Archives pour la catégorie les pops-ups chroniques

premières impressions oaklandiennes

529308_356957031071448_1145602197_ncentième pop-up /// 18/4/13

salut gloupe… tellement flyé la californie… et on ne consomme aucune substance – yet 😉  mais on va en parler, les étudier, les analyser, rapporter leurs multiples usages… bénites drogues…

chronique pré conférence… les gens arrivent graduellement… imaginez ça : plus de 1600 personnes, en provenance de 33 pays, se rassemblent pendant quelques jours pour discuter, partager, expliquer, échanger, apprendre tout ce que nous avons toujours savoir à propos des substances psyhoactives – toujours illégales dans la plupart des cas – dans le cadre de divers contextes d’usages…

la conférence ne commence officiellement que demain matin mais aujourd’hui, un atelier off programme pour le chroniqueur… notamment sur les divers horizons de l’usage des psychédéliques au-delà de la psychothérapie… je sais pas mal flyé que je vous disais… je vous en reparle ce soir…

je suis allé marcher ce matin pour sentir les rues d’Oakland, prendre le pouls du quartier autour de l’hotel, y sentir la vie de cette ville située de l’autre côté de San Francisco de laquelle on en sait peu… pour le moment, très beau centre-ville, calme (à 6  h 30 j’espère), propre, vert, architecturellement intéressant, avec plusieurs personnes pauvres qui circulent…

à part le club de baseball qui a connu du succès dans les années 1970, et les Raiders, le club de football mythique… quelques plus vieux se souviennent peut-être du club de hockey dans les années 1970 ? vous rappelez-vous de son nom ? je sens que je viens d’en perdre quelques-uns ici, surtout quelques-unes… ceci est officiellement un quiz, je ne sais pas ce que je donnerai à la personne qui trouvera – si quelqu’un trouve – mais on verra bien… donc on en sait peu sur Oakland, à part le fait que ça soit de l’autre côté de la baie face à San Francisco… mais j’essaierai de vous livrer mes quelques impression au fil de mon séjour…

donc chronique pré conférence… je suis comme un ptit gars un peu glouton dans un magasin de bonbons… trop de choix, trop de choses que je veux faire en même temps, l’impression de manquer de temps… mais sachez tout de suite que tous les ateliers seront filmés et distribués gratuitement sur le web après la conférence…

pour cette raison je ne vous ferai pas comme tel de compte rendus sur le contenu des ateliers auxquels je prendrai part, mais je partagerai plutôt avec vous mes impressions, idées, commentaires suite aux propos entendus… vous pourrez entendre la vraie affaire plus tard si ça vous dit…

vraiment cette conférence témoigne d’une grande vitalité dans un domaine de recherche de pointe et en même temps à la marge… un domaine de recherche qui survit depuis les années 1960 alors qu’il fut déclaré illégal, notamment après que Thimothy Leary ait distribué du LSD à grande échelle sur le campus de Harvard… mais il a survécu et il est still kicking…

comme il est 3 heures plus tôt ici – par surprenant que la Californie ait toujours été en avance  sur son temps – je vous enverrai mes chroniques probablement en soirée et ça racontera le jour précédent… mais comme on dit, on ne sait jamais…

ah la drogue, la bénite drogue, la psychédélique drogue…

saut de puce à la cité du grand lac salé

salt_lake_cityquatre-vingt-dix-neuvième pop-up /// 17/4/13

escale à Salt Lake City en route vers ma destination finale, Oakland… superbe chaîne de montagnes ici, me séparant du pacifique et du psychédélisme scientifique… tic tic tic…

sans siège réservé à Détroit jusqu’à la dernière minute, je fus le dernier à monter dans l’avion, mais je m’y suis faufilé avec ma guitare… la gentille (quand même) madame de delta m’expliquait qu’il se pourrait bien que je doive passer la nuit à Détroit… sure dear ! un canadien errant… et criant… et à l’heure où je vous parle, pas encore de siège le chroniqueur mais in God ati trust…

ah les USA, décidémment, pour le meilleur et pour le pire… ici les événements de lundi à Boston sont omniprésents, CNN country… tellement patriotiques les neveux et nièces de l’oncle Sam…

avec une connexion wifi, avec une chaîne de montagnes majestueuses comme panorama, un peu de temps libre pour connecter avec vous et lire sur les ateliers auxquels je participerai dès demain matin… wow, cinq jours pour boire de nouvelles connaissances, faire de nouvelles connaissances, en espérant que je ne perde pas connaissance de tant de nouvelles infos… alors premièrement vider ma tasse pour m’abreuver de toutes ces nouveautés que je découvrirai…

demain matin, mon premier atelier avec James Fadiman et Thomas Roberts qui forment depuis des années des thérapeutes qui veulent assister les gens qui cheminent à l’aide du LSD… flyés non ? et il font ça depuis des années ces deux messieurs… un des rares ateliers auquel je participerai qui ne concerne pas l’ayahuasca… je vous en reparle demain…

http://www.maps.org/conference/psychotherapyworkshop/    (desription en anglais)

et voici le lien de la page facebook de la conférence du MAPS, pour être en contact avec ce qui se pasera là-bas si ça vous dit…

https://www.facebook.com/mapsmdma?ref=stream&hc_location=stream

OK début de l’embarquement, je vais me chercher un numéro de siège…

gros becs salés 😉

en route vers la californie

60975_257601554368835_324192555_nquatre-vingt-dix-huitième pop-up /// 17/4/13

salut groupe… le beija flor qui amène vers le sud…

quelques ptites notes de vie du chroniqueur en route vers la côte ouest, ves le sud, vers la science psychédélique…

quelques minutes avant l’embarquement, passé les douanes américains, yé… le pire est fait… moment pré-embarquement, feeling de liberté partout dans le corps, dans la tête, dans l’esprit et jusque dans l’âme…

le printemps pour vous aujourd’hui, l’été pour moi dans quelques heures…

et promesses de découvertes, d’apprentissages, de rencontres marquantes, de potentielles nouvelles associations…

OK on appelle mon vol… c’est vrai cette fois 😉 j’emballe le portable…

je vous reviens, soit de Détroit ou Salt Lake City, mes deux escales avant Oakland et le colloque sur la science psychédélique…

à plus…

je me souviens

546090_452276951517849_1130720103_nquatre-vingt-dix-septième pop-up /// 16/4/13

traduction maison : dans une vie passée, j’étais très sceptique quant à la réincarnation

OK bagages, check… pratique de musique dans une demie heure, ptit break chronique avant la prochaine escale… petite bouteille à la mer…

pas pire hein la citation ? qui dit quoi ? qui est qui ? depuis quand ? qui se souvient de quoi ? un soupçon de non-sens, le mental qui doit se twister sur lui-même pour tenter de la comprendre celle-là…

personnellement j’ai depuis toujours, moi aussi, entretenu un grand doute face aux vies passées… mais depuis quelques années j’ai fait des rencontres surprenantes… dérangeantes dans mes croyances, du moins celles qui restent encore… des rencontres genre déjà vous (prononcé avec accent anglais)… rencontres comme connues… reconnues… comme… coming back d’une vie à l’autre ? si oui, depuis quand ? et jusqu’à quand ?

OK les vies passées, on peut en douter… car assez difficile à prouver et à confirmer comme concept… mais pas parce qu’on se souvient pas, qu’on ne sait pas, que l’on doive éliminer, nier, discréditer, rire de même… pas parce que je ne sais pas que ça existe pas… si autant de monde en parle…

car s’il y a des milliards de planètes dans notre seule galaxie et je sais pas combien de galaxies et autres univers autour, sans compter les trous noirs et autres mystères, pourquoi ça ne serait pas réaliste que l’on vie plusieurs vies ?  telleemtn de mystères devant nous, alors pourquoi pas un de plus ?

pas possible, probable ou plausible que l’on ait à passer par plusieurs cycles de vie vous et moi ?  que l’on doive jouer différents rôles… certains drôles, d’autres pas… certains tough, d’autres soft… panoplie de rôles pour apprendre la grande gamme des leçons de vie… tant à vivre…

vous aussi vous avez sûrement dû faire des rencontres qui vous disaient quelque chose… des rencontres à saveur connue, des retrouvailles, genre… croiser des gens qui vous disent quelque chose… drôle de feeling hein ?

OK lecteurs/trices, la musique m’appelle… on se reparle demain from the road…

psychédélisme scientifique

550048_278393418957708_188583851_nquatre-vingt-seizième pop-up /// 16/4/13

aux lève-tôt chroniques, désolé du retard, mais j’ai passé la matinée avec quelqu’un 😉

et après un week-end à Winnipeg, je suis à me préparer pour partir de nouveau, cette fois pour Oakland en Californie pour une dizaine de jours… que vais-je y faire vous dites ?

rencontrer plus de 1000 chercheurs et praticiens, gens aux cheveux blancs et en habit/ cravate et jeunes aux cheveux longs, tous des gens impliqués de plus près que de plus loin aux diverses substances psychédéliques, autant les naturelles que les synthétiques…

entendre parler de recherches et de traitements actuellement en cours à base de MDMA (Extasy), de LSD, d’ayahuasca, de cannabis à des fins médicales… la plupart prenant place aux USA d’ailleurs…

organiser une rencontre avec les praticiens, chamanes, chercheurs et autres individus travaillant avec l’ayahuasca afin de former une association nord-américaine pour documenter, tenter de baliser et défendre l’usage de cette plante maîtresse…

bref du travail, mais hallucinamment plaisant… une vision qui se déploie depuis les années 1960 et qui n’a jamais cessé malgré la prohibition…

en effet, une multitude de projets de recherches – autant auprès des soldats souffrant de dépression post-traumatiques au retour de la guerre, de gens qui souffrent de la phobie face à la mort, de gens avec divers problèmes de santé – car de nombreuses  recherches à base de substances communément appelées drogues psychédéliques sont en vigueur à l’heure actuelle et nous nous mettrons à jour sur le sujet… nous échangerons, nous tisserons des liens, nous nous remuerons les méninges… en fait nous brainstormerons car tout se fera en anglais évidemment…

donc si ce sujet vous intéresse, je vous invite à suivre mes chroniques dans les prochains jours car je compte faire un compte rendu à tous les jours de ce qui se passera dans le cadre de ce colloque… je serai votre correspondant sur place, vous rapportant live… je tenterai de vulgariser les divers ateliers du mieux que je peux, plus spécifiquement ceux portant sur l’ayahuasca, mon dada personnel… car mon rôle là-bas est aussi de connecter la francophonie à ce fabuleux et surprenant domaine de recherche…

donc si cet enjeu de science psychédélique vous titille la curiosité, restez en contact… car je serai fidèle… au poste… chroniquement fidèle… psychédéliquement fidèle…

allez back à mes bagages… on se reparle demain, jour du départ…

pour en savoir davantage:
http://maps.org/conference/

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traduction maison : la créativité est l’intelligence en train d’avoir du fun – monsieur Albert…

la vérité, toute la vérité, toujours juste, la vérité

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quatre-vingt-quinzième pop-up /// 15/4/13

traduction : blesse moi avec la vérité mais ne me réconforte jamais avec un mensonge

si la vérité blesse, le mensonge tue… tiens, elle sort des doigts du chroniqueur celle-là… je n’y ai même pas pensé, elle s’est tapée d’elle-même… trouvaille non-préméditée… un cas d’auto-tapage spontané… citation autotamponneuse… en tous cas si quelqu’un l’a prononcée avant moi, ce qui est très plausible, elle est sortie toute seule ici sans que j’y réfléchisse… du channeling involontaire… ça doit donc être vrai alors…

toute vérité n’est pas bonne à dire… quelle drôle d’expression… et questionnante… mais dites-moi, y-a-t’il vraiment des vérités bonnes à ne pas dire ? à cacher ? à omettre… doit-on pécher par omission… commettre un crime de lèse vérité… omettre certains détails… et qu’est-ce que la vérité anyway ?

la vérité, toute la vérité, juste la vérité, je le jure ? mon oeil… combien de chrétiens ont juré sur la bible pour mentir effrontémment par la suite… et de crétins sur la tête de leur mère? combien de personnes ont souffert de trous de mémoires ? modifier la réalité ? et est-ce qu’oublier est mentir ? est-ce qu’omettre certains détails est un mensonge ?  

mais ne sommes-nous pas tous et toutes des menteurs/ses ? soit des menteurs actifs, disant des faussetés et sachant nos paroles inexactes – ou ne le sachant même pas… soit des menteurs passifs, préservant certains détails… des pécheurs par omission… félicitations pour votre belle omission…

alors doit-on tout dire ? à tout le monde ? tout le temps ? évidemment que non mais où tracer la ligne ? qu’est-ce que tout dire ? comment distinguer les détails à préserver et tout révéler ? et à quelle fin ? dans quel but ? quels effets nos mots entraîneront-ils ? et est-ce que nos omissions blesseront davantage si jamais elles sont découvertes ?

vérité, mensonges, noirs ou blancs, cachotteries, révélations, omissions, le monde de la franchise, de la vérité et de la transparence est bien complexe, subjectif et multiforme…  subtil et délicat… dangereux et risqué…

car doit-on tout dire ? mais qu’est-ce que tout anyway ? alors que dit-on au juste ? que vous dirais-je sur moi dans ces chroniques ? où tracerais-je la ligne entre ma vie privée et celle-ci, plus publique ? car tenir un blogue fondé sur ses expériences personnelles s’avère risqué… et hautement subjectif… je vous raconte des histoires… sur moi… certaines tout à fait justes, d’autres plus ou moins justes, d’autres non… ou pas 😉  fiction et/ou réalité…

je ne sais pas pour vous, mais moi j’ai déjà menti par omission, et blessé quelqu’un que j’estime… alors je sais ce dont je parle… car parfois mentir peut signifier dire quelque chose de faux, mais mentir peut aussi s’avérer simplement ne pas tout dire, ne pas tout révéler… omettre certains détails… ce que l’on nomme en anglais white lies… pécher par omission… mais encore une fois, où tracer la ligne… digne ligne digne…

dans ma vie, j’ai envie et besoin d’être le plus vrai possible…je veux pouvoir me regarder dans le miroir et soutenir mon propre regard… sincère, moi face à moi… et à vous… si vous me lisez depuis un bout, vous savez que j’ai ouvert mon livre assez grand au cours de la dernière année… pas grand chose que je ne vous ai pas dit… mais pas tout…

parfois quand mes états d’âme concernaient d’autres personnes qui auraient pu être identifiées par certain(e)s d’entre vous, j’ai péché par omission… devant dieu je le jure… pour protéger leur réputation… et la mienne aussi ? ai-je utilisé le prétexte de les protéger pour sauver ma propre face ? possible…

parfois pour protéger la mienne, ma propre face, et ma réputation, je vous épargne certains détails… on se garde une ptite gêne quand même… mais l’envie d’être vrai et le plus transparent possible est un beau défi… à renouveler à chaque instant… mais qui requiert aussi du discernement…

être vrai face à soi-même et aux autres est probablement le plus grand des défis humains… car parfois, même si on veut tout s’avouer, on ne sait même pas ce que l’on cache, ce que l’on se cache à soi-même… et aux autres… on porte du stuff inconscient en nous… qui a tendance à se révéler parfois même à notre insu…

mais je crois sincèrement qu’à long terme, tenter d’être le plus vrai et le plus transparent possible est toujours payant, même si cela peut nous nuire à court terme et nous créer des problèmes à certains moments… du moins, viser à tendre vers la vérité…

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traduction : dire la vérité et faire pleurer quelqu’un est préférable à lui mentir et le faire sourire… – Paulo Coelho

défi chronique Winnipégienne

485269_10151568370072069_47204116_nquatre-vingt-quatorzième pop-up /// 14/4/13

traduction aéroportienne : ne fais rien et assis toi là… et écris…

OK… 20 minutes avant l’embarquement… voyageur dion avec rien à faire, simplement assis à l’aéroport international de Winnipeg… ça sonne drôle hein, internationale et Winnipeg un à côté de l’autre…  pourtant c’est le cas… et ne pas oublier que Winnipeg a un club de la ligue nationale de hockey, les Jets (Jets et aéroport, y a un lien là non ?)… ce qui n’est pas le cas de Québec yet monsieur labaume na na na na 😉

alors 20 minuts à ne pas perdre… avec rien à gagner… et rien à faire d’autre que de rédiger une chronique presto… une chronique association libre sur mes impressions de winnipeg… une chronique pour passer le temps, pour ne pas voir le temps passer, pour faire passer les mots plutôt que le temps…

belle ville que celle-ci… j’ai un bon ami ici, Bahram, un Iranien inspiré que je visite pour la seconde fois pour animer un atelier avec ses clients… il est psychothérapeute et il m’invite pour que j’initie les gens d’ici à quelques techniques de travail émotionnel et de méditation… encore une fois, je suis très touché par l’accueil de l’ami Bahram… j’ai rencontré sa famille hier, son ex-femme et ses deux garçons… touchant…

Bahram a pris de soin de moi comme si j’étais une roi… choyé le titi… et la vingtaine de gens qu’il a réussi à réunir à l’atelier était d’une qualité rare… comme ça avait été le cas la première fois que je suis venu il y a 5 ans… ces gens de coeur et de simplicité avaient soif de partager, d’exprimer, de se découvrir… et on l’a fait… ensemble…

alors lectrices/eurs, 5 minutes avant le début de l’embarquement, faut que je vous laisse… vous me laissez y aller ? SVP… vol direct cette fois, ni de Thunder Bay, ni Toronto… yé…

donc retour d’une fin de semaine à Winnipeg qui, malgré le peu de sexyness de l’affirmation, fut formidable, nourrissant, touchant, humain… merci Bahram…

et en plus j’ai manqué la tempête de neige… j’ai hâte de voir ce qui est en reste…

dernier appel pour le vol Westjet WS 230 en direction de Montréal… passager Dion vous êtes attendu à la porte B23….

OK OK j’y vais… sioux…

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de l’autre côté du détecteur de métal… salle d’attente, mon avion a un peu de retard… ben non c’était pas vrai que l’on m’a appelé personnellement, c’était pour ajouter du dramatique, un sens du punch…

tellement tranquille et calme cet aéroport, I like… presque personne, presque silencieux… à l’image du Canada… propre, plat et un peu plate mais vive la platitude… zen et paisible la platitude… plat ati…tude… cool…

OK les amis, cette fois c’est vrai, la ligne se forme… les passages des allées 4 à 11 sont prêts à embarquer… re sioux…

tension attention

535014_10151615540549739_1259136044_nquatre-vingt-treizième pop-up /// 14/4/13

à winnipeg les nuits sont longues, alors le chroniqueur écrit… sur un air connu…

traduction: la tension est qui on pense devoir être, la relaxation, qui on est… – proverbe chinois (crés chinois va)

cette citation est l’une des quelques-unes dont je vais me rappeler toute ma vie… souvenir utile, souvenir chronique… rappel qui se manifestera sans devoir faire d’effort, seulement en sentant et ressentant mon corps… en effet quand je l’ai lu ceci, mon corps a souri… mon corps a dit oui… mon corps a su et reconnu… enregistré dans le corps – et non seulement dans la tête ces quelques chinoiseries… simple à comprendre mais surtout facile à ressentir…

quand je suis à la bonne place, en fait quand je décide que la place où je suis à chaque moment est la bonne place, la seule où je puis être anyway, ça relaxe…

quand la place où je suis est la la bonne place mais aussi que le moment qui est, donc le bon moment, que dis-je le seul et parfait moment qui puisse être, ça relaxe…

quand je décide que je suis la seule personne que je puisse être, quand j’accepte que quelque chose m’a créé parfait, unique, tel quel… ça relaxe… what I see is what I get  and what I am

quand je décide que ce qui est est, simplement, naturellement, évidemment, ça relaxe…

mais quand j’essaie, quand je veux changer, les choses, la vie, les autres, moi-même, ce qui est, ça tend… ça tend à tendre… ça tend à attendre à remettre à plus tard… quand ça sera comme je le désire et non comme c’est…

quand j’en veux plus, quand je veux que ça soit autrement, quand je veux autre chose, quand j’en veux moins, quand j’en veux encore, quand j’en veux pas ou plus (pus pas plusss), c’est dur, ça force, ça se tend…

et quand j’en peux plus, ça se détend…

quand je lâche, prise, la tension ou la patate, ça se calme et tout redevient parfait, comme ça l’est de temps en temps, de plus en plus souvent… de plus en plus simplement, de plus en plus évident, de plus en plus relaxant… ah this ! welcome home…

la tension, dans le corps et dans la tête, est donc un repère unique pour savoir, connaître et reconnaître la voie juste, la voie à suivre, la voie et le chemin à suivre…

Lorsque tu réalises que le chemin lui-même est le but, que tu es sur le chemin non pas pour atteindre un but mais pour en apprécier toute la beauté et la sagesse, la vie cesse d’être une tâche, devient naturelle et simple, une extase en elle-même.  ~ Nisargadatta via Richard T. Chartier

allez je vous laisse car ce matin, l’aéroport de Montréal m’appelle et ma maison m’attend… le chemin pour tout de suite… ça relaxe…

brûler l’échelle par les deux bouts

62591_604780469549290_1026833917_nquatre-vingt-douzième pop-up /// 13/4/13

traduction : ne brûlez pas vos opportunités…

bonjour lecteurs/trices… le chroniqueur vous a fait faux bond hier, occupé qu’il était à voler de Montréal à Toronto, en passant par Thunder Bay et finalement jusqu’à Winnipeg où j’anime un atelier ce week-end…

c’est vrai que les nuits sont longues ici monsieur Lalonde 😉 longues mais tout de même bonnes… une heure plus tôt dans les Prairies… vous lirez donc cette chronique au moins une heure après que j’aie fini de l’écrire…

intéressant de se promener à St-Boniface et d’entendre du français partout… sympathique… dépaysant… et vous revoici ici, chez-vous ou au café… moi à écrire, vous à me lire… et à regarder les images que je glane ici et là dans les étoiles de l’internet…

dont cette magnifique illustration que j’ai de la difficulté à interpréter avec justesse d’une certaine façon je l’avoue…

car comment savoir avec certitude toujours que le bois que l’on brûle sur le moment pour se réchauffer est en fait des barreaux d’une échelle qui pourrait être plus utile autrement ? pour ça, il faut savoir, percevoir et voir un peu plus loin que le bout de son nez… et bien connaître l’utilité réelle d’une échelle, ce qui n’est pas toujours aussi évident que cela peut sembler… et savoir qu’il y a un mur… et quelque chose de l’autre côté du mur… et que l’échelle peut nous y mener…

car une échelle n’est vraiment utile que si on connait toutes ses fonctionnalités… pour quelqu’un qui a froid, c’est du combustible… pour quelqu’un qui n’en a jamais vu, c’est une drôle d’affaire… elle nous permettra d’aller de grimper et d’aller voir ailleurs seulement si on nous a appris à l’utiliser correctement… et si on nous a donné le goût d’aller voir ailleurs… que si on sait qu’il y a un ailleurs…

par exemple, est-ce qu’on vit totalement pour aujourd’hui, sans voir plus loin, ne pensant pas du tout – ou si peu – à demain ? alors on brûle les barreaux… ou bien épargnons-nous et en garde-t-on un peu en réserve pour plus tard ? au cas où… en met-on de côté pour nos vieux jours ou brûle-t-on tout, tout de suite ?

car on a beau vouloir vivre totalement l’instant présent, brûler la chandelle par les deux bouts, il y aussi en nous un écureuil qui ramasse ses noix plus plus tard, amassant des réserves au cas où… une fourmi qui travaille tout l’été pour ne pas se retrouver dépourvue comme la cigale quand la bise viendra… vivre totalement le moment présent ? OK… mais what about demain ? désolé, du franco-manitobain…

alors comment savoir si un bonheur immédiat ne nous empêche pas de préparer un avenir meilleur, plus juste ? un tien vaut-il mieux que deux tu l’auras ? avenir qui de toute façon n’existe pas car toujours présent cet avenir en devenir… ouf… compliquée la vie à Winnipeg mes ami(e)s…

c’est donc dans cet état de questionnement que je vous offre cette image… et mes interrogations… en vous souhaitant qu’elle vous inspire, qu’elle vous fasse vous questionner, chercher, qu’elle alimente votre quête… comme elle l’a fait pour moi… et qu’elle continue de le faire… et que probablement elle continuera…

alors chantons et dansons… maintenant… et plus tard… et jusqu’au jour de notre passage… de l’autre côté du mur…

et que dire de celle-ci ?

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écrire dans le vide

20823_595775013768783_1221258819_nquatre-vingt-onzième pop-up /// 11/4/13

alors ne pas être lu, ça serait une raison pour ne pas écrire ?

évidemment que non ! on écrit principalement pour s’exprimer, pour dire ce que l’on a à dire… et on verra plus tard si nos mots auront porté… et si personne ne se pointe les deux yeux ni l’une ou l’autre oreille, too bad… on aura eu du fun à s’exprimer… vraiment que des bouteilles à la mer ces mots dits… avant de revenir au silence…

même si on n’écrit pas absolument pour être lu, quand même plaisant de savoir que vos yeux se portent sur mes mots comme ça, en ce moment même… bing !  yé à sentir que votre coeur est touché par le mien… ressentir que mes mots flattent votre âme… et que votre âme se laisse faire… constater grâce aux statistiques de mon blogue que quotidiennement, des gens de partout dans le monde lisent mes mots (ou regardent seulement mes images)… surprenant !  que la cerise sur ce sundae de mots du dimanche… à tous les jours…

mais que vous me lisiez ou non, je vais continuer à écrire tant que les mots me couleront entre les doigts… tant que ma tête va produire du sens… et du non-sens… et du non sensationnel… que du simple… que du humble… que de l’humain… et tant que les idées dansent dansent dansent dans mon esprit, vos yeux pourront s’y joindre… ou pas…

car on écrit principalement pour soi… comme on lit strictement aussi pour soi-même… quoi que parfois si quelqu’un nous demande de lire ce qu’il/elle a écrit, on le fera par générosité… et par curiosité… pour être parfois surpris(e) et bouleversé(e) sans que l’on s’en ait attendu(e)… ou pas…

on écrit pour se connaître, se reconnaître, se découvrir, se livrer, se délester d’ombres connues ou inconnues… pour s’alléger, se désincarner, sortir de soi… extase… on écrit pour se relier, avec les autres ou avec le monde, même se connecter avec le vide… on écrit comme on parle… pour soi… pour rien… on se dit, comme ça…

alors parler pour parler, écrire pour écrire… dire, décrire, lire, relire, s’écrier et entendre… ou pas…

et si nous ne sommes pas entendus, faut-il crier ? crier et s’écrier encore plus fort ? ou  au contraire chuchoter encore plus bas… pour que ceux et celles qui cherchent vraiment puissent nous trouver, nous entendre, nous percevoir, avec les yeux ou les oreilles… pour que seuls ceux et celles qui sont prêts et disponibles à nos mots nous trouvent… et nous retrouvent de fois en fois…

et si je publie du silence, vous, saurez-vous l’entendre ? si je n’écris que des mots à l’encre blanche, des mots transparents, invisibles, les verrez-vous ? les lirez-vous ? si je crie en silence, entendrez-vous ? si je joues ma chanson si doucement qu’elle est à peine audible et perceptible, chanterez-vous ? pourtant, à chaque moment, la vie nous offre ses mots, sa danse, sa prose, sa poésie, son chant, sa chanson… voyons-nous ? entendons-nous ? sentons-nous ? chantons-nous ? dansons-nous ?

et ce que je dis, écris et cries, vous le dites, écrivez et criez aussi… ma ptite voix c’est votre petite voix à vous… une seule petite voix commune en cette grande salle de concert… vous et moi, même ptite voix… vous et moi, même grande voie…

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