citations incitations excitations

19110_449326071788431_26606379_nvingt-septième pop-up /// 20/2/13

traduction libre: parfois, les personnes les plus fortes sont celles qui aiment au-delà de tous les torts, pleurent derrière les portes closes et portent des batailles dont personne n’est au courant

citation un peu floue, comme plusieurs citations qui circulent en cette ère de formules pré mâchées et assez courtes pour attirer l’attention…. car de nos jours, les textes trop longs n’ont plus la cote… économie de mots, superficialité de pensée…

donc une citation qui ne veut pas vraiment dire rien de précis… comme plusieurs citations d’ailleurs… pourtant qu’on les fait parler ces citations, en leur injectant du sens, en les faisant sonner comme la vérité… ça sécurise, ça confirme, ça engourdit l’âme… ça a l’air intelligent et cultivé même… pourtant quel est le sens de tout ça ?

qu’est ce que la vraie vie, la réalité ? cette réalité, qui peut être neutre ou chargée d’intention… c’est selon, comme on veut… c’est ça qui est ça… et que sera sera… chaque regard crée sa propre réalité… de multiples réalités qui co-existent, qui co-babitent… parfois harmonieusement, parfois pas…

on peut lui faire dire ce que l’on veut à la vie, on peut la définir à coup de citation, on peut donner le sens que l’on désire à toute situation, on peut attribuer une intention spécifique à chaque événement… mais dans les faits on n’en sait rien, on est ignorant… même socrate l’a avoué : la seule chose que je sais est que je ne sais rien…

d’ailleurs cette anecdote retrouvée récemment… merci mario…

Il y avait en Chine, un vieux cultivateur qui possédait un vieux cheval pour labourer son champ. Un jour, le cheval s’enfuit dans les montagnes et tous les voisins vinrent sympathiser avec le vieil homme à cause de sa malchance. Mais il leur dit: – Chance ou malchance, qui peut le dire?

Une semaine plus tard, le cheval revint des montagnes emmenant avec lui une horde de chevaux sauvages et alors les voisins vinrent le féliciter à cause de sa chance. Il leur dit encore: – Chance ou malchance, qui peut le dire?

Puis, alors que son fils essayait de dompter les chevaux sauvages, il tomba et se cassa une jambe. Tout le monde y vit de la malchance. Mais pas le cultivateur qui leur dit une fois de plus: – Chance ou malchance, qui peut le dire?

Quelques semaines plus tard, l’armée arriva dans le village et tous les jeunes aptes à faire la guerre furent conscrits. Quand les officiers virent le fils du cultivateur avec sa jambe cassée, ils le laissèrent libre. Était-ce une chance ou une malchance? Qui peut le dire?

Tout ce qui apparaît comme une malchance peut-être une chance déguisée. Et ce qui apparaît comme une chance, peut être une malchance déguisée. Nous sommes donc sages quand nous laissons à Dieu de décider de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, et nous Le remercions de ce que toute chose finit par être changée en bien pour ceux et celles qui L’aiment. –  Hoài-Nam-Tu

ॐ Spiritual Bliss ॐ

traduction libre: ceci aussi finira par passer… l’apparence n’est pas l’essence, la perception pas la réalité et la couverture n’est pas le livre… les erreurs sont parfois très convaincantes, ce qui est un fait déplaisant à considérer et à accepter… chacun(e) considère secrètement que sa vision personnelle du monde est vraie, réelle et factuelle

une autre citation à interprétation variable… à laquelle on ne peut pas vraiment s’opposer… ça peut vouloir tout dire, et son contraire… ou pas… vivre sa vie à coup de citation c’est comme prendre le menu pour le repas… ça a l’air beau et bon, mais ça ne nourrit pas son homme ni sa femme… mais une chose est certaine : notre vision personnelle du monde, si elle n’est pas vraie, réelle ou factuelle, est la notre… et un moment donné, il faut savoir la dépasser… il faut savoir voir le monde au-delà de ses yeux… au-delà de soi…

mais finalement, le regard juste finira toujours par percé les vrais mensonges… et la vérité émergera, tôt ou tard…streetartgermanyvous ne comprenez pas trop le sens de cette chronique citationnée ? nous serons donc deux… je trouverai bien une citation pour vous expliquer ce que je veux dire un jour…

quoi que celle-ci est encore ma préférée des dernières semaines… elle m’a donné une telle énergie, une totale permission d’être moi-même, parfaitement imparfait, gaffeux s’il le faut, humain, totalement et simplement humain… pour apprendre la vie à coup d’expérience réelle, les deux mains dedans…

Courtney A. Walsh

cher humain : tu as tout faux… tu n’es pas venu ici pour apprendre à maîtriser l’amour inconditionnel car c’est de là que tu viens et là où tu retourneras… tu es venu ici pour apprendre l’amour personnel… l’amour universel… l’amour brouillon… l’amour qui sue… l’amour fou… l’amour brisé… l’amour entier… infusé de divinité… vécu en trébuchant… démontré à travers la beauté du cafouillage… souvent… tu n’es pas venu ici pour être parfait… tu l’es déjà… tu es venu ici pour être superbement et magnifiquement humain… pour vivre fabuleusement tous tes défauts… et puis pour te relever de nouveau en te rappellant…

« Ne pas savoir, aller à l’aveugle vers quelque chose, c’est donner une chance à une partie de soi-même qui est mystérieuse mais qui sait tout, de s’exprimer… »
Mœbius/Giraud parlant* de son travail avec Alejandro Jodorowski dans le film LA CONSTELLATION JODOROWSKY de Louis Mouchet via Richard T Chartier 

mon oeil le monde

432284_10151170230332798_219155771_nvingt-sixième pop-up /// 19/2/13

avant de lire, regardez ce vidéo… 2 minutes, juste 2 minutes… l’histoire du monde fast forward en 2 minutes… mettez du «bon son», faites grand écran, sit back et laissez-vous rentrer dedans par et dans une infinité d’évolution… sioux in 2…

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=MrqqD_Tsy4Q

incroyable hein ! nous sommes l’oeil qui voit tout ça… un ptit ptit bout de tout ça, et en même temps nous sommes tout ça quand on ne se limite au ptit ptit bout, et tout ça est en nous… grandiose et insignifiant en même temps… le monde dans mon oeil, le monde dans mes yeux… en 2 minutes… big bang instantané…

plus difficile de se prendre au sérieux après avoir regardé ça non ? la vie, le mouvement incessant de la vie… ça va, ça vient, ça passe… nous qui passons, la vie qui passe, vite, ou pas, la vie qui ne passe pas parfois, ou moi, les choses qui se passent, ou mal, ou pas comme on voudrait, mais la vie comme elle est, comme elle ne peut qu’être puisqu’elle est… straight la vie… s’il fallait que ça soit autrement, ça serait autrement.. ça ment pas la vie…

peu de mots donc, je préfère vous laisser avec les images… car à force de les regarder ces images qui défilent, ce que j’ai fait quelques fois déjà, on dirait que l’évolution, du moins cette suite d’événements, finit par s’incarner en nous… on voit plus grand en tous cas…

plus grand le monde dans mon oeil…

ou plus de moi dans l’oeil du monde…

art: thomas keller

écrire sur la pointe des doigts

58285_398619786893527_1785509407_nvingt-cinquième pop-up /// 19/2/13

coucou, pas de chronique avec le café ce matin, à moins que vous ne soyez plutôt lève-tard de corps ou que vous buviez du café toute la journée… après une entrevue avec Christiane Singer hier – beau hein ? –  aujourd’hui c’est au tour de Christian Bobin de nous parler via cette chronique, par écrit – via une entrevue accessible par le lien ci-bas… merci à Daya pour le contact… Christian Bobin, ce maître du mot, ce grand sage de la simplicité ordinaire et dépouillée…

lorsque je lis Bobin, que ce soit par ses livres ou cette entrevue, je le sens, il est avec moi… je deviens Bobin… quand je lis Bobin, je sais pourquoi je veux écrire, pourquoi j’écris, pourquoi je mets en mots les états divers dans lesquels je baigne, pourquoi je me mets en mots… dits…

quand je lis Bobin, je sais pourquoi les mots me poussent au coeur… et aux doigts… et ailleurs d’ailleurs… souvent le ben beau monsieur dit mes mots, parfois mieux que moi même, il les vole de ma bouche ces mots le Bobin, il sait mon âme le coquin…

quand je lis les mots de cet auteur à esprit, je devine la main derrière les lettres, je saisis l’âme de l’écrivain, autant la sienne que la mienne, qui devient par le fait même unique, la grande âme, l’âme du monde… ses mots s’immiscent jusqu’à nous lecteurs/trices, nous flattent et nous bercent, si doucement… que l’on fond à la vie à notre insu…

allez houste, je le laisse vous parler lui-même…

http://www.lexpress.fr/culture/livre/christian-bobin-nous-ne-sommes-pas-obliges-d-obeir_1219139.html

la grâce ne s’acquiert pas, elle se reçoit – christiane singer

Ma Haridasivingt-quatrième pop-up /// 18/2/13

tout ce que je pourrais dire aurait l’air bien pâle à côté de ces mots de madame Singer, quelle belle femme… donc, bon visionnement… 16 minutes de pur rafraîchissement d’âme…

Tant que nous ne sommes pas en amour avec nous-mêmes, il est évident que nous sommes des fréquentations dangereuses pour les autres… – Christiane Singer

http://christherapie.kazeo.com/videos-films/tant-que-nous-ne-sommes-pas-en-amour-avec-nous-memes-christiane-singer,a3521752.html

photo : via ma haridasi

vulnéraimable

68610_464959333561956_76994152_nvingt-troisième pop-up /// 18/2/13

only loosers can win this game… l’un des titres de livre d’osho qui m’a toujours parlé le plus… et qui m’a demandé un bout de temps à comprendre… un peu dans le même sens que le heureux les simples d’esprit car le royaume des cieux est à eux de JC… dans le même sens que le détachement du bouddha… le grand dépouillement…

des chemins de dépouillement, de pertes, de délestage bénéfique… un striptease de l’âme élevant, éclairant, soulageant… vers la simplicité d’être, la perte d’illusions… donner plus que prendre… se laisser avoir par la vie… car c’est en se donnant qu’on y gagne au jeu de la vie… c’est en marchant la route allège et en osant dropper le superflu, en se délestant des poids et attaches du passé qu’on voyage léger, libre, qu’on s’approche de son âme, ne visant que l’essentiel…

dans le jeu de la vie, ceux et celles qui perdent le plus y gagnent au change… laisser aller nos illusions, garder ça simple, ne plus croire à rien, faire confiance au chemin… se laisser passer à travers par l’existence…

perdre la face… perdre son temps… perdre ses illusions… perdre la tête… perdre son sang froid… perdre la trace… prendre des risques et oser tout mettre en jeu… quitte ou double… perdre perdre perdre… pour gagner la spontanéité, pour vider sa tasse à chaque matin…

pour y gagner dans la vie, oui, oser tout perdre, à tous les jours… ses illusions, ses certitudes, ses idéaux, ses attentes et sa sécurité… oser l’inconfort au nom de la vérité, de sa vérité humaine et propre à soi… danser main dans la main avec la mort pour vivre totalement, pour ne pas oublier le fil d’arrivée commun à tous et toutes… et ne plus craindre la grande faucheuse… ah cette grande faucheuse qui viendra tout balayer en temps et lieu…

se permettre d’être vulnérable pour goûter à l’amour, pas nécessairement celui avec un grand A, mais l’amour tout court… le vrai… le grand amour avec un ptit a… l’amour humain parfaitement imparfait… le gros amour sale… l’amour de soi, l’amour état et non pas seulement l’amour relation, l’amour safe, l’amour coup de foudre, l’amour romantique, fondé principalement sur l’autre… l’amour juste et bon…

l’amour du coeur, l’amour de soi, l’amour humain et l’amour divin… l’amour qui naît dans le doute, l’amour qui se vit jusqu’au bouttt… l’amour qui implique la remise en question de soi-même… l’amour qui risque, l’amour qui rue dans les brancards… l’amour qui veille tard… l’amour sur la corde à linge…

donc se permettre d’être vulnérable pour aimer, être aimé, être amour… devenir aimable, un aimable plus lovable que gentil… un aimable qui signifie se donner à l’amour… un aimable fragile, un aimable imparfait, mais humain…

être vulnérable et se laisser être vu(e), vulnérable et être tout à fait humain, être soi, tel quel, what you see is what you get, ouvert, transparent, voyageant léger en laissant ses certitudes au vestiaire, en gardant le coeur, l’esprit et l’oeil ouverts… ouvrir son coeur, oui le garder léger ce coeur, et dire oui à ce que la vie nous propose, ce qu’elle met sur notre route à chaque jour… et oser se permettre la transparence et la fragilité… là où réside la force du coeur…

Losing is a learning experience. It teaches you humility. It teaches you to work harder. It’s also a powerful motivator. – Yogi Berra via The Notebook of Life

“Being weaktraduction libre : être faible ne t’enlève pas ta valeur… être fort(e) ne te rend pas invincible… mais le fait d’avoir ces deux côtés font de toi qui tu es, un être unique… – danielle baker

amour brouillon et grosse vie sale

Courtney A. Walsh

vingt-deuxième pop-up /// 17/2/13

traduction maison : mon cher ati (je me l’adresse personnellement pour la prendre vraiment personelle, mais si vous voulez, vous pouvez remplacer mon nom par le votre)…

tu as tout faux… tu n’es pas venu ici pour apprendre à maîtriser l’amour inconditionnel car c’est de là que tu viens et là où tu retourneras… tu es venu ici pour apprendre l’amour personnel… l’amour universel… l’amour brouillon… l’amour qui sue… l’amour fou… l’amour brisé… l’amour entier… infusé de divinité… vécu en trébuchant… démontré à travers la beauté du cafouillage… souvent… tu n’es pas venu ici pour être parfait… tu l’es déjà… tu es venu ici pour être superbement et magnifiquement humain… pour vivre fabuleusement tous tes défauts… et puis pour te relever de nouveau en te rappellant…

ça fesse dans le dash celle-là… right on ! c’est mon amie clelia – qui me connait un peu dans mes ptits racoins, les siens sont semblables 😉 – qui me l’a envoyée en spécifiant que ça lui a fait penser à moi… j’sais vraiment pas pourquoi 😉

alors OK mon ati voilà ton nouveau motto… un motton, une moto… vroum vroum… vers le gros amour gras, la grosse vie sale, imparfaite, messy, mais si, beaucoup messy… permets toi une vie pleine de gaffes, une vie de faux pas, de faux plis… alors on commence aujourd’hui même…

sois toi, simplement toi, simple d’esprit, nono à souhait, ptit gars que tu es resté… tu peux essayer de la cacher mais tout le monde te voit… à travers tes masques de clown et de goaler… montre toi avec tes farces pipi-caca, avec ton humour gras et obèse et sans nuance, avec tes plans que dieu se fera un plaisir de massacrer… vas-y mon ati fonce dans la vie car elle ne te ménagera pas… elle te pousse au cul la vie… alors go…

vas-y pour une vie tout à fait humaine, pleine d’apprentissages, pleine d’erreurs d’apprenti sage… mais plus apprenti que sage… tanné d’être parfait moi… tout seul up there… pas facile être parfait vous savez… du moins essayer… plein d’affaires qu’il faut taire, qu’on peut pas dire… garder la face, pogner la farce… anyway ça marche même pas la perfection… je l’sais, juste qui réussis et juste moi qui le sait que je suis parfait, personne d’autre ne s’en rend compte 😉

quotesmystic

alors let’s go ati la gaffe, ati la menace, ati le clown… beau zoo la vie hein bozo le ati ? ris de toi car tout le monde rit déjà de toi dans ta tête… dieu le premier… il rit de tes plans, de tes tentatives toutes croches de perfection… de tes rationalisations de Ph. D. imbu de sa ptite tête de guerre des tuques pleine de connaissance et d’expérience anciennes que tu imposes encore au présent… non mais quelle joke !

relax, slack toi le pompom, permets d’être juste toi-même, tout toi-même, tout toi même si tu aimes pas toujours ce que tu vois… pis ris pis ris… de toi, sur le grand chemin de l’illumination ultime, la route de la réalisation de soi, claudiquant, boitant, tombant, te relevant, bavant parfois, plein de résolutions que tu ne tiendras pas…

ris de tes pensées mon ati car elles rient de toi abondamment, elles se rient de toi… elles te font croire que tu sais quand dans le fond…

psstt..  on garde ça entre vous et moi cette chronique OK ? je veux quand même pas que tout le monde me voit sous cette facette cachette… quand même un honneur à préserver le chroniqueur…

bon dimanche de fou… parlant de fou tout à fait imparfaitement humain et vivant et grandiose et outrageous, c’est l’anniversaire d’alejandro jodorowsky aujourd’hui, 84 ans de jeunesse et de folie… si vous l’avez manqué, à voir jusqu’à la fin pour la montée de lait:

http://www.youtube.com/watch?v=qtgF8OZyYXA

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citation du haut : via Building The New Earth / via courtney a walsh / via clelia

citation du bas : quotes of the mystic

bon matin (.. ….. . …. ….. .. .. ……..)

woys47542456vingt-et-unième pop-up /// 17/2/13

traduction maison : un texte matinal ne veut pas simplement dire bonjour… il vient implicitement avec ce silencieux et aimant message :  je pense à vous quand je me réveille… – via wings of your soul…

tout un coming out ça non ?

l’entendez-vous le message implicite ? le lisez-vous entre les lignes ? le sniffez-vous ? puisque ces mots se trouvent directement sous votre nez, qui est aussi pas trop loin de vos yeux aimantés…

mais c’est vrai… juré, craché… dès que je me réveille, j’ai envie d’écrire… et comme c’est vous qui êtes là, alors ce goût d’écrire s’adresse directement à vous… vous qui avez autant le goût de me lire que moi celui de vous écrire… la preuve ? good morning !

c’est vrai, à chaque jour, je pense à vous écrire dès que je me réveille, chaque matin… en fait je pense probablement à vous écrire toute la nuit pendant mon sommeil, dans mes rêves, dans mes raves… ma bouteille à la mer dès l’aurore… et qui a couvé toute la nuit… et dire que je ne vous connais même pas… ou si peu…

je pense tellement à vous écrire que je n’ai même pas besoin d’y penser… comme je ne pense pas à respirer… je pense à t’écrire, à nous écrire, nous tous et toutes, à vous écrire, vous tous et toutes, comme je pense à chacun de nous, de vous, à toi, comme je pense à moi…

car penser à moi seulement ne fait plus aucun sens dorénavant, puisque je suis nous, vous êtes moi et que nous sommes tous et toutes ça… tous et toutes dans le même bateau… tous et toutes des morceaux de ce grand tout… impossible de passer à côté… des chercheurs de vérité, des aimants de lumière…

vous, nous, tous et toutes, bar ouvert, tout inclus… all I can write, all you can read… ici le je est inclusif, il vous inclut, toi, nous, vous, îles et ailes… vous que je ne connais même pas… mais je pense quand même à vous… mon message n’est même pas le mien et il ne s’adresse ni à moi ni à vous, même s’il est adressé aussi à moi et à vous… il vient de nulle part, passe par moi mais ultimement il n’est adressé à personne en particulier et à tout le monde en général… et les aimants se retrouvent toujours… la preuve ? good morning…

aimant, quel beau terme… un aimant c’est de l’amour, un aimant ça donne l’amour, ça cherche l’amour… des aimants ? deux énergies attirées l’une vers l’autre… aimant se conjugue automatiquement au pluriel… car un aimant, ça reste rarement seul… un aimant ça attire et c’est attiré… des aimants ça s’attirent… un aimant ça lui prend un objet à attirer, à être attiré par… des aimants, ça en prend au moins deux… souvent plus… l’amour attire l’amour, les aimants ? d’autres aimants… la vie ne peut naître qu’où il y a déjà eu de la vie…

des aimants ça s’attractent sans que ça y pensent, sans que ça se cherchent… c’est magnétiquement attiré et attirant un aimant… une prédisposition magnétique… des aimants ça se trouvent sans se chercher, car ça attirent, ça s’aspirent, ça tirent l’un vers l’autre… mais ça prend des pôles inversés, sinon ça se repousse aussi…

c’est le propre des aimants de s’attirer, de se coller, de vouloir fusionner… de vouloir faire une attaque tac à tac … alors ces mots cherchent et trouvent vos yeux… bing… et vos yeux cherchent et trouvent ces mots… bang… we’ve got a match… la preuve ? good morning… tac à tac…

en fait ces mots n’existeraient pas sans votre regard, sans vos yeux, sans votre quête, sans votre soif… sans vous, je n’écrirais pas, ou j’écrirais peu, j’écrirais seul… je m’écrierais tout seul : je suis ! je radoterais les mêmes mots en boucle, je tournerais en rond, je papoterais en cercle vicieux à moi-même… mes bouteilles se perdraient dans l’amer, dans la houle, dans la foule, resteraient virtuelles

tout comme le bruit de l’arbre tombant en forêt qui, même s’il se produit, ne peut être entendu si personne ne s’y trouve, ces mots resteraient perdus dans l’espace si vos yeux ne les avaient chercher, ni trouver pour les capturer ou s’y poser et leur donner vie… j’ai beau moi-même relire chaque chronique plusieurs fois, ce sont vos yeux se posant sur ces mots qui leur donne vie ailleurs qu’en moi, un ailleurs plus vaste qu’ici… en nous…

aimant-aimant, donnant-donnant…

Les messages de l'Univers

je dis goodbye, la vie dit let’s go

paulocoehlovingtième pop-up /// 16/2/13

traduction maison : si tu es assez brave pour dire au revoir, la vie te récompensera avec un allo tout neuf… – Paulo Coelho

j’arrive d’une cérémonie funéraire, la deuxième en quelques semaines… ça a l’air qu’il va falloir s’y habituer… on dirait que les gens meurent plus qu’avant !!!

toujours révélateur la mort de nos parents et ami(e)s non ? eux et elles partent, avec un ptit bout de nous, alors que nous on reste… en bonne partie du moins… avec un ptit bout d’eux…

avec eux parties les responsabilités humaines, les obligations, les limites et les contraintes du corps physique… ouuusssshhh… de retour dans le futur

reposant en cendres dans l’urne et de retour sous forme d’âme, flottant encore au-dessus des invités venus leur porter un dernier hommage mais déjà pas mal dissipés dans le reste de l’univers, mais un peu ici avec encore quelques attaches… eux libres, volages et vaporeux alors que nous, on demeure dans ce quotidien lourd de matière, véhiculé par ce corps de chair, on continue notre chemin… jusqu’à quand ? jusqu’où ?

aujourd’hui pendant la cérémonie, assis à réfléchir à mon ami, à son chum qui lui survit, à la mort, à la vie, bref la ptite poutine du quotidien, je me demandais ce que les gens voudraient me dire à mon service à moi… alors je me suis imaginé moi aussi, en petite âme flottant au-dessus de la foule présente à ma cérémonie, écoutant les gens me parler et parler de moi… avec amour j’en suis certain, avec plaisir de m’avoir connu, avec reconnaissance pour notre rencontre… mais que diraient les gens à propos de ce que j’ai fait après aujourd’hui ?

car comme ma vie ne s’arrête pas ici, il m’en reste encore un bout à parcourir… et cette petite envolée dans l’imaginaire m’a donner l’occasion de fantasmer sur ce bout encore à faire… puisque la mort me fait coucou via celle de mes amis, pertinent de se questionner sur ce qu’il me reste à faire encore de cette vie que l’on m’a prêtée ? car à notre âge, on est pas encore au bout du rouleau, ni vous, ni moi…

dans mes fantasmes, je voyageais encore, je prenais part à des cérémonies sacrées en nature, je parlais et chantais en public, ayant concocté un spectacle combinant réflexion, divertissement, quelques chants de coeur, humour fin, etc… je me voyais entouré de personnes que j’aime et qui m’aiment… certains(e)s que je connais depuis longtemps, d’autres que je n’ai pas encore rencontrés… et même certain(e)s parmi vous… c’étaient les premières grandes lignes, je suis encore en train de peaufiner la suite du scénario…

alors en terminant, j’ai un ptit jeu pour vous…

imaginez votre cérémonie funéraire, vous vous voyez le corps bien cendré dans votre petite urne, l’âme en l’air, flotti flottant, les gens importants de votre vie rassemblés… que vous refléteront-ils ? que vous diront-ils et particulièrement sur qui vous avez été et ce que vous avez fait à partir du 16 février 2013 ? que voulez-vous créer pour le reste de votre vie ?

allez-y, lâchez-vous lousse, vous pourriez être surpris(e)… si vous voulez le partager en commentaires, bienvenue… si pas, tout à fait OK et enjoy !
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Les humains se distinguent par ce qu’ils montrent et se ressemblent par ce qu’ils cachent.      – Paul Valéry (j’ai remplacé le terme hommes de Valéry par humains…)

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La vie n’est pas ce que vous avez fait jusqu’à aujourd’hui mais c’est ce que vous pouvez encore en faire… À partir d’aujourd’hui… La vie est toujours devant soi… – propos via Mohamed Lotfi

faire le monde avec ses mots

davidleomorleydix-neuvième pop-up /// 16/2/13

hier soir, je suis allé voir une fille sur scène qui s’est inventé un monde… et qui le partage avec nous…

hier soir, je me suis fait farcir la face et les oreilles de mots, je me suis fait faire l’amour des mots d’une autre… des mots comme des notes, des mots qui flottent… je suis allé me régaler des mots d’une jeune fille dans la trentaine, pleine de jus, pleine de guts, pleine de feu… au coeur, au cul, en bouche…

je me suis fait faire la barbe par une jeune femme qui m’a montré ce que moi aussi je pourrais faire avec mes mots sur scène, ce que je voudrais faire avec les mots qui viennent… elle y a mis de la musique, quelques effets spéciaux, une ambiance esthétique et théâtrale… et beaucoup de magie et d’énergie… décidémment la jeunesse nous pousse au cul, au culot et aux culottes… hot hot la slammeuse polyglotte…

nous étions une poignée d’oreilles au théâtre des marais de val-morin par ce beau vendredi soir laurentien de février… pendant que les flocons tombaient du ciel, des nuages de mots tombaient sur scène… la jeune slammeuse – qui dit ne pas faire de slam mais on ne la croit pas la ptite dame – et ses deux complices musiciens bidouilleurs de toutes sortes de surprises sonores – a donné son show comme si nous étions 500 000… totale, intense, pêtante de vie… planète de vie…

une fille juicy qui nous lance des morceaux de sa vie par la tête, une fillénergie qui fait la fête dans notre tête avec ses mots multicolores, ses mots forts, ses mots qui réveillent celui et celle qui en nous s’endort… des mots wow, des mots pétards, des mots katlaw… des mots qui foncent, qui poncent, qui défoncent et qui font se voyager… des mots qui font baver de vie et d’envie le chroniqueur que je suis… le showman wannabe… du guts la fille…

prendre des mots en provenance de nulle part, se tenir debout sur scène et pitcher ses mots à la face du monde… et continuer à se tenir debout pur assumer les remous et les redoux… assumer ses mots, essayer ses jeux de mots, effiler ses crocs… et mordre dans la vie comme sur la scène… pitcher ses messages sonores aux oreilles…

alors ce matin une chronique avec du slam dans la tête, avec du jam pour la fête, inspirés par une jeune dame poête… une fille qui fesse à grands coups de syllabes et de rimes, une jeune femme qui s’adresse à nous avec adresse, avec tendresse, quelle belle déesse…

des mots et des rimes… c’est beau et plein de frime… des mots pour inventer le monde…

quelle force, quelle vulnérabilité, quelle audace et quel courage pour se tenir debout sur scène, exposée, ouverte, cible de la critique et des jugements des spectateurs/trices pas tristes du tout… on a ri, on a été émus et on a bu… ses mots… elle la bouche grande ouverte, nous les oreilles béantes et géantes… elle outpout, nous input… et à la fin, notre coeur kapout…

elle qui pitche, nous qui pogne, ping pong, ping pong… enwèye les mots… vlà les mots qui r’volent… beding bedang les mots… dans face, dans l’âme, dans l’corps… des mots des mots encore des mots… des mots qui disent tellement plus que leur sens unique, des mots à sens magique, des mots à tours de bras, des mots tout le tour d’la fête… des mots twistés pour fitter, des mots tordus pas perdus du tout… des mots appréciés de nous…

des mots pleins de swing, des mots pleins de ping, de pong et de dong… des mots qui sautent comme dynamite, des mots qui piquent, des mots qui tiquent…. tic tac tic tac, c’est bon je veux pas que ça finisse… maudit que ça passe vite… encore encore…

des mots exprimés à quiconque veut les entendre ou les lire… ses mots nos mots, mes mots vos mots… des mots comme des monts à grimper, des mots comme des mers à voguer… des mots pour sortir les maux de l’âme, des mots pour fighter le yable qui damne…

merci queen ka, reine des mots… chapeau à toi pis tes mots…

http://www.theatredumarais.com/presentation.php?id=863

http://queenka.ca/

j’attends

Alain Wallior ArtWorksdix-huitième pop-up /// 15/2/13 – post partum amoureux…

avez-vous la patience d’attendre que la boue se dépose au fond de l’eau et que l’eau de l’étang devienne claire à nouveau ? avez-vous le courage de rester immobile jusqu’à ce que l’action juste émerge d’elle-même ? – Lao Tseu

oui, alors j’attends, j’m’attends… j’attends mon destin, je vis patiemment ma destinée en faisant du sur place… attendre dans l’attente… attendre sans attente…

j’attendais, j’attends, j’attendrai… j’attends ce moment-là où je pourrai dire que j’attendais ce moment-ci… ce moment-là quand je pourrai dire que j’ai attendu ce moment-ci toute ma vie… j’attends le moment juste, le seul qui existe, chaque moment est parfait… j’attends que l’espace se révèle, que le mystère se déploie… je vis une attente calme, réaliste, lucide… en ce moment, j’attends ce moment…

oui je l’sais, certains disent qu’il ne faut pas attendre… qu’il faut vivre… intensément, tout de suite, maintenant, totalement… mais c’est ce qui se passe pour moi en ce moment, je vis et j’attends… pas vraiment rien de spécial à faire, nulle part où aller, c’est juste que c’est plein d’attente en moi… maintenant, ici…

en moi ? une grande salle d’attente… le monde entier qui est là, en moi, avec ses attentes… je suis en attente, je suis une attente, je suis attente… parfois reposante, parfois tannante, parfois trop lente, parfois patiente… parfois pas… je suis un patient dans la grande salle d’attente de la vie… je suis un patient attentif et attentionné… alerte au moindre signe…

ayant baigné depuis toujours dans une ambiance catholique – même si de plus en plus invisible – j’pense que c’est chronique l’attente pour nous… attente chronique latente… Jesus will be back !  encore en attente chronique du sauveur, du messis… mais si, beaucoup… même si on n’y pense pas… on a la religion dans les gênes, des attentes plein les jeans

dans le présent et dans l’attente… mais en vieillissant, l’attente se calme le ponpon et devient patiente et non moins palpitante… quand ? quand ? maintenant ? qui ? où ? quoi ?

j’attends, j’m’attends… j’attends une vision pour continuer la route, quoi que ce pit stop actuel soit incontournable, je commence juste à le réaliser… en attente avant le prochain bout de route… en fait, cet arrêt aux puits fait partie de la route… il permet un repos bien mérité, une pause sur la route… un doute sur la suite ? attends… une direction et une précision avant la suite des choses… qui est déjà en train d’arriver pendant cette pause… attente pleine…

mais c’est quoi le problème avec attendre ? si on fait ça patiemment… si on prend le temps de vivre en attendant, d’attendre en vivant… attente vivante… apprend à vivre en patientant… la vie est une grande salle d’attentes menant straight vers la mort du corps… on vit en attendant la mort… alors relaxons, patientons et attendons que la vie nous révèle la suite des choses… la vie, la suite… la vie, la mort…

toujours en attente… de quelque chose qui va venir du ciel… en attente du paradis, du bon dieu, du bonbon, du bon moment, du moment juste… en attente de l’âme soeur, qui se pointera peut-être de l’autre bord de la prochaine courbe, du prochain tournant… ou pas… ou pas maintenant… ou jamais… donc cultiver cet émerveillement… on ne sait jamais quand ça va arriver… surprise surprise…

j’attends pis j’m’attends… à tout, à rien… à ci, à ça aussi… j’m’attends – ou pas – à tout ce qui se produit ici, now, la plupart du temps, comme je ne m’attendais pas à ce qui s’est déjà produit, comme je ne m’attendrai pas à tout ce qui peut se produire, et à tout ce qui ne se produira pas, ni avant ni après… ni même jamais… j’attends sans m’attendre à rien… mais j’m’attends quand même à tout…

des fois j’attends patiemment, des fois pas… des fois j’attends pis j’me tends, des fois j’attends pis j’m’étends… des fois j’attends pis j’m’énerve… ça dépend… c’est dépendant moi de même… mais j’me défends plus d’attendre car attendre c’est aussi vivre… s’attendre à tout de la vie rend tout possible… s’attendre à tout, s’attendre à rien, même attente latente, potente… stanby…

j’attends toujours quelque chose… j’sais pas quoi mais j’attends… comme sur la photo, j’attends un signe quelconque en provenance du ciel… la main de dieu… et en même temps, j’attends que le signe viendra peut-être de sous mes pieds et non du ciel… alors j’attends la tête en l’air et j’attends le regard incliné…

j’attends pis j’m’attends… à quelque chose de plus, ou à quelque chose de moins, à quelque chose d’autre… j’attends quelqu’un aussi, peut-être même quelqu’une… j’attends l’autre, j’attends personne, j’attends moi, j’m’attends…

j’attends le temps qui passe… j’attends après le temps qui passe… comme dans nos drôles de passe, alors que le temps passe mais pas vite, moins vite que dans les passes olé olé… c’est drôle le temps… un temps d’attente… du temps lent, donc du temps plus lourd, pas du temps comme du vent… mais on aime la légèreté hein ? sauf que parfois le temps se tend et se détend…

est-ce le temps ou les événements qui passent ou bien nous ? suis-je la présence de ce qui voit le temps passer ou suis le temps qui passe, qui me passe au visage et me dévisage ? je passe donc je suis, le temps qui passe…

j’attends que ça passe cette drôle de passe même si je sens qu’y a rien qui passe, y a rien qui s’passe, que du sur place, toujours maintenant… j’attends qu’il ait de quoi qui se passe… mais dans le fond que du sur place car on finit toujours ici, en ce moment… y a jamais rien qui se passe en dehors d’ici & now… here et maintenant…

alors j’attends… j’m’attends…

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It doesn’t matter how long you have to wait for something. If you really want it, then it’ll worth the wait… – The Notebook of Life

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Alain Wallior Art Works