu’elle ne devrait pas avoir besoin des autres… et autre blabla qu’on tente d’avancer pour ne pas avoir mal quand on a mal justement… mais peut-être que la solution est justement d’avoir mal, tout simplement… et attendre que ça passe…
évidemment, personne ne veut souffrir volontairement, ni intensément, ni indéfiniment… l’éternité, bien beau concept mais surtout quand on a du plaisir right ? 😉 mais alors quand on a mal ?
prendre son mal en patience ? belle expression quand même non ?
et être attentif, sentir d’où vient cette source de douleur, en effet la sentir plutôt que la penser… rentrer dedans et la laisser nous rentrer dedans, car elle est présente pour nous purifier, nous alléger, nous remettre à neuf… alors la souffrance surtout si on ferme les poings et retiens… mais parfois aussi nécessaire de résister avant de tomber sur ses genoux et abdiquer devant la force et la sagesse de la vie…
peut-être que c’est ce que l’on appelle l’humilité ?

traduction maison: mon dieu, merci de m’aider à comprendre que ce problème a déjà été réglé pour moi… source : quote from the mystics…
Any suffering you are going through is happening to stimulate your own evolution and give you the lessons necessary to be where you need to be. Believe this, and accept what is for what it is. It will only burden you so long as it is useful to your development. – Eckart Tolle





quarantième pop-up /// 28/2/13
trente-neuvième pop-up /// 28/2/13
trente-huitième pop-up /// 27/2/13
traduction maison : nous allons tous mourir, quel cirque ! ce seul fait devrait nous inciter à nous aimer les uns les autres mais ce n’est pas le cas… nous sommes terrorisés et écrasés par des trivialités, nous nous en faisons pour des riens…


trente-sixième pop-up /// 26/2/13




trente-troisième pop-up /// 23/2/13