se prendre pour le nombril du monde

vingt-deuxième offrande 29/11 (22 jours avant le 21 décembre… right on)

je lisais récemment Osho (1) qui disait que le nombril est la porte d’entrée par laquelle on peut  entrer en contact avec son âme… que le nombril est la première chose à se former chez l’humain, qu’ensuite vient le coeur et par la suite seulement le cerveau et autres attributs… et que pour pouvoir retourner à la source, il importait de revenir au nombril… pas fou l’guru…

depuis, je prends le temps de respirer plus lentement dans mon ventre et je sens que ça vit intensément dans cette région spécifique de mon corps, dans cette région porte d’entrée vers le monde entier… comme si toutes les empreintes de ma vie sont inscrites dans ce nombril of mine, comme si la vie pulse là, le pouls du monde y prend racine… comme si des fils invisibles me connectent à tout ce qui vit en moi mais aussi au reste du gros show de lumière qui prend place dans l’immensité autour… simplement en respirant là, dans le bouton belly, mon monde s’allume… tout le monde s’allume… allume le monde…

évidemment, le nombril fut le siège de notre connexion avec notre mère et donc notre premier et primordial lien avec le reste du monde… le contact le plus marquant… notre lien pendant nos premiers neuf mois de vie qui déterminent une bonne partie du reste de la route… tout ce que maman fut, par là nous fûmes aussi… cigarette ou pas…

je me souviens d’ailleurs quand ma mère est morte il y a quelques années, j’en ai eu terriblement mal jusque dans le nombril… direct dans les guts par cette petite porte j’ai senti cette perte de contact physique avec ma mouman comme une douleur intense, une pointe de vie gravement aigue dans le bas de mon ventre…

moi qui pensais que j’étais séparé de ma moman parce que grand garçon, parce que grand glaçon maintenant… la glace a fondu je vous assure… et si la qualité de la connexion à moman était la qualité de notre connexion au moment ? à la mère terre… au tout… et au rien…  et que peu importe nos savoirs acquis par la tête, ça le restera pour toujours… une piste d’exploration peut-être ?

hara qui parle, fort ou qui chuchote, hara qui crie, hara qui pleure, hara qui rit, hara kiri, hara qui vit… pas très loin du nombril, notre source, notre vie… guili guili le nombril… maman qui a nourrit par nombril qui rit, centre du corps et centre de l’univers… définitivement y a de quoi dans ce ptit trou-là… les racines invisibles de notre lien au monde, à la boule et au reste…

alors si on acceptait pour un moment l’idée que le nombril est le centre de notre monde, notre lien au monde ? ça vaut bien le détour non ? ça vaut bien quelques respirations et quelques minutes d’attention et d’exploration… pas grand chose à faire d’ailleurs, que remonter le fil…

alors si on se prenait le nombril au sérieux ? power to the nombril… pour oser se prendre pour le nombril du monde… sans gêne, fier et fière, assumer son propre nombril car si on ne le fait par nous-même qui le fera ?… plonger dans son propre nombril et s’engouffrer dans ce petit trou noir de vie et transcender ce monde hanté par l’oubli de ce lien sacré…par le nombril, rentrer deep down en soi et de là, retourner au reste de la création d’où nous sommes issu(e)s… nombril un jour, nombril toujours… I am… tout d’abord un nombril…

comprendre, pénétrer et sentir le monde via le nombril ? drôle d’idée… mais peut-être pas si folle que ça après tout ? voyage au centre de la terre, au centre de la mère, au centre de soi… bon voyage…

mon nombril vous salue… et avec votre esprit… de nombril…

(1) texte anglais accessible via ici : http://www.facebook.com/groups/laiglise/

moi ? toi ? émoi… si you, me too ?

vingt et unième offrande 28/11 (23 jours avant le 21 décembre… tictacto)

« Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous.  Comment ne le sentez-vous pas ? Ah ! Insensé qui crois que je ne suis pas toi. » – Victor Hugo (via Daya)

moi toi nous vous… nous je me moi… moi je me noie d’émoi… moi je te tu… tu me tutois… moi j’suis pas moi alors toi t’es toi ? et on pourrait continuer comme ça longtemps, fine with moi… et toi ? moi ou vous, vous émoi…

selon monsieur Victor, quand j’écris, c’est un peu nous qui écrivons donc ?  ou vous qui écrivez et moi qui vous lit ? quand vous lisez, aussi moi qui lis ? moi qui écris, toi qui me lis, vous m’écrivez, je vous le lis… et vous le redis… moi me relis, toi me dédis… vous qui lisez, riez, baillez ou ne voyez plus clair sans le toi ni le moi…  la foi fait foi de toi et de moi…

être ou ne pas être l’autre, les autres, le reste du monde… être qui alors ? croire que l’on est à part ? croire que l’on est pas, que l’on est plus ? on naît connecté à tout, on s’en sépare et on y retourne, ou du moins on dit le vouloir… la perte du moi, du soi, le retour à nous…

selon la logique Hugo, quand je vous parle de moi, vous lisez sur vous ? vous lisez sur vous si j’écris sur moi ? ou lisez sur moi si je vous écris ? moi ? ton toi à toi ? ou de moi à toi… grosses questions…

si je ne sais pas que vous êtes moi, alors moi suis-je vous quand même ? mes mots doux c’est vous ou fou ? ou seulement moi ? vous êtes follement fous ou êtes-vous coi ? mais finalement qui est quoi ? qu’est-ce que nous ? et où est vous ? le moi dans le toi, ou vice-versa… le ver dans la pomme… maridon don dé…

la foi en moi, la foi en toi… la foi du toi pour le moi… un pour toi, tous pour moi… la foi en nous, en vous, en tout, la foi en rien, le grand rien, le mien, le tien ou le sien ? car si toi est moi et moi est toi… le grand ça, le grand chat, le ptit sien, le ptit chien… ben quin !

folie du moi, toi sous ton moi et moi sous ton toi à nous… toi ? employé du moi, quoi ? c’est toi l’employé du moi ? bravo à moi et toi à tout faire, ou ne rien défaire si toi ni moi ne sommes brisés… pas de chicane dans ma cabane… ou est-ce la tienne, la cabane ? OK notre cabane…

toi moi nous vous… voulez-vous ? veux-je être toi ? et toi moi ? en fait pouvons-nous seulement ne pas être l’un(e) et l’autre ? moi et l’autre… moi ou l’autre… l’autre c’est moi, moi c’est drôle… moi sans toi c’est toi sans moi… donc nous sommes deux, cent, mille à être l’un(e) et l’autre… ni l’un(e) ni l’autre… cosmique et comique dualité… moi et toi alités… double identité, double nationalité… allez, ment l’alité, belle mentalité… tendre amitié…

la couple moi-toi/toi-moi se multiplie et s’expand en nous-vous/vous-nous… vaudou vautour que ce couple toi pis moi/moi pis toi… dondaine laridaine matapatali matoi… pis moi… pis nous… pis vous… tourlou… tiguidou… atiguydoux…

moi je dis moi, toi tu fais simple… toi tu te tais et tu tais moi… moi love toi alors toi love moi… moi laisse toi être moi si moi est aussi toi… moi pis toi c’est nous pis vous ? que voulez-vous, vous ou nous ? moi ou toi ou moi et toi ? nous c’est vous anywou… anywow…

donc moi qui parle de moi pour jaser de vous avec toi… gare à moi gare à toi, garde à vous, garde-boue, gardez-nous… tout le monde parle de tout, de moi et toi chez-moi, de vous et nous chez-vous… le meilleur moyen de cacher un vous chez-nous c’est de mettre un toi sur moi… comprenez-vous ? nous comprenons-nous ? nous comprenons-moi ? me comprenez-tu ? me comprenez-nous ? ou me fourre-je moi-même ? ou vous fourre-je aussi ? moi te doit toi…

si you, me too…

trop tard, c’est now…

vingtième offrande 27/11 (24 jours avant le 21 décembre… bong)

ces temps-ci, quand le motton est intense, quand c’est dense, quand c’est trop, ou presque, je m’engouffre, je me cache, je trouve refuge… dans le moment, dans le maintenant, dans le now… et zoup disparu dans le moment le gars… zoomé dans le présent, ici, zappé dans le  maintenant… right here, right now

parce que quand je regarde en avant, c’est trop vaste et je me perds… trop loin, trop vague, trop inconnu, trop flou… trop tirant vers la mort du corps… et avec votre esprit… en avant, c’est pas encore ici, ça ne le sera jamais, ou n’est-ce pas toujours maintenant en avant ? en tous cas, plus tard, ça ne sera sûrement jamais comme je le veux, le sens ou le pressens… inconnu futur pas simple…

quand je regarde en arrière, c’est passé décomposé, c’est plus que parfait mais c’est surtout fini, kapout, basta… c’est mort et enterré, reject et passé date… et y a plus rien à faire à son sujet, le passé, même s’il était plus que parfait, ou heureusement composé… que reste-t-il de nos amours ? que de beaux souvenirs, mais surtout que de la vapeur, du vide, du voile de vide, du vent… apprécié pour ce que c’est, pas grave en soi… quand on veut y retourner ? futile et inutile… liquidé le passé…

quand je regarde trop creux vers le bas, c’est lourd, sombre, creux, c’est spiralisant et attirant vers le bas… le bas c’est grave, gravitant, gravitationnel… le bas, ça tire vers les limbes, ça soutire hors de notre contrôle, ça engouffre, ça engloutit, ça emporte vers le fond de la mer… c’est noir et c’est spooky… OK aussi si apprécié avec modération et lâcher prise… nos ruines peuvent contenir un trésor…

quand je regarde par en haut, c’est épeurant, vertigineux, innatteignable, trop grand ouvert… en haut, c’est loin du sol, c’est haut et froid… c’est noir vide, ou bleu vide… mais vide quand même… et nos ailes ne sont pas suffisamment déployées pour qu’on s’y sente à l’aise…

alors ?

prendre refuge au centre, au coeur de soi… ici, maintenant, dans le coeur, dans le ventre, le troisième oeil du cyclone, l’oeil qui voit en tout et partout… prendre racine dans ses pieds et laisser pousser vie, sa vie à soi, son corps, là où tout est pas mal tout le temps OK… se réfugier dans le focus du moment, moment présent parfait, présent composé d’une infinité de moments et décomposé en d’innombrables  présents simples, vindicatifs présents…

alors ?

se fourrer l’âme dans le présent, sniffer le maintenant… se camoufler dans de l’ici, simple, ordinaire, touchable, coupable en petits morceaux d’éternité… goûter le cadeau de la vie là là, le seul qui existe pour vrai… ici, juste là, là… le seul refuge qui nourrisse le vrai, le seul espace temps qui soutienne le frais… au-dedans du réel… au-dehors de maya… au-delà du radar…

alors ?

se fermer les yeux, rentrer en soi, se rentrer dans le dash, investiguer, suivre le fil, ressentir la trace qui passe dans le corps… faire corps avec le moment, le laisser nous brûler, se laisser le moment, devenir présent, laisser le nous passer dans le corps, sur le corps, tous les corps… physique, éthérique, énergétique et autre tic et tac…

alors, quand la tempête du large frappe la côte, quand la houle a du toupette, que trouver refuge en soi, juste ici, là, là… juste maintenant… ici et là, là, où tout est OK, où tout est tel quel, plain, at face value

allez bonne plongée d’ici, bon refuge…

lettre à mes ami(e)s…

dix-neuvième offrande 26/11 (25 jours avant le 21 décembre… zoup)

une amie me disait récemment qu’elle était inquiète en lisant mes chroniques ces jours-ci, en fait qu’elle ne pouvait même plus les lire… trop sombres, trop poignantes, trop dérangeantes pour elle… et je fus surpris de cette révélation…. et touché… surpris de l’impact de mes mots sur autrui, surpris d’apprendre l’impact potentiel de mes mots sur autrui… et touché de sa préoccupation envers moi, de son concern…

alors je l’ai rassurée… lui disant que tant que j’écrivais, c’était bon signe… working things through, working things out, comme diraient nos voisins… mais son commentaire est resté gravé en moi, scotché à mon esprit, suscitant réflexions, interrogations, questions, questionnements… car la dernière chose que je veux faire en écrivant ces mots est inquiéter qui que ce soit…

alors je me questionne depuis :

pourquoi j’écris ces chroniques ? et cette fois c’est bel et bien une question, contrairement à un titre précédent qui se voulait affirmativement affirmatif…

pourquoi partager sur un espace public mes voyages intérieurs personnels, ces mouvements de l’âme si intimes ? surtout lorsque c’est dans le sous-sol que le voyage prend place ces jours-ci…

qu’est-ce que ce besoin chronique d’écrire ? de mettre des mots sur des états si intimes et personnels ?

un acte de foi ? qu’un autre égotrip ? du show off ? du me me me ? un besoin d’attention ?

est-ce parce que ces mots permettent à d’autres de vivre la même intensité avec plus d’acceptation tels qu’ils/elles le partagent avec moi en privé ?

est-ce vraiment pour mieux me connaître ? ou simplement par instinct de survie au coeur de cette importante remise en question que je sens bien ne pas être seul à vivre actuellement ? pour créer une distance face à ces événements intenses à plusieurs niveaux ?

plusieurs questions, pas de réponses claires encore… du moins aucune certitude, ni révélation illuminante… que des pistes à fouiller, à explorer, à suivre et écouter… des filons à tricoter, des mailles à enfiler, les unes après les autres… jusqu’où ? nul ne le sait…

à ma surprise, ces chroniques ont pris une tournure plus personnelle récemment… novembre creuse son sillon en moi comme en plusieurs d’entre nous… où est-ce notre appréhension commune du 21 décembre prochain qui nous brasse le fond du chaudron ?

la journée d’hier, passée en silence ici avec une douzaine de personnes, a permis une introspection riche en moi-même, en plus de quelques nouvelles prises de conscience… pas pareil d’être seul en groupe que par soi-même… autre point de vue, autre perspective… et surtout une opportunité se sentir l’humanité des gens, donc la mienne aussi du même coup… sentir la compassion, des autres envers soi, de soi envers les autres… cultiver l’empathie, avec soi-même inclus… ressentir la collégialité, la souffrance d’autrui et leur quête de bonheur à eux aussi…

mais d’apprendre que mes mots, s’il reflètent des passages actuels laborieux dans ce grand chemin de vie, peuvent en inquiéter d’autres, leur confèrent une plus grande responsabilité… cela m’incite à être sensible, tout en restant vrai avec moi-même… bien sûr, chacun/e est libre de lire ou non, chacun/e accueille ces mots avec sa propre résonance, son propre bagage… et l’inquiétude des autres n’est pas la mienne… ces mots tombent donc dans votre panier à vous… mais inquiéter n’est pas l’intention ici… ni enseigner quoi que ce soit…

alors pourquoi j’écris ?

principalement pour voir plus clair en moi en ces temps plus obscurs, plus denses… prendre une distance face au chemin parcouru actuellement… garder un contact, avec moi, avec vous, avec le monde… garder le contact avec le témoin en moi qui observe cette tempête existentielle qui passe en moi ces jours-ci, ma grosse Sandy juste à moi, ouragan qui touche mes côtes, qui me met en état d’alerte, me ramène au plus petit dénominateur commun… un moment à la fois, continuer le chemin, humblement, avec le plus de conscience possible…

cette tempête m’enseigne l’humilité, le détachement du ti-jos connaissant qui savait, sait et saura… j’apprend à perdre le contrôle, à faire confiance, acte de foi, et à suivre la tempête dans ma quête de Moby Dick… prêt à me faire avaler par la baleine… ou à la tuer si je la rencontre en cours de route…

de partager en mots cet humble voyage me permet aussi la transparence, le dévoilement, le détachement de ma propre histoire… j’aurai pu écrire un roman et créer un alter ego mais que moi l’égo de cette fable… ati you see is ati you get

et tant mieux si ça aide certains(e)s d’entre vous à passer au travers leur propre tempête eux et elles aussi, bénéfice marginal appréciable s’il en est un…

mais principalement, ce chemin parcouru ces temps-ci de ce côté-ci du clavier n’est qu’une humble quête vers un nouvel équilibre, une nouvelle disposition intérieure face à la vie, une nouvelle place à trouver ou une connue à retrouver… un poste d’observation plus juste… une redécouverte du coeur et de l’amour… de moi, de vous, du monde et de l’amour même…

alors si certain(e)s s’inquiètent pour moi, je veux simplement vous dire : so far so good !

inch allah…

instants d’éternité… instants tannés…

dix-huitième offrande 25/11-2 (26 jours avant le 21 décembre… le temps passe)

le temps n’existe pas alors le temps ne passe pas ? pas vraiment… il ne passe pas, ni vite, ni lentement… le temps est toujours ici mais jamais tout à fait… toujours maintenant le temps, toujours présent le temps, toujours tout de suite… la preuve ? et maintenant quand sommes-nous ? quand est-il ? quand êtes-vous ?

si le temps ne passe pas, alors est-ce nous qui passons ? nous passons notre chemin, nous nous faisons passer dessus et à travers par ce chemin, par la vie, par le temps qui ne passe pas…

au moins une fois par jour, je mets en mots mes états d’âme, états parfois down, parfois up, états parfois fous et flous, fiou, une chance que j’ai le silence entre les mots… petits mots trop petits, mots instantannés, mots d’éternité… maintenant, jamais, ici, nulle part et ailleurs… mots pensés, mots dits, mots lus et résonnants… en moi, en toi, en vous…

un mot ment mais il peut aussi traduire une bribe de vérité… les mots pour dire le non disible, l’invisible, l’intangible…

moments hors mots, moments sans mots, moments nommés et moments codés… si les mots peuvent mentir, les maux ne mentent pas… ils indiquent la source du bug et du buggage, sont au coeur du buggeur et de la buggueuse, les mots de blogue pour laisser tomber le baggage… pour provoquer le naufrage de l’illusion… désillusion à tribord… jeter l’ancre et écrire… alors dropper ses mots comme on droppe l’ancre pour s’arrêter pour un moment… dropper son passé et passe le moment… passe le coeur…

dans quelques minutes, quelques personnes s’en viennent pour passer la journée ici, en silence… alors quelques derniers mots pour alléger la boîte à mots, la boîte à maux… journée pour faire de la place, créer du vide et inviter d’autres mots du silence… 15 personnes, en silence, plein de mots et de pensées, qui s’arrêtent pour s’assoir et observer… sans juger ni censurer… laisser pensées être et couler du vide au vide…

bonne journée de silence à mes copains copines qui sont maintenant en route vers ici… derniers mots avant notre partage de silence… et bonne journée de mots à vous tous et toutes… plusieurs moments sans mots…

 

voyage au coeur de l’oignon…

dix-septième offrande 25/11 (26 jours avant le 21 décembre… down it goes)

une pelure après l’autre, se poursuit ce lent et continuel dépouillement de l’âme… jusqu’au coeur, jusqu’au centre, jusqu’au grand et petit rien tout nu…

je le soupçonne de plus en plus venir et s’approcher ce rien de moi… caché sous les multiples pelures, lové au coeur de ce que je croyais être… lente décroissance personnelle… ratatinement d’égo jusqu’à plus rien, jusqu’à plus soif de moi ni de quoi que ce soit… épeurant et en même temps inévitable… la mort avant le temps… la mort du moi, la mort du soi… no-self

chercher, quêter, se dépouiller, se dépoussièrer… on pourrait croire que s’alléger, réduire, minimiser, se simplifier, soi-même et sa vie est satisfaisant, jouissif et extatique… parfois ça l’est mais souvent, la plupart du temps, c’est épeurant, paniquant, bouleversant, déstabilisant…

ne plus savoir qui l’on était, ne plus se connaître, ni se reconnaître… ne plus savoir tout court… rien, tout, pas du tout… ne plus savoir ce que l’on est, pourquoi l’on vit, où l’on s’en va… ne plus savoir à quoi l’on sert, mais a-t-on seulement déjà servi à quelque chose ? la vie est-elle utile ?

se délester des attaches et des poids du passé… les vies, les années, anciennes idées et croyances antiques… camisoles qui donnaient force… même les liens humains du passé nous filent dans le coeur, entre le coeur… connexions humaines et existentielles vivantes alors, mais superflues depuis… évanescentes maintenant…

que des fils qui nous reliaient à ce qui était, à ce qui fût… mais qui n’est plus… plus tout à fait en lien avec ce qui est actuellement d’ailleurs… et aucune idée de ce qui sera, ni même si quoi que ce soit sera… que sera sera… et qui vivra disparaîtra…

ces grandes périodes de détachement, de dépouillement et de dénuement sont pénibles et probablement essentielles puisqu’elles prennent place en nous… en nous pour libérer la voie, pour faire de la place justement… et perdre le visage à deux faces pour retrouver la face originelle…

dire au revoir, dire adieu, faire bye bye… lâcher la main que l’on tenait et qui nous rattachait à l’ancienne vie… à tout ce à quoi on s’accrochait, ce que l’on croyait constituer notre monde… évanoui, parti, fini… et tout cet espace qui reste inoccupé, vierge, libre… comme le blanc qui recouvre le sol ce matin… aujourd’hui l’hiver… prêt pour le nouveau, le frais, le beau… mais aussi peut-être que le rien, le peu, le pas, le pas ce qu’on attendait…

un pas à la fois, continuer son chemin, parfois en faisant du sur place… chaque pas sait se faire, avec justesse, au bon moment… le pas juste… un pas après l’autre, un pas dans l’autre, ou pas de pas du tout, so be it… alors rester sur place, rester de glace, face à face avec soi-même, ce soi qui fout le camp lui aussi… ce soi qui fond à vue d’oeil…

car au coeur de l’oignon, bienvenue l’inconnu… peut-être une perle, peut-être un rien… qui le sait avant d’être rendu(e) ? et sur le chemin, des larmes, de gratitude, de joie et de chagrin  car les oignons ne se ménagent aucune arme… de destruction massive du faux… coeur d’oignon jamais vu, coeur d’oignon jamais su, coeur d’oignon inconnu… que des pelures, des pelures et encore des pelures… pelures de banane, d’orange ou d’oignon ? salade de vie…

alors si vous aussi vous avez entrepris ce grand processus de dépouillement, je vous souhaite courage, persévérance et détermination… car pas facile ce lent et long et pénible suicide identitaire, couche après couche, une pelure à la fois… s’arracher à soi, à ce qui fut, à ce qui n’a peut-être jamais vraiment été anyway, mais qui n’est certainement plus maintenant…

avoir été si solidement, être si fragilement et qui sera si incertainement… voyage au coeur de l’oignon…

aho et ayoye !

art: gypsy spirit wind

pourquoi j’écris, pourquoi tu lis…


seizième offrande 24/11 (27 jours avant le 21 décembre… tourlou)

soyons clair dès le début : ce titre n’est pas une question…

c’est un constat… une affirmation, un aveu, un questionnement, une invitation, une révélation, une quête… actuelle, intemporelle, éternelle… pour la première partie du moins… car évidemment, je ne peux parler pour personne d’autre que moi, ne peux pas parler pour tu ni pour vous… d’ailleurs, peut-être que pas une seule paire d’yeux ne se penchera sur ces mots…

en fait, si je ne peux parler pour autre que moi, je ne peux même pas non plus parler pour moi-même, non plus pour je… j’ai même penser intituler cette chronique pourquoi ça écrit, pourquoi ça lit… car ce n’est pas vraiment moi qui écris ces mots, et je ne sais pas vraiment si c’est vous qui les lira… je ne vous connais pas… à part quelques-un(e)s… impersonnelle relation virtuelle… des mots libres d’attaches… des mots fous de liberté…

donc pourquoi j’écris ne demande pas de réponse puisque pas une question… pourquoi j’écris comme réponse…

ces chapelets de mots ne sont qu’un miroir, une table de travail, quelque chose à perdre… bébé quêteux fait petit cadeau à maman vie… mon labo personnel grâce auquel je me mets à nu, ma table de dissection, d’éviscération, d’écartillation…

des mots comme une vente de débarras où tout est gratuit, ou le bar est ouvert… servez-vous… où les mots cachés au plus profond de ma tête et mon coeur trouvent l’air frais pour respirer, s’aérer, puis se perdre dans l’univers… et soulager l’âme de sa lourdeur, libérer l’âme de sa couleur, soutirer l’âme de la grande peur…

ces mots me servent à moi en premier lieu… oui, je suis mon principal lecteur, mon hannibal lecteur… mangeur de mots… j’écris principalement et surtout pour moi… me myself ati… en fait strictement pour moi… et pour ne plus être moi… ah ! que je suis égoïste…

ces mots sont mes mots à moi, mais en même temps, ils ne m’appartiennent pas, ne m’appartiennent plus, ne m’ont jamais appartenu… je mange et broies mes mots, parfois les bois… et les recrache… je les scrute, les dévore, regarde qui s’y cache, ce qui s’y camoufle…

ces mots révèlent ma folie, mon ombre, l’autre côté de mon miroir, mon inconscient wild et sauvage, incontournablement et inévitablement collectif car un inconscient ne peut-il qu’appartenir à soi ? allez, je vous partage un ptit bout du mien… vlan… mais ces mots ne révèlent que ce que mon censeur intérieur permet de laisser filtrer… et tout le reste que vous pouvez interpréter et moi non… on ne peut rien vous cacher… même et surtout ce qui n’existe pas…

ces quelques mots humbles mis en bouche et en doigts m’épluchent, me strip, me tease, me grignotent, me chicottent et placottent entre eux, à mon insu… ils rient de moi… ils me font me mettre à nu devant vous… impudiques mots à dire… pudiques mots à ne pas dire… encore moins lire…

oui ces mots rient de moi, moi qui pense les choisir… ces mots ont pris le contrôle de ma vie, je vis maintenant pour eux… je suis finalement devenu un esclave de mes mots, esclave de ces mots… ils m’obsèdent, me possèdent, me mènent et souvent me malmènent… ils me font la vie dure, ils me montrent qui je suis, ce que je suis car oui je suis ces mots qui sortent plus vite que moi, qui s’écrivent plus vite que mon ombre… et filent plus vite que mes doigts… ils me font dire ce que je ne veux avouer… que des lapsus ces mots dits et écrits… que des aveux ces mautadits…

des mots thérapeutiques, des mots qui libèrent, des mots qui soulagent, des mots qui tiquent et piquent, des offrandes qui se donnent et me donnent temps… qui me donnent tant… en me prenant… je me donne en mots, je vous donne ces mots qui ne m’appartiennent pas plus à moi qu’à vous… merci de les prendre si vous prenez votre temps pour les prendre et les entendre… ou pas… car les mots sont davantage intéressés à me faire voir quelque chose à moi qu’à vous… car je n’ai rien à dire vraiment… plutôt médire, plutôt me dire… et s’ils vous font du bien à vous aussi, tant mieux…

des mots pour me dire et pour me lire, comme des cartes de tarot auxquelles on peut toujours donner sens, qu’on peut toujours twister pour fitter une certaine réalité près de chez-vous… ou ailleurs… des mots qui disent ce que je veux voir… ou pas…

mourir d’écrire… et comme le dit saint steve, en se souvenant que l’on va mourir et tout perdre, et ce à tout moment, on peut alors posséder le monde… les quêteux sont nus, les quêteuses aussi… alors ils et elles peuvent s’offrir à nu… coeur et âme…

bon appétit…

chronique réservée aux gens en crise – les autres s’abstenir SVP, merci


quinzième offrande 23/11-2 (28 jours avant le 21 décembre… pas changé depuis ce matin…)

de retour d’une marche dans la forêt, le soleil dans la face, le vent à travers la tête… et je pensais à vous, oui oui à vous, vous qui vivez peut-être une passe difficile ces temps-ci, welcome to the club !

on est quelques-uns/unes dans le même bain en ce moment ça a l’air… pas moins dur à vivre de savoir qu’on est plusieurs à brûler à high de l’intérieur en même temps mais quand même, ça réconforte un peu non ?  s’écartiller l’âme en gang…

formidable quand même non ? de vivre aussi intensémment, de sentir autant, de voir les vieilles idées tomber l’une après l’autre, des fois deux-trois en même temps… le mur de berlin dans la boîte à brique… une agglomération de concepts tissés serrés, qui nous gardait pogné, qui s’écroule…

et ces temps-ci, ça tombe, ça tombe et domino ! et non bingo !  car les morceaux reposent les uns sur les autres… les murs de la cellule se crapouillent, s’effritent, craquelètent… pour ça que ça fait mal des fois… c’est ça qu’on voulait puisque c’est ça qui se passe, mais en même temps, c’était du connu… on y tient à nos vieilles pantoufles…

educare, du latin, éduquer… la vie nous donne une leçon en ce moment les ami(e)s, à nous de ne pas attendre, à nous de la prendre, de la saisir à tour de bras la chance qui passe, à nous d’apprendre de ce face à face… l’motton est latent, le cas est patent, la vie nous la tend cette leçon, la vie nous attend… et nous ? plus tard ou maintenant ?

l’existence veut nous faire comprendre quelque chose mais que dure est la tête, dure dure la ptite bête… oui motton latent car il couve depuis longtemps, on ne peut simplement plus tourner autour du pot… trop évident… on s’pitche dedans… letting go !

un ami vient de m’écrire pour me remercier de me grignotter l’ombre (dixit Paule Lebrun) sur ce blogue… bienvenue, mon plaisir… oui en quelque sorte c’est ça… party de grignottage d’ombre sur blogue… j’me grignotte la mienne, mon ombre, de mon bord, et vous du vôtre… et on y va, gang d’écureuils, on grignotte, on ronge, ni son frein ni les coins, mais on gruge, on arrondit, on sort du cadre, on s’extirpe de cette camisole de force de pensée de bois qu’on a tout le tour de la tête… gossé serré la cabeza…

tanné d’essayer de parler du coeur le croc niqueur, car c’est la tête qui sabote, la tête qui torpille… et c’est aussi par la tête que ça passe ou que ça casse… compréhension, conscientisation, intégration… mais avant compression, contraction, confusion…

on fait de la place, on agrandit par en-dedans… alors cabane se brasse… on implose, on redispose les morceaux, mais en gros et surtout on dispose de ce qui est de trop… passé date, rejet, désuèt… out !  on largue, tout le vieux stock à babord… épeurant mais satisfaisant, agrandissant, mieurespirant… right ?

tanné de parler du nez et de sentir les affaires le quêteux… envie de se dire les vraies affaires et de s’écouter… une belle celle-là ! les vraies affaires… qu’est-ce qui est pas vrai au juste dans les affaires de la vie ? que des vraies affaires, mais qui peuvent être interprétées erronément peut-être ?

en marchant, je pensais aussi au terme empathie… empathie, concept qui en fait ne peut pas exister sans lien direct avec soi-même, pas d’empathie en dehors de soi… en effet, comment puis-je ressentir de l’empathie pour l’autre plus que ne peux être bienveillant envers moi-même ? logique non ? alors ?

soyons égoïste ! apprenons à prendre soin de soi, à se regarder first, on verra pour les autres plus tard… ce que l’on se donne, on le donne aux autres… alors je suis vous et vous êtes moi non ? enfin ne plus être seulement soi-même… devenir le monde… think big sti…  mais prendre soin de soi, c’est tout d’abord et surtout se confronter le soi-même, se remettre en question systématiquement, se self-inquirer, se r’virer dans ses bobettes back and forth, se mettre les pieds dans la bouche et le rationnel dans les bottines, arrêter de se donner des breaks et de faire collusion avec soi, dans son propre dos… simplement être straight, face à soi-même… 100 %, all the way… pas de la ptite bière mais ça finit par payer…

et à ceux et celles qui l’ont relativement facile ces temps-ci et qui ont lu quand même jusqu’ici, profitez-en pour surfer, on sait jamais quand la vague casse !
_____
photo : street art germany

réaliser qu’on dort ou rêver qu’on est éveillé(e)s ?

quatorzième offrande 23/11 (28 jours avant le 21 décembre… une lune, pleine…)

on pense qu’on est totalement ici vous et moi, présent(e)s, conscient(e)s, right ? pourtant pourtant…  on dort au gaz… oui oui… moi le premier, je le constate ces jours-ci… mais c’est votre cas vous aussi, désolé de vous dire ça…

nos yeux ne voient que ce que le mental ne peut concevoir… possible de voir quoi que ce soit quand on est aveugle ? quand on a les yeux plein d’idées préconçues, de croyances sucrées et divertissantes ?  j’ai les yeux bouchés par mes croyances… je ne vois que ce que je pense… je ne vois que ce que j’entretiens comme idées… je ne vois que ce que je pense savoir… donc je ne suis que ce que je ne pense être… mais suis-je qui ou quoi que ce soit anyway ?

mon constat du moment ? toutes mes croyances et les idées que j’entretiens m’aveuglent et forgent ma prison… et je vis dans une belle cellule… une cellule que j’ai décorée avec goût, esthétisme et confort mais cellule quand même… une cellule que plusieurs d’entre vous me disent trouver belle aussi… et vous, la vôtre, votre cellule, belle aussi ?

ces temps-ci, une fois de temps en temps, j’ai des éclairs de lucidité qui s’allument, des puffs d’éveil qui montent, et subitement et hors de mon contrôle, à mon insu, je vois la lune, et puis pouf ! je me rendors… pour têter de nouveau le doigt qui la pointe… cette lune et continuer ma quête… quêteux de lune perdue dans les dunes… de sable et de mirage…

et plus j’ai des ptits bouts d’éveil, plus je me rends compte que je dors au gaz la plupart du reste du temps… frustrant mais en même temps inévitable si on veut s’éveiller un jour ça a l’air… je vois que je ne vois pas… encore ? eh oui… et encore… alors je cultive mes ptits moments d’éveil, je les collectionne… je les utilise pour bâtir mon nouvel observatoire, pour me donner soif, accroître ma faim, développer mon appétit… pis maudit que j’ai faim… je ferais à peu près n’importe quoi pour avoir une bouchée du grand snack…

et en même temps, je me doute que cette faim et cette soif me poussent dans toutes sortes de direction, que parfois je m’égare sur la route, mû par ces instincts de base… mais que faire quand pris dans cette mouvance ? on ne peut que continuer, pas à pas, même quand on ne sait pas où aller, quand on ne sait plus faire le prochain pas… continuer ou arrêter, s’arrêter, prendre son temps… attendre d’avoir une poussée, une montée de lait existentielle qui nous amène ailleurs, plus ici que jamais, nulle part… personne nulle part…

pour moi, ces temps-ci sont révélateurs quant à mes croyances illusoires, mes artifices mentaux, mes ptites luxures spirituelles… ma flashlight interne est pointée directement en moi, dans tous les ptits coins de bibi, même les pires ptits coins… et de temps en temps, parfois,  souvent, j’ai des flashs d’affaires pas jojo qui me montent au visage et au nez… et ça ne sent pas toujours bon… mais à force de tasser les ptites cochonneries sous le tapis, faut que ça finisse par sentir un jour non ? pensions-nous que ça allait disparaître ? y a des limites au compostage…

mais ai-je le choix ? avons-nous le choix vous et moi ? me semble qu’on fait bien des détours pour simplement ne pas se voir… pas ne pas sentir… pourtant y a des ptits bouts qui dépassent depuis longtemps… et on se doute bien qu’il y a des mottons à nettoyer… sauf qu’on se garroche pas là sans y être obligé(e)…

et de mon côté, ce moment est ici et now… wake up call !  alors on se relève les manches, on épluche, en fait c’est nous-même qu’on épluche, donc devrais-je dire qu’on s’épluche ? on se dépouille de ses faux trésors, de ses apparats, de ses repères, de ses parures, de ses bases mêmes existentielles mêmes… on arrache une couche à la fois, parfois y a de gros bouts qui partent d’un coup, d’autres parfois que de petits bouts sur lesquels il faut gosser longtemps.. petits bouts d’âme, petits bouts d’éternité en soi, petits bouts de soi… jusqu’à plus rien…

alors moi j’en a assez d’être aveugle, je suis prêt à voir du noir… jusqu’à ce que mon regard s’ajuste et s’affine… donc je me déconstruis, je me défais, je me mets en ptits morceaux, je me mets tous les morceaux sur la table, je me mets toutes les bittes sur le blogue, devant moi, devant vous, devant le monde… je m’étends l’âme sur le sofa virtuel, je me mets l’esprit, le sain et le moins, sous la loupe, au micro, macro et téléscope, je me zoom moi-même, je me mets le focus dessus… et je zappe…

et on verra ce que l’on verra… et je veux tout voir, surtout ce que je ne veux pas voir, savoir ce que je ne veux pas savoir… montrer surtout ce que je ne veux pas montrer… je suis mon propre rat de laboratoire que je dissèque, certains parfois avec dégoût, d’autres parfois avec jouissance… mais le plus possible avec sincérité, honnêteté et lucidité… et humanité…

wow ! beurk ! zap…

mindfuck (1) (dans le bon sens du terme) créatif…

treizième offrande 22/11-2 (encore 29 jours avant le 21 décembre… chichou…)

penser en dehors de la boîte… arrondir les coins…

de retour d’une grande marche de santé mentale, physique et le reste du kit, alors que novembre, qui se déguise en septembre, devient chaud en d’ssous du nez avec la moustache de movember… je viens d’annoncer que maison est peut-être à vendre… pas à grande échelle, seulement au village ici… quelques personnes m’ont contacté déjà… wow ! ça ouvre le sac à possibilités ça messieurs dames… deux gros morceaux de brassés aujourd’hui… je tenais ma maison pour acquis et j’me prenais pour ati… ça allège de penser dropper ça… maintenant, nobody nowhere ? maybe baby !

en marchant, je m’imaginais les chemins qui s’ouvrent devant moi, déménager ou rester là… là là là là, pauline julien ça non ?… j’ai doublé mes options de vie d’une shot ! premièrement, si je reste ici, qu’est-ce que je veux faire de la place ?  vu que mon plan initial ne fonctionne pas comme je pensais pour le moment… excitant… ne plus tenir l’endroit pour acquis justement… ça peut devenir ce que ça veut être… mais quoi ? à suivre… et quoi faire de moi-même ici si je ne ne me prends plus pour ati ? un nouveau projet peut-être ? à suivre…

et si l’acheteur(se) magique se présente la binette éventuellement, alors qu’est-ce que je fais de ma personne et en quel lieu et place bouge-je ? good morning ! et le sac à surprises qui vient de s’ouvrir…

première pige… je vais visiter mes ami(e)s à Tel-Aviv, où je suis attiré et où j’ai été invité quelques fois pour avoir un feeling live de la situation actuelle…

ou je pars faire Compostelle le plus tôt possible ?

ou une dixième fois au Brésil ? je pense beaucoup à Alto Paraïso, montagne de cristal… ou à l’Amazonie découvrir davantage Bane et les caxinawas…

ou je vais en Afrique expérimenter avec l’Iboga ? Afrique, quel mystérieux continent… épeurant…

ou je vais à Bali faire du shaking 6 heures par jour avec Ratu Bagus ?

ou un ptit tour en Islande en hiver ? pour le kick et sentir ce daring peuple de Bjork

ou je pars vivre en Abitibi et découvrir davantage les Algonguins et travailler avec eux ?

et là je me contiens… pas le choix qui manque hein ? et peut-être que je ne ferai rien de tout cela… pas grave, fun à fantasmer… où que j’aille et quoi que je fasse, si j’ai encore envie pour quelques années, je peux garder ma job de prof virtuel et invisible… ou pas, pas certain de rien ces temps-ci… autre fantasme…

le simple fait d’ajouter une seule nouvelle variable dans sa vie vient parfois tout chambouler et bambouler… yé…

et vous, que feriez-vous si une telle nouvelle variable apparaissait dans votre vie maintenant ? pas besoin de le dire à haute voix si vous êtes gêné(e) !

(1)  en espérant que le terme mindfuck ne vous offusque pas car c’est tellement plus juicy que remue méninge, qui fait trop propre et surtout fait référence à masturbation mentale, qui fait trop référence à job à la main vite faite mal faite en cachette pas de fun… mindfuck ou tantra intellectuel si trop tough à l’oreille ?