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j’ai envie…

…de boire la vie par le gros bout…735068_513099922055050_1838088838_n

trente-deuxième pop-up /// 23/2/13

allez hop deuxième chronique back à back… après le digestif d’hier soir, un autre shooter apéro matinal… les mots sortent comme de l’eau, ça coule… hier soir chute chronique, ce matin rechute chronique… chut ! chroniquement non ! la bouche grand ouverte, je laisse venir les mots… ça coule de source… je tape à l’oeil… alors un deuxième café pour aller avec ça ?

après une année rock n roll et des chroniques qui en sortirent par surprise comme des fleurs d’un tas de compost, la vie revient et l’envie vient… si je ne suis pas mort, je suis nécessairement plus fort… comme nous, comme vous… après un temps pas si doux… on sort plus sage, plus fou… plus atiguidou… plus fou de mots, plus sage d’images, plus fou de jeux de mots, plus doux de jus de maux… juteux de mots, juicy le beau… chroniqueur farceur de mots, stuffer les mots, farcir les espaces entre les lignes…

envie de jouer, envie de ruer, dans les brancards ou hors de mon corps… envie du printemps, envie de voyage, envie de ménage… dans ma maison, dans mon dedans, dans mon environnement… dans mon établissement… envie de vivre, les highs et les crises, les sundae et les cerises…

envie de crier, envie de sauter, envie de danser, envie de rire et de pleurer – mais c’est la AUM ça ? envie de shaker, de plaisir, de peur et de joie, de rire, de pleurs et de foi… envie de ça, envie de tout… envie de rien aussi s’il le faut… envie de vie… en vie de vie…

enfin en vie, enfin l’envie… même pas en fin de vie, mais soif de vivre totalement quand même… ça va faire les trippes à l’envers… on s’r’vire de bord et on revit, on revisite le côté lumière de la vie… si Montréal en lumières, nous aussi…

envie d’être simple… d’esprit et de corps… envie d’être sain d’esprit, d’avoir l’esprit saint, sain et sauf, dans un corps, mien et autre… envie d’être ici, envie d’être partout, envie d’être nulle part, et ailleurs… ati esti que j’me dis… vis d’envie dans vie….

envie envie, simplement en vie… envie de vous faire rire, envie de me faire frire, la cervelle, la panse et la pensée… envie d’être fou, fou d’envie, fou de vie… vert de vie, comme un ptit nouveau, comme un vin nouveau… pas nécessairement le meilleur mais celui qui arrive au bont moment du creux de novembre… n’arrive pas en vain…

j’ai envie de vie maintenant, ici… une vie sans sens, un sens unique vers nulle part, un atterissage direct dans le now… envie de mourir au passé, mourir au vieux stock, rire mou, rire dur, rire dru… décrassage de vieilles crottes, délestage de vieilles notes pour faire face à la musique, nouvelle, actuelle, belle…

envie de jouer, avec les mots, avec les notes, justes et fausses, croches et vraies, jouer avec les do et les mi, avec les ré et les si… envie de faire comme si… comme si la vie était mon ami, comme si la vie était ici juste pour moi… amie, soutenante, aimante… aimer la vie, moi amant, elle aimante… moi aimant, elle m’aimant… moi m’aimant, elle m’aidant…

et je vous souhaite le même envie dans la vie… un gros envie, vivant, de vie…

qoooote

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Confront life. Encounter life. Difficult moments will be there but one day you will see that those difficult moments gave you strength because you encountered them. They were meant to be. Those difficult moments are hard when you are passing through them but later on you will see they have made you more integrated. Without them you would never have been centred, grounded.

Let expression be one of the most fundamental rules of your life. Even if you have to suffer for it, suffer. You will never be a loser. That suffering will make you more and more capable of enjoying life, of rejoicing in life. – Osho

entoutumulité

Be the change you want to see in the worldtrente-et-unième pop-up /// 23/2/13

traduction maison: ouvre le livre de ta vie à seulement quelques personnes… car dans ce monde seules quelques rares personnes sont intéressées à saisir les chapitres, les autres sont simplement curieux de savoir…

alors seulement pour vous ce chapitre de ma vie, vous les quelques-un(e)s qui liront ces lignes… vous les quelques-un(e)s qui me suivez ici régulièrement… vous les lecteurs/trices assidus et fidèles qui se reconnaissent assez en ces mots pour suivre le fil de ces chroniques… quotidiennement, hebdomadairement, ou seulement une fois de temps en temps… depuis un an… ou moins… ou pas…

366ème chronique depuis que j’ai commencé à mettre bas mes downs états d’âme au printemps 2012… comme c’était une année bisexuelle ;-), j’ai attendu la 366ème pour souligner ce fait et non la 365ème de ce matin… simple constat, simple nombre… 366…

pas vraiment rien d’essentiel à dire et pourtant écrire autant… écrire tout le temps, écrire dans le vent, écrire du vent… faut le faire, quand même… écrire pour ne rien dire, écrire pour ne pas crier, écrire pour s’écrier oui à la vie, écrire pour survivre, écrire pour fleurir, écrire pour ne pas s’évanouir, écrire pour s’épanouir…

ça y est, un premier flip de calendrier… hip hip hip hourra ! on tourne la page… mais comme on est en mode blogue, rien à tourner, qu’un rafraîchissement de page web… souffler la chandelle virtuelle…

j’ai commencé à écrire le printemps passé pour prendre une distance de ma crise de cinquantaine et un peu plus… écrire pour relativiser, écrire pour ventiler, écrire pour ne pas crier, écrire car plus rien à cirer de tout ça… écrire pour faire contact car je vivais seul pour la première fois de ma vie le printemps dernier et je trouvais ça rough, tough pis off…. pis poche pis moche… pis full rush qu’il n’y ait plus foule en ma demeure alors le péril… et tout doucement, j’y ai pris goût d’écrire… et l’habitude, et l’envie, et le besoin… et maintenant j’écris par plaisir et par nécessité… décrire mon monde intérieur… extase, sortir de soi… et de sa zone d’inconfort…

à l’époque écrire par besoin… de dire qui je suis… besoin de dire ce que je suis… besoin de dire ce que je vis… besoin de mettre quelques mots sur une expérience dense et intense et ensuite peser sur enter… enter pour sortir de chez-nous et enter pour rentrer chez-vous… écrire pour dire le mur qui m’a frappé… enter en pleine face…

dire pour être vu, dire pour être su, dire pour être nu… dire pour être sûr, et quand même incertain, full doute, dire pour ne pas devenir dur, dire pour devenir mûr mais pas mur… dire pour rester mou, dire pour ne pas rester flou ou devenir fou… fiou… ça a marché et fait du millage ces mots…

dur de dire quand c’est dur de vivre… mais dire quand même… et se montrer la face cachée de la lune lors des soirs d’éclipse… à tous et toutes, même dans le doute… surtout dans le doute… dur d’écrire quand le doute est partout dans la cabane, quand le yable est dans la kaballe, quand ça spin dans la baraque…

rien de spécial à partager… que mon originalité ordinaire, que mon unicité commune… communiquer le local pour traiter du communal, dire le personnel en moi pour rejoindre l’universel en vous… parler du gars ordinaire que je suis pour toucher les êtres extra ordinaires que nous sommes… dire le je pour parler à nous… être fort et se tenir debout pour finalement se permettre de tomber… et de se livrer, à genoux… me livrer à vous… me délivrer tout cuit, tout mou…suis-je cru de vous ?

alors je vous offre une deuxième tournée… de calendrier… un deuxième tour de piste dans ce grand cirque fou d’ordinaire, pas sage, fiou… que des mots pleins de moi, vide de tout, à moitié moi, à moitié vous… vous en faites ce que vous voulez, je ne sais même à qui sont ces yeux qui se posent sur ces mots… quelles âmes sur mon down ? des anges sur mon drame… qui se tourne en comédie dramatique et dromadaire à deux bosses…

alors oui tout grand mon livre j’ouvrirai et vous livrerai… à vous, chers quelques vous, vous ces quelques yeux doux sur mes mots tout aussi fous que vous… vous ces quelques folles et fous, au garde à vue chronique, vous qui me gardez fou, moi qui se garde à genoux, je vous garde à moi… je vous regarde à partir de moi…

alors prenez mes mots si vous les voulez, je vous les donne… gratis, free, no charge… mots faciles, mots guidounes qui s’offrent à quiconque veut bien leur donner vie et sens, essence, gaz pour le chemin… allez prenez-les ces mots, ils sont louables, mais ils sont surtout à donner… espoir, énergie, courage, résonance… vous n’êtes pas seul(e), et vous n’êtes pas un prêt, vous êtes un don vous aussi… êtes-vous prêt prête ? à donner et à recevoir… si ?

alors on repart pour un autre 366…

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bonheur instantanné

wtrentième pop-up /// 22/2/13

traduction maison : ça sera peut-être pas ce soir, demain ou le jour d’après, mais éventuellement tout va finir par être OK

don’t worry be happy, everything’s going to be all right, don’t think twice it’s all right, tout est bien qui finit bien, ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants…

depuis qu’on est petit(e), on dit qu’au bout du compte tout va être correct, tout va bien aller… alors suffit de relaxer… maintenant… et peut-être que c’est dans cette relaxation-là que les affaires vont se passer et se placer… mais y faut que ça commence tout de suite, ça peut pas être plus tard…

car c’est ben beau de penser que les affaires vont bien aller à la fin mais c’est maintenant qu’on veut que les affaires aillent bien, pas plus tard… car plus tard n’existe pas, plus tard ne vient jamais et se transforme toujours en maintenant … donc c’est maintenant qu’il faut que ça soit OK non ?

le paradis pour l’éternité à la fin de nos jours ? bullshit, grosse joke celle-là… on a quand même pas l’intention de traîner ce poids-là toute notre vie hein ? pis de prendre le risque qu’il n’y ait rien du tout à la fin… on drop ça right now cte grosse misère-là, maintenant, pis on commence à vivre la vie qu’on veut et qu’on désire tsusuite…

car non  ! les affaires vont pas être OK plus tard si on apprend pas à les rendre OK tout de suite, immédiatement…

fini les promesses de jours meilleurs, les espoirs que le bonheur arrivera plus tard, après qu’on ait suffisamment souffert, que nos problèmes disparaîtront d’eux-mêmes… soit qu’ils n’existent pas du tout, donc rien à traîner, le bonheur right now, soit qu’on les abandonne dès maintenant, et that’s it, la vie est belle, now…

donc mes ami(e)s ça commence right now le bonheur, c’est la bonne heure, la seule heure pour ce bonheur après lequel on court depuis toujours… comme dirait Jean-Pierre, le paradis c’est ici y a pas d’autres vies… et peut-être que si on arrête de courir, il va pouvoir nous rattraper le maudit bonheur…

Maudit bonheur par Michel Rivard

http://www.youtube.com/watch?v=NkUpzoMwIsk

Tiens, v´là l´bonheur
Où c´est qu´t´étais?
Maudit sans-coeur
Où tu t´cachais?
J´ai manqué d´veine
Tu t´es poussé
Là tu t´ramènes
Le bout du nez
Tiens, v´là l´bonheur
Tout pomponné
Penses-tu qu´à stheure
J´vais t´écouter?
Sacré voleur
Tu m´as floué
Là tu reviens
T´faire pardonner
Dans un creux d´vague
L´amour zigzague
L´âme divague
Le coeur prend l´eau
T´as eu la chienne
J´ai eu d´la peine
Maudit bonheur
T´as eu ma peau!

Tiens, v´là l´bonheur
Pourquoi tu m´colles?
En quel honneur?
T´as pas d´parole
Maudit menteur
Insiste pas
J´pourrais te suivre
Encore une fois

Tiens, v´là l´bonheur
Tu sens bien bon
J´connais l´odeur
C´est son parfum non?
Méchant farceur
Qu´est-ce qu´elle t´a dit?
T´es d´bonne humeur
Moi j´me méfie
Dans un creux d´vague
L´amour zigzague
L´âme divague
Le coeur prend l´eau
T´as eu la chienne
J´ai eu d´la peine
Maudit bonheur
T´as eu ma peau
Maudit bonheur
Qu´est-ce qu´elle t´a dit?
Si elle me cherche
Je suis ici.

bon à rien

Advaita Vedanta (Oneness~Non-Dualism)'s photo.vingt-neuvième pop-up /// 21/2/13

apprendre à devenir bon à rien, de plus en plus bon, à rien… de plus en plus bon à rien… viser le top nul de la performance…

capable de ne rien faire et de juste être soi-même, exister for existence sake… respirer, apprécier, participer à cette grande création…

apprendre, de plus en plus, chaque jour, à prendre chaque journée comme un voyage complet en soi, du soleil levant au soleil couchant, et un peu plus… en plus des rêves de la nuit… chaque jour, chaque nuit, une différente aventure… rien au programme, tout devient possible… apprendre à se laisser surprendre par la vie… innattendre comme dit JF Vézina dans la danse du chaos (2012)…

et si faire il y a à faire, alors faire en priorité ce que l’on aime, ce que le coeur nous dicte… écouter, sentir, bouger… ou pas… un pas à la fois… simple appel à la foi…

écrire, écrire, écrire… donc ne rien faire, ne rien faire d’autre que ce que j’aime… écrire… chanter, gratter, écrire… accepter qui l’on et ce qui est autour juste parce qu’on existe, pour ce simple fait, pas absolument obligé de servir à quelque chose… du moins pas nécessairement à grand chose… juste exister pour le simple plaisir d’exister, d’être ici, là, avant, pendant, après… relaxer, prendre son temps, et ne pas regarder l’heure…

avoir le droit d’exister… pourquoi ? juste parce que… on est apparus un moment donné… quelque chose, quelqu’un nous a créé… bong ! subitement nous sommes, voilà, une création… mais de quoi ? de qui ? pas trop certain about this one… juste une création… et si l’on veut vraiment, on peut se dire co-création… si on y tient… made by god and me

homme et femme à tout faire et bon à rien… un peu de tout – beaucoup de rien… de plus en plus de rien… et de bien… rien et bien… vivre tout et se sentir bon, à rien… juste à ça…

chercher du plein, trouver du rien, partir avide, finir à vide… du vide né d’un passage à vide, un passage avide… un passage aride… un passage intense à rider… alors se perdre et être perdu, le temps que ça dure… rester dans le vide, dans le faire rien… dans l’incertain… preque sans fin…on s’en rend compte, mais seulement un coup dedans, que le vide devient plein, plein de rien… mais avant, faut larguer, mucho vieux stock à lâcher… vente de débarras, tout doit partir… quitter le navire…

plonger les deux yeux ouverts dans le vide et alors plein plein le rien… plein de rien… vide et plein.. ben plein… zen rien… rien zen… un plein débordant, débordant de rien…

et vous, bon(ne) à faire rien ?

allez je vous souhaite plein de bon rien et si vous faites quelque chose,

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aux portes du bonheur

Gregory MARCvingt-huitième pop-up /// 21/2/13

face à toute porte, parfois on pousse, parfois on tire… parfois ça ouvre, parfois pas… parfois ça passe, parfois ça casse… mais parfois la shop est fermée…

alors ? attendre, patienter, observer, clarifier, prendre soin, rester disponible et ouvert(e)… et parfois, aussi défoncer ?

car vous le savez vous aussi, la vie n’obéit pas toujours selon nos plans, les portes n’ouvrent pas toujours comme on veut… mais parfois, si… ce qui est un peu mêlant… car quand tout roule, on a tendance à penser que ça va toujours être ainsi, que la vie répondra toujours à nos attentes… que le flow ira toujours avec le yo ! un grand bar ouvert la vie ? on passe notre commande, on prend un numéro, on attend un peu et hop, arrive la commande… bon chance

jeune, on pense que la vie s’offrira toujours à nous selon nos convenances… nos parents nous ont toujours donné à peu près tout ce que l’on avait besoin (du mieux qu’ils ont pu anyway) et une bonne partie de ce que l’on voulait et désirait, alors pourquoi la vie ne fonctionnerai pas ainsi ? c’est le propre de la jeunesse d’espérer, de faire des plans, de préparer l’avenir, d’être optimiste, de penser que la vie va se dérouler à peu près tel que voulu… quand tout roule, on en profite…

mais la réalité, cette belle grande fendante, cette belle grande apprenante, se charge bien de nous ramener à l’ordre… en temps et lieu… parfois doucement, parfois rudement… en nous fermant certaines portes au visage, ou en nous en ouvrant d’autres en pleine face, ou en  ouvrant autres ailleurs, ou pas… certaines portes qu’on ne soupçonnait pas, certaines qu’on aime peu, d’autres encore moins… parfois aucune porte non plus…

mais on dit que la vie nous présentent toujours les expériences que l’on a besoin puisque ce sont elles qui apparaissent sur notre route… pas toujours celles que l’on veut, mais celles dont on a besoin… c’est du moins ce que l’on se dit quand la vie ne fait pas notre affaire… quand on apprend à devenir sage… petits et grands apprenti(e)s sages… on interprète, on arrange, on fait sens… et on espère que ça passe… et que ça se passe…

mais quelle est la différence entre besoins, désirs, souhaits, intentions ? la différence entre ce que l’on a besoin, ce que l’on veut… ce que la vie veut de nous ? quelle est notre foutue mission bon dieu ? quand est-ce qu’il faut tirer sur la porte, quand pousser ? quand persévérer et quand abdiquer ? pas toujours clair hein ?

devant une porte fermée, tirer ou pousser ? en fait c’est la porte qui décide, pas nous… et selon la réponse de la porte, soit entrer ou rester là… mais devant une porte fermée, déménager ou rester là ? et si on reste, pour combien de temps ? patienter ou aller dans une autre direction ?

certaines périodes de vie semblent nous offrir principalement blocage, sur place et stagnation… quand ce n’est pas carrément des retours en arrière… mais dans ces périodes durant lesquelles on dirait qu’il ne se passe rien, ou durant lesquelles on dirait régresser, il faut parfois regarder plus attentivement, ou fermer ses yeux et vir en soi, car là s’y passe des choses intéressantes…

knowledgeispoweren effet, il semble bien que rien ne nous quitte jusqu’à ce que la leçon soit apprise, comprise et intégrée… que ce soit par des retours en arrière ou par une situation qui ne semble pas avancer, peut-être que la leçon est là juste sous notre nez mais que nos yeux sont pointés trop loin vers l’horizon… peut-être qu’il n’y a même pas de porte ?

right now, la porte du bonheur… ou peut-être une fenêtre ?

Lord, make me an instrument of thy peace.

Where there is hatred, let me sow love;
Where there is injury, pardon;
Where there is doubt, faith;
Where there is despair, hope;
Where there is darkness, light;
Where there is sadness, joy.

O divine Master, grant that I may not so much seek
To be consoled as to console,
To be understood as to understand,
To be loved as to love;

For it is in giving that we receive;
It is in pardoning that we are pardoned;
It is in dying that we are born to eternal life.

– St. Francis of Assisi (via ShamanTube)

 

citations incitations excitations

19110_449326071788431_26606379_nvingt-septième pop-up /// 20/2/13

traduction libre: parfois, les personnes les plus fortes sont celles qui aiment au-delà de tous les torts, pleurent derrière les portes closes et portent des batailles dont personne n’est au courant

citation un peu floue, comme plusieurs citations qui circulent en cette ère de formules pré mâchées et assez courtes pour attirer l’attention…. car de nos jours, les textes trop longs n’ont plus la cote… économie de mots, superficialité de pensée…

donc une citation qui ne veut pas vraiment dire rien de précis… comme plusieurs citations d’ailleurs… pourtant qu’on les fait parler ces citations, en leur injectant du sens, en les faisant sonner comme la vérité… ça sécurise, ça confirme, ça engourdit l’âme… ça a l’air intelligent et cultivé même… pourtant quel est le sens de tout ça ?

qu’est ce que la vraie vie, la réalité ? cette réalité, qui peut être neutre ou chargée d’intention… c’est selon, comme on veut… c’est ça qui est ça… et que sera sera… chaque regard crée sa propre réalité… de multiples réalités qui co-existent, qui co-babitent… parfois harmonieusement, parfois pas…

on peut lui faire dire ce que l’on veut à la vie, on peut la définir à coup de citation, on peut donner le sens que l’on désire à toute situation, on peut attribuer une intention spécifique à chaque événement… mais dans les faits on n’en sait rien, on est ignorant… même socrate l’a avoué : la seule chose que je sais est que je ne sais rien…

d’ailleurs cette anecdote retrouvée récemment… merci mario…

Il y avait en Chine, un vieux cultivateur qui possédait un vieux cheval pour labourer son champ. Un jour, le cheval s’enfuit dans les montagnes et tous les voisins vinrent sympathiser avec le vieil homme à cause de sa malchance. Mais il leur dit: – Chance ou malchance, qui peut le dire?

Une semaine plus tard, le cheval revint des montagnes emmenant avec lui une horde de chevaux sauvages et alors les voisins vinrent le féliciter à cause de sa chance. Il leur dit encore: – Chance ou malchance, qui peut le dire?

Puis, alors que son fils essayait de dompter les chevaux sauvages, il tomba et se cassa une jambe. Tout le monde y vit de la malchance. Mais pas le cultivateur qui leur dit une fois de plus: – Chance ou malchance, qui peut le dire?

Quelques semaines plus tard, l’armée arriva dans le village et tous les jeunes aptes à faire la guerre furent conscrits. Quand les officiers virent le fils du cultivateur avec sa jambe cassée, ils le laissèrent libre. Était-ce une chance ou une malchance? Qui peut le dire?

Tout ce qui apparaît comme une malchance peut-être une chance déguisée. Et ce qui apparaît comme une chance, peut être une malchance déguisée. Nous sommes donc sages quand nous laissons à Dieu de décider de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, et nous Le remercions de ce que toute chose finit par être changée en bien pour ceux et celles qui L’aiment. –  Hoài-Nam-Tu

ॐ Spiritual Bliss ॐ

traduction libre: ceci aussi finira par passer… l’apparence n’est pas l’essence, la perception pas la réalité et la couverture n’est pas le livre… les erreurs sont parfois très convaincantes, ce qui est un fait déplaisant à considérer et à accepter… chacun(e) considère secrètement que sa vision personnelle du monde est vraie, réelle et factuelle

une autre citation à interprétation variable… à laquelle on ne peut pas vraiment s’opposer… ça peut vouloir tout dire, et son contraire… ou pas… vivre sa vie à coup de citation c’est comme prendre le menu pour le repas… ça a l’air beau et bon, mais ça ne nourrit pas son homme ni sa femme… mais une chose est certaine : notre vision personnelle du monde, si elle n’est pas vraie, réelle ou factuelle, est la notre… et un moment donné, il faut savoir la dépasser… il faut savoir voir le monde au-delà de ses yeux… au-delà de soi…

mais finalement, le regard juste finira toujours par percé les vrais mensonges… et la vérité émergera, tôt ou tard…streetartgermanyvous ne comprenez pas trop le sens de cette chronique citationnée ? nous serons donc deux… je trouverai bien une citation pour vous expliquer ce que je veux dire un jour…

quoi que celle-ci est encore ma préférée des dernières semaines… elle m’a donné une telle énergie, une totale permission d’être moi-même, parfaitement imparfait, gaffeux s’il le faut, humain, totalement et simplement humain… pour apprendre la vie à coup d’expérience réelle, les deux mains dedans…

Courtney A. Walsh

cher humain : tu as tout faux… tu n’es pas venu ici pour apprendre à maîtriser l’amour inconditionnel car c’est de là que tu viens et là où tu retourneras… tu es venu ici pour apprendre l’amour personnel… l’amour universel… l’amour brouillon… l’amour qui sue… l’amour fou… l’amour brisé… l’amour entier… infusé de divinité… vécu en trébuchant… démontré à travers la beauté du cafouillage… souvent… tu n’es pas venu ici pour être parfait… tu l’es déjà… tu es venu ici pour être superbement et magnifiquement humain… pour vivre fabuleusement tous tes défauts… et puis pour te relever de nouveau en te rappellant…

« Ne pas savoir, aller à l’aveugle vers quelque chose, c’est donner une chance à une partie de soi-même qui est mystérieuse mais qui sait tout, de s’exprimer… »
Mœbius/Giraud parlant* de son travail avec Alejandro Jodorowski dans le film LA CONSTELLATION JODOROWSKY de Louis Mouchet via Richard T Chartier 

mon oeil le monde

432284_10151170230332798_219155771_nvingt-sixième pop-up /// 19/2/13

avant de lire, regardez ce vidéo… 2 minutes, juste 2 minutes… l’histoire du monde fast forward en 2 minutes… mettez du «bon son», faites grand écran, sit back et laissez-vous rentrer dedans par et dans une infinité d’évolution… sioux in 2…

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=MrqqD_Tsy4Q

incroyable hein ! nous sommes l’oeil qui voit tout ça… un ptit ptit bout de tout ça, et en même temps nous sommes tout ça quand on ne se limite au ptit ptit bout, et tout ça est en nous… grandiose et insignifiant en même temps… le monde dans mon oeil, le monde dans mes yeux… en 2 minutes… big bang instantané…

plus difficile de se prendre au sérieux après avoir regardé ça non ? la vie, le mouvement incessant de la vie… ça va, ça vient, ça passe… nous qui passons, la vie qui passe, vite, ou pas, la vie qui ne passe pas parfois, ou moi, les choses qui se passent, ou mal, ou pas comme on voudrait, mais la vie comme elle est, comme elle ne peut qu’être puisqu’elle est… straight la vie… s’il fallait que ça soit autrement, ça serait autrement.. ça ment pas la vie…

peu de mots donc, je préfère vous laisser avec les images… car à force de les regarder ces images qui défilent, ce que j’ai fait quelques fois déjà, on dirait que l’évolution, du moins cette suite d’événements, finit par s’incarner en nous… on voit plus grand en tous cas…

plus grand le monde dans mon oeil…

ou plus de moi dans l’oeil du monde…

art: thomas keller

écrire sur la pointe des doigts

58285_398619786893527_1785509407_nvingt-cinquième pop-up /// 19/2/13

coucou, pas de chronique avec le café ce matin, à moins que vous ne soyez plutôt lève-tard de corps ou que vous buviez du café toute la journée… après une entrevue avec Christiane Singer hier – beau hein ? –  aujourd’hui c’est au tour de Christian Bobin de nous parler via cette chronique, par écrit – via une entrevue accessible par le lien ci-bas… merci à Daya pour le contact… Christian Bobin, ce maître du mot, ce grand sage de la simplicité ordinaire et dépouillée…

lorsque je lis Bobin, que ce soit par ses livres ou cette entrevue, je le sens, il est avec moi… je deviens Bobin… quand je lis Bobin, je sais pourquoi je veux écrire, pourquoi j’écris, pourquoi je mets en mots les états divers dans lesquels je baigne, pourquoi je me mets en mots… dits…

quand je lis Bobin, je sais pourquoi les mots me poussent au coeur… et aux doigts… et ailleurs d’ailleurs… souvent le ben beau monsieur dit mes mots, parfois mieux que moi même, il les vole de ma bouche ces mots le Bobin, il sait mon âme le coquin…

quand je lis les mots de cet auteur à esprit, je devine la main derrière les lettres, je saisis l’âme de l’écrivain, autant la sienne que la mienne, qui devient par le fait même unique, la grande âme, l’âme du monde… ses mots s’immiscent jusqu’à nous lecteurs/trices, nous flattent et nous bercent, si doucement… que l’on fond à la vie à notre insu…

allez houste, je le laisse vous parler lui-même…

http://www.lexpress.fr/culture/livre/christian-bobin-nous-ne-sommes-pas-obliges-d-obeir_1219139.html

la grâce ne s’acquiert pas, elle se reçoit – christiane singer

Ma Haridasivingt-quatrième pop-up /// 18/2/13

tout ce que je pourrais dire aurait l’air bien pâle à côté de ces mots de madame Singer, quelle belle femme… donc, bon visionnement… 16 minutes de pur rafraîchissement d’âme…

Tant que nous ne sommes pas en amour avec nous-mêmes, il est évident que nous sommes des fréquentations dangereuses pour les autres… – Christiane Singer

http://christherapie.kazeo.com/videos-films/tant-que-nous-ne-sommes-pas-en-amour-avec-nous-memes-christiane-singer,a3521752.html

photo : via ma haridasi

vulnéraimable

68610_464959333561956_76994152_nvingt-troisième pop-up /// 18/2/13

only loosers can win this game… l’un des titres de livre d’osho qui m’a toujours parlé le plus… et qui m’a demandé un bout de temps à comprendre… un peu dans le même sens que le heureux les simples d’esprit car le royaume des cieux est à eux de JC… dans le même sens que le détachement du bouddha… le grand dépouillement…

des chemins de dépouillement, de pertes, de délestage bénéfique… un striptease de l’âme élevant, éclairant, soulageant… vers la simplicité d’être, la perte d’illusions… donner plus que prendre… se laisser avoir par la vie… car c’est en se donnant qu’on y gagne au jeu de la vie… c’est en marchant la route allège et en osant dropper le superflu, en se délestant des poids et attaches du passé qu’on voyage léger, libre, qu’on s’approche de son âme, ne visant que l’essentiel…

dans le jeu de la vie, ceux et celles qui perdent le plus y gagnent au change… laisser aller nos illusions, garder ça simple, ne plus croire à rien, faire confiance au chemin… se laisser passer à travers par l’existence…

perdre la face… perdre son temps… perdre ses illusions… perdre la tête… perdre son sang froid… perdre la trace… prendre des risques et oser tout mettre en jeu… quitte ou double… perdre perdre perdre… pour gagner la spontanéité, pour vider sa tasse à chaque matin…

pour y gagner dans la vie, oui, oser tout perdre, à tous les jours… ses illusions, ses certitudes, ses idéaux, ses attentes et sa sécurité… oser l’inconfort au nom de la vérité, de sa vérité humaine et propre à soi… danser main dans la main avec la mort pour vivre totalement, pour ne pas oublier le fil d’arrivée commun à tous et toutes… et ne plus craindre la grande faucheuse… ah cette grande faucheuse qui viendra tout balayer en temps et lieu…

se permettre d’être vulnérable pour goûter à l’amour, pas nécessairement celui avec un grand A, mais l’amour tout court… le vrai… le grand amour avec un ptit a… l’amour humain parfaitement imparfait… le gros amour sale… l’amour de soi, l’amour état et non pas seulement l’amour relation, l’amour safe, l’amour coup de foudre, l’amour romantique, fondé principalement sur l’autre… l’amour juste et bon…

l’amour du coeur, l’amour de soi, l’amour humain et l’amour divin… l’amour qui naît dans le doute, l’amour qui se vit jusqu’au bouttt… l’amour qui implique la remise en question de soi-même… l’amour qui risque, l’amour qui rue dans les brancards… l’amour qui veille tard… l’amour sur la corde à linge…

donc se permettre d’être vulnérable pour aimer, être aimé, être amour… devenir aimable, un aimable plus lovable que gentil… un aimable qui signifie se donner à l’amour… un aimable fragile, un aimable imparfait, mais humain…

être vulnérable et se laisser être vu(e), vulnérable et être tout à fait humain, être soi, tel quel, what you see is what you get, ouvert, transparent, voyageant léger en laissant ses certitudes au vestiaire, en gardant le coeur, l’esprit et l’oeil ouverts… ouvrir son coeur, oui le garder léger ce coeur, et dire oui à ce que la vie nous propose, ce qu’elle met sur notre route à chaque jour… et oser se permettre la transparence et la fragilité… là où réside la force du coeur…

Losing is a learning experience. It teaches you humility. It teaches you to work harder. It’s also a powerful motivator. – Yogi Berra via The Notebook of Life

“Being weaktraduction libre : être faible ne t’enlève pas ta valeur… être fort(e) ne te rend pas invincible… mais le fait d’avoir ces deux côtés font de toi qui tu es, un être unique… – danielle baker