Archives pour la catégorie les pops-ups chroniques

love is ouatte

BBCdouzième pop-up /// 11/2/13

pas pire hein ? citer les corinthiens – 13:4-8a… 10-4… (c’est drôle mais j’ai un doute que ça soit écrit comme dans le livre originel ? pas de bible ici pour vérifier quelqu’un(e) peut le faire SVP ?)… pile droit dans le milieu du thème de la journée anyway 😉  sioux 16 ! bonne retraite…

mais revenons à nos mottons… petits mottons d’amour… l’amour toujours l’amour… l’amour encore l’amour… l’amour ? une bonne raison pour apprendre à aimer ça l’amour ! car l’amour ça s’apprend tout le temps, c’est jamais acquis l’amour… on n’est jamais maître(sse) es amour, que de continuel(le)s étudiante(e)s…

en effet l’amour ça s’apprend continuellement, constamment… l’amour ça se bâtit, ça s’empile en soi, ça se raffine, ça vient ça va, ça reste là, ça coule, ça passe, ça nous frappe parfois… c’est tout le temps ici l’amour, mais pas nous autres… l’amour c’est tout… tout baigne dans l’amour comme tout baigne dans l’huile… c’est aussi rien de ce que les mots peuvent tenter de dire l’amour… l’amour se cache entre les mots… derrière…

personnellement, je trouve ça gros d’un coup commencer par l’amour… trop grand, trop flou, trop aimant… en ce moment, un peu rouillé socialement, je préfère viser l’amitié… l’amitié avec soi pour commencer, et ensuite on agrandira le cercle… car l’amitié c’est aussi plein d’amour mais un peu plus doux… comme un amour tempéré, camouflé…

moins apeurant que l’amour l’amitié quand on revient dans le monde, quand on ressort après une retraite fermée… quand on sort de l’hiver de l’amour… tiens, peut-être que c’est pour ça que printemps se dit spring en anglais… parce qu’on ressort, après l’hibernation… ours d’amour bien reposé…

l’amitié et l’amour, semblables et un peu différents… âme mitié, âme mour… l’un est dans l’autre… mais avec leur ptit goût respectif… pas exclusifs ces deux là, plutôt les deux jambes des relations humaines…

l’amour c’est le bout du bout, c’est l’art ultime, la maîtrise dans l’art d’être humain… pas un amour de tombée, l’amour tout court, juste être l’amour, avoir de l’amour tout le tour de la tête, et dans les deux bosses du coeur, jusqu’à la pointe… 

parfois entre l’amour et l’amitié, il n’y a qu’un lit de différence… – Henri Tachan

précision : je dors quand même dans le même lit que moi la plupart du temps 😉

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parlant pape… si vous n’avez pas vu, très de circonstance et plein d’humanité…

habemus papam (nous avons un pape):

préviou :

http://www.cinoche.com/films/habemus-papam-nous-avons-un-pape/bandes-annonces/index.html

ma préférée parmi les perles d’enfants…

l’amour c’est ce qui est dans la maison à Noël quand on arrête d’ouvrir les cadeaux et qu’on écoute… – Bob 5 ans…

entendez-vous ?

suivez le guide / follow the guide

Twin Flameonzième pop-up /// 11/2/13

vous vous imaginez bien que si je me questionne sur l’amour, je ne suis pas plus clair ni n’en sais davantage sur ce que veut dire suivre son coeur… mais je cherche… c’est donc pour découvrir ce que j’aurai à dire sur la question que j’ai posté cette image… thème auto-imposé… pour me faire sortir les croyances et concepts au sujet de suivre mon coeur…

on oppose souvent tête et coeur… mais on est encore ici selon moi dans une dynamique de dualité tant que l’on continue à opposer ces deux fonctions primordiales de notre être… et si la tête avait du coeur ? et si le coeur avait une intelligence ? en fait si chacun avait leur propre intelligence ? et chacun leur propre façon d’aimer ?

et si on unifiait ces deux volets de notre être… mettre du coeur dans nos pensées et mettre du sens dans notre amour et nos émotions…

car l’émotion est un agent double… une affaire de coeur et de tête… je peux initialement penser à quelque chose de triste pour ensuite ressentir la tristesse, ou encore parfois ressentir de la colère sans pensées précises et ensuite seulement identifier cette émotion à une pensée spécifique qui ne se clarifiera que par la suite… aller retour coeur tête…

et si on pouvait aimer avec sa tête ? et penser avec son coeur ? et si on pouvait conjuguer ces deux qualités ? pour devenir réellement intégré(e), uni(e), relié(e) dans toutes nos potentialités ? devenir un(e)…

pour moi suivre son coeur, c’est écouter ses passions et bouger à partir de celles-ci, suivre ce qui nous fait vibrer, prendre des risques, parler sa vérité, même quand on est seul(e) à partager cette opinion… suivre son coeur c’est aller où ça fait peur parce que c’est souvent là que les vraies affaires se passent… ne pas faire de compromis face à ses valeurs essentielles…

suivre son coeur c’est oser se rencontrer dans toutes ses zones, surtout les plus sombres car c’est là que la lumière la plus vive se cache… suivre son coeur c’est se permettre la vulnérabilité, l’indignation… suivre son coeur c’est accepter de changer ses croyances et ses comportements et oser changer le monde…

et pour vous, suivre votre coeur c’est quoi ?

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si vous avez le temps et l’intérêt, je vous soumets deux liens vers deux vidéos (en anglais) qui sont des manifestations – différentes – de l’amour… un de 3 minutes 1/2, l’autre de 20… les deux valent la joie et le temps… décidémment la voie du coeur s’exprime de plusieurs manières…

http://wewillblowyourmind.blogspot.co.uk/2013/02/the-most-honest-three-and-half-minutes.html (3 minutes 1/2)

http://www.youtube.com/watch?v=iEPbkvhPuRk (20 minutes)

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Le sens de la souffrance, c’est de traverser. Nous vivons dans une époque tellement poltronne qui nous protège, qui nous apprend surtout à ne pas souffrir, à rester en surface, à ne pas entrer dans les choses. (…) La passion nous offre une chance de traverser le mur des apparences. (…) 

On a tout à fait tort quand on dit que l’amour est aveugle. Je crois qu’il faudrait dire bien davantage que l’amour est visionnaire, c’est-à-dire qu’il voit dans l’être aimé la divinité qui l’habite. » – Christiane Singer

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art: twin flames via deborah lighthart

l’amour sort de la bouche des enfants

rumivaidixième pop-up /// 10/2/13

quelques perles sur l’amour (merci philippe)… recueillies par des chercheurs professionnels qui ont questionné des enfants de 4 à 8 ans : que veut dire l’amour pour toi…

l’amour est la première chose que l’on ressent avant que le méchant arrive… – charles 5 ans

quand ma grand-mère a eu de l’arthrite et qu’elle ne pouvait plus mettre de vernis sur ses ongles d’orteil, mon grand-père le faisait pour elle, même après, quand il avait aussi de l’arthrite dans les mains, ça c’est l’amour… – rebecca 8 ans

quand quelqu’un nous aime, la manière de dire notre nom est différente… on sait que notre nom est en sécurité dans leur bouche… – alain 4 ans

l’amour c’est quand la fille se met du parfum et que la garçon se met de la lotion à barbe et qu’ils sortent ensemble pour se sentir… – martin 5 ans

l’amour c’est quand vous sortez manger et que vous donnez à quelqu’un beaucoup de frites sans demander que l’autre vous donne les siennes… – jean 6 ans

l’amour c’est quand quelqu’un vous fait du mal et que vous êtes très fâché mais vous ne criez pas pour ne pas les faire pleurer… – suzanne 5 ans

l’amour c’est ce qui nous fait sourire même quand on est fatigué… – tim 4 ans

l’amour c’est quand maman fait du café pour papa et qu’elle y goûte avant de le donner à papa, pour s’assurer que ça goûte bon… – dan 7 ans

l’amour c’est ce qui est dans la maison à noël quand on arrête d’ouvrir les cadeaux et qu’on écoute… – bob 5 ans

si vous voulez essayer d’aimer, il faut commencer par un ami que vous détestez… – mika 6 ans

l’amour c’est quand une vieille femme et un vieil homme sont encore amis, même quand ils se connaissent bien… – tom 6 ans

durant mon récital de piano, j’étais sur l’estrade et j’avais peur, j’ai regardé tout le monde qui me regardait et j’ai vu mon papa qui souriait et me faisait signe de la main… il était seul à faire cela et je n’avais plus peur… – claire 8 ans

l’amour c’est quand maman donne à papa le meilleur morceau de poulet… – hélène 5 ans

l’amour c’est quand mon chien me lèche le visage, même quand je l’ai laissé seul toute la journée… – marie-anne 4 ans

les cartes de st-valentin disent ce que vous n’osez pas dire… – michel 8 ans

on ne doit pas dire je t’aime si cela n’est pas vrai… mais si cela est vrai, on doit le dire beaucoup… les gens oublient… – jessica 8 ans

art: rumivai

être d’amour, être l’amour

551039_3667067509194_838338565_nneuvième pop-up /// 10/2/13

Love is not a relationship. Love is a state of being; it has nothing to do with anybody else. One is not in love, one is love. And of course when one is love, one is in love – but that is an outcome, a by-product, that is not the source. The source is that one is love… – Osho

ces mots d’Osho résument bien ce que je crois saisir de l’amour : soit une façon d’être, un état intérieur, et pas nécessairement ni principalement une relation… ne pas tomber en amour mais être soi-même l’amour, devenir l’amour, incarner l’amour…

ce qui revient donc fondamentalement à cultiver l’amour en soi, en d’autres mots, à s’aimer soi-même… here we go again… rien de nouveau sous le soleil me direz-vous… que du nouveau sous le soleil que je vous répondrai… l’amour, si simple et pourtant…

l’amour est une aspiration, une direction, une motivation, une destination, une réalisation… la vie ? réaliser l’amour, rendre l’amour réel… devenir l’amour, respirer l’amour, être l’amour, faire l’amour à travers toutes ses actions… être amour pour que tout ce que nous fassions devienne amour… être l’amour, faire l’amour… l’amour à mort, amor amor amor… la vie ? amor…

ce matin, écrire sur l’amour m’intimide… m’impressionne… me shake… qui suis-je pour parler d’amour ? et publiquement en plus… qu’est-ce que je connais de l’amour ? que peut-on dire de l’amour ? pas de maîtrise en amourologie… qu’un amateur en amour… un néophyte des choses du coeur… un étudiant de l’amour… ati l’amoroso… qui veut devenir virtuoso…

alors laisser l’amour être, laisser l’amour croître, laisser l’amour faire… baigner dans l’amour… se laisser faire l’amour par la vie, dire oui, faire confiance, accepter que c’est l’amour qui nous a incarné… que l’amour pour créer la vie ainsi…

l’amour veut tout dire et en même temps, l’amour est doux, l’amour est partout, l’amour est fou… l’amour nous fait perdre la tête, l’amour nous distille le coeur… l’amour est une fête qui élimine la peur… l’amour toujours l’amour, que l’amour… fou d’amour, mou d’amour… oui l’amour est mou… dur dur aussi l’amour parfois…

mon amour de père pour mes enfants… le plus près que j’aie connu de l’amour inconditionnel… car inconditionnel l’amour… donner, prendre soin, s’oublier parfois au nom de l’amour… voir plus large que soi, prendre soin, pour le bien du plus grand nombre…

mon amour de disciple pour mon maître… le plus près que j’aie connu de l’amour véritable… même pas une relation car le maître n’y est déjà plus… plutôt une inspiration, une motivation à continuer le chemin vers la réalisation de son plein potentiel… un phare dans la nuit, une phare dans ma vie…

alors ce matin, un amour incertain, un amour tâteux, un amour ouvert à découvrir, à se laisser  découvrir… un engagement à respecter envers l’amour, pour l’amour, par amour… amour ami, amour à vie…

Trust, and you will start feeling a new upsurge of energy in you; that energy is love. That energy wants to bless the whole existence, because in that energy one feels blessed. And when you feel blessed what else can you do except bless the whole existence? Love is a deep desire to bless the whole existence. – Osho (The Guest)

âmes, amours & amitiés

AaronaPichinsonhuitième pop-up /// 9/2/13

la sagesse m’indique que je ne suis rien, l’amour, que je suis tout… et entre les deux, coule ma vie… – Nisargadatta Maharaj 

je ne sais pas pour vous, mais moi je suis en train de me faire prendre dans ce petit jeu de parler sur l’amour… je m’en viens obsédé par ce thème… qu’est-ce que l’amour est d’ailleurs un koan dans la tradition zen, au même titre que qui suis-je… dieu et l’amour, même quête non ? dans le même panier que le bonheur, la paix et l’illumination… the big ones… des repères phares, des cibles, des élans vers… des portes vers l’au-delà… vers le dedans…

comme si le concept d’amour a aussi besoin d’être vécu dans sa tête, pas seulement dans tout le reste du corps en commençant par la région de la pompe à sang… besoin d’y réfléchir, se questionner, questionner l’amour, se remettre en question, se brasser l’amour dans l’inconscient, faire le tour de l’amour… en soi et autour du monde…

ah l’amour… plus dégagé en anglais pour nous non ? plus facile de dire I love you que je t’aime… ce matin je parlais avec une amie et je lui faisais part que je suis incapable de dire je t’aime en ce moment, ça ne ne résonne plus en moi… plus comme avant en tous cas… je ne prends plus l’expression pour du cash… je l’interroge, la questionne, la chatouille, la revire sur sa tête, elle comme moi-même… je t’aime ? dequecé ?

je peux dire je fais confiance, je suis bien en ta compagnie, j’aime te voir, ça feel bon quand on est ensemble… mais je t’aime ? pas vraiment… j’ai besoin de retrouver un sens plus juste en moi avant de pouvoir le redire… j’ai besoin qu’il sorte tout seul ce je t’aime… qu’il pop-out de mon coeur, de ma bouche… sans que j’y pense… en ce sens, la rupture des derniers mois m’a ébranlé le je t’aime intérieur… je dois me re aimer, m’aimer de nouveau… m’aimer à nouveau, autrement… m’aimer sans besoin, simplement m’aimer… par amour…

non pas que je n’aime pas personne comme tel… au contraire… j’ai deux belles filles que j’aime et dont je suis fier, quelques bon(ne)s ami(e)s – moins nombreux qu’avant il est vrai –  que je fréquente régulièrement avec qui je suis à l’aise… mais on dirait que c’est à moi-même que j’ai besoin de pouvoir dire je t’aime avant de pouvoir le redire aux autres… besoin de retomber en amour avec moi-même.. et on revient encore à celle-là… s’aimer soi-même…

je pense que l’amour est en train de rire de moi ces jours-ci 😉 sous des allures de jeu que je croyais avoir choisi, soit d’écrire sur l’amour jusqu’à la st-valentin, que je suspecte d’ailleurs  l’amour de m’avoir inspirer, je suis en train de spinner intérieurement sur l’amour… à préparer un nouveau terrain à partir des amours et amitiés passés… on se rotoculte le champs d’amour… d’ailleurs malgré le froid, on le sent les graines de printemps dans le soleil aujourd’hui qui font fondre la neige dans sa mire… dehors comme dedans…

latika, la belle golden, est revenue avec moi pour un dernier 10 jours avant que sa maîtresse flo ne revienne… face à elle aussi, je sens que je dois nettoyer mon lien d’amour… l’apprécier davantage pour les leçons de vie qu’elle me donne et que je n’apprécies pas toujours suffisamment il me semble… car elle n’est qu’ouverture à l’amour cette chienne… au-delà de mes limites parfois… alors les pousser un peu plus loin ces limites, car ce sont celles face à moi-même aussi… et recevoir l’amour que latika me porte et lui exprimer le mien par des caresses plus fréquentes… que je sens qu’elle me demande… wouf wouf OK j’arrive…

alors l’amour, t’es en train de nous passer au bat moi pis mes ami(e)s blogueurs hein ? let’s go, passe-nous d’ssus pis attendris-nous… on va se laisser faire…

photo: Aarona Pichinson

love toi et marche

479809_3914195567298_232987821_nseptième pop-up /// 9/2/13

s’aimer soi-même? of course… mais doit-on lover son self ou le dropper ? ou l’aimer et le dropper ? un après l’autre, ou les deux en même temps ? ou ni un ni l’autre ? que de questions de coeur…

pas toujours facile l’amour de soi… on le sait hein ? pour moi en tous cas, en même temps que je veux m’aimer, il reste encore des bouts de vieux réflexes de négation du soi ancrés creux creux, un déni de sa propre existence humaine et parfaitement imparfaite incarnée dans la chair, hérités du catholicisme… pas nécessairement seulement mon histoire personnelle, davantage un héritage collectif… en moi, crument, consternant, et qui se reconnait quand il se manifeste le plus souvent en dépit de moi…

s’aimer soi et assumer ? ou liquider cet égo limitatif ? s’illuminer et se dissoudre en lumière ou s’éliminer ? apprécier son humanité et viser la divinité ? ambitions ambivalentes… mais même besoin de dépassement de soi… égo, estime de soi, amour propre… flous flous les concepts…

s’aimer soi-même ? pourtant si simple à dire, si évident à comprendre, si logique et sensé… pourtant… pourtant… à chaque jour, apprendre cette leçon, surtout dans les bouts les plus sombres… dans les coins les plus ronds… et si justement ces bouts les plus sombres nous étaient offerts exactement pour ça, apprendre à s’aimer ? car s’aimer quand la vie coule, facile… mais aimer quand tout croule, plus difficile…

semer des graines de bonheur en soi… les arroser, les cultiver, en prendre soin comme on prend soin de nos enfants, comme on prend soin de ceux et celles qu’on aime… commencer par soi-même car on ne peut donner ce que l’on a pas… déborder d’amour et irradier cet amour autour…

apprendre à aimer surtout les parties de nous que l’on aime moins justement… commencer là… avec un éternel coeur d’étudiant(e), les mains ouvertes, prêtes à se bercer soi-même en premier lieu… prêtes à se prendre soi-même en mains propres… autonomie émotive… interdépendance affective…

s’aimer soi-même sans que le regard d’autrui ne soit porté sur soi… s’aimer soi-même avec ses propres yeux, son propre coeur… développer son amour propre… s’aimer en soi… et se traiter ainsi…

s’aimer soi-même ? la job d’une vie… la job de notre vie… chacun(e) pour soi, puis vers autrui… s’aimer soi comme dieu nous aimerait s’il existe… s’aimer soi comme notre mère nous a aimé… s’aimer soi comme on aime nos enfants… s’aimer soi comme la vie nous aime puisqu’elle nous a placé ici, même si on ne se souvient plus toujours pourquoi… vivre pour s’aimer, s’aimer pour vivre… en amour, pour toujours…

s’aimer soi-même ? oui je le veux, oui je le sens, de plus en plus, un peu plus chaque jour… vous aussi ? yé ! aimons-nous nous mêmes pour que l’on s’aime les un(e)s les autres… aimer son voisin, sa voisine… facile quand on habite dans le bois, mais moins en ville quand il ou elle vit au-dessus de nous… aimer son voisin(e) comme on s’aime soi-même ? justement parfois plus facile d’aimer autrui car on connait moins en détails… car on ne possède pas… car le gazon d’autrui semble souvent plus vert que le notre…

s’aimer soi-même et assumer tout tout tout… toutes ses failles, ses faiblesses, ses peurs, ses carences… oui madame, yes sir ! aimer aussi et surtout son gluglu mou et moumoune, aimer ses hésitations, aimer ses tergiversations, aimer ses lamentations, aimer ses bourrelets qui dépassent, aimer les boutons sur le bout de son nez… et voir plus loin… s’aimer jusqu’au trou de beigne… aimer ses travers et ses misères, pour les assumer puis les transcender… aimer comme aimer se peut, aimer comme aimer veut se faire aimer… aimer, s’aimer…

s’aimer soi-même c’est accepter, se pardonner, c’est se donner à soi-même ce que l’on veut souvent, par réflexe, premièrement donner aux autres… et recevoir d’eux… se remplir soi-même le panier percé intérieur pour commencer à ramasser, accumuler, s’empiffrer soi-même d’amour propre… et le laisser sortir, jaillir et déborder sur tout ce qui vit autour, humains, animaux et nature… partager un amour qui vient d’ailleurs, qui passe par soi et nous dépasse tous et toutes… un amour grandiose… pas mon amour, juste l’amour…

s’aimer soi-même, évidemment… un peu plus à chaque jour… plus qu’hier, moins que demain, devenir amour, devenir humain…

l’amour en pleine face

379752_10151240775861216_633892438_nsixième pop-up /// 8/2/13

traduction maison ? les autres c’est toi-même, alors tu peux aimer quelqu’un(e) d’autre seulement si tu t’aimes tout d’abord toi-même… – Stefano D’Anna   http://profstefanodanna.com/

tant qu’à dire tout, rien et n’importe quoi, sans compter ce que j’oublie et ce qui n’existe pas encore au sujet de l’amour, allons-y gaiement… l’amour est free… les images parlent d’elles-même et les miroirs aussi…

on sait quoi faire – s’aimer soi-même first – reste à apprendre comment… on fait ça cette semaine ensemble… chacun(e) de notre bord de l’écran… moi devant vous derrière / vous devant moi derrière… mais côte à côte, face à face… via les ondes…

Capture d’écran 2013-02-08 à 14.08.22car plusieurs d’entre vous envoyez des commentaires autour de l’amour sur le blogue… on crée de la discussion autour de l’amour ensemble… 

ci-bas un mot d’Osho, pas traduit cette fois…

WHY DO I ALWAYS HAVE TO CRY WHEN I AM TOUCHED BY LOVE?

by Mahesh Thakkar Yog Siddharth on Friday, February 8, 2013 at 1:43pm
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Osho:

You are fortunate. If love cannot bring tears to your eyes, then that love is dead. It is a great misfortune that tears have become associated with sadness, with sorrow; that is only one dimension of their being. But their more significant manifestation is in love, in gratitude, in prayer, in silence, in peace. When you are feeling so full, tears are just the overflow of your contentment, of your joy.

Tears have to be given a new meaning, a new poetry and a totally new dimension – which they have lost because humanity has lived in misery and tears have become part of that misery. Secondly, because humanity has been dominated by man he has made it a point of his ego and pride that he will not cry. It is feminine to cry, it is womanish to have tears. It is not true. It is an ugly, male chauvinist idea – not only ugly, but unnatural and untrue, because man’s eyes have as many tear glands as women’s eyes have. Nature has not made any difference in tear glands.

It is obvious that the intention of nature is not to discriminate between man and woman, but man for centuries has been very egoistic and he feels that tears are a kind of weakness. He has stopped his tears, but he is not aware what the consequence of it has been. He has also stopped his love – and he has created situations for himself which are dangerous.

More men go mad than women, for the simple reason that man goes on controlling. A moment comes that the repression becomes too much and there is a breakdown. The woman does not control; when she feels like crying, she cries. She is more natural than man. That has given her a few more experiences that man has missed. The woman is healthier; she lives longer, five years more than man. She is more calm and quiet.

Less women go crazy, less women commit suicide, although they talk about it. Sometimes they even try it, but very half-heartedly. But man goes on accumulating, and a point comes where he is no more in control. Either he commits suicide or he commits murder or he goes mad. Just here is sitting one of my attorneys in America, Swami Prem Niren. He came into deeper and deeper contact with me when I was for those twelve days in American jails.

He followed me from jail to jail, and he was the only person who was seeing me all those days, almost every day. His eyes were always full of tears, and I could see how much he loves me and how helpless he felts. He was doing everything that it was possible to do. All the other attorneys were paid; naturally they were simply doing their job. He was the only attorney who was not a servant, who was a lover; who was not being paid.

He was one of my sannyasins; my life was at risk, and it was natural for him to fight with totality and intensity. The last day, when I was released from the jail, we were sitting in the hotel. We had our own hotel, our own disco, our own restaurant in Portland, in Oregon, America. In our own hotel, he was sitting by my side with another of my sannyasins, Isabel, and he was crying like a child.

And just the other day he was sitting on this side of me and then I again saw tears. Two years before I had left him in America with tears, and yesterday I found him again with tears. But perhaps he is not even aware about his tears. When he came here just few days ago, he talked to one of my secretaries, Anando: ”Why does Osho go on saying this, that ‘my attorneys had tears in their eyes’?”

When I heard this, I could not believe it – and just yesterday he was sitting here with tears…. Perhaps thousands of years of conditioning have blocked his awareness of his own tears, of his own love, of his own feminineness. A better world, a better humanity, and more people will enjoy tears. They are such a blessing.

You are asking, ”Why do I always have to cry when I am touched by love?”

What do you want? What more do you want? Certainly you are thinking that those tears are something wrong. Crying when touched by love is something wrong? – you are carrying a wrong conditioning. It is absolutely right. When touched by love, what can you do? Words won’t help; only tears can convey what is happening deep down in your heart.

Tears are the most valuable treasure that you have. But man has been distorted everywhere, man’s nature has been pruned according to the ideas of the vested interests. Nations need armies and they do not want man to be at all touched by love. Their tears have to be dried up and their love has to be blocked; otherwise they will not be able to kill and murder and massacre people – people who are just like you, and people who have not done anything wrong to you, and people whose wives, whose children, whose old parents may be waiting for them just as your parents, your wife, your children are waiting for you.

But to create the soldier, man has to be destroyed completely. He has to be made into a robot – and robots don’t cry, robots are not touched by love. Because armies were needed, man was distorted. Because women were not needed in the armies, they were left by the side. It was good for women because they have remained more natural.

Never be ashamed of your tears. Be proud that you are still natural. Be proud that you can express the inexpressible through your tears. Those tears are your songs, unuttered. Those tears are your heart which cannot use words. Never feel ashamed of your tears. Eyes which have lost their tears have lost their most beautiful, their most glorious treasure.

I would like my people particularly to be absolutely natural, to be utterly innocent, uninhibited. And when tears are flowing, rejoice: you are still alive… because don’t you know dead people cannot cry, dead people cannot have tears? And the people who think they are alive and cannot cry and cannot have tears, are living in a fallacy. They have died long before. The day their tears died, they also died, because their love died. Except love you don’t have any soul.

faire la moue

A World of Loveliness ૐcinquième pop-up /// 8/2/13

quelle idée de fou de s’engager à parler sur l’amour pendant une semaine… dès ce matin, logée dans mes 10 petits doigts d’amour, se retrouve la pression de devoir dire quelque chose d’intelligent… moi qui en sait si peu sur l’amour… mais comme on aime les défis, here we go…

alors commencer par le commencement… plutôt que tenter de décrire l’amour, se perdre dans de beaux discours philosophiques ou vous sortir les plus belles citations sur l’amour, pourquoi ne pas chercher ce que l’on aime dans la vie ?

personnellement, moi je peux dire que j’aime mes filles, mes ami(e)s, j’aime Osho, j’aime gratter la guitare, j’aime écrire, ça oui, j’aime écrire… même sur l’amour… j’aime la nature, le calme, la paix… j’aime la créativité, la liberté… j’aime les mots et leurs jeux… et la liste pourrait continuer…

mais encore une fois, je remarque que c’est souvent automatiquement en dehors de moi que je cherche l’amour, à l’extérieur de moi que je cherche une source d’amour… est-ce que ce réflexe de chercher l’amour en dehors de soi viendrait du fait que c’est de notre mère que nous recevons notre première dose d’amour ? car c’est généralement ailleurs qu’en soi qu’on cherche l’amour…

en psychologie du développement, selon certaines écoles de pensée, on dit que l’on naît vide, tabula rasa, puis que dans nos premières années de vie (0-6 ans), on reçoit de l’amour de nos parents, de moman surtout, et qu’une fois plein et pleine d’amour, il devient possible de redonner cet amour que l’on a reçu, de le partager avec d’autres…

mais si on a rien ou peu reçu dans nos premières années de vie, quand même possible de donner ce que l’on a pas ? possible d’apprendre à se donner à soi-même ce que l’on a jamais reçu d’autrui ? la job d’une vie mes ami(e)s… mais il semble que ça soit possible… en tous cas on essaie vous et moi… semer, aimer, s’aimer…

mais autre questionnement, qu’est-ce que j’aime veut dire ?

que je me sens bien ? que je suis confortable ? que je me sens en sécurité ? que je ne suis pas trop contrarié(e) ? que je me sens vivant(e) ? voyez, le verbe même, j’aime, porte à confusion et on peut aimer quelqu’un(e) comme quelque chose sans nécessairement savoir ce que ça veut dire… qu’est-ce que je et qu’est-ce que aime ? d’ailleurs, en anglais on love ou on like, en français, on aime, tout simplement… pas plus simple pourtant aimer en français, car le même verbe porte plus large… I love to love…

et d’autre part, pourquoi faut-il toujours que l’amour soit fait ? pourquoi toujours devoir faire quelque chose pour prouver notre amour ? pourquoi l’amour ne peut-il pas seulement être ? let love be… un amour ressenti sans objet autre que le sujet aimant lui ou elle-même ? l’amour pour l’amour… aimer librement ? sans action ? sans relation bidirectionnelle ? l’amour comme cercle vicieux et vertueux ? pourquoi ne peut-on pas simplement être amour plutôt que toujours devoir le faire et le démontrer ? je vous l’avais dit, pas simple l’amour… casse-tête l’amour, amour casse gueule… amour brise fer… et brise coeur…

et faire l’amour… quelle drôle d’expression… pourquoi la sexualité a-t-elle toujours été associée à l’amour ? est-ce que les rapports sexuels sont automatiquement un prolongement de l’amour ? une extension de ce sentiment d’amour ? au début d’une relation, les deux vont de pairs, mais par la suite, on réalise que ce n’est plus toujours le cas…

à suivre l’amour… ou à poursuivre…

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l’amour constitue la thérapie fondamentale… il n’existe aucune autre thérapie au monde que l’amour… l’amour guérit toujours parce que l’amour vous rend complet… l’amour vous fait sentir accueilli(e) par le monde, l’amour vous fait vous sentir partie de l’existence, il détruit l’aliénation… vous n’êtes alors plus un étranger car le monde a besoin de vous… l’amour fait que vous vous sentez requis et être nécessaire est le plus grand des besoins…     

– Osho

petit motton d’amour

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quatrième pop-up /// 7/2/13

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OK
 pop-up surprise pour moi, donc pour vous aussi j’imagine… let’s live dangereusement… tentons une expérience : pour la prochaine semaine, soit jusqu’à la St-Valentin, je prends l’engagement envers moi-même et tous les coeurs (et les yeux qui vont avec) qui se poseront sur cet écran de poster au moins un pop-up chronique quotidien sur le thème de l’amour…

… question de fouiller ce grand mystère au sujet duquel j’en connais personnellement si peu, et même de moins en moins… amour confit, amour confus… si ça vous tente, je vous invite à répondre à ces mots d’exploration autour et dans l’amour… en postant un commentaire sur ce blogue (et non pas sur mon mur facebook, merci)… pour que vous aussi puissiez jaser sur l’amour, et découvrir ce que votre votre coeur a à dire à ce sujet s’il veut vous le dire….
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donc first thing first, c’est quoi l’amour ?

on commence avec une perle d’Arnaud Desjardins (acheminé à moi via Jo la délinquante, merci)

On ne peut aimer que quand on n’a plus besoin d’être aimé…

c’est beau non ? le plus clair que j’ai rencontré jusqu’à maintenant… le plus short and sweet… le plus lucide… le plus straight… ça a résonné… en fait c’est cette citation qui m’a starté sur cette piste autour de l’amour… elle m’a accroché la tête… et le coeur… pour moi qui ne connait rien à l’amour, eh bien si j’en connaissais quelque chose, c’est ce que je voudrais en connaître…

donc aimer c’est quand on n’a plus besoin d’être aimé(e)…

des mots qui pointent vers un amour libre, un amour détaché, un amour sans besoin, sans fil, sans attache… les mains grandes ouvertes… du dedans vers le dehors… mais encore…

car ça on le sait déjà vous et moi avec notre tête… c’est simple sur papier mais plus délicat live dans la vieen compagnie d’un(e) ou d’autres… l’amour ? can’t live with it, can’t live without it… car l’amour nous attire et l’amour nous fait peur, l’amour nous tasse de nos souliers et nous donne des ailes… quand il frappe l’amour, le KO est enivrant, le feeling est hallucinant… on dit d’ailleurs que c’est l’une des choses ce qui se rapproche le plus de…

en étant seul depuis quelque temps et en apprenant à moi-même me donner cet amour, je découvre la complexité du processus… alors profitons du fait que l’on souligne la fête de l’amour (si commercialement mais on va sûrement en reparler de ça cette semaine) pour y creuser sillon… y trouver la veine vers son coeur… popoum popoum… joindre le coeur de tête et celui de poitrine… coeur  physique, coeur symbolique…

jusqu’à récemment, je pensais que j’m’aimais, mais c’est pas le cas du tout… j’ai découvert récemment que je suis pas mal beigne en amour… oui oui, beigne en amour… beigne comme un cercle qui aime vers l’extérieur mais dans lequel on trouve un gros trou dans le milieu ! une rondelle de protection autour du noyau… qui n’est sûrement pas vide, mais que je sens vide souvent… ou en recherche de l’autre…

pas facile s’aimer, vous le savez autant que moi hein ?

on sait pour l’avoir lu que l’amour n’est pas une relation… c’est un état d’être vers lequel on tend… dans lequel on baigne… et nage quand ça va bien, ou boit la tasse par vagues de grosse houle… facile d’aimer le monde entier, moins évident de le faire une personne à la fois…

donc une semaine et des pop-ups pour parler de l’amour, tourner autour, aller visiter ses contours, scruter ses pourtours… tout le tour de l’amour, de l’amour tout le tour…

à demain mi amores… xxx

… l’amour n’est pas une relation, c’est plutôt le processus qui consiste à doter votre être tout entier d’une qualité particulière… une qualité d’amitié, de compassion pour tout ce qui est, une qualité de confiance envers tout ce qui est… un être d’amour est un être de confiance, un être d’amour est un être de vérité…  – Osho (traduction maison)

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sauter de la tête

woyl111troisième pop-up /// 7/2/13

traduction maison : garde la tête haute, dieu confie ses plus dures batailles à ses soldat(e)s les plus fort(e)s…

garder la tête haute – mais faut-il seulement garder la tête ?

admettons… alors garder la tête haute, le coeur ouvert et s’incliner… finie la tête hôte, ôter la tête du chemin, bouge de là tête en feu, tête à queue… et passer de la tête au coeur, ne plus élire résidence seulement up there dear… garde partagée entre coeur et tête, avec le coeur au ventre, avec le feu au coeur, avec le feu au ? curieuse va… faire un tête à coeur… cul de sac dans la tête, cul sec dans le coeur…

bien sûr, la vie n’est pas une bataille, pas une guerre, pas un combat, ni à finir, ni à commencer… concept moralement et spirituellement incorrect la guerre… faire l’amour et non la guerre qu’ils disaient non ? mais pourtant… et quand même, parfois quelques mottons plus ardus la vie… alors devenir guerriers de lumière, guerrières envolées, enlovées…

car c’est rempli d’amour et de feu au coeur que krishna a incité arjuna à la guerre, à se tenir debout devant l’adversité, à trancher sans merci la tête de ses peurs et de ses doutes, et même celle de son propre père s’il le faut… faire face à ses démons et défendre la justice, l’intégrité et la droiture… combattre l’inconscience et la peur, la peur à l’état pur… injecter du coeur dans la guerre en question… question de point de vue, de garde à vous… entre la tête et le coeur… le noeud de la guerre… trancher le doute… occuper ou couper la tête…

et qui sait si la vie requiert dieu, bataille ou soldat(e)… mais si bataille il y a lieu de mener, bataille sera menée, combat aura lieu, croisade sera … combat contre l’insignifiance, contre l’ignorance, contre l’inconscience… bataille pour la confiance, pour la résilience, pour la bienveillance… se tenir droit debout pour l’amour de tout, pour l’amour tout court…

car même devant l’adversité, surtout devant l’adversité, se tenir debout, fier, droit, digne… et dong… la vie sonne la fin d’un round et le début d’un autre… l’amour même dans la guerre… faire l’amour pis la guerre… faire la guerre pour l’amour… car parfois le chemin est un défi, un round dans le grand ring de la vie dans le grand jeu virtuel et bien réel de la vie… adver cité… alors se tenir debout, fier, droit, ding… et cogne… droit dans le coeur…

cette citation m’attire et me déchire… cette citation me chatouille, me questionne et me fouille, l’âme, la tête et le coeur… car même dans nos combats et nos passages les plus ardus, encore et toujours se dresse cette trace de désir si masculin d’être le plus fort…

même dans ces moments de faiblesse et de vulnérabilité, encore vouloir être le plus fort… plus fort que quoi ? plus fort que qui ? plus fort pourquoi et contre qui ? comme si on avait besoin que nos épreuves soient les plus dures et les plus pures… si je souffre, je souffrirai plus que tous et toutes… la médaille d’or pour ma souffrance à moi…

alors avec la tête hôte, la tête autre, je baisse les gardes, je baisse la tête… j’apprends la leçon, je vide la tasse et me mets devant le coeur… je m’incline… adieu la guerre, je baise les pieds de dieu… je m’incline devant dieu, devant la vie, devant l’adversité… je ne me bats plus, je sers… la cause, la chose, la prose… je me bats avec mes mots comme seule arme, avec mes mots comme seules larmes… sonne l’alarme et sème le feu au coeur… pimpom, ben bon…