nouvelles d’un écrivain en herbe… à puces

522418_769349389761509_145520384_n2.0 virgule 30 /// 18/2/14

traduction : cher éditeur, j’ai bien lu votre lettre de refus mais malheureusement ça ne sonne pas juste pour moi en ce moment… – le chroniqueur

bizarre la vie… l’an dernier, je suis allé voir un éditeur, qui n’a pas retenu mes services évidemment… donc dans les faits, aucune lettre de refus, qu’un merci de votre visite poli…

en fait, j’ai vu un seul éditeur – bien sympatique de surcroît – mais j’ai bien senti que ce n’était pas la voie à suivre… lucide quand même le chroniqueur… qui voudrait publier le recueil de chroniques d’un pur inconnu ?  un inconnu pur, mais inconnu quand même…

et il n’a pas envie de se faire refuser à répétition le chroniqueur… alors je ferai la job moi-même… car j’aime beaucoup mes chroniques… pour les avoir relues à maintes et maintes reprises depuis des mois, je sens qu’elles peuvent parler aux gens… proactivité chronique… à suivre…

en ce sens, récemment, j’ai contacté une compagnie qui conseille les auto-éditeurs, un peu nounounement, un peu frivolement, un peu intuitivement… sans trop savoir, comme on va à la pêche… mais depuis, un des agents de la compagnie tente de me contacter sans arrêt… un éditeur qui me court après et moi qui le  fuis… le monde à l’envers…

je ne sais pas pourquoi mais je ne fais pas confiance à une maison d’édition qui court après des auteurs en herbe… il m’a téléphoné 4 ou 5 fois et à chaque fois, je réponds que ati dion est absent, sur la route pour quelques jours… (je vous donne mon truc la prochaine fois qu’un agent de télémarketing quelconque vous rejoint au téléphone : dites que la personne en question – donc vous – n’est pas là, que vous lui ferez le message…)… mais hier j’ai écrit à la compagnie pour leur dire définitivement que je ne suis plus intéressé… quand même, un peu de clarté le chroniqueur…

alors ces jours-ci, je lis beaucoup, beaucoup beaucoup de mots… mes propres mots… je suis en train d’éditer mon recueil de chroniques… je travaille sur le version PDF de l’ensemble de mes chroniques, intitulé Full Chroniques (1200 pages avec images, ouf !), de même que  sur la version PDF du recueil, intitulé lui Malade Chroniques (108 chroniques triées sur le feu follet)

ensuite, je finaliserai la mise en page de la version papier que je compte déposer chez l’imprimeur à la fin mars… considérant les coûts assez élevés vu le petit nombre, je crois que j’en ferai imprimer 250 copies… pour commencer j’espère…

et parallèlement, en mars, je compte mettre en ligne ma campagne de sociofinancement (Fundo, Indiegogo ou Yoyomolo ? à suivre…)… n’ayez pas peur, vous allez en entendre parler si vous fréquentez ce blogue le moindrement…

donc l’idée est que quelque part à la fin du printemps ou au début de l’été, je sois prêt pour le sport Olympique du lancer du livre… avec quelques soirées spectacle-lancement, à Val-David et Montréal, mêlant musique et lectures de chroniques… à suivre…

alors tranquillement, je me mets en mode outgoing… après quelques années à me terrer chez-moi, ici dans les terres et les montagnes de Val-David, à me gratter le fond de miroir existentiel, le mouvement me ramène lentement mais sûrement dewow… le mouvement de la vie… dedans, dewow, dedans, dewow… que de wow, que de wow… wow wow wow !

vous savez ce que j’ai fait hier ? j’ai contacté l’équipe de recherchistes de l’émission C’est pas trop tôt animée par Marie-France Bazzo le matin ici et maintenant ;-), émission que j’écoute les matins de semaine, émission qui invite ses auditeurs à participer à l’émission… alors oui, je vais parler à la radio mercredi prochain le 26/2… à 5h50 genre… alors si vous n’êtes pas lève-tôt comme certains d’entre nous, je passerai dans votre beurre car trop de bonne heure… mais tellement de bonheur à cette petite heure du matin…

quelle idée de passer à la radio… bizarre suis-je ! mais j’aime faire des choses qui me surprennent moi-même… et faut provoquer les choses dans la vie disait quelqu’un dont je ne me souviens pas le nom… l’idée est de commencer à me faire connaître un peu, à me faire voir et entendre… si je veux aider la circulation de mon recueil à venir… mode outgoing…

pourquoi écrivain en herbe à puces dans le titre vous dites ?  c’est que je suis un novice dans toutes ces aventures, un vert, et aussi parce que tous ces projets me piquent et m’excitent, ils me font me gratter de bouillonnement interne, de fébrilité et d’enthousiasme… bloup bloup bloup…

sioux soune soune…

envolée vers l’infini

Capture d’écran 2014-02-17 à 06.48.222.0 virgule 29 /// 17/2/14

chronique doudou, chronique tout est relatif, chronique ouverture d’esprit, chronique peu de mots… en fait, non-chronique évasion…

si la vie est dure ces jours-ci, si l’actualité vous pèse, si votre moral traîne à terre, si vous trouvez que l’hiver n’en finit plus de finir… si tout prend des proportions démesurées et devient dramatique, allez-y, lâchez-vous lousse, profitez-en et cliquez sur le lien ci-bas… vraiment, nous ne sommes pas grand chose… et en même temps, nous sommes une infime partie de tout ça aussi… petites bibittes dans l’infini… bon voyage…

http://themetapicture.com/proof-that-we-are-really-insignificant/

et un autre lien, vers l’infini grand, mais aussi l’infini petit…

http://www.policymic.com/articles/81873/experience-just-how-big-the-universe-is-in-one-mind-blowing-interactive?utm_source=upworthy

Anticosti suite et fin… pour le moment

1559297_10201005037151471_1715222214_o2.0 virgule 28 /// 15/2/14

traduction : mettons nos intentions en commun et voyons comment nous pouvons construire le meilleur avenir pour nos enfants…

salut lecteurs/trices…

le chroniqueur a fait une petite montée de pétrole hier, montée qui a été relativement peu lue (de banane), donc je la ramène du fond du baril au cas où vous l’auriez manquée…

https://atidion.com/2014/02/14/maux-a-mots-danticosti/

cette histoire de forage à Anticosti me surprend…  sur la nature… humaine… moi qui imaginais que la grande majorité des Québécois étaient contre ce projet… bang ! regardez ça, ça vient du site de La Presse… pas scientifique mais quand même… pas surpris vous aussi ?

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on impose souvent notre regard sur le monde non ? moi qui pensais que le monde pensait comme moi… et la plupart d’entre vous… clair que pas tout le monde pense ainsi… parait aussi que les gens de la place sont assez favorables… même si je peux les comprendre d’une certaine façon, des jobs et du développement car l’hiver doit être long sur l’île, je ne les comprends d’une autre… façon de parler…

autre démonstration, autre vision du projet :
http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201402/14/01-4739084-excellente-nouvelle.php

pas d’accord mais on respecte right ? car au fond, on veut tous et toutes la même chose, le bien commun, le bonheur de nos enfants, mais nos visions et nos moyens diffèrent… respect et conviction…

de toute façon, le débat ne fait que commencer… on va avoir le temps de s’en écoeurer… le coeur va nous lever… et redescendre… et continuer… comme le prix du baril de pétrole…

hier, on apprenait que l’une des compagnies impliquées avec le gouvernement avait un passé plus que douteux et qu’un de ses dirigeants avait déjà été reconnu coupable de fraude et d’un quelconque crime de col blanc… désolé je ne retrouve plus la source, et je n’ai pas envie de chercher, c’est samedi et je veux aller jouer dehors… mais ça ne sent pas bon cette affaire… et ça ne sent pas seulement le pétrole, l’argent ou les élections…

espérons au moins que ce projet nous permettra de découvrir une île qui semble constituer un trésor naturel et écologique, une faune et une flore abondante, et qu’il nous permettra de découvrir d’autres sources d’énergie que les sources fossiles… car tout ce qui est lié à schyste ne sent pas très bon, semble risqué et se fait trop discret…

alors lecteurs/trices, on met le couvercle sur le baril de pétrole, on pense positif et on reste tranquille sur ce dossier pour un bout… mais on oublie pas… Anticosti, on te garde en mémoire… et en actualité…

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maux à mots d’Anticosti

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Message à Madame Pauline Marois et son équipe du gouvernement du Québec…

chère Madame, ici l’île d’Anticosti… mes amis m’appellent la belle… ou la grande… quelques-uns me disent encore sauvage…

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eh oui, je parle, que voulez-vous, faut seulement savoir écouter, en fait, toute la nature parle… mais puisque vous n’écoutez pas, je dois donc prendre le clavier et vous écrire… la vérité sort de la bouche de mes affluents…

le vent du large me souffle que vous et votre gouvernement, sans oublier quelques compagnies privées qui ont comme intérêt de faire de l’argent, avez l’intention de venir me forer… que vous allez investir quelques millions pour venir me faire une mammographie, me tâter la prostate, pour vérifier si ça vaudra la peine de m’exploiter…

non mais ça va pas ?  vous voulez me driller le ventre… pour votre information, je tiens à vous dire que ça ne me dit pas trop trop de me faire faire la terre, de me faire trouer la peau… de me faire zigouiller… j’en tremble déjà… mais comme je suis pas mal gelée pour l’hiver, je garde ça per en dedans…

je sais que vos prédécesseurs ont su générer depuis les années 1960 beaucoup d’énergie avec l’eau, le Québec étant reconnu comme un leader en hydro-électricité… bien que cette forme d’énergie implique des effets secondaires, je suis d’accord que cette forme d’énergie soit moins pire que d’autres… dont celle que vous envisagez pour mon sort…

mais je ne sais pas si vous savez que certains de mes cousins, dont le soleil, et le vent, et même la simple résonance de la terre, le magnétisme, sont aussi capables et disposés à mettre la main à la pâte pour énergiser votre province, que vous voulez pays éventuellement…  éventuellement…

vous prétendez que la richesse que je garde en terre appartient aux Québécois, mais moi aussi, île digne et calme siégeant au coeur de notre grand fleuve, j’appartiens aux Québécois… je suis leur patrimoine, présente depuis bien longtemps…

et je sens et pressens par le même grand vent du large que plusieurs de vos concitoyen(ne)s veulent me garder, me conserver vierge et belle comme je le suis encore… car on me dit superbe, même si je suis encore peu et mal connue…

Capture d’écran 2014-02-14 à 08.00.59mais j’y pense, cou’donc ! êtes-vous jalouse vous là là ? êtes-vous comme la tante de Cendrillon qui veut être la plus belle devant le miroir ? voulez-vous absolument être la seule et première dame ? ou voulez simplement être réélue ? car il y a d’autres façons de faire vous savez…

par exemple en Californie ils ont construit le plus grand parc d’énergie solaire au monde, checkez ça :

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impressionnant non ? y a aussi les Allemands aussi qui sont assez brillants sous le soleil…

1069854_760300787314235_1050128376_nbeaucoup plus beau que les sables bitumineux non ?  c’est drôle d’ailleurs, il semble que vous seriez en train de devenir de plus en plus semblable à votre adversaire Monsieur HarPeur (excusez mon accent, nous des régions)…

si vous voulez absolument m’exploiter, pourquoi ne pas utiliser le soleil, ici ou ailleurs d’ailleurs dans votre belle province qui veut peut-être devenir un pays… y a aussi beaucoup de vent ici vous savez au pire si vous insistez absolument pour m’envoyer des visiteurs… je préférerais des touristes en vacances…

?????????????et je ne vous parle pas d’énergie libre car pas je ne suis pas certaine que vous savez ce que c’est… ça pourrait être plus rentable peut-être… je dis ça comme ça… car plusieurs économistes mettent en doute la pertinence autant des investissements que par les méthodes que vous comptez mettre de l’avant…

mais vous savez, je suis plutôt simple d’esprit, même si je suis entourée d’eau bleue… ou verte d’esprit… l’économie c’est pas mon fort… mais vous pouvez compter sur moi, c’est ma nature d’être belle et généreuse…

pas forte en calcul mas en écologie cependant, je suis pas battable… alors si vous voulez des conseils, je suis prêt à vous en donner quelques-uns… mais faudra m’écouter un peu plus… vous semblez dure d’oreille…

écoutez, la réponse est soufflée dans le vent… pas dans les sondages…

http://affaires.lapresse.ca/economie/energie-et-ressources/201402/14/01-4738778-anticosti-un-investissement-a-tres-haut-risque.php

996899_657509964266791_1356904379_net je vous traduis cette image que j’ai déjà envoyée à Misteur HarPeur, car il semble que votre anglais n’est pas encore au point : c’est terrifiant que l’on doive se battre contre son propre gouvernement pour protéger l’environnement…

vertement vôtre,

Anticosti…

amor amor amor

chronique hors-série /// 14/2/14

pour l’occasion, je vous offre la série de chroniques sur l’amour publiées l’an dernier sur ce blogue…

full love et amor à mort…

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des mots d’amour

série de chroniques sur l’amour 
publiées initialement du 7/2 au 13/2 2013

quatrième pop-up /// 7/2/13

i23petit motton d’amour


OK pop-up surprise pour moi-même, donc pour vous aussi j’imagine… let’s live dangereusement… tentons une expérience : pour la prochaine semaine, soit jusqu’à la St-Valentin, je prends l’engagement envers moi-même et tous les coeurs (et les yeux qui vont avec) qui se poseront sur cet écran de poster au moins un pop-up chronique quotidien sur le thème de l’amour…

… question de fouiller ce grand mystère au sujet duquel j’en connais personnellement si peu, et même de moins en moins… amour confit, amour confus… si ça vous tente, je vous invite à répondre à ces mots d’exploration autour et dans l’amour… en postant un commentaire sur ce blogue (et non pas sur mon mur facebook, merci)… pour que vous aussi puissiez jaser sur l’amour, et découvrir ce que votre votre coeur a à dire à ce sujet s’il veut vous le dire….
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donc first thing first, c’est quoi l’amour ? on commence avec une perle d’Arnaud Desjardins (acheminé à moi via Jo la délinquante, merci)

On ne peut aimer que quand on n’a plus besoin d’être aimé(e)…

c’est beau non ? le plus clair que j’ai rencontré jusqu’à maintenant… le plus short and sweet… le plus lucide… le plus straight… ça a résonné… en fait c’est cette citation qui m’a starté sur cette piste autour de l’amour… elle m’a accroché la tête… et le coeur… pour moi qui ne connait rien à l’amour, eh bien si j’en connaissais quelque chose, c’est ce que je voudrais en connaître… donc aimer c’est quand on n’a plus besoin d’être aimé(e)…

des mots qui pointent vers un amour libre, un amour détaché, un amour sans besoin, sans fil, sans attache… les mains grandes ouvertes… du dedans vers le dehors… mais encore…

car ça on le sait déjà vous et moi avec notre tête… c’est simple sur papier mais plus délicatlive dans la vie… en compagnie d’un(e) ou d’autres… l’amour ? can’t live with it, can’t live without it… car l’amour nous attire et l’amour nous fait peur, l’amour nous tasse de nos souliers et nous donne des ailes… quand il frappe l’amour, le KO est enivrant, le feeling est hallucinant… on dit d’ailleurs que c’est l’une des choses ce qui se rapproche le plus de…

en étant seul depuis quelque temps et en apprenant à moi-même me donner cet amour, je découvre la complexité du processus… alors profitons du fait que l’on souligne la fête de l’amour (si commercialement mais on va sûrement en reparler de ça cette semaine) pour y creuser sillon… y trouver la veine vers son coeur… popoum popoum… joindre le coeur de tête et celui de poitrine… coeur  physique, coeur symbolique…

jusqu’à récemment, je pensais que j’m’aimais, mais c’est pas le cas du tout… j’ai découvert récemment que je suis pas mal beigne en amour… oui oui, beigne en amour… beigne comme un cercle qui aime vers l’extérieur mais dans lequel on trouve un gros trou dans le milieu ! une rondelle de protection autour du noyau… qui n’est sûrement pas vide, mais que je sens vide souvent… ou en recherche de l’autre… pas facile s’aimer, vous le savez autant que moi hein ?

on sait pour l’avoir lu que l’amour n’est pas une relation… c’est un état d’être vers lequel on tend… dans lequel on baigne… et nage quand ça va bien, ou boit la tasse par vagues de grosse houle… facile d’aimer le monde entier, moins évident de le faire une personne à la fois…
donc une semaine et des pop-ups pour parler de l’amour, tourner autour, aller visiter ses contours, scruter ses pourtours… tout le tour de l’amour, de l’amour tout le tour…

à demain mi amores… xxx

… l’amour n’est pas une relation, c’est plutôt le processus qui consiste à doter votre être tout entier d’une qualité particulière… une qualité d’amitié, de compassion pour tout ce qui est, une qualité de confiance envers tout ce qui est… un être d’amour est un être de confiance, un être d’amour est un être de vérité…  – Osho (traduction maison)

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cinquième pop-up /// 8/2/13

faire la moue

A World of Loveliness ૐ


quelle idée de fou de s’engager à parler sur l’amour pendant une semaine… dès ce matin, logée dans mes 10 petits doigts d’amour, se retrouve la pression de devoir dire quelque chose d’intelligent… moi qui en sait si peu sur l’amour… mais comme on aime les défis, love we go…

alors commencer par le commencement… plutôt que tenter de décrire l’amour, se perdre dans de beaux discours philosophiques ou vous sortir les plus belles citations sur l’amour, pourquoi ne pas chercher ce que l’on aime dans la vie ?

personnellement, moi je peux dire que j’aime mes filles, mes ami(e)s, j’aime Osho, j’aime gratter la guitare, j’aime écrire, ça oui, j’aime écrire… même sur l’amour… j’aime la nature, le calme, la paix… j’aime la créativité, la liberté… j’aime les mots et leurs jeux… et la liste pourrait continuer…

mais encore une fois, je remarque que c’est souvent automatiquement en dehors de moi que je cherche l’amour, à l’extérieur de moi que je cherche une source d’amour… est-ce que ce réflexe de chercher l’amour en dehors de soi viendrait du fait que c’est de notre mère que nous recevons notre première dose d’amour ? car c’est généralement ailleurs qu’en soi qu’on cherche l’amour…

en psychologie du développement, selon certaines écoles de pensée, on dit que l’on naît vide, tabula rasa, puis que dans nos premières années de vie (0-6 ans), on reçoit de l’amour de nos parents, de moman surtout, et qu’une fois plein(e) d’amour, il devient possible de redonner cet amour que l’on a reçu, de le partager avec d’autres…

mais si on a rien ou peu reçu dans nos premières années de vie, quand même possible de donner ce que l’on a pas ? possible d’apprendre à se donner à soi-même ce que l’on a jamais reçu d’autrui ? la job d’une vie mes ami(e)s… mais il semble que ça soit possible… en tous cas on essaie du mieux qu’on peut vous et moi… semer, aimer, s’aimer…

mais autre questionnement, qu’est-ce que j’aime veut dire ?

que je me sens bien ? que je suis confortable ? que je me sens en sécurité ? que je ne suis pas trop contrarié(e) ? que je me sens vivant(e) ? voyez, le verbe même, aimer, porte à confusion et on peut aimer quelqu’un(e) comme quelque chose sans nécessairement savoir ce que ça veut dire… qu’est-ce que je et qu’est-ce que aime ? d’ailleurs, en anglais on love ou on like, en français, on aime, tout court, tout simplement… pas plus simple pourtant d’aimer en français, car le même verbe porte plus large… I love to love…

et d’autre part, pourquoi faut-il toujours que l’amour soit fait ? pourquoi toujours devoir faire quelque chose pour prouver notre amour ? pourquoi l’amour ne peut-il pas seulement être ? let love be… un amour ressenti sans objet autre que le sujet aimant lui ou elle-même ? l’amour pour l’amour… aimer librement ? sans action ? sans relation bidirectionnelle ? l’amour comme cercle vicieux et vertueux ? pourquoi ne peut-on pas simplement être amour plutôt que toujours devoir le faire et le démontrer ? je vous l’avais dit, pas simple l’amour… casse-tête l’amour, amour casse gueule… amour brise fer… et brise coeur parfois…

et faire l’amour… quelle drôle d’expression… pourquoi la sexualité a-t-elle toujours été associée à l’amour ? est-ce que les rapports sexuels sont automatiquement un prolongement de l’amour ? une extension de ce sentiment d’amour ? au début d’une relation, les deux vont de pairs, mais par la suite, on réalise que ce n’est plus toujours le cas…

à suivre l’amour… ou à poursuivre…

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l’amour constitue la thérapie fondamentale… il n’existe aucune autre thérapie au monde que l’amour… l’amour guérit toujours parce que l’amour vous rend complet… l’amour vous fait sentir accueilli(e) par le monde, l’amour vous fait vous sentir partie de l’existence, il détruit l’aliénation… vous n’êtes alors plus un étranger car le monde a besoin de vous… l’amour fait que vous vous sentez requis et être nécessaire est le plus grand des besoins…     – Osho

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sixième pop-up /// 8/2/13


l’amour en pleine face

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traduction maison ? les autres c’est toi-même, alors tu peux aimer quelqu’un(e) d’autre seulement si tu t’aimes tout d’abord toi-même… – Stefano D’Anna

tant qu’à dire tout, rien et n’importe quoi, sans compter ce que j’oublie et ce qui n’existe pas encore au sujet de l’amour, allons-y gaiement… l’amour est free… les images parlent d’elles-même et les miroirs aussi…

on sait quoi faire – s’aimer soi-même first – reste à apprendre comment… on fait ça cette semaine ensemble… chacun(e) de notre bord de l’écran… moi devant vous derrière / vous devant moi derrière… mais côte à côte, face à face… via les ondes…

car plusieurs d’entre vous envoyez des commentaires autour de l’amour sur le blogue… on crée de la discussion autour de l’amour ensemble…

ci-bas un mot d’Osho, non traduit cette fois…

Osho, Why do I always have to cry when I am touched by love ?

by Mahesh Thakkar Yog Siddharth on Friday, February 8, 2013 at 1:43pm

Osho:

You are fortunate. If love cannot bring tears to your eyes, then that love is dead. It is a great misfortune that tears have become associated with sadness, with sorrow; that is only one dimension of their being. But their more significant manifestation is in love, in gratitude, in prayer, in silence, in peace. When you are feeling so full, tears are just the overflow of your contentment, of your joy.

Tears have to be given a new meaning, a new poetry and a totally new dimension – which they have lost because humanity has lived in misery and tears have become part of that misery. Secondly, because humanity has been dominated by man he has made it a point of his ego and pride that he will not cry. It is feminine to cry, it is womanish to have tears. It is not true. It is an ugly, male chauvinist idea – not only ugly, but unnatural and untrue, because man’s eyes have as many tear glands as women’s eyes have. Nature has not made any difference in tear glands.

It is obvious that the intention of nature is not to discriminate between man and woman, but man for centuries has been very egoistic and he feels that tears are a kind of weakness. He has stopped his tears, but he is not aware what the consequence of it has been. He has also stopped his love – and he has created situations for himself which are dangerous.

More men go mad than women, for the simple reason that man goes on controlling. A moment comes that the repression becomes too much and there is a breakdown. The woman does not control; when she feels like crying, she cries. She is more natural than man. That has given her a few more experiences that man has missed. The woman is healthier; she lives longer, five years more than man. She is more calm and quiet.

Less women go crazy, less women commit suicide, although they talk about it. Sometimes they even try it, but very half-heartedly. But man goes on accumulating, and a point comes where he is no more in control. Either he commits suicide or he commits murder or he goes mad. Just here is sitting one of my attorneys in America, Swami Prem Niren. He came into deeper and deeper contact with me when I was for those twelve days in American jails.

He followed me from jail to jail, and he was the only person who was seeing me all those days, almost every day. His eyes were always full of tears, and I could see how much he loves me and how helpless he felts. He was doing everything that it was possible to do. All the other attorneys were paid; naturally they were simply doing their job. He was the only attorney who was not a servant, who was a lover; who was not being paid.

He was one of my sannyasins; my life was at risk, and it was natural for him to fight with totality and intensity. The last day, when I was released from the jail, we were sitting in the hotel. We had our own hotel, our own disco, our own restaurant in Portland, in Oregon, America. In our own hotel, he was sitting by my side with another of my sannyasins, Isabel, and he was crying like a child.

And just the other day he was sitting on this side of me and then I again saw tears. Two years before I had left him in America with tears, and yesterday I found him again with tears. But perhaps he is not even aware about his tears. When he came here just few days ago, he talked to one of my secretaries, Anando: ”Why does Osho go on saying this, that ‘my attorneys had tears in their eyes’?”

When I heard this, I could not believe it – and just yesterday he was sitting here with tears…. Perhaps thousands of years of conditioning have blocked his awareness of his own tears, of his own love, of his own feminineness. A better world, a better humanity, and more people will enjoy tears. They are such a blessing.

You are asking, ”Why do I always have to cry when I am touched by love?”

What do you want? What more do you want? Certainly you are thinking that those tears are something wrong. Crying when touched by love is something wrong? – you are carrying a wrong conditioning. It is absolutely right. When touched by love, what can you do? Words won’t help; only tears can convey what is happening deep down in your heart.

Tears are the most valuable treasure that you have. But man has been distorted everywhere, man’s nature has been pruned according to the ideas of the vested interests. Nations need armies and they do not want man to be at all touched by love. Their tears have to be dried up and their love has to be blocked; otherwise they will not be able to kill and murder and massacre people – people who are just like you, and people who have not done anything wrong to you, and people whose wives, whose children, whose old parents may be waiting for them just as your parents, your wife, your children are waiting for you.

But to create the soldier, man has to be destroyed completely. He has to be made into a robot – and robots don’t cry, robots are not touched by love. Because armies were needed, man was distorted. Because women were not needed in the armies, they were left by the side. It was good for women because they have remained more natural.

Never be ashamed of your tears. Be proud that you are still natural. Be proud that you can express the inexpressible through your tears. Those tears are your songs, unuttered. Those tears are your heart which cannot use words. Never feel ashamed of your tears. Eyes which have lost their tears have lost their most beautiful, their most glorious treasure.

I would like my people particularly to be absolutely natural, to be utterly innocent, uninhibited. And when tears are flowing, rejoice: you are still alive… because don’t you know dead people cannot cry, dead people cannot have tears? And the people who think they are alive and cannot cry and cannot have tears, are living in a fallacy. They have died long before. The day their tears died, they also died, because their love died. Except love you don’t have any soul.

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septième pop-up /// 9/2/13

love toi et marche

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s’aimer soi-même? of course… mais doit-on lover son self ou le dropper ? ou l’aimer et le dropper? un après l’autre, ou les deux en même temps ? ou ni un ni l’autre ? que de questions de coeur…

pas toujours facile l’amour de soi… on le sait hein ? pour moi en tous cas, en même temps que je veux m’aimer, il reste encore des bouts de vieux réflexes de négation du soi ancrés creux creux, un déni de sa propre existence humaine et parfaitement imparfaite incarnée dans la chair, hérités du catholicisme… pas nécessairement seulement mon histoire personnelle, davantage un héritage collectif… en moi, crûment, consternant, et qui se reconnait quand il se manifeste le plus souvent en dépit de moi…

s’aimer soi et assumer ? ou liquider cet égo limitatif ? s’illuminer et se dissoudre en lumière ou s’éliminer ? apprécier son humanité et viser la divinité ? ambitions ambivalentes… mais même besoin de dépassement de soi… égo, estime de soi, amour propre… flous flous les concepts…

s’aimer soi-même ? pourtant si simple à dire, si évident à comprendre, si logique et sensé…

pourtant… pourtant… à chaque jour, apprendre cette leçon, surtout dans les bouts les plus sombres… dans les coins les moins ronds… et si justement ces bouts les plus sombres nous étaient offerts exactement pour ça, apprendre à s’aimer ? car s’aimer quand la vie coule, facile… mais aimer quand tout croule, plus difficile…

semer des graines de bonheur en soi… les arroser, les cultiver, en prendre soin comme on prend soin de nos enfants, comme on prend soin de ceux et celles qu’on aime… commencer par soi-même car on ne peut donner ce que l’on a pas… déborder d’amour et irradier cet amour autour…

apprendre à aimer surtout les parties de nous que l’on aime moins justement… commencer là… avec un éternel coeur d’étudiant(e), apprenant d’amour, apprenant l’amour, les mains ouvertes, prêtes à se bercer soi-même en premier lieu… prêtes à se prendre soi-même en mains propres… autonomie émotive… interdépendance affective…

s’aimer soi-même avant que le regard d’autrui ne soit porté sur soi… s’aimer soi-même avec ses propres yeux, son propre coeur… développer son amour propre… l’amour de soi… s’aimer en soi… et se traiter ainsi…

s’aimer soi-même ? la job d’une vie… la job de notre vie… quel jeu, quelle danse… chacun(e) pour soi, puis vers autrui… s’aimer soi comme dieu nous aimerait s’il existe… s’aimer soi comme notre mère nous a aimé… s’aimer soi comme on aime nos enfants… s’aimer soi comme la vie nous aime puisqu’elle nous a placé ici, même si on ne se souvient plus toujours pourquoi… vivre pour s’aimer, s’aimer pour vivre… en amour, pour toujours…

s’aimer soi-même ? oui je le veux, oui je le sens, de plus en plus, un peu plus chaque jour… vous aussi ? yé ! aimons-nous nous mêmes pour que l’on s’aime les un(e)s les autres… aimer son voisin, sa voisine… facile quand on habite dans le bois, mais moins en ville quand il ou elle vit au-dessus de nous… aimer son voisin(e) comme on s’aime soi-même ? justement parfois plus facile d’aimer autrui car on connait moins en détails… car on ne possède pas… car le gazon d’autrui semble souvent plus vert que le notre…

s’aimer soi-même et assumer tout tout tout… toutes ses failles, ses faiblesses, ses peurs, ses carences… oui madame, yes sir ! aimer aussi et surtout son gluglu mou et moumoune, aimer ses hésitations, aimer ses tergiversations, aimer ses lamentations, aimer ses bourrelets qui dépassent, aimer les boutons sur le bout de son nez… et voir plus loin… s’aimer jusqu’au trou du… beigne… aimer ses travers et ses misères, pour les assumer, puis les transcender… aimer comme aimer se peut, aimer comme aimer veut se faire aimer… aimer, s’aimer…

s’aimer soi-même c’est accepter, se pardonner, c’est se donner à soi-même ce que l’on veut souvent, par réflexe, premièrement donner aux autres… et recevoir d’eux… se remplir soi-même le panier percé intérieur pour commencer à ramasser, accumuler, s’empiffrer soi-même d’amour propre… et le laisser sortir, jaillir et déborder sur tout ce qui vit autour, humains, animaux et nature… partager un amour qui vient d’ailleurs, qui passe par soi et nous dépasse tous et toutes… un amour grandiose… pas mon amour, juste l’amour…

s’aimer soi-même, évidemment… un peu plus à chaque jour… plus qu’hier, moins que demain, devenir amour, devenir humain…

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huitième pop-up /// 9/2/13

âmes, amours & amitiés

AaronaPichinson

la sagesse m’indique que je ne suis rien, l’amour, que je suis tout… entre les deux, coule ma vie…
– Nisargadatta Maharaj

je ne sais pas pour vous, mais moi je suis en train de me faire prendre à ce petit jeu de parler sur l’amour… je deviens obsédé par ce thème… qu’est-ce que l’amour ? est d’ailleurs un koan dans la tradition zen, au même titre que qui suis-je ? Dieu et l’amour, même quête non ? dans le même panier que le bonheur, la paix et l’illumination… the big ones… des repères phares, des cibles, des élans vers… des portes vers l’au-delà… vers le dedans…

le concept d’amour a aussi besoin d’être vécu dans sa tête, pas seulement dans la tête ni la pompe à sang… besoin d’y réfléchir, se questionner, questionner l’amour, se remettre en question, se brasser l’amour dans l’inconscient, faire le tour de l’amour… en soi et autour du monde…

ah l’amour… plus dégagé en anglais pour nous francophones non ? plus facile de dire I love you que je t’aime… ce matin je parlais avec une amie et je lui faisais part que je suis incapable de dire je t’aime en ce moment, ça ne ne résonne plus en moi… plus comme avant en tous cas… je ne prends plus l’expression pour du cash… je l’interroge, la questionne, la chatouille, la revire sur sa tête, elle comme moi-même… je t’aime ? dequecé ?

je peux dire je fais confiance, je suis bien en ta compagnie, j’aime te voir, ça feel good quand on est ensemble… mais je t’aime ? pas vraiment… non merci… mais je le veux… j’ai besoin de retrouver un sens plus juste en moi avant de pouvoir le redire… j’ai besoin qu’il sorte tout seul de ce corps ce je t’aime… qu’il pop-out de mon coeur, de ma bouche… que le transpire… que je le sues… et le sache du dedans… sans que j’y pense… en ce sens, la rupture des derniers mois m’a ébranlé le je t’aime intérieur… je dois me ré aimer, m’aimer de nouveau… me réanimer le sac à amour… m’aimer à nouveau, autrement… m’aimer sans besoin, simplement m’aimer… par amour…

non pas que je n’aime pas personne comme tel… au contraire… j’ai deux belles filles que j’aime et dont je suis fier, quelques bon(ne)s ami(e)s – moins nombreux qu’avant il est vrai – que je fréquente régulièrement avec qui je suis à l’aise… mais on dirait que c’est à moi-même que j’ai besoin de pouvoir dire je t’aime avant de pouvoir le redire aux autres… besoin de retomber en amour avec moi-même.. et on revient encore à celle-là… s’aimer soi-même…

je pense que l’amour est en train de rire de moi ces jours-ci sous des allures de jeu que je croyais avoir initié, soit d’écrire sur l’amour jusqu’à la St-Valentin… jeu que je suspecte d’ailleurs  l’amour de m’avoir inspirer, je suis en train de spinner intérieurement sur l’amour… à préparer un nouveau terrain à partir des amours et amitiés passés… on se rotoculte le champs d’amour… d’ailleurs malgré le froid, on sent les graines de printemps dans le soleil aujourd’hui qui font fondre la neige dans sa mire… dehors comme dedans…

latika, la belle golden, est revenue avec moi pour un dernier 10 jours avant que sa maîtresse ne revienne… face à elle aussi, je sens que je dois nettoyer mon lien d’amour… l’apprécier davantage pour les leçons de vie qu’elle me donne et que je n’apprécies pas toujours suffisamment il me semble… car elle n’est qu’ouverture à l’amour cette chienne… au-delà de mes limites parfois… alors les pousser un peu plus loin ces limites, car ce sont celles face à moi-même aussi… et recevoir l’amour que latika me porte et lui exprimer le mien par des caresses plus fréquentes… que je sens qu’elle me demande… wouf wouf OK j’arrive…

alors l’amour, t’es en train de nous passer au bat moi pis mes lecteurs/trices hein ? let’s go, passe-nous d’ssus pis attendris-nous… on va se laisser faire…

photo: Aarona Pichinson

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neuvième pop-up /// 10/2/13

être d’amour, être l’amour

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Love is not a relationship. Love is a state of being; it has nothing to do with anybody else. One is not in love, one is love. And of course when one is love, one is in love – but that is an outcome, a by-product, that is not the source. The source is that one is love… – Osho

ces mots d’Osho résument bien ce que je crois saisir de l’amour : soit une façon d’être, un état intérieur, et pas nécessairement ni principalement une relation… ne pas tomber en amour mais être soi-même l’amour, devenir l’amour, incarner l’amour…

ce qui revient donc fondamentalement à cultiver l’amour en soi, en d’autres mots, à s’aimer soi-même… here we go again… rien de nouveau sous le soleil me direz-vous… que du nouveau sous le soleil que je vous répondrai… l’amour, si simple et pourtant…

l’amour est une aspiration, une direction, une motivation, une destination, une réalisation… la vie ? réaliser l’amour, rendre l’amour réel… lisez réel… devenir l’amour, respirer l’amour, être l’amour, faire l’amour à travers toutes ses actions… être amour pour que tout ce que nous fassions devienne amour… être l’amour, faire l’amour… l’amour à mort, amor amor amor… la vie ? amor…

ce matin, écrire sur l’amour m’intimide… m’impressionne… me shake… j’aime… qui suis-je pour parler d’amour ? et publiquement en plus… qu’est-ce que je connais de l’amour ? que peut-on dire de l’amour ? pas de maîtrise en amourologie le chro… qu’un amateur amoureux… un néophyte des choses du coeur… un étudiant de l’amour… ati l’amoroso… vit vit l’amoroso… aimant qui veut devenir virtuoso…

alors laisser l’amour être, laisser l’amour croître, laisser l’amour faire… baigner dans l’amour… se laisser faire l’amour par la vie, dire oui, faire confiance, accepter que c’est l’amour qui nous a incarné… que l’amour pour créer la vie ainsi…

l’amour veut tout dire et en même temps, l’amour est doux, l’amour est partout, l’amour est fou… l’amour nous fait perdre la tête, l’amour nous distille le coeur… l’amour est une fête qui élimine la peur… l’amour toujours l’amour, que l’amour… fou d’amour, mou d’amour… oui l’amour est mou… dur dur aussi l’amour parfois…

mon amour de père pour mes enfants… le plus près que j’aie connu de l’amour inconditionnel… car inconditionnel l’amour… et toujours présent… donner, prendre soin, s’oublier parfois au nom de l’amour… voir plus large que soi, prendre soin, pour le bien du plus grand nombre…

mon amour de disciple pour mon maître… le plus près que j’aie connu de l’amour véritable… même pas une relation car le maître n’y est déjà plus… plutôt une inspiration, une motivation à continuer le chemin vers la réalisation de son plein potentiel… un phare dans la nuit, une phare dans ma vie…

alors ce matin, un amour incertain, un amour tâteux mais têteux car jamais têteux l’amour, un amour ouvert à découvrir, à se laisser  découvrir… un engagement à respecter envers l’amour, pour l’amour, par amour… amour ami, amour à vie…

Trust, and you will start feeling a new upsurge of energy in you; that energy is love. That energy wants to bless the whole existence, because in that energy one feels blessed. And when you feel blessed what else can you do except bless the whole existence? Love is a deep desire to bless the whole existence… 
– Osho (The Guest)

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dixième pop-up /// 10/2/13

l’amour sort de la bouche des enfants

rumivai

quelques perles sur l’amour (merci philippe)… recueillies par des chercheurs professionnels qui ont questionné des enfants de 4 à 8 ans : que veut dire l’amour pour toi ?

l’amour est la première chose que l’on ressent avant que le méchant arrive… – Charles 5 ans

quand ma grand-mère a eu de l’arthrite et qu’elle ne pouvait plus mettre de vernis sur ses ongles d’orteil, mon grand-père le faisait pour elle, même après, quand il avait aussi de l’arthrite dans les mains, ça c’est l’amour… – Rebecca 8 ans

quand quelqu’un nous aime, la manière de dire notre nom est différente… on sait que notre nom est en sécurité dans leur bouche… – Alain 4 ans

l’amour c’est quand la fille se met du parfum et que la garçon se met de la lotion à barbe et qu’ils sortent ensemble pour se sentir… – Martin 5 ans

l’amour c’est quand vous sortez manger et que vous donnez à quelqu’un beaucoup de frites sans demander que l’autre vous donne les siennes… – Jean 6 ans

l’amour c’est quand quelqu’un vous fait du mal et que vous êtes très fâché mais vous ne criez pas pour ne pas les faire pleurer… – Suzanne 5 ans

l’amour c’est ce qui nous fait sourire même quand on est fatigué… – Tim 4 ans

l’amour c’est quand maman fait du café pour papa et qu’elle y goûte avant de le donner à papa, pour s’assurer que ça goûte bon… – Dan 7 ans

l’amour c’est ce qui est dans la maison à noël quand on arrête d’ouvrir les cadeaux et qu’on écoute… – Bob 5 ans

si vous voulez essayer d’aimer, il faut commencer par un ami que vous détestez… – Mika 6 ans
l’amour c’est quand une vieille femme et un vieil homme sont encore amis, même quand ils se connaissent bien… – Tom 6 ans

durant mon récital de piano, j’étais sur l’estrade et j’avais peur, j’ai regardé tout le monde qui me regardait et j’ai vu mon papa qui souriait et me faisait signe de la main… il était seul à faire cela et je n’avais plus peur… – Claire 8 ans

l’amour c’est quand maman donne à papa le meilleur morceau de poulet… – Hélène 5 ans

l’amour c’est quand mon chien me lèche le visage, même quand je l’ai laissé seul toute la journée… – Marie-Anne 4 ans

les cartes de st-valentin disent ce que vous n’osez pas dire… – Michel 8 ans

on ne doit pas dire je t’aime si cela n’est pas vrai… mais si cela est vrai, on doit le dire beaucoup… les gens oublient… – Jessica 8 ans

art: rumivai

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onzième pop-up /// 11/2/13

suivez le guide / follow the guide

Twin Flame

vous vous imaginez bien que si je me questionne sur l’amour, je ne suis pas plus clair ni n’en sais davantage sur ce que veut dire suivre son coeur… mais je cherche… c’est donc pour découvrir ce que j’aurai à dire sur la question que j’ai posté cette image… thème auto-imposé… pour me faire sortir les croyances et concepts au sujet de suivre mon coeur…

on oppose souvent tête et coeur… mais on est encore ici selon moi dans une dynamique de dualité tant que l’on continue à opposer ces deux fonctions primordiales de notre être… et si la tête avait du coeur ? et si le coeur avait une intelligence ? en fait si chacun avait leur propre intelligence ? et chacun leur propre façon d’aimer ?

et si on unifiait ces deux volets de notre être… mettre du coeur dans nos pensées et mettre du sens dans notre amour et nos émotions…

car l’émotion – et l’amour notamment – est un agent double… une affaire de coeur et de tête… je peux initialement penser à quelque chose de triste pour ensuite ressentir la tristesse, ou encore parfois ressentir de la tristesse sans pensées précises et ensuite seulement identifier cette émotion à une pensée spécifique qui ne se clarifiera que par la suite… aller retour coeur tête…
et si on pouvait aimer avec sa tête ? et penser avec son coeur ? et si on pouvait conjuguer ces deux qualités ? pour devenir réellement intégré(e), uni(e), relié(e) dans toutes nos potentialités ? devenir un(e)…

pour moi suivre son coeur – je suis mon coeur ? – c’est écouter ses passions et bouger à partir de celles-ci, suivre ce qui nous fait vibrer, prendre des risques, parler sa vérité, même quand on est seul(e) à partager cette opinion… suivre son coeur c’est aller où ça fait peur parce que c’est souvent là que les vraies affaires de coeur se passent… ne pas faire de compromis face à ses valeurs essentielles…

suivre son coeur c’est oser se rencontrer dans toutes ses zones, surtout les plus sombres car c’est là que la lumière la plus vive se cache… suivre son coeur c’est se permettre la vulnérabilité, l’indignation… suivre son coeur c’est accepter de changer ses croyances et ses comportements et oser changer le monde…

et pour vous, suivre votre coeur c’est quoi ?

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Le sens de la souffrance, c’est de traverser. Nous vivons dans une époque tellement poltronne qui nous protège, qui nous apprend surtout à ne pas souffrir, à rester en surface, à ne pas entrer dans les choses. (…) La passion nous offre une chance de traverser le mur des apparences. (…)
On a tout à fait tort quand on dit que l’amour est aveugle. Je crois qu’il faudrait dire bien davantage que l’amour est visionnaire, c’est-à-dire qu’il voit dans l’être aimé la divinité qui l’habite
– Christiane Singer

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art: twin flames via Deborah Lighthart

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douzième pop-up /// 11/2/13

love is ouatte

BBC

pas pire quand même non ? citer les corinthiens dans une chronique – 13:4-8a… 10-4…

c’est drôle mais j’ai un doute que ça soit écrit comme dans le livre originel ? pas de bible ici pour vérifier quelqu’un(e) peut le faire SVP ? pile droit dans le milieu du thème de la journée anyway ; sioux Ben 16 ! bonne retraite…

mais revenons à nos mottons… petits mottons d’amour… l’amour toujours l’amour… l’amour encore l’amour… l’amour ? une bonne raison pour apprendre à aimer ça, l’amour ! car l’amour ça s’apprend tout le temps, c’est jamais acquis l’amour… on n’est jamais maître(sse) es amor, que de perpétuel(le)s étudiante(e)s… l’amour à perpet… mais l’amour ne se répète jamais… toujours frais l’amour, toujours vrai…

en effet l’amour ça s’apprend continuellement, constamment, éternellement… l’amour ça se bâtit, ça s’empile en soi, ça se raffine, ça vient ça va, ça reste là, ça coule, ça passe, ça nous frappe parfois… c’est tout le temps ici l’amour, présent, mais pas nous… l’amour c’est tout… tout baigne dans l’amour comme tout baigne dans l’huile… donc de l’huile l’amour ? c’est aussi rien de ce que les mots peuvent tenter de dire l’amour… l’amour se cache entre les mots… derrière… dans le trou du o… oh !

personnellement, je trouve ça gros d’un coup commencer par l’amour… trop grand, trop flou, trop aimant… en ce moment, un peu rouillé socialement, je préfère viser l’amitié… l’amitié avec soi pour commencer, et ensuite on agrandira le cercle… car l’amitié c’est aussi plein d’amour mais un peu plus doux… comme un amour tempéré, camouflé…

moins apeurant que l’amour l’amitié quand on revient dans le monde, quand on ressort après une retraite fermée… quand on sort de l’hiver de l’amour… tiens, peut-être que c’est pour ça que printemps se dit spring en anglais… parce qu’on ressort, après l’hibernation… ours d’amour bien reposé…

l’amitié et l’amour, semblables et un peu différents… âme/mitié, âme/mour… l’un est dans l’autre… mais avec leur ptit goût respectif… pas exclusifs ces deux là, que les deux jambes des relations humaines…

l’amour c’est le bout du bout, c’est l’art ultime, la maîtrise dans l’art d’être humain… pas un amour de tombée, l’amour tout court, juste être l’amour, avoir de l’amour tout le tour de la tête, et dans les deux bosses du coeur, jusqu’à la pointe…

parfois entre l’amour et l’amitié, il n’y a qu’un lit de différence… – Henri Tachan

précision : je dors quand même dans le même lit que moi-même la plupart du temps
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ma préférée à moi parmi les perles d’enfants d’hier…

l’amour c’est ce qui est dans la maison à Noël quand on arrête d’ouvrir les cadeaux et qu’on écoute… – Bob 5 ans…

entendez-vous ?

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treizième pop-up /// 12/2/13

inspiré l’amour

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house version… tout le monde dit que l’amour blesse, mais c’est faux… la solitude blesse, le rejet blesse, perdre quelqu’un blesse… tout le monde confond ces choses avec l’amour, mais en réalité l’amour est la seule chose au monde qui guérit de toute douleur et nous fait nous sentir merveilleusement bien de nouveau…

3 h… réveil chronique… certain(e)s lisent leur insomnie, d’autres la disent et l’écrivent… amour de jour, amour de nuit… shift d’amour… shift de vie… switch d’amour dans mon lit…

à force de décrire l’amour et de lui écrire dessus, l’amour fait son chemin… l’amour laisse sa trace… même si on ne sait pas exactement ce qu’est l’amour, l’amour fait sa job… de bras, de coeur, d’amour… l’amour est straight, l’amour est aussi gai et lesbien, et transgenre et transgénérationnel, car l’amour l’est bien, l’amour guérit, l’amour irrigue, les veines et les coeurs… d’homme, femme et enfant… le femmes et les enfants d’abord, les femmes et les enfants d’accord…

l’amour pompe la vie, amour pompe à steam, l’amour donne du jus, l’amour patine, dessine, ranime, anime… l’amour et le coeur…

l’amour est doux, l’amour est mou, l’amour rend fou, l’amour en nous… oui oui moi et vous, toi et nous… pis lui pis elle itou… minou pitou itou… l’amour toujours l’amour, l’amour right through…

l’amour est tiguidou tourlou… tout le temps, partout…

l’amour est mystérieux, ratoureux, capricieux, judicieux, l’amour est jeune et vieux… l’amour est toujours neu… l’amour porte conseil… comme la nuit… veille amour ami… réveille l’amour l’ami…

l’amour est tout et rien, l’amour nous fait du bien… l’amour est connu, inconnu, méconnu, mais l’amour est surtout reconnu… pour ce qu’il est… amour amour résolu mais jamais révolu…

l’amour inspire, l’amour s’inspire, l’amour s’expire et se respire…

l’amour se tire lorsqu’il n’est plus bienvenu, en coeur et en corps… mais l’amour revient toujours, toujours et encore…

l’amour fait peur car l’amour n’a peur de rien… l’amour a du chien… l’amour nous fait du bien… dans le coeur, dans les mains… l’amour dans les mains, l’amour dans les reins… l’amour va dans les coins… et les racoins…

rien dans les mains ? non, l’amour dans les mains… et le coeur au ventre… et les mains sur le coeur… l’amour est ici, là-bas, ailleurs, partout, mais jamais nulle part… à part où il y a peur au coeur… alors l’amour se tient loin… mais n’y est pas moins… seulement en standby l’amour…
l’amour se vit le jour, l’amour se fait la nuit, l’amour se dit le jour, l’amour se chante la vie…
l’amour tout court, l’amour d’amour, l’amour, toujours l’amour…

l’amour est un grand parleur, un grand faiseur, un grand baiseur, un grand diseur, de bonne et rock n roll aventure… l’amour est un attireur de coeurs purs, un ramollisseur de coeurs durs,  un polisseur de coeurs de bois dur…

finalement, l’amour est sourd… aux craintes, aux peurs, aux sûrement et aux peut-êtres… l’amour n’entend que l’amour, l’amour n’attend que lui-même… l’amour écoute les doutes mais y va toujours, coûte que coûte, goutte à goutte… l’amour décolle les croutes du coeur, l’amour décroute les crottes de peur, l’amour épure, l’amour est pur… bonne nuit l’amour, bon matin le jour…

There comes a time when nothing is meaningful except surrendering to love. – Rumi

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quatorzième pop-up /// 12/2/13

aux portes de l’amour

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quand les forces de l’amour nous ferment une porte au nez, souvent elles ouvrent aussitôt – ou un peu plus tard – une autre fenêtre… mais attention, que vous soyez sur le seuil de la porte ou de la fenêtre, gardez une petite distance car on dit que les portes et les fenêtres de l’amour ouvrent toujours vers l’intérieur… et non vers l’extérieur…

parfois l’amour cogne à notre porte – ou à notre fenêtre, parfois c’est qui nous cognons, ou nous nous y cognons – nous qui cherchons, nous qui quêtons (comme quête mais aussi comme miettes), à la recherche de l’âme soeur/frère… mais bien souvent, face à l’amour, nos yeux et notre coeur sont tournés vers l’extérieur…

toutefois, en cherchant l’amour en dehors de soi, on cherche à combler un vide, à remplir l’espace, à trouver un regard externe à porter sur soi pour nous révéler notre propre beauté… pourtant, on connaît la chanson non ?

alors encore quelques mots sur cette tribune pour gratter autour de l’amour, pour déblayer le chemin, pour révéler nos croyances, sentir nos peurs et nos ambivalences et pour se rappeler ce que nous savons déjà, soit que l’amour naît en nous, passe en nous, repose en nous, principalement, fondamentalement, ultimement…

donc humblement, sincèrement, patiemment, se parler et se laisser parler d’amour simplement for love’s sake… s’ouvrir à l’amour de soi, à l’amour en soi… un amour véritable, un amour état en soi-même et non nécessairement relation, un amour unique, essentiel, un amour qui donne des ailes, tout en plantant ses racines au coeur de soi… développer l’amour en soi et pour soi pour éventuellement résonner avec tout ce qui vit…

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Quand on aime quelqu’un pour son physique, ce n’est pas de l’amour, c’est de l’attirance…
Quand on aime quelqu’un pour son intelligence, ce n’est pas de l’amour, c’est de l’admiration…
Quand on aime quelqu’un pour son argent, ce n’est pas de l’amour, c’est qu’on profite… 
Mais quand on aime quelqu’un et qu’on ne sait pas pourquoi, ça doit être de l’amour ça…

– citation de source non identifiée trouvée sur le web et légèrement trafiquée par le chroniqueur…

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True love brings freedom to you and to all those you love. True love leads you towards the ultimate freedom. The name of the ultimate freedom is God… – Osho

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quinzième pop-up /// 13/2/13

plongée en soie

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traduction maison : allez profondément en vous et vous serez surpris(e) de découvrir que la haine, la colère et la jalousie existent seulement en périphérie… au centre de votre être il n’y a que l’amour…
– Osho

et ce matin, je me permets de faire du pouce sur ces mots d’Osho…

car avant et afin de se rendre jusqu’à l’amour logé au coeur de soi, il faut passer par la périphérie… en fait, il faut passer à travers le contenu de cette périphérie… et ceci requiert notamment courage, patience, sincérité, lucidité… entre autres…

oh que oui ! on veut tous et toutes se rendre au coeur et à l’amour… mais la route n’est pas toujours rose, ni aisée, ni facile… parfois lors de cette descente au centre de soi, qui se révèle à certains moments être une descente aux enfers, une descente à l’envers du décor, on rencontre des cailloux, des mottons, des murs, des bouts de tourment, des morceaux de passé que l’on avait négligés, oubliés, refoulés, réprimés… surprise ! que de surprises dans cette descente en soi…

alors pour atteindre le centre de son coeur, la tâche du scaphandrier consiste à vider la périphérie de son contenu, à laisser la périphérie présenter son contenu… se laisser observer ce qui remonte à la surface, en particulier le moins beau, le moins facile… rester là, le sentir, le reconnaître, l’assumer, l’accepter… lui permettre de bouger pour éventuellement le laisser aller… goodbye vieux stock ! bienvenue coeur léger…

car ce sont ces expériences qui font de nous qui nous avons été et qui nous sommes encore aujourd’hui, ou plus, ce qui s’est passé pour nous amener jusqu’ici, et c’est aussi cela qui bloque et entrave le chemin du coeur, la voie du coeur libre… ces souvenirs incarnés, ces débris de vie humaine qui flottent à la surface de notre être, ou qui gisent au fond de soi, on se doit de les contacter un jour… inévitablement… pour les laisser aller avec conscience et reconnaissance… et soulager la voie du coeur… clairer et éclaircir la voie du coeur…

car ces expériences, peu importe qu’elles aient été douloureuses, difficiles et malheureuses, sont bel et bien présentes en nous, qu’on le veuille ou non… et ça jamme le flow… ça bloque le passage à l’amour… alors la chose la plus courageuse que l’on puisse faire pour soi, la seule en fait, consiste à les regarder en pleine face, yeux dans les yeux, corps à corps, pour qu’elles fondent sous le regard de la conscience… mais la job peut être longue, ardue, lente et solitaire… elle requiert courage, force et bienveillance… entre autres…

l’amour peut rendre aveugle quand on regarde vers l’extérieur mais quand on ferme les yeux et qu’on fait check check en soi, 10-4, la vue devient juste et bonne… lentement, graduellement, le focus revient…

on ne peut se mentir à soi-même, pour toujours du moins, et espérer un amour magique et gratuit… l’amour véritable requiert un effort, exige un prix à payer… si on prend le temps et que l’on fait focus au coeur, la vision s’ajustera… inévitablement… mais il faut savoir rester assis sur ses fesses et ouvrir ses oreilles et ses bras pour soi-même pour entendre parler son coeur…

et c’est alors que l’expression tomber en amour prend tout son sens… quand on plonge en soi, quand on explore sa mer intérieure, quand on visite les coins sombres et menaçants, on tombe éventuellement dans l’amour…. un amour libre de mouvement intérieur, un amour gratuit et accessible en tout temps…

un saut de l’ange en soi en faisant confiance que la vie saura faire remonter à la surface et à la périphérie les choses nécessaires au bon moment… et que cette vie saura nous donner le courage nécessaire pour faire face, pour front commun avec son âme… c’est là que la confiance en la vie doit se manifester… on peut vouloir conquérir le monde entier, mais devenir maître de son monde intérieur est une étape préalable et essentielle…

allez ! bon amour léger et doux malgré la périphérie…

l’amour fait mal car il ouvre le chemin vers la béatitude… – Osho
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seizième pop-up /// 13/2/13

âme aimante aimant aimer aimerait aimer amoureusement son mou moi d’amour

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traduction maison: soyez l’amour et vous attirerez l’amour…

alors selon cette logique, les quelques badlucks (moteur d’auto kapout et tuyaux de maison gelés) qui me sont tombés dessus depuis quelques semaines, est-ce parce que je suis la badluck incarnée ? si l’amour attire l’amour, la badluck alors… mystérieuse cette loi de l’attirance… je devrais lire le secret, ce livre vendu à quelques millions d’exemplaires 😉

j’avoue, mon titre est un peu tiré par les cheveux… pas autant toutefois que certaines tournures de dessins de coeur pour l’occasion que l’on sait… mais on peut bien étirer un peu l’élastique et la stylistique pour l’amour… des mots et de leurs jeux… mmmmmais oui… car demain on fait dans le mmmmm, comme ammmmmmour, occasion oblige… simplement plaisant d’être too much parfois… j’aime… je like… I love it…

alors demain c’est le grand jour, le grand jour de l’amour, alors que les réseaux sociaux déborderont de mots et de dessins et de citations d’amour… comme certain(s) parmi vous, je sens que je vais avoir un ptit peu mal au coeur d’amour demain moi… sucré sucré le valentino…

je l’avoue, j’ai toujours été méfiant devant cette fête du coeur et des bons sentiments (et du chocolat, et des dessous féminins, et des fleurs, et du resto, etc…) moi… un peu cynique, un peu sarcastique, un peu sur mes gardes… même si j’ai sincèrement voulu jouer le jeu lors de mes années de familles avec enfants et blondes, j’ai toujours tiqué devant l’obligation… pris en otage par on ne sait même plus qui…

mais tout de même, je ne jette plus le bébé avec l’eau du bain… néanmoins une belle occasion de manifester son appréciation pour ses proches beloveds cette fête… quand même, on peut enlever un peu de mousse dans le bain non ? car on voit plus le bébé… trop d’amour, c’est peut-être comme pas assez…

et vous, êtes-vous un couple ? moi seulement la moitié… complet en soi, mais moitié quand même… une moitié pleine d’elle-même… du moins j’y travaille… j’y joue… car malgré le principe que l’on est complet en et par soi-même, j’avoue que l’idée d’être deux est agréable pour l’affection et la complicité… surtout l’hiver…

si on est pas un couple, évidemment que l’on peut profiter de cette occasion pour simplement se donner cet amour à soi ou à nos ami(e)s, famille, copains/copines, animaux de compagnie et autres organismes vivants évoluant autour de nous… mais quand même, j’avoue un petit pincement dans la poitrine de ne pas avoir de douce moitié pour l’occasion… nouveau rôle… car on a beau savoir que l’objectif ultime, c’est d’être complet en soi, toujours plaisant d’avoir un roméo ou une juliette à ses côtés non ? pour faire résonner l’amour plus grand que soi…

d’une âme aimante aimant aimer qui aimerait aimer amoureusement son mou moi d’amour…
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L’existence aime tout. L’existence n’est pas indifférente à nous, mais elle semble être indifférente pour la simple raison que c’est nous qui sommes indifférents. L’existence ne fait que refléter ; elle est un miroir. Elle est notre écho. Si on lui crie après, elle nous crie après; si on lui chante quelque chose, la chanson nous est retournée. Quoi que nous fassions nous revient de mille façons – ça nous revient de toutes les directions, de toutes les dimensions, de tous les plans de l’existence…

L’existence semble être indifférente car nous ne sommes pas aimants. Dès que l’on a commencé à aimer tout ce qui existe – le fleuve, la montagne, les étoiles, les gens, les animaux – dès que l’on s’investit dans la vie avec un profond amour, une grande intensité, avec le feu au cœur… dès que vous êtes devenu chaud, toute l’existence devient chaleureuse à votre égard. Elle paie toujours avec la même monnaie…

– Osho (No man is a island) 
– via Khirad Emmanuel Moulin / traduction : Anuprem / © Osho International Foundation

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Look as long as you can at the friend you love, no matter whether that friend is moving away from you or coming back toward you… – Rumi

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If there is love, there is compassion and service. If there is love, there is non-violence and humanity. If there is love , one cannot cheat or deceive… – Osho

pliiiiiiiise like me… mais pas à tout prix

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nuit de pleine lune… nuit d’éveil nocturne… nuit de lune pleine… lune de mots, lune pleine… lune pleine de mots, pleine de ciel… alors lecteurs/trices, attachez vos lunettes et vos balais magiques, on repart dans la lune…

like me like me like me… guili guili guili… me me me aussi…

nous sommes dans une drôle d’ère mes soeurs et mes frères… une ère d’individualité et d’individualisme, et en même temps, on cherche à appartenir… à un clan, à un parti, à une gang, à la grande famille humaine… ou à un pays… aho Canada… ou pas…

nous sommes dans une ère d’amabilité, amabilité comme dans aimez-moilike me like me like me… on veut être connus, et reconnus, être fameux, être aimé(e)s… like me like me like me… pliiiiiiise… dites-moi que je suis beau, que je suis bon, que je suis fin…

et pour les plus needy, dites-moi que je suis le meilleur… au monde ! prouver au monde qu’on est le/la meilleur(e) au monde… drôle d’idée quand même non ?  l’essence des Olympiques d’ailleurs… être couronné(e) par de l’or… bon kick parait-il… prochaine vie pour nous mes ami(e)s…

nous sommes dans l’ère publique, dans l’aire pubique et un peu pudique, à l’époque des selfies, du me my cell and Iphone… dans la grande toile de bibittes à patates des réseaux sôciaux… aho réseaux sôciaux… pourtant souvent réseau social mais zéro social… gros réseau ptit bobo… seul dans la foule… Facebook friends et ami(e)s Jean Coutu, unissons-nous…

pourtant… pas besoin de se le faire dire par les autres qu’on existe, on le sait… ou du moins on devrait le savoir… pourquoi avoir tant besoin du regard des autres pour exister ? comment ça ce si grand besoin d’amour, ce si grand besoin de reconnaissance ? en provenance de l’extérieur… a-t-on vraiment tant besoin de l’approbation des autres pour justifier sa propre existence ? me semble que si Dieu – ou le bonhomme d’en haut comme disait mon AA de père – a décidé qu’on existait, ça devrait être assez ! pas besoin du OK des autres… OK soi-même… na na na na na j’suis OK moi-mêmeeeeeeee…

on a beau dire, et je vous entends d’ici : moi je n’ai pas besoin d’être aimé(e) et reconnu(e) par les autres ! sacrés menteurs va !  regardez sincèrement… et vous allez voir qu’on – et vous aussi – fait toutes sortes de pirouettes pour avoir un peu d’attention… d’ailleurs, ce sont souvent les plus anticonformistes qui ont le plus besoin du regard des autres… regardez-moi, je ne fais pas partie du clan moi, je suis différent… je suis plus spécial que vous tous et toutes moi messieurs dames… fuck the world !

eh oui, chacun, chacune, la plupart du moins, on fait tous et toutes nos simagrées pour être vu(e), reconnu(e), apprécié(e), pour se démarquer un peu du grand et gros tas humain… mais pas trop, se démarquer je veux dire… juste assez… modérément rebelle… l’ère du tatou civilisé… on est rendus bums, mais beaux et belles quand même… coquettement rebelles…

et c’est tout à fait OK de vouloir sortir de la meute, d’être original… regardez tous ces concours… tous les pays qui got talent… ça pullule sur le web et dans les tubes cathodiques du monde… parfois ça pustule mais ça c’est une autre histoire… les gens veulent s’exposer, s’afficher, s’exprimer, se montrer, être vus, exister publiquement… et y a rien de mal à ça… simplement humain…

tout à fait humain de chercher l’amour, la reconnaissance de ses frères et de ses pairs, et de ses soeurs… et de l’âme soeur aussi… tout à fait humain de tenter de percevoir ce que les autres voient de nous…

faut seulement pas aller jusqu’à devenir des quêteux d’amour, des têteux d’attention… ou y aller si c’est nécessaire… en ce sens, les artistes sont des cas intéressants… ils ont besoin de s’exprimer pour s’épanouir, se nourrissant de l’amour de leur public et en même temps, ils et elles s’offrent à ce public qui les abandonnera probablement un jour… sans parler du regard des critiques…

mais pas l’amour à tout prix for sure… tout d’abord, se connaître, s’accepter, et se tenir debout, droit, seul, sur ses deux ptites papattes et tenir bon, se tenir droit… et digne… sûr et sûre de soi, fier de qui l’on est, avec nos propres caractéristiques… avec notre grandeur et unicité de gars et de fille ordinaire, d’homme et de femme extra ordinaire…

et être et rester soi-même avec ses propres travers aussi… parfaitement imparfait, tout simplement… tous modelé(e)s de terre et de poussière d’étoiles…

excellent article (anglais) sur le sujet :
http://www.creativitypost.com/philosophy/the_gorgeous_reality_of_not_being_well_liked_by_everyone

coming out chroniques

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traduction : mandala sorti de mes doigts la matin après une cérémonie avec des plantes sacrées au Brésil en 2007… couleurs ? foule !  d’autres ont suivi… à suivre ici aussi… et dans le recueil à venir…

pas si différent du costume (de carnaval) des athlètes Allemands aux cérémonies d’ouverture des jeux de Scotch Tape ce mandala-là… ils sont fous ces Allemands… mais faut le faire quand même…

Capture d’écran 2014-02-08 à 08.38.29plus sérieusement, je fais mon ptit clown car je suis quelque peu nerveux de formuler ce qui suivra… je dis suivra car ce n’est pas encore formulé comme vous pouvez le constater jusqu’à maintenant… mais ça avance, une lettre à la fois… moi qui la tape, toi qui l’attrape… tape à l’oeil, frappe à bord… tow tow t’es mort… et nous y voici, nous y voilà…

donc ce dont je veux vous parler de (exemple d’anglicisme parfait et volontaire, what I want to talk to you about), c’est de mon projet de livre que je suis en train de mener à terme… ça vous concerne peut-être un peu si vous voulez m’aider à réaliser this little dream of mine de jouer à l’écrivain…

j’écris des chroniques ici depuis avril 2012, c’est ça, une couple d’années… elles sont toutes disponibles ci-haut sous la rubrique chroniques, 10 séries en tout…

depuis novembre, je les ai toutes relues et centralisées, les 600 chroniques, de même que les images qui les accompagnent, et j’en ai fait un document PDF qui totalise 1200 pages… excusez-là !  c’est du mot ça monsieur… mais y a l’équivalent de 200 pages d’images quand même…. des belles images à part de ça… cette forme-là, ça sera pour les gourmands de mots… et d’images… de belles images à part de ça… un bien beau document… à mon avis du moins… ben du stock…

et parmi ces presque 600 et quelques chroniques, j’en ai choisi 108  (un mala, sorte de chapelet indien remis par un maître spirituel à ses disciples – plus exotique qu’un chapelet pour nous cathos – contient justement 108 billes, quelle coïncidence) pour constituer mon recueil de chroniques…

108… mes best of, à moi et à quelques lecteurs/trices qui ont pris la joie de me laisser savoir leurs préférées… en passant, merci aux lecteurs/trices qui m’ont fait des suggestions… j’espère que j’en ai choisi quelques-unes des vôtres au moins…

le titre ? malade chroniques… c’est un jeu de mots… malade chroniques, 108 chroniques enfilées l’une après l’autre autour d’un fil, autour d’un fils de dieu, l’humble cadeau d’un disciple à son beloved master… il me donne un mala, je lui redonne un mala… dans le cas qui nous concerne, moi c’est Osho mon beloved…  et c’est le moi le malade chronique, le malade de chroniques…

ces jours-ci, je suis en train de faire les dernières corrections au manuscrit, et aussi en même temps de négocier avec un imprimeur sur le nombre de copies à faire imprimer et le prix… en fait on ne négocie pas, il me dit combien ça coûte et je décide combien on en fera… pas de dealage, on se connait depuis 20 ans, je lui fais confiance…

je compte éditer et publier tout seul ce bouquin, avec votre aide… éventuellement peut-être…

je compte financer le coût de l’impression par une campagne de crowdfunding – c’est quoi la traduction Google Translate SVP ? youpelail, ils me donnent : «financement de la foule»… on va rester avec crowdfunding OK ?  vous comprenez l’idée anyway hein foule ?

l’idée c’est de vendre mon recueil en avance et avec les sous, on espère payer la totalité ou une bonne partie de frais d’impression et de poste pour vous le faire parvenir si vous en achetez une copie… ou deux ou trois… ça fait tellement un beau cadeau un recueil de chroniques…

si je suis un peu gêné, c’est que je dévoile publiquement par la présente quelque projets prochains autour de la sortie de ce livre… qui aura lieu quelque part au printemps début de l’été 2014… en écrivant j’ai plus le choix, faut que je le fasse non ?

anyway, j’aimerais faire une soirée lancement ici à Val-David – mon village d’adoption – et une autre à Montréal, là ou vit plusieurs lecteurs/trices – avec quelques-unes de mes chansons et une lecture publique… certaines de mes chroniques aiment bien être slammées…

gênant de se montrer comme ça… mais faut c’qui faut… j’me fais pas assez confiance tout seul donc je vous utilise…

même si le livre (entre 300 et 350 pages, je dois réduire un peu) n’est pas encore tout à fait prêt à lancer, je prends ce risque de vous l’annoncer… je sais que ça va se faire, l’élan est là qui me pousse dans le dos… en fait, c’est moi qui suis l’élan… pas l’animal, quoi que…

gênant aussi pour moi cette chronique qui n’en est pas une car elle me demande de demander de l’aide… car j’aurai besoin d’aide pour réaliser ce projet… de l’aide de votre part notamment pour m’encourager et acheter le livre d’avance… une dose de foi, une pincée de confiance en moi… merci beaucoup chez-vous…

j’aurai besoin de votre aide aussi pour diffuser l’info à vos ami(e)s quand ça sortira… et de votre aide, dès maintenant et n’importe quand, pour parler de ce blogue à vos ami(e)s si mes mots vous parlent et si vous pensez qu’ils leur parleront aussi… ils sont tout à fait free ces mots sur le blogue… like ou share, share ou like…

je vous remercie d’avance et vous tiendrai au courant des principaux développements une fois de temps en temps… à suivre…

coming out malade chroniques… bientôt près de chez-vous..

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face à face, coeur à coeur et bouclage de boucle

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traduction :  jusqu’à ce que tu guérisses toutes les blessures de ton passé, tu vas saigner… tu peux couvrir les plaies avec la nourriture, l’alcool, les drogues, le travail, la cigarette, avec le sexe, mais éventuellement le sang passera à travers le pansement et tachera ta vie…  tu dois trouver la force d’ouvrir les plaies, te mettre dans les deux mains dedans, extraire le noyau du mal qui te ronge et te garde dans tes souvenirs et finalement faire la paix avec ton passé

ouf, gros programme non ? pas nécessairement ce qu’on voudrait, troquant volontiers cette tâche – tache ? – pour une vacances sans souci sur une plage, pour une grande histoire d’amour romancée, pour le vivre heureux et eurent beaucoup d’enfants… mais éventuellement, la job doit être faite… même si on peut aussi se demander : le doit-elle vraiment ?

si on porte tous et toutes les poids de notre passé (cette vie et peut-être aussi plusieurs vies qui sait vraiment ?), certain(e)s transportent des charges plus lourdes que d’autres… comme on dit, on a tous le choix dans la vie, mais certains choix sont plus limités… mais comme on dit aussi, on fait tous et toutes du mieux qu’on peut…

mais la grande justice de la vie, c’est que le face à face se produira un moment donné… éventuellement…

personnellement, j’ai vécu les quelques dernières années à rencontrer mes démons, ombres, name it comme vous voulez… et le face à face s’est produit… alors je tends à penser que cette affirmation est réelle…

je viens de relire l’entièreté de mes chroniques depuis le printemps 2012, moment qui m’a incité à commencer à écrire le malaise et à me délier les cordons de la bouche et ça m’a permis de refaire le chemin  – parfois de bouette et de garnotte – parcouru… grosse job de bras et de face à face mais le chemin devait être parcouru…

pour avoir tenté de couvrir mes plaies à l’aide de drogues, du travail et autres sources de divertissement divers depuis mon adolescence, et pour oeuvrer dans le domaine de la toxicomanie depuis plus de 25 ans, il m’apparait clair que la grande majorité parmi nous couvrons nos plaies du mieux que l’on peut… et ça fonctionne partiellement pour un bout de temps… mais seulement partiellement, et seulement pour un bout de temps…

car éventuellement, éventuellement…

après que la carrière soit installée, après que l’ambition soit assouvie, après que la famille soit élevée, après que tous les types de plasters aient été essayés, la boîte à surprises doit être ouverte et aérée… spring cleaning, peu importe la saison… et ça spring en effet…

arrive un moment où l’on devra se mettre non seulement les deux mains dedans, mais le nez aussi, y sauter à deux pieds et se regarder dans les yeux, les deux, face à face avec soi, coeur à coeur avec moi… et se parler dans le nez… se donner une tape sur l’épaule, se retourner pour voir son ombre de marmotte et embrasser tout, embraser tout…

dire oui, ouvrir toutes les fenêtres et les portes, tout mettre sur la table et procéder à un deep cleaning existentiel… deep cleaning fondamental de son ptit baluchon perso… parfois fouillant, parfois tirant, parfois disant non ouch ou pas tout de suite, parfois poussant, parfois détournant le regard et parfois simplement en surfant et laissant émerger les choses qui le veulent bien…

alors un moment donné, il faut bien ouvrir sa boîte à surprises et faire preuve de courage et de transparence, transparence pas face à personne d’autre, seulement qu’à soi…

ouvrir la boîte à surprises et s’attendre à rencontrer des choses qu’on ne soupçonnait même pas, qu’on ne soupçonnait même plus… mais aussi rencontrer des choses que l’on n’est pas totalement surpris(e) de rencontrer… car malgré les multiples divertissements, on le sentait bien ce malaise sous-jacent… en fait on le sens même encore parfois… car quand l’effet de la dope s’estompait ou que la to do list était complétée, on sentait bien ça remonter… jusqu’à la prochaine couche de pansement…

alors lecteurs/trices, en cette semaine de Valentinage, cette célébration de l’amour toujours l’amour pour toujours, en cette célébration de l’amour romantique et un peu trop commerncial, je nous invite à ouvrir notre coeur, à lui faire prendre l’air, à enlever les plasters et à voir…

je nous invite bien humblement à tourner nos yeux vers l’intérieur et à chercher le coeur et l’âme soeur en soi-même car à moins de le trouver là, on ne le trouvera jamais tout à fait ailleurs… on tentera de combler le ptit ou gros trou de l’extérieur…

mais éventuellement, éventuellement…

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Do not try to become anything…
Do not make yourself into anything…
Do not be a meditator…
Do not become enlightened…
When you sit, let it be…
What you walk, let it be…
Grasp at nothing…
Resist nothing…
If you haven’t wept deeply, you haven’t begun to meditate…

– Ajahn Chah via Martine Pépin

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art: weheartit.com

pensons vert, jaune et bleu

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traduction : la terre n’est pas en train de mourir, elle se fait assassiner et les personnes qui la tuent ont des noms et des adresses… – Utah Phillips

mettons les choses au clair tout de suite, nous participons tous et toutes à cette catastrophe environnementale… quoi que… certains plus que d’autres… cette fois, je ne féminise pas le certains car il me semble que l’exploitation insensible de la nature soit davantage masculine que féminine… quoi que…

alors on ne cherche pas de coupables car nous vivons dans et contribuons tous et toutes à cette catastrophe naturelle… chaque fois qu’on remplit notre tank à gaz, chaque fois qu’on consomme du plastique, chaque fois qu’on sort les poubelles… nous faisons autant partie du problème que de la solution… mais faut se réveiller…  et arrêter de rêver que tout est beau et que ça peut continuer ainsi… car ça sent déjà mauvais… littéralement…

wake up call…

mais qu’est-ce que ça prendra pour qu’on se réveille ? car c’est complexe, vaste et lourd cette grosse machine déjà sur les rails… 7 000 000 000 de passagers dans un train en mouvement vers now here… le show must go on… ça doit donc changer graduellement, naturellement, pendant que le train est en marche… trop tard pour arrêter…

et ça commence probablement par une nouvelle façon de penser notre rapport à soi, à la nature, notre rapport même à la vie… grosse job non ?  mais a-t-on le choix ? parlons-en à nos enfants pour voir…

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traduction : c’est horrible que l’on doive se battre contre nos gouvernements pour protéger l’environnement… – Ansel Adams

évidemment, le gouvernement doit mener le bal, et en ce moment, on est pas mal mal pris de l’autre bord de l’Outaouais… et même à Québec, madame Pauline et sa gang continuent de penser vieux jeu… de pouvoir… on cherche même à devenir producteurs de pétrole à Québec… le PQ ? Pétrole Québec ? Pas drôle Québec…

mais le gouvernement est de moins en moins puissant, soumis aux hommes de toutes sortes d’affaires qu’il est… la révolution doit se faire ailleurs, dans toutes sortes d’affaires… elle doit s’incarner en chacun de nous…

et vite la séparation de l’État et des Finances… car les bidous sont des signes ostentatoires qui se dissimulent trop bien… les pétrolières ont les mains sur la poche du gouvernement, faudra avoir des couilles pour changer la game les boys… jamais deux sans trois… main dans la main, mains dans les poches, proches proches les pétrolières et le gouvernemoman…

tout roule dans l’huile et on est dans la schnoutt… en fait, il est là le problème… tout baigne dans l’huile… on pense trop pétrole… pas drôle… pourtant on a du vent, du soleil, de l’eau, même de l’énergie libre… vite un général de Gaulle aux commandes de l’environnement… vive l’Énergie Libre !

alors arrêtons donc de se demander stupidement si on dumpera le pétrole des sables superdégueu de l’Alberta vers l’Europe à travers le plus long pays du monde par train ou par oléoduc et pensons autrement… soleil, eau, vent… vite, pensons vert… et n’oublions pas non plus les gens qui vivent près de ces installations meurtrières…

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vite passons du brun gris noir au vert jaune et bleu… vite du beurk au wow !  la révolution est enclenchée, faut continuer à souffler plus fort, continuons à couler et à briller…

et en terminant, un peu de sagesse de monsieur Hubert…

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l’énergie libre ? ça s’en vient vite…
http://www.libertariannews.org/2013/11/05/brazilian-firm-goes-to-market-with-free-energy-generator-capable-of-powering-two-average-size-houses/

Humbles et Nobles / Numbles et Hobles

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traduction : sois humble car tu es de la Terre, sois noble car tu es des Étoiles…
– proverbe serbe

si beaux ces quelques mots, qui résument toute la vie, quelques mots qui révèlent toute notre grandeur et notre petitesse, notre humanité et notre divinité… digne et noble, humble et simple… grand(e) et fort(e), petit(e) et faible… deux pour un, deux en une…

cette affirmation nous ramène à la relation entre estime de soi et amour propre, entre l’égo et la l’appréciation de soi… entre le petit moi et le Grand…

car comment apprécier la vie si on ne peut s’aimer soi-même et premièrement reconnaître sa propre beauté… j’ai souvent blablater là-dessus… alors je ne radoterai pas davantage quoi que, encore un peu…

moi, toi, nous, vous, chacun et chacune, tous et toutes, nous sommes faits de poussière d’étoiles, nous sommes des Dieux et des Déesses… de la terre et de l’univers… les racines, le fil d’or, les pieds dedans, les ailes au-dessus… 6 pieds sous terre, flyés flyées… un corps, une âme… même petite et grande Âme… seule Âme qui soit… et ainsi soit-elle…

bien sûr, il faut reconnaître et avoir confiance en ses propres moyens… genre Charles Hamelin qui vient d’affirmer ici sur les ondes de la première chaîne de la radio du Canada qu’il a tout simplement été le plus fort sur la piste du 1500 mètres aujourd’hui… c’est moi le meilleur !  I am the king of the world !

une évidence, il est arrivé premier Charlie… on te l’accorde… mais en même temps, sans tes parents, sans tes entraineurs, sans la santé, sans la chance un peu aussi, sans la société qui contribue financièrement au sport d’élite, sans la vie elle-même qui te permet simplement de bouger (car ce n’est pas le cas de tous et toutes et il ne faut jamais tenir cela pour acquis, parles-en aux gens qui tombent malades), rien de cela ne te serait arrivé…

et bien sûr sans l’effort et la persévérance de ta part Charles, tu n’aurais pas gagné… mais notre part personnelle dans nos succès ou nos échecs (qui n’en sont jamais dit-on) n’est pas tout, ce n’est qu’une partie de l’équation… on attache son chameau mais on fait confiance à Dieu, ou à rien si le mot Dieu vous indispose…

Jean-Clet Martin's photo.

non humblement, noblement, pas toujours simple de distinguer entre fierté et humilité, entre amour propre et amour de soi…

fin équilibre que de s’apprécier soi-même totalement et dans toutes ses nuances, se trouver beau, belle, grand et grande, et en même temps reconnaître que nous devons tout à plus grand que nous…

se souvenir que seul, sans air, sans eau, sans soleil, sans amour, sans nos parents, sans les autres, nous ne serions rien, nous ne ferions rien…

nous sommes Dieu, et en même temps, nous ne sommes Rien… et c’est très bien ainsi… en tous cas c’est ainsi…

alors ma gang de Dieux et Déesses, ma gang de Rien… bonne journée…

soyons humbles, soyons nobles… soyons numbles, soyons hobles…