Archives pour la catégorie les pops-ups chroniques

c’est le mois de marie

Pawel Jonkacent-vingtième pop-up /// 1/5/13

mai, oui !  yes mai… mai, yes… Mae West… mais oui, c’est le mois de Marie… et de Joseph, et de jésus, et Allélouia, etcetera…

la saison de la pousse est partie, déjà commencée… tout se passe sous terre, ça couve, ça se prépare… on ne voit rien mais tout est déjà parti… en fait quelques petites fleurs se sont déjà montrées le bout du nez même ici dans les montagnes… eh oui le party est déjà commencé… la nature est folle de joie… elle ne se peut plus… ça ne parait pas mais sous la table, ça brasse en masse… plus rien ne tient en place… ça dépasse, la nature se montre la face…

même si le plus court, avec ses trois petites lettres, m-a-i, le mois de mai est probablement l’un des plus réjouissants, l’un des plus prometteurs, l’un des plus optimistes… tout est possible en mai… mai c’est l’avenir, mai c’est maintenant… mais c’est la vie… la vie en attente, la vie en promesses, la vie dans le backstore... qui se prépare à sortir… la vie à venir… en devenir…

mai c’est doux, c’est tendre, c’est chaud… mai c’est timide, humide, vivide… mai c’est fou, c’est doux, c’est tiguidou… mais mai c’est nous… le mois de mai est le mois de tous les possibles… mai c’est pratiquement trop beau pour être vrai… mais c’est vrai…

et le 1er mai est la journée des travailleurs, fête quasiment oubliée de nos jours… peut-être parce qu’on travaille tout le temps, parce qu’on travaille trop, parce qu’on travaille pas… ou plus… 1er mai yé, la vie est revenue… avril est passé, mai est arrivé, yé…

la vie est plus que tout ce que l’on voit… pour le moment, la vie vit six pieds sous terre, elle se tapit… mais pas morte du tout la vie… la vie et la mort se rejoignent six pieds sous terre… toutes les fleurs du monde sont déjà à l’action… en cachette, en sourdine… ça s’active, ça gigotte, ça a la bougeotte… ça vrille, ça frétille, ça pétille… excitée la fille… mai est une fille… criante de vie, bougeante de oui…

car oui la nature est excitée… encore vierge, elle s’apprête à se défaire de sa virginité, elle est prête à popper… hors de terre, oui ma mère… vierge la Marie… mai ? your dream come true… allez hors de terre la nature, Marie-Mai, le mois de la mère terre, la joie de la terre mère… je le jure sur la terre de ma mère… mère nature, nature pure…

c’est le mois de Marie et la vie bourgeonne, la vie n’est plus bougonne, winter is gone… c’est le mois de Marie… et la vie, et Jésus crient… Jésus, Marie, Joseph, et ainsi soit-il…

c’est le mois des tubercules, le mois de la terre qui s’éveille, le mois des mains dans la terre, le mois des jardins en devenir… pour le moment, que dans nos têtes les jardins mais ils n’attendent rien pour se faire planter ces coquins… jardins en devenir, jardins en bataille, jardins dans nos mains…

vive mai, vie la vie, vie la mort, de l’hiver… et le retour de la vie… vive la joie, vive la vie… vivre le printemps totalement, que l’on soit en amour ou en vie, que l’on soit en vie ou en amitié… vivre plus grand que soi, vive en dehors de soi… sortir les vélos, sortir les shorts, sortir les bermudas… et sortir de soi, extasiant…

mai pour vous, mai pour moi, mai tout le temps… mai dans nos têtes, mai dans nos mains, mai dans nos coeurs… et mai quand même… aimer quand même…

mai oui…

art: Pawel Jonka

homme et gars ? oh my god !

551358_482263801820698_1697038495_n

cent-dix-neuvième pop-up /// 30/4/13

ce matin je suis tombé sur un excellent article de Patrick Salibi, voir lien ci-bas… une réflexion sur la condition masculine sensiblement similaire à quelques-unes des digressions réflexives que j’entretiens personnellement depuis plusieurs années… pas très reluisant pour le mâle mais éclairant par rapport à où on se situe… avec différentes gradations… et plusieurs nuances… car clairement, les jeunes hommes s’améliorent… chaque génération pousse l’autre à évoluer…

http://www.urban-yogi.co/boys-to-men/

des questionnements en ce sens donc pour ma part… notamment, depuis que j’ai animé des groupes d’hommes… notamment depuis que je me vois aller en tant qu’homme, moi mais aussi tous les autres hommes qui ne savons pas toujours ce qu’est être homme ces années-ci… nos modèles ont fait du mieux qu’ils ont pu mais on part de loin… Adam, what the fuck ? questionnements aussi notamment depuis que j’ai eu des enfants, et ce dès l’âge de 20 ans… ça fait maturer…

je me suis longtemps demandé quand un gars devient un homme, comment ça mature au masculin… comme le dit Salibi, et comme j’ai pu le remarquer, pour une femme, le fait d’accoucher provoque une poussée de maturation… pour nous, c’est différent… on ne nait pas pas père, on le devient, peut-être… lentement, mais pas nécessairement sûrement… possiblement, probablement… éventuellement…

sans se taper sur la tête, on doit réaliser que le processus se fait lentement, pour certains très hésitamment… pour d’autres, on dirait que pas du tout… mais qui suis-je pour dire cela ? moi même ai sûrement certaines zones d’ombre… cariba hombre !

donc grandes questions : c’est quoi un homme ? qu’est-ce qui fait qu’un gars devient un homme ?  comment ça marche sa parole un homme ? gars ou homme ? homme et gars ? oméga… oh my god !

l’image de l’homme en prend pour son rhume depuis quelque temps… et c’est en partie bien mérité… juste retour du passé… mais les choses changent… lentement mais inévitablement…

donc chronique questionnement, alimentée principalement par les mots d’un autre cette fois… et réflexions, autant pour nous, mâles divers, que pour vous, femmes en ce printemps… ça fera sûrement réfléchir… et peut-être jaser…

et en terminant, pour équilibrer  notre hommanité vacillante, notre hommanitude parfois boîtante, ces quelques mots qui peuvent servir de repères… de phare dans le brouillard qui se veut parfois épais… comme certains d’entre nous 😉 mais parfois transparent, comme d’autres…

aho… mme…

~ Man Prayer, par Eve Ensler

puis-je être un homme
qui puise sa confiance dans la profondeur du don de soi
qui comprend que la vulnérabilité est sa plus grande force
qui crée l’espace plutôt que de le dominer
qui apprécie l’écoute plutôt que le savoir
qui préfère la bonté au contrôle
qui pleure lorsque la douleur est trop grande
qui refuse la claque, le revolver, l’étranglement, l’insulte et le poing
puis-je ne pas avoir peur d’être perdu
puis-je chérir le toucher plus que la performance
et l’expérience plus que l’atteinte du but
puis-je bouger lentement et non avec brusquerie
puis-je être assez brave pour partager ma peur et ma honte
et encourager les autres hommes à faire de même
puis-je arrêter de prétendre et activer les parties de moi qui ont été trop longtemps endormies
puis-je honorer et respecter et aimer ma mère
et puisse la résonance de cet amour se traduise par un amour de toutes les femmes et toutes les autres choses vivantes
________

texte original

May I be a man
whose confidence comes from the depth of my giving
who understands that vulnerability is my greatest strength
who creates space rather than dominates it
who appreciates listening more than knowing
who seeks kindness over control
who cries when the grief is too much
who refuses the slap, the gun, the choke, the insult, the punch
may I not be afraid to get lost
may I cherish touch more than performance
and the experience more than getting there
may I move slowly, not abruptly
may I be brave enough to share my fear and shame,
and gather the other men to do the same
may I stop pretending and open the parts of me that have long been numb
may I cherish, respect, and love my mother,
and may the resonance of that love translate into loving all women, and all living things

Artwork : Aimee Stewart

_________

you learn to speak by speaking, to study in studying, to work in working and to love by loving…
– St-François d’Assise…

et c’est donc en étant un homme que l’on apprend à le devenir…

bonté chronique

viashahiracent-dix-huitième pop-up /// 30/4/13

traduction maison : utilise ta voix pour la bonté, tes oreilles pour la compassion, tes mains pour la charité, ton mental pour la vérité et ton coeur pour l’amour

OK ce matin overdose de bonté, de positif, de doudou, de menoum menoum, de wow… ce matin, alors juste du bon, juste du beau, juste du doux… on dealera avec le beurk plus tard… mais ce matin que du rose, du pêche, du pastel… du sucré, du bonbon, du bon, du bon, que du bon…

on laissera à plus tard les tuiles, les murs, le dur, le dur de dur, les bouts tough… à plus tard et peut-être à jamais les pépins, les traitements de canal, les pneus à plat, les visites au garage pour les troubles mécaniques… à plus tard le caca, le pas bon, le pas beau, le ardu, aujourd’hui que du beau, que du bon…

ce matin on fait dans la bonté, dans la compassion, dans la charité, dans la vérité et dans l’amour… parce que si on a le choix, of course c’est ça qu’on va choisir non ? et si la vie, elle, décide autrement pour nous, on lui dira aussi oui, on lui fera face, on embrassera le pot qui vient parfois avec les fleurs, on enlacera le motton, mais consciemment, souhaitons-nous le mieux, le bon, le doux…

choisir ce qu’il y a de mieux pour soi, pour ceux et celles qu’on aime, pour nos pires ennemis, pour le monde entier… choisir de choisir ce qui est doux et bon pour tous et toutes… choisir de choisir, choisir de ne pas choisir, ne pas choisir mais émettre quand même nos préférences, passer notre commande à dieu mais ne s’attendre à rien, s’attendre à tout… s’attendre à attendre… jamais, maintenant, longtemps… une attente patiente, une attente calme, une attente détendue…

alors chronique bonne, juste pour le bon, bonbon chronique… bon matin, bonne journée, bonne année, bonne vie… bonne bonté bonne… bon bonne… bombonne de vie… du bon sans mauvais, du bon pur, du bon dur…

chronique espoir, chronique lumière pour quand c’est noir, noir en dedans, noir en dehors… chronique éclair pour quand c’est noir comme la nuit noire, noir comme le poêle… noir chronique pour illuminer notre vie, chronique printemps qui fait renaître la vie… vie chronique qui inclut la mort, vie chronique qui gagne toujours sur la mort… la vie, la vie, c’est plus fort que l’ennui…

chronique pleine de bon, le même bon qu’on veut et qu’on souhaite à nos enfants, à ceux et celles qu’on aime… autant on veut le mieux pour soi, pour eux et elles… nos enfants, qui en même temps qu’on prépare pour le mieux, on prépare aussi pour le pire… pour le dur, pour l’épreuve… pour le rose et le noir… mais ultimement, on ne peut que leur souhaiter le mieux, le doux, le mou à nos ptits poux… oui du mou, du mou, du mou, pour eux et pour nous…

58167_184275885060582_1810778977_n

traduction maison : si tu as à choisir entre être bon(ne) et être juste, choisi d’être bon(ne) et tu seras toujours juste

bonne fête Premo

illustration via shahira

vraimant

935745_10151874467933626_1547568557_ncent-dix-septième pop-up /// 29/4/13

traduction maison : vous êtes un aimant vivant… dans la vie, ce que vous attirez est en harmonie avec vos pensées dominantes… – Brian Tracy

dans l’absolu, j’aime bien cette affirmation… que je considère pleine de sens… en effet, très censé que l’on attire ce que l’on émet comme pensées… ça tombe sous le sens… en quelque sorte, c’est ce qu’on appelle le pouvoir de l’attirance… le secret du livre Le secret… vendu à plusieurs millions d’exemplaires… Le secret ?  le pouvoir de l’attirance, affirmation courante depuis quelques années… une bien belle attraction… un grand parc d’attraction…

mais autant j’aime cette affirmation, autant elle me questionne, elle me dérange, elle me chicote… elle me rend sceptique… car simplement penser positif nous amènera réellement et automatiquement du positif ? think big sti… think positif ati… mais wo ! les moteurs quand même ! car cette affirmation a plusieurs interprétations possibles…

car les gens à qui arrivent des malheurs, c’est parce qu’ils le désiraient ? un enfant qui nait infirme, c’est parce qu’il le pensait dans le ventre de sa mère ? si j’ai un accident, que le résultat de mes pensées ? les badlucks, notre responsabilité, vraiment ?

on dit souvent que nous ne sommes pas nos pensées, ni nos émotions, ni nos sensations… que l’observateur/trice, que le/la témoin… j’ai d’ailleurs passé la journée d’hier avec une belle gang, à méditer, ensemble et chacun(e) pour soi, en silence… donc une journée à prendre une distance face à tout ce qui monte en nous… dont nos pensées… positives comme négatives… en ce sens, les pensées positives sont plus sexy… mais pensées quand même… et faut voir ce qui vit dans le sous-sol…

personnellement je crois que d’entretenir des pensées négatives ne nous attirera pas des choses négatives dans l’avenir, mais crée davantage dans le moment même un état négatif… karma instantanné… que maintenant la vie… et le simple fait de penser positivement ne garantit pas non plus que du menoum menoum… faut voir le monstre qui sous-tend nos actions…

quant à moi, l’idée n’est pas tant de penser positivement  – ce qui est OK en soi et bien logique – mais davantage être capable d’accepter, accueillir et transformer tout ce qui nous arrive, le bon comme le mauvais… en fait, arrêter de voir la vie en bien et en mal… que des faits neutres la vie, sans jugement ni valeur intrinsèque, que des faits plain, net fret sec… à nous d’en faire quelque chose qui correspond à ce que l’on veut…

car de croire que ce sont mes pensées qui déterminent la suite de ma vie me semble un peu simple, simplet et simpliste… pour moi comme pour vous, il y a un gros tas de pensées nichées dans notre inconscient, notre subconscient qui résultent de pulsions profondes… et quoi dire des esprits et autres entités qui pourraient avoir une influence sur nous ? grand mystère que la vie…

et tout ça, c’est bien complexe et difficile à pénétrer… et plus fort que le mental qui est le gestionnaire principale de la shoppe à pensées… un gros marais de passé qui vit en deça de nous… et qui a sa vie propre, autonome et indépendante de la simple intention…

alors OK pour penser positif mais me semble que ça prend plus que ça… me semble que ça prend aussi des actions concrètes, des intentions pures et justes, pour le bien du plus grand nombre… ça prend aussi le courage de regarder en soi ce qui est plus sombre… parfois le confronter, parfois l’enlacer 😉  hug hug avec le gros stock noir de l’ombre

aujourd’hui, début de ma semaine de correction… pas le résultat de mes pensées, la simple conséquence de mes choix… à accepter totalement…

expect the best but be ready for the worst… espère le mieux, mais prépare-toi pour le pire…

inspire / expire / respire / pas pire

68585_484666644921009_1609776213_ncent-seizième pop-up /// 28/4/13

traduction maison :
l’inspiration que vous recherchez est déjà en vous, soyez silencieux(se) et écoutez  – Rumi

aujourd’hui, journée de méditation chez-moi… yes ! six heures en silence, en nature, avec comme seule tâche d’observer… observer les pensées, les sensations physiques, la respiration, les émotions… observer l’observateur/trice, observer le contenu de l’observation, observer l’observé, observer celui ou celle qui observe… observer l’observation…

les journées les plus reposantes que l’on puisse se payer… se payer la traite en fait… et ça ne coûte rien en plus… si la vie nous est prêtée, la chose la plus simple dans cette vie nous est donnée… l’observation est free… la méditation ne coûte rien mais elle demande de s’y investir totalement… car on ne peut pas être à moitié méditatif… on l’est ou on l’est pas… sinon on space out… ou space in… on a la vague à l’âme… parfois on vague, parfois on divague, parfois on se perd dans nos pensées… tout le temps on revient… on prend note de ce qui se passe et on revient à soi, à sa respiration, et on revient à son sort…

donc ne rien faire et écouter… écouter sa petite voix, écouter son inspiration intérieure, écouter pour entendre dieu, et saisir ce qu’il/elle a à nous dire… ou pas… mais écouter toujours et encore… des moments parfaits pour arrêter la roue, mettre le hamster en pause, même s’il continuera sûrement à courir un peu, dans le beurre… mais pas grave car pas nous le hamster… que notre mental qui s’active… et on le laissera faire, c’est dimanche…

une douzaine de personnes viennent pour la journée… elles viennent de Montréal et d’ailleurs pour simplement venir s’assoir chez moi… je ne sais pas exactement pourquoi mais toujours plus puissant de faire ça en gang… comme si le groupe, le cercle, constitue un contenant solide, sécurisant, rassurant… bien sûr, on peut faire ça seul, mais en groupe, toujours un peu spécial… et dans l’Aiglise, la salle de méditation à côté de la maison, existe une vibe propice, un espace parfait pour…

si simple ces journées… un peu de shaking, quelques séances de méditation assise, cérémonie du thé, une soupe pour le lunch… tout ça, fait avec attention, avec présence, avec observation…

et en plus on annonce du beau temps… beau temps pour méditer… le temps est toujours beau pour méditer… on ira le faire en marchant alors… un pas à la fois…

alors amis amies, je vous en souhaite une bonne… une respiration à la fois, un pas à la fois… méditez là-dessus…

419698_535725873128828_1829949483_n

moi le monde, le monde moi

556051_10151378339986517_1002561405_ncent-quinzième pop-up /// 27/4/13

traduction maison : sois conscient et fais attention à la façon dont tu t’adresses à toi-même car c’est une conversation avec l’univers…

c’est beau non ? ça sonne connu pour vous aussi ? ça rejoint le on ne rêve que de soi de Betty, ça rejoint aussi ce que les sages affirment quand ils/elles disent qu’il n’existe rien en dehors de ce que l’on perçoit… même le soi serait illusion…

alors mollo et aimant avec soi-même OK ? car c’est avec la vie toute entière qu’on a affaire quand on deal avec soi-même… le monde en soi…

car on ne peut que s’adresser et traiter le monde que comme on s’adresse et se traite soi-même… s’aimer soi-même pour aimer le monde entier… simple en principe mais pas toujours aussi simple à mettre en pratique… mais on se pratique et on apprend right ?  c’est ce que les années nous apprennent… si on veut apprendre la leçon…

car sans nous, pas de monde… car en fait sans nous, le monde n’existe pas, sans nous comme point de perception, comme témoin, le monde existerait bien sûr dans l’absolu, mais déconnecté d’une base perceptuelle… besoin d’une caisse de résonnance pour exister la vie… et c’est en soi qu’elle trouve racine… dans l’incarnation, dans la mise en chair…

et bien souvent, nous sommes la personne avec laquelle il est le plus difficile de dealer… en effet, on est souvent dur avec soi-même, je parle pour moi, mais je sais que je ne suis pas le seul… je vous connais vous vous souvenez ? car moi c,est vous aussi… pas trop différent nous deux…

eh oui, parfois dur dur avec soi nous autres, intransigeant, ne nous pardonnant pas toujours nos détours, nos apprentissages… je dis apprentissages intentionnellement et non erreurs… car comment apprendre autrement qu’en ne réussissant pas parfaitement du premier coup? comment savoir quoi faire quand on ne sait pas quoi ne pas faire…

alors acceptation de soi, tolérance avec soi, douceur pour soi… doux comme de la soie avec soi… beau défi mais si on veut devenir ami(e)-ami(e) avec la vie, avec l’univers, pas d’autre choix que de devenir ami(e)-ami(e) avec soi, devenir son meilleur ami(e) en premier lieu… prendre soin du temple par lequel la vie s’observe…

alors oui à qui l’on est, à ce que l’on fait, à ce que l’on sent et ressent, à ce que l’on pense, à ce que l’on perçoit… oui à tout ce qui monte, oui oui oui, si si si… et si on aime pas ce qu’on voit, on le change, on le transforme, on le modifie… mais faut se mettre le nez dedans car on ne peut changer ce que l’on n’ose pas regarder, confronter, remettre sur le métier…

404702_455209177891293_1288041666_n

souvent pas besoin de changer quoi que ce soit, simplement voir les choses autrement, percevoir autrement… plus amicalement… plus doucement pour soi… pas nécessaire de se battre contre la noirceur, que d’y mettre de la lumière…

donc humilité mais aussi fierté personnelle… solidité mais flexibilité… affirmation mais souplesse… expression mais aussi introspection… porter son regard sur les deux côtés de la médaille, voir les deux côtés en même temps… dire oui à son non…

car le monde c’est moi et moi, c’est le monde… je suis le monde et le monde m’est…

salut le monde…

Love is the capacity to take care, to protect, to nourish. If you are not capable of generating that kind of energy toward yourself- if you are not capable of taking care of yourself, of nourishing yourself, of protecting yourself- it is very difficult to take care of another person.

In the Buddhist teaching, it’s clear that to love oneself is the foundation of the love of other people. Love is a practice. Love is truly a practice.  ~ Thich Nhat Hanh

ma foi, mille fois, merci

532027_373750776066933_192594166_ncent-quatorzième pop-up /// 26/4/13

traduction home sweet home : plus vous êtes appréciatif, plus vous attirez des choses à apprécier…

wow ! mille mercis pour ma maison, rien comme s’en éloigner pour apprécier son home… qu’on est bien à la maison après un voyage… que c’est beau chez-nous, même avec la bouette et les vieux tas de neige bruns et agonisants… le printemps s’en vient… je crois même que mon minou était content de me revoir…

wow ! quel beau voyage… initiatique en quelque sorte… nouveaux débuts, nouveaux collègues, nouveaux ami(e)s…

mille mercis à tous les pilotes d’avion, six en tout… souvent on doute si on a la foi ou non, mais quand on y pense, à chaque qu’on prend l’avion, on la met à l’épreuve cette foi, ma foi… en remettant notre vie entre les mains de quelqu’un qu’on ne connaît ni d’Ève ni d’Adam, ni des lèvres ni des dents… et à tout coup, on atterrit sain et sauf… mille six mercis…

mille mercis à tous les agent(e)s de bord qui ont pris soin de nous en chemin… ces hommes et ces femmes travaillent dans des conditions difficiles, avec des temps d’attente de plus en plus longs, des mesures de sécurité tannantes, surtout aux États-Unis… des conditions de vol de plus en plus difficiles, des passagers et passagères stressé(e)s, inquiets… merci aux agent(e)s gentil(le)s, pour leur gentillesse, comme aux pas fin(s) pas fines, pour me faire voir que je suis encore irritable parfois et que ma compassion a des limites quand on est bête avec moi…

mille mercis à tous les employés de l’hôtel où se tenait le colloque… disponibles, courtois, souriants… certain(e)s d’entre eux nous ont avoué nous avoir préféré aux autres groupes présents en même temps… des chercheurs psychédéliques, c’est pas mal mollo finalement ! mais c’est vrai aussi, une bien belle gang qu’on était…

mille mercis aux organisateurs du colloque, la gang de MAPS, à tous les présentateurs et autres volontaires qui étaient tous et toutes présents sur une base bénévole, personne n’étant payé pendant ce colloque, alors que certains présentateurs récoltent parfois des milliers de dollars par conférence… ils et elles croient en la cause… on ne peut que vivre pour des causes à effet… quel cause, en effet…

mille mercis à mes deux amies qui m’ont reçu à Harbin… par hasard, elles étaient à quelques pas d’où j’étais, en même temps, assez gentilles pour me ramener chez elles et m’inviter au paradis… parfait timing… des fois, la vie est vraiment bien faite… parfaite… parfaitement parfaite… parfois tout coule, tout cool…

mille mercis à l’Université de Sherbrooke et à mon syndicat de chargés de cours pour m’avoir financé ce voyage à la source… de plusieurs réflexions nouvelles… je vais faire de mon mieux pour faire fructifier la somme que vous m’avez allouée en partageant l’info, en investissant ces nouvelles données dans mon cours, en partageant ces connaissances acquises avec mes futurs étudiant(e)s…

mille mercis à vous de m’avoir accompagné dans ce périple… je me suis senti lu et soutenu et je vous ai senti curieux(ses) et à l’affut… je me suis senti intéressant et passionné, je vous ai senti intéressé(e)s, passionnant…

mille mercis à la vie de nous prendre dans ses bras, de faire en sorte que nous ayons suffisamment à boire, à manger, à se vêtir… surtout ne pas oublier d’apprécier car…

528445_455416134534268_1088838753_nles choses que l’on tient pour acquises sont souvent ce pour quoi d’autres personnes prient…

mille mercis à la foi, pour m’avoir guidé à bon port, au port d’Oakland qui est très agréable à marcher au coucher du soleil…

alors mille mercis la vie, juste comme ça… c’est déjà beaucoup je sais…

et en terminant, un développement intéressant…

http://motherboard.vice.com/blog/the-biggest-psychedelic-research-group-is-asking-the-pentagon-for-help

10-4 ?

305816_537340036305335_38723330_ncent-treizième pop-up /// 25/4/13

c’est Bernard Werber, pas Weber… ça part mal si on veut se comprendre…

encore à Oakland le chroniqueur… à faire du travail de bureau au Starbucks… d’habitude je ne les encourage pas mais une fois n’est pas coutume… clairer la paperasse, mettre en ordre la poutine administrative suite à notre rencontre de dimanche passé, à séparer le fromage de la sauce, sans parler des frites alors 😉  on met sur pied une nouvelle structure alors important de partir clair…

mais cette citation de Werber qui est passé via ma chum Maya est trop bonne… juicy… et si juste… ou pas… ou les deux… limpide comme de la grosse bouette brune… sauce à poutine…

et on aurait pu y en ajouter quelques autres genre : tout ce que je ne sais que je dis quand je dis ce que je dis, tout ce que je ne dis pas, tout ce que je camoufle, tout ce que je sous-tend et sous-entend quand je dis ce que je dis et ne dis pas, tout ce qui m’échappe dans mes propres mots, entre mes propres mots, tout ce qui se cache entre les lignes, tous les points sur les i et les barres sur les t qui ne sont pas précisés… du beau stuff de psychanalyste…

car si on croit se comprendre quand on se parle, il me semble que ça soit loin d’être le cas… la plupart du temps en tous cas… on ne se comprend même pas soi-même la plupart du temps, alors comprendre les autres ? mais quand même, on est condamnés à essayer… tenter de faire du sens de nos interactions… car on ne peut rester silencieux si on veut vivre ensemble… ou le pourrait-on ? mais peut-être que plus on se parle et moins on se comprend…

529310_516582408400005_874443791_nque comprenez-vous de celle-là vous de monsieur Albert ? si je demeurais silencieux, je serais coupable de complicité ? coupable de quoi ? coupable d’innocence ? coupable de ne pas essayer de me faire comprendre ? mais est-ce possible d’être compris si on parle à des gens qui n’entendent pas, qui n’écoutent pas ? qui n’entendent pas nos mots mais plutôt ce nos mots font résonner en eux ? on porte chacun nos histoires et on entend ce que les mots des autres en font résonner… sonner de nouveau…

mais peut-être que le secret est le silence qui permettrait une communion plutôt qu’une communication ? car si nos outils technologiques se raffinent de plus en plus, cela n’améliore pas nécessairement le contenu… en effet, nos outils se raffinent et accélèrent la vitesse de communication mais ce que nous échangeons ne s’améliore pas nécessairement… juste à lire les textos des ados on voit ben… et que dire du verland ? c’est clair right ? on se comprend ? oui oui… en tous cas si vous me comprenez, moi je me mélange moi-même alors je vais arrêter ici avant de me comprendre à l’envers de l’endroit d’où j’écris… ouf…

et en rappel car de circonstance

26654_2489628736419_1571985769_n et tant qu’à parler pour parler…  любовь любовь любовь… y en as-tu qui vont la trouver celle-là  ? insight joke…

OK là c’est vrai, envoye à maison le chroniqueur…

homard god

11526_520494538008928_250889766_ncent-douzième pop-up /// 25/4/13

I did it again… je suis plus rouge que cette feuille… overdose solaire… mais pendant que ça passe, abusons un peu des chaudes choses… j’ai passé la plus reposante journée d’anniversaire de toute ma vie hier – no kidding… excusez l’anglais mais california, you know… même lire était trop forçant hier… pure extasy… à jeûn… 8 heures à faire le lézard au soleil à Harbin, sur le bord de 7-8 piscines d’eau à différentes températures… si vous y allez, essayez la chaude chaude… vraiment chaude chaude…

je suis très reconnaissant envers mes deux amies, Padma et Ème, qui m’on reçu comme un roi… merci les filles… je connaissais peu Padma, que j’ai découvert pendant ce Harbin 24 hours intensive à ne rien faire, et j’ai retrouvé Ème après une quinzaine d’années… on vient de passer une heure à jaser on the way to the airport… en une heure, 15 ans se sont effacés… magique la vie… retrouver l’amitié, comme si rien n’avait changé… magique cette amitié…

l’une de mes belles journées d’anniversaire ever… en passant, merci pour vos souhaits… grâce à vous, j’ai l’impression que j’apprends à aimer… car je me sens aimé en effet… du moins apprécié… touché par chaque délicatesse qui vous a fait me faire parvenir un petit coucou quelconque… chacun a touché la cible… droit au chroni/coeur… je me suis fait un point d’honneur de liker chaque souhait – quelques centaines en tout – car chacun était personnellement apprécié… I like, a lot…

ce matin donc, le chemin du retour… on the road again… parfait ainsi… l’escapade en Californie se termine ici pour vous et moi… quelques heures d’attente à l’aéroport de Santa Rosa en attente de la navette qui m’amènera à l’aéroport d’Oakland d’où je quitte ce soir… pour Portland, Détroit et Montréal… America here I am…  alors attente chronique… pour boucler, faire le bilan, intégrer, wrapper up… dire au revoir ensemble à la Californie…

je prend la journée complète à l’aéroport d’Oakland, que j’utiliserai comme bureau de travail, pour contacter quelques étudiants… prof un jour, prof toujours, même on the road… et faire le point de la conférence, compiler les données, établir le réseau de communication de notre nouvelle alliance de praticiens ayahuasquien(ne)s, élaborer les grandes les grandes lignes pendant que c’est encore chaud… car l’avenir se conjugue au présent…

plein plein le chroniqueur chercheur professeur… débordant… d’enthousiasme, de nouvelles amitiés, de connivence dans un travail souvent isolé et marginal, à la marge de la légalité mais non de l’utilité… primordiale appartenance…

10 jours overdosés, psychédélicieux, de toutes les couleurs, intenses, grandissants, élargissants, ouvrant sur plus grand que soi… pour le bien du plus grand nombre… the way of the heart…

all right gang, prochains mots made in Québec…

420650_10200228666732186_787866578_n

sioux California…

 

P.S. petit addenda en direct d’un autobus… une première… fallait que j’essaies ça 😉

appy hatti et am & heggs

601942_4992563685901_796377691_ncent-onzième pop-up /// 24/4/13

ma fille cadette – ou ma plus jeune c’est selon – qui vient de me souhaiter un super bonne fête virtuel me rappelait que c’est la journée sans maquillage aujourd’hui… alors c’est avec un tout petit peu de pudeur, sans maquillage et avec rougeur au visage et au coeur que je vous dis merci suite à la réception de tous ces souhaits d’anniversaire virtuels via FB… et pour les autres qui suivront peut-être plus tard aujourd’hui…

wow, quel overwhelming feeling !

ça fait trois ans que je suis sur FB… et que je reçois ces souhaits le 24/4… quand on inscrit sa date d’anniversaire dans son statut FB, la première fois on est surpris… et flabbergasté… la deuxième, encore surpris, et encore flabbergasté… la troisième ? encore surpris et flabbergasté… et toujours touché…

mais après quelques années, on sait que ça va venir ces voeux, on s’y attend et en toute honnêteté, j’avoue que j’espère un peu que ça vienne… en tous cas, s’ils ne venaient pas, je me demanderais ce qui se passerait… car en quelque sorte, on les veut ces souhaits… ils réchauffent notre coeur… ils nous font vibrer… ils confirment qu’on existe et qu’on compte pour nos ami(e)s et connaissances out there… car être aimé, c’est aussi nourrissant…

ça me fait penser à cette citation d’Arnaud Desjardins qui dit que l’on ne peut vraiment aimer tant que que l’on a besoin d’être aimé… quand même une belle question existentielle… besoin fondamental que celui d’être aimé(e) ?

donc même si pas besoin absolu, aussi très réjouissant de sentir que des quelqu’uns et des quelqu’unes pensent à nous, prennent de temps de poster un petit message à notre attention… surtout les êtres qui comptent pour nous… shower of love… et de l’amour, toujours bon pour le coeur et l’âme…

quand on prend la peine d’indiquer sa date d’anniversaire sur son statut FB, ça veut dire quelque chose… en fait la première  année, on est surpris et par la suite, si on la laisse là, ce n’est pas innocent… on sait ce que ça va entraîner… et j’aime ça… alors merci pour ces marques d’appréciation… I like I like I like…

car même si j’ai de moins en moins besoin d’être aimé par autrui à mesure que j’apprends à me le donner de plus en plus à moi-même, ça fait quand même bien du bien ces vagues de mots doux, ben du bien… ça touche, ça réconforte, ça nourrit, ça fait hummmm et menoum menoum au coeur de soi… doux comme de la soie…de la soie d’humain…

P.S. si vous ne comprenez pas le titre… ça fait référence au fait que nous francophones avons de la difficulté avec les H aspirés… plus jeune, quand je voyageais, j’avais remarqué que nous étions plusieurs à dire am and heggs quand on commandait un déjeuner… comme si on se rendait compte une fraction de seconde après avoir prononcé am qu’on avait oublié le h de ham, et on se reprenait sur le heggs… voilà c’est dit… parce qu’il y a des choses importantes dans la vie et faut que ça soit dit… hao… euh aho !

appy birthday à vous haussi…

et en terminant une ptite cute…

http://www.youtube.com/watch?v=uANs-Cn7uCw

illustration via suchira