parfaite erreur

532311_562873090400545_614158768_ncent-ving-deuxième pop-up /// 3/5/13

traduction maison:
je ne fais jamais deux fois la même erreur… je la fais cinq ou six fois pour être certaine…

en effet, juste pour être sûr… faut parfois faire le tour de la même piste quelques fois, plusieurs fois… parfois… alors aujourd’hui, journée internationale de la gaffe… journée pour raffiner nos erreurs, devenir maître et maîtresse de la gaffe… appellez-moi gaston… gaston lagaffe… et gastonne…

au cas où ça serait notre dernière vie, on va compléter ça une fois pour toute… les erreurs, on va toutes les faire, plusieurs fois, autant de fois que ça dure… car on a beau dire et vouloir le contraire, on fait souvent les mêmes erreurs… pas juste moi… oui oui vous aussi… essayez pas… ça se fait tout seul…

car on a beau ne pas le vouloir, on répète souvent les mêmes comportements, on rentre souvent dans les mêmes craques du passé… même si pas toujours reluisants… on se pète souvent la même face dans le même mur… ou dans un mur légèrement différent… mais la même face… apprendre fait parfois mal… pas toujours, mais  parfois… pas toujours, mais souvent…

on se brûle parfois les doigts, et on recommence… mais une erreur n’est jamais vraiment une erreur, c’est toujours une leçon, un apprentissage… on apprend parfois à la dure, souvent pour être sûr… car difficile d’apprendre quand tout coule et roule… quand tout coule et roule, on vole, on flye, on flotte, on surf sur la vague… mais quand on le nez dedans…

l’apprentissage se fait toujours – OK OK obstineux/ses et autres rêveurs/ses, pas toujours mais souvent – à la dure… quand c’est facile, on pense que la vie sera toujours ainsi… mais quand c’est dur, le message passe jusqu’à la bonne place et s’incruste au coeur de nous, la glace casse, la leçon passe et se tasse en nous…

on voudrait bien pouvoir apprendre facilement, aisément, doucement, rosement… mais next life pour çacelle-ci tough luck… les vrais leçons s’apprennent en suant, en forçant, en travaillant, en se la pêtant, la marboulette… on se la fait dure jusqu’au point où on a envie de se rendre la vie plus facile, plus simple, plus douce… mais cela prends du temps, de la sueur et de la crasse…

évidemment, possible d’apprendre dans le plaisir et la joie… mais pas tout le temps… pas tout… pas toujours… les temps durs nous forcent à apprendre les vraies leçons… comme des tatous dans la peau, comme des blessures de guerre, comme des marques au coeur… les souvenirs de nos passes passes troubles nous servent de garde fou…

et même si on pense que l’on répète les mêmes erreurs, on les fait toujours avec une petite différence nouvelle, une autre subtilité à saisir, à découvrir… une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, cinq fois, six fois, OK apprise la leçon… dans sa globalité, dans toute sa complexité… car on a beau vouloir garder ça simple, complexe la vie quand même…

alors lecteurs/trices, journée de la gaffe, mais journée célébrative… pour célébrer nos erreurs, de jeunesse, de mi-vie ou de vieillesse, toutes nos erreurs… le festival de l’erreur… pour rire de soi, rire de nos gaffes que personne d’autre que nous ne voit, rire de nos gaffes, celles que l’on fait en cachette et celles que tout le monde nous voit faire car on ne peut rien cacher… alors rire de soi, tout simplement, tout bonnement… être le dindon de sa propre farce… car la vie est une grande comédie…

car de drôle de bibittes que nous sommes… oh que oui… et s’il faut aller plus loin que six fois, ainsi soit-il… pas de limite à l’apprentissage… car long long devenir sage… en fait toujours apprenti sages les humains…

cococréer sans se crever le jaune

400576_509339025769710_1692632139_ncent-ving-et unième pop-up /// 2/5/13

plutôt que marcher sur des oeufs, s’y assoir…

je suis en train de procéder aux corrections des travaux de session… c’est la saison… corriger comme ça me demande d’être hautement créatif… pour rester allumé, alerte, présent à chaque travail, attentionné et intéressé… ce qui me fait réfléchir à ce qu’est la créativité, tout ce que peut être l’acte créatif…  en fait il me semble que la créativité est davantage un état, plus qu’un simple acte, de même que l’action résulte naturellement de l’état…

et up, pop, repop et repopup, arrive ce lien ci-bas… non mais y a vraiment du monde génial sur la terre… si vous allez voir ce que recèle ce lien, votre vie au quotidien ne sera plus jamais la même… juré craché… une foule de trucs presque plus incroyables les uns que les autres… really…

et pour vous, qu’est-ce que la créativité ?  grosse question non ? et pour toi le chroniqueur vous me demandez ? OK, puisque vous demandez…

être créatif pour moi c’est transformer la vie quotidienne en aventure, trouver des trucs simples et faciles pour me garder stimulé, aimant, curieux, ouvert d’esprit, non blasé, sur le qui vive… au quotidien, dans l’ordinaire de la vie… rendre cet ordinaire extra ordinaire…

être créatif c’est essayer toutes sortes d’affaires, surtout des choses que je n’ai jamais fait avant, des choses que je n’avais jamais pensé faire, que je n’ai jamais voulu faire… et les faire quand même… les faire surtout si je n’ai jamais voulu les faire… pour me surprendre… pour mettre au défi, me challenger… pour me sortir de ma zone de confiance, pour me garder alerte et étudiant… car oui rien comme enseigné des choses que l’on ne connait pas pour se forcer à trouver, trouver et encore trouver, un angle différent et apprendre… éternels étudiants…

être créatif c’est aller au devant de ses peurs… quand quelque chose nous fait peur, go for it… en se bouchant le nez et en se fermant les yeux s’il le faut, mais y aller coûte que coûte

être créatif c’est trouver une façon de faire mes corrections sans me laisser distraire par toutes sortes d’affaires, genre courriels et message FB qui rentrent… alors je m’astreins à compléter au minimum un travail à la fois avant d’aller voir ailleurs… trouver des trucs… pour m’assigner à clavier et à écran… et planifier… tant de travaux par jour… plutôt que de faire avec le rush de finir au culottes, faire avec détente et patience… étirer dans le temps… car temps il y a… toujours maintenant…

être créatif c’est aller googler un mot à chaque fois que j’en rencontre un que je ne connais ou que je ne sais pas comment il s’écrit… c’est chercher et trouver des synonymes plutôt de toujours utiliser les mêmes mots…

être créatif c’est toujours voir les choses différemment, les entendre différemment, se questionner sur ce que l’on sait à leur sujet… revirer sa vie de bord régulièrement… être créatif c’est reconnaître que l’on ne fait rien de nouveau sous le soleil, que l’on ne fait que faire autrement… chacun à sa manière… et quelqu’un d’autre fait probablement aussi bien et différent ailleurs…

OK retour à la créativité extérieure… la nature m’appelle pour une séance de cococréation…

vraiment allez voir ce lien, je vous garanti un état de flabbergastiness assuré…

http://dedalvs.tumblr.com/post/48998678919/99-life-hacks-to-make-your-life-easier

télépati

302030_181815571973280_372948081_ncent-vingt-et-unième pop-up /// 2/5/13

traduction maison : je vais poster télépathiquement aujourd’hui, alors si vous pensez à quelque chose de drôle, c’était moi…

alors peu de mots ce matin, que des pensées virtuelles… la balle est dans votre camp… synthonisez…

cependant, je m’occupe strictement du comique, du léger, du drôle, du fun… pour le négatif, désolé, pas mon département…

c’est le mois de marie

Pawel Jonkacent-vingtième pop-up /// 1/5/13

mai, oui !  yes mai… mai, yes… Mae West… mais oui, c’est le mois de Marie… et de Joseph, et de jésus, et Allélouia, etcetera…

la saison de la pousse est partie, déjà commencée… tout se passe sous terre, ça couve, ça se prépare… on ne voit rien mais tout est déjà parti… en fait quelques petites fleurs se sont déjà montrées le bout du nez même ici dans les montagnes… eh oui le party est déjà commencé… la nature est folle de joie… elle ne se peut plus… ça ne parait pas mais sous la table, ça brasse en masse… plus rien ne tient en place… ça dépasse, la nature se montre la face…

même si le plus court, avec ses trois petites lettres, m-a-i, le mois de mai est probablement l’un des plus réjouissants, l’un des plus prometteurs, l’un des plus optimistes… tout est possible en mai… mai c’est l’avenir, mai c’est maintenant… mais c’est la vie… la vie en attente, la vie en promesses, la vie dans le backstore... qui se prépare à sortir… la vie à venir… en devenir…

mai c’est doux, c’est tendre, c’est chaud… mai c’est timide, humide, vivide… mai c’est fou, c’est doux, c’est tiguidou… mais mai c’est nous… le mois de mai est le mois de tous les possibles… mai c’est pratiquement trop beau pour être vrai… mais c’est vrai…

et le 1er mai est la journée des travailleurs, fête quasiment oubliée de nos jours… peut-être parce qu’on travaille tout le temps, parce qu’on travaille trop, parce qu’on travaille pas… ou plus… 1er mai yé, la vie est revenue… avril est passé, mai est arrivé, yé…

la vie est plus que tout ce que l’on voit… pour le moment, la vie vit six pieds sous terre, elle se tapit… mais pas morte du tout la vie… la vie et la mort se rejoignent six pieds sous terre… toutes les fleurs du monde sont déjà à l’action… en cachette, en sourdine… ça s’active, ça gigotte, ça a la bougeotte… ça vrille, ça frétille, ça pétille… excitée la fille… mai est une fille… criante de vie, bougeante de oui…

car oui la nature est excitée… encore vierge, elle s’apprête à se défaire de sa virginité, elle est prête à popper… hors de terre, oui ma mère… vierge la Marie… mai ? your dream come true… allez hors de terre la nature, Marie-Mai, le mois de la mère terre, la joie de la terre mère… je le jure sur la terre de ma mère… mère nature, nature pure…

c’est le mois de Marie et la vie bourgeonne, la vie n’est plus bougonne, winter is gone… c’est le mois de Marie… et la vie, et Jésus crient… Jésus, Marie, Joseph, et ainsi soit-il…

c’est le mois des tubercules, le mois de la terre qui s’éveille, le mois des mains dans la terre, le mois des jardins en devenir… pour le moment, que dans nos têtes les jardins mais ils n’attendent rien pour se faire planter ces coquins… jardins en devenir, jardins en bataille, jardins dans nos mains…

vive mai, vie la vie, vie la mort, de l’hiver… et le retour de la vie… vive la joie, vive la vie… vivre le printemps totalement, que l’on soit en amour ou en vie, que l’on soit en vie ou en amitié… vivre plus grand que soi, vive en dehors de soi… sortir les vélos, sortir les shorts, sortir les bermudas… et sortir de soi, extasiant…

mai pour vous, mai pour moi, mai tout le temps… mai dans nos têtes, mai dans nos mains, mai dans nos coeurs… et mai quand même… aimer quand même…

mai oui…

art: Pawel Jonka

homme et gars ? oh my god !

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cent-dix-neuvième pop-up /// 30/4/13

ce matin je suis tombé sur un excellent article de Patrick Salibi, voir lien ci-bas… une réflexion sur la condition masculine sensiblement similaire à quelques-unes des digressions réflexives que j’entretiens personnellement depuis plusieurs années… pas très reluisant pour le mâle mais éclairant par rapport à où on se situe… avec différentes gradations… et plusieurs nuances… car clairement, les jeunes hommes s’améliorent… chaque génération pousse l’autre à évoluer…

http://www.urban-yogi.co/boys-to-men/

des questionnements en ce sens donc pour ma part… notamment, depuis que j’ai animé des groupes d’hommes… notamment depuis que je me vois aller en tant qu’homme, moi mais aussi tous les autres hommes qui ne savons pas toujours ce qu’est être homme ces années-ci… nos modèles ont fait du mieux qu’ils ont pu mais on part de loin… Adam, what the fuck ? questionnements aussi notamment depuis que j’ai eu des enfants, et ce dès l’âge de 20 ans… ça fait maturer…

je me suis longtemps demandé quand un gars devient un homme, comment ça mature au masculin… comme le dit Salibi, et comme j’ai pu le remarquer, pour une femme, le fait d’accoucher provoque une poussée de maturation… pour nous, c’est différent… on ne nait pas pas père, on le devient, peut-être… lentement, mais pas nécessairement sûrement… possiblement, probablement… éventuellement…

sans se taper sur la tête, on doit réaliser que le processus se fait lentement, pour certains très hésitamment… pour d’autres, on dirait que pas du tout… mais qui suis-je pour dire cela ? moi même ai sûrement certaines zones d’ombre… cariba hombre !

donc grandes questions : c’est quoi un homme ? qu’est-ce qui fait qu’un gars devient un homme ?  comment ça marche sa parole un homme ? gars ou homme ? homme et gars ? oméga… oh my god !

l’image de l’homme en prend pour son rhume depuis quelque temps… et c’est en partie bien mérité… juste retour du passé… mais les choses changent… lentement mais inévitablement…

donc chronique questionnement, alimentée principalement par les mots d’un autre cette fois… et réflexions, autant pour nous, mâles divers, que pour vous, femmes en ce printemps… ça fera sûrement réfléchir… et peut-être jaser…

et en terminant, pour équilibrer  notre hommanité vacillante, notre hommanitude parfois boîtante, ces quelques mots qui peuvent servir de repères… de phare dans le brouillard qui se veut parfois épais… comme certains d’entre nous 😉 mais parfois transparent, comme d’autres…

aho… mme…

~ Man Prayer, par Eve Ensler

puis-je être un homme
qui puise sa confiance dans la profondeur du don de soi
qui comprend que la vulnérabilité est sa plus grande force
qui crée l’espace plutôt que de le dominer
qui apprécie l’écoute plutôt que le savoir
qui préfère la bonté au contrôle
qui pleure lorsque la douleur est trop grande
qui refuse la claque, le revolver, l’étranglement, l’insulte et le poing
puis-je ne pas avoir peur d’être perdu
puis-je chérir le toucher plus que la performance
et l’expérience plus que l’atteinte du but
puis-je bouger lentement et non avec brusquerie
puis-je être assez brave pour partager ma peur et ma honte
et encourager les autres hommes à faire de même
puis-je arrêter de prétendre et activer les parties de moi qui ont été trop longtemps endormies
puis-je honorer et respecter et aimer ma mère
et puisse la résonance de cet amour se traduise par un amour de toutes les femmes et toutes les autres choses vivantes
________

texte original

May I be a man
whose confidence comes from the depth of my giving
who understands that vulnerability is my greatest strength
who creates space rather than dominates it
who appreciates listening more than knowing
who seeks kindness over control
who cries when the grief is too much
who refuses the slap, the gun, the choke, the insult, the punch
may I not be afraid to get lost
may I cherish touch more than performance
and the experience more than getting there
may I move slowly, not abruptly
may I be brave enough to share my fear and shame,
and gather the other men to do the same
may I stop pretending and open the parts of me that have long been numb
may I cherish, respect, and love my mother,
and may the resonance of that love translate into loving all women, and all living things

Artwork : Aimee Stewart

_________

you learn to speak by speaking, to study in studying, to work in working and to love by loving…
– St-François d’Assise…

et c’est donc en étant un homme que l’on apprend à le devenir…

bonté chronique

viashahiracent-dix-huitième pop-up /// 30/4/13

traduction maison : utilise ta voix pour la bonté, tes oreilles pour la compassion, tes mains pour la charité, ton mental pour la vérité et ton coeur pour l’amour

OK ce matin overdose de bonté, de positif, de doudou, de menoum menoum, de wow… ce matin, alors juste du bon, juste du beau, juste du doux… on dealera avec le beurk plus tard… mais ce matin que du rose, du pêche, du pastel… du sucré, du bonbon, du bon, du bon, que du bon…

on laissera à plus tard les tuiles, les murs, le dur, le dur de dur, les bouts tough… à plus tard et peut-être à jamais les pépins, les traitements de canal, les pneus à plat, les visites au garage pour les troubles mécaniques… à plus tard le caca, le pas bon, le pas beau, le ardu, aujourd’hui que du beau, que du bon…

ce matin on fait dans la bonté, dans la compassion, dans la charité, dans la vérité et dans l’amour… parce que si on a le choix, of course c’est ça qu’on va choisir non ? et si la vie, elle, décide autrement pour nous, on lui dira aussi oui, on lui fera face, on embrassera le pot qui vient parfois avec les fleurs, on enlacera le motton, mais consciemment, souhaitons-nous le mieux, le bon, le doux…

choisir ce qu’il y a de mieux pour soi, pour ceux et celles qu’on aime, pour nos pires ennemis, pour le monde entier… choisir de choisir ce qui est doux et bon pour tous et toutes… choisir de choisir, choisir de ne pas choisir, ne pas choisir mais émettre quand même nos préférences, passer notre commande à dieu mais ne s’attendre à rien, s’attendre à tout… s’attendre à attendre… jamais, maintenant, longtemps… une attente patiente, une attente calme, une attente détendue…

alors chronique bonne, juste pour le bon, bonbon chronique… bon matin, bonne journée, bonne année, bonne vie… bonne bonté bonne… bon bonne… bombonne de vie… du bon sans mauvais, du bon pur, du bon dur…

chronique espoir, chronique lumière pour quand c’est noir, noir en dedans, noir en dehors… chronique éclair pour quand c’est noir comme la nuit noire, noir comme le poêle… noir chronique pour illuminer notre vie, chronique printemps qui fait renaître la vie… vie chronique qui inclut la mort, vie chronique qui gagne toujours sur la mort… la vie, la vie, c’est plus fort que l’ennui…

chronique pleine de bon, le même bon qu’on veut et qu’on souhaite à nos enfants, à ceux et celles qu’on aime… autant on veut le mieux pour soi, pour eux et elles… nos enfants, qui en même temps qu’on prépare pour le mieux, on prépare aussi pour le pire… pour le dur, pour l’épreuve… pour le rose et le noir… mais ultimement, on ne peut que leur souhaiter le mieux, le doux, le mou à nos ptits poux… oui du mou, du mou, du mou, pour eux et pour nous…

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traduction maison : si tu as à choisir entre être bon(ne) et être juste, choisi d’être bon(ne) et tu seras toujours juste

bonne fête Premo

illustration via shahira

vraimant

935745_10151874467933626_1547568557_ncent-dix-septième pop-up /// 29/4/13

traduction maison : vous êtes un aimant vivant… dans la vie, ce que vous attirez est en harmonie avec vos pensées dominantes… – Brian Tracy

dans l’absolu, j’aime bien cette affirmation… que je considère pleine de sens… en effet, très censé que l’on attire ce que l’on émet comme pensées… ça tombe sous le sens… en quelque sorte, c’est ce qu’on appelle le pouvoir de l’attirance… le secret du livre Le secret… vendu à plusieurs millions d’exemplaires… Le secret ?  le pouvoir de l’attirance, affirmation courante depuis quelques années… une bien belle attraction… un grand parc d’attraction…

mais autant j’aime cette affirmation, autant elle me questionne, elle me dérange, elle me chicote… elle me rend sceptique… car simplement penser positif nous amènera réellement et automatiquement du positif ? think big sti… think positif ati… mais wo ! les moteurs quand même ! car cette affirmation a plusieurs interprétations possibles…

car les gens à qui arrivent des malheurs, c’est parce qu’ils le désiraient ? un enfant qui nait infirme, c’est parce qu’il le pensait dans le ventre de sa mère ? si j’ai un accident, que le résultat de mes pensées ? les badlucks, notre responsabilité, vraiment ?

on dit souvent que nous ne sommes pas nos pensées, ni nos émotions, ni nos sensations… que l’observateur/trice, que le/la témoin… j’ai d’ailleurs passé la journée d’hier avec une belle gang, à méditer, ensemble et chacun(e) pour soi, en silence… donc une journée à prendre une distance face à tout ce qui monte en nous… dont nos pensées… positives comme négatives… en ce sens, les pensées positives sont plus sexy… mais pensées quand même… et faut voir ce qui vit dans le sous-sol…

personnellement je crois que d’entretenir des pensées négatives ne nous attirera pas des choses négatives dans l’avenir, mais crée davantage dans le moment même un état négatif… karma instantanné… que maintenant la vie… et le simple fait de penser positivement ne garantit pas non plus que du menoum menoum… faut voir le monstre qui sous-tend nos actions…

quant à moi, l’idée n’est pas tant de penser positivement  – ce qui est OK en soi et bien logique – mais davantage être capable d’accepter, accueillir et transformer tout ce qui nous arrive, le bon comme le mauvais… en fait, arrêter de voir la vie en bien et en mal… que des faits neutres la vie, sans jugement ni valeur intrinsèque, que des faits plain, net fret sec… à nous d’en faire quelque chose qui correspond à ce que l’on veut…

car de croire que ce sont mes pensées qui déterminent la suite de ma vie me semble un peu simple, simplet et simpliste… pour moi comme pour vous, il y a un gros tas de pensées nichées dans notre inconscient, notre subconscient qui résultent de pulsions profondes… et quoi dire des esprits et autres entités qui pourraient avoir une influence sur nous ? grand mystère que la vie…

et tout ça, c’est bien complexe et difficile à pénétrer… et plus fort que le mental qui est le gestionnaire principale de la shoppe à pensées… un gros marais de passé qui vit en deça de nous… et qui a sa vie propre, autonome et indépendante de la simple intention…

alors OK pour penser positif mais me semble que ça prend plus que ça… me semble que ça prend aussi des actions concrètes, des intentions pures et justes, pour le bien du plus grand nombre… ça prend aussi le courage de regarder en soi ce qui est plus sombre… parfois le confronter, parfois l’enlacer 😉  hug hug avec le gros stock noir de l’ombre

aujourd’hui, début de ma semaine de correction… pas le résultat de mes pensées, la simple conséquence de mes choix… à accepter totalement…

expect the best but be ready for the worst… espère le mieux, mais prépare-toi pour le pire…

inspire / expire / respire / pas pire

68585_484666644921009_1609776213_ncent-seizième pop-up /// 28/4/13

traduction maison :
l’inspiration que vous recherchez est déjà en vous, soyez silencieux(se) et écoutez  – Rumi

aujourd’hui, journée de méditation chez-moi… yes ! six heures en silence, en nature, avec comme seule tâche d’observer… observer les pensées, les sensations physiques, la respiration, les émotions… observer l’observateur/trice, observer le contenu de l’observation, observer l’observé, observer celui ou celle qui observe… observer l’observation…

les journées les plus reposantes que l’on puisse se payer… se payer la traite en fait… et ça ne coûte rien en plus… si la vie nous est prêtée, la chose la plus simple dans cette vie nous est donnée… l’observation est free… la méditation ne coûte rien mais elle demande de s’y investir totalement… car on ne peut pas être à moitié méditatif… on l’est ou on l’est pas… sinon on space out… ou space in… on a la vague à l’âme… parfois on vague, parfois on divague, parfois on se perd dans nos pensées… tout le temps on revient… on prend note de ce qui se passe et on revient à soi, à sa respiration, et on revient à son sort…

donc ne rien faire et écouter… écouter sa petite voix, écouter son inspiration intérieure, écouter pour entendre dieu, et saisir ce qu’il/elle a à nous dire… ou pas… mais écouter toujours et encore… des moments parfaits pour arrêter la roue, mettre le hamster en pause, même s’il continuera sûrement à courir un peu, dans le beurre… mais pas grave car pas nous le hamster… que notre mental qui s’active… et on le laissera faire, c’est dimanche…

une douzaine de personnes viennent pour la journée… elles viennent de Montréal et d’ailleurs pour simplement venir s’assoir chez moi… je ne sais pas exactement pourquoi mais toujours plus puissant de faire ça en gang… comme si le groupe, le cercle, constitue un contenant solide, sécurisant, rassurant… bien sûr, on peut faire ça seul, mais en groupe, toujours un peu spécial… et dans l’Aiglise, la salle de méditation à côté de la maison, existe une vibe propice, un espace parfait pour…

si simple ces journées… un peu de shaking, quelques séances de méditation assise, cérémonie du thé, une soupe pour le lunch… tout ça, fait avec attention, avec présence, avec observation…

et en plus on annonce du beau temps… beau temps pour méditer… le temps est toujours beau pour méditer… on ira le faire en marchant alors… un pas à la fois…

alors amis amies, je vous en souhaite une bonne… une respiration à la fois, un pas à la fois… méditez là-dessus…

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moi le monde, le monde moi

556051_10151378339986517_1002561405_ncent-quinzième pop-up /// 27/4/13

traduction maison : sois conscient et fais attention à la façon dont tu t’adresses à toi-même car c’est une conversation avec l’univers…

c’est beau non ? ça sonne connu pour vous aussi ? ça rejoint le on ne rêve que de soi de Betty, ça rejoint aussi ce que les sages affirment quand ils/elles disent qu’il n’existe rien en dehors de ce que l’on perçoit… même le soi serait illusion…

alors mollo et aimant avec soi-même OK ? car c’est avec la vie toute entière qu’on a affaire quand on deal avec soi-même… le monde en soi…

car on ne peut que s’adresser et traiter le monde que comme on s’adresse et se traite soi-même… s’aimer soi-même pour aimer le monde entier… simple en principe mais pas toujours aussi simple à mettre en pratique… mais on se pratique et on apprend right ?  c’est ce que les années nous apprennent… si on veut apprendre la leçon…

car sans nous, pas de monde… car en fait sans nous, le monde n’existe pas, sans nous comme point de perception, comme témoin, le monde existerait bien sûr dans l’absolu, mais déconnecté d’une base perceptuelle… besoin d’une caisse de résonnance pour exister la vie… et c’est en soi qu’elle trouve racine… dans l’incarnation, dans la mise en chair…

et bien souvent, nous sommes la personne avec laquelle il est le plus difficile de dealer… en effet, on est souvent dur avec soi-même, je parle pour moi, mais je sais que je ne suis pas le seul… je vous connais vous vous souvenez ? car moi c,est vous aussi… pas trop différent nous deux…

eh oui, parfois dur dur avec soi nous autres, intransigeant, ne nous pardonnant pas toujours nos détours, nos apprentissages… je dis apprentissages intentionnellement et non erreurs… car comment apprendre autrement qu’en ne réussissant pas parfaitement du premier coup? comment savoir quoi faire quand on ne sait pas quoi ne pas faire…

alors acceptation de soi, tolérance avec soi, douceur pour soi… doux comme de la soie avec soi… beau défi mais si on veut devenir ami(e)-ami(e) avec la vie, avec l’univers, pas d’autre choix que de devenir ami(e)-ami(e) avec soi, devenir son meilleur ami(e) en premier lieu… prendre soin du temple par lequel la vie s’observe…

alors oui à qui l’on est, à ce que l’on fait, à ce que l’on sent et ressent, à ce que l’on pense, à ce que l’on perçoit… oui à tout ce qui monte, oui oui oui, si si si… et si on aime pas ce qu’on voit, on le change, on le transforme, on le modifie… mais faut se mettre le nez dedans car on ne peut changer ce que l’on n’ose pas regarder, confronter, remettre sur le métier…

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souvent pas besoin de changer quoi que ce soit, simplement voir les choses autrement, percevoir autrement… plus amicalement… plus doucement pour soi… pas nécessaire de se battre contre la noirceur, que d’y mettre de la lumière…

donc humilité mais aussi fierté personnelle… solidité mais flexibilité… affirmation mais souplesse… expression mais aussi introspection… porter son regard sur les deux côtés de la médaille, voir les deux côtés en même temps… dire oui à son non…

car le monde c’est moi et moi, c’est le monde… je suis le monde et le monde m’est…

salut le monde…

Love is the capacity to take care, to protect, to nourish. If you are not capable of generating that kind of energy toward yourself- if you are not capable of taking care of yourself, of nourishing yourself, of protecting yourself- it is very difficult to take care of another person.

In the Buddhist teaching, it’s clear that to love oneself is the foundation of the love of other people. Love is a practice. Love is truly a practice.  ~ Thich Nhat Hanh

ma foi, mille fois, merci

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traduction home sweet home : plus vous êtes appréciatif, plus vous attirez des choses à apprécier…

wow ! mille mercis pour ma maison, rien comme s’en éloigner pour apprécier son home… qu’on est bien à la maison après un voyage… que c’est beau chez-nous, même avec la bouette et les vieux tas de neige bruns et agonisants… le printemps s’en vient… je crois même que mon minou était content de me revoir…

wow ! quel beau voyage… initiatique en quelque sorte… nouveaux débuts, nouveaux collègues, nouveaux ami(e)s…

mille mercis à tous les pilotes d’avion, six en tout… souvent on doute si on a la foi ou non, mais quand on y pense, à chaque qu’on prend l’avion, on la met à l’épreuve cette foi, ma foi… en remettant notre vie entre les mains de quelqu’un qu’on ne connaît ni d’Ève ni d’Adam, ni des lèvres ni des dents… et à tout coup, on atterrit sain et sauf… mille six mercis…

mille mercis à tous les agent(e)s de bord qui ont pris soin de nous en chemin… ces hommes et ces femmes travaillent dans des conditions difficiles, avec des temps d’attente de plus en plus longs, des mesures de sécurité tannantes, surtout aux États-Unis… des conditions de vol de plus en plus difficiles, des passagers et passagères stressé(e)s, inquiets… merci aux agent(e)s gentil(le)s, pour leur gentillesse, comme aux pas fin(s) pas fines, pour me faire voir que je suis encore irritable parfois et que ma compassion a des limites quand on est bête avec moi…

mille mercis à tous les employés de l’hôtel où se tenait le colloque… disponibles, courtois, souriants… certain(e)s d’entre eux nous ont avoué nous avoir préféré aux autres groupes présents en même temps… des chercheurs psychédéliques, c’est pas mal mollo finalement ! mais c’est vrai aussi, une bien belle gang qu’on était…

mille mercis aux organisateurs du colloque, la gang de MAPS, à tous les présentateurs et autres volontaires qui étaient tous et toutes présents sur une base bénévole, personne n’étant payé pendant ce colloque, alors que certains présentateurs récoltent parfois des milliers de dollars par conférence… ils et elles croient en la cause… on ne peut que vivre pour des causes à effet… quel cause, en effet…

mille mercis à mes deux amies qui m’ont reçu à Harbin… par hasard, elles étaient à quelques pas d’où j’étais, en même temps, assez gentilles pour me ramener chez elles et m’inviter au paradis… parfait timing… des fois, la vie est vraiment bien faite… parfaite… parfaitement parfaite… parfois tout coule, tout cool…

mille mercis à l’Université de Sherbrooke et à mon syndicat de chargés de cours pour m’avoir financé ce voyage à la source… de plusieurs réflexions nouvelles… je vais faire de mon mieux pour faire fructifier la somme que vous m’avez allouée en partageant l’info, en investissant ces nouvelles données dans mon cours, en partageant ces connaissances acquises avec mes futurs étudiant(e)s…

mille mercis à vous de m’avoir accompagné dans ce périple… je me suis senti lu et soutenu et je vous ai senti curieux(ses) et à l’affut… je me suis senti intéressant et passionné, je vous ai senti intéressé(e)s, passionnant…

mille mercis à la vie de nous prendre dans ses bras, de faire en sorte que nous ayons suffisamment à boire, à manger, à se vêtir… surtout ne pas oublier d’apprécier car…

528445_455416134534268_1088838753_nles choses que l’on tient pour acquises sont souvent ce pour quoi d’autres personnes prient…

mille mercis à la foi, pour m’avoir guidé à bon port, au port d’Oakland qui est très agréable à marcher au coucher du soleil…

alors mille mercis la vie, juste comme ça… c’est déjà beaucoup je sais…

et en terminant, un développement intéressant…

http://motherboard.vice.com/blog/the-biggest-psychedelic-research-group-is-asking-the-pentagon-for-help