amour amoure et etc.

1000118_622450454454747_1734523322_nchronique douzième / 18-8-13

eh oui, de retour le chroniqueur… après quelques jours de congé… ben oui, c’est l’été après tout… des trous dans la régularité, des trous dans le calendrier… et dans les nuages… je sais que vous m’excusez…

car totalement en amour le chroniqueur… alors moins de temps pour écrire… moins seul dans le grand lit de la vie… mes doigts et mon coeur trottent ailleurs… mon coeur trotte fort d’ailleurs…

eh oui victime d’une grande conspiration le chroniqueur… une conspiration du coeur… à suivre le coeur, toujours à suivre le coeur… victime d’une belle grande conspiration organisée par l’univers tout entier… qui m’a mené directement dans les bras de l’amour, dans ses jupes, mon amoure, un amour juste, un amour pur, un amour beau… un grand amour… une grande amoure… amor amor amor, l’amour à mort…

un amour qui me fait voir ma propre beauté dans les yeux de ma Juliette… un amour qui fait battre mon coeur de Roméo… un amour qui me fait me trouver beau… un amour qui enflamme mon corps, un amour qui me met le feu partout… moi qui ait toujours méprisé le concept d’âme soeur, eh bien, ça ressemble à ça cette rencontre… la vie a ses façons de nous confronter, de nous étirer la boîte à concepts…

un amour juste que le notre, un grand amour digne qui nous rend complètement dong… un amour qui fitte de toute part… des marionnettes de l’amour que nous sommes devenus… mus par l’amour… parfait, juste et bon cet amour… un amour qui a transformé d’ex-colocs d’antan avec des amoureux respectifs à l’époque en deux amoureux passionnés fous et doux du moment présent… deux amoureux dans l’infini… un amour d’éternité… finalement nous nous sommes retrouvés… notre home est notre coeur… deux éternels adolescents dans les bras de l’amour…

un amour qui nous rend tous les deux complets, gagas, légers… tout à fait dans nos coeurs et en même temps désincarnés, que des âmes volages… deux coeurs sur deux pattes avec des ailes qui volent dans la même direction… deux coeurs qui sortent chacun d’une grande période intense de quelques années, en parallèle, une épreuve de laquelle on ressort plus fort, plus grand… prêts  à aimer sans réserve, prêt à brûler pour l’amour, dans l’amour…

prêt à rentrer tout droit dans l’amour… en ayant eu le courage, chacun chacune, de passer à travers cette grande crise debout, fort, digne, les yeux grand ouverts, acceptant le dureté du passage obligé… deux coeurs maintenant capables de se tenir seul devant l’adversité, maintenant prêt à danser ensemble… main dans la main, âme à âme, l’âme à vif… sensibles, doux, délicats…

je souhaite ce qui m’arrive en ce moment à tout le monde, à mes anciennes blondes, à mes pires ennemis – s’il m’en reste – aux politicien(ne)s qui gouvernent le monde, aux gens d’affaires qui courent compulsivement après les profits… car messieurs dames, votre course aux profits illimités, souvent au détriment de la santé et la survie de vos concitoyens, et de vous-même d’ailleurs, est bien pâle face à l’amour, face à cet amour… en fait, je suspecte que c’est cet amour que vous cherchez par le biais de votre fou sprint aux profits… alors larguez votre portefeuille, perdez la tête, ouvrez votre coeur… et faites confiance… la conspiration est en cours, l’univers manigance pour vous… faites-vous avoir, laissez-vous manipuler par la vie, par l’amour…

un amour qui n’a pas tant à faire avec l’autre qu’avec notre propre capacité d’aimer que l’autre nous fait découvrir… un amour reconnaissant d’être reçu… un amour qui a davantage à voir avec donner que recevoir… et dans ce don d’amour, quelle grande réception… un grand bal en blanc, un grand bal d’amour…

allez lecteurs/trices, aimez, aimez bien, aimez mal, aimez bien mal, aimez tant bien que mal mais aimez… aimons le monde, invitons cette grande conspiration source d’inspiration… aimons le monde comme un grand aimant, attirant, magnétique, angélique…

l’amour toujours l’amour… toujours l’amour…

pleased and loved…

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écoute que coûte

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traduction : écoute sinon ta langue te rendra sourd(e)

écouter, on veut bien, mais écouter vraiment, quel art quand même…

plusieurs d’entre nous, nous avons de la langue plein les oreilles… nous avons la langue dans les oreilles… car même quand on écoute, souvent on entend, mais on n’écoute pas vraiment… souvent quand on écoute, on se prépare surtout déjà à répondre… on prépare notre réplique… bla bla bla à l’extérieur, bla bla bla à l’intérieur… action, réaction… on écoute les quelques premiers mots et déjà, notre texto intérieur se met en branle… et bla bla bla, et bla bla bla…

qu’on aie la langue dans la poche ou pas, qu’elle soit bien pendue ou non, on a souvent et plutôt la langue dans les oreilles… ce que l’on croit, ce que l’on pense, ce que l’on veut faire comprendre à l’autre et répliquer nous empêche d’entendre…

d’entendre l’autre en le sentant, en se mettant à sa place, en prenant ses mots pour du cash… implique une autre dimension, implique les autres sens…

car écouter vraiment peut nous remettre en question, nous ébranler car le point de vue de l’autre peut nous faire changer d’avis, et permettre d’élargir notre vision, notre compréhension du monde… ce qui peut parfois en déranger plus d’un(e)… surtout quand on est pas solide dans nos croyances et nos convictions, quand nos croyances viennent du dehors… car lorsqu’on sait d’expérience, le point de vue des autres ne nous fait pas peur… au contraire, on est curieux, curieuse… on peut alors partager nos expériences et tout à fait recevoir celles des autres… donnant donnant…

si on prend le temps de s’observer le tympan, on réalisera que nos oreilles sont souvent pleines de mots, de concepts et de croyances… comme des bouchons d’oreilles… pour la plupart issus de nos conditionnements, des croyances de nos parents, de notre culture, de nos médias…

nous sommes un gros ramassis de connaissances empruntées, de concepts mis bout à bout… comme un bouchon de cire dans les oreilles… comme un filtre qui laisse passer que ce qui fait notre affaire, que ce qui nous conforte dans nos dispositions intérieures…

tout ce que l’on entend doit passer à-travers nos idées préconçues… rien de mal en soi dans cela, sauf que pour rester frais et ouvert(e)s, on doit se vider le canal et permettre aux sons extérieurs de faire leur chemin jusqu’à soi… pas seulement les mots, mais aussi les chants des oiseaux, le vent qui effleure les  arbres et les fait frissonner, les colibris qui viennent chatouiller les fleurs devant la maison… simplement écouter la vie qui passe en nous, devant nous, partout…

écouter pour voir…

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traduction : quand tu parles tu ne fais que répéter ce que tu sais déjà… mais si tu écoutes, tu risque d’apprendre quelque chose de nouveau…

en terminant, voici une récompense pour vous qui avez pris le temps d’écouter ces mots écrits jusqu’au bout… une langue vivante qui ne vous ne rendra pas sourd, mais qui au contraire vous permettra de mieux voir à travers votre écran…

www.formation-massage-4stage.fr/outils/nettoyeurecran/cleanscreen.swf

version intro

introvertchronique dixième / 7-8-13

selon Wikipédia… les introvertis sont des gens dont l’énergie tend à se développer par la réflexion au cours de l’interaction. Ils prennent souvent plaisir dans les activités solitaires telles que la lecture, l’écriture, la musique, le dessin, bricolage, jeux vidéo, regarder des films et pièces de théâtre, et l’utilisation des ordinateurs.  Les artistes – écrivains, sculpteurs, ingénieurs, compositeurs et inventeurs – sont en général des introvertis. Un introverti tire avantage du temps passé seul plutôt qu’au sein de grands groupes. Il préfère se concentrer sur une seule activité à la fois et observer les situations avant de participer. Les introvertis sont facilement submergés par trop de stimulation lors des rencontres sociales. Ils sont plus analytiques que la moyenne… (traduit de l’anglais)

je viens de lire un article (en anglais, ci-bas) qui déboulonne 10 mythes sur les personnes introverties… fascinant… et réconfortant… finalement j’aime mieux me considérer comme un introverti qu’un ermite… nom qui porte lourde connotation… mais n’empêche, je me sens bien ici dans mon ermitage… un introverti dans son ermitage…

comme je disais il y a quelques tranches de 24 heures, pas que je n’aime pas le monde, un(e) par un(e) ou en petits groupes, pour chanter ou méditer, ça va, ce sont les foules que je garde à distance… trop de monde en même temps garde l’introverti par en dedans (version adaptée de la pomme par jour qui éloigne le docteur pour toujours)…

remarquez, c’est peut-être l’âge… en effet peut-être que lorsqu’on est jeune, on recherche davantage la compagnie des autres… notamment pour se définir, se sentir appartenir, se sentir faire partie de… les autres nous informent sur nous-même, nous offrent amitié et soutien, réconfort et chaleur… et ils nous désennuient de nous-même… et quand on vieillit, on apprend à se désennuyer de nous-même par nous-même… faut se préparer à la mort quand même…

rien contre les gens qui aiment rencontrer des gens qui aiment rencontrer des gens… ai moi-même été porté abondamment vers les autres pendant de nombreuses années… miroirs extérieurs… les autres sont sources de richesse, les interactions des moyens de se découvrir…

cet article sur les introvertis m’a permis de me reconnaître… et d’accepter et assumer cette tendance croissante chez-moi à me tenir à l’écart, et à voir peu de gens à la fois, et davantage pour chanter et être en silence que pour parler…

en fait l’introversion est naturelle… et essentielle… car beaucoup de bruit dans la foule… beaucoup de paraître dans la foule… beaucoup de bla bla dans la foule… mais encore ici, aucune problème à ça… seulement besoin de calme, de silence et de slomo… aller à son propre rythme, se fier à soi, vivre surtout à partir de soi… et de temps en temps, voir du monde, voir le monde…

car écrire, faire de la musique, méditer, contempler, marcher, sont toutes des activités que j’affectionne de plus en plus et qui se pratiquent très bien en solo…

je suis présentement à la maison avec mon amoureuse pour quelques jours et cette formule one to one me plaît aussi très bien… deux personnes autonomes capables d’être bien seules, ensemble, qui se rencontrent au tournant de l’escalier, mais qui existent solidement l’une et l’autre en soi et pour soi, et qui se croisent amoureusement l’une et l’autre au hasard du temps… 1 + 1 = 3

donc vive la vie en solo, vivre sa vie solo… avec à l’occasion quelques ami(e)s qui passent dans nos vies pour jouer avec la musique avec nous, méditer et faire un brin de causette… ou de silence… une fois de temps en temps les autres… rencontres sporadiques pour espacer le silence, pour partager son silence inter et rieur…

avec un grand background omniprésent de silence, de paix et d’autonomie…

yé vive les intros…

http://elibishop.com/2011/07/27/10-myths-about-introverts/

août là là

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et vous, voyez-vous août ? le sentez-vous août ?

cet août si doux, cet août si mou, cet août si fou… août août… août le mois des loups, le mois des fous…

en guise de mot doux en ce six sous, cette chronique de cincenne au sujet d’août rédigée il y a exactement un an qui dormait sur ce blogue… août, août… synchro vous dites ?

________
yahoo ! le mois d’août !

tout comme moi, avez-vous remarquer vous aussi que ce matin, il y avait quelque chose de différent dans l’air ? ben oui, août est débarqué, chez-nous en tous cas…

ça sentait le mois d’août à plein nez dans mes jardins… ça feelait le mois d’août partout sur ma peau, ça sonnait le mois d’août dans mes oreilles, ça chantait le mois d’août dans mon coeur, ça ventait le mois dans mon cou, ça criait le mois d’août partout… août août août… mois doux, moi too…

si chaque mois est unique, le mois d’août est le plus unique des uniques… août c’est encore chaud mais pas trop, c’est reposant, c’est de partout bruissant dans le tympan, cricket…cricket… rabbit… rabbit… quel party pour les oreilles, pour le nez, pour les yeux, wow une feuille rouge ici !

même la peau reconnait le mois doux… détendue de l’été – que nous avons si beau d’ailleurs, thanks le créateur – brune et chaude, en santé la peau, ayant emmagasiné toute cette couleur et ces beaux tons ocres et bruns, elle rayonne et se laisse caresser sans résister et avec jouissance par le soleil… quand même ! ils ont passé l’été ensemble… c’est un vieux couple…

même le jardin commence à déborder de son lit, flatulence végétale, obésité potagère, débordement légumier… mon amie a mangé ma première tomate et ce fut bon dit-elle ;-)

même que mes tournesols chavirent sous le poids de leurs graines et de leur grosse et lourde tête jaune – (si quelqu’un vient chez moi avec une caméra, faut qu’on leur montre ça OK ? c’est si beau «jaune tournesol» sur fond «vert de ma maison» – la commande est passée, in god we trust…)

les verts sont différemment verts en août… autrement verts… moins green, comme dans le sens des jeunes employé(e)s… green ! ça dit tout… aussi moins green comme dans possédant plus d’expérience, depuis plus longtemps sur la branche, la tige… moins tendre les verts, plus gonflés de vert… plus lucides les verts… ils ont vu pleuvoir !

soleil d’août toujours chaud, mais un peu plus doux, un peu plus bas dans le ciel, l’été amorce sont atterissage… attachez vos ceintures, nous arrivons à l’aéroport automnale… un peu plus soft la grosse boule jaune dans le ciel…

et en même temps, même si un peu moins chaud ce ptit août, il est tout août d’une chaleur plus sensuelle que celle de juillet qui elle nous cuisait, la cuisse ou la poitrine… crémeuse ou traditionnelle la salade de ch’août ? (excusez moi là)

août c’est parfois plus doux mais c’est aussi des grosses chaleurs, des orages terribles, des éclairs du tonnerre…

autrement le show de lumière en août, l’angle de l’astre jaune n’est plus le même de jour en jour… autre angle, autre lumière, autre août… rien qu’à voir on voit pas… faut regarder… subtile, fine, délicate différence… faut prendre le temps de regarder changer ça de couleur cet août-là…

août c’est les fleurs qui émergent de partout… dans le jardin, sur les bords de chemin, dans tous les coins… des fleurs fanées, des fleurs qui ont fait leur job de fleurs et qui partiront pour la «floride des fleurs» bientôt quand elles entendront les outardes et se les gèleront le soir venu…

oui plus froides en général les nuits d’août… on sent le bout du nez de l’hiver de loin…

je suis pas tout seul à me rappeler les chaleurs des mois d’août de notre enfance right ? c’est ça ! août c’est notre enfance…oui c’est ça… août ça annonce l’école, ça allume dans tous nos sens et toutes nos cellules nos souvenirs d’école, vous savez celle d’avant, quand on aimait encore aller à l’école…

beaux beaux ces souvenirs de la rentrée quand on allait acheter nos cartables, sac, crayons, règles et tout le reste du kit du petit écolier… eh qu’on était excité… OK je parle au JE… on allait magasiner tout ça avec moman…

une année, à la rentrée, tellement énervé et content, j’en avais même avalé ma clé de mon nouveau sac d’école… demandez-moi pas comment ! je vous laisse aussi imaginer comment on l’a récupérée ;-)

vous vous souvenez l’odeur ? la rentrée scolaire ça sent… en tous cas ça sentait dans l’temps… mais cette année ça sent autre chose, je sais pas ce que c’est…

il y avait encore des bonbons à’cenne dans les rentrées de notre enfance… pis des ptits sacs bruns pour les mettre dedans… à l’époque, popeye fumait encore… pis y avait aussi des ptites négresse noires – ça a dû changé de nom ça ! pas politiquement correct correct… pis des lunes de miel, pis des jujubes, pis des ptites baleines bleues, pis de la gomme thrill… quizz: qu’est-ce que ça goûtait la gomme thrill ? vous pouvez donner la réponse en commentaire si vous savez…

août c’est fou, août c’est roux… me semble que les roux doivent tous et toutes être nés en août ! roux comme les foins, comme les verges d’or (OK c’est pas roux mais on pourrait sûrement arranger ça), comme les feuilles qui s’en viennent et les belles douces rousses…

août c’est plein de chaleur humaine, plein de chaleur tout court, plein de souvenirs d’été, de celui-ci et tous les autres, avec les vacances de juillet encore fraîches et chaudes dans le corps…

août c’est aussi les étoiles filantes, les perséïdes, fidèles à leurs admirateurs/trices noctures et somnanbules, qui ne feront que passer dans le ciel d’août… mais qui brilleront tout de même de leur feu pour un court temps…

août c’est aussi les épluchettes de blé d’inde, à grands coup de poches… août c’est aussi les derniers soubresauts des vacances…

août c’est entre l’été et l’automne, c’est une saison Harry Potter, un entre-deux dans le nul part, dans le now here… ici et maintenant dans le crop circle du champs de foin cosmique…

allez bon moi doux…

Open Mind ou No-Mind ?

10540_531178526917459_1020255453_nchronique huitième / 3-8-13

le festival Open Mind a lieu cette semaine et encore pour quelques jours dans les Cantons de l’est… http://openmindfestival.com/

quelques ami(e)s et connaissances y sont mais moi, je n’y serai pas…  une amie voulait que je l’y rejoigne… je voulais un ptit peu mais définitivement beaucoup trop de monde pour moi… moi qui ne suis plus foule depuis quelques années, trop de monde d’un coup… trop de monde tout d’un coup…

même que je suis même full anti-foule…après plusieurs années full foule, je suis en train de devenir un hermite terré dans ses terres, heureux avec Pacha Mama, maman terre, madame forêt et monsieur air… je chante et parle aux colibris et ils me le rendent bien… je ne suis pas anti-gens car j’aime toujours en rencontrer quelques-un(e)s à la fois ici pour méditer et chanter… seulement anti-foule…

les échanges de mots m’étourdissent depuis quelques temps, surtout les échanges sociaux… party etc… je voudrais bien mais n’en suis pas capable… j’évite même le marché ici au village, malgré que j’aimerais bien y aller et me mêler à la foule moi aussi… faire comme le monde, voir quelques ami(e)s… mais les foules me font peur… certain que le nouveau DSM 5 me classerait comme hermite agoraphobe avec un trouble obsessionnel d’envahissement… mais j’assume…

comme je le fais depuis des années, j’ai quand même beaucoup réfléchi cette semaine autour du terme mind, comme dans Open Mind et No Mind… ai déjà écrit quelques chroniques là-dessus même… on-going questionnement… j’utilise le terme mind car mon guru nous parlait en anglais, mais j’imagine que je pourrais aussi utiliser le terme mental… sauf que mind est plus riche, plus plein… d’idées, de pensées, de concepts, etc…

cheminant avec Osho depuis une trentaine d’années, lui qui a martelé et malmené le mind de toutes les manières, ce concept est central dans la quête spirituelle… le mind est un os à ronger jusqu’à ce que mort s’en suive… ou jusqu’à ce que disparition apparaisse… pour le disciple en quête de la grande lumière, le mind est l’obstacle à contourner pour arriver au but tant recherché, le  grand rien lumineux…

en tous cas, l’idée me semble être de prendre conscience de cet esclave de la pensée qui a pris la place du maître… comme Iznogoud qui voulait devenir calife à la place du calife… le mind a réussi lui… non mais pour qui il se prend ce mind ? pour la boss de la place ou quoi ?

car on dit souvent que le mind est un excellent serviteur mais un pauvre maître… et pourtant, souvent lui qui mène notre vie non ?

j’ai tendance à penser parfois, comme les organisateurs du Festival Open Mind j’imagine, car ils ont nommé leur festival ainsi, que le mind, si ouvert et bien nettoyé, peut devenir un outil créatif, un chemin vers la libération… mais vraiment pas certain…

car je crois que c’est mon mind à moi qui, par instinct de préservation, par instinct de survie, me fait croire qu’il est essentiel à mon évolution… que c’est lui le boss… ne me mets pas de côté qu’il me dit, je vais travailler pour toi… je vais t’aider, je vais te faire comprendre le sens de la vie… oui oui… mon oeil mon mind, l’ai déjà entendu celle-là…

pourtant, une fois de temps en temps, je le mets de côté this little mind of mine… et pourtant, tout va bien alors madame la marquise, même que tout va mieux alors… tout va tout seul, la vie prend soin d’elle-même… la vie se vit malgré mon mind à moi… et moi j’observe, à distance, détaché, un peu nonchalant même… plus léger…

Osho a élaboré longuement sur le concept de No Mind… concept qui fait peur car je nous imagine alors l’air bête, héberlué, un peu stoïque, huluberlu même, l’air hébété, stupéfait… la bouche ouverte et incapable de dire quoi que ce soit… ou la tête partie en fumée… pourtant, les quelques fois où j’ose, où le mind abdique, je ne le regrette jamais… je crois que je vais déménager là-bas…

pour observer un bel exemple de No mind en action, live (à partir de 5 minutes) : un gars en face de Mooji dont le mind arrête de fonctionner temporairement, à la rencontre de quelqu’un qui vit à côté de son mind… pas l’air si plate que ça le No Mind après tout…
http://www.youtube.com/watch?v=whAFLhSWdsA

mindfulness ou mindemptiness ? oh oh my mind… pouvez-vous répéter la question ?

___________

AU-DELÀ DU MENTAL, L’ÉVEIL… ॐ

La liberté commence quand vous prenez conscience que vous n’êtes pas cette entité, c’est-à-dire le penseur.

En sachant cela, vous pouvez alors surveiller cette entité.

Dès l’instant où vous vous mettez à observer le penseur, un niveau plus élevé de conscience est activé.

Vous comprenez petit à petit qu’il existe un immense royaume d’intelligence au-delà de la pensée et que celle-ci ne constitue qu’un infime aspect de cette intelligence.

Vous réalisez aussi que toutes les choses vraiment importantes – la beauté, l’amour, la créativité, la joie, la paix – trouvent leur source au-delà du mental…

Et vous commencez alors à vous éveiller.

~ Eckhart Tolle via Richard T. Chartier

 

pour maintenant, prisonnier d’ici

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pour la première fois de ma vie d’adulte, je n’ai pas de passeport… et c’est intentionnel… voulu… provoqué… auto-infligé… une expérience… nulle part où me sauver ailleurs qu’ici sur la planète pour le moment…

bien sûr, je pourrais aller me visiter Saskatoon… ou aller chez mon ami de Winnipeg… aller en vacances en Gaspésie, à St-John’s NB où St-Jean de Terre-Neuve… ou encore me sauver sur une île de la côte ouest… mais pas envie de ça… content content ici, content content maintenant…

mon passeport m’a toujours en quelque sorte éviter de sentir la pression de l’ici… faire des plans de voyages à l’étranger m’a toujours permis de relâcher la tension quand l’ici était trop présent, trop im/pression/nant… mon passeport a toujours été le petit trou dans la balloune existentielle… la simple idée de partir quelque part ailleurs soulage la pression…

trop intense la vie ? alors on rêve au sud, le Brésil en particulier dans mon cas où je suis allé une dizaine de fois dans les dernières années… ou en Hollande plus d’une quinzaine de fois pour des raisons amicales et professionnelles… mais aujourd’hui, nowhere to go…  qu’ici, qu’autour… et pas du tout envie de me distraire…

je me souviens il y a longtemps, dans un discours, Osho avait dit que nous nous pensions libres jusqu’à ce que nous sortions du pays dans lequel nous vivons… que c’est alors qu’on se rendait compte que nous vivons tous et toutes dans une prison à ciel ouvert, de dimension variable, celle du Canada étant parmi l’une des plus grandes au mondes… l’une des moins habitées… donc l’une des plus spacieuses… pas fou l’gourou…

car en effet, nous sommes relativement libres de nos faits et gestes, relativement libres de bouger où bon nous semble, mais en fait, nous vivons dans un espace délimité duquel ça nous prend une permission pour sortir… de même que pour entrer dans certains autres pays…

alors très intéressant de ne pas pouvoir sortir de la prison Canada pour un moment… auto assigné à résidence le chroniqueur… et j’aime la sensation… nulle part où me réfugier ailleurs que dans cet espace, que dans le moment… totalement avec moi-même… plaisante sensation… impossible de voyager tant que ça sur le plan horizontal pour le moment, que sur le plan vertical…

en fait, depuis quelques années, même si j’avais un passeport qui me donnait la possibilité de visiter le monde entier à part la Corée du Nord, je ne vais pratiquement nulle part… même que très rarement dans mon cher village ici à Val-David… en fait, ma maison est le centre du monde… l’absence de passeport ne fait que confirmer mon assignation à résidence… 100 % ici… enwèye à maison…

bien sûr je pourrais m’enfuir ailleurs dans ce cher plus meilleur pays au monde ou visiter la belle province, mais je n’en ai pas le moindre envie… tout à fait bien ici, dans ma forêt, avec mon ptit moi-même, avec mon chat, quelques ami(e)s autour que je vois relativement peu, que quelques personnes qui viennent me visiter à l’occasion et chanter avec moi… toutes les journées se ressemblent ici, travail à domicile de l’automne au printemps, pas de programme du tout l’été, un peu de marche, un peu de musique, un peu de nourriture, beaucoup de nature…

et depuis quelque temps, sans passeport, donc sans aucune porte de sortie vers le monde extérieur, et aucun envie de m’y aventurer… qu’un immense et intense et dense envie de vivre simplement le moment, totalement ici, dans cet espace limité horizontalement mais infini par en haut, en bas et en dedans… habiter un sur place calme et complet, une simplicité d’être désarmante… ma vie est plate mais captivante, sans grands hauts ni si bas bas… qu’un surfage doux et smooth, pas de vagues d’excitation… reposant, relaxant…

bizarre la vie… le monde est à moi, tout est possible, et je ne veux rien… ou presque… rien d’autre qu’un peu d’air, un peu d’eau, quelques calories pour nourrir la machine, quelques notes de musique et quelques pas… quelques ami(e)s qui viennent me rendre visite, sinon tout à fait OK avec ma solitude…

parfait moment pour visiter mes propres cellules… et vivre une heureuse peine de prison… une lucide joie de prison…

le voir pour le croire ?

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traduction : vous pouvez seulement voir ce en quoi vous croyez – rien d’autre n’est possible
– Byron Katie

en partie d’accord avec cette affirmation le chroniqueur… mais en partie pas…

car parfois on n’en croit pas ses yeux… et parfois, croire c’est voir… et parfois voir c’est croire… et parfois rien qu’à voir on voit ben… et parfois même quand on voit on croit rien…

et d’autres parfois, la vie nous en mets plein la vue, et nous invite à élargir et approfondir notre regard… elle nous en fait voir de toutes les couleurs la vie des fois… elle nous présente aussi parfois des choses impossibles à croire mais qu’on voit quand même, des choses flabbergastantes qui nous forcent à voir par en-dedans, à croire à l’impossible. à voir plus grand que soi, à transformer une simple croyance en foi, à penser différemment, à concevoir le monde autrement…

car au début de la vie, on ne croit à rien… on ne croit tout simplement pas… puis éventuellement, on commence à croire en certaines choses – plus ou moins – des bouts de notre éducation, du moins ceux qui font du sens à nos yeux…  puis à l’adolescence, on en vient à rejetter une bonne partie de ce en quoi on croyait… et par la suite, pour le reste de notre vie, on conserve ou reprend ce qui fait du sens selon nos expériences…

parfois on ne croit que ce qui est juste pour nous, ce qui résonne juste en nous… parfois on ne plus croit plus en rien, et parfois on arrive à croire sans voir… ça c’est la foi… car oui, la foi demande de croire sans voir… pas croire aveuglement, juste admettre que c’est possible… plausible… peut-être… la foi se situe une coche au-dessus de la confiance et de la croyance… la foi demande une certaine part d’aveuglement… tout est possible…

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traduction : vous n’arrêtez pas de respirer simplement parce que vous ne voyez pas l’air… le fait que vous ne pouvez voir Dieu ne signifie pas pour autant que vous cessez de croire !

croit-on à l’air ? à Dieu ? à l’immensité de l’univers ? à l’infini que l’on ne peut même pas imaginer ? qu’est-ce que croire anyway ? pas grave les ami(e)s, croyez-moi, on n’en sait rien… mais on va voir…

by the way, un daltonien peut-il en voir de toutes les couleurs ?

____
lien pertinent de mon ami Alain… sur la vue holographique….
http://www.youtube.com/watch?v=yXBnrLPVTVY&feature=share

 

beautéthon

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traduction : la beauté, c’est l’éternité se contemplant dans un miroir – Khalil Gibran

de la beauté, encore de la beauté, toujours de la beauté… une mer de beauté, de pure beauté, de beauté pure… un marathon de beauté en cette existence… quand on porte la beauté dans le regard, la vie est belle, le monde s’embellit… la beauté gagne toujours…

suite de ma chronique d’hier… pour rouler encore sur le concept de beauté… beau concept… pour soutenir notre capacité à se trouver beau et belle… pour renforcer notre appréciation de la beauté… en soi, autour, partout… pour voir et apercevoir la beauté dans son propre regard… pour puiser dans cette source de beauté que l’on porte tous et toutes en soi… la beauté est une inside job…

vous avez été nombreux et nombreuses à lire, commenter, répondre hier… la beauté vous interpelle vous aussi… beau constat… comme moi, vous la reconnaissez en vous-même cette beauté… comme moi, vous reconnaissez qu’il vous faut tout d’abord la voir en vous-même pour la voir dans la nature, chez les autres, ailleurs, partout… la beauté se réfléchissant à l’infini…

reconnaître sa propre beauté, un des principaux buts de la vie finalement… car oui monsieur Gibran on l’achète votre affirmation, oui, la beauté est l’éternité se réfléchissant à l’infini… full beauté… beautiful… beauty ? full… bioutifoule… que de la beauté… de la beauté partout lorsqu’elle est reflétée à partir de soi… lorsqu’elle coule de source… lorsque la beauté se projette à l’infini… sploush ! de la beauté éternelle…

la beauté comme terreau de la vie, la beauté au début, la beauté à la fin… beauté, beauté, beauté… porter la beauté dans le regard comme un voile qui recouvre toute chose… une beauté projetée sur le monde, sur tout ce que touche notre regard… projection de beauté en 3D… beauté en haute résolution… mais pour la voir, tout d’abord de la beauté dans le regard… de la beauté plein les yeux…

pitcher de la beauté sur le monde plutôt que d’y projeter ses jugements, plutôt que de voir et chercher les failles… mais pour cela, il faut la connaître de l’intérieur, il faut la chercher, la trouver, la reconnaître, l’accepter et l’assumer… pas toujours aussi simple qu’on le voudrait… car la beauté n’est pas du prêt-à-porter… la beauté se cultive, elle s’apprend, se développe, grandit et parfois même indispose… surtout la notre… assumer sa propre beauté, une grande leçon de vie…

car la beauté, si elle est innée – regardez un bébé naissant, un animal, la nature – elle s’apprend aussi… la beauté est partout, elle se donne d’elle-même mais elle doit aussi être méritée, assumée, intégrée… la beauté a son propre langage… la beauté se travaille, se bâtit, se déploie…

n’apprécie la beauté que quiconque la cherche et l’assume, la couve et la porte… car la beauté se porte naturellement, simplement, mais non tout bonnement… la beauté a une grâce… la beauté est fine, délicate, sensible, subtile… mais parfois brute aussi…

et pour assumer totalement sa beauté, il faut aussi oser puiser dans ses zones plus sombres, plus glauques, ses zones plus ombres… oser fouiller dans le noir pour trouver sa lumière, se salir les mains et jouer dans la bouette pour trouver les perles…

car la beauté a un prix… la beauté éphémère s’offre à tous et toutes mais la beauté éternelle se gagne aussi, la beauté permanente se mérite… la vie est un grand concours de beauté, un marathon de beauté… un beautéthon… dans lequel tout le monde gagne éventuellement…

75692_529292990417473_1626078666_ntraduction : la beauté, c’est l’éternité se contemplant dans un miroir… mais vous êtes l’éternité et vous êtes le miroir – Khalil Gibran

je suis beau

431910_361818733940785_984073742_nchronique quatrième / 29-7-13

ouain, pour qui il se prend le chroniqueur…

je sais, moi aussi c’est la première réaction qui m’est venue dès que j’ai simplement pensé écrire ce titre, et cette chronique auto-reconnaissante, auto-congratulante… dire que je me trouve beau publiquement, quel culot le mec… mais je l’écris quand même… car je me sens beau ces temps-ci… et si je me sens beau, je le suis… aussi simple que ça…

la seule raison pour laquelle je n’écrirais pas ce titre est le jugement que vous pourriez avoir à mon sujet… ce que vous pourriez penser : non mais pour qui il se prend celui-là ? affirmer qu’il est beau… vieux relents de catholicisme transpirant le péché mortel de l’orgueil… et ça on n’achète plus… on ne loue même plus… non on ne joue pas… de cette game-là.. alléluia…

car entre vous et moi, si on ne se trouve pas beau – ou belle – soi-même, qui le fera pour nous ?  si on ne peut voir la beauté dans ses propres yeux, reconnaître la beauté en soi-même… si simple, se trouver beau – ou belle… donc si pas nous, qui le fera ? car la beauté n’est pas objective, purement subjective la beauté…

la beauté que l’on constate à l’extérieur de soi n’est que sa propre beauté projetée via nos propres yeux, vers le monde… la beauté se trouve dans les yeux de celui – ou celle – qui regarde… du dedans vers dehors la beauté… un voile de beauté dans les yeux…

apprendre à se trouver beau, s’aimer, s’apprécier, être son meilleur public, passage obligé de l’estime de soi… car nous sommes tous et toutes créations de Dieu, donc source de beauté originelle au même titre que la nature, ou qu’une autre personne… en particulier les enfants et leur naturalité…

car trouver l’autre beau – ou belle – rien de plus normal, mais soi-même ? pourtant, comment voir la beauté hors de soi si on ne peut la voir en soi ? comment aimer un – ou une – autre, les autres, si on ne s’aime pas soi-même ? la question se pose… et la réponse indispose…

pour la première fois de ma vie, je me trouve beau… je me sens beau… je suis bien en ma présence, je m’aime, m’accepte, m’assume, me prends dans toutes mes déclinaisons… je me dis oui, je prends ma place, que la mienne mais toute la mienne, je m’abandonne à qui je suis… oui papa…

assumer sa beauté et discerner la nuance entre orgueil et simple appréciation de soi… beau mais pas plus que les autres, beau autant que les autres… pas une beauté comparable, une beauté intrinsèque, une beauté d’être… avec sa différence, son unicité, sa spécificité… assumée, appréciée, intégrée… marcher la beauté, respirer la beauté… être la beauté…

se trouver beau – ou belle – les yeux fermés… ouverts… car la beauté prend racine en nous et se propage vers le reste du monde… devenir le réservoir de toute la beauté du monde, dépositaire de toute la beauté du monde… reconnaître cette part de beauté en soi déposée par le créateur, la créatrice…

cette reconnaissance de la beauté en soi constitue la première étape pour reconnaître la beauté dans le reste de la création…

et vous, vous trouvez-vous beau – ou belle ?
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Symptômes de la paix intérieure

Tendance à penser et à agir spontanément, guidé par son intuition personnelle plutôt que conditionné par les expériences et les peurs du passé.
Une grande capacité à apprécier chaque moment.
Un manque total d’intérêt pour juger les autres.
Un manque total d’intérêt pour se juger soi-même.
Un manque total d’intérêt pour interpréter les actions des autres.
Un manque total d’intérêt pour tout ce qui est conflictuel.
Une perte totale de la capacité de se faire du souci.
Des épisodes fréquents et intenses d’appréciation de la vie en général et de soi-même en particulier.
Des sentiments très agréables d’unité avec les autres et avec la nature.
Des attaques répétées de sourire, de cette sorte de sourire qui vient du cœur et passe à travers les yeux.
Une tendance croissante à laisser les choses se produire plutôt qu’à essayer de les forcer à se produire.
Une capacité de plus en plus grande à aimer les autres aussi bien que soi-même et une envie d’aimer de plus en plus forte.

Si vous présentez un ou plusieurs des symptômes mentionnés ci-dessus, sachez que votre état est probablement irréversible.

Dr Christian Tal Schaller via Pierre Lemieux

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grATItude

1003708_398892476881529_1375085253_nchronique troisième / 27-7-13

traduction : cher Dieu (ou choisissez le terme qui vous inspire)… je voulais simplement te remercier pour une autre journée… prends soin de ma famille et ami(e)s aujourd’hui… bénis-nous d’une façon inconnue de nous jusqu’à maintenant…

à mon ami, qui se reconnaîtra… et à la vie… et à vous, et à nous…

trop plein de reconnaissance le chroniqueur, faut que ça sorte… appréciation chronique, chronique d’appréciation…

alors merci, gratitude, reconnaissance, merci merci merci… thank you vely much… pour le jus et la slush…

merci pour tout, pour rien… pour l’amour, pour la joie… pour la peine, et la force et la sagesse que cette peine a suscité… la peine vaut la peine… et la joie… foule peine… peine full… merci pour le flot de larmes, pour le temps qui passe et qui guérit tout… pour l’humanité qui résonne en nous quand le going gets tough…

merci pour le chemin parcouru, et celui qui se présente et se présentera, encore et encore, toujours et maintenant… un pas à la fois, un pas devant l’autre, même à reculons…

merci pour la vie, merci pour l’ami, merci pour ton serviteur, moi ati… petit ati dans cette grande toile de vie, petit point dans cette grande courte pointe humaine, minérale, animale, végétale… petit ati dans tout ce qui vit grandiosement… dis-moi ce qu doit être fait… guide-moi car parfois mes yeux sont fermés même ouverts…

merci pour tout ce que je reçois, et aussi et surtout pour tout ce que je ne reçois pas, le bon et le moins… toujours du bon, toujours… moins est plus, de plus en plus…

merci pour le thé, merci pour les cookies… merci pour le mou, le dur, le froid, le tiède, le chaud… merci pour Osho, merci Osho…

la vie est bonne, pleine, grande… mais pour le voir, il faut le croire… surtout quand on ne voit pas… pour le voir, il faut fermer les yeux, regarder, investiguer, s’investiguer… et continuer, continuer, continuer… qui suis-je ? qui est à l’intérieur ?  encore, toujours, maintenant… surtout quand on ne voit pas, quand on ne veut pas voir, quand on ne peut pas voir… car pour le voir, il faut s’assoir, et voir…

la vie est bonne, juteuse, débordante, passionnante, flabbergastante, excitante… si on le veut… si on l’invite à être telle, si on décide de la percevoir ainsi… car la magie est toujours ici, là, ailleurs, partout… juste là devant nos yeux, et derrière aussi… regardez, fixez, observez, là juste derrière vos paupières, tout est là… la vie, la présence, tout ce qui vit y vit… le monde en soi… coucou Dieu…

oui bonne est la vie… pure, généreuse, abondante… oh que non, elle ne nous amène pas toujours ce que l’on voudrait… erreur au département des commandes ? pas du tout… car si on fait confiance, elle nous amène toujours ce dont on a besoin… puisque c’est ce qui vient… suffit de le décider ainsi… suffit de dire oui… devenir un yes man, une yes woman… yo man ! human…

alors la vie, merci… alors l’ami, l’amie, merci… merci pour la vie, merci pour samedi… pour le soleil, et la pluie, pour la merveille, et la vie… cette vie, comme une grande toile blanche que l’on remplit à chaque jour qui ne passe jamais, toujours le même jour d’aujourd’hui, toujours le même moment… maintenant… tout le temps, maintenant… tout le temps…

ravi l’ati…