la réalité c’est l’illusion créée par l’absence de drogues – Richard Desjardins

Université de Foulosophie

trente-septième pop-up /// 26/2/13

flyée cette citation de notre desjardins national non ? merci à mon amie nita pour le lien…

la réalité une illusion… créée par l’absence de drogues… faut y réfléchir un peu mais un moment donné, on allume… d’ailleurs, pour certains chamanes issus de peuples dit primitifs, cette vie réelle sur terre que nous partageons vous et moi serait une grande illusion, maya, tandis que d’où l’on vient et où l’on va, soit l’avant et l’après incarnation, serait la réelle réalité… ou une autre réalité du moins… différent point de vue… différente perspective… illusion, réalité… même pâté chinois…

et on parle ici de drogues mais on peut remplacer le terme drogues par toute autre forme de distraction externe…

car en fait, que ce soit face aux drogues ou à tout autre objet de dépendance, nous sommes tous et toutes des junkies… oui, moi le premier, je l’admets ouvertement, mais oui oui, vous aussi, inutile de le nier… on se connaît quand même un peu, on peut être intimes non ? car on se voit ici régulièrement si pas à tous les jours non ?  alors… et sans facebook ou ce blogue, on ne se connaîtrait probablement pas…

que ce soit les cellulaires, facebook et twitter, jeux vidéos, café, cigarette, machines à sous, gambling, bouffe, drogues illicites, drogues prescrites, télévision, magasinage, affection, performance, notariété, name it… les objets de dépendance sont partout autour… et on dirait de plus en plus présents et nombreux…

traditionnellement on retrouvait l’alcoolisme, la religion, le travail et le jeu comme principaux objets de dépendance, mais depuis quelques années, les possibilités dépendogènes ou addictogènes se sont multipliées… dès qu’on est incarné(e), il y a risque en la demeure…

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quête spirituelle et manies esprits/rituels se mêlent aussi parfois… plusieurs substances ont d’ailleurs été utilisées dans des contextes chamaniques avec une intention d’extase (qui signifie d’ailleurs sortir de soi) avant de passer dans la sphère publique et devenir un bien de consommation – pas tout à fait – comme les autres… sauf que le vide n’est pas rempli… et la quête fait des quêteurs des quêteux… dans un dynamique de cercle plutôt vicieux du moins sûrement vicié… car même la quête de dieu peut devenir une dépendance… opium du peuple vous avez dit ?

d’ailleurs on pourrait se questionner quant aux termes besoins fondamentaux, habitudes, dépendances, addictions car les nuances relatives à chaque terme varient grandement selon les contextes de définition… par exemple, se nourrir constitue un besoin fondamental qui peut se transformer en problème de comportement sous forme de boulimie et d’anorexie… alors besoin fondamental, dépendance, addiction, pas toujours évident à distinguer… ni à admettre quand ça nous concerne personnellement…

pour oeuvrer dans le domaine de la toxicomanie (la manie du toxique) depuis plus de 25 ans, je remarque que ce domaine est en mutation, non seulement profonde mais aussi rapide…

d’ailleurs la grande majorité des jeunes – et plusieurs parmi nous citoyens plus matures 😉 est actuellement totalement dépendante des cells et autres outils intelligents… pas pire qu’avant, seulement différent… mais parfois on dirait que plus les outils sont intelligents, moins nous avons à l’être… même l’intelligence se transforme… pas peu dire… même si les fils disparaissent – pas toujours pour le mieux – les ondes transportent de plus en plus d’information…

alors chers amis, qu’une petite saucette dans cet univers toufu et dense pour le moment… mais nous en reparlerons… où donc ? évidemment dans le cyberspace et non via une banane 😉

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se surpenser

72680_432507696827101_1181002403_ntrente-sixième pop-up /// 26/2/13

traduction libre: trop penser vous épuise, ruine la situation, transforme les choses, vous fais vous inquiéter, rends les choses pires qu’elles ne le sont réellement…

que les nuits de pleine lune sont de belles occasions d’exercer sa pensée… d’observer, de jouer avec, de la laisser être… marée expensive… libre penseur, piètre dormeur… piètre dormeur, fier penseur en apesanteur… penser pour ne pas s’endormir… panne de rêves et de désir… se perdre dans ses pensés et surtout en revenir… en revenir de penser…

plus j’y pense, plus je réalise qu’on ne peut arrêter la pensée ! essayez pour voir vous aussi… alors que dire de trop penser ? qu’est-ce que trop penser ? parfois le seul fait de penser est déjà de trop alors trop penser ?

impossible d’arrêter la pensée car son mécanisme a sa propre volonté, sa vie propre, sa propre autonomie de penser… grosses pensées salissantes, pensées étourdissantes, pensées récurrentes…

la pensée va et vient, et surtout revient, elle roule sans cesse, inlassablement, inévitablement, day in day out… pensées de jour, rêves de nuit…

cercle vicieux, pensées, pensées, pensées… petit hamster deviendra grand… et ses jambes de plus en plus fortes… et sa cage de plus en plus petite… penser jusqu’à imploser, jusqu’à exploser, jusqu’à exposer le fond de sa pensée… et quitter sa cage…

ça pense, ça pense, ça pense… même quand on dort, ça pense, en fait, particulièrement quand on dort que ça pense, car la pensée occupe alors tout le territoire, toute la place… rêve ou pensée, même mécanisme… la nuit venue, la pensée prend le contrôle de l’inconscient… ou vice-versa…

la pensée est un continent, la pensée est incontinente… l’inconscient remplit les couches de pensées… de couche en couche, la pensée s’active…

en fait, impossible de réprimer la pensée, particulièrement lorsque morphée nous tient dans ses bras… car tout comme la loi de murphy, la pensée a tendance à mal virer, à aller mal… à tomber sur le côté beurré… la pensée tourne souvent mal… elle est autodestructrice… si on lui laisse toute la place, jusqu’où peut-elle nous mener ? la pensée peut nous mener loin si on la laisse nous mener par le bout du nez…

impossible de l’arrêter ou de la refouler la pensée, ça pense tout le tour de la panse, ça pense tout le tour de la tête… ça pense et ça dépense allègrement, sans regarder… au yable la dépense, ça pense… en fait, ça pense, qu’on y pense ou non… alors penser juste assez ou trop penser ? est-ce vraiment nous qui décidons ? penser juste assez…

alors ne pas le repousser… que la regarder la pensée… sans s’y associer, sans la combattre car après tout ce ne sont que des pensées… que de l’air, que du vent, que du vieux stock, la plupart issu de l’inconscient, qui ne nous appartient même pas, qui ne nous a jamais appartenu en fait… que du passé les pensées ?

que les suivre jusqu’à la source les pensées et comme des bulles de savon, pouf, elles disparaissent, elles éclatent, elles poppent in et elles poppent out… mais diantre d’où viennent-elles ? où vont-elles ? que font-elles vraiment à part apparaître et disparaître ? elles naissent en nous et disparaissent back en nous… de vraies magiciennes ces bulles qui vont et viennent mystérieusement… rien dans les mains, rien dans les poches mais que de pensées dans la tête…

la pensée nous divertit de nous-même… mais elle nous pervertit aussi… elle sert de pansement sur les bleus du coeur, sur les maux de l’âme, sur les scratchs de l’égo, sur les contrariétés de la vie… mais la pensée n’est q’une des premières couches de notre être… car finalement l’acte de penser n’est qu’une pensée parmi d’autres… je pense que je pense mais dans le fond ça pense… je vous livre et délivre le fond de ma pensée…

je pense donc je suis… mes pensées… je suis mes pensées sans être mes pensées… pas de pensées sans être… je les suis ces pensées, mais je ne suis pas celles-ci… mais je suis conscient que je les suis… car si je les suis sans distance, sans conscience, je deviens fatigué… de penser… épuisé de penser… pensées sans frontières… pensées courant d’air…

si la pensée est une superbe fleur de jardin à côté de la ciboulette, la pensée qui prend place dans notre ciboulot est un pensez-y bien car elle requiert tellement d’énergie, tire tant de jus, elle en tire davantage qu’elle en donne si on s’y perd… du boulot la pensée… qui peut nous entraîner dans des mondes sombres, glauques, elles peuvent nous noyer ces pensées… on les croit bouées pouvant nous maintenir à flot, elles sont plutôt roches qui entravent le flow…

la pensée peut être une bonne idée ou plan machiavélique… la pensée peut être paradisiaque ou démoniaque… la pensée est un processus infini, infiniment circulaire, qui roule sur lui-même comme la terre autour du soleil, comme les astres l’un autour de l’autre… day in day out… 

être et laisser être ses pensées… non pas ses pensées, ces pensées… car jamais vraiment les notres… les pensées sont un bien public… un mal pour un bien…

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… l’être humain est une partie du tout que nous appelons univers, une partie limitée par le temps et l’espace. Il fait l’expérience de lui-même, de ses pensées et de ses sentiments comme des évènements séparés du reste, c’est là une sorte d’illusion d’optique de sa conscience. 

Cette illusion est une sorte de prison pour nous, car elle nous restreint à nos désirs personnels et nous contraint à réserver notre affection aux quelques personnes qui sont les plus proches de nous.  

Notre tâche devrait consister à nous libérer de cette prison en élargissant notre cercle de compassion de manière à y inclure toutes les créatures vivantes et toute la nature dans sa beauté. » – Albert Einstein tiré de « Un ermitage dans la neige » Ed NiL 

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pensez-y ! ou pas… ou plus… ou pas trop… ouf…

chronique sous influence influenzienne

406154_542034415821697_2071386853_ntrente-cinquième pop-up /// 25/2/13

traduction maison : je vais te priver de sexe toute la nuit avec mes pleurs et au petit matin, je vais têter les seins de ta femme…  

lui avez-vous vu la ptite face de pet ? trop cute… même si menaçant ce petit diable pour nous hommes qui posons nos yeux sur cette photo…

chronique maladie… en direct de mon lit, en cette fin d’après-midi, avec de gros flocons slomos qui tombent des cieux, la morve qui coule de mon nez (beurk !) et une grippe congestionnant mon nez et mon cerveau… rhube de cerveau… lent… flye yé…

pas tout à fait une grippe d’homme que celle-ci mais presque 😉 juste une grippe de gars… mais en croissance… alors juste envie de doudouner, de jouer avec les mots et les images, de faire chroniquement le fou, de me lâcher lousse dans l’asile alphabétique…tac…

chronique coquine, chronique taquine, chronique enfantine comme dans tannant, comme dans débilement volubile… blame it on the grippe d’homme… je fais de la fièvre alors je peux écrire et dire n’importe quoi… vous lisez et moi je délire… je me livre et me délivre… du mal, que ça fait du bien…

chronique folle, chronique débridée, chronique charriée et dégluinguée… vous qui m’avez suivi dans mon ombre de la dernière année, je vous invite maintenant à me suivre dans ma folie… vous pensiez que j’étais intense dans ma crise existentielle sombre et dense, intense dans mes downs d’âme, vous allez voir que je le suis encore davantage dans tous mes fous états d’âme… dans mes états d’âne… pas d’la ptit bière de pinotte…

chronique casse grippe, chronique casse-gueule, chronique belle gueule, pas de la ptite bière… de pinettes… chronique pour sortir le mauvais, chronique kleenex qui décape la tank à mucus mental (beurk !), chronique folle et fébrile, chronique drôle et débile… chronique sol et gobelet, pôvre petit de mois… de février de seulement 28 jours… qui tire à sa fin, qui tire le lapin, pow pow t’es mort…

chronique qui se joue des mots, chronique qui me joue des tours, chronique qui vous fait la peau… une peau dure, une peau pierre, les yeux fermés… tournure chronique de mots à dire, des mots pas dits, de mots tapis sous la carpette… de mots zapettes pour dégainer plus vite que sa gachette… chronique spontanée (presque pas censurée), chronique qui coule de ma tête comme autre chose de mon nez (beurk !)…

chronique fiévreuse, chronique moucheuse, chronique baveuse, comme la ptite face de pet ci-haut… chronique chronique à température élevée qui n’élève pas le débat mais qui remonte le moral du grand balade…

OK ami(e)s lecteurs/trices, assez de folie chronique, je vous épargne la suite et me la jouerai simplement pour moi dans ma propre tête, la laissant résonner et clairer la voie qui coule et coule et coule comme… OK assez le chroniqueur !

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traduction maison : donnez-moi le rythme les gars ad libérer mon âme, je veux me perdre dans le rock n roll et m’envoler… tadam…

atchoum… euh, aho !

dieu à d’yeux

trente-quatrième pop-up /// 25/2/13

qotm

traduction maison: dieu est le Soi du monde, mais vous ne pouvez voir dieu pour la même raison que vous ne pouvez voir vos propres yeux sans un miroir … – alan watts

oh my god…

dieu… 4 lettres pour définir l’infini… en anglais c’est même seulement 3… que quelques lettres pour dire toute l’immensité, résumer la complexité, dé couvrir le mystère… quelques lettres qui, au lieu d’ouvrir, finissent l’infini… quelques lettres au nom desquelles  certains sont prêts à tuer… quelques lettres qui tentent de dire ce dont on ne sait rien…ou si peu…

dieu ? le Soi de l’existence… dieu ? ce qui unit tout ce qui vit… dieu ? quel gros four letter word… dieu dieu dieu… dieu ? mais qu’est-ce donc ? mon dieu que c’est mystérieux !

mais en effet, difficile à voir à yeux nus ce dieu, tout comme on ne peut voir nos yeux sans un miroir… donc dieu dans nos yeux ? dieu en notre coeur ? dieu en nous ? dieu tout partout ?  mais où donc se cache dieu ? existe-t-il même ? existe-on même nous-même ?

belle image d’Alan Watts que celle évoquée plus haut… si on ne peut voir nos yeux sans un miroir, peut-on voir le monde dans les yeux des autres ? peut-on voir dieu dans le miroir du monde ? peut-on voir dieu hors de nous s’il n’est pas en nous ? doit-on mettre des lunettes pour voir dieu… des lunettes à dieu ? des lunettes pour voir dieu ? ou seulement à eyx nus ce dieu ? que de questions autour de ces quelques lettres…

ou peut-être que pour voir dieu, il suffit de fermer nos yeux… et de regarder en soi, de voir dans son coeur… ou de se regarder dans les yeux dans le miroir… pas d’yeux, pas d’dieu ?

jamais dieu sans foi… jamais dieu sans toi… jamais dieu sans loi, divine, pas humaine…

moi j’aimerais bien rencontrer dieu… le connaître… et vous ? j’aimerais bien le rencontrer, prendre une bière, jaser, lui poser quelques questions… mais si dieu est partout, ça devrait être facile… ou peut-être faudrait-il faire plutôt connaissance avec son fils… lui semblait bien le connaître… oui papa ! en tous cas il lui parlait régulièrement notre ami JC… pepsi ou pas… mais j’ai aussi rencontré des gens qui lui parlaient en public sur le coin des rues, en particulier aux états-unis… certains ont un contact personnel avec lui – ou elle… chanceux va…

mon dieu, ton dieu… notre dieu ? un seul et unique dieu ? un seul et unique dieu sur la terre comme au ciel ? un seul et unique lieu cette terre ?  peut-être aurons-nous seulement réponse à ces questions quand nous quitterons ce corps ? ou pas… peut-être retrouverons-nous un jour la source de notre provenance et la destination de cette incarnation… ou pas… mon dieu…

de toute façon, dieu ou pas, continuer et accepter de vivre dans le mystère… accepter de vivre sans savoir… accepter de poursuivre le chemin sans toujours y voir clair… laisser passer la vie à travers nos yeux, du dehors vers le dedans… faire confiance… que tout est OK, que tout sera OK… que ce qui est est et ne peut-être autrement et que finalement, tout est parfait tel quel… à moins que l’on en décide autrement…

adieu… à dieu… à d’yeux…

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The body belongs to the earth, you belong to the sky. The body belongs to matter, you belong to God. The body is gross, you are not. The body has limits, is born and will die; you are never born and you will never die... – Osho – Never born, Never died !

toujours deux avant trois, jamais eux sans moi

Terre de Demaintrente-troisième pop-up /// 23/2/13

et pourquoi pas ? back à back… et re-back… dans la bac à mots, let’s go… je vous surprends  lecteurs/trices ? peut-être… avec la claire intention de vider votre stash de café…

troisième chronique juste pour vous surprendre, alors j’ose, pour m’apprendre que je peux être too much, que too much est toujours just enough… j’ose pour me reprendre car j’allais m’arrêter… j’ose pour me prendre… sur le fait et dans mes bras… eh oui je me suis teint en blonde… que voulez-vous ?

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troisième chronique pour les boulimiques… pas anorexique du mot le chroniqueur… troisième attaque pour les maniaques… tac tac tac… let’s go les mots, on attaque… le coeur des lecteurs et des lectrices… ça coule ça coule, ça déboule… les mots en foule… full mots… rien d’autre à faire que de taper dans la vie, à grand coup de mots… tempête de mots, souffle de vie, blow job de motsplein les mains, plein la bouche…

ptit samedi matin en ville… aujourd’hui deux ateliers avec du monde tout plein, un souper en gang, et de la danse en l’air… le printemps aussi dans l’air, pas tout à fait ici encore mais on le devine… il nous pousse au curieux, il nous tire la curiosité… et la vie qui se montre le bout du nez hors de sa caverne, maman ours fait coucou avant un dernier ptit somme de mars, elle a dormi en masse… le soleil est plus doux, soleil de printemps, relâche qui arrive… la mort sul’cul, la vie sul’qui vive…

faire un troisième chronique parce que ça s’fait pas… un troisième chronique pour me montrer que l’impossible est tout à fait réalisable… too much le chroniqueur pour ses lecteurs/trices… yes… et si vous me suivez pas tant pis, moi j’écris, je cris, j’inscris les mots au compteur… les deux pieds dans l’moteur… oser être too much, oser faire ce que l’on ne doit pas, oser oser…

oser être soi-même pas seulement plus tard comme le dit le ptit gars, mais surtout oser soi-même juste now… tatow… soi-même right now… car peut-on être autrement ? et quand peut-on être soi-même ? à un autre moment ? nananan… bibi et maintenant, ici totalement… moi, moi, moi, vous vous vous, et l’autre à côté…

alors chers yeux, breaktime… je vous quitte… ou double… tout ou rien… des mots et mes mains, vos yeux et mes riens… too much… too much…

en terminant, une histoire pas banale que je ne peux tout simplement pas passer sous silence… pure bonté… dans la même existence, issus de la même source, créés par le même créateur, la même créature, les nazis et cette grande dame… quel grand mystère la vie… too much la madame… mais osée, osée…

http://www.facebook.com/photo.php?fbid=457896674245470&set=o.11450328749&type=1&theater

j’ai envie…

…de boire la vie par le gros bout…735068_513099922055050_1838088838_n

trente-deuxième pop-up /// 23/2/13

allez hop deuxième chronique back à back… après le digestif d’hier soir, un autre shooter apéro matinal… les mots sortent comme de l’eau, ça coule… hier soir chute chronique, ce matin rechute chronique… chut ! chroniquement non ! la bouche grand ouverte, je laisse venir les mots… ça coule de source… je tape à l’oeil… alors un deuxième café pour aller avec ça ?

après une année rock n roll et des chroniques qui en sortirent par surprise comme des fleurs d’un tas de compost, la vie revient et l’envie vient… si je ne suis pas mort, je suis nécessairement plus fort… comme nous, comme vous… après un temps pas si doux… on sort plus sage, plus fou… plus atiguidou… plus fou de mots, plus sage d’images, plus fou de jeux de mots, plus doux de jus de maux… juteux de mots, juicy le beau… chroniqueur farceur de mots, stuffer les mots, farcir les espaces entre les lignes…

envie de jouer, envie de ruer, dans les brancards ou hors de mon corps… envie du printemps, envie de voyage, envie de ménage… dans ma maison, dans mon dedans, dans mon environnement… dans mon établissement… envie de vivre, les highs et les crises, les sundae et les cerises…

envie de crier, envie de sauter, envie de danser, envie de rire et de pleurer – mais c’est la AUM ça ? envie de shaker, de plaisir, de peur et de joie, de rire, de pleurs et de foi… envie de ça, envie de tout… envie de rien aussi s’il le faut… envie de vie… en vie de vie…

enfin en vie, enfin l’envie… même pas en fin de vie, mais soif de vivre totalement quand même… ça va faire les trippes à l’envers… on s’r’vire de bord et on revit, on revisite le côté lumière de la vie… si Montréal en lumières, nous aussi…

envie d’être simple… d’esprit et de corps… envie d’être sain d’esprit, d’avoir l’esprit saint, sain et sauf, dans un corps, mien et autre… envie d’être ici, envie d’être partout, envie d’être nulle part, et ailleurs… ati esti que j’me dis… vis d’envie dans vie….

envie envie, simplement en vie… envie de vous faire rire, envie de me faire frire, la cervelle, la panse et la pensée… envie d’être fou, fou d’envie, fou de vie… vert de vie, comme un ptit nouveau, comme un vin nouveau… pas nécessairement le meilleur mais celui qui arrive au bont moment du creux de novembre… n’arrive pas en vain…

j’ai envie de vie maintenant, ici… une vie sans sens, un sens unique vers nulle part, un atterissage direct dans le now… envie de mourir au passé, mourir au vieux stock, rire mou, rire dur, rire dru… décrassage de vieilles crottes, délestage de vieilles notes pour faire face à la musique, nouvelle, actuelle, belle…

envie de jouer, avec les mots, avec les notes, justes et fausses, croches et vraies, jouer avec les do et les mi, avec les ré et les si… envie de faire comme si… comme si la vie était mon ami, comme si la vie était ici juste pour moi… amie, soutenante, aimante… aimer la vie, moi amant, elle aimante… moi aimant, elle m’aimant… moi m’aimant, elle m’aidant…

et je vous souhaite le même envie dans la vie… un gros envie, vivant, de vie…

qoooote

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Confront life. Encounter life. Difficult moments will be there but one day you will see that those difficult moments gave you strength because you encountered them. They were meant to be. Those difficult moments are hard when you are passing through them but later on you will see they have made you more integrated. Without them you would never have been centred, grounded.

Let expression be one of the most fundamental rules of your life. Even if you have to suffer for it, suffer. You will never be a loser. That suffering will make you more and more capable of enjoying life, of rejoicing in life. – Osho

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Be the change you want to see in the worldtrente-et-unième pop-up /// 23/2/13

traduction maison: ouvre le livre de ta vie à seulement quelques personnes… car dans ce monde seules quelques rares personnes sont intéressées à saisir les chapitres, les autres sont simplement curieux de savoir…

alors seulement pour vous ce chapitre de ma vie, vous les quelques-un(e)s qui liront ces lignes… vous les quelques-un(e)s qui me suivez ici régulièrement… vous les lecteurs/trices assidus et fidèles qui se reconnaissent assez en ces mots pour suivre le fil de ces chroniques… quotidiennement, hebdomadairement, ou seulement une fois de temps en temps… depuis un an… ou moins… ou pas…

366ème chronique depuis que j’ai commencé à mettre bas mes downs états d’âme au printemps 2012… comme c’était une année bisexuelle ;-), j’ai attendu la 366ème pour souligner ce fait et non la 365ème de ce matin… simple constat, simple nombre… 366…

pas vraiment rien d’essentiel à dire et pourtant écrire autant… écrire tout le temps, écrire dans le vent, écrire du vent… faut le faire, quand même… écrire pour ne rien dire, écrire pour ne pas crier, écrire pour s’écrier oui à la vie, écrire pour survivre, écrire pour fleurir, écrire pour ne pas s’évanouir, écrire pour s’épanouir…

ça y est, un premier flip de calendrier… hip hip hip hourra ! on tourne la page… mais comme on est en mode blogue, rien à tourner, qu’un rafraîchissement de page web… souffler la chandelle virtuelle…

j’ai commencé à écrire le printemps passé pour prendre une distance de ma crise de cinquantaine et un peu plus… écrire pour relativiser, écrire pour ventiler, écrire pour ne pas crier, écrire car plus rien à cirer de tout ça… écrire pour faire contact car je vivais seul pour la première fois de ma vie le printemps dernier et je trouvais ça rough, tough pis off…. pis poche pis moche… pis full rush qu’il n’y ait plus foule en ma demeure alors le péril… et tout doucement, j’y ai pris goût d’écrire… et l’habitude, et l’envie, et le besoin… et maintenant j’écris par plaisir et par nécessité… décrire mon monde intérieur… extase, sortir de soi… et de sa zone d’inconfort…

à l’époque écrire par besoin… de dire qui je suis… besoin de dire ce que je suis… besoin de dire ce que je vis… besoin de mettre quelques mots sur une expérience dense et intense et ensuite peser sur enter… enter pour sortir de chez-nous et enter pour rentrer chez-vous… écrire pour dire le mur qui m’a frappé… enter en pleine face…

dire pour être vu, dire pour être su, dire pour être nu… dire pour être sûr, et quand même incertain, full doute, dire pour ne pas devenir dur, dire pour devenir mûr mais pas mur… dire pour rester mou, dire pour ne pas rester flou ou devenir fou… fiou… ça a marché et fait du millage ces mots…

dur de dire quand c’est dur de vivre… mais dire quand même… et se montrer la face cachée de la lune lors des soirs d’éclipse… à tous et toutes, même dans le doute… surtout dans le doute… dur d’écrire quand le doute est partout dans la cabane, quand le yable est dans la kaballe, quand ça spin dans la baraque…

rien de spécial à partager… que mon originalité ordinaire, que mon unicité commune… communiquer le local pour traiter du communal, dire le personnel en moi pour rejoindre l’universel en vous… parler du gars ordinaire que je suis pour toucher les êtres extra ordinaires que nous sommes… dire le je pour parler à nous… être fort et se tenir debout pour finalement se permettre de tomber… et de se livrer, à genoux… me livrer à vous… me délivrer tout cuit, tout mou…suis-je cru de vous ?

alors je vous offre une deuxième tournée… de calendrier… un deuxième tour de piste dans ce grand cirque fou d’ordinaire, pas sage, fiou… que des mots pleins de moi, vide de tout, à moitié moi, à moitié vous… vous en faites ce que vous voulez, je ne sais même à qui sont ces yeux qui se posent sur ces mots… quelles âmes sur mon down ? des anges sur mon drame… qui se tourne en comédie dramatique et dromadaire à deux bosses…

alors oui tout grand mon livre j’ouvrirai et vous livrerai… à vous, chers quelques vous, vous ces quelques yeux doux sur mes mots tout aussi fous que vous… vous ces quelques folles et fous, au garde à vue chronique, vous qui me gardez fou, moi qui se garde à genoux, je vous garde à moi… je vous regarde à partir de moi…

alors prenez mes mots si vous les voulez, je vous les donne… gratis, free, no charge… mots faciles, mots guidounes qui s’offrent à quiconque veut bien leur donner vie et sens, essence, gaz pour le chemin… allez prenez-les ces mots, ils sont louables, mais ils sont surtout à donner… espoir, énergie, courage, résonance… vous n’êtes pas seul(e), et vous n’êtes pas un prêt, vous êtes un don vous aussi… êtes-vous prêt prête ? à donner et à recevoir… si ?

alors on repart pour un autre 366…

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bonheur instantanné

wtrentième pop-up /// 22/2/13

traduction maison : ça sera peut-être pas ce soir, demain ou le jour d’après, mais éventuellement tout va finir par être OK

don’t worry be happy, everything’s going to be all right, don’t think twice it’s all right, tout est bien qui finit bien, ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants…

depuis qu’on est petit(e), on dit qu’au bout du compte tout va être correct, tout va bien aller… alors suffit de relaxer… maintenant… et peut-être que c’est dans cette relaxation-là que les affaires vont se passer et se placer… mais y faut que ça commence tout de suite, ça peut pas être plus tard…

car c’est ben beau de penser que les affaires vont bien aller à la fin mais c’est maintenant qu’on veut que les affaires aillent bien, pas plus tard… car plus tard n’existe pas, plus tard ne vient jamais et se transforme toujours en maintenant … donc c’est maintenant qu’il faut que ça soit OK non ?

le paradis pour l’éternité à la fin de nos jours ? bullshit, grosse joke celle-là… on a quand même pas l’intention de traîner ce poids-là toute notre vie hein ? pis de prendre le risque qu’il n’y ait rien du tout à la fin… on drop ça right now cte grosse misère-là, maintenant, pis on commence à vivre la vie qu’on veut et qu’on désire tsusuite…

car non  ! les affaires vont pas être OK plus tard si on apprend pas à les rendre OK tout de suite, immédiatement…

fini les promesses de jours meilleurs, les espoirs que le bonheur arrivera plus tard, après qu’on ait suffisamment souffert, que nos problèmes disparaîtront d’eux-mêmes… soit qu’ils n’existent pas du tout, donc rien à traîner, le bonheur right now, soit qu’on les abandonne dès maintenant, et that’s it, la vie est belle, now…

donc mes ami(e)s ça commence right now le bonheur, c’est la bonne heure, la seule heure pour ce bonheur après lequel on court depuis toujours… comme dirait Jean-Pierre, le paradis c’est ici y a pas d’autres vies… et peut-être que si on arrête de courir, il va pouvoir nous rattraper le maudit bonheur…

Maudit bonheur par Michel Rivard

http://www.youtube.com/watch?v=NkUpzoMwIsk

Tiens, v´là l´bonheur
Où c´est qu´t´étais?
Maudit sans-coeur
Où tu t´cachais?
J´ai manqué d´veine
Tu t´es poussé
Là tu t´ramènes
Le bout du nez
Tiens, v´là l´bonheur
Tout pomponné
Penses-tu qu´à stheure
J´vais t´écouter?
Sacré voleur
Tu m´as floué
Là tu reviens
T´faire pardonner
Dans un creux d´vague
L´amour zigzague
L´âme divague
Le coeur prend l´eau
T´as eu la chienne
J´ai eu d´la peine
Maudit bonheur
T´as eu ma peau!

Tiens, v´là l´bonheur
Pourquoi tu m´colles?
En quel honneur?
T´as pas d´parole
Maudit menteur
Insiste pas
J´pourrais te suivre
Encore une fois

Tiens, v´là l´bonheur
Tu sens bien bon
J´connais l´odeur
C´est son parfum non?
Méchant farceur
Qu´est-ce qu´elle t´a dit?
T´es d´bonne humeur
Moi j´me méfie
Dans un creux d´vague
L´amour zigzague
L´âme divague
Le coeur prend l´eau
T´as eu la chienne
J´ai eu d´la peine
Maudit bonheur
T´as eu ma peau
Maudit bonheur
Qu´est-ce qu´elle t´a dit?
Si elle me cherche
Je suis ici.

bon à rien

Advaita Vedanta (Oneness~Non-Dualism)'s photo.vingt-neuvième pop-up /// 21/2/13

apprendre à devenir bon à rien, de plus en plus bon, à rien… de plus en plus bon à rien… viser le top nul de la performance…

capable de ne rien faire et de juste être soi-même, exister for existence sake… respirer, apprécier, participer à cette grande création…

apprendre, de plus en plus, chaque jour, à prendre chaque journée comme un voyage complet en soi, du soleil levant au soleil couchant, et un peu plus… en plus des rêves de la nuit… chaque jour, chaque nuit, une différente aventure… rien au programme, tout devient possible… apprendre à se laisser surprendre par la vie… innattendre comme dit JF Vézina dans la danse du chaos (2012)…

et si faire il y a à faire, alors faire en priorité ce que l’on aime, ce que le coeur nous dicte… écouter, sentir, bouger… ou pas… un pas à la fois… simple appel à la foi…

écrire, écrire, écrire… donc ne rien faire, ne rien faire d’autre que ce que j’aime… écrire… chanter, gratter, écrire… accepter qui l’on et ce qui est autour juste parce qu’on existe, pour ce simple fait, pas absolument obligé de servir à quelque chose… du moins pas nécessairement à grand chose… juste exister pour le simple plaisir d’exister, d’être ici, là, avant, pendant, après… relaxer, prendre son temps, et ne pas regarder l’heure…

avoir le droit d’exister… pourquoi ? juste parce que… on est apparus un moment donné… quelque chose, quelqu’un nous a créé… bong ! subitement nous sommes, voilà, une création… mais de quoi ? de qui ? pas trop certain about this one… juste une création… et si l’on veut vraiment, on peut se dire co-création… si on y tient… made by god and me

homme et femme à tout faire et bon à rien… un peu de tout – beaucoup de rien… de plus en plus de rien… et de bien… rien et bien… vivre tout et se sentir bon, à rien… juste à ça…

chercher du plein, trouver du rien, partir avide, finir à vide… du vide né d’un passage à vide, un passage avide… un passage aride… un passage intense à rider… alors se perdre et être perdu, le temps que ça dure… rester dans le vide, dans le faire rien… dans l’incertain… preque sans fin…on s’en rend compte, mais seulement un coup dedans, que le vide devient plein, plein de rien… mais avant, faut larguer, mucho vieux stock à lâcher… vente de débarras, tout doit partir… quitter le navire…

plonger les deux yeux ouverts dans le vide et alors plein plein le rien… plein de rien… vide et plein.. ben plein… zen rien… rien zen… un plein débordant, débordant de rien…

et vous, bon(ne) à faire rien ?

allez je vous souhaite plein de bon rien et si vous faites quelque chose,

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aux portes du bonheur

Gregory MARCvingt-huitième pop-up /// 21/2/13

face à toute porte, parfois on pousse, parfois on tire… parfois ça ouvre, parfois pas… parfois ça passe, parfois ça casse… mais parfois la shop est fermée…

alors ? attendre, patienter, observer, clarifier, prendre soin, rester disponible et ouvert(e)… et parfois, aussi défoncer ?

car vous le savez vous aussi, la vie n’obéit pas toujours selon nos plans, les portes n’ouvrent pas toujours comme on veut… mais parfois, si… ce qui est un peu mêlant… car quand tout roule, on a tendance à penser que ça va toujours être ainsi, que la vie répondra toujours à nos attentes… que le flow ira toujours avec le yo ! un grand bar ouvert la vie ? on passe notre commande, on prend un numéro, on attend un peu et hop, arrive la commande… bon chance

jeune, on pense que la vie s’offrira toujours à nous selon nos convenances… nos parents nous ont toujours donné à peu près tout ce que l’on avait besoin (du mieux qu’ils ont pu anyway) et une bonne partie de ce que l’on voulait et désirait, alors pourquoi la vie ne fonctionnerai pas ainsi ? c’est le propre de la jeunesse d’espérer, de faire des plans, de préparer l’avenir, d’être optimiste, de penser que la vie va se dérouler à peu près tel que voulu… quand tout roule, on en profite…

mais la réalité, cette belle grande fendante, cette belle grande apprenante, se charge bien de nous ramener à l’ordre… en temps et lieu… parfois doucement, parfois rudement… en nous fermant certaines portes au visage, ou en nous en ouvrant d’autres en pleine face, ou en  ouvrant autres ailleurs, ou pas… certaines portes qu’on ne soupçonnait pas, certaines qu’on aime peu, d’autres encore moins… parfois aucune porte non plus…

mais on dit que la vie nous présentent toujours les expériences que l’on a besoin puisque ce sont elles qui apparaissent sur notre route… pas toujours celles que l’on veut, mais celles dont on a besoin… c’est du moins ce que l’on se dit quand la vie ne fait pas notre affaire… quand on apprend à devenir sage… petits et grands apprenti(e)s sages… on interprète, on arrange, on fait sens… et on espère que ça passe… et que ça se passe…

mais quelle est la différence entre besoins, désirs, souhaits, intentions ? la différence entre ce que l’on a besoin, ce que l’on veut… ce que la vie veut de nous ? quelle est notre foutue mission bon dieu ? quand est-ce qu’il faut tirer sur la porte, quand pousser ? quand persévérer et quand abdiquer ? pas toujours clair hein ?

devant une porte fermée, tirer ou pousser ? en fait c’est la porte qui décide, pas nous… et selon la réponse de la porte, soit entrer ou rester là… mais devant une porte fermée, déménager ou rester là ? et si on reste, pour combien de temps ? patienter ou aller dans une autre direction ?

certaines périodes de vie semblent nous offrir principalement blocage, sur place et stagnation… quand ce n’est pas carrément des retours en arrière… mais dans ces périodes durant lesquelles on dirait qu’il ne se passe rien, ou durant lesquelles on dirait régresser, il faut parfois regarder plus attentivement, ou fermer ses yeux et vir en soi, car là s’y passe des choses intéressantes…

knowledgeispoweren effet, il semble bien que rien ne nous quitte jusqu’à ce que la leçon soit apprise, comprise et intégrée… que ce soit par des retours en arrière ou par une situation qui ne semble pas avancer, peut-être que la leçon est là juste sous notre nez mais que nos yeux sont pointés trop loin vers l’horizon… peut-être qu’il n’y a même pas de porte ?

right now, la porte du bonheur… ou peut-être une fenêtre ?

Lord, make me an instrument of thy peace.

Where there is hatred, let me sow love;
Where there is injury, pardon;
Where there is doubt, faith;
Where there is despair, hope;
Where there is darkness, light;
Where there is sadness, joy.

O divine Master, grant that I may not so much seek
To be consoled as to console,
To be understood as to understand,
To be loved as to love;

For it is in giving that we receive;
It is in pardoning that we are pardoned;
It is in dying that we are born to eternal life.

– St. Francis of Assisi (via ShamanTube)